Politique

Violence en période de précampagne électorale : Grand Yoff ouvre le bal

La Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) de la commune de Grand Yoff et certains proches du maire de la même collectivité, Madiop Diop, en sont venus aux mains, le samedi 3 juin dernier, au niveau du Foyer des jeunes. La cause : les jeunes de l’Apr qui voulaient arracher les affiches du maire de Dakar, Khalifa Sall, pour y placarder leur banderole, afin d’accueillir la délégation conduite par le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang, se sont vus opposer un niet catégorique des pro-Khalifa qui se trouvaient juste en face, au niveau de la permanence Papa Babacar Mbaye.

La violence commence à s’inviter dans les manifestations politiques en cette période de précampagne électorale. Et, c’est la commune de Grand Yoff qui donne le  ton. Effet, les jeunes du maire de Grand Yoff, proche de Khalifa Sall, s’en sont violemment pris à ceux de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) de la même commune, le samedi 3 juin dernier au niveau du foyer des jeunes.

La cause, leurs camarades au pouvoir voulaient décrocher les nombreuses affiches du maire de Dakar, sur lesquelles il est écrit “Khalifa Sall président” pour y accrocher leur banderole qui mentionne que la Cojer est derrière le président Macky Sall pour sa réélection en 2019, et pour une majorité écrasante aux législatives prochaines. Un des jeunes assis au niveau de la permanence du Parti socialiste (Ps) Papa Babacar Mbaye, qui fait face au foyer des jeunes, est venu en courant tirer l’échelle sur lequel était monté un membre de la Cojer qui est tombé rudement sur le sol. Un acte qui a déclenché les hostilités entre les deux groupes qui se regardaient déjà en chiens de faïence.

En effet, pour les proches du maire de Grand Yoff qui avaient  annoncé la couleur en mettant leur musique à bloc, il est impossible d’admettre que leurs adversaires politiques enlèvent leurs affiches. Ce que ne voulaient pas entendre les jeunes protégés du président Macky Sall, car estimant que le foyer n’était pas au maire Madiop Diop. Il s’en est suivi de rudes bousculades et des coups de poings en l’air entre groupes adverses qui se connaissaient bien pourtant

Décidés à défendre coûte que coûte les affiches de leur mentor, les proches du maire Madiop Diop n’ont pas voulu raison garder, malgré les invites de certains de leurs camarades de la Cojer de Grand Yoff. Les journalistes cameramen n’ont pas été épargnés par ces jeunes de Grand Yoff qui ne voulaient pas que la scène soit filmée. Ils se sont attaqués à certains reporters. Il a fallu l’intervention des jeunes de la Cojer pour repousser ces derniers, décidés qu’ils étaient à démolir les caméras des journalistes. La police étaient obligée de se déplacer avec un véhicule pour faire revenir le calme, afin que la cérémonie puisse démarrer, dans une salle trop exiguë pour contenir son monde.

A noter que, le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang, ainsi que la coordonnatrice nationale de la Cojer, Thérèse Faye, étaient dans la commune de Grand Yoff, dans le cadre de la Caravane de proximité initiée par la Cojer. La quasi-totalité des responsables politiques de l’Apr à Grand Yoff étaient présents, notamment le député Abdoulaye Ndiaye, le Directeur général de l’Adie, Cheikh Bakhoum, ainsi que d’autres responsables de la coalition Bby. Tous ont appelé à l’union et à la mobilisation autour du président Macky Sall pour une large majorité lors des législatives.

Sudonline

Lu 42 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Candidat malheureux à la tête de BBy à Dakar : Abdoulaye Diouf Sarr «accepte de jouer le jeu»

Pressenti par certains pour diriger la liste départementale de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar à Dakar, le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, qui ne l’a finalement pas été, dit ne pas croire aux individualités. Face à la presse hier, vendredi, en marge du lancement des travaux du projet Promo-ville dans sa commune, il a assuré qu’il allait jouer pleinement son rôle pour la victoire de la liste de Bby à Dakar, devant des femmes acquises à sa cause.

Le vote-sanction, brandi dans quelques localités par certains militants et responsables de l’Alliance pour la République (Apr) «zappés» des investitures sur la liste de la coalition présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), ne se fera pas à Yoff. C’est du moins, ce qu’a fait comprendre le maire de Yoff, pourtant écarté de la tête de liste départementale de Dakar, comme l’avaient pressenti certains de ses proches. Le ministre de la décentralisation, Abdoulaye Diouf Sarr, a fait savoir que s’il est dans l’équipe de Dakar et qu’il jouera «le jeu qu’il faut pour que le chef de l’Etat ait une majorité écrasante à Dakar». Des mots qui ont déclenché les applaudissements des nombreuses femmes, donnant ainsi des allures de meeting à la cérémonie de lancement des travaux du projet Promo-ville dans la commune de Yoff. 

