Politique

Parrainage des candidats à la présidentielle : Abdoul Mbaye parle de «Tripatouillage constitutionnel»

« Deux modifications de la Constitution du Sénégal en deux ans : cela s’appelle du  tripatouillage constitutionnel. C’est une première au Sénégal. Refusons-le ! Refusons le Sénégal devenu république bananière. Refusons d’être la risée de l’Afrique  et du monde ! ». Voilà la sentence de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, leader de l’Act, sur l’initiative du régime en place de valider le parrainage des candidatures à la présidentielle. Dans un communiqué en date d’hier, vendredi, Abdoul Mbaye et cie se sont portés-en-faux contre toute modification de la Charte fondamentale du Sénégal.

« Sous le couvert d’un souci de justice, ce qui est demandé aux candidats indépendants (article 29 de la Constitution) le serait aussi aux candidats de partis ou de coalitions de partis. Mais l’objectif de Macky Sall, de ses alliés et serviteurs zélés est ailleurs : chercher à éliminer des candidats dangereux pour lui, par la loi ou la modification de la loi, cette dernière serait-elle fondamentale », a dit le leader de l’Act. Et de poursuivre : « Nous connaissons bien cet homme; il est dans une démarche qui se renouvelle.

Par la réforme constitutionnelle de 2016, il a introduit l’article 25-1 (« L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence..») ; on sait par contre ce qui s’est passé avec Timis Corp et son frère ». Allant plus loin, il dira : « Son projet actuel est de renouveler une forfaiture testée à l’occasion des élections législatives : lui et son Premier ministre (spécialiste de la prostitution politique) ont reçu et acheté le désistement de candidats qui figuraient sur des listes de moins de 200 noms présentées par des partis de l’opposition. Ils feront de même pour les listes de 10 000 noms et à moindre frais ».

Dans la foulée, Abdoul Mbaye lancera un appel solennel : « Chefs religieux, personnalités d’influence, députés de tout bord, refusez cette spirale inquiétante amorcée par un Macky Sall aux abois. Parlez-lui afin qu’il retrouve la raison. Citoyens, multipliez les échanges avec les députés non membres de l’opposition, vos voisins ou connaissances. Que des délégations ne cessent de leur rendre visite pour leur rappeler qu’ils sont représentants du peuple, avant d’être ceux de partis. Ils sauront entendre raison et préférer cette fois l’intérêt du Sénégal à celui de leur chef ».

L’invite de l’ancien Premier ministre touchera aussi l’opposition et la société civile : « Partis regroupés au sein de l’Initiative pour des Elections Démocratiques (IED), tous partis politiques soucieux de justice et de paix, mouvements citoyens, soyons unis pour faire barrage à ce scandale qui fait suite aux nombreux autres qui l’ont précédé, en  particulier celui de la condamnation récente à 5 ans de prison du maire Khalifa Sall. Trop ; c’est trop ! Sénégalais, debout ! ».

Suite et pas fin de la condamnation de Khalifa Sall : Barthelemy Dias place en garde à vue

Dernier développement du verdict rendu par le tribunal de grande instance de Dakar contre le maire Khalifa Sall, Barthélémy Dias a été arrêté et placé en garde à vue. Il est reproché au maire socialiste de Mermoz Sacré-Cœur, fervent partisan de Khalifa Sall, d’avoir tenu des propos hors normes.

Selon certaines sources de la presse, Barthélémy Dias est poursuivi pour injures publiques et offense au chef de l’Etat. Le maire socialiste a été interpellé hier, vendredi, dans l’après-midi, par des éléments du Gign devant les locaux de Dakaractu où il accordait un entretien.  Dias a demandé de suite l'assistance de son avocat, Me El hadji Diouf, comme le veut la loi. Mais, ce dernier, une fois sur place, aurait été interdit d'accès par les gendarmes sous prétexte qu'ils attendent des instructions, selon la presse.

En tout cas, avant son arrestation, Barthélémy Dias avait révélé : « J’ai déjà averti ma femme, mes enfants et mes parents. Le reste sera un combat de rue. Nous ne sommes pas des peureux. Khalifa Sall ne sera pas seul en prison. Je ne suis pas un homme à parler sur du vent. Autant Macky Sall peut croire qu’il aura un second mandat, autant j’ai la ferme conviction qu’il n’aura pas ce second mandat. Nous allons rejoindre le Pds et tout le reste de l’opposition pour mener le combat ».

