Politique

Mouhamadou Ngouda Mboup, enseignant chercheur en droit public (UCAD) «Il reste une voie aux avocats de Khalifa Sall : C’est le juge des référés»

Le maire de Dakar, Khalifa Sall garde toujours ses chances d’obtenir une liberté provisoire. Ou du moins, c’est la conviction de Mouhamadou Ngouda Mboup, enseignant chercheur en droit public à la faculté des Sciences juridiques et politique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm (privée), l’enseignant chercheur a indiqué que l’ouverture de la treizième législature dont Khalifa Sall est membre constitue une possibilité offerte à ses avocats pour saisir le juge des référés dans un délai de quarante-huit heures à partir du 14 septembre prochain.

Invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm (privée), l’enseignant chercheur en droit public à la faculté des Sciences juridiques et politique de l’Ucad, Mouhamadou Ngouda Mboup, a indiqué que le maire de Dakar a toujours les chances d’obtenir une liberté provisoire en dépit des nombreux refus enregistrés par ses avocats.

Face à notre confrère Baye Oumar Gueye, Mouhamadou Ngouda Mboup a souligné que l’ouverture de l’installation de la treizième législature dont Khalifa Sall est membre constitue une possibilité offerte à ses avocats pour saisir le juge des référés dans un délai de quarante-huit heures à partir du 14 septembre prochain. «Depuis le 17 janvier 2017, il y’a eu une réforme judiciaire majeure. Le juge des référés a fondamentalement quarante-huit heures pour statuer à ce qu’une liberté fondamentale soit protégée sous les quarante-huit heures : c’est le président de la Cour suprême. Et, si les avocats de Khalifa Sall saisissent le juge des référés, il va statuer par ordonnance. Maintenant, l’urgence sera caractérisée lorsqu’à la veille de l’installation de l’Assemblée nationale, Khalifa Sall n’est pas libéré», indiqué Mouhamadou Ngouda Mboup.

La présence de Khalifa Sall est obligatoire

«A la veille de l’installation du parlement, à minuit, si Khalifa Sall a sa convocation, on devrait le laisser aller participer à l’investiture parce qu’on ne peut pas investir un député qui n’est pas présent. Dans le système sénégalais, pour investir un député, il faut qu’il soit présent, c’est la raison pour laquelle, on fait l’appel parce que si on fait l’appel et que Khalifa Sall n’est pas là, donc sa présence physique n’est pas avérée. Et, il faudrait s’assurer à ce qu’il soit là», ajoute encore l’enseignant chercheur en droit public à la faculté des Sciences juridiques et politique de l’UCAD. Et d’ajouter : «un député élu a le droit de demander à assister à son investiture. Le lui priver, revient à violer ses droits parce que c’est la constitution qui prime sur la loi pénale».

Auparavant, Mouhamadou Ngouda Mboup a estimé que la convocation du maire de Dakar, Khalifa Sall et sa présence à la séance d’ouverture solennelle de l’Assemblée Nationale prévue ce jeudi 14 septembre, sont obligatoires. Car dit-il, «au Sénégal, on n’a pas élu 164 députés mais on a élu 165 députés et c’est la raison pour laquelle, j’avais dit, les avocats de Khalifa Sall ont une procédure qu’ils n’ont pas utilisé que l’on appelle le référé administratif».

SudOnline

Vague de démissions à Bokk Gis Gis en France : Fatoumata Chérif Dia, candidate sur la liste de la coalition gagnante lors des législatives, allonge la liste

Une inquiétante vague de démissions. Après Ibrahima Thiam, coordinateur des fédérations d’Europe ; Ibrahima Wade, coordinateur du Benelux ; c’est autour de Fatoumata Chérif Dia, candidate sur la liste de la Coalition Gagnante dans le département Europe du Nord, du Centre et de l’Ouest, lors des législatives du 30 juillet dernier, d’annoncer sa démission de Bokk Gis Gis. Un divorce qui s’expliquerait notamment par l’ingratitude du président Pape Diop à son égard.

« C’est avec tristesse et soulagement que je vous adresse aujourd’hui ma (…) démission », écrit-elle dans une lettre dont copie a été transmise à Infos15.

