Politique

Forces et faiblesses de Benno Bokk Yakaar : «Macky est rattrape par le non respect de sa promesse de réduire son mandat de 7 a 5 ans»

«Commençons par Benno Bokk Yakaar, la coalition présidentielle. C’est une coalition qui, depuis 2012, a eu une durée de vie assez surprenante. Parce qu’on a vu, comparativement aux coalitions présidentielles, comme par exemple FAL 2012, cette coalition de Benno a une plus grande longévité. La comparaison peut être à ce niveau. Quand la coalition FAL 2000 a porté la candidature d’Abdoulaye Wade au second tour et l’a permis de gagner, c’est au bout de seulement quelques mois que Amath Dansokho, qui était leader emblématique, est sorti de la coalition pour avoir dénoncé une certaine gouvernance. Et, c’est au bout de 11 mois que Moustapha Niasse, qui avait été le Premier ministre, aussi de sortir de la coalition FAL 2000. Donc, la coalition Benno Bokk Yakaar a quand même une durée de vie assez impressionnante».

Piège des investitures

Cela dit, aujourd’hui, cette coalition va vers des difficultés pour ces élections législatives. Parce qu’il y a un certains nombres de facteurs qui préfigurent les difficultés vers lesquelles va cette coalition. Il y a d’abord le piège des investitures, avec les risques de lites parallèles et de vote sanction. Si les risques n’existaient pas, le président Macky Sall n’aurait pas besoin de taper du point sur la table pour dire que tous ceux qui seraient tentés de faire des listes parallèles seront sanctionnés. On a vu ce qui s’est passé avant-hier à Mbour et à Diourbel avec des échauffourées autour de cette investiture. Ça ne fait que commencer. Parce qu’après que les investitures seront officialisées, vous verrez qu’il y aura beaucoup de frustrés dans Benno, qui pourraient être tentés, soit de faire des listes parallèles, soit de rejoindre des listes de l’opposition, soit de faire un vote sanction.

Les cas Aliou Sall et Thierno Alassane Sall

La deuxième difficulté, c’est le cas Aliou Sall et le malaise que cela a installé au sein de la coalition présidentielle et notamment à Guédiawaye. La troisième difficulté, c’est le cas Thierno Alassane Sall. Il n’est pas n’importe qui, parce qu’il est le patron des Cadres de l’Apr. Il est également coordonnateur dans une ville comme Thiès, qui est essentiel et fondamental parce que c’est éminemment stratégique : c’est la ville d’Idrissa Seck. Là aussi, la manière avec laquelle Thierno Alassane Sall est parti du gouvernement peut avoir des impacts sur les résultats de la coalition à Thiès.

Vous-y ajoutez un quatrième facteur, qui se trouve être la tête de liste de la coalition Benno. Il est clair que si c’est Moustapha Niasse qui sera choisi, ce choix ne va pas agréer tout le monde. Il y aura beaucoup de personnes au sein de l’Apr qui ne vont pas apprécier que Moustapha Niasse, vu son âge, vu qu’il n’appartient pas au parti, vu également le camp d’en face au niveau de l’opposition où c’est relativement jeune, beaucoup ne verraient pas un bon choix sur Moustapha Niasse comme tête de liste. Si maintenant c’est quelqu’un d’autre de l’Apr, soit c’est Mimi Touré, soit le Premier ministre qui est choisi, là aussi vous voyez que ça peut créer des états d’âme au niveau de certains alliés.

La gestion des transhumants

Maintenant, il y a une cinquième problème qui guette la coalition Benno, c’est tous ces alliés de la 25ème heure. Le dernier cas en date, c’est le ralliement de Souleymane Ndéné Ndiaye. Il vient rejoindre le président Macky Sall, mais il ne se reconnait ni dans l’Apr, ni dans Benno. C’est le cas d’Ousmane Ngom aussi. Ils constituent beaucoup plus de problèmes pour le président Macky Sall qui déjà en suffisamment avec son parti, en a suffisamment avec sa coalition et va devoir maintenant composer avec des alliés qui ne sont ni dans l’un, ni dans l’autre. Voila toutes les difficultés qui se dressent sur le chemin de la coalition Benno Bokk Yakaar.

