Politique

L’apr sur le rassemblement anti-Macky à la place de l’obélisque : Levée de boucliers contre y’En À Marre

Au lendemain du méga rassemblement piloté à la Place de la Nation ex-Obélisque, vendredi dernier, par le Mouvement Y’en a marre, le parti au pouvoir n’a pas manqué de lever les boucliers contre Fadel Barro et cie. Moult responsables de l’Alliance pour la République (Apr) ont profité de sorties publiques au cours du week-end pour fustiger la démarche et tirer à boulets rouges sur le mouvement citoyen. A l’image de Moustapha Cissé Lô, vice-président de l’Assemblée nationale, Matar Bâ, ministre des Sports et maire de Fatick ou autre Mor Ngom, ministre conseiller et maire de Ndangalma.

Le retour du mouvement Y’en a marre sur le terrain de la mobilisation citoyenne contre les dérives du pouvoir en place, après plus de quatre années de relative apathie, n’est pas du goût des responsables du parti présidentiel, en l’occurrence l’Alliance pour la République. Surtout au lendemain du grand rassemblement piloté à la Place de la Nation ex-Obélisque, vendredi dernier, par le Mouvement Y’en a marre qui a réussi la prouesse de fédérer des milliers de citoyens autour de sa dynamique de contestation du mode de gouvernance Macky Sall. Toute chose que l’opposition classique sénégalaise avait du mal à réaliser depuis l’avènement de l’actuel chef de l’Etat à la magistrature suprême.

Dans la foulée des volets de bois verts balancés par mal des responsables apéristes contre le Mouvement Y’en a marre en route vers son rassemblement du 07 avril dernier, les critiques ont été aussi acerbes contre Fadel Barro et cie, après la manifestation à la Place de l’Obélisque. Moult responsables de l’Alliance pour la République (Apr) ont profité ainsi de sorties publiques au cours du week-end pour fustiger la démarche et tirer à boulets rouges sur le mouvement citoyen.

A l’image du ministre des Sports et maire de Fatick, Matar Bâ qui présidait une manifestation politique à Paos-Koto (Nioro). Pour Matar Bâ, «il n’y a eu à Dakar que des discours politiciens sans grande importance». Allant plus loin dans sa critique, le maire apériste de Fatick  a affirmé sans ambages que «Y’en a marre a donné un prétexte à l’opposition qui refuse de  prendre ses responsabilités ».

Dans la même mouvance, il  a fustigé l’attitude de ces hommes politiques qui, selon lui, « se cantonnent à Dakar pour distiller leurs discours. Il faut qu’ils sortent de Dakar qui n’est pas le meilleur baromètre, et qu’ils aillent parcourir les villages les plus reculés à l’écoute des populations ». De la manifestation de Y’en a marre organisée à la Place de Nation, vendredi, le ministre Matar Bâ a dit dès lors ne retenir qu’une chose. «  Il s’agit de leaders politiques sans arguments majeurs qui se sont engouffrés dans une manifestation pour sortir péniblement leurs têtes de l’eau ».

Le ministre-conseiller Mor Ngom qui présidait un meeting de rentrée politique, samedi 08 Avril, à Bambey,  n’a pas manqué lui aussi d’apporter (Voir par ailleurs). En porte-à-faux avec les déclarations du mouvement Y’en a marre selon lesquelles il  y aurait au Sénégal un recul  démocratique, économique et de la liberté de la presse  entre autres, le maire de Ndangalma s’est évertué à démonter le discours servi à la Place de l’Obélisque sur l’état de la démocratie comme sur la situation économique du Sénégal.

