Politique

Grand rassemblement contre Macky Sall, annonce par y’en a marre le 7 avril : Les enseignants de l’apr portent la réplique...

Vingt-quatre après l’annonce par le mouvement Y’en marre de son grand Rassemblement noir du peuple programmé pour  le 7 avril prochain, le Réseau des enseignants de l’Alliance pour la république (Apr) apporte la réplique à la bande à Fadel Barro. En conférence de presse hier, jeudi 30 mars, Youssou Touré, coordonnateur dudit réseau, et ses partisans ont sérieusement émis le doute sur la capacité de la bande à Fadel Barro à mobiliser.

Selon ainisi Ahmet Tidiane Diallo, porte-parole du jour du  Réseau des enseignants de l’Apr, «le mouvement Y’en a marre est en agonie et n’a plus son aura d’antan». Mieux poursuit-il encore, «ce mouvement perd de plus en plus en popularité et en crédibilité».   Crachant par ailleurs sur les menaces des jeunes Y’en a marristes de mobiliser un million de Sénégalais contre le régime en place, lors de leur rassemblement annoncé le 7 avril prochain, Ahmet Tidiane Diallo est monté au créneau. «Ils ne verront dans leur noir rassemblement que quelques jeunes rares égarés de noire réputation. Les jeunes sérieux de ce pays n’ont plus le temps d’être embrigadés dans des marches ou autres manifestations contre les décisions de justice. Ces jeunes sont dans les universités, dans les centres de formation, dans les usines, dans les ateliers, dans les rizières de la vallée ou dans le commerce».  

Outre cette réplique à la sortie des jeunes Y’en a marristes, le porte-porale du jour du Réseau des enseignants apéristes est également revenu sur la troisième édition du Conseil national de leur structure. Prévue demain, samedi 1er avril au Grand Théâtre, cette rencontre à laquelle sont attendus  2000 enseignants sera présidée par le chef de l’Etat, Macky Sall, par ailleurs  président de l’Apr. Se prononçant enfin sur les législatives du 30 juillet prochain, Ahmet Tidiane Diallo a déclarera que le Réseau des enseignants apéristes compte mobiliser près de 600 000 électeurs au profit de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby).

Pour rappel, avant-hier mercredi, le mouvement Y’en a marre est sorti de sa léthargie pour annoncer qu’il va reprendre la rue, en organisant une grand rassemblement le 07 avril prochain. Face aux journalistes, le coordonnateur des Y’en a marristes, Fadel Barro, avait indiqué que ce rassemblement visait « la dénonciation de la mainmise de Macky Sall et de ses partisans sur la justice ». Abondant dans le même sens, son camarade Thiat avait lui souligné  que le bilan des 5 ans du président Sall se résumait à « l’enrichissement illicite des membres de son clan, l’accaparement foncier, la manipulation de la justice à des fins politiciennes ».

... LA COJER ANNONCE UN CONTRE RASSEMBLEMENT LE 7 AVRIL

Réponse du berger à la bergère. Après la sortie du mouvement Y’en marre annonçant la tenue de son grand rassemblement noir du peuple sénégalais pour dénoncer les promesses non tenues par le régime en actuel mais aussi l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques politiciennes, la Convergence de la jeunesse républicaine(Cojer) annonce son propre rassemblement à la même date, même lieu et même heure pour contrecarrer la bande à Fadel Barro. Une bande à qui Thérèse Faye Diouf invite par ailleurs à s’expliquer d’abord avant de réclamer quoi que ce soit, sur le financement reçu de  Lamine Diak et de multiples Ong occultes.

Face à la presse hier, jeudi 30 mars, à la permanence nationale de l’Alliance pour la République, la coordonnatrice nationale de la Convergence de la jeunesse républicaine a, en effet, invité tous ses camarades à se rendre à la place de la Nation le 7 avril, tous habillés en blanc pour non seulement magnifier avec fermeté les importantes réalisations du président Sall depuis 2012, mais aussi protéger la stabilité et la cohérence sociale qui prévalent actuellement au Sénégal.«La Cojer fera face à toute tentative éhontée de sabotage de la marche inéluctable de notre pays vers l’émergence», a-t-elle notamment affirmer. Dans la foulée,  elle argumentera au sujet des réalisations du président Sall :«Qui, avant Macky Sall, avait entendu et vécu les bourses de sécurité familiale, la Cmu, ou encore qui ne vit pas les performances de la Senelec avec en prime une baisse du coût de l’électricité ? Qui ne mesure pas les centaines de forages, de châteaux d’eau et la remarquable politique hydraulique qui ont permis, grâce au Pudc, de donner à plus de 660 000 sénégalais de l’eau potable et d’électrifier plus de 1200 villages par le biais de l’Aser ?».

