Politique

Forum  européen de Bes Du Niak sur le développement au Sénégal/ dimanche 25 octobre 2015 Paris 13 ème/Saliou GOMIS

 


Avec la participation de Mr Mansiour Sy Djamil, le chercheur et inventeur Mr Diouf ; Me Abdoulaye TINE du Barreau de Paris ; et Mr MBENGUE le modérateur


Je redis ici mon bonheur pour cette occasion d'échanger avec vous sur un thème d'une importance vitale pour nous, pour un développement agricole durable. Il s'agira de voir comment replacer l'agriculture en tant moteur de la croissance économique et du développement social du Sénégal.
Il ne faudra pas entendre par durable ici seulement son sens technique de préservation de la capacité de production des systèmes mais la durabilité au sens de capacité à créer les conditions d'une dynamique de câblage de notre agriculture sur l'agriculture mondiale après y avoir installé une structuration qui permet l'offre de services en terme de connaissances techniques de terrain et d'être des relais pour l'accès au marché local et mondial.
Puisque la schématisation de notre économie montre que l'agriculture en est la colonne vertébrale avec :
-60% de la population active au Sénégal.
- entre 12.5 et 20% du PIB depuis 1980 (source, BM).
Cette agriculture s'est orientée au lendemain des indépendances vers les cultures de rentes assumant de faite un héritage colonial entretenu par l'octroi d'un prix plancher garanti par les caisses de péréquations et de stabilisation des prix.
C'est pourquoi un grand monsieur, un grand ami de l'Afrique Monsieur René Dumont a alerté le monde dès 1953 sur la mauvaise orientation de l'agriculture africaine dans un ouvrage devenu célèbre :

« L'Afrique est mal partie »
La question principale que l'on se pose aujourd'hui est celle de savoir comment faire pour bien exploiter cette ressource abondante en Afrique qu'est la terre ?
-700 millions de terres arables (soit 60% des terres arables de la planète) (source Manifeste citoyen de Bes Du Niak).
L'urgence du problème est aussi à la mesure des crises alimentaires récentes. En 2008, les émeutes de la faim éclatent aussi aux Bengladesh, Cameroun, en Cote d'Ivoire, en Egypte, en Ethiopie, en Inde, en Indonésie, en Jordanie, au Maroc, au Sénégal (Manifeste Citoyen). Ce qu'on peut lire comme une obligation d'actions de survie à la lumière de cette sagesse ancienne de la Rome antique : « la tranquillité des gouvernants s'achète avec du pain et des jeux ». Les voies et moyens de mettre à disposition du peuple ce pain, c'est l'objet de cette intervention laissant à qui de droit le volet jeux dans sa déclinaison divertissement et/ou compétition (Jeunesse et sport et/ou culture par exemple) tout autant nécessaire pour y répondre.
Pour répondre à cette question notre démarche a été de réfléchir sur les politiques agricoles passées pour poser un diagnostic qui éclaire notre vision de l'agriculture par les erreurs du passé.
Et d'autre part de scruter les expériences d'ailleurs pour câbler notre agriculture aux différentes opportunités de l'agriculture mondiale en termes de nouvelles technologies (Whatsapp pour communiquer les prix des produits agricoles sur les marchés, le numérique, le digital,...). Aujourd'hui le traitement des grandes quantités de données plus connu sous l'appellation de « big data », est devenu un véritable enjeu stratégique et économique pour les entreprises. Pour mieux comprendre les enjeux du numérique dans notre agriculture demain, nous devrons essayer de :
Comprendre les enjeux actuels et futurs du digital (promouvoir l'innovation et le numérique)
Mesurer l'évolution de la technologie dans l'agriculture (favoriser l'utilisation de solutions informatiques et applications mobiles).
Appréhender les perspectives de développement du monde agricole grâce aux nouvelles technologies (encourager la pratique de techniques culturales pérennes, respectueuses de l'environnement et des hommes). (le bio, l'équitable avec le label Marx havelar,...)
Mais aussi de trouver des marchés porteurs pour nos produits agricoles. Du coup la comparaison s'impose avec des pays à forte potentialités de développement agricoles.
Le Maroc, pour des raisons géographiques de proximité avec l'Europe, naturelle d'influence des deux climats tropical et tempéré qui permettent une large palette de production. Mais surtout pour sa capacité à négocier des accords de pêche avec l'Europe contre l'accès de ses produits agricoles au marché européen. Le Sénégal pourrait utiliser ses accords avec l'Europe sur la pêche pour favoriser le développement de son agriculture.
Son marché de sucre permet de résorber les productions des agriculteurs engagés dans cette filière. La demande de sucre (consommation ou marché) permet une offre ou production agricole de betteraves qui fait vivre beaucoup d'agriculteurs. Alors que pour le cas du Sénégal le monopole de la CSS sur la production de sucre empêche la création d'emploi agricole dans ce marché au profit de taxes perçues par l'Etat. Est-ce que c'est la meilleure solution ?


