Politique

Sam BA, un sénégalais d’origine devenu élu et maire en FRANCE

 

Il est arrivé en France, il a fait de brillantes études, il s'est marié, il a eu des enfants et il travaille.
Il rassemble, orchestre et déclenche une cadence, un mouvement, l'homme est toujours dans la pensée active, cet homme c'est Sam Boubou BA.
Venu en France en 1993, ie que 21 ans près il s'est présenté sur une liste aux élections municipales de 2014 et il a été élu. C'est un honneur pour lui, sa famille, ses amis et sa ville.
C'est aussi la démonstration que c'est possible pour chacun d'agir, de ne pas rester à la périphérie si on se donne les moyens et si on a une petite chance à booster.
Il est important de partir de loin pour comprendre un personnage. Sam est un citoyen actif, il a une suite dans ses idées. Sociable et partageur, il aime recevoir et les amis l'affublent de tous les noms qui ont tous une connotation avec un statut supérieur, Directeur, Président, Chef, et cela l'amuse et il en rigole , mais au fond c'est ce qui lui ressemble, voici un homme né pour être devant, un leader, un constructeur, un géant. J'ai voulu reprendre cet ancienne interview de 2004 ie d'il y a 10 ans pour comprendre le parcours de l'ami du frère Sam Boubou BA.
Sam Boubou BA intellectuel sénégalais vivant en France interview dans grioo.com pape CISSOKO 26/10/2004
M. BA est un intellectuel sénégalais actif vivant en France depuis longtemps.
Par ses activités, ses responsabilités dans les collectivités françaises, il nous a semblé important de l'interroger pour le découvrir plus amplement.
Je m'appelle Sam Boubou BA, je suis Sénégalais. Je suis marié et père de trois enfants. (2004)
(aujourd'hui 4 enfants). Son épouse une bonne française avec un esprit sain issu de la tradition paysanne qui est universelle, j'ai nommé Pascale Ba.
Je suis arrivé en France en septembre 1993.
Quel est votre parcours ?
je suis né à Dakar au Sénégal. J'ai passé mon enfance et une bonne partie de ma jeunesse à Pikine, la grande banlieue de Dakar.
Pikine est avant tout une excroissance de Dakar, considérée avant comme un village de déguerpis.
Cette ville créée en 1952 compte actuellement plus d'un million 500mille habitants et connaît une croissance démographique très rapide.
Pikine tire une bonne partie de son caractère, la crise sociale qui affecte le monde rural.
L'exode rural est la source principale de cette croissance qui se traduit qui se traduit par une invasion partielle de l'espace urbain par des flux de populations encore largement déterminées par des systèmes socio-culturels traditionnels.
Les problèmes d'emploi, de chômage y sont récurrents.
La ville de Pikine compte environ 300 associations de développement de quartiers dont la moitié est constituée de jeunes.
J'ai débuté mon apprentissage syndical en étant délégué de classe. Cette envie de revendiquer, d'être porte- parole ne m'a plus quitté.
J'ai tour à tour été secrétaire général des brevets de Techniciens du Sénégal, délégué dans la coordination des élèves et étudiants du Sénégal, des responsabilités qui m'ont emmené à négocier avec des ministres de la république en vue de satisfaire des plates formes revendicatives.
J'ai adhéré au mouvement populaire « Union de la Jeunesse Démocratique Alboury Ndiaye, UJDAN », avant de militer au Parti de l'Indépendance et du Travail ( PIT ) jusqu'en 1992, date à laquelle j'ai décidé de me consacrer exclusivement à l'association dénommée « Amicale des Jeunes de Wakhinane , AJW» que j'ai fondée avec d'autres jeunes deux ans auparavant.
Cette association est un mouvement populaire qui a pour objectif d'améliorer les conditions de vie des habitants de Wakhinane, par la formation et l'entraide, le renforcement du tissu social à partir des forces des habitants qui sont d'abord les principaux concernés et bénéficiaires.
Actuellement, l'AJW est devenue une association d'exemple, de référence au Sénégal. Sans l'aide extérieure, elle a formé des centaines de jeunes filles à la couture, elle a ouvert des classes d'alphabétisation, une école, elle appuie des habitants qui se constituent en Groupement d'Intérêt économique, elle a ouvert un centre de sensibilisation et d'informations sur les drogues etc. L'association a acheté il y a deux ans une maison qui est son complexe socio-éducatif dans lequel se déroulent ses activités.
Des ONG internationales viennent de partout pour visiter l'expérience. Même le Président CHIRAC s'y est rendu accompagné par son homologue Abdou DIOUF du Sénégal en présence de la mission française de coopération au Sénégal.