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Le PR Moussa Diaw de l’UGB de Saint-Louis sur la crise du pds : «Pas de doute que le maintien d’Oumar Sarr pose problème»

La crise profonde qui agite le Pds, depuis son retour dans l’opposition, est la résultante de plusieurs facteurs. Dans cet entretien à bâtons rompus avec Sud Quotidien, le Pr Moussa Diaw, enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, revient dans une démarche critique et détachée sur les tenants et aboutissements de cet enlisement progressif de l’ancien parti au pouvoir de 2000 à 2012. Non sans manquer d’indexer en premier la responsabilité de Me Wade et le «manque de capitaine expérimenté et légitimé » à la tête d’un parti actuellement sous la direction d’un coordonnateur « contesté et aux pratiques remises en cause», en l’occurrence Oumar Sarr, le député-maire de Dagana.

Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle du Pds,  cet ancien parti au pouvoir ?

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) a du mal à se remettre de sa défaite à l’élection présidentielle de 2012. Depuis, il est rattrapé par le syndrome d’une déstabilisation chronique lié à la perte du pouvoir nécessitant une cure d’amaigrissement avant de se refaire une nouvelle santé. Il est vrai que la chute à été difficile d’autant qu’elle est arrivée dans un contexte difficile marqué par une désaffection à l’endroit du politique et surtout des pratiques politiques sanctionnées par les citoyens remontés contre la majorité de l’époque. Résultat : le Pds s’est retrouvé dans l’opposition et ne s’est pas attelé à se réorganiser afin de prendre sa revanche d’autant qu’il est affecté par l’opération de lutte contre l’enrichissement illicite dans laquelle la plupart de ses leaders sont cités même si le fils de l’ancien président en portera le lourd fardeau. Ensuite, le chef du parti, âgé et vivant en France n’arrive plus à contrôler son parti, affaibli par le départ de la plupart de ses leaders qui ne se reconnaissent plus dans le nouveau discours de son intérimaire, Oumar Sarr.

Aujourd’hui, l’absence de renouvellement de leaders, de projet alternatif, d’orientation nouvelle, ajoutée à la fronde des fidèles de l’ancien président et la décision de les exclure du parti, constituent une nouvelle étape dans l’enlisement du Pds dans ses querelles internes. Par manque de capitaine expérimenté et légitimé, le bateau du Pds risque de subir malheureusement  un naufrage inévitable. Dans cette épreuve, l’ex-président Wade aura une grande responsabilité, car il aurait dû préparer la relève, passer la main et contribuer à refaire le parti avant de prendre ses distances en France.

Cette situation d’enlisement a-t-elle un lien avec le leadership Oumar Sarr ? Peut-on penser qu’Oumar Sarr est d’une certaine manière en train de fragiliser le Pds ?

Effectivement, le coordonnateur est contesté et ses pratiques remises en cause. Il suffit d’entendre la réaction de certains leaders comme Aïda Mbodj sur les visites sur le terrain pour comprendre le malaise qui sévit dans le parti. L’organisation de la fronde par Pape Samba Mboup et Farba Senghor exprime clairement le manque de légitimité du coordonnateur et la contestation de ses méthodes qui ne sont pas appréciées par les anciens proches collaborateurs du chef du parti. Ils se réclament fort de membres fondateurs du Pds et d’ailleurs, ils sont surpris de leur limogeage du parti pour lequel ils ont mené de redoutables combats. Ils semblent être déçus de la nouvelle direction du Pds au moment où l’on parle de rassemblement et d’unité dans la perspective des élections législatives de juillet prochain. Il est évident que ces départs du Pds vont fragiliser considérablement le parti puisque ce n’est pas le moment d’approfondir la crise par ces exclusions. Il ne fait pas de doute que le maintien d’Oumar Sarr pose problème, quant à la cohérence et les choix stratégiques en faveur de la reconquête du pouvoir.

