Politique

INTERVIEW : Ibrahima THIAM, pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle ?

 

Ibrahima THIAM, pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle ?

Nous sommes honorés de publier cette semaine l’interview que nous a accordé le Président du mouvement « Autre Avenir », Ibrahima Thiam, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle qui se déroulera au Sénégal en février prochain. Un entretien au cours duquel celui-ci nous révèle la sortie ces jours-ci d’un livre programme : « Un nouveau souffle pour le Sénégal ». Dans notre édito du mois d’août dernier, (lire ci-dessous) où nous dressions le portrait du candidat « idéal » susceptible de faire entrer le Sénégal dans le 21èmesiècle, nous ne pensions pas être à ce point prophétique car Ibrahima Thiam semble bien être cet homme capable de porter un « New Deal » Sénégalais, cet homme porteur d’une volonté, d’une ambition, d’une vision d’avenir pour les Sénégalais et les Sénégalaises, cet homme aussi incarnant une candidature de renouveau que nous appelions de nos vœux. L’interview d’aujourd’hui n’en a que plus d’intérêt, de sens et de force.

    

-      Question : Et pour commencer, à l’intention de ceux qui ne vous connaîtrez pas encore, qui êtes-vous Ibrahima Thiam ?

-      I.Thiam : Je suis né en 1965 à Kaolack, j’ai donc cinquante-trois ans. Ma mère, Katy Mbaye est Sénégalaise et mon père, Mamadou, Gambien. Mon enfance s’est déroulée au Sénégal ou je l’ai quitté pour me rendre en France afin de poursuivre mes études.

-      Question : Justement pouvez-vous nous présenter votre cursus universitaire ?

-      I. Thiam : Je suis titulaire d’un Deug de sociologie que j’ai obtenu à l’université de Nancy, d’un DUT de techniques de commercialisation auprès de Paris XII et d’une Maîtrise des sciences de gestion délivrée par l’université Paris Dauphine. Je ne suis donc pas un technocrate et ne suis pas passé par l’Ecole nationale d’administration. Mon parcours professionnel s’apparente davantage à ce qu’on appelle la société civile et j’en suis fier car j’ai le sentiment de ne pas appartenir à la caste de la haute administration et de n’avoir pas été formaté dans un moule comme tant d’autres dirigeants politiques. 

-      Question :D’accord, et donc quelle direction avez-vous prise au terme de vos études ?

-      I. Thiam : J’ai débuté ma première carrière professionnelle en tant que gestionnaire de patrimoine. En 1998, j’ai intégré comme Responsable du service budget de la Délégation Régionale Paris Ouest & Nord du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique), un des plus grands instituts scientifiques de recherche dans le monde. Et en 2004, je suis devenu chargé de mission à l’INSERM qui est un des plus grands instituts de recherche médicale en Europe. Peu après j’ai intégré l’Institut Fédératif de Recherche en qualité de responsable administratif et financier avant de rejoindre en 2013 l’ICAN (Institute Cardiometabolism And Nutrition) où durant deux ans j’ai piloté la mise en place des plateformes scientifiques et cliniques durant deux, en 2015, j’ai à nouveau rejoint le centre de de recherche de Saint-Antoine de l’INSERM en qualité de secrétaire général. Changer d’entreprise plusieurs fois dans sa vie permet d’évoluer dans sa vie professionnelle, d’accumuler des expériences, s’enrichir au contact de nouvelles personnes, de milieux différents. Comme secrétaire général il me revient d’assumer la direction administrative et financière de l’établissement. Je suis aussi chargé de l’accompagnement, de la mise en œuvre et du suivi des projets scientifiques du centre de recherche. On pourrait résumer mon rôle en disant que je dois organiser, planifier et coordonner les différents acteurs et à ce poste on attend de moi une connaissance approfondie de la réglementation juridique, administrative et financière relative aux établissements publics. Cela nécessite également des qualités managériales car la plus grande richesse de l’entreprise est, d’abord et avant tout, humaine.

-      Question : Cette vie professionnelle en France, très prenante, vous a tenu éloigné du Sénégal, avez-vous pu néanmoins conserver une relation privilégiée avec le pays ?

