Politique

Révélation de Bouna Mouhamed Seck : «Malick Gakou va justifier les millions qu’il détient»

L’Afp va fouiller la «fortune» de Malick Gackou qui défie Moustapha Niasse. Bouna Mouhamed Seck promet que le frondeur va devoir justifier devant l’Etat «l’origine de ses millions alors qu’il ne travaille pas».

Après la fronde de Malick Gackou, Malick Guèye et autres qui réclament une candidature de l’Alliance des forces de progrès (Afp) en 2017 contre la décision de Niasse, c’est Bouna Mouhamed Seck qui, cette fois-ci, sort de ses gonds. Le secrétaire national chargé des élections de l’Afp va plus loin que certains qui réclament des sanctions contre le numéro 2 du parti. Lors d’une Assemblée générale samedi à Saint-Louis, dans une salle archi-comble, le directeur de Cabinet du président de l’Assemblée nationale s’est intéressé à l’origine de la «fortune» de son camarade. «Malick Gakou a mobilisé des jeunes pour qu’on hue Moustapha Niasse. Il n’a plus affaire à Moustapha Niasse, car il va justifier les millions qu’il détient alors qu’il ne travaille pas. Nous connaissons l’origine de cet argent et l’Etat le sait», a-t-il affirmé. M. Seck précise : «C’est lui-même qui a demandé à Malick Guèye de convoquer la réunion de Bandia. Toutefois, il doit savoir que nous n’empêchons personne d’être candidat à l’élection présidentielle, mais il faut que cette personne ait le courage de sortir de l’Afp, de créer son parti et de déposer sa candidature.»

A l’issue de cette réunion, les Progressistes de Saint-Louis ont exprimé toute leur «solidarité» à leur leader à travers une résolution lue et approuvée à l’unanimité. Bouna Mouhamed Seck et ses camarades rappellent également que leur parti «ne saurait être à la merci d’un groupuscule d’individus dont le militantisme se résume à des ambitions personnelles démesurées aux antipodes de l’éthique politique et des valeurs de loyauté qui la caractérisent».

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Désenclavement de la Casamance : Un grand pont en avant

Macky Sall désenclave la Casamance. Mais les options qu’il a mises en œuvre pour ce désenclavement sont sujettes à réflexion. Plutôt que de miser sur une réhabilitation complète de la voie de contournement qui traverse Kaolack, Tambacounda et Vélingara pour Ziguinchor, les autorités ont choisi de renforcer leurs liens avec la lunatique Gambie de Yahya Jammeh.

L’espoir se lève au Sud. Entre inaugurations et réalisations (électoralistes ?), Macky Sall, qui préside le Conseil des ministres décentralisé à Sédhiou mercredi, a offert une belle semaine aux populations de la Casamance qui sont restées longtemps confinées dans un enclavement. Cette situation avait même rogné certains cadres qui l’ont assimilée à une indifférence, alors que la région est déchirée pendant plus de 30 ans par une rébellion indépendantiste qui a plongé la zone dans le chaos total.

