Politique

Présidentielle 2019 - dialogue avec le pouvoir autour du parrainage : L’opposition refuse la main tendue de Macky

La tension autour du projet de généralisation du système de parrainage à tous les candidats à l’élection présidentielle n’est pas partie pour baisser, en dépit de la disposition affichée par le régime à «dialoguer» avec l’opposition en vue de revoir à la baisse le pourcentage de signatures de 1% de l’électorat.  Interpellés hier, lundi 9 avril, dans la foulée du ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall qui avait esquissé les contours possibles d’un gentleman agreement  sur le pourcentage de parrains, le Professeur Issa Sall, député et leader du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), Pape Médoune Sow, président des Cadres du Grand parti et Dr Cheikh Tidiane Seck, président de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) et membre du comité directeur du Pds, ont pratiquement réitéré la position de principe de leur formation politique. En rejetant sans fioritures la main tendue du chef de l’Etat qui serait disposé, selon certaines sources, à recevoir l’opposition pour une solution de sortie de crise.

PROFESSEUR ISSA SALL, DEPUTE ET LEADER DU PARTI DE L’UNITÉ ET DU RASSEMBLEMENT (PUR) : «Même avec deux signatures, nous ne sommes pas d’accord»

La diminution du nombre de signatures ne règle pas le parrainage. Nous demandons qu’il soit purement et simplement retiré pour les raisons suivantes : son inconstitutionnalité et sa faisabilité. Il n’y a pas d’arrangement que les gens peuvent faire car cette réforme est déjà anticonstitutionnelle. Si vous lisez l’article 103, il est mentionné que la forme républicaine de l’Etat, le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du président de la République ne peuvent faire l’objet de révision. Alors que le fait de parler de parrainage entre dans le mode d’élection. Les gens sont en train de faire la distinction entre le mode d’élection et le scrutin, alors que c’est la même chose. C’est un tout parce que c’est un processus qui va des inscriptions au scrutin, même au-delà du scrutin, même du recours au niveau du Conseil constitutionnel. Rien que l’article 103 fait voir que cette mesure est anticonstitutionnelle. Donc, nous voulons qu’on le supprime tout simplement. Il n’y a pas à mettre 10% ou 20%. La Constitution dit que les candidats indépendants doivent être parrainés et les partis politiques ne doivent pas être parrainés. Ça, c’est la Constitution.

En plus, on ne peut pas attendre qu’on soit à quelques mois des élections pour tripatouiller la Constitution. Donc, pour nous, il s’agit de supprimer purement et simplement ce parrainage... Nous, ce que nous demandons, ce n’est pas une réduction des 1%, 2% ou la moitié ou encore 1/3 des signatures, mais simplement qu’on retire le parrainage pour la paix dans ce pays et qu’on aille aux élections. On aurait demandé à l’actuel chef de l’Etat cette affaire en 2012, mais il n’aurait même pas 5000 signatures. Donc, pourquoi veut-il demander 70000 signatures aux gens ? Ce n’est pas parce qu’il a peur d’être battu qu’il doit le faire. Il faut qu’on parte sur le même pied, nous tous, et que le meilleur gagne. De toutes les façons, le Bon Dieu, lui, il a déjà ses résultats. Il (Macky-ndlr) aurait mis 100 000 ou 200 000 signatures, les gens l’auront. Nous, on avait 155 000 voix aux législatives, on aurait pu redoubler d’effort et avoir même deux fois plus que ça. Mais, c’est une question de principe, c’est pourquoi même avec deux signatures, nous ne sommes pas d’accord.