Ibrahima Thiam :  J’ai un attachement viscéral avec mon pays et ma région d’origine et durant toutes ces années j’ai initié sur place diverses initiatives comme la création d’un incubateur de start-up (T4COM) et d’une exploitation agricole (SENAGRI). J’ai aussi contribué à l’équipement de douze bibliothèques à Kaolack avec la région Ile-de-France, le conseil général du Val-de-Marne et la ville d’Alfortville. J’ai également organisé des chantiers internationaux a travers des séjours de deux semaines à Kaolack avec des jeunes déshérités du département de Val-de-Marne, accompagné la scolarité pendant dix ans des jeunes enfants en décrochage scolaire et réalisé trois courts-métrages avec des collégiens en difficulté scolaire du collège Henri Barbusse. Pour moi l’engagement associatif, ou citoyen, est quelque chose d’essentiel, très enrichissant, très formateur et je suis fier de l’avoir fait au service de mon pays.

-      Question : Parallèlement à ces activités vous avez aussi milité dans le cadre politique en occupant même des responsabilités au sein de l’opposition sénégalaise en Europe ?

-      Ibrahima Thiam : En effet, car être loin des yeux ne signifie pas être loin du cœur et le sort de mes compatriotes au Sénégal ne m’a jamais laissé indifférent. Je m’inquiète de la situation de précarité dans laquelle se trouve beaucoup d’entre eux, pour ne pas dire de misère. Je m’inquiète de la gabegie financière et de l’usage des fonds publics pour des projets qui ne participent pas suffisamment au développement économique du pays et au niveau de vie des Sénégalais. Je suis scandalisé par le niveau de corruption atteint dans certains secteurs clés de notre économie alors que le Sénégal dispose de nombreux atouts pour en faire un modèle en Afrique. Même la démocratie, que l’on cite en exemple, subit des atteintes permanentes de la part d’un pouvoir autocratique, aujourd’hui à bout de souffle. La situation qui est faite à Karim Wade et à Kalifa Sall est de ce point de vue scandaleuse, en les empêchant de pouvoir se présenter aux élections de février prochain, et ce alors que l’ONU a contesté le bien fondé des poursuite entamées contre eux. Cela disqualifie le régime de Macky Sall, au niveau des instances internationales.C’est pour toutes ces raisons que voici un an j’ai créé le mouvement «Autre Avenir » afin de proposer un New-Deal aux Sénégalais et de redonner un nouveau souffle au pays. Aujourd’hui ce mouvement est présent à Dakar et dans chacun des quatorze départements du pays à travers des permanences animées par de nombreux militants. Nous sommes également présents aux côtés de la Diaspora, en France, mais aussi en Belgique, en Espagne, en Angleterre, en Italie et aux Etats-Unis, etc. Pour populariser notre mouvement on peut aussi consulter notre site : www.autre-avenir.com, qui se veut un outil de communication interactif destiné aux médias, aux sympathisants, aux militants et à toute personne désireuse de nous suivre, voire d’adhérer à notre cause. 

-      Question : Qu’est-ce qui a motivé votre décision de vous présenter à l’élection présidentielle ?

-      Ibrahima Thiam : Le désir d’offrir une alternative au pouvoir en place actuellement à Dakar. D’être une voie de recours après un septennat de Maky Sall qui s’est montré incapable de résoudre les difficultés quotidiennes de nos compatriotes. Il faut qu’une nouvelle génération accède aux pouvoirs, non pas en faisant de belles promesses qui n’engagent que ceux qui les entendent, ni même en venant avec de magnifiques projets qui plusieurs années après seront toujours dans les cartons. Ma démarche est différente et je l’explique dans un livre à paraître d’ici quelques jours « Un nouveau souffle pour le Sénégal ». A travers une vingtaine de chapitres je me suis efforcé d’analyser la situation au Sénégal, d’établir un diagnostic, un état des lieux en matière économique, sociale, dans les domaines de la santé, de l’enseignement et la formation, de la culture, de la justice, de la culture, de la pêche, du tourisme, de l’énergie, etc. Le but étant à partir de ce constat d’apporter les corrections nécessaires, mettre fin aux dysfonctionnements, aux inégalités criantes, faire que ce qui ne marche pas aujourd’hui fonctionne demain. J’attends énormément des jeunes et des femmes pour remettre le Sénégal sur la voie du développement et de l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes. Nous disposons sur place de ressources naturelles importantes, y compris le pétrole, nous pouvons aussi compter sur une élite intellectuelle capable de bâtir des projets entrepreneuriaux innovants. L’exil ne doit pas être une solution pour des jeunes inquiets de leur avenir et je veux qu’ils puissent trouver sur place un travail et des conditions de vie décente. Pour cela il nous faut soutenir et amplifier la croissance qui seule peut créer des nouveaux emplois, soutenir les jeunes créateurs d’entreprise, leur donner une chance de réussir et d’être fiers d’eux-mêmes. Les partis politiques traditionnels sénégalais sont épuisés, à court d’idées et de motivation. Essentiellement parce qu’ils sont dirigés par des caciques de la politique qui aspirent à obtenir des privilèges pour eux et à distribuer des avantages à leur entourage, à se servir de leur position, plutôt qu’à servir la nation. Ces mœurs sont d’un autre temps et sont condamnés par une grande partie de la population. Il est plus qu’urgent de procéder à un renouvellement des hommes et des idées, tel est le sens de ma candidature à l’élection présidentielle de février 2019. J’ajoute que je veux lui redonner ce qu’il m’a apporté en mettant au service du pays le fruit de mon expérience, de mes réflexions et de mon énergie. Le Sénégal à besoin de tourner une page et je l’invite à en écrire une nouvelle porteuse d’espoir et d’avenir.