Aujourd’hui, Macky Sall semble tenir ses promesses. Il avait annoncé que la Casamance sera le laboratoire du Plan Sénégal émergent (Pse). A écouter parler le Président Sall qui étrenne de nouvelles infrastructures routières et ferroviaires, le désenclavement de la Casamance ne serait plus qu’un vieux souvenir. Profitant de sa tournée économique entamée dans la région sud depuis le milieu de la semaine dernière, Macky Sall y a déroulé une véritable offensive de charme dont le point d’orgue reste le désenclavement de la zone. Ces derniers jours, les annonces se sont succédé dans la bouche du Président, toutes plus alléchantes les unes que les autres. Un de ses premiers actes à son arrivée à Ziguinchor a été de récep­tionner les deux navires Aguène et Diambogne, trait d’union entre Dakar et la capitale du Sud, Ziguinchor. Selon Macky Sall, «ces deux navires participent aux efforts de désenclavement de la région naturelle de Casamance et offrent une desserte plus en profondeur des terroirs sud de notre pays». Sans doute boosté par l’enthousiasme des populations, le Président est allé plus loin dans sa générosité en annonçant une subvention de 50% sur le prix des billets à bord de ces navires. Une subvention qui ne concerne d’ailleurs que les places de la classe économique qui seront vendues à 5 000 francs en lieu et place des 10 mille francs prévus.
Il est vrai que cela permettra aux populations de faire prospérer leur business presqu’en arrêt depuis 13 ans. Ces deux navires vont compenser un vide laissé par le Joola qui était aussi un bateau commercial avant qu’il ne sombre dans les profondeurs de l’Atlantique. Aline Sitoé Diatta, qui assure la desserte, avait de faibles capacités de fret, n’arrangeait pas les commerçants qui étaient contraints de recourir à d’autres moyens de transport pour rallier la capitale.
Malgré les tracasseries du bac et de longs détours, la route constitue un recours plein de périls. Le dernier acte de cette trilogie de charme en direction de la région sud reste la pose de la première pierre du pont sur le fleuve Gambie par le Premier ministre du Sénégal, Mohammad Boun Abdallah Dionne. Un pont dont la couleur avait fini de virer au rose tellement les nombreuses attentes de la partie sénégalaise ont fini en eau de boudin. Cela constituera une bouffée d’oxygène. Mais il faudra un jour supporter les humeurs de Yahya Jammeh qui ne respecte les règles de bon voisinage que selon ses intérêts du moment.
Même si l’objectif visé par tous ces efforts est totalement noble, les moyens employés invitent à la réflexion. En effet, l’on peut se demander s’il n’existait pas d’autres options plus rassurantes. Les transporteurs, le président du Syndicat des transporteurs routiers, Gora Khouma, en tête, ont toujours demandé aux autorités de mettre l’accent sur la route de contournement. Une façon plus flegmatique d’envisager les sautes d’humeur du dictateur gambien, toujours prompt à faire bloquer le bac de Fafarafégné au gré de ses humeurs. En effet, périodiquement, les voyageurs en partance vers le Sud du pays sont contraints de subir les lubies des douaniers et policiers gambiens si ce ne sont pas les autorités elles-mêmes qui font la preuve de leur mauvaise volonté.

Renforcement de la coopération avec la Gambie
Devant ces cas de figures, n’aurait-il pas été plus bénéfique pour le Sénégal de marquer son indépendance vis-à-vis du territoire gambien ? Une option qu’auraient privilégiée les transporteurs sénégalais, à savoir la réhabilitation de la route de contournement qui traverse Kaolack, Tamba, Vélingara et Kolda pour arriver à Ziguinchor. Il faut dire que les Américains, à travers le Millenium challenge account (Mca), ont déjà pris la mesure de l’importance de cette dorsale et engagé la réhabilitation de la Rn6. La logique voudrait que l’Etat du Sénégal vienne en appoint et réhabilite l’axe en entier, surtout dans sa partie septentrionale sérieusement dégradée. Mais au contraire, les autorités ont visiblement décidé d’opter pour des solutions qui renforcent encore la dépendance du Sénégal vis-à-vis du voisin gambien.

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CIRCULAIRE Prolifération des contrats spéciaux : Dionne signe la fin du désordre

Le chef du gouvernement est en guerre contre les prolongations tous azimuts des carrières des retraités et les contrats spéciaux. Mohammad Boun Abdallah a sorti une circulaire pour siffler la fin de la récréation.

Le Premier ministre du Sénégal veut y voir clair dans les contrats spéciaux et les demandes de prolongation de l’âge à la retraite. Depuis la semaine passée, il a sorti une circulaire pour demander à ce qu’ils soient soumis à ses services. Par cette circulaire, le chef du gouvernement, renseigne une source bien informée, essaie de mettre de l’ordre dans les services publics où on use et abuse de ces contrats spéciaux et de la prolongation de l’âge de la retraite. «Des abus ont été constatés dans l’octroi de la prolongation de l’âge à la retraite depuis quelque temps. C’est pour mettre fin à cela que cette circulaire a été prise. La demande doit être motivée», explique-t-on à la Primature. S’agissant des contrats spéciaux, un spécialiste du droit du travail explique le modus operandi utilisé pour les signer. «Il y a deux types de contrat spécial. Le 1er concerne les agents qui viennent avec les ministres et qui ne sont pas des fonctionnaires. Ils bénéficient de contrats spéciaux, mais une fois que le ministre est limogé, ils perdent leur contrat de travail». «L’autre catégorie est composée de travailleurs partis à la retraite, mais qui sont encore en activité dans des directions ou services de l’Etat», explique ce spécialiste du droit de travail.

