Politique

Le forum civil audite l’autoroute Thiès-Touba : « Opacité, gré à gré, non-respect de la concurrence »

Le président de la République Macky Sall va procéder à la pose de la première pierre de l’autoroute Thiès-Touba, le 27 décembre prochain. Déjà, Birahim Seck du Forum civil remet au devant de l’actualité la controverse qui avait entouré l’attribution du marché relative à “l’offre spontanée proposée par les Chinois”. Selon lui, la transparence et le respect de la concurrence sont foulés au pied, dans cette affaire où le gré à gré prédomine.
 
Le gouvernement serait-il en train de donner raison à Birahim seck du Forum civil dans l’attribution du marché relatif à l’extension de l’autoroute à péage jusqu’à Touba. Même si du côté du gouvernement, on laisse entendre que le contrat  avec les Chinois devant construire l’autoroute Thiès-Touba a été paraphé, mardi dernier, avec un financement de plus de 400 milliards, le non respect de la concurrence est vivement dénoncé par le Forum civil. Et pour cause, le président de la République Macky Sall va procéder, selon l’organisation, à la pose de la première pour l’extension de l’autoroute Thiès-Touba sans appel d’offre.
 
Et pourtant, à en croire Birahim Seck, l’attribution du marché avait été dénoncée à l’époque mais démentie sur toute la ligne. “En 2013, j’avais dénoncé le gré à gré qui a été accordé aux Chinois. J’avais dit à l’époque que le montant a été surévalué à plus de 100 milliards de Fcfa. En novembre 2013, Thierno Alassane Sall, ministre des Infrasctructures de l’époque, avait nié l’existence du gré à gré. Mais deux jours après,c’est-à-dire le 1er décembre 2013, Saër Niang, le directeur de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) disait que les 400 milliards constituent un montant indicatif” a –t-il rappelé.

Suffisant pour que Birahim Seck confronte les deux arguments afin de tirer une conclusion: “ aujourdhui, si on oppose les arguments de Thierno Alassane Sall et de Saër Niang, on se rend compte qu’il y a un gré à gré dans la mesure où le président de la République va procéder à la pause de la première pierre d’un marché alors qu’il n’y a pas eu appel d’offres. De plus, le montant de 400 milliards n’a pas bougé. Autrement dit, il a augmenté de 13 milliards. On est maintenant à 413 milliards. Le montant indicatif de Saer Niang n’existe plus”.
 
« L’AUTOROUTE THIES-TOUBA N’EST PAS OPPORTUNE ET... »
 
Au lieu de construire une autoroute à péage, selon Birahim Seck, le gouvernement avait une autre alternative qui lui permettait de rationaliser les ressources. “L’autoroute Thiès-Touba n’est pas opportune et les urgences sont ailleurs.Il suffit de faire deux fois deux voies sur la route actuelle. Parce que, hormis la présence du Magal, on ne constate pas un trafic dense entre Thiès et Touba”, se désole-t-il. Et de dénoncer l’absence de transparence dans cette affaire: “ce qu’ils n’ont pas dit ,c’est que l’autoroute à construire sera une autoroute  à péage. On veut nous imposer de payer pour aller à Touba par le biais de l’autoroute à péage”, dira-t-il en conclusion.

Accueilli à Touba sans huées : Macky gagne le ndigël religieux, en attendant...

Macky Sall a été accueilli par une marée humaine jeudi, à Touba, et sans huées, comme l’avait voulu le khalife général des mourides. Le ndigël refait surface, mais seulement sous son angle religieux. Qu’en sera-t-il des retombées électorales dont rêve tout politique ?

L’accueil populaire que Touba a réservé au Président Macky Sall jeudi est lu comme le fait du ndigël du khalife qui avait appelé ses disciples à recevoir un hôte avec les honneurs comme l’avait recommandé Cheikh Ahmadou Bamba. C’est sans doute le cas. Un respect de la consigne à la lettre, tout comme un respect à l’interdiction de huer Macky Sall et tout autre hôte de Touba. Cela dit, il convient de faire une lecture de cette foule à une seule couleur, celle religieuse, même s’il y a eu une forte dose politique à travers quelques pancartes brandies par des soutiens du Président.