« Je quitte le parti avec le sentiment du devoir accompli, même si je ressens une certaine frustration dans le sens où vous avez manifesté à mon égard une totale indifférence. Le parti s’est uniquement contenté de m’investir comme candidate à la députation sans me donner les moyens afférents à cette campagne. La coalition gagnante en France a payé le prix fort lors de ces dernières élections législatives », explique-t-elle.

L’ingratitude de Pape Diop

« Nul ne peut imaginer les difficultés, les privations et les sacrifices pour mener une campagne législative dans de telles conditions. Monsieur le Président, un seul de coup de fil d’encouragement ou de félicitations m’aurait simplement suffi. Militante de première heure en France, je me suis dévouée corps et âme pour le parti. En retour, je ne demande pas de la reconnaissance mais de la considération et du respect », fait-elle savoir.

Visiblement très déçue par le comportement du président de son ex-parti, Fatoumata Chérif Dia d’ajouter : « Mais lorsque je fais un point d’étape de mon expérience politique au sein de BOKK GIS GIS, je ne peux que déchanter et éprouver une profonde désolation. Il suffit de regarder avec un peu de lucidité la réalité du fonctionnement des instances du parti pour le comprendre. D’autres l’ont d’ailleurs déjà dit bien avant moi. »

« A force de ne pas prendre son destin en main, le parti bat de l'aile et n'est pas loin de l'implosion », déplore la démissionnaire.

Sur son avenir, elle dira : « Mon combat va se poursuivre désormais sous d’autres formes et ailleurs, avec le même rêve et la même passion de voir mon pays le Sénégal sortir de l'ornière. »

Une question coule de source après cette vague de démissions: Pape Diop a-t-il renoncé à son ambition de diriger le Sénégal ?

La question fait sens d’autant que le président de Bokk Gis Gis donne l’impression de s’endormir sur ses lauriers, cela à quelques mois de la présidentielle de 2019. Car son parti, qui avait réussi à entrer dans la cour des grands, en France, est en train d’arpenter le chemin inverse. Ce qui laisse penser que si la présidentielle avait lieu aujourd’hui, Pape Diop serait dans la catégorie des candidats ramasse-miettes, en France. A cause de son incapacité de trancher le différend qui opposait des responsables de la fédération de France, il avait aussi perdu beaucoup de militants. Manifestement, ces départs n’ont pas suffi à lui ouvrir les yeux, car Pape Diop est à présent en train de perdre les ténors de son parti à cause « de son manque d’ambition », mais aussi de son ingratitude supposée.

Cheikh Sidou SYLLA

Renforcement et création de nouveaux ministères : Ces hautes priorités de Macky IV

La liste du nouveau gouvernement dirigé par Mahammed Boun Abdallah Dionne, reconduit par le chef de l’Etat à la Primature a été publiée hier, jeudi 7 septembre, dans la soirée du jeudi 7 septembre. Dans celle-ci, il notée la création et le renforcement de certains départements. Un choix qui selon, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dione, est une réponse aux attentes des grandes espérances des Sénégalais.

Le pétrole et les énergies renouvelables, l’industrie, les mines, les transports aériens, le tourisme, la promotion de l’emploi des jeunes, la protection de l’enfance et des femmes, l’essor de la culture, sont les grandes priorités du nouveau gouvernement Macky IV. 

La déclaration du Premier ministre qui a précédé la lecture du gouvernement par le secrétaire général de la présidence de la République Maxime Jean Simon Ndiaye, l’atteste. En effet, le PM soutenant que le gouvernement devrait faire davantage des efforts dans la création d’emplois et sa promotion, grâce au renforcement des capacités productives, a dit qu’un ministère dédié spécifiquement à l’emploi, à l’insertion professionnelle, à l’intensification de la main d’œuvre a été créé.

LES FEMMES ET LES  ENFANTS PROMUS

«Dans le souci de promouvoir les politiques publiques ciblées autour des attentes et des espérances des Sénégalaises et des Sénégalais, un certain nombre de départements ont été mis en place pour la promotion de la femme», soutient le chef du gouvernement.  «En plus du ministère de la femme et de famille, il y’a aussi un ministère dédié à la protection de l’enfance qui sera adossé à la bonne gouvernance », dit-il.  Mieux, ajoute Mahammed Boun Abdallah Dionne, «il y’a aussi un ministère spécifique dédié à la microfinance et à l’économie solidaire, un département qui va cibler les jeunes et les femmes».