Sam Boubou Ba a collaboré avec la Société Africaine de Culture membre du groupe Culture de et Développement de l'UNESCO
Sam Boubou Ba a collaboré avec la Société Africaine de Culture membre du groupe Culture de et Développement de l'UNESCO

J'insiste sur cette étape de mon expérience parce qu'elle montre que le développement passe par la mobilisation de la population et la prise en compte de son propre destin.
Elle montre aussi que lorsque l'Afrique essaie de bâtir son action sur la solidarité et la vie associative, elle peut parvenir à des résultats probants.
Le prolongement de cette expérience en France m'a amené à collaborer avec la Société Africaine de Culture membre du groupe Culture de et Développement de l'UNESCO, un partenariat qui a abouti en 1996 à exposer publiquement à l'Unesco l'exemple de l'AJW, et à participer à la publication dans le cadre de la décennie Mondiale du développement culturel ( 1988 – 1997 ) d'un livre intitulé : « la Culture chemin de lutte contre la Pauvreté », qui rassemblait dix expériences de développement dans le monde.
En France, j'ai passé un Diplôme des Hautes Etudes en Pratiques Sociales, à l'Université de Rennes ; ensuite un Master DESS Pratiques Sociales du Développement à l'Institut d'Etudes du Développement Economique et Social ( IEDES ) à Paris 1 la Sorbonne.
Quelles sont les caractéristiques de ces deux diplômes et quels ont été vos sujets de réflexion ?
Le Diplôme des Hautes Etudes en Pratiques Sociales est une formation à la conduite de Recherche – Actions autour des pratiques sociales.
Son objectif est de donner des capacités d'observation et d'analyse des pratiques localisées en les resituant dans un contexte plus global ( politique, social, économique, du développement .. ) afin de favoriser l'accompagnement aux changements.
C'est une formation pluridisciplinaire car elle mobilise les apports théoriques et méthodologiques des sciences humaines et sociales dans leurs diversités.
Elle est aussi multi-référentielle car elle propose une lecture plurielle des approches et des modes de raisonnement.
Elle s'organise en trois étapes :
La démarche monographique
La construction de l'objet de recherche, les démarches d'investigation et recueil de données
L'écriture d'un mémoire
Parmi les sujets de réflexion, on peut noter:
L'apport des micros sociologies dans la recherche
Théories et pratiques de la recherche-action
Analyse de contenu, analyse de discours
Analyse des situations éducatives et animations pédagogiques
Evolution de l'emploi et du salariat
L'anthropologie dans la dynamique sociale
Anthropologie du développement
Approche « village », dynamiques locales et développement endogène
Financement populaire et solidarité mutualiste
Animation et conduite de réseaux
Développement social urbain et politique de la ville
Sociologie des organisations
Ce DESS – Master « Pratiques sociales du Développement » obtenu à l'IEDES est axé principalement sur les actions locales et sectorielles de Développement.
Il vise à doter aux étudiants l'acquisition d'outils et de moyens conceptuels, analytiques et méthodologiques qui leur permettent d'améliorer leurs pratiques sociales de développement, afin de les rendre à la fois plus compréhensibles et plus efficaces.
Parmi les sujets de réflexion, on peut noter :
La politique de la communauté européenne en matière de développement
L'évolution et l'utilisation des crédits de l'aide alimentaire programmée de l'UE
L'anthropologie des sociétés locales face au développement
L'organisation des relations financières et économiques internationales
Politiques et pratiques, actions décentralisées et pratiques citadines
Politiques et pratiques professionnelles du développement
L'apport des micros crédits au développement
Les approches socio- anthropologiques des sociétés urbaines
Travail et marchés du travail dans les pays en développement
Modèles de développement et sorties de l'ajustement structurel
Pratiques et politiques d'autogestion et d'autopromotion
Stratégies et pratiques d'insertion professionnelle