La côte d'Ivoire, avec son café et son cacao qui sont des produits coté sur le marché des matières premières à l'international nous pousse à devoir chercher des créneaux de production porteur : le marché du bio est dans ce cadre là accessible techniquement aux producteurs Sénégalais. Car les techniques à l'usage sont rudimentaires et accessible à grande échelle par nos producteurs (usage du compost, du désherbage thermique, à l'huile de Nîmes, etc...).
Toujours dans le domaine des créneaux accessibles, on peut convoquer les labels de production (label rouge), les produits terroirs, les appellations d'origine contrôlée (AOC), les appellations d'origine protégées (AOP), qui sont aujourd'hui des marques de qualité et de savoir faire qui sont protégés à travers la notion de labels de production qui obéissent à des cahiers de charge de production. La labellisation doit être retenue comme un des axes de développement des produits agricoles, en particulier les produits du terroir à travers une catégorisation qui comportera :
Indications géographiques
Appellations d'origine
Labels agricoles


On ne peut pas épuiser les questions de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté sans étudier les possibilités de renforcement de la filière lait. Quelles sont les possibilités d'amélioration génétique? Comment organiser la collecte de lait au niveau des régions pastorales comme le Ferlo et éviter les pertes de production liées à l'absence de possibilités de réfrigération en proposant des prix raisonnables.

(Opération de communication de Nestlé pour redorer son blason autour des années 2000).
Dans un autre volet, il faudra voir comment mobiliser les investisseurs locaux et internationaux qui misent sur les terres et les produits du Sénégal.
L'investissement dans l'innovation est la clé de voûte pour créer la richesse et réaliser la croissance dans le secteur de l'agriculture. Cette innovation touche divers volets comme :
-Les intrants, les facteurs de compétitivité et le rendement
-Le principe d'agrégation qui vise à rassembler les agriculteurs à travailler ensemble autour d'un objectif commun.
-Le partenariat public –privé basé sur l'innovation (aménagements hydroagricoles, avec tout ce qui se passe dans la vallée du fleuve Sénégal)
-Le partenariat public –privé en matière de cession des terres agricoles, de marketing et d'accompagnement des petits agriculteurs dans différents domaines (utilisation de semences certifiées, semis mono germes,...).
Dans un contexte où l'agriculture opère une forte mutation (évolution des marchés, concentrations des exploitations, évènements climatiques (inondations) et pressions règlementaires (marché mondial, environnement), il est prioritaire de resituer l'agriculteur au cœur de la problématique de la formation pour assurer le bon fonctionnement et le pilotage de son exploitation.
Nous avons effectué un découpage chronologique qui permet de comprendre les différentes ruptures de vision politique de l'agriculture à travers les différents changements à la tête de l'Etat.
I/ Autopsie de la politique agricole post indépendance :
1 1 Les premières politiques agricoles du Sénégal/
Conscient de l'importance de l'agriculture dans l'économie, les nouvelles autorités lui assignent un rôle moteur économique et politique du développement et de pourvoyeur de recettes budgétaires de l'Etat pour subventionner le riz et les salaires urbains, et jusqu'au milieu des années soixante dix.