DEUX MINISTERES POUR GERER LE PETROLE ET LE GAZ

Les découvertes pétrolières et gazières sont à l’origine de beaucoup de réformes dont l’adoption d’un nouveau code minier. En plus de ces réformes déjà opérées, la gestion de ce volet est renforcée. En effet, deux ministères ont été instaurés. Un ministère des mines et de la géologie est créé. Un département qui vient s’ajouter au ministère chargé spécifiquement de l’industrie et des petites et moyennes entreprises.           «Le chef de l’Etat a souhaité mettre en place un ministère du pétrole et des énergies pour préparer le Sénégal aux premières exportations de gaz en 2021», a soutenu le PM.

Le tourisme et les transports aériens revalorisés pour vendre la destination Sénégal

«Le tourisme est une haute priorité qui mérite une attention particulière». C’est en ces termes que Mahammed Boun Abdallah Dionne a annoncé la création d’un département consacré à la gestion du tourisme. Mieux, en vu de faire la promotion touristique de la destination sénégalaise, «un dispositif spécifique est déjà mis en place pour la Casamance à travers la zone politique d’intérêt nationale». Les transports aériens et le développement des infrastructures aéroportuaires dont l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et la construction prochaine des aéroports secondaires sont autant de tâches qui seront confiées au ministre en charge de ce volet informe, le chef du gouvernement.

LES NOUVELLES TETES

Le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a publié hier, jeudi 7 septembre la liste des membres du nouveau gouvernement. 11 nouvelles personnes entrent dans ce gouvernement. C’est le cas de  l’ancien conseiller juridique du président de la République Ismaila Madior Fall qui est nommé  Garde des sceaux, Ministre de la justice en remplacement du Ministre Sidiki Kaba qui est désormais le ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur.

Le constitutionnaliste Ismaila Madior Fall a été également le président du comité national de l’initiative pour la transparence des industries extractives (Itie). L’ancienne directrice  de l’agence nationale de la recherche scientifique appliquée (Anrsa), le Pr Aissatou Sophie Gladima fait partie des nouvelles têtes. Elle  est nommée ministre en charge des mines et de la géologie, un nouveau  portefeuille ministériel. Ndèye Sali Diop Dieng occupe le poste de  Ministre de la femme, de la famille et du genre. Elle succède à Mariama Sarr qui désormais occupe le portefeuille de Ministre de la fonction publique.

Le secrétaire général du Pit Samba Sy est, quant à lui, nommé  Ministre du travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions. Il remplace son camarade de parti Mansour Sy qui quitte le  gouvernement. Mame Thierno Dieng entre comme Ministre de l’environnement et du développement durable en remplacement de Abdoulaye Bibi Baldé. L’ancienne journaliste de la Rts Aminata Angelique Manga occupe désormais le porte- de  Ministre de l’économie solidaire et de la micro finance. Abdoulaye Diop, pour sa part, est nommé  Ministre de l’emploi de l’insertion professionnelle et de l’intensification de la main d’œuvre. Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop est nommée  Ministre de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfance.

Le secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly devient Ministre de la culture en remplacement de Magnick Ndiaye. Moustapha Lo Diatta est devenu Ministre délégué auprès du Ministre de l’agriculture et de l’équipement rural chargé de l’accompagnement et de la mutualisation des organisations des paysannes. Auparavant il était secrétaire d’Etat chargé de l’accompagnement et de la mutualisation des organisations paysannes. Abdou Ndéné Sall, accède au poste de Ministre délégué auprès du Ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement chargé du développement  du réseau ferroviaire. Et Souleymane Jules Diop, passe de Secrétaire d’Etat à Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé du suivi du Pudc. 