Le parti a-t-il perdu réellement de son poids avec ces départs continus de leaders ?

Bien entendu, cette décision d’exclure d’anciens compagnons de Wade dans cette période pré-électorale me paraît être une erreur et accélère la descente aux enfers de ce principal parti de l’opposition qui devrait servir de locomotive à l’opposition mais on a préféré ouvrir un autre front qui risque de précipiter l’effondrement du parti. Par conséquent, c’est la démocratie qui en paiera un lourd tribut. Dans le même temps, il y a un risque énorme d’amoindrir les chances de l’opposition d’imposer une cohabitation aux prochaines élections législatives.

Le Pds ne risque-t-il pas, avec cette nouvelle donne, d’en payer le contrecoup lors des législatives et plus d’hypothéquer ses chances à un retour au pouvoir en 2019 ?

Effectivement, cette crise au sein du Pds fera des heureux au niveau de la majorité puisqu’elle intervient dans un contexte où le leitmotiv global de l’opposition est l’union pour réaliser une liste unique mais surtout préparer l’autre grand rendez-vous électoral de 2019. Si on rate les élections législatives de cette année, alors le rêve sera brisé pour 2019. C’est pourquoi, l’opposition et surtout les libéraux, ont intérêt à se mobiliser pour dépasser leurs  contradictions internes et externes et s’inscrire dans une logique de combat collectif afin d’espérer  réaliser  de bons résultats qui pourraient augurer un avenir meilleur à l’horizon 2019. Ceci ne peut se faire dans la dispersion  sinon l’opposition sera condamnée à rester longtemps dans cette posture qui pousserait ses membres à penser à la «  politique du ventre » ouvrant  la voie à la récupération politique, autrement dit, à la transhumance et au reniement aux principes de base relativement à leur parti d’origine. C’est une opportunité mais elle ne favorise nullement l’ancrage démocratique.

N’assiste-t-on pas en vérité, avec cette nouvelle crise, à une déwadisation du Pds et à l’émergence d’un Pds new look?

Pour l’instant, rien ne permet de l’affirmer mais les initiatives d’anciens leaders du partis qui ont créé leurs mouvements traduisent cette velléité du changement au sein du Pds. Ce qui n’est pas du goût de son Secrétaire général, familier d’anciennes méthodes de la gouvernance politique. Il faut un aggiornamento dans la gestion du parti pour l’ouvrir à des jeunes dans une perspective de circularité des élites et agir dans le sens d’une démocratisation à l’intérieur du parti pour qu’il n’apparaisse plus comme l’apanage d’une seule personne souhaitant se fossiliser à la tête de la principale formation de l’opposition. En tout état de cause, le ton est donné et cette tendance à la modernisation du parti semble être majoritaire contre l’avis du patriarche.  Ceci est-il le signe de l’émergence d’un Pds new look ? En tout cas, la configuration actuelle laisse transparaitre  des mutations qui risquent de modifier considérablement le Pds. L’avenir nous édifiera.

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Promesses trahies et instrumentalisation de la justice par Macky Sall : Y’en a marre décrète «Vendredi noir» le 7 avril

Fini la période de grâce pour le président Sall et son gouvernement. Le mouvement Y’en a marre va reprendre la rue. Après une période d’accalmie de près de cinq ans, Fadel Barro, coordonnateur dudit mouvement et ses camarades Y’en a marristes ont annoncé hier, mercredi 29 mars lors d’une conférence de presse consacrée au bilan des cinq de règne du président Macky Sall, la reprise de leur activités de contestation contre le pouvoir en place comme ce fut le cas en 2011 sous l’ancien régime libéral de Me Wade. Ils ont ainsi annoncé la tenue d’un grand rassemblement auquel, ils invitent le peuple à venir, habiller en noir, le 7 avril prochain à la place de l’Obélisque à partir de 15 heures pour disent-ils «dénoncer tous les écarts du régime finissant en place».

Mais aussi «toutes les promesses trahies» de l’actuel locataire du Palais de la République notamment, celles des 500 000 emplois par an aux jeunes qui continuent de braver la mer à abord de pirogues à la recherche d’un mieux-être en Europe ou encore la promesse de la fin des bons impayés aux agricultures du monde rural.