1 1 1 / Période Mamadou Dia ou la tentative d'installation d'une conscience de classe:

Continuation d'un système colonial qui a entrainé les pays africains d'une agriculture de subsistance vers une agriculture de rente au service des Etats nouvellement indépendants par le maintien d'un prix plancher qui empêche le retour à l'agriculture de subsistance. Ce prix est garanti par la caisse de péréquation et de stabilisation des prix.
1 1 2 But de la politique des nouveaux leaders:
• à libérer la paysannerie de la camisole de force de l'économie de traite coloniale (par la diversification)
• à mobiliser la paysannerie en vue du grand effort de développement à venir
1 1 3 OCA (Office de commercialisation agricole)
• àmonopole d'achat de la production arachidière auprès des coopératives agricoles et d'un nombre réduit de commerçants privés agréés.
• àvente ensuite de la récolte aux usines de transformation opérant au Sénégal même ou à des sociétés qui organisaient l'exportation d'arachide pour son traitement en France
1 1 4 Projet de modernisation sous l'ère Mamadou Dia:
• Prog ambitieux de modernisation agricole financé par la nouvelle BSD, plus tard BNDS (Banque Sénégalaise de développement)


supervisée par les CRAD (Centres régionaux d'assistance au développement) et accessible aux agriculteurs grâce aux coopératives qui garantissaient sur la vente de l'arachide produite par leurs membres les emprunts contractés.


1 1 5 Les divers volets de la modernisation sous Mamadou DIA
• Au volet vulgarisation, un nouveau service de coopération, rattaché au Ministère de l'économie rurale, fut chargé de promouvoir et de superviser le mouvement coopératif.
• Un volet politique, la modernisation fut soutenue par un programme, plus ouvertement politique, d' « animation rurale », destinée à renforcer la conscience de classe de la paysannerie et à la préparer à un rôle économique et politique plus actif
Ce volet politique avait pour objectif la disparition de l'Etat au profit d'une autogestion paysanne à travers les coopératives agricoles


Au plan juridique, transfert de certaines compétences aux coopératives, dans le domaine des transports, de la gestion des stocks de semences et des rapports financiers avec la BNDS, à l'exclusion de celui de la commercialisation.


1 1 6 La chute de Mamadou Dia, la liquidation des coopératives :
• Le gèle des projets d'extension du rôle des coopératives :
• L'ajustement de l'économie rurale aux nouvelles réalités économiques
• L'abandon de la mise en place d'une conscience de classe
1 1 7 Bilan de la période Mamadou Dia :
Le projet d'installation d'une conscience paysanne à travers une auto prise en charge par les coopératives de leur destin pour rompre avec une agriculture gérée par une société étatique toute puissante n'a pas été couronné de succès du fait des résistances politiques et religieux rencontrées. Echec des tentatives de remplacement du rôle des offices par les coopératives.
1 2 1 la politique agricole post indépendance sous Senghor ( cas de l'ONCAD)
La période Senghorienne est marquée par un symbole de la politique agricole de l'Etat parti Unique, l'ONCAD, entreprise publique orientée pour le contrôle d'une clientèle politique. Les grandes entreprises publiques d'Etat sont utilisées pour caser une clientèle politique, ce qui se manifeste dans les effectifs pléthoriques et dans l'approximation dans la gestion. Ces entreprises aussi avaient une dimension sociale de stabilisation. En effet les bénéfices de l'ONCAD ont été systématiquement utilisés pour subventionner le prix du riz, les salaires urbains par l'intermédiaire de la caisse de stabilisation des prix.
1 2 2 Rôle de l'ONCAD


augmenter les revenus des producteurs
• ou
• accroître au maximum le transfert des ressources dégagées dans l'économie arachidière vers d'autres secteurs de l'économie.


1 2 3 Un instrument de contrôle politique
Tous les directeurs généraux, sauf le dernier étaient des supporters du parti. Deux d'entre eux Adrien Senghor et Djibril Séne étaient devenus ministres du développement rural. Le parti disposait aussi de sa propre organisation au sein de l'ONCAD, organisation dirigée en 1977 par le directeur général de l'époque Saliou Sarr. En 1965, une étude montre que tous les cadres administratifs s subalternes d'une ville située dans le bassin arachidier oriental étaient membres du parti au pouvoir.
1 2 4 Instrument de stabilité politique


Mais l'ONCAD traine la faiblesse du paradoxe du cumul d'activités incompatibles. En effet différents rapports mettent en lumières l'incompatibilité entre l'encouragement des coopératives et le développement rural d'une part et la commercialisation des récoltes, d'autre part.
Toujours dans la veine du renforcement du renforcement de la présence de l'Etat dans le contrôle des entreprises publiques, l'Etat étend son intervention dans le circuit arachidier à travers la naissance de la SONACOS.