En ce moment vous travaillez pour une collectivité. Pourquoi avoir choisi ce secteur que vous connaissez fort bien ?
Depuis mon arrivée en France, j'ai toujours travaillé pour les collectivités locales.
Travailler dans les collectivités est pour moi une opportunité pour prolonger mon expérience de développement local acquise depuis le Sénégal. Donc, je me sens bien professionnellement dans les collectivement.
Respectivement, j'ai été animateur de quartiers, directeur de maison de quartiers , responsable de service de médiation, directeur de service enfance-jeunesse, chef de projet des politiques éducatives partenariales.
Ma mission d'animateur au sein d'une équipe de service jeunesse aux Mureaux consistait à participer à la conception et la réalisation d'activités d'animation en direction des 6- 11 et des 12 - 15 ans.
Ma mission de Directeur de Maison aux Mureaux ( 78130 ) consistait à :
Maintenir les contacts permanents avec la population d'une zone constituée de 5 quartiers, analyser les demandes exprimées par celles-ci.
Mettre en œuvre des animations dans ces quartiers : conception et réalisation, recrutement d'animateurs, élaboration de budget.
Créer des lieux de vie dans les quartiers par la mise en place de conseils d'animation intergénérationnels, et développer toutes les actions favorisant la présence de l'institution municipale dans ces quartiers.
Ma mission de responsable de service médiation à la ville de Limay ( 78520 ) couvrait toute la ville et consistait à écouter les habitants, à leur apporter un soutien psychologique en cas de besoin, à intervenir dans les processus de résolution de conflits entre les familles, les institutions scolaires et autres:
Encadrer une équipe de médiateurs municipaux
Favoriser la relation entre les enfants et leurs parents qui demandent de l'aide
Permettre aux parents de mieux s'investir et les soutenir dans leur fonction parentale
Faciliter la relation entre familles et institutions scolaires et non scolaires
Médiation entre familles pour désamorcer des crises ou réconcilier les personnes en conflit
Médiation auprès de l'école pour apporter des éclairages de la psychologie sous l'angle interculturel
Résolution de conflits entre familles et / ou institutions
Ma mission de Directeur du service Enfance – Jeunesse à Limay consistait à diriger la maison de la petite enfance ( crèche collective, halte garderie, crèche familiale ), le centre de loisirs maternel et primaire, la maison de la jeunesse et ses annexes.

En quoi consiste votre travail et qu'apportez-vous de plus à votre avis dans cette collectivité ?
Actuellement je travaille pour la ville de Bezons ( 95 ), 27000 habitants, en qualité d'Attaché chef de projets des politiques éducatives partenariales. Je suis chargé de mission référent pour la conception, la mise en œuvre, la coordination pédagogique et le suivi des politiques éducatives partenariales. Je suis également chargé de coordonner le contrat temps libre, d'initier et de suivre le contrat éducatif local, d'impulser la cohérence des contenus éducatifs des activités menées dans les centres de loisirs maternels et primaires et sur le temps du midi dans les écoles.
A mon avis, ce qu e je pourrai considérer comme un plus que j'apporte pour la ville de Bezons, c'est l'expérience de ma démarche de recherche action Participative que j'ai acquise par mon engagement dans les associations de développement de quartiers au Sénégal.
Par exemple, cette expérience m'a beaucoup aidé pour l'élaboration du diagnostic éducatif local, travail élaboré en concertation avec l'ensemble des acteurs éducatifs sur le territoire.