PAPE MÉDOUNE SOW, PRÉSIDENT DES CADRES DU GRAND PARTI : «Au niveau du Grand parti, on n’est pas disposé à dialoguer…»

«Nous, au niveau du Grand parti, on n’est pas disposé à dialoguer dans l’application du parrainage tel qu’il est défini actuellement pour la prochaine élection présidentielle. Il n’en est pas question. Les gens ont déjà commencé à travailler leur stratégie pour cette prochaine présidentielle prévue dans dix mois et on ne peut pas accepter qu’on change de règles du jeu. Le régime en place avait toute la latitude de proposer ce changement, lors des réformes constitutionnelles de 2016. Il a préféré attendre après les législatives du 30 juillet dernier parce qu’il prévoyait d’inciter la multiplication des listes afin de remporter cette élection à un seul tour. Maintenant, comme on va vers une élection à deux tours, le régime veut maximiser ses chances en jouant sur le nombre de candidatures, à travers le système de parrainage.   

L’opposition n’a jamais refusé de dialoguer avec qui que ce soit. Cependant, on voudrait que le dialogue soit sincère. Que les décisions qui vont être prises soient appliquées afin que ce ne soit pas la volonté d’une seule personne, en l’occurrence le président de la République qui impose ce qu’il veut aux autres. On a tous vu ce qui s’est passé lors des dernières concertations autour du processus électoral auxquelles nous n’avons pas pris part. Le président de la République a tranché en faveur du parrainage alors que tout le monde était contre ce parrainage, à part les représentants du pouvoir. On a également vu que le bulletin unique que tout le monde avait approuvé, sauf les représentants du pouvoir, a été mis de côté. Ensuite, ce qu’on est en train de faire implique un tripatouillage de la Constitution. Comment dans un environnement de suspicion par rapport à tout ce qui a été fait lors des dernières élections législatives, on veut se permettre encore une fois de plus de toucher la Constitution, à dix mois de l’élection présidentielle. Si vous regardez dans l’acte du projet de loi envoyé à l’Assemblée nationale même, il n’a pas fait état d’un dialogue. Est-ce qu’il ne fallait pas au préalable échanger sur ce texte avec toutes les parties prenantes du processus électoral avant de le soumettre à l’Assemblée nationale, vu que ce qu’ils (Macky Sall et ses alliés-ndlr) veulent modifier ne concerne pas le président de la République mais le candidat qui va à l’élection. Parce qu’en 2019, l’élection ne concernera pas le président de la République mais plutôt le président du parti au pouvoir.

Pis encore, dans le projet de loi envoyé à l’Assemblée nationale, on demande la signature d’un pourcentage du fichier électoral et, en même temps, on dit qu’une personne ne peut parrainer qu’un seul candidat. Sur le plan juridique, le parrainage n’est pas pris en charge par les articles 3 et 4 de la Constitution mais par l’article 29. Cela démontre que c’est une exception. Le régime en place veut prendre le parrainage qui est une exception au niveau de la Constitution pour en faire une règle générale.

DR CHEIKH TIDIANE SECK, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES CADRES LIBÉRAUX (FNCL) ET MEMBRE DU COMITÉ DIRECTEUR DU PDS : «Il n’est pas question pour nous de dialoguer sur le parrainage»

La position de principe du Parti démocratique sénégalais, c’est de rejeter tout ce qui est parrainage et tout ce qui est sorti des négociations autour du dialogue dit politique et de poser le débat sur le processus électoral dans son ensemble. Nous rejetons le parrainage, y compris le taux de 1% et même de 0.5%. Cela ne nous intéresse pas. Nous ne pouvons pas accepter qu’on tripatouille la Constitution à la veille de l’élection présidentielle. L’opposition, dans le cadre de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied), a adressé une correspondance au président de la République, il y a de cela six mois pour demander à le rencontrer autour de huit points mais le chef de l’Etat est resté silencieux et n’a pas, jusqu’à l’heure où je vous parle, voulu répondre à cette lettre.