Sudonline

Verdict du procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar : Khalifa Sall écope de 5 ans ferme et 05 millions d’amende

La récente sortie de feu Mamadou Diop, ancien maire de Dakar, pour disculper l’actuel maire, Khalifa Ababacar Sall, dans l’affaire dite de la caisse d’avance, les louanges de ses pairs de l’AIMF comme les nombreuses manifestations ou interventions de certaines autorités coutumières et/ou religieuses de ce pays, ne changeront rien au verdict. La décision du juge Malick Lamotte est tombée hier, vendredi 30 mars, au tribunal de Dakar et elle est sans appel. Elle condamne  Khalifa Ababacar Sall  à une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme.

Désormais coupable, selon le juge Lamotte, de « faux et usage de faux en écriture de commerce, de faux et usage de faux dans les documents administratifs et d’escroquerie portant sur les deniers publics », l’édile de Dakar, Khalifa Sall, n’a eu de cesse de clamer son innocence. L’énoncé du verdict a plongé dans la stupeur et la désolation ses partisans venus assister  à  l’audience. Quelques personnes âgées se sont évanouies  alors que d’autres scandaient des slogans en l’honneur de leur idole. « Khalifa dirigé ; dou gnou meuseu bayi ou libérez Khalifa ». Partisans, membres de l’opposition,  collègues députés, ils étaient tous là, déclarant  à qui voulait l’entendre leur dégoût à l’endroit de la justice sénégalaise qu’ils disent « aux ordres du Président Sall ». Ses avocats, Me Clédor Ciré Ly, Me Bamba Cissé, Me El Hadj Diouf et Me Madické Niang, ses camarades de parti, Barthélémy Dias, Cheikh Guèye, ou autre Malick Gakou du Grand parti et l’ex-patron de la Raddho Alioune Tine, entres autres, tous ont déclaré « n’être guère surpris par le verdict du procès », car « il éait monté de toutes pièces, uniquement pour liquider un adversaire politique qui est en bonne posture pour gagner l’élection présidentielle de 2019 ». Ils entendent cependant épuiser « toutes les voies de recours », pour faire annuler ce procès qui n’est rien d’autre qu’une « farce ».

Hormis son comptable Yaya Bodian et son DAF Mbaye Touré qui écopent de la même peine (5 ans d’emprisonnement), plus des amendes allant de 500 000 à 5 000 000 F), les autres prévenus ont bénéficié de peines plus légères. «  Pour les autres co-prévenus par contre, des peines plus légères ont été prononcées. Fatou Traoré  a écopé de 2 ans dont 6 mois ferme en application, Ibrahima Yatma Diaw et Amadou Makhtar Diop ont écopé chacun de 2 ans d’emprisonnement dont 1an ferme»

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ME CLEdOR CIRE LY, MEMBRE DU POOL D’AVOCATS DE KHALIFA SALL : «Nous épuiserons l’ensemble des voies de recours»

«Aujourd’hui, on a pu voir la lecture d’un long verdict très contestable mais toujours est-il que, le peuple sénégalais n’a pas permis au juge de terminer la lecture des décisions. C’est ainsi qu’ils se sont levés pour rejeter ce verdict et manifester. Les forces de l’ordre ont des eu des problèmes pour les contenir. Maintenant, il est clair que Khalifa Ababacar Sall étant condamné, nous sommes à un an des élections. Et tout sera fait pour empêcher qu’il soit candidat.

Nous mènerons le combat sur le plan interne, nous épuiserons l’ensemble des voies de recours ; et il y en a. Nous nous attendons aussi à ce qu’ils accélèrent les procédures et qu’ils piétinent les règles pour parvenir à une condamnation définitive et prononcent l’incapacité de Khalifa Ababacar Sall comme candidat aux élections présidentielles. Nous avions compris ceci et avions ouvert un front sur le plan international. C’est ainsi que le 20, ce procès se déplacera sur Bamako où il y a un procès de Khalifa Ababacar Sall contre l’Etat du Senegal par rapport à toutes les violations qui ont été commises sur ses droits en tant que justiciable mais aussi sur ses droits en tant qu’homme politique ».