Mais, dans l'exercice de cette mission publique qui donnait satisfaction aux administrés de toutes origines qui en faisaient la demande, j'ai constaté que la plupart des directeurs d'école ne me signalaient que des cas d'enfants noirs et arabes ; alors que j'apprenais par d'autres circuits que des enfants blancs de ces écoles « posaient problème », ou qu'il existait des conflits entre les parents de ces enfants et les enseignants.
Pour ces cas je n'étais pas saisi du tout.
De surcroît, parmi ces directeurs d'écoles, il y avait des maire-adjoints.
C'est inadmissible !
A la fin du contrat de cette mission, j'ai adressé une lettre ouverte pour dénoncer ces pratiques discriminatoires qui consistent à faire des catégories.

Quant au regard des étrangers illettrés par rapport aux institutions :
Nombreux de ces étrangers estiment que l'institution publique les sert malgré elle.
Ils ne comprennent pas l'institution et l'institution ne les comprend pas non plus.
Ce qui laisse la place aux préjugés de toutes sortes, venant de partout.
Ils ont l'impression que l'institution cherche à affaiblir leur autorité parentale en leur imposant une alimentation contraire à leurs valeurs religieuses ( par le biais des enfants qui mangent à la cantine municipale ), en exerçant sur eux une violence symbolique par le verbe ( ex : incompréhension de l'essentiel du discours de l'enseignant qui pourtant, est censé transmettre un message important pour l'avenir de l'enfant ; les conditions de prise de parole de ces parents ne sont pas toujours rendues faciles etc ; On convoque souvent ces parents pour un appel à accusation ( lorsque ça ne va plus ) plutôt qu'un appel à contribution ( qui suppose un échange apaisé et constructif.).
Avant de vous quitter que pensez-vous de la situation en Afrique, vous qui êtes loin de votre continent et de votre pays ? Est-ce qu'on peut espérer s'en sortir ? Et comment ?
D'abord je voudrais préciser que tous les pays ont la possibilité de se développer, d'aller de l'avant, mais à leur manière, à leur rythme.
Cependant, la situation de l'Afrique est loin d'être ce qu'on aurait voulu qu'elle soit.
Malgré quelques évolutions positives :
Dans le domaine de la santé : nouveaux moyens de contraception, suivi médical de la grossesse même si c'est loin d'être généralisé. Des initiatives préventives d'informations et de sensibilisation sur les drogues, sur les maladies sexuellement transmissibles sont prises dans un peu partout en Afrique.
Dans le domaine de l'éducation : un progrès du taux de scolarisation grâce parfois à la solidarité communautaire de la diaspora, même si encore beaucoup reste à faire
Dans le domaine de l'entreprise: l'émergence du devoir et du droit entrepreneurial se confirme de plus en plus chez les jeunes du continent malgré toutes les difficultés d'entreprendre en Afrique
Des difficultés réelles qui handicapent le continent subsistent :
Rare sont les chefs d'Etat du continent qui mesurent les enjeux de l'unité africaine, les enjeux majeurs des actes internationaux. Il s'agit d'un constat grave qui donne le sentiment qu'ils manquent souvent à leur devoir fondamental vis à vis de l'Afrique en ce qui concerne la défense de ses intérêts.
Les distorsions institutionnelles et d'intérêts particuliers caractérisant les rapports entre la politique et l'économie handicapent la créativité. On constate souvent que le développement qui n'est d'autre qu'une finalité qui correspond à un projet humain, est prisonnier des considérations et des affinités politiques. Il faut donc séparer le temps politique du temps économique et faire du temps judiciaire un temps commun.
Aujourd'hui vous Président de l'ASI( Alternative Sénégalaise Internationale ) quelles sont buts et objectifs ? Pourquoi une association de plus ? Pensez-vous pouvoir influencer la réflexion et l'action en Afrique et au Sénégal en particulier ?