«On dit que les erreurs politiques se paient cash»

Mais plus globalement, Macky Sall aujourd’hui est rattrapé par le non respect de sa promesse de réduire son mandat de 7 à 5 ans. C’est une erreur politique et on dit que les erreurs politiques se paient cash. Je m’explique : Si Macky Sall avait respecté sa promesse de réduire son mandat à 5 ans, l’élection présidentielle va précéder celle législative. Vu les ambitions présidentielles qui existent au sien de l’opposition, on aurait assisté à une pluralité de candidature à cette présidentielle. Le Pds aurait présenté son candidat, Khalifa Sall aurait été candidat, tout comme Malick Gackou, Idrissa Seck, Pape Diop et on aurait en face de Macky Sall une opposition complètement éclatée par les ambitions personnelles. Il va, non seulement recueillir le dividende électoral en terme de récompense des électeurs pour le respect de sa promesse, mais il aura en face une opposition affaiblie parce que fracturée. Il aurait gagné facilement au premier tour. Ensuite, comme les législatives viendraient après, l’opposition aurait été tellement divisée à la présidentielle qu’ils n’auront pas le temps de colmater les brèches et de se retrouver comme c’est le cas aujourd’hui. Et là aussi, il aurait pu se payer une majorité confortable. Voila ce que Macky Sall est en train de payer comme erreur».

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Suspension immédiate des assemblées d’investiture au sein de Benno : Macky arrête le feu

Suite aux nombreux incidents notés lors des assemblées d’investitures organisées par la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (Bby), le chef de l’Etat, Macky Sall est sorti de sa réserve pour encore siffler la fin de la récréation. Dans une circulaire en date d’hier, mardi 23 mai, le patron de la mouvance présidentielle a ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues, non sans inviter ses camarades à rester à l’écoute de la Conférence des leaders.

Assez ! Le président de la République, Macky Sall, a été obligé, pour la énième fois, depuis son accession à la magistrature suprême, de taper du point sur la table pour calmer les ardeurs et la boulimie de ses camarades de parti et de coalition Benno, qui n’arrêtent plus de se crêper le chignon.

Après les échanges au dessous de la ceinture entre Yakham Mbaye et Moustapha Diakhaté ; la sortie au vitriol de ce dernier contre Aliou Sall ; les interviews incendiaires de Mame Mbaye Niang et autres attaques des secrétaires d’état contre leurs ministres de tutelle, c’est au niveau des investitures pour les prochaines législatives du 30 juillet que les Apéristes étalent encore leur divergence.

Alors que le feu couve de partout, Macky Sall d’Arabie Saoudite où il se trouve a été obligé de monter au créneau pour rappeler ses camarades à l’ordre.

Cette fois, c’est à travers une circulaire reçue hier, mardi 23 mai, à la rédaction de Sud Quotidien, que le Secrétaire général de l’Alliance pour la République (Apr), dans le but lit-on dans l’édit de «préserver la dynamique de victoire», a «ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues».

En termes clairs, le président de la République, demande à ses camarades de Bby d’arrêter ces investitures, qui ne finissent pas de créer des problèmes dans la presque totalité des localités du pays. Ne s’en limitant pas là, Macky Sall a notamment invité la mouvance présidentielle «à rester à l’écoute de la conférence des leaders, qui mènera, dans les meilleurs délais, les concertations nécessaires». Ce qui semble être une réponse aux nombreuses critiques portées à son encontre, notamment «son manque d’autorité» face à ce qui pourrait être comparé à une «armée mexicaine», où tous les coups sont permis. En définitive, le format des investitures, les quotas des partis, ainsi que les têtes de liste départementales comme celle nationale seront décidés au très haut sommet de Benno.

Les incidences et autres bagarres notées ça et là, dans le camp présidentiel le weekend dernier, semblent motiver cette décision «draconienne» du chef de l’Etat. En effet, le patron de Bby déplore, renseigne toujours la note, «quelques incidents regrettables notés lors des assemblées générales d’investiture tenues récemment». Il en a déduit que «certains camardes semblent ignorer totalement notre appel pressant et légitime, et adoptent un comportement très préjudiciable à la dynamique unitaire de la coalition».

Pour rappel, Benno s’est donné en spectacle dans diverses localités à l’occasion d’assemblées d’investiture, notamment à Kaolack, Mbour, ainsi qu’à Diourbel, etc.

A Matam, après l’investiture à la tête de liste départementale du questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia le weekend dernier, une autre assemblée d’investiture était attendue par le camp du ministre, Mamadou Tall, supposé être proche de Farba Ngom, demain jeudi.  

