Politique

Le Psd/Jant bi veut des emplois et non des «caravanes musicales dites citoyennes»

Mamour Cissé et ses camarades invitent le gouvernement à une «véritable» politique d’emploi au lieu des vacances citoyennes du ministère de la Jeunesse qui ne sont, selon eux, que des «caravanes musicales».

Les cas de meurtres récurrents préoccupent le Parti social démocrate (Psd/Jant bi). Mamour Cissé et Cie lient le phénomène à la lancinante question de l’emploi des jeunes. Dans un communiqué, le bureau politique de ce parti plaide pour la construction de commissariats de police dans les zones particulièrement criminogènes. «Mais il reste entendu qu’à titre préventif de ce grand banditisme, la mise en œuvre d’une véritable politique d’emploi des jeunes, aux antipodes de l’esprit jubilatoire et ludique de ces caravanes musicales dites citoyennes, demeure encore une forte demande», indique-t-on. Et le Psd/Jant bi souligne, en effet, que «la pauvreté engendre la violence à cause des frustrations et du sentiment d’injustice».
Cette formation politique se dit convaincue que «seule une parfaite synergie entre ces corps d’élite, à travers des interventions mixtes soutenues, peut porter le coup fatal à la récurrence et à la démultiplication des agressions meurtrières qui se banalisent sous nos cieux». Elle donne la clé de la lutte contre la criminalité par une phrase : «Gendarmerie et police du Séné­gal, unissez vos forces contre la folie meurtrière !» En fait, ajoute le communiqué, «le déficit d’effectifs de terrain, compte tenu de l’ampleur du défi, constitue un handicap congénital qu’on ne peut combler que par un recrutement massif, en puisant dans les réserves des agents de sécurité de proximité, avec une formation adaptée».
Par ailleurs, le Psd/Jant bi s’est réjoui de la bonne pluviométrie, mais «reste convaincu que, tant que le Sénégal ne se sera pas réapproprié cet instrument stratégique qu’est la Sonacos, injustement aliénée d’une part, et que d’autre part des mesures appropriées ne seront pas prises à l’encontre des opérateurs privés stockeurs qui s’enrichissent outrancièrement sur le dos des paysans, la révolution agricole, celle de l’émergence, ne sera qu’un vain mot».

lequotidien.sn

Acte 3 de la décentralisation : Le diagnostic sans complaisance des socialistes

La décentralisation, considérée comme un «marqueur» du parti socialiste, selon Ousmane Tanor Dieng et un mouvement de «révolution silencieuse», selon les mots empruntés du Président Diouf, est un processus qui réussira si et seulement si toutes les identités, les ressources et énergies sont mises à contribution. Le Parti socialiste (Ps) lors de sa 4ème session thématique s’est mis à l’écoute des élus, des conseils départementaux et des experts de la décentralisation.
 
L’Acte 3 de la décentralisation a déjà un an (révolu). A l’heure de l’évaluation de l’an 1  de cette réforme territoriale par les différents acteurs le Parti socialiste (Ps) s’est adonné, hier dimanche, à cet exercice pour le moins incontournable, mais somme toute laborieux. Ainsi pour sa 4ème session thématique, le Bureau politique du Parti socialiste a choisi de faire son appréciation en se basant sur les expériences des différentes collectivités locales administrées par les socialistes. Un diagnostic jugé sans complaisance par le Secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng.
 
Par ce moyen, ses camarades et lui, pourront apporter des propositions significatives à la préparation de la 2nde phase de l’Acte 3 de la décentralisation, confortés par l’expertise de spécialistes de la décentralisation. Il s’agit du professeur Ismaïla Madior Fall, conseiller du président de la République, Moussé Daby Diagne, l’ancien ministre de la décentralisation Souty Touré, Adama Guèye, ancien président du Conseil régional de Louga, Mignane Diouf du Forum social Sénégalais et le professeur Abdoulaye Elimanekane, modérateur des débats.
 
Dans son allocution d’ouverture, il replacera cette évaluation dans son contexte. Intervenant à la suite des réformes territoriales de l’Acte 1 en 1972 et de l’Acte 2 en 1996, l’Acte 3 apporterait, de l’avis d’Ousmane Tanor Dieng, des innovations en termes d’avancées vers les objectifs de décentralisation, mais aussi par l’amélioration des faiblesses notées dans la mise en œuvre des réformes antérieures. Si ce thème intéresse tant son parti, initiateur du processus des Actes 1 et 2, c’est parce qu’il le considère comme un puissant levier pour réformer et moderniser l’Etat, mais à la condition de respecter les 2 exigences que sont la cohérence et la proximité. Pour résorber les inégalités structurelles et appliquer le principe de solidarité entre les Sénégalais, il faut donner les ressorts nécessaires en utilisant toutes les identités, les ressources et les énergies disponibles.
 
Cette rencontre qui s’est tenue à huis-clos, ne se veut pas, en en croire le Secrétaire général du Ps, une remise en cause des objectifs de l’Acte 3, ni une occasion de réveiller de vielles polémiques et des querelles byzantines. Elle a été l’occasion d’analyser les textes, de confronter les principes à la réalité, avec des arguments et des chiffres à l’appui. Maires socialistes, élus locaux, présidents de département, ont exprimé ainsi la voie de la démocratie territoriale, la spécificité des collectivités locales abordant les finances, le statut des maires et d’autres sous-thèmes, dans un espace d’analyse et de propositions.
 