Il y a fort longtemps, nombre d’observateurs avaient «tué» le ndigël. Alioune Badara Diop, chercheur à l’Ucad, avait vu juste quand il déclarait en 2012 dans Walf Grand Place : «Dire que le ndigël est révolu, c’est aller vite en besogne.» Lors de la restitution d’une étude sur le système électoral sénégalais, organisé par Enda Diapol, il ajoutait : «Il est prématuré de décréter la fin des ndigël politiques (consignes de vote), parce qu’il est conjoncturel (…) Un khalife donne le ndigël dans des circonstances particulières. Donc, on ne peut pas préjuger de ce que demain sera.» Qu’en est-il aujourd’hui ?

Ndigël religieux ou politique ?
L’accueil de Macky Sall est-il religieux ou politique ? Sous l’angle de la visite présidentielle en prélude au grand magal prévu jeudi prochain, l’on est du domaine religieux. Et le khalife l’a rappelé : «Je demande aux talibés de réserver un accueil chaleureux à Macky Sall, un fils, un talibé, un hôte de marque qui vient en visite à Touba.» Là c’est le principe et le précepte du Guide des mourides qu’il appelle à perpétuer. Les politiques peuvent récupérer cette faveur et la politiser ; c’est de bonne guerre. Mais il serait exagéré d’en déduire que Touba «vote» Macky Sall avant l’heure, au sens d’un soutien politique.
Il convient de faire la part des choses, comme l’ont parfaitement fait les chercheurs Donal Cruise O’Brien, Momar Coumba Diop et Mamadou Diouf par exemple, qui distinguent le ndigël électoral de celui religieux. Dans La construction de l’Etat au Sénégal, les trois auteurs écrivaient, analysant la Présidentielle de 1988 et le ndigël de Serigne Abdou Lahat Mbacké : «On constate que c’est le moment où commence le refus du ndigël électoral chez les disciples mourides, mais aussi le début de la fin du régime socialiste qui interviendra à l’occasion des élections présidentielles de février-mars 2000.»
Et dans Le Sénégal sous Abdou­laye Wade : le Sopi à l’épreuve du pouvoir, Momar Coumba Diop et Cie ajoutaient : «La leçon à tirer de ces événements (ndigël de 1988) est qu’il existe, au sein de la confrérie, un groupe qui peut désobéir au khalife quand il sent ses intérêts menacés.» Intérêts économiques aussi comme l’affaire du paiement du fisc à Touba à la fin des années 1990.

La course pour le ndigël
Il apparaît dans le discours du porte-parole du khalife qui répondait à Macky Sall jeudi que Touba s’est faite une religion : Tous traités à égale dignité. Lorsque Cheikh Basssirou Abdou Khadre, au nom du khalife, dit à l’endroit du chef de l’Etat : «Le khalife n’a qu’une seule ambition, c’est de faire tout  pour la réussite de l’œuvre de Serigne Touba. Il a vu que depuis que vous êtes élu à la Magistrature suprême, vous ne cessez d’œuvrer pour la modernisation de Touba. En attestent les projets d’envergure… (comme) le projet Thiès-Touba (qui) montre, si besoin en était, que vous considérez Serigne Touba. Nous faisons sienne (l’œuvre de Serigne Touba) ce que disait Serigne Abdou Lahad à savoir si une personne fait des choses visibles pour vous, il faut la remercier vivement pour que nul n’en ignore. Nous vous remercions et prions que tous les projets que vous avez pour le Sénégal soient couronnés  de  succès.» C’est une bonne note et un appel passif à soutenir Macky Sall. Mais il faudra aussi relativiser, car cela n’aurait pas été évident dans un contexte électoral où Touba, conscient de la portée de tels messages, préfère prier pour tous les candidats. On se souvient encore qu’au second tour de la Présidentielle de 2012, le candidat sortant, mis en doute par Macky Sall, avait réservé son premier jour de campagne à Serigne Cheikh Sidy Makhtar. «Je suis musulman, mais j’ai choisi ma voie qui est le mouridisme. (…) Je sais que le pouvoir que je détiens vient de Touba. C’est pourquoi je privilégie Touba sur tout. (…) Voilà pourquoi je suis venu m’en référer à vous qui l’incarnez avant d’entamer la campagne pour le second tour», avait-il dit devant le khalife. Il n’y a pas eu un retour sur… allégeance, comme sur un investissement massif dans les projets de la ville de Cheikh Ahmadou Bamba. Les appels du pied, de façon récurrente et ostentatoire, n’y ont rien fait. Le porte-parole du khalife n’a dû lâcher que ceci : «Le khalife est conscient des réalisations que vous avez faites au Sénégal. Il priera pour vous, comme vous l’avez sollicité, afin que vos entreprises soient couronnées de succès. Les talibés con­vaincus qui travaillent en toute sincérité pour Serigne Touba verront, par la grâce de Dieu, leurs vœux exaucés, et nous espérons que ce sera le cas.» Lénifiant, mais pas suffisant pour une réélection.