Maintenant, s’il est dans les dispositions de rencontrer l’opposition, il sait comment faire pour y parvenir. Cependant, je précise seulement que nous, partis de l’opposition réunis autour de l’Ied, avons toujours été dans les dispositions pour discuter autour du processus électoral. Pour autant, il n’est pas question pour nous de dialoguer sur le parrainage. Nous rejetons tout simplement ce système, nous ne pouvons pas accepter qu’à la veille de l’élection présidentielle, on retouche les règles du jeu en apportant des modifications au Code électoral et à la Constitution sans qu’il ait au préalable un large consensus des acteurs. Nous sommes disposés à négocier avec le président de la République sur les huit points concernant le processus électoral mais pas sur le parrainage.

Sudonline

Présidentielle au Sénégal : Karim Wade bientôt hors course ?

Le projet de loi déposé par le gouvernement sénégalais, qui entend limiter l'inflation de candidats, pourrait empêcher Karim Wade de concourir à l’élection présidentielle de 2019. Autre disposition critiquée par l'opposition : l’obligation d’obtenir le parrainage d’au moins 1 % du corps électoral.

À la mi-mars, Karim Wade a annoncé sa volonté d’en découdre avec Macky Sall lors de l’élection présidentielle de 2019. Mais le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade pourra-t-il seulement passer le cap de la candidature ? « Si ce projet de loi est voté par les députés, il ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle », estime Babacar Guèye, professeur en droit constitutionnel à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). En cause : l’ajout d’un simple mot dans le code électoral, susceptible d’invalider la candidature de l’opposant, en exil au Qatar depuis bientôt deux ans.

L’ancien « ministre du Ciel et de la Terre » avait été condamné en mars 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite », avant d’être gracié par le président Macky Sall en juin 2016. En vertu de l’article L.32 du code électoral, sa peine l’empêche de s’inscrire sur les listes électorales pendant une durée de cinq ans. Mais, paradoxalement, elle n’interdit en rien à Karim Wade de concourir à l’élection présidentielle.

Brèche juridique

Interdit de vote, mais éligible à la magistrature suprême… Cette brèche juridique – qui n’existe pas dans le cas de l’élection des députés – pourrait être colmatée à l’occasion de l’examen d’un projet de loi déposé par le gouvernement au bureau du président de l’Assemblée nationale. Ce texte prévoit de modifier très légèrement, avec l’insertion d’un seul mot, l’article L.57 du code électoral, en disposant que « tout Sénégalais électeur peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des conditions d’âge et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi ».

En d’autres termes, être candidat nécessiterait désormais d’être inscrit au préalable sur les listes électorales. Ce que le Conseil constitutionnel pourrait – dans le cas où le projet de loi serait adopté – opposer à Karim Wade au moment de l’examen de sa candidature.

Suivant la même logique, les ambitions présidentielles prêtées à l’opposant et maire de Dakar Khalifa Sall pourraient également pâtir du vote de ce projet de loi. Le 30 mars, l’édile a été condamné à cinq ans de prison ferme dans l’affaire de la caisse d’avance de la municipalité. Si Khalifa Sall épuise ses recours avant le dépôt des candidatures auprès du Conseil constitutionnel, il serait alors interdit d’inscription sur les listes électorales et, par conséquent, dans l’impossibilité de concourir à la présidentielle.

« Une volonté d’écarter Karim Wade »

« Il y a clairement une volonté d’écarter Karim Wade de la course, dénonce Me El Hadj Amadou Sall, militant de la première heure du Parti démocratique sénégalais (PDS) et ancien ministre de la Justice de Abdoulaye Wade. Ce n’est pas pour autant que le pouvoir y parviendra. La seule question à se poser, c’est de savoir si les juges seront capables de faire respecter le droit. »

La loi a une portée générale, elle ne s’intéresse pas à des cas particuliers, qu’ils s’appellent Karim Wade ou Khalifa Sall

« La loi a une portée générale, estime pour sa part Aymérou Gningue, le chef de la majorité parlementaire Benno Bokk Yakaar (la coalition au pouvoir au Sénégal). Elle ne s’intéresse pas à des cas particuliers, qu’ils s’appellent Karim Wade ou Khalifa Sall. En l’occurrence, le fait qu’un Sénégalais souhaitant être candidat à la présidentielle doive au moins être inscrit sur les listes électorales ne me choque pas. »

Loin de se cantonner à un seul article, le projet de loi du gouvernement introduit une autre innovation majeure, en obligeant tous les impétrants à la présidentielle à obtenir le parrainage d’au moins 1 % du corps électoral – qui compte environ 6,5 millions de personnes. Au grand dam du Parti démocratique sénégalais, qui a dénoncé dans un communiqué une disposition imaginée par l’exécutif « pour contrôler les candidatures à l’élection présidentielle ».