MINISTERE DE LA CULTURE (TOUT COURT) : Abdou Latif Coulibaly remplace Mbagnick Ndiaye

On y verra peut-être un clin d’œil au fameux «2017 Année de la Culture», annoncé en début d’année par le chef de l’Etat Macky Sall...Toujours est-il que dans son discours d’hier, jeudi 7 septembre (nous ne sommes plus très loin de la fin 2017), le Premier ministre nouvellement reconduit dans ses fonctions, Mahammed Boun Abdallah Dionne a été clair là-dessus, laissant entendre que le Sénégal méritait un «grand ministère de la Culture». Un ministère de la Culture tout court, officiellement dirigé depuis hier, par l’ancien Secrétaire général du Gouvernement. Abdou Latif Coulibaly, qui a aussi été le ministre de la Promotion de la Bonne Gouvernance, remplace à la  Culture l’ancien patron du département depuis 2014, Mbagnick Ndiaye, appelé à d’autres fonctions : ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Francophonie.

Le département de la Culture lui-même change d’appellation, amputé qu’il est du secteur de la Communication, qui trouve refuge dans le nouveau ministère dirigé par Abdoulaye Bibi Baldé : le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique.

L’ancien journaliste, Abdou Latif Coulibaly, devient donc le quatrième ministre de la Culture, sous la présidence de Macky Sall…Après Youssou Ndour, tout premier ministre de la Culture, et du Tourisme, et Abdoul Aziz Mbaye.

Fatou NDIAYE, NDEYE AMINATA CISSE, Théodora Sy SAMBOU

SudOnline

39 ministres dont 8 femmes : Dionne 2, la continuité…

Le nouveau gouvernement de la République du Sénégal dirigé par Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre, compte 39 membres, comme le précédent. Seulement, une des particularités de cette équipe de Dionne 2 c’est qu’il est composé de 35 départements, 4 ministères délégués, pas de secrétaire d’Etat et 8 femmes. Soit 2 de plus par rapport au gouvernement sortant.

Au travail ! Le gouvernement de Dionne 2 est connu depuis hier, jeudi 7 septembre. Il compte le même nombre de ministres que le précédent. «Au total, nous avions dans le précédent gouvernement sortant 39 membres: ministres, ministres délégués et secrétaires d’Etat. Le chef de l’Etat a gardé, nous avait instruit de ne point dépasser ce nombre de 39 membres du gouvernement. Donc, c’est 35 départements, avec les nouveaux départements», a expliqué hier le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République pour les derniers réglages au palais de l’avenue Room.

Le nouveau gouvernement, c’est également la suppression des postes de secrétaire d’Etat qui étaient une particularité de l’équipe sortante. Toutefois, 4 ministères délégués ont été créés pour renforcer certains départements ministériels. «Et, dans ces départements, parfois, pour renforcer l’efficacité, le chef de l’Etat a souhaité adjoindre au ministre chef du département des ministres délégués», a relevé le Premier ministre.

DES SECRETARIATS D’ETAT DEVIENNENT DES MINISTERES DELEGUES

Ainsi que Souleymane Jules Diop, précédemment Secrétaire d’Etat au PUDC est nommée ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du PUDC. Abdou Ndéné Sall, ancien secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire devient ministre délégué auprès du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du Développement du réseau ferroviaire. Moustapha Lô Diatta, anciennement secrétaire d'Etat à l'Accompagnement et à la Mutualisation des Organisations Paysannes hérite du poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, chargé de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes. Birima Mangara, est maintenu comme ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget.

En outre, le nouvel attelage gouvernemental compte 8 femmes, un effectif revu à la hausse comparé à la dernière équipe qui n’en comptait que 6. Soit 2 femmes de plus. «Nous avions 6 femmes dans le précédent gouvernement. Le chef de l’Etat, justement parce qu’il consacre une haute priorité à la femme sénégalaise, vient de nommer 2 femmes de plus. Et dans ce gouvernement, nous avons 8 femmes», a expliqué le Premier ministre.

Il s’agit de Mariama Sarr, ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Ndèye Sali Diop Dieng, ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des productions animales, Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des Téléservices de l’Etat et Maimouna Ndoye Seck, ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires. Il y a aussi Aissatou Sophie Gladima Siby, ministre des Mines et de la Géologie, Aminata Angélique Manga, ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance.