Pour le Premier ministre, il est urgent de mettre «fin à ce désordre» qui grève les finances publiques. Si cette directive est exécutée à la lettre, le Trésor public pourrait se retrouver avec plusieurs millions d’économie. Car, soutient-on à la Primature, «les retraités de la fonction publique qui bénéficient de ces contrats spéciaux perçoivent  mensuellement leur pension et le salaire du contrat qui la plupart du temps est presque équivalent au salaire que le bénéficiaire percevait quand il n’avait pas fait valoir ses droits à une pension de retraite».
Pour rappel, plusieurs hauts fonctionnaires continuent d’exercer dans l’Administration après avoir atteint l’âge de la retraite. C’est les cas, entre autres, du directeur général des Elections, Oumar Top, des directeurs généraux des agences des Eco-villages et de la Grande muraille, Mamadou Demba Ba et Papa Waly Guèye ou le directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

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DU ÑAKK, le présage d’un futur meilleur par Saliou GOMIS- Secrétaire chargé de la vie politique BES DU ÑAKK /Paris

 

DU ÑAKK, le présage d'un futur meilleur
« Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission ». C'est sur ces paroles de sagesse que nous empruntons à l'intellectuel martiniquais Frantz Fanon devenu le chantre BES mondial de l'indignation contre toutes les formes d'injustice, que nous convoquons la nécessaire interrogation sur notre mission et notre rôle par rapport à l'histoire. Militer pour faire triompher l'idéal de justice et de développement est une noble action de bienfaisance envers ses semblables. Le nom évocateur de notre mouvement politique « BES DU ÑAKK», une indignation devant la situation d'un Sénégal incapable de créer les conditions d'une émergence sociale, politique et économique après cinquante ans d'indépendance. C'est pourquoi, notre responsabilité, dans un élan nouveau qui engendrera la société idéale de justice du futur dont « BES DU ÑAKK » est l'heureux présage, doit être engagée, ici et maintenant. D'abord, à travers le choix judicieux du projet de société que nous voulons pour le futur du Sénégal. Mais aujourd'hui avec l'interconnexion planétaire, la question des priorités en termes de politique de développement est décidée en relation avec les principaux acteurs de l'économie mondiale et de leur potentielle implication dans l'économie nationale en termes de financement, d'investissement et de marchés pour savoir dans quel monde nous allons agir. Quels seront les défis auxquels nous serons confrontés ? Et de quelles ressources disposons-nous pour réussir ?
En interrogeant certaines références mondiales dans divers domaines du savoir, ils nous introduisent dans le champ de la prospective en imaginant le monde dans quinze ans. Ainsi la substance de cette prospective pour les quinze prochaines années met l'accent sur les notions d'autosuffisance et de sécurité alimentaire de la planète, en particulier de l'Afrique et les évolutions technologiques qui vont bouleverser nos comportements et notre rapport à la notion de valeur. C'est ainsi que Bill Gates, cofondateur de Microsoft et sa femme Melinda Gates, expliquent dans leur lettre annuelle que la diminution de la mortalité infantile, l'autosuffisance alimentaire de l'Afrique, le paiement par téléphone portable et de meilleurs logiciels pour aider l'apprentissage devront être au cœur des préoccupations pour penser à un monde meilleur en 2030. De son côté, le site politico a demandé à quinze intellectuels ce quichangera dans les quinze prochaines années. Ils prévoient une baisse du prix de la cartographie individualisée du génome humain, un contrôle de leur fertilité pour les femmes, des cartes d'identité entièrement numériques, créant une e-citoyenneté, une meilleure reconnaissance du droit des pauvres, une plus grande ouverture des frontières, la fin du fossé entre les genres, plus d'investissement pour l'éducation des jeunes et dans la santé, et une révolution dans l'alimentation mondiale.
Il y a trois ans, les services secrets américains avaient aussi donné leur vision de 2030 : augmentation de la population mondiale (8,3 milliards de personnes), développement des villes, explosion de la demande en nourriture et en eau, multiplication des piratages informatiques, l'Occident dépassé par l'Asie dans le classement des plus grandes puissances mondiales.