L'association ASI que nous avons créées le 5 juillet 2003 a pour objectifs de promouvoir le patrimoine culturel Africain, de maximiser ses apports pour l'Afrique d'aujourd'hui en général et le Sénégal en particulier.
L'ASI se préoccupe aussi des questions politiques, économiques et institutionnelles à l'échelle du Sénégal et de l'Afrique en général : la culture de la gestion financière, administrative saine ; la question des réformes et des initiatives de développement qui n'entraîne pas de changements profonds dans les pays ; la laicité et les dans nos pays ; la culture du mérité et de justice sociale dans nos ; la coopération inter nationale Nord – Sud et Sud-Sud etc.
Là aussi nous sommes guidés par notre détermination à atteindre nos objectifs. Un des atouts essentiels de l'ASI, c'est l'esprit d'égal à égal qui préside son fonctionnement.
Il n'y a ni paternité d'idées , ni ancienneté qui prévalent. Les prises de décision d'orientation sont largement partagées par les membres.
Je pense que l'ASI n'est pas qu'une association de plus. L'espace d'expression sur les questions qui la préoccupent est tellement vaste et les attentes de mobilisations autour de ces sujets sont fortes. Il suffit de sérieux pour atteindre les objectifs fixés
Je suis convaincu que les associations peuvent être les marches de l'escalier qui conduit au développement.
Même si influencer la réflexion et l'action en Afrique à partir des associations peut être jalonné d'obstacles et d'imprévues, je pense que des associations comme la nôtre peuvent et doivent tenter ce pari.
En votre qualité d'étranger, de sénégalais quel regard avez -vous sur la situation de l'emploi pour les non européens ?
A mon avis, la situation de l'emploi pour les non européens et particulièrement pour les migrants Africains est très difficile. Les restrictions à l'emploi sont importantes.
Si je prends le cas de la France que je connais le mieux, on a beaucoup de mal dans ce pays à confier à des postes de responsabilité, de direction à des Africains, même naturalisés.. Souvent, quel que soit leur compétence, ils sont sous la responsabilité de quelqu'un d'autre.
Il y a seulement une poignée d'entre eux qui sont à des postes de direction supérieure, pourtant les compétences existent et souvent les critères sont remplis.
Cette frilosité si je peux l'appeler ainsi pour être modéré, que l'on trouve à tous les niveaux dans la situation de l'emploi pour les étrangers, est une réelle difficulté pour les migrants africains ?
Vous êtes responsable dans votre collectivité est-ce que votre présence facilite les choses pour les demandeurs d'emplois issus de l'immigration ? Aussi, est-ce que votre présence change le regard de vos collègues européens sur les non européens ?
Je ne sais pas si ma présence au sein de la collectivité facilite les choses pour les demandeurs d'emplois issus de l'immigration, mais je sais que ma présence contribue à changer les regards de mes collègues européens sur les non Européens et particulièrement sur les Africains.
Nos compétences avérées ainsi que le rapport professionnel permettent de lever les préjugés et les méfiances que des collègues pouvaient avoir sur nous.
Vous avez beaucoup milité dans les associations, et vous aviez même crée un journal, voulez vous nous en parler ?
Effectivement, je milite beaucoup dans des associations en France. Une des plus importante dans la quelle j'ai milité et eu des responsabilités était « Renaissance Africaine ».
Elle se voulait cadre de réflexion et d'actions réunissant des Africains Elle avait pour ambition de faire connaître l'Afrique ( géographie, démographie, économie et société etc,), de donner la parole aux africains pour avoir leur point de vue sur des dossiers d'actualité, d'interroger les non africains sur la politique extérieure de leur gouvernement, de leur pays en direction de l'Afrique. Nous avions créé un journal pour donner un cadre à l'ensemble des expressions.
Malheureusement, l'association Renaissance Africaine n'existe plus, en tout cas pas à ma connaissance.
Les activités se sont arrêtées du jour au lendemain sans assemblée générale, sans explication aux membres adhérents, et pourtant l'association fonctionnait très bien et cristallisait beaucoup d'espoir.
Si les certaines personnes ne sont plus motivées pour participer volontairement et bénévolement à des projets associatifs, nous les comprenons sous ce rapport.
Si les gens sont de plus en plus réticents pour participer, pour jouer un rôle, c'est parce qu'ils craignent de perdre leur temps, d'être déçus, d'être manipulés, d'être utilisés par le groupe initiateur ou fondateur à des fins particuliers.