De toutes ces lectures faites du rassemblement du mouvement Y’en a marre, celle de Moustapha Cissé Lô, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, est certainement la plus directe, pour ne pas dire la plus attentatoire. Lors d’un meeting de l’Alliance pour la République (Apr) tenu samedi, à Diamniadio, Moustapha Cissé Lô a estimé tout simplement que Y’en a marre est financé par l’opposition. «Y’en a marre est avec des politiciens et des bailleurs qui ont pris de l’argent. Ils ont tenu nuitamment une réunion, et ils se sont partagés de l’argent, chacun 3 millions de F Cfa. Je leur demande de dresser une liste électorale et d’aller en compétition pour les législatives au lieu de déranger les gens », a affirmé  M. Lô selon le site en ligne Pressafrik.com. Moustapha Cissé Lô qui a été rejoint dans la critique par Maël Thiam, administrateur de l’Apr et vice-président du Hcct, et autre Souleymane Ndoye, maire de Diamniadio, n’a pas en vérité raté Fadel Barro et compagnie qu’il a fini par traiter tout simplement de «marchands d’illusion». Comme pour dire que l’Apr n’est pas prête à céder du terrain dans le champ du débat politique, même si çà vole au ras des pâquerettes !

SudOnline

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Place de l’obélisque-rassemblement contre le Macky hier, vendredi : Coup de semonce de y’En a Marre

Le Mouvement “Y’en a marre“ réclame son droit de tirer la sonnette d’alarme lorsque constat est fait d’une justice sélective, du non-respect des promesses tenues, voire de l’emprisonnement tous azimuts d’adversaires politiques,  etc. Face à une foule nombreuse acquise à sa cause hier, vendredi 07 avril, à la Place de la Nation (ex-Obélisque), Fadel Barro a invité les jeunes à s’inscrire massivement sur les listes électorales pour récupérer leur pays et ainsi permettre que le rêve sénégalais ne soit pas vain.

Le mouvement “Y’en a marre“ a repris du service. Ou du moins, il est passé à la vitesse supérieure depuis hier, vendredi 7 avril. En effet, Fadel Barro, Fou Malade et compagnie ne se limitent plus à dénoncer les pratiques et autres comportements du régime en place, mais plutôt veulent tout simplement le changement. C’est en tout cas l’invite lancée à la jeunesse venue nombreuse répondre à l’appel au rassemblement lancé par ledit mouvement. Prenant la parole au nom de son mouvement, Fadel Barro a invité les jeunes à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales. Pour le rappeur «activiste», cette jeunesse ne peut pas «continuer à regarder ses dirigeants qui sont là depuis Senghor, qui ont les mêmes pratiques depuis Senghor, et qui ne laissent pas l’espace aux jeunes». A son avis, cette jeunesse doit être présente pour «récupérer son bien qui est le Sénégal». Elle doit se battre, pour lui, afin que «ce rêve sénégalais ne soit pas vain».

Sur les raisons de cette radicalisation, le coordonnateur de “Y’en a marre“ a estimé qu’ils ont le droit de tirer la sonnette d’alarme lorsqu’ils constatent certaines anomalies dans ce pays. Fadel Barro a ainsi fustigé qu’au Sénégal, un procureur se permet d’interdire aux Sénégalais d’exprimer leur opinion sur la marche de sa justice. Tirant à boulets rouges sur le régime de Macky Sall, il a trouvé anormal que des jeunes continuent de prendre des pirogues pour se rendre en Europe. Toujours d’attaque, Fadel Barro a dit normal que le mouvement alerte quand il constate que la «justice est sélective» et que «des adversaires politiques sont emprisonnés tous azimuts». Qui plus est, il a réclamé le droit d’alerter quand les promesses faites aux ménages, pour l’amélioration de leurs conditions de vie, ne sont pas respectées. Toujours dans sa diatribe contre le régime actuel, Fadel Barro trouve anormal que le pouvoir se targue d’avoir atteint un taux de croissance de 6% sans pour autant entretenir les Sénégalais sur le niveau d’endettement et le déficit du pays. Il s’est aussi offusqué qu’un financement de plusieurs milliards soit fait pour le TER, au moment où la Sar dit ne pas être à mesure de raffiner les quantités de pétrole attendues. 

Pour autant de dysfonctionnements dans ce pays, Fadel Barro pense qu’il est temps que le régime se ressaisisse pour prendre en charge les préoccupations des Sénégalais. D’autant plus que, trouve-t-il, «nous avons le droit d’avoir un rêve sénégalais, d’y croire et de se battre pour ce rêve».

