Politique

Sénégal: pénurie d'eau à Dakar

Dakar privée d'eau. La capitale sénégalaise souffre de coupures récurrentes depuis trois mois. En cause, la principale usine d'alimentation ne fonctionne pas à sa pleine capacité en raison de travaux de réhabilitation. Les ressources en eau disponibles ne couvrent plus les besoins de la population de la région de Dakar. La banlieue est la plus affectée. Chaque jour, près de 80 camions-citernes sillonnent la ville pour approvisionner les habitants, mais la colère monte. Reportage.

 

Trois mois que les robinets de Thérèse Faye ne coulent plus. Pas une goutte. Alors elle fait la vaisselle avec les réserves de la veille, dans un fond de bassine d'eau saumâtre. Le camion-citerne chargé de l'approvisionnement n'est toujours pas passé : « Je ne sais pas à quelle heure il passe, quel jour il passe. Tu sais, moi j'habite au deuxième. Prendre les sceaux et monter jusqu'au deuxième et descendre, c'est difficile ».

 

Alors, la solidarité s'organise. Parcelles Assainies est la banlieue de Dakar la plus touchée. Pape Abdou Gueye, le chef de quartier, a créé son propre système D pour soulager les habitants: un robinet alimenté directement par la nappe phréatique : « J'ai acheté une pompe électrique, j'utilise mon courant, j'ai fait un forage avec les moyens du bord. Maintenant les gens viennent nuit et jour. Le robinet ne se ferme pas ».

 

Devant ce point d'eau improvisé, la queue est longue. Malamine Sonko aide sa mère à placer la lourde bassine remplie à ras bord en équilibre sur sa tête : « Depuis sept heures du matin, on était ici pour chercher de l'eau. On a pas encore fini de puiser. Si moi je puise, ma mère prend l'eau et l'amène à la maison ».

 

Pour faire face à ces pénuries récurrentes, le chef de l'Etat Macky Sall a annoncé la tenue prochaine d'un conseil présidentiel sur l'eau.

 

RFI

Sénégal: Khalifa Sall annonce sa candidature à la présidentielle

Khalifa Sall sera bien candidat à la présidentielle de février prochain au Sénégal. L’annonce qui n’a surpris personne a été faite jeudi 26 juillet par le biais d’une déclaration rédigée depuis sa cellule de la prison de Reubess à Dakar. Juste avant, le maire de la capitale incarcéré depuis mars 2017 et dont le procès en appel pour détournement de fonds se poursuit avait décidé de boycotter la salle d’audience à la suite de ses avocats.

Son camp le présentait depuis longtemps comme un présidentiable victime de ses ambitions politiques, mais jamais Khalifa Sall n’avait lui-même annoncé sa candidature. Dans sa déclaration rédigée depuis la prison, le maire de Dakar l’écrit enfin noir sur blanc. Il ne dévoile pas encore son programme, mais clame de nouveau son innocence et s’insurge contre une « procédure menée uniquement à charge et avec empressement pour hâter le procès et son issue ».

 

Cette sortie intervient quelques heures après son refus de comparaître devant la Cour d’appel qui le poursuit pour détournement de deniers publics. L’édile et sa défense boycottent désormais le procès dans lequel il s’estime condamné d’avance.

 

A sept mois de l’échéance présidentielle, la bataille judiciaire la plus médiatique du pays prend plus que jamais une tournure décisive : si la peine de Khalifa Sall est définitivement confirmée, autrement dit en cassation, il ne pourra pas déposer sa candidature.

 

RFI

COURSE A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : QUAND LA PRIMATURE SEMBLE DEVENIR UNE PASSERELLE !

Le passage à la Primature est-il en train de devenir dans le champ politique sénégalais une voie obligée pour briguer, avec des chances réelles, le fauteuil présidentiel ? En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que les anciens chefs de gouvernement s’engagent de plus en plus dans l’arène politique pour essayer de «déloger» le titulaire au poste et chef de l’Etat en exercice. Le dernier en date est l’ex-Premier ministre de Me Wade, Cheikh Hadjibou Soumaré, qui en déclarant sa candidature pour l’élection présidentielle du 24 février prochain rejoint la liste des personnalités à se lancer dans la course pour le fauteuil présidentiel, après leur passage à la Primature.

 
C’est désormais chose faite. L’ancien Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, s’est lancé dans la course pour la présidentielle du 24 février prochain. Cheikh Hadjibou Soumaré a officiellement annoncé sa candidature à travers une déclaration faite, le dimanche 22 juillet dernier, au Grand Théâtre de Dakar. Cette candidature de l’ancien président de la Commission de l'Uemoa pour la prochaine présidentielle revêt un cachet particulier surtout quand elle est mise en relation avec le parcours politique de l’actuel chef d’Etat, Macky Sall. En effet, c’est au même Cheikh Hadjibou Soumaré que l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, avait fait appel alors qu’il était ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances chargé du Budget pour succéder à Macky Sall à la Primature, le 19 juin 2007. Aujourd’hui, douze ans après, celui qui était présenté comme un technocrate pur et dur veut lui-même réitérer le coup de 2007 en remplaçant encore une fois de plus, Macky Sall à son poste au Palais de la République.