Face aux journalistes, le coordonnateur des Y’en a marristes, tout en soulignant que, «Y’en a marre ne se focalise pas sur une affaire particulière mais sur les cas des sénégalais» a indiqué que ce rassemblement vise la dénonciation de la mainmise de Macky Sall et de ses partisans sur la justice. Abondant dans le même sens, son camarade, Thiate, affirme que le bilan des 5 ans du président Sall se résume à l’enrichissement illicite du clan des membres de son clan, l’accaparement foncier, la manipulation de la justice à des fins politiciennes.

Ainsi pour mettre un terme à cette situation, il invite tous les sénégalais à venir le 7 avril à la place de l’Obélisque habiller en tee-shirt ou habit noir pour manifester leur mécontentement de la façon dont le pouvoir en place manipule la justice à des fins politiciennes.

Et, à ceux qui ne peuvent pas effectuer le déplacement à la place de l’Obélisque, le rappeur du groupe Keur gui de Kaolack demande de s’habiller en noir pour aller au marché ou au travail ou encore attacher des morceaux noir sur leur voiture pour montrer que la justice est devenue obscure sous Macky Sall.

Prenant la parole à son tour, Fou Malade a résumé le bilan des cinq ans du président Sall à une régression de la démocratie avec une utilisation de la justice à des fins politiques dont le dernier acte est l’opposition du procureur de la République à la liberté provisoire de Bamba Fall et compagnie.

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Elections législatives du 30 juillet : Cohabitation, une hantise pour macky !

“Je devrais m’adresser à une personnalité de la majorité pour conduire le gouvernement. (...) Personne ne désignera le Premier ministre à ma place, croyez-moi “. Ces propos ont été tenus par François Mitterrand sur les antennes de TF1, le 2 mars 1986. La France venait de connaître sa première cohabitation sous la 5ème République. Ce scénario devient de plus en plus probable au Sénégal. Il a même été évoqué par le président de la République, Macky Sall à Paris. Le Chef de l’Etat qui craint visiblement d’être confronté à une dyarchie à la tête de  l’Etat devant déboucher sur l’inversion des pouvoirs au sommet de l’exécutif, a attiré l’attention des Sénégalais sur les conséquences d’un tel scénario.

«Il y a des gens qui vont essayer toute sorte d’alliance pour nous imposer la cohabitation. Mais, les Sénégalais ne vont pas accepter ça. Surtout dans un contexte de crise mondiale». Ces propos sont du président de la République, Macky Sall lors de son dernier passage mouvementé à Paris.

Le Chef de l’Etat a bien raison d’évoquer un tel scénario qui pourrait se produire pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal. C’est une réelle probabilité qui, si elle se réalise, pourrait déboucher sur une crise inédite.

Dyarchie à la tête de l’Etat

«Le pouvoir ne se partage pas», disait un homme d’Etat français. C’est pourquoi, le président de la République accepte difficilement une quelconque dyarchie au sommet de l’Etat.

Au Sénégal, nous l’avons douloureusement expérimenté. La première dyarchie à la tête de l’Etat avait débouché sur la plus grande crise politique et institutionnelle du pays. C’était entre Léopold Sédar Senghor, alors président de la République et Mamadou Dia, président du Conseil. On connaît la suite. Le régime parlementaire a été enterré et depuis, le Sénégal vit avec un hyper-présidentialisme.

Les autres situations qui ressemblent à une dualité à la tête de l’Etat,  ont été sciemment créées par les présidents de la République. D’abord, c’est Abdou Diouf avec son tout puissant ministre d’Etat chargé des affaires et services présidentiels, Ousmane Tanor Dieng. Puis, il y a eu Abdoulaye Wade et ses fameux numéros 2. Seulement, le Pape du Sopi n’aimait pas ceux qui lorgnaient son moelleux fauteuil. Idrissa Seck et Macky Sall en savent quelque chose.

Quant au Président Sall, il refuse de structurer son parti. Au sein de l’Alliance pour la République (APR), on parle de structuration horizontale. Une belle trouvaille du chef, même si, comme le disait Paul Valéry «deux choses ne cessent de menacer le monde : l’ordre et le désordre». Makcy Sall en refusant la structuration de son parti, opte alors pour le désordre. L’APR ressemble à une armée mexicaine.