LES NOUVEAUX DEPARTEMENTS

Dionne 2 c’est en fin les nouveaux départements créés. «Le nouveau gouvernement de la République du Sénégal est marqué par la continuité, mais toutefois avec une inclinaison toutes particulières au tour des attentes et des grandes espérances des Sénégalaises et des Sénégalaises et des Sénégalais», a déclaré Boun Dionne. Ces nouvelles créations sont le ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main d’œuvre, confié à Abdoulaye Diop, maire de Sédhiou et jusque-là directeur général du COSEC et celui en charge de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance. Il y a aussi le ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance, le ministère des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires. De même, les ministères du Pétrole et des Energies, comme celui des Mines et de la Géologie en plus du genre ajouté à l’appellation du département en charge de la Femme et de la Famille.

Donc Mahammed Boun Abdallah Dionne peut annoncer la couleur: «au total, comme il nous l’a dit tout à l’heure, la mission continue».

DIX MINISTRES PERMUTENT LEURS PORTEFEUILLES

La liste des membres du nouveau gouvernement a été rendue publique hier, jeudi 7 septembre. Une permutation de postes est intervenue dans la nouvelle équipe constituée autour du Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Au total, dix anciens ministres ont, en effet, permuté de portefeuilles.

Le Président de la République a procédé hier, jeudi 7 septembre, à un remaniement du gouvernement. Cependant, il est à remarquer que ce nouveau gouvernement a connu des permutations de certains ministres. Quelques portefeuilles ont changé de mains, à commencer par le ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Ce département est désormais dirigé par Sidiki Kaba qui était jusque-là Garde des Sceaux, ministre de la Justice. En effet, il n’est pas le seul à permuter de ministère. L’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye a également quitté son département pour atterrir au ministère de l’Intérieur. Un poste qui était jusque-là occupé par Abdoulaye Daouda Diallo. Ce dernier est désormais titulaire au ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement. Il remplace à ce poste Mansour Elimane Kane qui a été nommé ministre du Pétrole et des Energies (nouveau département).

La permutation de portefeuilles ministériels n’a pas non plus épargné Mariama Sarr. Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance jusqu’ici, elle a été nommée ministre de la Fonction Publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du Service Public. Quant à Yaya Abdoul Kane, il a été nommé ministre de la Gouvernance Territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire en remplacement de Abdoulaye Diouf Sarr qui est désormais ministre de la Santé et de l’Action Sociale en remplacement de Awa Marie Coll Seck, limogée. Le remaniement ministériel a également touché l’ancien ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. Celui-ci a été nommé ministre de l’Intégration Africaine, du NEPAD et de la Francophonie. Parmi ces ministres qui sont restés dans la nouvelle équipe gouvernementale mais qui ont changé de département, il y’a aussi Abdoulaye Bibi Baldé. L’ancien ministre de l’Environnement et du Développement Durable est à la tête du département de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie Numérique. Il est en de même pour Mame Mbaye Niang. Ce dernier a quitté la Jeunesse, l’Emploi et la Construction Citoyenne pour hériter du Tourisme. En somme, dix ministres ont changé de postes dans ce nouveau gouvernement dirigé par Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

DIONNE 2 - LES DEPARTS : Awa Marie Coll Seck quitte, avec quatre autres ministres

La liste de la nouvelle équipe «de combat» du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, pour la présidentielle de 2019 a connu plusieurs départs. Le chef de l’Etat, Macky Sall, qui s’est résolument engagé dans la quête d’un second mandat à la tête du pays, a préféré se départir de certains de ses ministres au profit de nouvelles têtes. Au total, ce sont six membres de la précédente équipe gouvernementale qui ne siégeront plus à la table du Conseil des ministres. Sur cette liste des départs, on peut citer Awa Marie Coll Seck. En poste depuis le premier gouvernement du président Sall, elle quitte le département de la Santé et de l’Action sociale, à la grande surprise, après environs 5 ans de service. Mankeur Ndiaye qui avait remplacé Alioune Badara Cissé n’a pas lui aussi été reconduit au département des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Il n’est plus membre du gouvernement.

Un autre désormais ancien ministre en place depuis le premier gouvernement du régime de Macky Sall, Mansour Sy cède sa place, à la table du Conseil des ministres, à son camarade et patron de son parti (PIT), Samba Sy, qui devient le nouveau ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions. Viviane Laure Elisabeth Bampassy, qui était jusqu’ici ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, quitte elle aussi son poste. De même Khadim Diop a été remplacé par Mbagnick Ndiaye au ministre de l’Intégration Africaine, du NEPAD et de la Promotion de la bonne Gouvernance. En plus de ces ministres, il faut aussi citer les secrétaires d’Etat, Yakham Mbaye et Youssou Touré, respectivement Secrétaire d’Etat à la Communication et à l’Alphabétisation et langues nationales qui ne font plus partie du nouvel attelage gouvernemental.