1 2 5 SONACOS ou L'extension de l'intervention de l'Etat dans le circuit arachidier
• Rôle de la SONACOS:
• la SONACOS (Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal) livrait désormais la récolte aux usines de transformation et organisait la commercialisation des exportations.
Mais cette extension du contrôle de l'Etat arrive dans une conjoncture marquée par :
• -Une productivité agricole faible suite sécheresse et épuisement des sols
• -L'aggravation de l'endettement rural
• -Une fermeture des points de traite des entreprises coloniales
• -Abandon par les libanais d'une bonne partie du commerce de détail au profit du commerce de gros.
L'ensemble de ces problèmes créé une stagnation du niveau de vie et un malaise paysan
1 2 6 Les origines du malaise paysan :
• Fin années 1960 dans une conjoncture morose :
• -Une baisse des prix payés aux producteurs entrainant des pertes liées à plusieurs causes :
• L'abolition du prix de soutien français
• Les dettes très lourdes contractées par les paysans au titre du programme de modernisation agricole.
• Les méthodes rudes employées par l'Etat pour recouvrer ses dettes
• Les conseils techniques inadéquats
• De nombreuses malversations dans le cadre de la commercialisation
1 2 7 Les formes de manifestation du malaise paysan
• Un abandon partiel de la culture arachidière en faveur de l'agriculture de subsistance
• -Un refus quasi généralisé de rembourser les dettes ou d'en contracter de nouvelles
• -Un recours croissant aux circuits de commercialisation parallèles
• -Une désaffection à l'égard des services publics techniques
1 2 8 Bilan de la politique agricole sous Senghor
2 1 Echec du Sénégal à diversifier son économie:
• à Dépendance vis-à-vis agriculture commerciale (arachide), héritée de l'époque coloniale
• à Echec à mobiliser l'épargne rurale et la transférer vers le secteur urbain (industriel)
• à Utilisation Office comme instrument de contrôle politique
1 3 1 La Politique agricole sous le magistère d'Abdou Diouf et les Politiques d'Ajustement Structurel (PAS):
L'époque d'Abdou Diouf est celle des privatisations, de la libéralisation des marchés, de l'entreprise privée roi après les années Senghor où l'entreprise publique roi était un moyen de contrôle politique des masses rurales. Ce qui a aliéné son développement par un pléthore de personnels souvent incompétents et instigateur de nombreuses malversations qui ont condamné la l'ONCAD à la faillite.


Au lendemain des indépendances, les offices de commercialisation comme partout en Afrique ont joué un rôle de monopole de la commercialisation des produits agricoles pour le compte des Etats. Mais dans les années 1980, les offices de commercialisation se voient menacés par deux éléments de l'ajustement structurel: la privatisation des entreprises publiques et la libéralisation du commerce.
1 3 2 Les effets négatifs des PAS sur les Offices
Liquidation ou réorganisation et restructuration des offices afin d'améliorer leurs résultats financiers. Ce qui a mené à la dissolution de l'ONCAD en 1981, puis la restructuration radicale de la SONACOS (successeur) en 1986.

1 4 1 La Politique agricole sous l'ère de l'alternance :
1 4 2 Les plans sous le régime wade
• 1 4 2 1 REVA


Appel pour une dynamique nationale de retour massif à l'agriculture, durable et soutenu des populations.
La mise en œuvre d'une phase pilote d'Août 2006 à décembre 2008 prévoyait de mettre en place 550 pôles d'émergence intégrés et la promotion de l'initiative privée dans le domaine agricole à plusieurs niveaux.
Il est prévu la création au terme de cette phase la création de 300 000 emplois directs et autant indirects.
• 1 4 2 2 GOANA
Elle prévoit, en l'espace de 6 mois et à partir du mois d'octobre 2008, une production de deux millions de tonnes de maïs, trois millions de tonnes de manioc, 500 000 tonnes de riz paddy et deux millions de tonnes pour les autres céréales (mil, sorgho, fonio). Pour l'élevage, les objectifs portent sur une production de 400 millions de litres de lait et 435 000 tonnes de viande. Son coût est estimé à 344 milliards de francs CFA.
1 4 3 Impacts de la GOANA
La production de riz a connu une forte croissance : la campagne 2010-2011 était de 604 000 tonnes, contre 193 000 t en 2007-2008, selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie. Résultat : les importations ont chuté, passant de plus de 1 million de tonnes en 2007 à 650 000 t en 2010. Pourtant, en 2011, trois ans après le début de la Goana, les importations s'élevaient encore à plus de 800 000 t et, en juin 2012, la production a baissé de 32 % par rapport à 2010-2011.
1 4 4 Quel bilan d'intervention (GOANA)