L’inflation des prétendants

Jusqu’à présent, l’obligation du parrainage concernait uniquement les candidats indépendants, qui devaient obtenir au moins 10 000 signatures. Désormais, tous devront recueillir les signatures d’environ 65 000 personnes provenant obligatoirement de sept régions. Même chose pour les législatives, où l’ensemble des candidats devront réunir les signatures d’au moins 0,5 % des électeurs.

On ne peut pas se permettre d’avoir 60 ou 70 listes l’an prochain. Ce serait ingérable

Objectif affiché du gouvernement : limiter l’inflation des prétendants, dont le nombre est allé croissant de scrutin en scrutin. « Lors des élections locales de 2014, les Sénégalais avaient le choix entre plus de 2 960 listes, dénonce El Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la Communication du chef de l’État. Pour les législatives de 2017, on a vu s’opposer 47 listes. Or, seulement trois d’entre elles ont dépassé les 5 % [le seuil minimal pour pouvoir être remboursé de la caution électorale, ndlr]. On ne peut pas se permettre d’avoir 60 ou 70 listes l’an prochain. Ce serait ingérable. »

Reste que le parrainage par les citoyens présente plusieurs inconvénients, déjà mis en évidence lors de la présidentielle de 2012. Un scrutin marqué par la décision de la Cour constitutionnelle de rejeter les candidatures indépendantes de Kéba Keinde, Youssou Ndour et Abdourahmane Sarr, en jugeant que ces derniers n’avaient pas recueilli les 10 000 signatures exigées pour participer à la compétition électorale.

Des milliers de signatures invalidées

Chargée de l’examen des signatures, la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) – une instance directement rattachée au ministère de l’Intérieur – avait invalidé plusieurs milliers de signatures des trois candidats indépendants. Une opération réalisée sans le concours de la Commission électorale nationale autonome (Cena), qui a pourtant pour mission de « contrôler et superviser l’ensemble des opérations électorales et référendaires ».

Après avoir consulté des listes partielles d’électeurs, les observateurs de la mission électorale de l’Union européenne avaient calculé qu’au moins 500 signatures rejetées par la DAF auraient dû être validées.

« Une transparence absolue »

« Il y aura une transparence absolue autour de la procédure de collecte, de vérification et de validation des signatures, promet El Hadj Hamidou Kassé. Pour le reste, il faut savoir raison garder. Ce n’est pas le président Macky Sall qui peut dire si tel ou tel candidat peut se présenter. Cette prérogative appartient aux institutions, qui se basent uniquement sur des textes légaux. »

À mesure que s’approche l’élection présidentielle, l’incertitude sur la présence des deux principaux opposants pèse lourd sur le climat politique. Dans son communiqué, le PDS « rappelle à Macky Sall que lorsque le gouvernement, les députés et les juges exercent les pouvoirs qui leur sont délégués en violation des droits du peuple, celui-ci se donne le devoir sacré de s’y opposer par tous les moyens prévus par la Constitution de la République ».

Jeune Afrique

Sénégal: l'élu d'opposition Barthélémy Dias jugé à Dakar

C'est une conséquence directe de la condamnation de Khalifa Sall la semaine dernière. L'un de ses plus fidèles lieutenants, Barthélémy Dias, était ce vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, inculpé pour outrage à magistrat et appel à un attroupement suite à des propos virulents tenus dans des médias sénégalais il y a une semaine. Dès l'ouverture de l'audience, Barthélémy Dias a repris à son compte les arguments de Khalifa Sall. Le jugement a été mis en délibéré au 17 avril.

