Politique

Concertation nationale autour de la gouvernance transparente du pétrole et du gaz, ce mardi : MACKY SALL CHERCHE LA BONNE FORMULE

C’est aujourd’hui, mardi 12 juin, que démarre la Concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz. Initié par le chef de l’Etat, Macky Sall, et organisé à Diamniadio, ce dialogue est parti pour être, si les acteurs jouent le jeu, un temps fort de la gouvernance de nos richesses naturelles, auquel sont conviées, selon la formule officielle, toutes les forces vives de la Nation. Seul bémol, l’opposition dite significative a décidé de rejeter la main tendue du chef de l’Etat, en somme l’appel au dialogue autour de la gestion du gaz et du pétrole lancé par Macky Sall. Principale condition de l’opposition : la publication de tous les contrats et licences octroyés par le gouvernement dans le cadre de l’exploitation de ces richesses naturelles. 

S’il est vrai que les premiers pas du Sénégal dans la gestion de ses gisements de pétrole et de gaz prêtent à confusion, comme n’ont cessé de le souligner l’opposition et une bonne partie de la société civile avec l’affaire Frank Timis et autre accord gazier sénégalo-mauritanien, n’est-il pas aussi juste de reconnaître que la gouvernance transparente des revenus issus du pétrole et du gaz est un enjeu d’ordre national, stratégique, qui requiert une concertation inclusive de toutes les franges de la société sénégalaise ? Beaucoup de pays, en Afrique et ailleurs, n’ont pas su enjamber la «malédiction du pétrole» parce que les positions partisanes avaient pris le pas sur l’intérêt national. Pendant qu’on y est, la concertation devant démarrer ce jour peut être une large tribune pour aplanir les divergences, structurer les congruences et promouvoir un modèle national propre de gouvernance de nos ressources naturelles. Par pur esprit de dépassement et de citoyenneté !  

Un dialogue sans une partie de l’opposition significative

Il ne faut pas compter sur la présence d’une bonne frange de l’opposition dite «significative» aux concertations initiées par le président de la République, Macky Sall, autour de la gestion des ressources gazières et pétrolières. En effet, une partie de cette opposition «radicale» refuse systématiquement de tailler bavette avec le pouvoir sur n’importe quelle question. C’est du moins les positions toutes tranchées des partis comme Pastef d’Ousmane Sonko, l’Act d’Abdoul Mbaye, Rewmi d’Idrissa Seck, le Pds de Me Abdoulaye Wade, le Grand parti de Malick Gakou, ou encore le Fpdr avec Mamadou Diop Decroix, etc.

Même le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) d’Issa Sall, qui avait promis d’examiner en interne l’opportunité de prendre part à ces concertations, si toutefois il recevait une invitation formelle, semble maintenant catégorique. Si du moins, l’on se fie aux propos du chargé de communication dudit parti, Makhary Mbaye, qui laisse entendre que le Pur ne compte pas répondre à l’appel encore moins participer au dialogue. Ces partis ont systématiquement rejeté la main tendue du président de la République comme ce fut le cas pour le dialogue autour du processus électoral, comme sur le fichier électoral. Pour ces derniers, c’est un «niet» catégorique qui a été apposé à l’appel au dialogue autour de la gestion des ressources minières, tout en reprochant au chef de l’Etat un manque de «sérieux» et de «sincérité», sans oublier le manque de «confiance». Certains d’entre eux dénoncent la gestion «cavalière» du président Macky Sall ou les prises de décision en amont avant de convier à des concertations. Le pouvoir peut cependant compter sur la présence de quelques partis de l’opposition, mais moins «radicaux» que les autres. En effet, des partis comme le Mouvement des patriotes pour le développement (Mpd)/Liguey d’Aliou Sow, ou encore Les libéraux démocrates réformateurs (Ldr/Yessal) de Modou Diagne Fada comptent prendre part à ces concertations, si bien sûr ils sont saisis officiellement.

A noter que le pouvoir dit vouloir tenir ces concertations «afin d’instaurer une gouvernance inclusive et transparente de nos ressources naturelles et d’asseoir un consensus national durable sur les orientations stratégiques qui encadrent le développement, au service exclusif de la Nation, de l’industrie pétrolière et gazière».

Sudonline

Invalidation de la candidature de Karim Wade à la présidentielle : ISMAÏLA MADIOR FALL ARGUE, LE PDS SE CRISPE

Ismaïla Madior Fall, le ministre de la Justice, est-il en train de soulever une nouvelle polémique dans l’espace politique sénégalais ?
 