-Les bases de cette croissance étaient fragiles
-Les subventions ne se sont pas traduites par une forte injection d'intrants dans le secteur, une grande partie des ressources ayant été détournées avant d'arriver aux producteurs
-En 2011, la mauvaise pluviométrie et le quasi-arrêt des subventions ont remis le secteur en crise.
-Il y a environ 250 000 ha de champs irrigables, or nous n'en exploitons que 80 000.
1 4 5 Des infrastructures non conformes aux demandes des producteurs par manque de concertation:
Très rapidement, le programme mené par la Chine Taïwan s'est lancé dans la construction de centres de grand standing en milieu rural pour former des producteurs. Chaque centre polyvalent est construit sur 10 ha et équipé pour un coût de total de 600 millions de francs cfa (presque 1 million d'euros) et certains à coté d'anciens centres publics à l'abandon. Il en existe 18 aujourd'hui sur un objectif de 30 (1 par département) mais plus aucun ne fonctionne et tous subissent déjà les intempéries, faute de budget et de staffs pédagogiques entreprenants.
1 4 6 Les causes de la léthargie des centres de formation des producteurs (P/CPFP) :
Il n y a jamais eu de consensus sur les notions qui ont présidé à leur création : agriculteur moderne, agriculture productive et compétitive.
La mise en place des infrastructures a précédé les nécessaires débats sur :
- les politiques agricoles à promouvoir
-Les contenus et démarches de formation à privilégier
-les profils de formateurs à recruter
-les modes d'insertion professionnelle des jeunes ruraux
1 5 1 La Politique agricole du régime sous l'APR
1 5 2 Le PSE/


Une approche intégrée de mise en valeur du potentiel de l'agriculture commerciale tout en favorisant le développement de l'agriculture familiale.


Agriculture commerciale :
-100 à 150 fermes intégrées
-3 zones greniers ou corridors céréaliers (1 millions de tonnes de riz en 2018)
Agriculture familiale :
-150 à 200 microprojets au niveau local
1 5 3 Le prix des tergiversations des premières années APR (2012/2014)
• rapport de la Banque Mondiale datée de décembre 2014 et intitulé « Situation économique du Sénégal : apprendre du passé pour un avenir meilleur » note la faiblesse continue du secteur agricole.
• estimations sur la production céréalière de 2013 indiquent une baisse de 12% par rapport à 2012
• 17% par rapport à la moyenne des cinq dernières années
1 5 4 Tentatives de redressement de la barre
• projet d'autosuffisance en riz, la première phase du projet d'amélioration de la productivité en riz (PAPRIZ) -àrésultats concluants
• PRACAS), 31000 ha ont été emblavées en 2015 pour la riziculture pluviale:
• ->Pdt de + 400 000 tonnes de paddy en irrigué
-> Pdt 220 000 tonnes en contre saison
1 5 5 Mesures de l'Etat en faveur des producteurs
• Appui BM diffusion variétés de riz comme le nérica du ppaao/Waapp
• L'annulation de la dette paysanne
• La mécanisation des outils de production
• lignes de crédits auprès des institutions financières (achats moissonneuses batteuses, de batteuses et de tracteurs)
• Efforts consentis pour améliorer la commercialisation
• Détermination traçabilité des intrants avec SAED
• Financer la recherche et la production pour diffuser les technologies nouvelles (ppaao/Waapp).
1 6 1 Les améliorations souhaitables pour développer l'agriculture
• 1 6 1 1 Evolution vers des baux fonciers en lieu et place des titres fonciers ruraux
• 1 6 1 2 Garantir l'accès au crédit et aux assurances tout en évitant le bradage:
• 1 6 1 3 Responsabilisation des maisons de justice pour régler les litiges fonciers
• 1 6 1 4 Servir les femmes et les jeunes
• 1 6 1 5 Le contrôle contre le laxisme
1 6 2 Les enseignements du diagnostic des politiques passées :
1 6 2 1 Ressusciter le modèle coopératif et l'animation rurale pour une conscience de classe
1 6 2 1 Créer à travers les coopératives un réseau solide capable d'être une plate forme d'offre de savoir faire où de diffusion de savoir local en proposant des services sur les données techniques accumulées aux multinationales.
1 6 2 2 Effectuer les remembrements des terres agricoles dans un cadre coopératives
1 6 2 3 Efforts importants de l'Etat et des banques pour améliorer l'octroi de prêts à l'installation des jeunes agricultures sous condition d'âge et de diplôme
1 6 2 4 Renforcer au niveau des banques de la sous région et africaines (BAD,...), des institutions africaines et sous régionales (UEMOA,...) des lignes de crédits pour l'achat de matériels agricoles pour les jeunes diplômés porteurs de projets agricoles
• 1 6 2 5 Effectuer la formation des agriculteurs dans des cadres décentralisés et déconcentrés avec l'aide de partenaires et d'organismes de développement