Nous tenons à remercier Ibrahima Thiam de nous avoir accordé cet entretien et de nous avoir expliqué le sens de sa démarche et sa volonté d’être le représentant en février 2019 de millions de Sénégalais qui ne se reconnaissent pas dans la politique conduite depuis le début de son mandat par Macky Sall.

A noter qu’Ibrahima Thiam va être doublement en concurrence avec Macky Sall, en févier bien sûr mais aussi dès aujourd’hui en librairie car la sortie, ces jours-ci, de son livre « Un nouveau souffle pour le Sénégal » coïncide avec la mise en rayon d’un ouvrage du chef de l’Etat. Ouvrage dans lequel celui-ci glorifie son action depuis qu’il a été élu. Nous laisserons le soin aux Sénégalais de se prononcer sur cette démarche plus égocentrique que réaliste, plus passéiste que porteuse d’avenir. Mais peut-il y avoir meilleur éloge qu’écrit par soi-même ?  

Interview réalisée par le Directeur de la publication

Des «Poubelles» à Ousmane Sonko : exégèse externe d’un phénomène politique.

 

«Poubelles» à Ousmane Sonko : exégèse externe d'un phénomène politique.


Fouiller dans la poubelle peut donner une image approximative de quelqu'un et c'est ce que je veux tenter ici.
Sonko candidat à l'élection présidentielle du Sénégal fait sa tournée européenne.


La diaspora européenne s'est donné rendez-vous à Paris pour écouter et entendre Sonko ; le nouvel espoir du Sénégal qui vacille et qui se retrouve sous tutelle étrangère.


Avant d'aller plus loin, je tiens à préciser que j'ai au lieu de lire son lire, j'ai délibérément pris le parti de passer par tout ce qui s'est dit dans la presse et il y en a des vertes et pas mures. C'est ce que j'appelle poubelle mais la poubelle sénégalaise est mauvaise tandis que la poubelle en Occident peut offrir des surprises. Une analyse des trouvailles dans la poubelle peut donner une figure approximative de la personne comme le dessinateur au tribunal.


Bref je rappelle que j'ai été formé par le Pr Djibril Samb spécialiste de Platon de l'UCAD et il est devenu un ami, sa méthode dans le corpus platonicum est l'exégèse interne du texte, ie que le texte n'est pas un prétexte mais la chose qu'il faut étudier. Qu'il m'excuse ici de déroger à la tradition puisque je vais passer par derrière, par la « merde » les mauvaises critiques, les bonnes critiques, tout ce qui s'est dit de bien ou du mal sur Sonko.
Pourquoi cette méthode, c'est parce que l'homme Sonko est un électron libre dans l'échiquier

politique sénégalais, il est singulier et atypique et je crois que c'est ce qui fait son charme comme l'a été Macron en France.


Le vendredi déjà à Sciences po Paris nous avons eu un panel de qualité Mme Fatoumata Ngom auteure du Silence des totems, l'excellent Amzat Boukari-YABARA, Ousmane Sonko le politique, et Etienne Smith spécialiste de la politique sénégalaise ?