DES INDEBOULONNABLES : Dr Augustin Tine et Aminata Mbengue Ndiaye les doyens

Rendu public hier, la liste de la nouvelle équipe de «combat» du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne n’a pas connu que des départs, des changements ou jeux de chaise ou encore de nouveaux arrivés. À côté de ceux-là, il y a également des ministres qu’on pourrait qualifier «d’indéboulonnables». Au nombre de dix, ces ministres n’ont pas été affecté par le vaste chamboulement du gouvernement opéré par le chef de l’Etat. À la tête de ces ministres qui ont été confirmé à leurs postes, il y a notamment le Dr Augustin Tine. A la tête du département des Forces Armées depuis le premier gouvernement du président Macky Sall, Augustin Tine, à la suite de cette confirmation, se positionne avec sa collègue Aminata Mbengue Ndiaye, confirmée également à la tête du département de l’Élevage et des Productions animales, comme les doyens du gouvernement de ce régime.

À côté des deux, les autres ministres à garder leurs portefeuilles, après ce remaniement, sont, entre autres, Amadou Bâ qui reste au département de l’Économie, des Finances et du Plan, Serigne Mbaye Thiam à l’Éducation nationale, Mary Teuw Niane, à l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Matar Ba toujours patron des Sports. Il y a aussi Khoudia Mbaye et Mansour Faye qui reste respectivement ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat et ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, malgré leur élection sur la liste départementale de Saint-Louis lors des derniers législatives. Birima Mangara est aussi confirmé ministre Délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, de même qu’Alioune Sarr, au département du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme  et Oumar Gueye au ministère de la Pêche et de l’Économie maritime.

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MODOU DIAGNE FADA, RDR/YESSAL, SUR LE CHANGEMENT AU MINISTERE DE L’INTERIEUR : «Un homme du sérail est parti, un autre du système est venu»

Parlant du départ d’Abdoulaye Daouda Diallo du ministère de l’Intérieur de la Sécurité publique, Modou Diagne Fada, leader du Rdr/Yessal dit ceci: «Moi, je n’ai jamais demandé le départ d’Abdoulaye Daouda Diallo. Parce que j’ai toujours dit que le problème n’était un problème personnel, mais un problème de système. Son départ ne me surprend pas. Je l’ai presque même dit lors de ma dernière conférence en de presse. C’est un homme du sérail qui est parti, et un autre du système est venu. En clair, les revendications vont rester les mêmes. J’aurais dû comprendre qu’on mette en place un ministère chargé des Elections. Et, ceci aurait dû être perçu comme un signal fort…» Poursuivant son commentaire, Modou Diagne Fada trouve que c’est de la «continuité». Selon lui, «la montage a accouché d’une petite souris. Parce que pour une fois, à l’occasion d’un remaniement gouvernemental, le président Sall avait capté l’attention. Depuis deux jours, on attendait le nouveau gouvernement. Donc, il avait une belle occasion de marquer les esprits par de nouveaux visages, de nouvelles personnalités, par un changement de cap et d’orientation. Mais, aujourd’hui, le constat fait est que nous sommes dans la continuité». S’agissant de l’entrée d’Ismaïla Madior Fall, conseiller juridique de président de la République dans le nouveau gouvernement comme Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Il dit ceci: «il est depuis longtemps dans la galaxie marron-beige. Il a toujours joué un rôle prépondérant dans le management institutionnel de notre pays, aux côtés du président Sall. C’est vrai qu’il est dans son domaine. En tant que professeur d’Université (de droit) on ne peut que lui souhaiter bon vent. Bref, les Sénégalais s’attendaient à des changements beaucoup plus profonds, à des changements majeurs et une meilleure perception du message, à une meilleure réception du message que les Sénégalais ont envoyés au président de la République après les élections législatives dernières. Parce que la coalition Bennoo Bokk Yaakaar a obtenu à peine 50%. Et ceci veut dire que beaucoup des Sénégalais ne sont pas contents des résultats de l’action gouvernementale…»