MAITRE BAMBA CISSE, AVOCAT DE KHALIFA SALL : «C’est une condamnation injuste. Je suis choqué»

Personnellement, j’ai été choqué par la décision qui a été rendue. C’est ce sentiment qui m’anime sincèrement parce que je pensais qu’il était temps qu’on respecte un peu les droits de la défense parce que depuis la loi de 2016, tous les Sénégalais qui sont convoqués en qualité de suspect dans le cadre d’une enquête préliminaire ont le droit d’avoir un avocat. Or, dans ce dossier, aucune des personnes présentes n’avait été assistée par un avocat. Et pour rejeter cela, on nous dit que la chambre d’accusation a dit que Khalifa Sall avait renoncé à ce droit et les autres qui n’ont jamais renoncé à  ce droit, on leur a dit que parce que Khalifa a renoncé à ce droit, vous aussi nécessairement, vous avez renoncé. C’est pourquoi moi, je suis choqué sur la forme et sur le fond également du jugement. Je suis choqué parce que j’estime que la condamnation ne se justifie pas parce qu’une condamnation qui  n’est pas fondée sur une règle de droit est une condamnation que je trouve injuste. Nous sommes comme désarmés dans cette justice-là. On sent qu’il y a un affaissement de la situation. Depuis très longtemps, vous aurez constaté que même au-delà des questions d’indépendance de la justice, j’estime qu’aujourd’hui qu’il y avait une belle occasion pour la justice Sénégalaise d’entrer définitivement dans l’histoire parce que les magistrats avaient les moyens d’affirmer solennellement le droit.

ME MADICKE NIANG, PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE L’OPPOSITION : «Khalifa Sall est condamné à l’issue d’une procédure irrégulière»

C’est un collègue député qui est condamné alors que nous, nous avons toujours jugé au niveau de notre groupe et  d’une partie de l’opposition que la procédure de levée de son immunité parlementaire est irrégulière. On n’a vu nulle part au monde qu’on maintienne quelqu’un en détention et en même temps qu’on recherche la main levée de son immunité. J’avais dit et répété que lorsque Khalifa  Sall avait été élu député, il fallait suspendre la procédure, le libérer et chercher la main levée de son immunité. Aujourd’hui, il est condamné à l’issue d’une procédure que je trouve irrégulière et je le dénonce. J’ai mal aussi en tant qu’acteur, tout le monde parmi ceux qui sont présents disent qu’il est écarté parce qu’il voulait être candidat à la présidentielle, rappelez-vous de la démission du juge Ibrahima Dème, rappelez-vous des déclarations de Souleymane Téliko. Même ce matin, il disait que l’indépendance de la justice est en cause. C’est dangereux dans une démocratie, la justice est le pilier sur lequel repose la démocratie. Il ne faudrait pas que cette justice puisse faillir. En tant qu’acteur judiciaire, je considère aujourd’hui que j’ai mal et je suis angoissé par le fait que les populations vont considérer que cette justice n’est plus là que pour servir des intérêts partisans. A partir de ce moment, tout est possible. Heureusement, que la Cour d’appel va nous permettre de considérer qu’il y a toujours une possibilité d’issue heureuse et prions que cette issue heureuse intervienne et que Khalifa Sall puisse être libéré.

IDRISSA SECK, LEADER DE REWMI : « C’est Macky Sall qui envoie qui il veut en prison »

«C’est le président qui sélectionne les dossiers qu’il traite avec la justice et les dossiers qu’il n’envoie pas. C’est lui qui garantit l’impunité à ses amis et à ses partisans, à son clan et qui s’attaque à ses adversaires parce qu’il a peur d’eux. Il n’ose pas affronter ses vrais adversaires.  Il sait que Khalifa Ababacar Sall est dans le cœur des Dakarois qui ont encore confirmé cela lors de leurs dernières consultations.  Il sait que c’est un homme politique de grande envergure qu’il a un réseau international et qu’il est respecté dans le monde entier par l’ensemble de ses collègues maires.  Si on devait juste parler de justice, Khalifa Sall devrait être chez lui et non pas à Rebeuss.  Sa condamnation pour faux et usage de faux en écriture publique est un détail.

IRONIE DE L’HISTOIRE

Les règles de fonctionnement d’une caisse d’avance, c’est mon gouvernement qui les a modifiés en deux décrets de mars et d’aout 2003. Et justement ironie de l’histoire, c’est Macky Sall assurant mon intérim qui a été signataire du deuxième décret d’aout 2003. Le premier ayant été signé par le ministre des Sports de l’époque, Youssou Ndiaye.  Ces décrets auraient dû l’amener lui, Premier ministre, à appliquer les nouvelles règles. Il était entendu qu’il s’agissait de fonds politiques dont lui-même  a bénéficié.  Il n’y a pas eu d’intention manifeste de la part de Khalifa Sall de détourner des deniers publics. Pourquoi l’amende est de 5 millions sur un préjudice estimé à 1,8 milliard ? C’est Macky Sall qui décide et envoie les gens qu’il veut en prison ». 