Dans la foulée, le coordonnateur du mouvement “Y’en a marre“ a tant soit peut répondu à ceux qui soutiennent que ledit mouvement ne s’agite qu’à la veille des élections. En effet, Fadel Barro a rappelé que le mouvement a organisé une manifestation, un an après l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, pour lui dire que «la promesse est une dette». Mieux, il a indiqué que le mouvement a initié le programme «wax ak sa député», «wax ak sa maire», etc. Dans la même dynamique, il rappellera que Y’en a marre était là avec Niani Bagne Na, lors du référendum.

A noter que la quasi-totalité des partis politiques de l’opposition ont répondu présent à la manifestation. Cependant, il convient de préciser que presque tous les leaders politiques des grands partis se sont faits représenter, comme c’est le cas pour le Rewmi représenté par Déthié Fall et Thierno Bocoum, le Pds par son porte-parole Babacar Gaye, le Grand parti par Bamba Ndiaye. A noter aussi la présence d’Ousmane Sonko du Pastef, du professeur Malick Ndiaye, d’Abdourahmane Sow du Cos/M23, tout comme du Premier adjoint au maire de Dakar, non moins membre de la Ld, Cheikh Guèye, etc. Ils ont tous pris la parole pour tirer à boulets rouges sur le régime de Macky Sall, non sans inviter les populations à imposer une cohabitation à Macky Sall, dès 2017. 

ESQUISSES DE POLITISATION  DU RASSEMBLEMENT  DE Y’EN A MARRE :  Fou Malade joue au gendarme

Même si les leaders de l’opposition ou leurs représentants à la manifestation de Y’en a marre d’hier, vendredi 7 avril, ont eu droit à la parole, il n’en demeure pas moins que le mouvement a veillé au grain pour qu’il n’y ait pas de récupération politique. En tout cas, tous ceux qui ont essayé de manifester leur appartenance politique, ou leur soutien à une quelconque personnalité politique ont vite été rappelés à l’ordre. Et c’était Fou Malade qui a mené la barque de la veille.

En effet, le rappeur «activiste» n’a pas hésité à rappeler à l’ordre les jeunes qui ont brandi des plancardes contenant les photos du maire de la Médina, Bamba Fall. Du haut du podium, il a invité ces derniers à attendre qu’ils soient à une manifestation politique pour montrer leur appartenance. Il les a ainsi invités à baisser leur pancartes, non sans rappeler que le rassemblement du jour est à inscrire sur le nom de Y’en a marre.

Dans la même dynamique, il a sommé les accompagnants du maire de Mermoz Sacré Cœur, Barthélémy Dias de passer par derrière, où il est ouvert une porte pour accéder au podium, constatant un mouvement devant le podium à l’arrivée de “Barth“. Pour les rappeler à l’ordre, il leur a indiqué qu’une maison a toujours une porte et qu’il faut y entrer pour ne pas être considéré comme un voleur. Cependant, Barthélémy Dias a expliqué qu’il n’était là que comme simple spectateur.  Au final, Fou Malade a tenu à préciser que les paroles tenues lors de la manifestation par les différents intervenants n’engagent que ceux qui les ont proférées. Pour lui, seul le discours de leur coordonateur, Fadel Barro, engage le mouvement Y’en a marre.

PLACE DE LA NATION, EX-OBELISQUE : Un important dispositif sécuritaire mis en place