Toutefois, dans la circulaire visée en référence, le président Macky Sall n’a pas manqué d’engager l’ensemble des leaders, responsables et autres militants de la coalition Bby à faire prévaloir «la concertation, le consensus et l’équité, comme principes en vue des investitures pour les législatives, et à bannir la violence sous toutes ses formes, verbales, physiques, morales, dans le processus de notre engagement politique, citoyen et républicain». Mieux, et dans le but de garder intacts les chances de Benno de sortir victorieux aux élections législatives du 30 juillet prochain, Macky Sall a exhorté ses camarades «à rester mobilisés, unis, à faire preuve de dépassement et de solidarité, pour garantir à notre coalition».

Reste à savoir si cet énième sifflet pour arrêter la récréation sera cette fois entendu.

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Meeting de la coalition Mankoo Taxawu Sénégal : La libération de khalifa sall et le retour de karim exiges

La coalition de l’opposition Mankoo Taxawu Sénégal a tenu un grand rassemblement hier, vendredi 19 mai, au niveau du Boulevard du Général De Gaulle. Venus massivement prendre part à cette première manifestation de ladite coalition électorale, l’ensemble des leaders ont non seulement brocardé le régime de Macky Sall, mais surtout exigé la libération sans condition du maire de Dakar, Khalifa Sall, tout comme le retour du fils de l’ancien chef de l’Etat, Karim Wade. Ils se sont tous engagés à oublier leur personne pour bouter hors du pouvoir le Président Macky Sall.

Prévu à 15h sur le boulevard du Général De Gaulle, le grand oral de l’opposition regroupé autour de Mankoo Taxawu Sénégal contre le régime du Président Macky Sall, n'a pu démarrer qu'à partir de 17h 30mn, à cause des nombreux problèmes d'organisation. A tour de rôle, les leaders de la coalition se sont relayés pour clouer au pilori le régime en place et ainsi exiger la libération sans condition du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall en prison depuis mars dernier dans le cadre de la Caisse d’avance de sa mairie.

Prenant la parole, Me El Hadj Diouf du Ptp trouve que le maire de Dakar doit recouvrer la liberté dans la mesure où l’ancien maire de Dakar, Pape Diop a clairement indiqué que la Caisse d’avance de la mairie a toujours fonctionné de la sorte. Qui plus est, la robe noire député laisse entendre qu’un maire ne dispose pas de millions pour payer des fournisseurs, donc «Khalifa Sall n’a pas détourné de deniers publics», conclue-t-il. Allant dans le même sens, le patron du Ldr/Yessal, Modou Diagne Fada trouve que la place de Khalifa Sall n’est pas à Rebeuss, mais plutôt au niveau de sa mairie. Ainsi, tout en reconnaissant que la liberté ne se donne pas sur un plateau, il a informé que Mankoo va se battre pour remporter la majorité en 2017.

L'ancien président de l'Assemblée Nationale, non moins ancien maire de Dakar, Pape Diop de Bokk Gis Gis a abondé dans le même sens tout en estimant que la manifestation du jour montre que le peuple a tourné la page Macky Sall. Revenant sur la caisse d’avance de la mairie, il a précisé qu’aucun d’entre eux, que ce soit Khalifa Sall et lui, n’ont créé ladite caisse. Tout en informant que ladite caisse sert à venir en aide aux populations, il a révélé que les 30 millions de cette caisse ne peuvent pas servir à faire face aux nombreuses demandes des populations. A l’en croire, lorsqu’il était aux affaires, il n’a pu faire face aux sollicitations, en tant que président de l’Assemblée, que grâce aux fonds politiques. Il a par conséquent exigé non seulement la libération de Khalifa Sall, mais la «fin de l’exile forcé» de Karim Wade. Parce que, selon lui, ces derniers sont «des otages politiques de Macky». Cela, non sans s’engager à cheminer avec Mankoo.

LES LEADERS DE MANKOO S’ENGAGENT A S’OUBLIER

Prenant la parole, le leader du Fsd/BJ, Cheikh Bamba Dièye est revenu sur le rassemblement du jour de l’opposition. Pour lui, cela montre que le Président Macky Sall a tort de mettre Khalifa en prison. Rappelant que la place a connu de grands moments de lutte pour la démocratie dans ce pays, il trouve anormal qu'en 2017 les populations reviennent à cette même place pour réclamer la démocratie. Aux leaders de Mankoo, il leur a demandé de comprendre le message des populations présentes sur la place, et qu’il ne faut pas trahir sous aucun prétexte. Embouchant la même trompète, le patron de Rewmi, Idrissa Seck a rappelé la demande formulée par l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, implorant tous les leaders de Mankoo à oublier leur personne pour stopper le gaspillage et la dilapidation des ressources du pays. Pour lui, ladite demande a été acceptée et qu’aucun leader n’ose trahir cette demande des populations, formulée à travers la grande mobilisation. A l’en croire, l'ensemble des leaders de Mankoo sont prêts à offrir au peuple sénégalais la véritable clé qui permettra de stopper les dérives de Macky. Il a par conséquent invité les leaders de Mankoo à prendre l'exacte mesure des attentes du peuple pour répondre à ses aspirations.