Vous avez organisé une grande manifestation culturelle à « Grand place à paris » Voulez nous en parler ?

Le 24 avril 2004, l'ASI a organisé une manifestation culturelle autour du thème intitulé : « Quels apports dans l'œuvre de Cheikh Hamidou Kane pour le Sénégal d'aujourd'hui ? »
Cette manifestation dont le but était justement de valoriser notre patrimoine culturel, de voir à travers l'œuvre de l'auteur, quels apports possibles, quels questionnements critiques en référence aux réalités africaines.

Trois conférenciers se sont exprimés respectivement sur les thèmes suivants :

Dr Moussa Samb : Multipolarité de l'œuvre de Cheikh Hamidou Kane ; pont entre culture et développement.

Dr Ndongo Mbaye : Les aspects philosophiques et politiques de l'œuvre de cheikh Hamidou Kane à travers le prisme de l'aventure ambiguë.

Amadou Elimane Kane : la poétique dans l'œuvre de Cheikh Hamidou à travers les poèmes d'Elimane Kane.
Cet événement qui a réuni plus de 100 personnes de tous horizons, a engendré un succès retentissant. Il a permis dans la diversité des expressions des participants d'analyser la place et le rôle de l'Afrique dans le monde et réaffirmer la position qui devrait être la sienne.
Mr BA Etes-vous un sénégalais heureux en France, qu'avez-vous envie de faire passer comme message ?
Vous savez, notre modestie, notre humilité et notre humanisme resserrent la joie qu'on peut avoir dans ce monde, lorsqu'on voit tout ce qui se passe autour de nous comme violences et injustice qui nous font mal et nous désolent..
Je dirai que j'arrive à m'en sortir en France, ce que je souhaite particulièrement à tous mes compatriotes africains avec qui je reste solidaire.

Karim Wade face aux juges : «Je suis ici pour des règlements de comptes»

S’adressant hier au témoin Omar Samb, Karim Wade a encore une fois lâché son sentiment à propos du procès dont il fait l’objet.

«Depuis trois ans, nous sommes entre les griffes de la Crei pour des règlements de comptes. Le président de la Cour n’est pas d’accord, mais c’est mon avis», a-t-il affirmé. Et il passe. La Cour l’avait rappelé à la barre pour qu’il pose desquestions au témoin Omar Samb. Le débat entre deux experts financiers s’installe ainsi. Il échappe aux non-initiés. A la question de savoir si le témoin connaît la signification de l’expression «poids financier», M. Samb répond : «Ce que je connais, c’est la valeur d’une société.» Les «deux évaluateurs comptables» de discuter des méthodes d’évaluation qui font foi au niveau national et international. Ils ne se sont pas entendus surla méthode la plus efficace pour évaluer une société. Omar Samb a soutenu que la valeur d’une société au moment de sa constitution peut être différente de la valeur du patrimoine en un temps T. C’est-àdire qu’au fil des années, la valeur d’une entreprise évolue. Pour revenir à Ahs, le témoin a répondu à Karim Wade que sa valeur en 2003 est différente de celle de 2014. Le patrimoine de la société équivaut à sa valeur actuelle et non pas à celle au moment de sa création.