Pour manifester leur désaccord contre ce qu’elle qualifie d’oppression ou de confiscation des libertés, de promesses non-tenues ou encore de dérives du pouvoir en place, la bande à Fadel Barro en l’occurrence Yen a marre, a drainé hier, vendredi 07 avril, à la Place de la Nation ex-Place de l’Obélisque une foule de personnes tout de noir vêtues. C’est aux environs de 16h et sur une note de l’hymne national  du Sénégal que démarre la cérémonie. Etaient présentes à la rencontre de nombreuses personnalités parmi lesquelles les membres de l’opposition, à l’image de Babacar Gaye (Pds), des partisans des maires de Dakar et de la Medina emprisonnés, Déthié Fall et Thierno Bocoum(Rewmi), Bamba Ndiaye (Grand Parti), Barthélémy Dias (Ps). Mais on notait aussi la présence d’organismes pour la défense des droits de l’homme tels qu’Amnesty International, Forum du Justiciable ou encore de medias internationaux, à savoir RFI et AFP (Agence France Presse). Le peuple avait également répondu à l’appel. Toutes les tranches d’âge s’y retrouvaient : jeunes, vieux et femmes brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire les slogans « Lu euppe Tuuru », « Libérez Khalifa/Bamba » ou encore « Je regrette d’avoir voté Macky en 2012 ». Même les vendeurs de sifflets, de brassards et banderoles à l’effigie des couleurs verte, jaune et rouge, et du coup s’ajoutant à la longue liste des manifestants, y trouvaient leur compte. Pour contenir les manifestants et prévenir tout risque de débordement, un important dispositif sécuritaire à été déployé, constitué pour l’essentiel d’agents de la police nationale et de la gendarmerie massés le long du boulevard De Gaulle jusqu’à la route qui mène vers Colobane. A ce dispositif s’ajoutaient aussi des policiers en civil infiltrés dans la foule. Le rassemblement aura duré 02 tours d’horloge avant que Thiat et compagnie ne déclarent la fin de la cérémonie de contestation.        

REACTIONS… REACTIONS…REACTIONS…

LA CLASSE POLITIQUE SE PRONONCE SUR LE RASSEMBLEMENT

OUSMANE SONKO, LEADER DE PASTEF : « Le peuple est en train de subir des agressions d’un pouvoir autocratique…»

Nous venons apporter notre soutien à Y’en a marre. Mais, au delà du mouvement, à tout le peuple sénégalais qui, depuis 4 ans et de manière continue et progressive, est en train de subir des agressions d’un pouvoir autocratique qui tend à confisquer les libertés, à s’attaquer à toute opinion contraire à sa façon de voir et de penser. Et de surcroit, qui gère le pays de manière scandaleuse au plan de la gouvernance économique. Autant de choses qui doivent interpeller tous les Sénégalais, parce que c’est notre avenir qui est en jeu. Je crois que beaucoup de combats et de luttes ont été menés dans ce pays pour en arriver là. Ce serait dommage qu’après 56 ans de lutte et de conquête, le pouvoir du président Macky Sall veuille nous ramener à l’époque coloniale ou même à la période de la traite négrière. C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui, comme ces milliers de Sénégalais

Y’en a marre est un mouvement citoyen qui mène un combat citoyen. Ce n’est pas un mouvement politique que je sache. Nous, nous sommes un parti politique. Mais, j’ai toujours dit qu’il n’y a pas de frontière étanche entre les mouvements citoyens et les partis politiques parce qu’il s’agit de mener un combat citoyen. La seule différence qui existe entre les partis politiques et les mouvements citoyens, c’est que les premiers ont pour vocation de conquérir le pouvoir, et les seconds ne vont pas jusque là. Mais, nous partageons le même espace. Nous nous préoccupons tous de la gouvernance, des acquis démocratiques. Sur ces questions, tous les Sénégalais, quel que soit leur bord, doivent pouvoir se retrouver de temps en temps. On a voulu nous embrouiller en disant qu’on doit voir, d’un coté, les mouvements citoyens et, de l’autre, les partis politiques. Moi je ne crois pas à cela, car je pense que le pays ne peut pas être construit uniquement par les mouvements citoyens ou par les partis politiques.

BABACAR GAYE PORTE-PAROLE DU PDS : «Etre-là d’abord parce que je suis un citoyen sénégalais…»

Il fallait être là d’abord parce que je suis un citoyen sénégalais, démocrate dans le sang, et avoir participé à l’édification de cette Nation démocratique, de cette République que je chérie tant. Je suis là en tant que porte-parole du Secrétaire national du Parti démocratique sénégalais qui m’a demandé de venir le représenter à cette manifestation pour exprimer la solidarité du Pds au mouvement Y’en a marre, mais aussi notre soutien vaillant à cette jeunesse qui a compris qu’il faut se battre pour libérer ce peuple en otage par Macky Sall et son gouvernement.