«Réconciliation» n’est pas reconquête
Partant de ceux qui huaient le Président Sall aux Hlm, à Keur Nganda, l’on peut dire que ce sont des disciples opposés à son régime et à sa politique. Partant de la tradition mouride, et de son hospitalité héritées du Guide, il s’agit d’un «simple» ndigël religieux. «Sim­ple» pour les politiques qui rêvent tous d’un ndigël politique, mais surtout électoral encore peu évident.
Qu’est-ce que Wade et Macky Sall n’ont-ils pas fait pour obtenir ce qu’ils croyaient être la déterminante de leur élection en 2012 ? Qui ne se souvient pas de la course-poursuite entre les deux candidats arrivés au second tour, qui se bousculaient à Tawfekh, alors que Serigne Sidy Makhtar Mbacké avait choisi de se consacrer à sa retraite spirituelle ?
Cette consigne religieuse exécutée peut-elle se prolonger jusque dans le jeu électoral ? Pas si sûr. C’est tout de même dopant pour un homme à qui on prêtait une «distance» avec Touba, facteur qui aurait pesé dans la balance des Lo­cales du 29 juin dernier, avec une marrée bleue du Pds qui contrôle quasiment tout le Baol. «Ré­con­ciliation» avec Touba oui. Mais pas forcément une reconquête ?

lequotidien.sn

Menaces de Wade sur les dossiers petro TIM et Arcelor Mittal : Benno Siggil Sénégaal met en garde Macky

La coalition Benno Siggil Senegaal (mouvance présidentielle) se méfie de Me Wade et elle l’a clairement affiché hier, vendredi. En conférence de presse organisée à la permanence de l’Afp, Maguette Thiam du Pit et cie ont invité les autorités à prendre très au sérieux les interpellations de l’ancien président de la République. Pour contrer ce dernier d’ailleurs, la conférence des leaders de la coalition Bss a demandé au Chef de l’Etat à publier tout document pouvant édifier les Sénégalais sur les dossiers Petro Tim et Arcelor Mittal.
 
Si le gouvernement de Macky Sall semble pour le moment accorder peu de crédit aux interpellations de Wade (lors du meeting du 21 novembre), du côté de la coalition Benno Siggil Senegaal (Bss-mouvance présidentielle), tel n’est pas le cas. On prend très au sérieux les déclarations du secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds). Face à la presse hier, vendredi 5 décembre, dans les locaux de l’Alliance des forces de progrès (Afp), la conférence des leaders de ladite coalition qui avait soutenu la candidature de Moustapha Niass au premier tour de la présidentielle de 2012, a tenu à attirer l’attention de Macky Sall et son régime sur la capacité de nuisance du ténor des opposants de la scène politique sénégalaise. Mieux, ces leaders ont invité le gouvernement a donner suite aux interpellations du Pape du Sopi sur les dossiers Petro Tim et Arcelor Mittal.
 
Précisant que leur déclaration n’est pas «une prise de position, mais un avis citoyen, républicain basé sur la traçabilité des faits et des actes posés par le gouvernement», Mamadou Berthé, entouré de Maguette Thiam du PIT et de Ma Ibou Badiane, a été le premier à lancer l’avertissement. «Il ne faut prendre les propos de Wade à la légère. Les membres et sympathisants doivent les prendre très au sérieux, compte tenu du contexte de leur tenue, fait d’une conjoncture économique et sociale difficile. Le gouvernement doit réagir».
 