«La Cour est complètement perdue»
L’ancien ministre n’a pas abandonné son cours d’évaluation comptable qu’il a semblé donner au témoin. «Qu’est-ce que l’évaluation d’une société», lui demande Wade-fils ? «C’est déterminer la valeur d’une société à un temps T», répond M. Samb, qui ajoute ensuite qu’il y a une différence entre les fonds dégagés pour constituer une société et la valeur de son patrimoine. Il répondait au présumé complice Mamadou Pouye, un autre expert comptable. Ces échanges entre experts en gestion des comptes ont perdu la Cour. Son président Henri Grégoire Diop a finalement interrompu la discussion. «La Cour est complètement perdue. Vous utilisez des termes techniques. Attendez que les experts soient là pour qu’on puisse nous expliquer», invite-t-il. En effet, des spécialistes engagés par la Crei et les administrateurs provisoires nommés dans les sociétés saisies seront interrogés à la barre. Ils seront confrontés aux témoins, au prévenu et à ses présumés complices.

lequotidien.sn

La politique coloniale - Clemenceau contre Ferry - Discours prononcés à la Chambre des députés en juillet 1885
En 1885, la France est en pleine expansion coloniale et toutes les grandes puissances internationales tentent d’élargir leurs territoires colonisés sur tous les continents. À cette même époque, Georges Clemenceau (1841-1929) est député de Paris à la Chambre des députés, mandat durant lequel la question de la colonisation et de son expansion prend une place importante dans les débats politiques. A ce sujet, deux discours ont marqués les esprits : celui de Jules Ferry le 28 juillet 1885 et la réponse de Georges Clemenceau le 31 juillet. Ce dernier s’oppose fermement au discours colonialiste de Jules Ferry en reprenant ses argument et en les démontant un à un. Ces débats sur les questions coloniales feront de Clémenceau le tombeur du ministère de Ferry en 1885. Le discours de Clemenceau s’appuie sur les propos de Jules Ferry et sur sa vision des colonies. Il répond à son collègue afin de mieux réfuter ses arguments. Quels que soient les thèmes abordés, Clemenceau est en désaccord profond et tente d’expliquer clairement sa vision de la colonisation. Il aborde la question économique en premier lieu. Présentant ses chiffres et les comparant à ceux de Ferry, il accuse la colonisation d’être responsable de nombreuses pertes pour la France. Cette dernière n’aurait aucun bénéfice à s’associer à de nouveaux pays. Mais la vision économique de la colonisation n’est pas la seule à poser un problème selon lui. Les questions d’ordre humanitaire le sont tout autant. Il réfute vigoureusement l’idée de « race supérieure » ou « inférieure » évoquée par Jules Ferry. Il prend alors l’exemple de l’Allemagne qui avait utilisé cet argument contre la France : « Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit ! Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. » Enfin, pour lui, la France n’est pas encore capable de se lancer dans de nouvelles conquêtes. Elle doit se reconstruire et se consolider avant de se lancer dans une nouvelle guerre ? «Mais nous disons, nous, que lorsqu’une nation a éprouvé de graves, de très graves revers en Europe, lorsque sa frontière a été entamée, il convient peut-être avant de la lancer dans les conquêtes lointaines – fussent-elles utiles et, j’ai démontré le contraire –, de bien s’assurer que l’on a le pied solide chez soi et que le sol national ne tremble pas. Voilà le devoir qui s’impose. » Ce discours tient une place importante dans la vie politique de Georges Clemenceau et demeure toujours d’actualité aujourd’hui alors que la mondialisation est au coeur des débats actuels. Et la vision de celui que l’on présente généralement comme un humaniste (Jules Ferry) est, sur ce point et analysée au présent, très contestable, contrairement à la vision de celui qui est réputé le plus conservateur : Georges Clemenceau. Lire pour comprendre et apaiser les esprits. L’ignorance est mère de tous les vices. Pape CISSOKO
Polémique sur la candidature de l’Afp en 2017 : Le fossé s’agrandit autour de niasse

Le fossé s’élargit de jour en jour entre Moustapha Niasse, le patron de l’Alliance des forces de progrès (Afp), et certains de ses camarades, à cause de sa volonté de prêter allégeance à Macky Sall à la prochaine présidentielle. Après Mamadou Goumbala et les jeunes «Progressistes», c’est encore une ponte de l’Afp, en l’image de Mbaye Dione, maire de la commune de Ngoundiane, qui vient contrecarrer la décision du président de l’Assemblée nationale de soutenir la candidature du président de la République, Macky Sall, à la  présidentielle de 2017, au détriment de l’Afp.
 