Le sujet portait sur la souveraineté des Etats. Beau sujet pas facile quand on sait que la souveraineté exige la Liberté et implique que l'Etat qui est la concentration du pouvoir donné par le peuple et j'ajouterai comme Rousseau la Volonté générale. Sonko a insisté sur la souveraineté fiscale comme condition pour se dire et exister et se faire respecter.
On a parlé de panafricanisme, du patrimoine matériel et immatériel, d'identité culturelle, de liberté, d'ingérence

Dans les poubelles, les apostiches, mot que je ne connaissais pas; je n'ai rien trouvé qui puisse déstabiliser Sonko. J'ai feuilleté plus de 2000 pages et quelquefois la critique était très orientée et laisse froid l'intellectuel que je prétends être et qui n'aime pas ça ?

Ce garçon veut prendre des risques pour révolutionner les choses. Il mesure les richesses de l'Afrique et du Sénégal.

En laissant ce gouvernement jouer avec la constitution le Sénégal risque ce se retrouver avec un Macky Sall avec deux mandats et selon lui ce sera grave. Il mesure les difficultés du pays, la pauvreté, l'éducation en difficulté n et les enfants en difficultés. Pour Sonko lors de la rencontre avec la presse il dit que c'est à travers les plus faibles qu'on peut mesurer l'Etat d'un pays.


On l'a accusé de vouloir être protectionniste alors que non. Il faut comprendre ce qu'il veut. Qui ne veut pas son pays, qui n'aime pas en premier son pays. Il est conscient qu'un pays ne peut vivre en autarcie mais il faut que le pays se connaisse, se reconnaisse et soit fier pour traiter avec les autres d'égal à égal et il cite Kagamé et d'autres qui sont bien respectés.


Au sujet de la monnaie il veut que le CFA ne soit pas uniquement arrimée au FF ou à l'Euro et selon lui il faut revoir la question de la monnaie avec d'autres partenaires comme la Chine, le yuan etc. Il va renégocier tous les contrats et ne va pas refaire mais plutôt faire. Il s'agit de révolutionner le Sénégal avec tous les sénégalais de la diaspora qu'il invite à rentrer pour donner et participer à l'effort de contribution nationale.
La formation, l'éducation seront des leviers de développement.


Sur l'industrie il pense qu'il faut y accorder beaucoup, un pays quia des les personnes qualifiées les ressources nécessaires pourquoi ne pas faire, innover quitte à fédérer avec d'autres pays pour réussir. ?
Sonko veut que les choses soient claire s avec les confréries qui ont leurs places dans la société sénégalaise mais doit rester à sa place et laisser le politique libre.
Notre candidat atypique compte beaucoup sur la diaspora pour influer sur cette échéance et de descendre sur le terrain dans les villages pour organiser des thés débats et porter la bonne parole face aux dons que l'Etat offre aux démunis pendant un temps. Il appelle cela une sorte de corruption.


Sonko nous dit que sa législature sera celle des gens compétents mus par une volonté de bien faire et comme les pays nordiques tout sera sur la place publique pour que rien ne soit mis en doute. Ainsi les services publics seront les résultats des politiques fiscales réussies et chacun saura que son argent va dans un fonds public au service de tous.

 


Le Président doit avoir les conditions qu'il faut pour réussir.


Je n'ai pas compris comment la critique a jeté son dévolu sur cet homme modeste mais sûr de lui qui essaie de bâtir avec des jeunes à qui il tient un discours toujours franc.


Sa tournée européenne est un succès phénoménal, une fierté puisque la diaspora a tout pris en charge et c'est rare en politique sénégalaise. D'habitude ce sont les politiques qui paient tout de leur poche.
Pour financer sa campagne il souhaite que plus de citoyens s'investissent et ainsi personne ne dira qu'il a fait ceci ou cela comme on le voit ailleurs.

 


Les levées de fonds ne doivent pas être une honte et la politique ne doit pas enrichir il faut le savoir.
Dire que le livre de Sonko est un refuge de délire me paraît pour l'instant très osé. Les sénégalais ont plus besoin de pain que de livre, Sonko est une personne hautaine, prétentieuse arrogante.
J'ai suivi Sonko deux fois à Sciences po Paris et à St Denis lors de sa rencontre avec la presse, j'ai épluché plus de 2000 pages et je n'ai pas trouvé les critiques justifiées.
On l'aura accusé de salafiste, d'intégriste d'être financé par je ne sais qui, oui l'arène politique ne pardonne pas quand on si risque on risque d'entendre beaucoup et il faut avoir la peau rugueuse pour ne pas ressentir ces flèches décochées pour tuer ou stopper.
Je ne suis pas du Pastef mais je suis un citoyen averti qui essaie d'écouter pour comprendre, lire pour déceler les pertinences ou les failles.


