Politique

Retrait ou non de la loi constitutionnelle sur le parrainage : CHEIKH BAMBA DIEYE ET MAMADOU DIOP DECROIX PARLENT DE DIVERSION

L'opposition dite significative campe sur ses positions de refus de tout dialogue avec le régime en place, en dépit de la décision du chef de l'Etat de retirer le projet de loi portant révision du Code électoral pour donner plus de chance aux concertations en cours dans le comité ad hoc institué par le pouvoir. Interpellés hier, jeudi 7 juin, les députés Cheikh Bamba Dièye et Mamadou Diop Decroix soulignant que la loi constitutionnelle a été déjà même promulguée, accusent le chef de l'Etat de chercher à endormir les gens.

Si le président de la République cherchait, à travers sa décision prise hier, jeudi 7 juin, de retirer le projet de loi portant révision du Code électoral déposé à l'Assemblée nationale, depuis le 28 mars 2018, à faire les yeux doux à l'opposition afin de l'amener à la table du dialogue, c'est peine perdue.

En effet, l'opposition semble plus que jamais déterminée à maintenir la pression sur le régime. Interpellés sur cette décision du chef de l'Etat, les députés Cheikh Bamba Dièye, leader du Fsd/Bj et son collègue, Mamadou Diop Decroix, chef de fil d'Aj/Pads, sont formels. «L'opposition ne se laissera pas divertir par cette mesure du chef de l'Etat qui ne fait que confirmer ce que nous disons depuis». «Les Sénégalais doivent savoir que nous sommes en face d'un régime qui cherche tout le temps à endormir les gens. La stratégie du pouvoir est de faire croire aux Sénégalais qui sont déjà escroqués avec la loi sur le parrainage qu'il est dans les meilleures dispositions pour que le dialogue reprenne alors que les concertations ne sont plus une possibilité puisque la loi constitutionnelle sur le parrainage a été déjà adoptée et promulguée», dénonce le leader du Fsd/Bj.

Poursuivant son propos, Cheikh Bamba Dièye de souligner qu'il n'y a plus possibilité de retour en arrière concernant la loi constitutionnelle sur le parrainage. «Le président de la République en a fini avec cette loi et tout ce qu'il cherche, c'est nous faire avaler la pilule». Et d'ajouter dans la foulée: «Quelle que soit la bonne volonté d'une concertation à travers un comité ad hoc, ces membres ne feront que confirmer le forcing du parrainage et c'est là où se trouve la tromperie du régime en place parce qu'il n'y a plus rien à faire. Le parrainage est déjà figé dans notre Constitution et le gouvernement cherche seulement à se donner bonne conscience et à tromper son peuple pour lui faire croire qu'il est dans de bonnes dispositions de dialogue alors que sa volonté de maintenir par la force le parrainage n'a jamais changé et il va tout faire pour faire avaler la pilule».

Abondant dans le même sens, Mamadou Diop Decroix a indiqué pour sa part qu'on n'est pas encore sorti de l'auberge. En effet, expliquant que le projet de loi en question concerne les textes d'application de la loi constitutionnelle sur le parrainage et non sur cette loi sur le parrainage en tant que telle, le leader d'Aj s'est voulu explicite «Le président Macky Sall maintient son orientation stratégique qui est d'imposer en toute circonstance sa vision d'une matière qui doit faire l'objet de discussion et de consensus. C'est ce qu'il faut retenir et tout ce qui reste, c'est du détail. Aujourd'hui, le président confirme son orientation qui consiste à imposer sa façon de voir le processus électoral en dehors de toute concertation et consensus avec son opposition. Pour le reste, cela ne nous regarde pas, le comité ad hoc est en train de discuter sur comment mettre en œuvre ce que Macky Sall a imposé à l'Assemblée nationale».