Outre cette rivalité historique entre le patron de l’Apr et son successeur à la Primature, il faut dire que la candidature de Cheikh Hadjibou Soumaré met aussi en exergue une autre réalité politique qui pourrait peut-être peser sur la balance, lors de la présidentielle du 24 février. Il s’agit du nombre important d’anciens chefs du Gouvernement qui seront listés à ce scrutin. La situation est telle qu’on ne peut s’empêcher de poser la question de savoir si la Primature n’est pas en train de devenir aujourd’hui une passerelle pour le Palais de la République. Tant le nombre d’anciens Premiers ministres à afficher leur intention de prendre les rênes du pays au lendemain de leur départ de la Primature prend de l’ampleur.
À travers sa déclaration de candidature à la présidentielle, Cheikh Hadjibou Soumaré ne fait ainsi qu’enrichir la liste des anciennes personnalités à se lancer ce défi politique de devenir commandeur en chef après leur passage à la Primature où ils étaient commandants en second du pouvoir exécutif. Parmi ces personnalités, il y a entre autres Abdou Diouf, Moustapha Niasse, Idrissa Seck, Macky Sall et éventuellement Abdoul Mbaye. Mais, il faut préciser que sur cette liste, seules deux personnalités sont parvenues, pour le moment, à jouir de ce double privilège d’ancien Premier ministre devenu président de la République. Il s’agit notamment des présidents Abdou Diouf et Macky Sall.

Ancien chef du Gouvernement du président Senghor (26 février 1970 – 31 décembre 1980 soit 10 ans, 10 mois et 5 jours), Abdou Diouf a accédé aux fonctions suprêmes après la démission du président Senghor avant le terme de son cinquième mandat. En effet, l’article 35 de la Constitution sénégalaise prévoyait en cas de vacance du pouvoir que le Premier ministre termine le mandat du Président jusqu’à la prochaine élection. S’agissant de l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, à l’image d’Abdou Diouf, il a succédé à son ex-mentor, Me Abdoulaye Wade, aux fonctions de président de la République mais à l’issue du second tour de la présidentielle de 2012. Cela, après avoir été son Premier ministre pendant 3 ans, 1 mois et 29 jours (21 avril 2004-19 juin 2007). Le 24 février prochain, ce sera le tour pour les autres anciens chefs du Gouvernement à la conquête du fauteuil suprême d’essayer eux aussi d’intégrer cette liste restreinte, excepté l’actuel président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, frappé par la limite d’âge. Il s’agit entre autres, d’Idrissa Seck (PM du 4 novembre 2002 au 21 avril 2004) qui sera à sa 3ème participation à une élection présidentielle, peut-être aussi d’Abdoul Mbaye (PM du 3 avril 2012 au 1er septembre 2013 soit) qui vivrait sa première participation au même titre que Cheikh Hadjibou Soumaré (PM du 19 juin 2007-30 avril 2009). Si bien entendu ils passent le filtre du parrainage (de 0,8 à 1% de l’électorat), confirment ou persévèrent dans leur quête du fauteuil présidentiel.

Sudonline

Sénégal: les avocats de Khalifa Sall boycottent le procès en appel de leur client

Condamné à cinq ans de prison en première instance pour escroquerie. Mercredi matin, ils ont quitté la salle d'audience en signe de protestation. La raison de leur colère ? Le juge n'a pas donné suite à leur demande d'annuler la procédure, requête qui s'appuyait sur les violations du droit de la défense reconnues fin juin par la Cour de justice de la Cédéao.

« Une justice expéditive pour rendre inéligible Khalifa Sall à l'élection présidentielle de février prochain. » C'est en ces termes que les avocats du maire de Dakar justifient leur décision de quitter le prétoire.

Mercredi, le juge Demba Kandji n'a pas donné suite à leur requête d'annuler la procédure. Une demande qui s'appuyait sur des violations du droit de la défense reconnues fin juin par la Cour de justice de la Cédéao.

Pour les défenseurs de l'édile, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. « Nous refusons toute connivence avec la cour », explique Me Seydou Diagne.

Du côté des avocats de l'Etat, on se dit « nullement gênés » par ce boycott qui d'ailleurs n'a pas empêché le procès de se poursuivre. « Ils savent au fond qu'ils sont coupables », ajoute Me Baboucar Cissé.

Démarré début juin, le procès en appel de Khalifa Sall se déroule dans une ambiance tendue et donne lieu à sept mois de la présidentielle à de vifs débats au sein de la classe politique.

RFI

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