Invité, samedi dernier, à une émission nocturne de la Tfm  (télévision privée), le Garde des Sceaux à qui on demandait si Karim Wade du Pds pouvait être candidat à l’élection présidentielle suite à sa condamnation, a soutenu mordicus que la loi prévoit que si un citoyen est condamné à cinq (05) ans d’emprisonnement au moins, il perd ses droits civils et politiques. Une réponse du ministre de la Justice qui n’a pas tardé à déclencher la réaction de l’ancien parti au pouvoir de 2000  à 2012, qui a toujours affirmé la validité de la candidature de Karim Wade à la présidentielle de 2019.
 
Mayoro Faye, de la cellule de communication du Pds, est ainsi monté au créneau hier, dimanche, en affirmant sèchement que « ce ne sont pas les manœuvrés de Macky Sall et de son clan qui vont empêcher Karim Wade d’être candidat à la présidentielle de 2019 ».

Selon le responsable libéral à Saint-Louis, «Karim Wade jouit de tous ses droits politiques et civils et qu’il n’y a aucune instance aujourd’hui qui peut remettre en cause cette candidature ». Qui plus est, a-t-il dit, le Pds se donnera les moyens juridiques et politiques pour encadrer et sauvegarder cette candidature. Mayoro Faye a fini par accuser le ministre de vouloir rejoindre le « clan des comploteurs » décidés à manipuler certaines institutions pour obtenir l’invalidation de la candidature de Karim Wade. 

Sudquotidien

Mise en œuvre «tronquée» de la charte de bonne gouvernance démocratique : LES «ASSISARDS» FONT LE PROCES DU MACKY


La célébration de l’An X des Assises nationales avant-hier, samedi, n’a pas seulement été le lieu du bilan d’une décennie d’existence de ce grand forum organisé du 1er juin 2008 au 24 mai 2009, afin de trouver une solution consensuelle et durable à la crise politique, éthique, économique, sociale et culturelle du Sénégal. Elle a surtout été l’occasion pour les parties prenantes, syndicalistes, universitaires, partis politiques, de dénoncer la non-application par l’Etat, en somme par Macky Sall, des conclusions issues de ce forum et cela, malgré les engagements solennels du candidat à la magistrature suprême et futur chef de l’Etat entre les deux tours de la présidentielle de 2012.
 

Sous la houlette du Pr Amadou Makhtar Mbow, président des Assises nationales et ancien patron de l’Unesco,  les «Assisards» ont le procès du régime en place qui a tourné le dos à la Charte de bonne gouvernance démocratique, quoiqu’il fût signataire des dites conclusions.

A l’instar du député Mansour Sy Djamil, ancien membre de la Commission scientifique des Assises nationales, voire du Pr Boubacar Diop, ex-coordonnateur de la commission Gouvernance sociale des Assises. Abondant pour sa part dans la même dynamique, le Pr Amadou Makhtar Mbow comme pour montrer l’actualité intemporelle de la Charte de bonne gouvernance démocratique a fait part de la mise sur pied d’un Institut des Assises nationales pour opérer le suivi des conclusions de ce grand forum de concertation qui a réuni en son temps opposition, société civile, monde des affaires et Sénégalais lambda.

MANSOUR SY DJAMIL DE BESS DU NIAKK, MEMBRE DE LA COMMISSION SCIENTIFIQUE DES ASSISES : «De reniement à reniement, de trahison à  trahison, on a mis de côté les Assises nationales»