Ces spécialistes, quoique partagés entre optimisme et fatalisme, nous éclairent d'une cartographie assez représentative de ce que sera notre avenir à moyen et long terme. Ce qui nous pousse à une attitude de responsabilité dans l'engagement pour un monde meilleur où nous devrons être à la hauteur des immenses défis de demain. D'où la question centrale du choix du projet de refondation nationale et des hommes de grande moralité qui porteront la parole du projet de société qui est le nôtre. Dans ce vaste mouvement de la société civile pour la refondation nationale « BES DU ÑAKK » qui axe sa philosophie sur un triptyque : concertation, décision partagée et écoute citoyenne et reprend à son compte les recommandations des assises nationales dont il a été partie prenante des travaux. Celles-ci rappellent la nécessité de refonder un Etat Républicain et démocratique. Ainsi peut-on lire dans ses conclusions : « C'est l'ensemble de l'arsenal institutionnel du Sénégal qui doit être rebâti autour des thèmes suivants : projet de nouvelle constitution, espace de participation citoyenne, ordonnancement institutionnel installant un juge des libertés, effectivité de l'équidistance de l'Etat vis-à-vis des confessions et des confréries religieuses, instauration de l'Etat de droit, rôle des ordres professionnels dans la régulation et le développement d'une culture de l'excellence, de la transparence et de la qualité des services au profit du plus grand nombre de citoyens. »
A travers le choix des hommes, qui dans un espace mondialisé doivent incarner des valeurs d'enracinement et d'ouverture, il est important que nous nous attardions sur le choix de son président qui doit en être un modèle achevé.
Dans cette optique, Mansour Sy Jamil est un homme multidimensionnel. D'abord par sa dimension morale et éthique, il incarne des valeurs morales partagées par l'ensemble des confessions du Sénégal qui font de l'homme un exemple de tolérance religieuse. C'est tout le sens de sa reconduction comme co-président du conseil mondial des religions pour la paix (WCRP). Position qui prouve que c'est l'homme, au sens divin du terme qui l'intéresse. C'est d'ailleurs ainsi qu'il faut comprendre sa déclaration de décembre 2014 parlant de « miracle de Dieu » à propos de la coïncidence des fêtes musulmanes du Mawloud et chrétienne de la nativité. Déclaration qu'il faut comprendre au sens des joies agrégées du peuple divers par ses religions, ses ethnies et ses traditions; sans vouloir forcément établir un quelconque parallèle.
C'est aussi un agent de développement avec une expérience de vingt six ans acquise à la Banque Islamique de Développement (BID), la première et la plus importante institution financière islamique.
Ensuite par sa dimension sociale, il est actif dans des projets à caractère social d'intérêt majeur pour l'émergence de citoyens modèles comme « Inond'action ».
C'est aussi un homme de gauche, formé d'abord dans le mouvement étudiant français par le biais de l'Union des Etudiants de France (UNEF Renouveau) où il avait des responsabilités à la section de la Sorbonne. Il sera ainsi formé à la source du syndicalisme français grâce à la proximité de l'UNEF Renouveau avec la CGT par des dirigeants comme Georges Segui et Henri Krazucki.
Son parcours passera par Londres où il séjourne comme Traducteur, ce qui lui permet de bien connaître la tradition Anglaise. Il séjourne aussi à RIAD où il passera près de trente ans dans le cadre de ses activités professionnelles. Ce qui contribue à façonner davantage sa vision du monde et en faire un homme politique de dimension exceptionnelle par la culture des civilisations exogènes et sa connaissance de la culture endogène.
L'action de Mansour Sy Jamil s'inscrit dans le prolongement du travail immense réalisé par les bâtisseurs de la nation Sénégalaise dans différents domaines qui font que l'homme Sénégalais soit libéré de toutes les chaines de pesanteurs et de servitudes et le rendent maître de sa destinée par la maîtrise de tous les domaines des sciences modernes. Et en faisant triompher les valeurs de progrès de civilisation sur l'obscurantisme des sociétés tribales, en abolissant les frontières ethniques et en bâtissant des solidarités religieuses et culturelles ciments de la nation.
●Au plan religieux, on peut citer les chefs religieux (Cheikh Omar Foutiyyou TALL, El Hadji Malick Sy, Mame Borom Touba, Mame Ibrahima Niass, Monseigneur Hyacinthe Thiandoum, ...)
●Au plan politique, des dirigeants comme Léopold Sedar Senghor, Lamine Gueye, Mamadou Dia, Cheikh Tidiane Sy,...
●Au plan de la production scientifique et Intellectuelle, on peut citer les professeurs Cheikh Anta Diop, Sémou Pathé Gueye, Iba Der Thiam,...
Mais cette présence sur la scène politique d'une personnalité atypique par son envergure intellectuelle et ses dimensions multiples (religieuse, sociale et interculturelle, intellectuelle, morale,...) soulèvent des critiques axées notamment sur la menace qu'il ferait peser sur la laïcité de l'Etat par sa casquette religieuse. Aussi apporte t-il des gazes et des réponses à l'ensemble des critiques formulées par les défenseurs d'une laïcité idéologique souvent dépassés par un monde en mouvement où la demande du religieux fait de plus en plus école pour faire face à la délinquance de la jeunesse dans certaines banlieues du monde Occidentale et dans les grandes mégalopoles urbaines. Mansour Sy Jamil a répondu de manière systématique à l'ensemble des critiques formulées contre sa présence dans le champ politique.