Sudonline

RETRAIT DE LA LOI CONSTITUTIONNELLE SUR LE PARRAINAGE : ALY NGOUILLE NDIAYE DEMENT ET PRECISE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, est monté au créneau hier, jeudi 7 juin, pour apporter des précisions au sujet de l’information relative au courrier que le Gouvernement du Sénégal a fait parvenir au président de l’Assemblée nationale, relativement à la loi sur le parrainage. Soulignant que la loi constitutionnelle n’est pas retirée, Aly Ngouille Ndiaye a fait savoir que le courrier du président de la République vise plutôt le projet de loi portant révision du Code électoral.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a formellement démenti l’information selon laquelle le président de la République aurait adressé un courrier au président de l’Assemblée nationale aux fins de retirer la loi constitutionnelle sur le parrainage. S’exprimant hier, jeudi 7 juin, sur les ondes de nos confrères de la radio Sudfm, Aly Ngouille Ndiaye qui a confirmé l’existence d’un courrier du chef de l’Etat transmis au président de l’Assemblée nationale, a toutefois tenu à préciser que ledit courrier ne concernait nullement le retrait de la loi constitutionnellement votée le 19 avril dernier. «La loi constitutionnelle n’est pas retirée, elle a été votée et promulguée et le parrainage est déjà derrière nous», a précisé l’autorité en charge de l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Poursuivant son propos, le ministre de l’Intérieur a indiqué que le courrier du gouvernement vise plutôt le projet de loi portant révision du Code électoral qui, selon lui, constitue la seconde phase de la matérialisation de la mise en œuvre de la loi constitutionnelle.
Revenant sur les raisons de ce «revirement»  du président, Aly Ngouille Ndiaye a relevé que le chef de l’Etat, en prenant cette décision, cherche seulement à se conformer à sa décision de mettre en place le comité ad hoc chargé de réfléchir sur les conditions d’application de la loi constitutionnelle sur le parrainage dans le Code électoral. «Dans le cadre de la mise en œuvre du parrainage, le président avait invité tous les acteurs à revenir autour de la table de discussion, nous avions remis en place le comité ad hoc chargé de mener la réflexion sur les conditions 0d’application de cette loi qui regroupe les représentants des partis politiques, de l’Assemblée nationale et de l’administration. Le travail de ce comité devrait aboutir sur un projet de loi consensuel qui sera transmis sous forme de projet de loi portant révision du Code électoral. C’est donc pour donner chance à ce comité ad hoc que le président a décidé de retirer le projet de loi».

Concluant son propos, le ministre de l’Intérieur a par ailleurs souligné que les membres du comité ad hoc sont actuellement en Pologne pour s’inspirer de la méthode d’application du parrainage citoyen dans ce pays qui compte, comme le Sénégal, un grand nombre de parrains. «Dans le cadre de son travail, le comité s’est rendu au Cap-Vert qui a un nombre très limité de parrains pour s’inspirer du modèle. Actuellement, il séjourne en Pologne qui a 100 mille parrainages citoyens pour voir comment les Polonais mettent en œuvre ce parrainage citoyen».

Sud Quotidien

LOI SUR LE PARRAINAGE INTEGRAL : LA PAGAILLE AU SOMMET DE L'ETAT-par Seybani SOUGOU

 

LOI SUR LE PARRAINAGE INTEGRAL : LA PAGAILLE AU SOMMET DE L'ETAT-par Seybani SOUGOU


L'extraordinaire cafouillage lié à l'application de la loi sur le parrainage Intégral, traduit une pagaille indescriptible et une panique au plus haut sommet de l'Etat.
Le recadrage du Président par son propre Ministre de l'Intérieur précisant "qu'il sera procédé au retrait de la loi pour lui substituer une autre (modifiée) à sa place, prouve que le Sénégal est entre des mains inexpertes".

De fait, la sortie du Ministre de l'Intérieur est un véritable camouflet pour le Président, car l'idée sous-jacente est que Macky Sall ne sait pas ce qu'il dit. Les précisions ou clarifications (éléments de langage) n'y feront rien.


Dans un article en date du 29 avril 2018, intitulé "Le Préambule de la Constitution invalide la loi sur le parrainage intégral", nous affirmions que la loi sur le parrainage est une loi mort-né (cf page 2 du texte). Nos propos s'articulaient comme suit : « En instituant la loi sur le parrainage intégral, le régime a créé une usine à gaz, dont il ne maitrise ni les tenants, ni les aboutissants. Il convient de signaler qu'à ce jour, environ 2 millions de sénégalais, inscrits sur les listes électorales et potentiels parrains ne disposent pas de leur pièce d'identité.