Saliou GOMIS DE BESS DU NIAK France

Bataille pour le contrôle du groupe parlementaire de l’opposition : Pds et allies bandent les muscles

Face à la presse hier, jeudi 15 octobre, les responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) et leurs alliés ont qualifié la décision prise par le bureau de l’Assemblée nationale maintenant Modou Diagne Fada à la présidence du groupe parlementaire des « Libéraux et démocrates », de politique et partisane. Ainsi ont-ils appelé les députés de cette mouvance à ne pas reconnaitre cette décision. Avant qu’Aïda Mbodji n’annonce une plainte contre Modou Diagne Fada pour faux et usage de faux et la saisine du Conseil constitutionnel pour…invalider l’élection du bureau de l’Assemblée nationale.
 
Après la décision prise par le bureau de l’Assemblée nationale de maintenir à la présidence du groupe parlementaire de l’opposition le député Modou Diagne Fada, les libéraux sont montés au créneau pour clamer leur opposition. Face à la presse hier, jeudi 15 octobre, les responsables du Pds et les leaders du Grand cadre de l’opposition ont trouvé que cette décision était partisane et politique. « Aujourd’hui, les enjeux ne sont pas des enjeux juridiques, ni parlementaires mais des enjeux politiques. Et, face à une question politique, on apporte une réponse politique. Le Pds et le front accusent le président Moustapha Niasse d’avoir fait un faux. Parce que le bureau de l’Assemblée s’est réunie et à renvoyer l’examen de la question relative au groupe parlementaire au lendemain et entre temps, sous la directive du Président Macky Sall, Moustapha Niasse a  procédé, dit-il, à une consultation à domicile », martèle Me Amadou Sall, membre du bureau du comité directeur du Pds. Ce qui, selon lui, n’est pas prévu par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « Il (Niasse-ndlr) a pris son téléphone et a appelé les membres du bureau, chacun individuellement. Ce qui fait qu’il dira que le bureau réuni a été mis en consultation à domicile. Cela ne s’est jamais fait. C’est un concept nouveau qu’il a inventé pour violer et s’asseoir sur la constitution. C’est une infamie, une forfaiture », s’est offusqué l’ancien ministre libéral de la Justice. Dans la foulée, l’avocat a appelé tous les démocrates à s’opposer à cette infamie. « Le Pds appelle l’ensemble de ses députés à ne pas reconnaitre un quelconque groupe qui serait différent du groupe présidé par Aida Mbodj ».

Par ailleurs, Me Sall met en garde que si le président de l’Assemblée nationale s’arroge le droit de créer un autre groupe au nom de l’opposition, tous les membres de l’opposition démissionneraient de ce groupe. « Et Macky Sall et Moustapha Niass prendraient la responsabilité historique devant le peuple sénégalais de créer une assemblée monocolore parce que depuis 1978, l’Assemblée nationale du Sénégal n’a pas fonctionné avec un seul groupe. Il n’y aura pas de groupe parlementaire du Pds et du front qui ne serait pas dirigé par Aida Mbodj », prévient-il.

Abondant dans le même sens, Déthié Fall,  représentant des leaders du Grand cadre  de l’opposition a trouvé que cette décision n’a aucune base légale. Car, a-t-il soutenu, c’est une décision politique. «  Une interprétation partisane a été faite et une décision partisane a été prise. Mais nous considérons que le Grand cadre de l’opposition a son groupe parlementaire et la présidente n’est personne d’autre qu’Aida Mbodj. Et nous allons nous battre de toutes nos forces pour que l’opposition retrouve ses droits », a-t-il indiqué.