A ceux qui lui dénient la légitimé de conduire cette mission relevant du champ politique, en tant que chef religieux, il oppose les idées de Marx Weber dans « l'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme » qui montrent la place centrale du fait religieux dans l'avènement de la révolution capitaliste. Dans son ouvrage, Weber montre que la réforme protestante est à l'origine de l'éthique du travail du capitalisme à partir du XVIII s et a permis son développement.
Au plan idéologique, il oppose aux pourfendeurs de l'intrusion de la dimension religieuse dans le champ politique, incarnant une laïcité idéologique, les idées de l'intellectuel Italien de Gauche Antonio Gramsci qui a théorisé le caractère déterminant de l'élément culturel dans la contextualisation de toute révolution sociale. Cette capacité à réinterpréter les raisons de l'échec du Gramscien en Occident à partir de l'observation des rapports de forces sociales ( les forces dominatrices à l'œuvre n'étaient pas les mêmes en Russie d'octobre 1917 qu'en Occident (l'Italie du Nord, en Allemagne, en Hongrie)) est importante pour l'actualisation du Gramscien.
Cette lecture de contextualisation est à mettre en perspective aujourd'hui pour trouver des solutions politiques durables aux crises économiques multiformes qui secouent la planète : crise alimentaire, crise des subprimes, crise financière, crise de la zone euros,...En effet ces crises du système capitaliste viennent démentir de manière cinglante la thèse de la « fin de l'histoire » de Francis Fukuyama qui annonçait dans les années quatre vingt dix (90) l'adoption planétaire de l'idéologie de la démocratie libérale au détriment de toutes les autres idéologies politiques. Cela remet aussi en scelle la possibilité d'une autre lecture du monde que sous l'œil de la libérale démocratie et de l'application d'une autre politique sociale et économique notamment avec les mouvements des indignés (de puerta del sol, à occupy Wall street,...), la victoire de la gauche de la gauche du parti Syriza aux élections législatives de janvier 2015 en Grèce.
Au plan politique et personnel, il oppose à ces détracteurs des personnalités marquantes du monde Occidental qui ont le même profil que lui et dont les compétences et l'objectivisme n'ont pas souffert du statut de chef religieux ou fils de chef religieux dans la gestion des affaires de l'Etat telles que :
Joachim Gauck, pasteur luthérien, président d'Allemagne depuis 2012.
Angela Merckel, fille de pasteur protestant, Chancelière Allemande
Condeleezza Rice, fille de pasteur presbytérien, Secrétaire d'Etat américain en 2005
Cette mission contemporaine qui consiste à guider les masses dans un contexte de modernité marqué par des paramètres où le facteur de société de consommation est omniprésent, nécessite une approche multidimensionnelle, incarnée par un homme aux facettes multiples et à la congruence de plusieurs légitimités. Mansour Sy Jamil est par sa formation et sa trajectoire de vie une personnalité répondant parfaitement aux exigences de la présidence du parti de la refondation nationale.
Par les enjeux du futur qui sont devenus complexes, par la diversité des sciences qu'il faudra maîtriser pour être au rendez vous des décideurs de demain et par les problèmes à cerner qui sont aujourd'hui le corollaire des sociétés postindustrielles pour susciter l'homme libre, centre de tout développement durable, c'est devenu une nécessité historique de participer au cadre d'un élan d'indignation (BES DU ÑAKK) donnant sa place aux éléments techniques, culturels et religieux de la nation pour trouver un développement harmonieux.
C'est sur un hymne à l'effort pour être en veille permanente que nous concluons cet appel à la mobilisation pour être un parti fer de lance de la refondation nationale pour les batailles de développement du futur. A ce titre, nous sommes attendus pour apporter notre pierre à la construction nationale de l'Etat-nation Sénégalais. Nous sommes aussi attendus pour être une nation présente par la substance de son apport au rendez-vous du « donner et du recevoir » dont parlait le poète président Senghor. Face à l'immensité de la tâche, pour signifier notre modeste contribution à la construction nationale, eu égard à notre passage éphémère sur terre et à la modestie requise en toute chose, nous vous invitons à méditer cette assertion d'Hypocrate toujours d'actualité en politique :« La vie est brève, l'art est long, l'opportunité est fugitive, l'expérience incertaine et le jugement difficile. »
Saliou GOMIS, Secrétaire chargé de la vie politique BES DU ÑAKK /Paris

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