Barthélémy Dias n'a pas laissé le juge finir sa question : « Reconnaissez-vous les faits ? ». « Je suis ici pour des raisons politiques » coupe l'élu. Qui enchaîne : « L'exécutif veut assouvir ses désirs, endormir le peuple, empoisonner la démocratie ».

Le procureur ne rentre pas dans ce jeu et tente de se limiter aux faits. « Le prévenu a laissé entendre qu'il y a au sein de la justice, de la magistrature, des prostituées, notre honneur est largement bafoué ».

Barthélémy Dias évite les questions du parquet et déclare  : « Je ne peux pas laisser Khalifa Sall tout seul en prison, je lance le mouvement "Khalifa en prison, tous en prison" ». Le procureur rebondit sur cette déclaration, mais commet un lapsus : « Sa prière, c'est de rejoindre son grand frère Macky Sall... euh Khalifa Sall », la salle ricane. Le procureur se reprend : « Accédez à ses voeux, je requiers deux ans de prison ».

Les avocats de Barthélémy Dias enchaînent, ils sont près de dix, en mélangeant discours politique et cours de droit, démontent les arguments du procureur. Et plaident tous la relaxe immédiate de Barthélémy Dias.

RFI

Aprés sa démission de la magistrature : Ibrahima déme lance le mouvement «ensemble»

Après avoir démissionné de la Magistrature, le juge Ibrahima Hamidou Dème a annoncé  son entrée en politique avec la création du mouvement «Ensemble». Il a fait la déclaration samedi dernier  31 avril, lors de l’émission «Ça me dit Mag» sur la 2Stv (privée), dont il était l’invité.

Le juge Ibrahima Hamidou Dème invité, samedi 31 mars, de l’émission «Ça me dit Mag» de la 2 Stv a annoncé son entrée en politique avec la création d’un mouvement dénommé «Ensemble». «Avec des amis et d’autres personnes, nous allons créer un mouvement politique dont le nom devrait être Ensemble», a confié M. Dème. Un choix motivé, selon le magistrat démissionnaire, par l’effritement des fondements de la société.

Des manquements qui commencent, déplore-t-il, par «la justice qui, une fois fragilisée, menace l’équilibre social». La justice sénégalaise qu’il estime être dans une «mauvaise posture est dirigée par une élite politique qui l’utilise à sa guise», s’est insurgé l’ex-magistrat.

Son engagement politique se justifie aussi par une volonté de mettre un terme à l’accaparement de la politique par des «gens qui a pris en otage les Sénégalais».

Par ailleurs, dans son face-à-face avec le présentateur de l’émission, Pape Alé Niang, Ibrahima Hamidou Déme, est revenu sur le procès du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall.  Il a soutenu que la «procédure a manqué de pédagogie». Pour lui, le maire de Dakar devait être libéré juste après le cautionnement de biens supérieur à la somme incriminée. Il déplore en outre une justice sélective qui met de côté les partisans du régime pour s’attaquer à des opposants du pouvoir.

«La justice est malade» dit-il. Il parait nécessaire pour Ibrahima Hamidou Déme, que ceux qui gangrènent cette justice soient identifiés.  L’instrumentalisation de la justice par les hommes politiques est un danger qu’il faut combattre, trouve-t-il. Sur la 2Stv, le magistrat démissionnaire est aussi revenu sur l’organisation du Conseil supérieur de la magistrature. Celui-ci ne fonctionne pas sur des bases transparentes, confie-t-il. En guise d’exemple, il cite la tenue de six consultations à domicile en six mois.  Or, en temps normal, il n’y avait même pas trois consultations en trois mois. « Pendant ces consultations, toutes les décisions prises étaient des nominations », dénonce par ailleurs Ibrahima Hamidou Déme.

Sudonline

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