Dans cette dynamique, il a fait savoir que dans  les prochains jours, les leaders de l’opposition vont se réunir pour arrêter un plan d’action efficace afin que « MackySall et le président de l’Assemblée nationale sachent que cette forfaiture ne va pas prospérer et ne passera pas ».

AIDA MBODJ, DEPUTE LIBERAL : «Je vais ester Fada en justice pour faux et usage de faux»

Malgré ces diverses mesures d’ordre politique pour contester le choix de Modou Diagne Fada comme président du groupe parlementaire de l’opposition, AîdaMbodj a annoncé une bataille juridique pour permettre au Pds et alliés de rentrer dans leurs droits.« On a noté du faux dans la transcription des signatures. Moi, en tout cas, je n’ai signé pour personne en 2015 et on a utilisé ma signature pour avoir un groupe. Ce que l’on qualifie de faux et usage de faux et je vais ester en justice. Parce qu’on ne peut pas falsifier ma signature comme ça ». Outre le dépôt d’une plainte contre le principal incriminé, en l’occurrence Modou Diagne Fada, Aïda Mbodj a annoncé la saisine envisagée du Conseil constitutionnel pour invalider l’élection du bureau de l’Assemblée. a dire vrai, la bataille pour le contrôle du groupe parlementaire de l’opposition ne fait que commencer.

Sudonline

CHEIKH KANTE, UN DIRECTEUR COURAGEUX !!!PAR Iba Gaye Observateur et défenseur de la République

 

Au Sénégal, l'hypocrisie a atteint des sommets puisqu'on avait il y a pas longtemps décrié la gestion du régime précédent qui avait la manie de mettre des personnes à des niveaux de responsabilités ne répondants pas à leur qualification. Aujourd'hui avec l'avènement de Monsieur Macky Sall qui a émis le souhait de calquer toute sa politique sur une gestion vertueuse, un des membres de son parti République (A.P.R), je veux nommer Moustapha Cissé Lô, premier vice-président de l'Assemblée Nationale, ne rate aucune occasion pour salir les actes posés par le Président de la République. En effet, récemment, le premier vice-président de l'Assemblée nationale, qui a vu sa demande refusée par le Directeur du Port, Monsieur Cheikh Kanté, de recruter son fils comme cadre, a proférer presque des insultes qui ont ému tout le peuple sénégalais à l'endroit de ce dernier. Je ne pense pas qu'être partie de la mouvance présidentielle, ne donne aucunement à une personne le droit de formuler des menaces à un directeur national, des menaces dont le but est purement personnel. Là où le peuple sénégalais attend d'un député, c'est de lui permettre de trouver des solutions aux nombreux problèmes dont il est confronté et non faire l'apologie du népotisme.


Le comble est que Monsieur Cisse Lô consacre son énergie à dénigrer un régime dont il est le plus digne représentant et dont il tire sa faste subsistance. Ce modèle de société à la Moustapha Cissé lô, inhiberait tous les efforts consentis notamment par les jeunes en quête de savoir pour faire émerger le Sénégal. Dans une telle société, il n'y aurait plus guère de volontaires pour créer des entreprises, entreprendre des études.........
Monsieur Lô, votre fils n'est pas plus valeureux que ces nombreux jeunes, ces maitrisards, ces diplômés en master, dont leur principal est de ne point avoir un proche dans le gouvernement. Eux au moins, ils ont le profil pour occuper les postes de cadre. Votre rejeton ne mérite même pas le poste de chauffeur au port car il y a des gens plus qualifiés que lui et parmi eux, les chauffeurs qui travaillent pour votre compte personnel.


Le Directeur du Port, Monsieur Kanté, courageux qu'il est, est vraiment à saluer et à conforter dans son poste car si tous les directeurs faisaient pareille chose, l'allure de la courbe du népotisme prendrait une courbe descendante. L'économie ne peut fonctionner sans valeurs morales. Plus précisément, l'économie ne fonctionne plus quand des individus sont à la charge d'une catégorie de personne dont le principal souci est leur famille.
Oui ! Monsieur Cheikh Kanté vous avez le soutien de beaucoup de personnes. En effet, il fallait bien un jour qu'un homme politique ait le courage de dire non, une manière de nous débarrasser de trop vieux réflexes mentaux basés sur l'appartenance politique quand il s'agît de recrutement népotisme.
Un homme d'Etat ne court pas après l'opinion ; il doit trancher pour guider l'opinion, pour éclairer l'opinion. Sur ce, on ne peut qu'être fier de vous Monsieur Kanté et vous encourage du travail entamé pour le rayonnement du Port Autonome de Dakar.