Je suis d’autant à l’aise que les questions qui sont en jeu aujourd’hui, tournant autour des libertés publiques, de la séparation des pouvoirs, de l’instrumentalisation de la justice contre des citoyens sénégalais, de la gabegie, d’une gestion monarchique du système font de telle sorte que tous les Sénégalais devaient se mobiliser pour répondre à cette manifestation qui a été organisée sous l’égide de Y’en a marre, mais qui n’est pas leur apanage, leur propriété. C’est l’histoire qui fonctionne comme ça. C’est la dynamique des rapports sociaux qui nous oblige d’être avec ceux qui nous combattaient hier, sans que nous n’ayons aucun sentiment de regret. Car, c’est légitime de mener un combat contre Abdoulaye Wade, comme c’est tout à fait légitime de mener un combat contre le gouvernement du président Macky Sall. En dehors de cela, on devient des garçons de porteurs de valise comme ceux qui étaient de la société civile et qui sont aujourd’hui au pouvoir. Je ne pense pas que le mouvement Y’en a marre a accepté de gérer le pouvoir parce que ce n’est pas sa vocation en réalité.

DETHIE FALL, VICE PRESIDENT DE REWMI : «Je pense que Macky Sall parviendra à lire et à interpréter ce message»

Depuis que Macky Sall est arrivé au pouvoir, les libertés sont gravement menacées. Tous les leaders politiques d’une certaine envergure, capables de le remplacer sont soit attaqués, soit injuriés, soit emprisonnés. Donc, il est temps que tous les Sénégalais épris de démocratie, de justice et de paix se lèvent et viennent combattre ces dérives qui ne cessent de se multiplier et se consolider. Elles sont extrêmement dangereuses pour notre démocratie, vu la modernité qu’on veut lui donner. C’est pour cela qu’on est là.

C’est heureux de voir que les populations sont venues répondre massivement. Je pense que le président Macky Sall parviendra à lire et à interpréter ce message et par conséquent à dévier de son chemin pour revenir sur l’axe républicain par lequel il a été élu et par lequel il doit gouverner de manière exclusive.

Ce n’est pas de récupération. La ligne de Rewmi a toujours été connue. C’est une ligne pour les libertés, les démocraties, pour le renforcement des acquis obtenues après plusieurs années de lutte. De ce point de vue, notre présence doit être facile à comprendre et tous ceux qui sont là ne peuvent l’assimiler à de la récupération politique. Nous répondons présent à tous ceux qui nous invitent pour la démocratie, pour les libertés. Avec le régime de Macky Sall, les libertés sont gravement menacées. 

Jean Michel DIATTA et PAPA ALIOUNE DIENG (STAGIAIRE) Sudonline

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Place de l’obélisque-vendredi de tous les dangers pour Macky Sall : Y’en a marre reprend du service

La Place de la Nation, ex-Place de l’Obélisque, est partie pour renouer avec les grandes manifestations politiques et citoyennes qui ont fait sa réputation, avec l’autorisation préfectorale accordée hier, jeudi 06 avril, au mouvement Y’en a marre pour l’organisation de son rassemblement de contestation du pouvoir en place. Les grands partis et leaders de l’opposition (Pds, Rewmi, Ousmane Sonko, les pro-Khalifa Sall) s’étant engouffrés dans la brèche en appelant leurs militants à aller à la Place de l’Obélisque, et la force d’attraction de Y’en a marre auprès des jeunes aidant, le pari de la mobilisation pourrait être gagné par Fadel Barro, Thiat, Kilifa et cie, au détriment du régime en place. Même si la barre du million de Sénégalais annoncée risque d’être simple effet d’annonce !