L'identification de chaque parrain nécessitant une pièce d'identité et le N° de la carte d'électeur, la loi sur le parrainage intégral sera techniquement inopérante (une loi mort-né), dès lors que des millions de parrains potentiels sont privés de la carte d'identité CEDEAO, faisant office de carte d'électeur.

Tout candidat recalé aux présidentielles de 2019, pour défaut de parrainage pourra, à bon droit, contester ce dispositif au motif que 2 millions de parrains potentiels ont été empêchés, du fait de la rétention des cartes d'électeurs.

Avant même sa mise en œuvre, la loi sur le parrainage intégral s'avère un désastre juridique, technique et financier.

Le drame du régime actuel est son empressement à élaborer des projets de lois sans en évaluer les conséquences techniques, juridiques, ainsi que les modalités d'application. Ils agissent d'abord et réfléchissent après (à titre d'exemple, l'Acte 3 de la Décentralisation n'a pas été précédée d'une étude d'impact). »


La vérité est que le régime est complétement dépassé par son incompétence. Qu'elle soit retirée, ou maintenue en l'état, la loi sur le parrainage Intégral est une loi mort née, inconstitutionnelle et de surcroît inapplicable. Au fait, qui a déjà vu une loi votée et promulguée, faire l'objet d'une substitution par un autre texte de loi qui en modifie radicalement sa portée ?


Mais dans quelle planète vivent donc ces gens-là ?


Si le ridicule ne tue plus, il convient de faire preuve d'une extrême vigilance à la manière dont le régime va "essayer de se sortir de ce guêpier", car s'ils ne contrôlent plus rien, ils sont capables de tout.
Il n'y a pas de doute : Le 25 mars 2012, les sénégalais ont élu un amateur (Macky Sall) à la tête de la magistrature suprême.
Nb : Tout le monde se souvient de l'amateurisme du régime, qui a versé l'argent du contribuable (des milliards de F CFA à la société SNEDAI), en guise de dédommagement après que l'Etat du Sénégal ait décidé la suppression du visa. L'instauration du visa est une mesure prise, en dépit du bon sens, qui a provoqué la faillite de plusieurs établissements touristiques. Le principe est simple : Ils agissent d'abord, et réfléchissent aux conséquences après.
Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Macky Sall veut se rendre à la Coupe du Monde en Russie, polémique à Dakar

C'est un débat diplomatique. Le président français Emmanuel Macron ira en Russie si la France se qualifie pour les demi-finales du mondial. La Première ministre britannique Theresa May va boycotter l'évènement après l'empoisonnement d'un ex-espion russe sur le sol britannique. Quant à Macky Sall, il va lui passer douze jours en Russie. Le président sénégalais sera officiellement en vacances. Un séjour « longue durée », sujet tabou dans la classe politique mais qui commence à faire crisser des dents au sein de l'opposition.

« On ne critique pas quand il s'agit de l'équipe nationale. » Déclaration anonyme d'un des journalistes les plus puissants de la place. Annoncés le 24 mai, les douze jours de vacances du chef de l'Etat sont le sujet tabou du moment. « Le hors-jeu flagrant de Macky » a néanmoins titré cette semaine le quotidien d'opposition Walf. Pour Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais d'Abdoulaye Wade, le président sort de son rôle : « Un président de la République n'a pas vocation à aller supporter une équipe nationale, et avec sa famille, et avec ses amis. »

Au sein du gouvernement, comme de la présidence, on ne souhaite pas s'exprimer au micro sur ce déplacement. « Le président est libre de prendre ses vacances quand il le souhaite », glisse un proche de Macky Sall qui ajoute qu'« une rencontre avec le président Poutine pourrait avoir lieu ».

Babacar Gaye estime que ce déplacement, privé, va couter cher aux contribuables. « Macky Sall ne peut pas utiliser les ressources publiques pour aller en villégiature au moment où il y a une crise politique latente en perspective de l'élection présidentielle de 2019 », estime-t-il.

Des critiques balayées par la présidence qui estime que le président Macky Sall « n'utilise pas les moyens de l'Etat », que « l'avion est mis à sa disposition ». Ce proche du chef de l'Etat conclut : « l'opposition parle de ça car elle n'a pas de thématiques. »

RFI

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