Invité par ailleurs à se prononcer sur la position qu’il occupe dans cette équipe mise en branle pour la conquête de Dakar aux législatives de juillet, le ministre s’est voulu prudent. Il a précisé ainsi que rien n’est encore officielle, faisant référence à la publication très prochaine des listes. Donc, en tant que scientifique, il dit préférer se baser sur du concret pour se prononcer. «Bientôt, on aura les listes définitives et chacun va apprécier», indique-t-il. Pour le moment, «je ne connais pas de zappés ni de confirmés», indique-t-il avant de préciser que «quels que soient les postes que les uns et les autres vont occuper, on se mettra tous en rang de bataille pour que l’équipe de Dakar gagne». Il a par conséquent fait comprendre que pour ces élections, l’essentiel est la gagne de l’attelage qui sera choisie pour la liste départementale. Donc, à son avis,  quelle que soit la tête de liste, c’est l’équipe qui va gagner. Sur ce point d’ailleurs, il déclare que «je ne crois pas aux individualités, je crois aux équipes».   

GESTION DES FRUSTRES DE BBY

Quid des nombreux frustrés dans la coalition Bennoo Bokk Yaakaar? Sur cette question, le ministre ne semble pas s’émouvoir. En effet, selon lui, il n’y a jamais de problèmes, mais plutôt des équations mal posées. Le moment venu, rassure-t-il, «nous allons essayer de faire comprendre que la seule chose qui vaille est que la majorité soit donnée au Pse, au Président». 

Se prononçant, en outre, sur les chances de la coalition présidentielle à ces élections, Abdoulaye Diouf Sarr trouve que les Dakarois sont suffisamment avertis, matures politiquement et comprennent les enjeux pour soutenir la liste de Benno. Parce que, à son avis, «c’est cette liste-là qui permettra au chef de l’Etat de consolider le développement économique du Sénégal». Mieux, il est d’avis qu’elle permettra également de donner une grande majorité au Pse et au Président «pour qu’il poursuive sa vision parce que le Sénégal est sur l’orbite de l’émergence, qu’il faut poursuivre et consolider». Il s’agit, pour lui, de projets tel que celui de la modernisation des villes, Promo-ville, dont il a procédé au lancement des travaux hier, vendredi 2 juin, dans sa commune.

Sudonline

Lu 37 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Les femmes Apr de Nguenar approuvent les choix de Macky

Alors que certains militants et autres responsables attendent avec impatience la publication des listes en perspective des élections législatives du 30 juillet pour savoir quelle posture adopter, ce, nonobstant l’appel de Macky Sall, les femmes de l’Alliance pour la République (APR) de Nguénar (Matam), elles, anticipent la réponse à donner. Elles ont décidé de suivre à la lettre les recommandations de leur leader.

Selon leur porte-parole, Aïssatou Dieng, «quel que soit le choix qui sera fait, nous allons voter et faire voter la coalition Bennoo Bokk Yaakar». Mme Dieng d’ajouter : «je parle au nom des femmes de l’APR de Nguénar. Nous allons suivre les instructions de notre leader. Entre Macky Sall et les femmes de Nguénar, c’est une vieille histoire. Ça remonte à 2008. Et nous n’entendons pas fléchir. Ce, quels que soient les mécontentements».

Toutefois, Aïssatou Dieng n’a pas manqué d’inviter le président de la République à regarder dans son rétroviseur. «Nous lui demandons au moins de penser souvent quand même à nous. Nous sommes des militantes fidèles et méritons d’être récompensées».

Rouguy Niang de Ourossogui ne dit pas le contraire. «Nous sommes des militantes de la première heure. Nous avons cru à Macky Sall dès le début. Nous n’avons pas attendu qu’il prenne le pouvoir pour le rejoindre. Par conséquent, je trouve qu’il est tout à fait légitime que nous, femmes, demandons à occuper des postes selon nos compétences».   

Sudonline

Lu 37 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Législatives au Sénégal: Macky Sall cherche à contenir sa majorité

Au Sénégal, les législatives se tiendront dans deux mois. Avec le retour sur le devant de la scène d'Abdoulaye Wade, l'ex-président n'a pas réussi à conserver la large coalition de l'opposition mise en place en mars. Khalifa Sall qui était au sein de cette alliance sera, comme l'ex-président, tête de liste. Une opposition divisée donc face à une majorité qui bouillonne et que le président Macky Sall cherche à contenir.

Macky Sall a-t-il étudié de près la méthode Emmanuel Macron ? En cultivant par exemple comme son homologue français, le secret. Le chef de l'Etat se fait rare dans les médias et rien ou presque n'a fuité sur les listes des candidats-députés de la coalition qu'il préside.

Les seuls noms divulgués montrent l'exigence du chef de l'Etat à l'encontre de son gouvernement. Le Premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dione, est tête de liste nationale. Le ministre des Finances, Amadou Ba, sera responsable de la bataille de Dakar face au maire en prison Khalifa Sall. En cas d'échec, le gouvernement, qui va devoir présenter son bilan, pourrait servir de fusible.

Autre point commun entre les présidents français et sénégalais : la soif ou la promesse d'un renouveau politique. Ce n'est pas officiel et Macky Sall s'attend à une fronde, mais le chef de l'Etat a visiblement décidé que de nombreux députés de la majorité qui siègent depuis quatre ans à l'Assemblée ne seront pas candidats à un nouveau mandat en juillet prochain. Le but de cette stratégie du président : secouer ses troupes, obliger tout le monde à travailler d'arrache-pied et rappeler que Macky Sall est bien le patron de la majorité.

Lu 43 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)

AUDIO

A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Calendrier

« Juin 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    

Video galleries