Le rassemblement anti-Macky Sall que le mouvement Y en a marre compte organiser aujourd’hui, à la mythique Place de la Nation, ex-Place de l’Obélisque risque de drainer moult frustrés et déçus du régime dont, en premier, les opposants politiques dont beaucoup d’entre eux ont déjà annoncé leur présence ou la présence de leur parti à cette manifestation. Après les regards de faïence qui présageaient des heurts certains à la Place de l’Obélisque, avec la volonté affichée par des militants de l’Apr (comme la Cojer de Thérèse Faye et le ministre délégué Yakham Mbaye) d’organiser sur le même lieu et à la même heure une contre-manifestation, Y’en a marre a finalement obtenu gain de cause pur l’organisation de  son rassemblement. Macky Sall ayant probablement mis sous le boisseau des troupes trop zélées, en évitant ainsi tout risque de confrontations ouvertes, le préfet de Dakar a mis la main à la pâte en donnant à Fadel Barro et cie le feu vert pour la tenue de cette manifestation qui pourrait ne pas être  sans conséquence pour le régime en place. Surtout quand on connait le pouvoir d’attraction de Y en a marre sur la jeunesse de Dakar et environs. 

En tout cas, confirmation a été apportée à cette autorisation préfectorale par les Y’en a marristes.  Joint au téléphone, Fadel Barro a ainsi déclaré que «La marche a été bien autorisée par le préfet de Dakar. Nous avons reçu la notification. Maintenant, nous restons sur notre objectif de mobiliser un million de participants sur la Place de la Nation. C’est notre slogan, l’essentiel, c’est que les Sénégalais viennent massivement prendre part à ce rassemblement dans la paix». Poursuivant son propos, le coordonnateur de Y’en marre a également invité les autorités à prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité de leur manifestation.

«Nous avons appelé les gens à la responsabilité. Nous leur avons demandé de venir manifester dans la sérénité et de rentrer chez eux dans la paix. Cependant, nous avons tous entendu les sorties des partisans du pouvoir qui promettent d’empêcher la tenue de notre activité. Nous demandons aux autorités de prendre toutes les dispositions pour encadrer cette manifestation et nous prenons également l’opinion nationale et internationale à témoin sur d’éventuels actes de sabotage de notre manifestation que les auteurs chercheront à mettre sur le compte de Y’en a marre.Nous avons lancé un appel à l’endroit de tous les citoyens sans distinction et aujourd’hui, plusieurs forces citoyennes ont décidé de venir participer à notre rassemblement qui est un rassemblement du peuple».

Pour rappel, Y’en a marre avait annoncé, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 29 mars et consacrée au bilan des cinq années de règne du président Macky Sall, la reprise de ses activités de contestation contre le pouvoir en place, comme ce fut le cas en 2011 sous l’ancien régime libéral de Me Wade. Fadel Barro et cie avaient ainsi annoncé la tenue d’un grand rassemblement auquel ils invitaient le peuple à venir, habillé en noir à la Place de l’Obélisque, à partir de 15 heures. L’objectif était, selon eux, de «dénoncer tous les écarts du régime finissant en place». Mais aussi de dénoncer «toutes les promesses trahies de l’actuel locataire du Palais de la République», notamment celles des 500 000 emplois par an promis aux jeunes qui continuent de braver la mer à abord de pirogues à la recherche d’un mieux-être en Europe ou encore la promesse de la fin des bons impayés aux agricultures du monde rural.

N. C. GOMIS ET M. DIENG

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Les réseaux sociaux au cœur de la bataille présidentielle en France : qu'en est-il au Sénégal

 

Les réseaux sociaux au cœur de la bataille présidentielle en France : qu'en est-il au Sénégal

Ce phénomène a commencé en 2012 au Sénégal avec les téléphones mobiles. Les résultats étaient donnés en temps réel. A celà s'ajoute les radios locales pour relayer les infos en direct. La démocratie en Afrique a pu se nourrir des téléphones mobiles, des radios et aujourd'hui des réseaux sociaux comme partout dans le monde. D TRUMP aujourd'hui touche gratuitement le monde grace à ses nombreux tweets.Pape CISSOKO

INFOGRAPHIE - Twitter, Facebook et YouTube sont désormais des relais indispensables pour les candidats.