LE REGIME DE MACKY EGRATIGNE

L’ancien Premier ministre de Wade n’a pas manqué de jeter de grosses pierres dans le jardin du régime de Macky Sall. Pour Idrissa Seck, le chef de l’Etat n’a aucun bilan à présenter aux Sénégalais. C’est ce qui explique, à son avis, «ses agressions répétées contre ses adversaires politiques». Lui emboîtant le pas, son poulain député Thierno Bocoum trouve qu’au Sénégal il n’y a ni «d’hommes forts», ni «d’Institutions fortes». Pour ce faire, il pense qu’il urge de changer cette Assemblée nationale. Le Secrétaire national adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr invite, par ailleurs, le peuple à se lever pour parer à la volonté du régime en place de frauder lors des élections législatives. Il révèle que les listes affichées au niveau des préfectures sont entachées d’irrégularité, de manquements. Par conséquent, il pense que le prochain combat de Mankoo et du peuple doit consister à refuser que le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, membre de l'Apr, soit l'organisateur des législatives. Parlant toujours des élections prochaines, le député coordonnateur du Fpdr, Mamadou Diop Decroix estime que le peuple s'est levé non seulement pour exiger la libération de Khalifa Sall, mais surtout des élections transparentes, le 30 juillet prochain. A noter que l’ensemble des leaders de Mankoo Taxawu Sénégal a répondu présent à cette mobilisation.

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7éme passage du gouvernement à l’assemblée nationale : Dionne déroule, l’opposition charge

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a effectué hier, jeudi 18 mai son septième passage à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions d’actualité des députés. Pour cet avant-dernier face à face, le Premier ministre et son gouvernement ont saisi l’occasion pour s’étaler sur certaines questions notamment la présence du riz en plastique au Sénégal, l’adoption du code de la presse, l’état des lieux du processus de la refonte du fichier. Quant à l’opposition, elle a saisi cette occasion pour charger à nouveau le gouvernement sur différents sujets.

DISTRIBUTION DES CARTES D’IDENTITÉ BIOMÉTRIE AVANT LES LÉGISLATIVES : Abdoulaye Daouda Diallo rassure

Tous les 6 millions de sénégalais inscrits sur les listes électorales obtiendront leur carte d’identité biométrie Cedeao couplée avec la carte d’électeur avant le 30 juillet. L’assurance est du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Répondant hier, jeudi 18 mai, à une interpellation des députés sur l’état des lieux du processus de la refonte du fichier électoral notamment la situation de la confection des nouvelles cartes d’identité biométrie et le rythme de leur distribution, Abdoulaye Daouda Diallo s’est montré rassurant.

Il a indiqué que son département prendra toutes les dispositions pour permettre aux citoyens d’entrer en possession de ce document avant le jour des législatives.

Soulignant par ailleurs que plus d’un million de cartes déjà produites sont en état de distribution, Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé également que les 550 commissions d’enregistrement des électeurs seront doublées pour faciliter la distribution des cartes d’identité et ce, jusqu’à à la veille des élections. Auparavant le ministre de l’intérieur qui a également rappelé que l’objectif initial de 4 millions d’électeurs est passé à 6 millions a dressé un bilan satisfaisant de la première phase de la refonte du fichier électoral.