Mamadou Goumbala, un des animateurs de la fronde au sein de l’Alliance des forces de progrès (Afp), dénommée Afp/Force du changement, avait-il raison lorsqu’il disait à la presse que Moustapha Niasse a pris la décision de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2017, avec seulement quatre de leurs collègues et que son courant représente 90% au sein de l’Afp ? Tout porte à le croire, si l’on se fie aux positions de plus en plus nombreuses de certains responsables de la famille «progressiste» qui rament à contre courant de la volonté de leur secrétaire général, Moustapha Niasse. En tout cas, l’allégeance faite au président de la République, Macky Sall, par Moustapha Niasse et son bureau politique ne finit plus de faire grincer les dents chez les «Progressistes».

La sortie dans la presse de Mbaye Dione, membre du Comité directeur de l’Afp, non moins maire de la commune de Ngoundiane, ce lundi 12 janvier, vient rallonger la liste des frondeurs. Pour Mbaye Dione, «le choix d’un candidat pour la présidentielle 2017 doit relever du Congrès». A l’en croire, leur secrétaire général et le bureau politique ont agi de manière cavalière sur une question aussi cruciale qu’est la position à adopter lors de la prochaine élection présidentielle. Estimant que tous les ingrédients sont réunis pour que l’Afp présente son candidat en 2017, le « Progressiste » frondeur a par ailleurs rappelé le refus du chef de l’Etat, alors en route à la présidentielle en 2012, d’avaliser la candidature unique de la coalition Benno Siggil Senegaal (Bss).

Dans la même veine, et surtout dès les premières heures, Mamadou Goumbala qui se réclame d’un mouvement de fronde au sein de l’Afp dénommé Afp/Force du changement, avait clairement montré son désaccord avec la position de son leader. Pour lui, c’était clair et net. «Qu’il pleuve ou qu’il neige, l’Afp aura un candidat à la présidentielle de 2017», avait-t-il martelé à qui voulait l’entendre.  

LES JEUNES «PROGRESSISTES» EN PORTE-A-FAUX AVEC LEUR LEADER
Embouchant la même trompète, les jeunes progressistes se sont pour leur part inscrits en faux avec cette décision prise au cours d’une réunion du bureau politique et non en congrès. Pour le secrétaire général national des jeunesses de l’Afp, Malick Guèye, la question de la candidature ou non de l’Afp est loin d’être close et elle mérite d’être discutée en congrès. Leurs camarades de Fatick flinguent également cette sortie M. Niasse qui, selon eux, est à l’origine de la débâcle du parti lors des législatives de 2014. De l’avis de leur responsable départemental,  Lat Dior Diouf, Moustapha Niasse a fait son temps et il y a bel et bien des hommes et des femmes dans le parti capables de porter la candidature du parti en 2017.

Une telle position n’est pas loin d’être partagée même au sein de l’Alliance nationale des cadres progressistes (Ancp) où des responsables comme Saliou Sanor Diouf affirment mordicus que « le véritable problème de l’Afp, c’est Moustapha Niasse». Contestant vivement la décision du secrétaire général de l’Afp de soutenir Macky Sall à la présidentielle de 2017, celui-ci n’a pas manqué d’ailleurs de lancer un vibrant appel aux militants du parti afin qu’ils refusent que Niasse, désormais sans base électorale, ne divise l’Afp ».

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Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
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