Avec 6,5 millions de spectateurs, le débat des onze candidats organisé mardi soir par BFM et CNews fut une bonne opération d'affichage, à défaut d'avoir été toujours très audible. Un succès démultiplié par la caisse de résonance numérique offerte par les nouveaux outils de campagne. Le seul hashtag officiel de l'émission #LeGrandDebat a été utilisé plus d'un million de fois sur Twitter, et 1.500.000 messages au moins ont été échangés sur le sujet, selon la plateforme de veille Visibrain. «La télévision reste l'outil d'expression politique essentiel: il suscite le plus de confiance. Mais Internet s'est installé dans les usages, au point que c'est devenu le second espace privilégié de l'expression politique. Un média ne remplace pas l'autre, ils sont à la fois incontournables et complémentaires», relève Christophe Piar, enseignant à Sciences Po et spécialiste de la communication politique.


Reste que les ressorts de la communication numérique jouent un rôle considérable sur la morphologie du premier tour de cette présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, l'un des présidentiables les plus âgés du scrutin, est ainsi parvenu à se départir de l'accusation de «gauche passéiste» souvent accolée à sa sphère politique. Sa chaîne YouTube, forte de près de 260.000 abonnés, est devenue incontournable, y compris auprès des jeunes générations.


«On touche vraiment les Français»


De son côté, Marine Le Pen s'est appuyée massivement sur les canaux d'expression directe pour renouveler son image et conforter son assise. Les quelque 1,2 million d'internautes abonnés à sa page Facebook ont été d'une aide déterminante sur le chemin de la normalisation.
Fait nouveau, le favori des sondages au premier tour, Emmanuel Macron, s'est émancipé de l'appareil socialiste pour constituer En marche!, une force essentiellement organisée et fédérée par Internet et sur les réseaux sociaux. «Le plus grand changement dans la campagne de 2017 par rapport aux deux précédentes, c'est le nombre de Français connectés. En 2006, c'était anecdotique, je n'avais moi-même pas de smartphone. Aujourd'hui, quand on fait une campagne numérique, on touche vraiment les Français, ils sont directement rattachés au candidat. Les deux dernières campagnes ont été dans un numérique de l'à côté. Cette fois, c'est le cœur de la campagne qui est numérique», commente Mounir Mahjoubi, responsable du numérique d'En marche!.
Alain Juppé, longtemps favori de la primaire de la droite, a fortement pâti du sobriquet #AliJuppé, dif¬fusé sur Twitter
À droite également, les outils digitaux et les réseaux sociaux ont largement contribué à créer la «surprise» Fillon lors de la primaire. «Cela nous a beaucoup aidés au départ pour relayer la campagne et les idées de notre candidat quand personne n'y croyait», concède Gautier Guignard, responsable de la campagne digitale.
À l'inverse, Alain Juppé, longtemps favori de la primaire de la droite, a fortement pâti du sobriquet #AliJuppé, diffusé sur Twitter. «Nous étions les premiers à subir une campagne de cette ampleur, il n'y avait pas de précédent pour planifier une réaction. Nous n'avons pas tout de suite mesuré la portée de l'attaque, et donc directement pas répondu là ou avait lieu l'attaque, par chaîne de mails anonymes et sur Twitter. Ce qui a été une erreur», déplore Eve Zuckerman, en charge de la stratégie numérique du maire de Bordeaux lors de la primaire.
Une chose est sûre, si l'outil numérique ne permet pas à lui seul d'emporter un scrutin, il peut ruiner une campagne. Occuper ce terrain n'est plus optionnel, puisque c'est en grande partie sur les réseaux que vont se jouer les dernières passes d'armes. En effet, la règle électorale interdit aux candidats et à leurs comptes officiels de faire campagne 24 heures avant le premier tour. Le vendredi 21 avril à minuit, les candidats devront faire silence. Mais leurs relais militants sur les réseaux sociaux pourront, eux, continuer à tenter de convaincre les indécis jusqu'à la fermeture des bureaux de vote...

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/

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