DOUDOU WADE, PDS : «Au moins, il a respecté la Constitution»

«La première satisfaction, c’est que, pour la première fois, le président de la République s’est résolu à respecter notre Constitution. Parce que ni dans ses attributions en tant que président de la République, il ne pouvait avoir dans un gouvernement des secrétaires d’Etat. Et, notre gouvernement, en fonction de l’article 54, est composé simplement du Premier ministre, chef du gouvernement et des ministres. Par conséquent, nous avons attirés son attention, depuis le début, mais il s’est entêté. Heureusement, il a pu changer cela et a fini par balayer tous ces secrétaires d’Etats inutiles…»

CHANGEMENT AU MINISTERE DE L’INTERIEUR

«Tout le monde sait que nous devons changer de ministre de l’Intérieur. Vous et moi savions que nous avons assistés à des élections les plus mal organisées dans l’histoire du Sénégal. Moi, Macky Sall me doit un préjudice. Car, je n’ai pas voté, alors que j’ai une carte électorale. Il en est ainsi pour des milliers de sénégalais. Et cela, Abdoulaye Daouda Diallo l’a fait à dessein». Concernant de la création d’un tout nouveau ministère dédié à l’Emploi des jeunes il dit ceci: «en réalité, depuis 2012, nous n’avions pas fait quelque chose sur l’emploi». Et pour ce qui est du changement au ministère de la Santé, M. Wade est formel: «la santé est malade. Madame le ministre de la Santé devait partir depuis longtemps. En effet, le docteur Mame Mbayang Dione, député à l’Assemblée nationale avait adressé une lettre, en 2012, au ministre Eva Marie Coll Seck l’informant que si rien n’est fait, il y aura une catastrophe à l’hôpital Le Dantec avec la radiothérapie et elle n’a jamais réagi, jusqu’à présent. Jusqu’à ce jour, on n’arrive pas à commander ça parce que les deux radios arrivées appartiennent à l’hôpital Dalal Diam…»

OUSMANE SONKO, PASTEF : «Ce sont des mesures cosmétiques…, rien de nouveau dans les cieux»

Faisant la lecture de l’exposé des motifs, Ousmane Sonko parle d’un «grand cirque». Selon lui, «nous assistons à un grand cirque lu par le Premier ministre et qui ne tient à rien, en ce sens que tout ceci existait déjà connu. Il n’y a que des changements d’appellations. Au moment où je vous parle, dans deux jours, il y aura une grande manifestation en Casamance contre la gestion nébuleuse du zircon qu’on a donné à des Chinois dans des conditions extraordinaires et en menaçant tout un écosystème». S’agissant des infrastructures, il soutient que «c’est le plus gros scandale de ce pays». Sur le volet emploi qui a fait l’objet de création d’un nouveau ministère, le tout nouveau député de la 13e législature déclare: «comment pouvez-vous imaginer une politique de l’emploi dans ce pays lorsque plus de 90% de votre économie est dans les mains des étrangers. Lorsqu’on continue à donner tous les marchés à des étrangers, avec des exonérations fiscales et qu’on leur permet même d’importer de la main d’œuvre, avec cette façon de faire, point de travail pour les jeunes.»

ENCORE UN HOMME DU PARTI POUR GERER LE MINISTERE DE L’INTERIEUR

«On a nommé un cacique du pouvoir qui a fait ces preuves. Partant de tout ce qu’il fait sur les mines, le zircon, je me demande s’il ne faut pas faire plus confiance à Abdoulaye Daouda Diallo qu’à Ali Ngouille Ndiaye. Donc, autant de choses qui nous font penser que ce sont des mesures cosmétiques pour détourner les Sénégalais mais, aucune des vraies questions qui interpellent les Sénégalais dans leur vécu. Ce qui justifie les problèmes du Sénégal… Bref, tant que Macky Sall sera à la tête de l’Etat du Sénégal, aucune question sociale, économique ne sera réglée. Que la jeunesse déchante avec Macky Sall…»

Ibrahima DIALLO, Mariame DJIGO, Nando Cabral GOMIS et Jean Pierre MALOU

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