Les Assises nationales n’étaient pas un point de départ. C’était plutôt l’aboutissement d’un processus. Lorsqu’à l’époque, nous nous sommes réunis à Saly-Portudal, il y avait trois scénarii possibles qui se présentaient à nous. Le premier scénario, c’était que le Président Abdoulaye Wade rejoigne les Assises. Le deuxième scénario, c’était qu’il triomphe et détruise l’élan des Assises. Le troisième scénario, c’était qu’Abdoulaye Wade perde le pouvoir et qu’une équipe issue des Assises nationales le remplace. Et c’est à ce 3ème scénario, le moins probable et le plus favorable, qu’on a assisté. Dieu nous a gratifiés de ce scénario parce que, le 25 mars 2012, Macky Sall issu des Assises nationales et signataire de la Charte de bonne gouvernance démocratique et des conclusions des Assises, était devenu le président de la République. Donc, on était en droit de s’attendre à ce que, compte tenu de ses engagements, les conclusions des Assises trouvent un début de traduction dans la réalité. Six années après, nous pouvons dire aujourd’hui que les fruits n’ont pas tenu les promesses des fleurs. Parce que de renoncement à renoncement, de reniement à reniement, et même de trahison à trahison, on a mis de côté les conclusions des Assises nationales. Et comme je l’ai déjà dit, on ne peut pas faire mieux. J’étais dans la commission scientifique et deux années durant, on a travaillé d’arrache-pied, des efforts exténuants  qui ont abouti à ces conclusions avec des ressources humaines de très haut niveau et de très haut talent. En plus, nous avions la majorité à l’Assemblée nationale, ce sont nos gars qui étaient dans le gouvernement. Il était tout à fait possible de prendre les conclusions, secteur par secteur, durant la discussion de la Loi de finance, voir ce que proposait  le gouvernement qui était notre gouvernement, celui de Benno Bokk Yaakaar, essayer par suite de voir ce qu’on pouvait faire la première année, la deuxième année, la troisième année jusqu’à épuisement des conclusions des Assises. Cela n’a pas été le cas/ Maintenant, on est obligé de faire un travail d’éternel recommencement.

PR BOUBA DIOP, COORDONNATEUR DE LA COMMISSION GOUVERNANCE SOCIALE DES ASSISES NATIONALES : «Le point essentiel est que le Président ne peut pas diriger les instances d’un parti politique»

Cette rencontre aurait dû se tenir à l’Université. C’est au dernier moment qu’on a fait croire que la rencontre ne pouvait pas se tenir à l’université. C’est une honte. Cela montre que ce pays a régressé. Et c’est dommage. Comment faire avancer le Sénégal sur le plan politique, économique, social dans ces conditions ? Cela montre le degré d’immaturité des gens qui nous dirigent et à tout étage. Les Assises nationales ont produit un travail remarquable dans tous les domaines. Les Assises ne sont ni la Bible ni le Coran ni la Thora. Les Assises n’ont jamais dit cela. C’était un diagnostic de la situation depuis l’indépendance à nos jours, pour savoir pourquoi le Sénégal a eu de tels problèmes et comment en sortir. C’est donc un travail remarquable qui a été d’ailleurs été traduit en toutes les langues nationales…Tout Sénégalais qui veut que ça avance pourra puiser dans les conclusions des Assises…Certes, tous les points ne figuraient pas dans les conclusions, par exemple le pont de vue des jeunes parce qu’il n’y avait pas assez de jeunes, les questions sécuritaires, le problème de la Casamance. Il y avait des questions qui n’avaient pas pu être réglées. Donc, il ne faut pas donner l’impression que les Assises ont tout réglé, on ne l’a jamais dit. C’était une méthode, une démarche, il y a eu un produit et ce produit, on peut l’améliorer…Les Assises sont un patrimoine national, africain et international. Mais la question essentielle déclinée lors des Assises est que le Président de la République ne peut pas présider les instances d’un parti politique. Est-ce que cela est réglé au Sénégal ? D’ailleurs, tous les problèmes qu’on a résultent de cette donne. Un président qui veut être président de parti, président de l’Etat et président de tout. Comment pouvez-vous bouger avec ça. Et ça, c’est un recul même par rapport à l’histoire africaine».

PR AMADOU MAKHTAR MBOW, PRESIDENT DU COMITE DE PILOTAGE : «Dans une logique de continuité, nous allons créer un Institut des Assises nationales»

Le Professeur Amadou Mokhtar Mbow, ancien directeur général de l’Unesco et président du comité de pilotage et du bureau des Assises nationales qui a ouvert les débats, lors de la rencontre-bilan des 10 années des Assises,  a exhorté l’Etat à respecter ses engagements en appliquant les conclusions de ce grand forum qui s’est déroulé entre le 1er juin 2008 et le 24 mai 2009. Dans la foulée, il a invité les gouvernants à faire passer l’intérêt supérieur du pays en lieu et place des intérêts personnels. Faisant le bilan des 10 ans des Assises nationales, aujourd’hui plus actuelles que jamais, le président Mbow a annoncé que, dans une logique de suivi des conclusions des travaux, un Institut des Assises nationales sera mis sur pied. « On a décidé de la continuation des Assises en créant un Institut des Assises nationales. On vous demande d’apporter votre collaboration à cet institut en choisissant ceux qui doivent y être. On vous avait envoyé une circulaire pour vous définir les grandes lignes de cet institut, son financement. On vous avait aussi demandé vos avis et appréciations à transmettre au bureau qui va les étudier et les évaluer pour les insérer dans le processus. Nous ne cherchons ni à promouvoir quelqu’un ni à combattre un autre, nous ne cherchons que ce qui serait le mieux pour le pays et ce que les Assises pourraient apporter au bénéfice du Sénégal ».