Si sous Diouf, il n’y a jamais eu de blocage des institutions, sous Wade, on avait frôlé certains incidents. Même si, très vite, le dépositaire de la légitimité a sifflé la fin de la récréation.

Mais en cas de cohabitation, le président de la République n’aura pas une telle facilité de se débarrasser de son Premier ministre qu’il n’aura d’ailleurs pas choisi, mais qui s’impose à lui grâce à la volonté populaire.

Absence de textes réglementaires

Contrairement en France où le Premier ministre est un Chef du gouvernement, son homologue sénégalais n’est autre que le Premier des ministres.

Mieux en France qui est une référence du Sénégal en tout, l’article 20 de la Constitution du 4 octobre 1958 encore en vigueur, règle le problème en cas de cohabitation. Cette disposition composée de trois alinéas stipule : «Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50».

Quant à l’article 5 relatif aux prérogatives du président de la République, il dit que ce dernier «veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités».

Dans la 5ème République, la France a vécu trois cohabitations. La première de 1986-1988 entre Mitterrand-Chirac. Elle avait été qualifiée de «combative». De 1993-1995, Mitterrand encore président, Balladur Premier ministre : on a parlé de «cohabitation de velours». Enfin de 1997-2002, entre Chirac et Jospin, c’est la «cohabitation au long cours».

Mais quelle que soit son appellation, la cohabitation devrait en principe entraîner l’effacement temporaire de la fonction présidentielle au profit du Premier ministre. 

Or, contrairement en France, au Sénégal c’est le Président de la République qui détermine la politique de la nation. Le Premier ministre ne fait que l’exécuter. Imaginez alors les conséquences en cas de cohabitation.

Raymond Barre, ancien Premier ministre sous Valéry Giscard d’Estaing avait estimé que la «cohabitation est un vrai danger pour les institutions de la Vème République. Dès lors, le Président n’a qu’une seule possibilité: se démettre».

Mais François Mitterrand ne l’entendait ainsi. Lors d’une conférence de presse, tenue 21 novembre 1985, le premier Président socialiste de la 5ème République avait déclaré ceci : “Le Président de la République est élu par le peuple pour une durée donnée, en la circonstance, c’est sept ans, et pendant ces sept ans il doit faire son devoir”.

Conscient de la dangerosité d’un tel scénario, Macky Sall perd son sommeil et s’active pour barrer la route à son opposition. Mais, ce ne sera pas facile. Mais avant, il faut qu’il résolve les problèmes dans son camp.

Le casse-tête des têtes de listes

La première équation à laquelle le Président Macky Sall sera confrontée, c’est la confection de la liste en perspective des élections législatives du 30 juillet prochain. Et pour cause, l’APR qui n’était qu’un «mouvement» en 2012, n’a absolument rien à voir avec ce parti présidentiel dont les membres n’arrêtent plus d’afficher leurs ambitions. Une boulimie qui risque de porter un énorme préjudice au Chef de l’Etat. Et ce n’est pas une mise en place du très contesté et contestable Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) dont le seul but est de «caser» une clientèle politique qui arrêtera l’hémorragie.

De Saint-Louis à Ziguinchor, de Dakar à Matam, la 13ème Législature ne cesse déguiser les appétits. Pis, la loi sur la parité n’est pas non plus pour arranger les choses.  

La gestion des alliés

En plus de la boulimie dont ses membres font montre, Macky Sall doit aussi gérer les désidérata de ses alliés qui n’entendent pas céder de la place aux Apéristes.Il sera difficile de faire accepter au Parti Socialiste, une formation en lambeau, d’avoir moins de députés (une vingtaine). Que dire l’Alliance pour les forces du Progrès (AFP) de Moustapha Niasse dont certains cadres ont déjà fini «d’imposer» leur leader pour conduire la liste de la coalition Benno Bokk Yakaar. La LD et le PIT voudront aussi occuper une place de choix sur la proportionnelle (liste nationale). C’est à se demander si Macky Sall n’aura pas à gagner en réduisant son mandat de sept à cinq ans. Ce qui lui aurait permis non seulement de rentrer dans l’histoire, mais aussi d’organiser la présidentielle avant les Législatives qui constituent le 3ème tour de la première élection.

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