MALICK GAKOU, SECRETAIRE GENERAL DU GRAND PARTI : « Trop c’est trop »

L« Aujourd’hui, c’est jour sombre pour la démocratie et la justice sénégalaise. C’est un jour sombre pour l’histoire des libertés dans notre pays. C’est un jour sombre pour le peuple sénégalais. Tous, nous savons que ce procès est un procès éloquemment politique. Et bien évidemment le résultat est éloquemment politique. Les avocats de Khalifa Ababacar Sall et de ses codétenus ont démontré à suffisance durant toute la procédure leur innocence. Mais nous savions déjà que ce procès est la manifestation la plus hideuse de ce pouvoir hideux qui ne ménagera aucun effort pour bafouer les droits et libertés des citoyens. C’est aussi le résultat de cette volonté de bâillonner des candidats à l’élection présidentielle. Mais nous allons dire non pour défendre le Sénégal, pour défendre la démocratie et la liberté dans notre pays. Trop c’est trop ».

 

BARTHELEMY DIAS,  MAIRE DE MERMOZ : « Khalifa Sall sera bel et bien présent à l’élection de 2019 »

Aujourd’hui, nous avons assisté à de la poésie juridique. Les magistrats se sont transformés en poètes pour vouloir malheureusement satisfaire le pouvoir exécutif. Je voudrais dire toute la peine qui m’anime parce que je pense aujourd’hui qu’il n’y a pas que des prostitués dans la rue avec un carnet sanitaire. Il y a malheureusement dans cette magistrature aussi des… qui ont accepté de  baisser leur pantalon pour assouvir les désirs de l’Exécutif. Qu’il soit dit et entendu et définitivement retenu que ce cirque ne passera pas, et à tous ceux qui sont impliqués dans ce cirque qu’il soit dit, entendu et retenu que le moment venu, ils sont invités à avoir le même courage parce qu’ils feront face à l’histoire. Ce pays va changer et il changera par tous les moyens. Le peuple a le pouvoir et le pouvoir restera au peuple. A ce titre, je voudrais remercier au nom de Khalifa Ababacar Sall tout le peuple Sénégalais, remercier les Sénégalais pour leur soutien, leurs prières et leur dire que Khalifa Sall me demande de vous dire qu’il sera bel et bien présent pour l’élection de 2019. Et ce ne sont pas ces soit-disant magistrats qui confondent le droit qui doit être dit au nom de la justice et la bêtise d’Etat qu’ils ont décidé eux de légaliser et de crédibiliser au niveau d’un tribunal qui devait être le dernier rampant pour le peuple Sénégalais. Tout le monde sait que ce que nous avons entendu aujourd’hui n’est pas du droit et personne ne pourra démontrer le contraire. Le seul objectif aujourd’hui que le pouvoir s’est fixé est de pousser Khalifa Sall à la négociation. Je souhaiterais dire à Macky Sall qu’on ne négociera ni aujourd’hui ni demain et nous ne renoncerons pas à notre candidature. Maintenant, toute cette poésie judiciaire, je pense que nous préférons là rendre à ceux qui sont les plus dotés pour pouvoir décortiquer cette poésie. Nous, nous  restons sur le champ politique et vous verrez vous-mêmes que nous continuerons et à ce titre, je lance un appel pour l’unité de toute l’opposition parce qu’aujourd’hui,  le seul combat qui vaille la peine d’être mené, c’est d’occuper la rue pour faire reculer le régime de Macky Sall.

MAMADOU LAMINE DIALLO, DEPUTE DE «TEKKI» : «Le Sénégal ne peut sombrer de toute façon dans la dictature familiale»

Aujourd’hui, c’est un vendredi noir pour la démocratie Sénégalaise, pour la justice qui est malade. Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Le Sénégal ne peut sombrer de toute façon dans la dictature familiale. Nos parents, nos grands-parents se sont battus pour la démocratie, notre devoir est de continuer cette bataille. Les députés continuent à dénoncer cela à l’Assemblée nationale, lors de la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall. La question aujourd’hui, c’est la mobilisation du peuple pour défendre la démocratie. Ça, c’est sur le terrain que ça se joue et nous y sommes tous les jours. Nous appellerons le peuple à la place Soweto pour s’opposer au parrainage qui est également un moyen de détruire la démocratie de ce pays, nous ne l’acceptons pas.