Embouchant la même trompette, Ma Ibou Badiane a précisé que «Wade dou waxantou» («Wade tient à sa parole» en langue wolof). Et de renchérir : «Nous avons pratiqué Wade. Le professeur Maguette Thiam le connait bien ; le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) faisait partie des premiers alliés du Pds. Moi, j’étais militant du Pds… Ceci pour dire qu’on connait bien l’homme, c’est lui qui nous a formés…
 
Nous savons donc de quoi il est capable. Quand Wade parle, il faut répondre. Si vous ne répondez pas, il fonce », prévient-t-il. « C’est ça sa logique et Wade «dou waxantou».
Au regard de ces diverses considérations, la conférence des leaders de BSS exhorte donc le Chef de l’Etat à faire publier tout document pouvant édifier les Sénégalais sur l’imposture qui est devenue une «arme privilégiée» par l’opposition. «Nous savons qu’il est de tradition, de traiter ces questions-là dans la durée. Mais nous estimons cette fois, qu’il faudra que cela se fasse dans des délais relativement courts. Qu’on donne toutes les informations dont l’Etat dispose, pour clarifier ce point et informer objectivement l’opinion sur les tenants et les aboutissements de ce dossier. C’est ça le point de vue de Bss».

CASAMANCE - Ag des sections du Fogny et de la capitale du Sud : Bignona uni derrière Abdoulaye Badji, Ziguinchor attend la décision de Macky Sall

Toutes les structures de l’Alliance pour la République (Apr) au niveau des départements de Ziguinchor et de Bignona étaient conviées ce week-end à des rencontres d’évaluation de la situation du parti en perspective des prochaines élections locales prévues en juin 2014. Mais si dans le Fogny la section départementale a décidé de rester soudée derrière le ministre-conseiller Abdoulaye Badji, c’est tout le contraire à Ziguinchor où les passions continuent de se déchaîner entre les tendances du ministre de la Jeunesse, Benoît Sambou et celle de l’administrateur du Fongip Doudou Kâ. Ce qui, selon le superviseur Oumar Youm, sera tranché par le Président du parti Macky Sall.

Ce samedi à Bignona des arguments ont été avancés par des militants et des responsables apéristes du département qui, pour dénoncer le manque de concertation, de démocratie dans le parti, et d’autres pour inviter le parti à aller seul aux prochaines élections locales. Mais au finish, c’est toutes les structures de la section départementale de Bignona qui ont décidé de rester soudées, de manifester leur unité derrière leurs responsables départementaux et communaux qui ont à leur tête le ministre-conseiller Abdoulaye Badji.

Lors de cette assemblée générale d’évaluation de la situation de leur formation au niveau local, organisée ce samedi au siège de l’Apr et présidée par le superviseur du parti, le député Souaré, les responsables ont passé en revue les réalisations du régime en place en faveur des populations sénégalaises et notamment celles casamançaises. pour le directeur général de l’Anrac Moustapha Lô Diatta, le député apériste du Boulouf, le candidat à la mairie de Bignona, Ernest Abou Sambou, le ministre-conseiller Abdoulaye Badji, le message a consisté à informer les militants sur les enjeux des prochaines joutes électorales, et à leur faire comprendre que le parti reste toujours debout pour gagner ces élections prévues le 29 juin 2014.

L’unité magnifiée à Bignona

pour rassurer le superviseur de l’Apr sur leur volonté de remporter les 19 collectivités locales du département de Bignona, les responsables de la section départementale ont tous proclamé l’unité du parti magnifiée par le rappel des troupes et la grande mobilisation notée lors de cette rencontre d’information. Car, à les en croire, «les conditions de la victoire, c’est l’unité et la mobilisation». Ce qui avait de quoi réjouir le ministre-conseiller Abdoulaye Badji et le député Souaré, superviseur de l’Apr, qui ont magnifié cette mobilisation, l’unité et la discipline dont ont fait montre les militants lors de cette rencontre. Ce dernier a en outre, face à la presse, exhorté les responsables et les militants apéristes du département de Bignona à œuvrer dans la voie de la concertation et de l’unité pour de belles victoires au soir du 29 juin 2014.

Ziguinchor à l’écoute de Macky Sall

L’unité ! Ce même son de cloche a retenti dans le département de Ziguinchor où Oumar Youm, le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, était envoyé par la direction de l’Apr pour une réunion d’information de leur formation mais pour également arrondir les angles entre les différentes tendances notées au niveau dudit département.