BARTHELEMY DIAS, DEPUTE SOCIALISTE : «Le peuple reste sur sa faim»

«Cela était une plateforme pour le parti au pouvoir de faire de la politique. Ce qu’il faut retenir c’est que le peuple reste sur sa faim parce que le ministre de l’intérieur nous a effectivement indiqué qu’il y a eu 6 millions d’inscrits. Il y a eu selon les dires du ministre de l’intérieur 3 millions de cartes produites. Il n’a pas indiqué combien de cartes seront mises à disposition. Je voudrais dire que les chiffres de la coalition Mankoo Takhawou Sénégal sont de vrais chiffres. Sur 6 millions d’inscrits, aujourd’hui, il y a moins de 1 million de cartes qui ont été distribuées aux sénégalais et ça c’est inadmissible ! C’est la raison pour laquelle nous considérons que nous sommes toujours sur notre faim. D’autres questions ont été élaborées dont le pétrole et le gaz mais vous comprendrez que le premier ministre malheureusement n’a pas voulu aller dans le fond. Il s’agit d’accusations très sérieuses sur des détournements de ressources naturelles. La question qui est posée c’est de savoir est ce que ces accusations sont fondées ou pas. Je pense que si elles étaient infondées le procureur de la République serait autosaisi. A défaut, je pense que tout de même les personnes qui sont visées, ciblées ou accusées auraient dû porter plainte au moins pour diffamation. Ce qui n’est pas le cas. La question posée aujourd’hui au gouvernement par le peuple sénégalais est de savoir si ces ressources sont utilisées pour faire des deals sur le dos du peuple sénégalais ou pas. Mais pas de savoir si du pétrole ou du gaz ont été trouvés ou pas. Je pense que sur cette question, les sénégalais ne sont pas malheureusement pas satisfaits».

 

DEMBA DIOP, «DIOP SY» : «Nous sommes sortis de cette plénière satisfaits»

 

«Nous sommes sortis de cette plénière satisfaits. On a posé plusieurs problèmes que les gens sont en train de discuter dans la vie courante ou bien dans les villes. Il y’a des explications qu’on nous a fournies et qui sont très claires. Ces réponses permettront à tout un chacun d’analyser et de voir exactement mais aussi de faire la comparaison entre ce que les gens disent et la réalité. Cela nous permet également en tant que députés d’avoir des informations officielles parce qu’on avait que des informations issues de la presse. Dans d’autres domaines aussi, on a posé le problème sur lesquels l’État du Sénégal a reconnu qu’il y’a des carences. Par exemple, moi, j’ai posé un problème sur les sapeurs-pompiers notamment sur la défaillance au niveau de l’encadrement et le problème de leur sous équipement parce qu’il y’a eu beaucoup d’incendies dans le pays et des accidents de la circulation dont le bilan tourne autour de 336 morts cette année à moins d’un trimestre».

THIERNO BOKOUM : «Il ne s’agit rien d’autre, que d’une tribune politique donnée au gouvernement»

«Il faudra d’abord signaler quelque chose, vous avez tous observé que les députés ont eu deux réactions. La première, c’est de poser une question qu’ils ont déjà envoyé au Premier ministre. Cela ne sert à rien du tout. C’est des questions préparées. La deuxième réaction, c’est d’applaudir après que le Premier ministre ait fait sa campagne électorale, sa démonstration ou sa campagne déguisée, pour être clair. Il ne s’agit rien d’autres que d’une tribune politique donnée au gouvernement pour faire un bilan, travailler sur un bilan. Très franchement, c’est très dommage qu’on en arrive à ces situations-là. Nous avions dit que nous n’allions pas assister à ça, mais vous savez, quand on vous offre une scène de théâtre,vous avez le choix de venir ou de ne pas venir parce que vous savez que si vous venez vous ne verrez pas quelque chose de sérieux.

En tant que député, je n’ai jamais pu poser une question au Premier ministre tout simplement parce que la manière dont les choses sont organisées ne me permet pas de poser une question. Il n’y a pas de dialogue. C’est une discussion entre les mêmes personnes de la majorité. C’est la majorité qui discute avec la majorité. Ce n’est pas sérieux. C’est une mise en scène. L’autre aspect, c’est que nous avons entendu les réponses du Premier ministre et les membres du gouvernement. Mais sur pas mal de leurs réponses, ce n’est finalement que de la répétition, le ministre de l’intérieur qui vous dit qu’on a produit 3 millions de cartes et qu’on va essayer de distribuer, alors qu’en réalité, ils ont annoncé 6 199 000 inscrits. Est-ce qu’on doit donc parler de 3 millions seulement de cartes qui ont été produites ? Ensuite, combien de cartes ont été aujourd’hui distribuées au moment où nous parlons ? Les informations que nous avons, c’est 900 000 cartes sur ces 6 199 000 annoncées. En plus, on a l’impression qu’il y a une distribution sélective des cartes d’électeurs parce que beaucoup d’inscrits de leur camp ont vu leur récépissé photocopié et gardé.,

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