IDRISSA DIALLO, MAIRE DE DALIFORT : «On va aller dans la rue, la souveraineté appartient au peuple d’abord»

Dans tous les pays du monde, la justice est dite au nom du peuple et j’ai comme l’impression qu’aujourd’hui, cette justice a été dite au nom d’un homme et de l’exécutif. Donc, l’exécutif a abandonné le peuple et ce peuple n’a qu’à reprendre son pouvoir à travers la rue, bouter Macky Sall de là où il est parce qu’il n’est pas un démocrate. Ça nous a tous surpris cette méchanceté, quelqu’un m’a dit : vous vous trompez, il va être condamné parce que ce n’est pas un  procès de la caisse d’avance, c’est un procès de l’accès au pouvoir, Macky Sall ayant peur de tous ses adversaires, il fait ce procès-là pour ça. On va aller dans la rue, la souveraineté appartient au peuple d’abord, c’est nous qui avons mis là cette justice pour dire le droit un nom du peuple. L’exécutif est à terre, ce peuple n’a qu’à se ressaisir et reprendre son pouvoir. 

ME EL HADJ DIOUF, AVOCAT A LA COUR : « L’intention d’écarter Khalifa Sall de la présidentielle est manifeste»

Vous avez vu la réaction du peuple, comment la salle a réagi à la lecture de la décision du tribunal ; inacceptable. Personne n’est dupe, tout le monde s’attendait à cette décision. Elle ne surprend guère. L’intention d’écarter Monsieur Khalifa Ababacar Sall de l’élection présidentielle est manifeste. Et tout a été orchestré pour cela. Donc, véritablement, ce verdict ne surprend personne, ce verdict préparé depuis très longtemps. Mais le peuple sénégalais ne l’acceptera pas ».

PAR PAPA ALIOUNE DIENG ET OUSMANE SANE (STAGIAIRES) 

Sud Quotidien

Sénégal: le maire de Dakar, Khalifa Sall, condamné à cinq ans de prison

Au Sénégal, le verdict est enfin tombé dans le procès du maire de la ville après une année de procédure. Khalifa Sall est condamné à cinq ans de prison ferme.

Cinq ans de prison ferme pour Khalifa Sall.Le parquet avait requis sept ans. Et à peine la sentence annoncée par le juge Malick Lamotte, les partisans du maire de Dakar se sont levés, ont crié, pleuré. Cohue, manifestation, la salle a été évacuée immédiatement. Le juge n’a pas eu le temps de finir la lecture du délibéré.

Cinq ans de prison et cinq millions de francs CFA d’amende aussi pour Khalifa Sall, condamné précisément pour « escroquerie sur des deniers publics ». Le maire de Dakar a été relaxé pour le « détournement de deniers publics ». On a pu lire la déception évidemment des avocats de Khalifa Sall.

J'ai mal d'abord en tant que député, j'ai mal en tant qu'acteur judiciaire. Pour moi, aujourd'hui, la justice aurait dû seulement annuler la procédure.

Madické Niang, opposant et cadre du parti démocratique sénégalais

Maître François Sar qui affirme aussi que ce combat judiciaire n’est pas terminé : « Bien évidemment, c’est une déception parce que c’est cela la réalité. En deux mots, je dirais que toute la décision repose sur la négation du caractère politique des fonds qui ont été gérés. Nous vous indiquerons la suite que les avocats de la défense donneront à ce dossier. Mais bien évidemment que le combat va se poursuivre ».

Abattement dans le camp Khalifa Sall, satisfaction au contraire du côté de l’Etat, partie civile dans ce dossier. L’Etat qui a par contre été débouté de sa demande de dommages et intérêts.

Le droit a été dit, conformément aux chefs d'inculpation retenus et aux peines qui étaient prévues. On ne peut pas cautionner une théorie qui vise à accréditer, l'immunité politique, ce n'est pas acceptable dans notre démocratie.

Seydou Guèye, secrétaire général du gouvernement et porte-parole

Mais pour maître Baboucar Cissé, les condamnations du directeur administratif et financier de la mairie et de Khalifa Sall sont une victoire : « Nous sommes plus que satisfaits. Monsieur Mbaye Touré, directeur administratif financier, et monsieur Khalifa Sall ont été retenus dans les liens de la prévention et ils ont été déclarés coupables, et condamnés chacun à cinq ans de prison ferme pour escroquerie portant sur des deniers publics encore une fois ».

Des manifestations, des mouvements de foule se sont produits devant le tribunal de Dakar. Les partisans de Khalifa Sall ont fait face aux forces de l’ordre en criant leur colère avant d'être repoussés vers le centre-ville. Les avocats de l’Etat comme ceux de Khalifa sall ont désormais un mois pour faire appel.

C'est un cinéma que les gens sont en train de faire au tribunal. C'était une question de formalité. Macky ne voulait pas que Khalifa se présente, point barre !

Les habitants de Grand Yoff, où vit toujours la famille de Khalifa Sall, ne comprennent pas la condamnation du maire de Dakar.

rf

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