Seulement à Ziguinchor où la formation apériste est ballotée au rythme de fréquentes dissensions et une guerre de leadership, le ministre Oumar Youm, avec sa casquette de superviseur et de médiateur et qui a consacré 48 heures pour tour à tour rencontrer le camp des principaux responsables apéristes locaux, a pu constater de visu les fissures provoquées par ces luttes internes. Des querelles et des dissensions que le ministre et responsable Benoît Sambou a rejetées lors de la rencon­tre entre sa base et le superviseur du parti au niveau de son siège sis au quartier Néma. Tout en rejetant toute idée de division, Benoît Sambou a indiqué qu’en tant que coordonnateur de l’Apr au niveau local, il ne saurait laisser l’image d’un parti divisé. Le ministre de la Jeunesse se dit toutefois prêt à aller rencontrer d’autres responsables apéristes tels le recteur Courfia Diawara et l’administrateur du Fongip, Doudou Kâ qui, dit-il au passage, n’est pas membre de l’Apr mais dirige plutôt, selon lui, un mouvement. Cette initiative de Sambou est loin d’enchanter les proches et partisans de Courfia Diawara qui, depuis la main tendue de Benoît Sambou au maire centriste Abdoulaye Baldé, dénie toute responsabilité à l’Apr au niveau local au ministre de la Jeunesse.

«Un contexte très difficile à Ziguinchor»

Quant à Doudou Kâ, il a sonné la grande mobilisation ce dimanche lors de sa rencontre avec Oumar Youm, le superviseur de l’Apr, dans un hôtel de la place. Une rencontre aux allures de meeting politique et qui sonne, pour lui, comme une réponse à Benoît Sambou. Fort d’ailleurs de cette forte mobilisation et du  soutien de l’ex-député libéral du Kassa Sékou Sambou, de l’ex-sénatrice Rouguy Barry, des Socialistes de la commune et de plusieurs responsables politiques locaux de l’Apr et des autres formations politiques de la région de Ziguinchor, l’administrateur du Fongip, candidat déclaré à la mairie de Ziguinchor pour les prochaines locales, a tout bonnement invité à son tour le ministre de la Jeunesse Benoît Sambou à se ranger derrière lui pour le triomphe de l’Apr en juin 2014 et du Président Macky Sall en 2017. «Weddi guis bokkou ci», a-t-il lancé à l’endroit du superviseur Oumar Youm. «Nous sommes dans un contexte très difficile lié au choc des ambitions à Ziguinchor», lancera à son tour le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales Oumar Youm.

Dans son intervention, le superviseur du parti a invité les responsables locaux de l’Apr à promouvoir la dignité et le travail au détriment des combats fratricides qui sont funestes aux intérêts du parti et divisent les familles.  Et quand il y a division dans une formation politique, ce sont les militants qui en pâtissent les premiers. Et à cet effet, Oumar Youm a exhorté les responsables apéristes à ne pas décevoir le Président Macky Sall qui porte beaucoup d’espoir, a-t-il dit, pour la Casamance. Et de citer le Pôle économique de la Casamance, un programme de 23 milliards de francs Cfa et qui n’existe nulle part, selon lui, au Sénégal. «La victoire pour les prochaines Locales est presque assurée car le potentiel, l’engagement des militants est là. Mais il vous reste à parfaire l’organisation, il vous reste à terrasser les démons de la division», a-t-il lancé à nouveau à l’endroit des responsables locaux.

Mais Oumar Youm se dit confiant car toutes les toutes les divisions politiques trouveront tôt ou tard, a-t-il dit, des solutions autour d’une table au sein de l’Apr. «Les esquisses de victoire sont réelles car le travail de terrain a été fait. En atteste cette forte adhésion notée aujourd’hui. Mais nous ne sommes pas venus pour choisir le coordonnateur ou le futur candidat à la mairie. Le choix des maires pour les grandes villes revient au Président Macky Sall», dixit Oumar Youm qui a plaidé pour un code de bonne conduite et pour l’union des cœurs et des esprits.

Dans la foulée, le superviseur de l’Apr a donné des instructions à l’administrateur du Fongip et les autres responsables du parti à adhérer à ces deux résolutions fortes : manifester leur ancrage à l’Apr et derrière le Président Macky Sall et à s’asseoir autour d’une table pour aplanir les dissensions.

lequotidien.sn

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