Iba Gaye
Observateur et défenseur de la République
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Flou autour de la constitution du groupe parlementaire de l’opposition : Fada et Omar Sarr créent le contentieux

La guerre fratricide que se livrent les députés libéraux pour le contrôle du groupe parlementaire de l’opposition a débouché en un véritable contentieux ou micmac (c’est selon) hier, mardi 13 octobre 2015, lors du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale. Pour cause, les deux frères ennemis jurés du Parti démocratique sénégalais (Pds), à savoir Omar Sarr et Modou Diagne Fada, ont tous présenté des lettres de constitution de groupe parlementaire sous la bannière des libéraux et démocrates. Au final, le président de l’Assemblée nationale a dû renvoyer le délibéré du bureau de l’Assemblée nationale nouvellement élu, à la sortie de la réunion devant se tenir aujourd’hui, mercredi 14 octobre. Un report qui a mis hors de lui le député El Hadj Diouf qui a crié à la « dictature » de Moustapha Niasse.
 
La constitution tant attendue des groupes parlementaires, particulièrement celle de l’opposition, n’a finalement pas eu lieu hier, mardi 13 octobre, à l’Assemblée nationale. Pour cause, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse a fait part d’une déposition de deux lettres accompagnées d’annexe, de la part d’Omar Sarr n°1 et de son camarade de parti, Modou Diagne Fada, président du groupe parlementaire des deux dernières années parlementaires.

Tous les deux frères ennemis ont fait appel à des articles du règlement intérieur de l’Assemblée, pour assoir leur légitimité à vouloir présenter une liste du groupe parlementaire de l’opposition, sous la bannière des libéraux et démocrates. Ainsi donc, Omar Sarr, secrétaire général adjoint du Pds a convoqué les dispositions de l’article 20 du règlement de l’hémicycle, qui stipule que «les députés peuvent s’organiser en groupes, par affinités politiques ; aucun groupe ne peut comprendre moins de quinze membres, non compris les députés apparentés, dans les conditions prévues à l’alinéa 2 de l’article 23 ci-dessous». Poursuivant, ledit article indique que «les groupes se constituent en remettant à la présidence une déclaration politique signée de leurs membres, accompagnée de la liste de ces membres et des députés apparentés, ainsi que les noms du président et du vice-président désignés par le groupe».

Comme promis, Modou Diagne Fada, qui ne comptait pas laisser libre champ à ceux qui voulaient le destituer, a recouru à l’article 22 dudit règlement qui établit que «les modifications apportées à la composition d'un groupe seront portées à la connaissance du président de l'Assemblée nationale, sous la signature du député intéressé s'il s'agit d'une démission, sous la signature du président du groupe s'il s'agit d'une adhésion ou d'un apparentement».

Du coup, tous les deux protagonistes ont présenté deux listes différentes, mais comportant les mêmes noms de parlementaires, pour la constitution d’un groupe parlementaire de l’opposition, sous la bannière des libéraux et démocrates. Face à ce dilemme cornélien, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a décidé de surseoir au vote des présidents des différents groupes parlementaires, le temps de permettre au bureau nouvellement élu de vider le contentieux au cours de la réunion de ce jour, convoquée à 9h 30mn.   

EL HADJ DIOUF CRIE A LA DICTATURE DE NIASSE
Ce report pour la constitution des groupes parlementaires a mis hors de lui le tonitruant député non inscrit, El Hadj Diouf. En effet, Me Diouf a exigé la poursuite du vote invoquant l’article 11 du règlement intérieur qui stipule qu’aucun débat n’est autorisé lors du vote du bureau, si ce ne sont des questions de procédures. Pour lui, il y a vice de procédure, d’où l’obligation d’ouvrir des débats. En dépit de la requête de Me Diouf, Moustapha Niasse a insisté pour le report de ce dit point, estimant que lors de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale, il n’y a pas lieu de débat. « Faux », a rétorqué El Hadj Diouf qui a crié au « scandale et à la dictature » du maitre des lieux. Selon lui, il y a vraiment une dictature entretenue par Niasse au sein de la douzième législature. Ses vociférations et cris n’ont toutefois pas empêché Moustapha Niasse de poursuivre la session et de faire son allocution finale.

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