Propositions que le professeur Gorgui Ciss a promises pour la fin de la rencontre, de même qu’un partage de l’expérience socialiste et les leçons tirées de la première année. Pour lui, les principaux dysfonctionnements identifiés, par la plénière, sont relatifs aux manques de ressources financières et de moyens humains, causés en partie par les nouvelles charges de personnel et de fonctionnement attribuées aux collectivités locales. Des contraintes financières qui s’étaient déjà manifestées lors de la réforme de la régionalisation en 1996. Le bilan du Parti socialiste de l’Acte 3, restera, quand-même, mitigé, de l’avis du professeur Ciss. Etant un processus dynamique, il a recommandé une grande écoute des acteurs, de tous les acteurs impliqués pour améliorer l’Acte 3 et juguler les contraintes et de progresser par étape.

Sénégal: le parti de Wade se déchire sur l’avenir sans Karim

Quel avenir aujourd'hui pour le Parti démocratique sénégalais ? Au lendemain de la confirmation par la Cour suprême de la condamnation de Karim Wade à six ans de prison pour enrichissement illicite, la question est sur toutes les lèvres au PDS. La ligne officielle du parti est de maintenir la candidature du fils de l’ancien président sénégalais à la prochaine présidentielle, mais les voix discordantes se multiplient.

« Le combat continue. Karim Wade reste notre unique candidat », affirme Babacar Gaye, porte-parole d'Abdoulaye Wade. Officiellement, donc, le Parti démocratique sénégalais ne baisse pas les bras. Mais Karim Wade est en prison. Et, jeudi, la Cour suprême du Sénégal a rejeté l'ensemble des pourvois en cassation portés par l'ancien ministre et fils de l'ancien président sénégalais, confirmant ainsi sa condamnation à six ans de prison pour enrichissement illicite.

Mais cette position officielle ne fait pas l'unanimité. Dès le début d'année déjà, des figures du PDS ont quitté le parti, par manque de consensus autour de la personnalité de Karim Wade, désigné candidat du PDS en mars dernier. En mai, l'ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, a ainsi claqué la porte du PDS pour créer son propre parti.

La fronde monte au sein du PDS

Les plus sceptiques sur la candidature de Karim Wade réaffirment aujourd'hui que le parti doit se réorganiser. A l'image d'Aïda Mbodj, député originaire de Bambey qui ne cache pas ses ambitions. « Si on veut un parti fort, il faut renouveler les instances et élire les hommes qu'il faut, à la place qu'il faut », argue-t-elle.

Au sein du PDS, d'autres voix prônent la tenue d'un nouveau congrès, au cours duquel « il faudrait redistribuer les cartes : nommer un secrétaire général d'une part et, d'autre part, un candidat à la présidentielle », suggère un cadre du PDS interrogé par RFI. Celui-ci peste également contre les effets nocifs de la gestion du parti comme « une entreprise familiale ».

Grace présidentielle pour Karim Wade et Cie : Le M23 dit niet

Le Comité d’initiative de la pétition citoyenne, un démembrement du Mouvement du 23 juin (M23), a lancé une «pétition citoyenne pour la poursuite et même l’intensification de la répression de l’enrichissement illicite». Face à la presse hier, vendredi 21 août, les camarades de Mamadou Mbodj, coordonnateur du M23, ont opposé un niet catégorique à la possible grâce présidentielle dont pourraient bénéficier tous ceux qui ont été condamnés par la Crei, dont Karim Wade et compagnie.
 
La dernière carte qui reste à Karim Meissa Wade et compagnie, condamnés par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), pour ne pas purger entièrement leurs peines, est inéluctablement la grâce présidentielle. Cependant, cette option n’est pas du goût de certains observateurs, à l’image du Mouvement du 23 juin (M23). Face à la presse hier, vendredi 21 août, les camarades de Mamadou Mbodj, coordonnateur du M23, ont opposé un niet catégorique à cette forme d’échappatoire. De l’avis d’Ousmane Ndiaye, secrétaire général du M23, «gracier quelqu’un qui a été condamné par la Crei pour enrichissement illicite, c’est étouffer ou bloquer la machine judiciaire».
 
 Par conséquent, M. Ndiaye a expliqué les raisons du lancement de la pétition pour «la répression de l’enrichissement illicite et contre toute grâce ou amnistie aux condamnés de la Crei». A l’en croire, la pétition citoyenne est pour «la poursuite et même l’intensification de la répression de l’enrichissement Illicite». Toutefois, il s’est empressé de préciser que ladite pétition n’est pas taillée sur mesure pour le fils de l’ancien chef de l’Etat, Karim Wade, ou pour l’opposition sénégalaise. A son avis, cette requête vise tous ceux qui se sont enrichis illicitement par le biais de leur statut.
 
Pour ce faire, Ousmane Ndiaye a indiqué qu’il s’agira pour le M23 «de mobiliser les populations dans le cadre d’une citoyenneté active pour que rien ni personne ne puisse arrêter la machine judicaire contre les délinquants économiques». Dans leur volonté de vulgariser leurs actions, M. Ndiaye et cie ont informé que leur comité fera le tour du pays, notamment les marchés, gares routières et autres places publiques. «Des caravanes, des conférences et autres activités vont être déroulées dans le cadre de notre campagne de signature de la pétition», a-t-il fait savoir. Dans la foulée, il a lancé un appel à tous pour, dit-il, «faire de la lutte contre l’impunité des crimes économiques un véritable levier pour préserver nos ressources». Le secrétaire général du M23 a par ailleurs justifié les raisons de l’instauration de la Crei par «une volonté force des populations et du législateur de dissuader les prédateurs patentés et de recouvrer les biens frauduleusement subtilisés».

Sudonline

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