Sudonline

Dialogue national sur les hydrocarbures, pourquoi faire ?

Lorsqu’en 2012, 65% des électeurs sénégalais avaient voté pour le président Macky Sall, ils le croyaient capable de gérer au mieux particulièrement les ressources naturelles du pays pour l’intérêt de tous. On y était d’autant plus convaincu, qu’il est lui-même géologue de formation, qu’il a travaillé dans le secteur des hydrocarbures et qu’il a occupé toutes les stations les plus prestigieuses dans la gestion de l’Etat du Sénégal. Nous étions tous optimistes sur le fait que le Sénégal serait préserver de la « malédiction du pétrole », surtout qu’il nous promettait de mettre les intérêts de la patrie au-dessus de toute autre considération partisane.  

Mais entre-temps, il y a eu l’entrée par effraction de Franck Timis dans nos hydrocarbures, avec l’aide d’Aliou Sall, et tout ce qui en est suivi comme mauvaises pratiques dénoncées par un certain Sonko. Beaucoup de spécialistes des hydrocarbures nous parlent de mauvaise affaire, la cession des blocs à Total, et le partage des ressources avec la Mauritanie fait au détriment du Sénégal. La signature du ministre des mines de l’époque en faveur de Frank Timis violerait parait-il le code minier sénégalais et les accords internationaux qui encadrent le secteur pétrolier. Certains observateurs ne voient pas non plus d’un bon œil la nomination des certains acteurs privés du secteur pétrolier comme ministres conseillers, alors qu’ils sont souvent en affaires avec ceux qui convoitent nos hydrocarbures. Enfin, les responsables aux commandes des entreprises publiques qui doivent gérer les hydrocarbures sont plus choisis par rapport à leur appartenance à l’APR, que pour leurs compétences, leur expérience ou leur probité. Combien de scandales n’a-t-on pas entendu autour de la SAR, de PETROSEN ces derniers mois. Donc, les problèmes autour des hydrocarbures sont connus et sont souvent le fait d’une mauvaise gestion ou d’une tentative d’accaparement de ces ressources au profit de son clan et pour cela, le président Macky Sall n’a pas besoin d’un dialogue national pour y apporter des solutions. Le peuple sénégalais lui a donné tous les pouvoirs et à lui seul, pour gérer en bon père de famille nos ressources, pour cela point besoin d’appeler à un dialogue refusé par « l’opposition significative », accepté par une autre opposition qui cherche plutôt la bonne occasion d’être convié au partage.

Aujourd’hui la pratique nous démontre qu’il y a deux façons de gérer les ressources en hydrocarbures à travers le monde ; la méthode Nigéria des pays pauvres pour qui le pétrole est un terrible fléau qui les accable et ne fait qu’accélérer l’appauvrissement de la population ; ou la méthode Norvège qui en 1969, était l’un des pays les plus pauvres d’Europe, et aujourd’hui septième exportateur mondial de pétrole et troisième exportateur de gaz, et compte parmi les plus riches du monde, affichant le deuxième PIB par habitant derrière le Luxembourg. Ce dialogue pourrait être utilisé par  le gouvernement qui a beaucoup pêché dans la gestion des hydrocarbures, comme une bonne occasion de faire accepter ses erreurs par les populations et de laisser faire et perdurer ce partage de nos ressources entre des dirigeants affairistes et des multinationales qui ont démontré que le développement des pays producteurs est le cadet de leur soucis, la preuve par l’exemple du Gabon avec Total. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les Sénégalais ne pourront pas assister au ballet des bateaux avec des cuves remplies d’hydrocarbures en partance pour la France et mourir de faim au pieds des plateformes pétrolières sans réagir. A bon entendeur salut.

Ibrahima Wade, secrétaire général d’Un Autre Avenir

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