Son inexpérience n'est pas un défaut quand on sait qu'un chef d'état s'entoure de gens capables et compétents avec une morale et une éthique.


Sonko le patron des solutions pour le Sénégal compte sur tous les citoyens pour l'aider à changer ce pays, il compte modifier radicalement l'homme sénégalais et la physionomie du pays qu'il mettra au travail.
Il insiste beaucoup sur le concept de patriotisme qui n'est pas antinomique et cette faculté donne de la motivation et une responsabilité citoyenne.


Sonko est entrain de façonner son programme il est allé rencontrer les citoyens réputés APR dans les foyers et autres lieux même si les gens voulaient qu'ils restent plus longtemps il faut savoir que le temps est compté.


A 44 ans Sonko affiche sa singularité, un vrai «pitbul» qui ne démord pas sur ses convictions. On dira de lui qu'il fait peur, il soulève des foules, des gens qui avaient rompu avec la politique puisque dégoutés et déçus.
Pour ma part jusqu'à ce jour je vois un jeune candidat qui prend la mesure de son charisme et le poids de la charge qu'on lui donne et qu'il veut porter tout en comptant sur le peuple.


Sonko galvanise les foules et les concitoyens le lui rendent bien, lui qui veut dépasser les querelles ethniques dans un Sénégal interculturel qui ne s'est jamais appesanti sur ces dérives que certains voudraient introduire dans le pays de la Teranga.


RAS Sonko peut continuer sa tournée à l'Etranger et à travers le Sénégal sans se méfier des critiques qui feront toujours présentent quand on est dans la société politique et je voudrai terminer par une belle pensée trouvée ; « Encourager ce qui est bien, indiquer ce qui est mieux, prévenir ce qui est mal, condamner ce qui est indigne et combattre ce qui est injuste, voila la mission que nous nous sommes assignés» je dirai que les militants du Pastef et leur leader peuvent s'approprier cette pensée.

Ps /Il faut s'atteler à respecter les horaires et ne pas faire comme au Sénégal où le  temps est suspendu.

-Sonko préfère 2 à 3 questions pour les quels ils répondra en long enlarge pour que son propos ne  soit pas entaché,mais la presse qui vient lui poser des questions mérite aussi de poser ses questions et c'est pourquoi je suis venu. 

_Péché de jeunesse, mais je suis convaincu qu'avec le  temps ces petits défauts seront vite corrigés pour donner une image encore plus conforme.
Pape B CISSOKO Paris France

Le comite de suivi des recommandations de la commission d’audit du fichier électoral réplique à l’opposition : « le fichier est cohérent pour l’organisation du scrutin»

L’actuel fichier qui a subi des corrections, suite aux recommandations des auditeurs après les dernières législatives, ne peut être «pire» que celui de 2017. C’est du moins la conviction du porte-parole du Comité de suivi des recommandations de la commission d’audit du fichier électoral, Issa Sall, qui confirme la fiabilité du fichier comme cela a été formulé par les auditeurs dans leurs conclusions. Dans l’ensemble, ledit Comité qui était en conférence de presse hier, vendredi 23 novembre, dit avoir fait l’essentiel pour renforcer la qualité du fichier.

Faudrait-il un audit supplémentaire du fichier électoral, comme le réclament les membres de l’opposition, avant d’aller à l’élection présidentielle prochaine ? La réponse semble couler de source pour les membres du Comité de suivi des recommandations de la commission d’audit du fichier électoral, qui disent avoir effectué des corrections, suite aux recommandations des auditeurs. En effet, en conférence de presse hier, vendredi, le porte-parole dudit comité, Issa Sall, renvoie aux conclusions des auditeurs indépendants. Dans lesdites conclusions qu’il a lui-même lues, les auditeurs disent clairement «qu’il a été constaté que, globalement, la chaine qui amène un pétitionnaire, c'est-à-dire celui qui veut se faire enrôler, depuis l’enrôlement jusqu’à la figuration de ce dernier comme électeur, est maitrisée et cohérente. Les moyens de contrôle mis en place par la Daf assurent cette cohérence qui permet de rectifier la grande majorité des erreurs humaines introduites lors des opérations, comme en atteste le faible taux d’anomalie constaté. Le fichier, bien que perfectible, est cohérent, de bonne qualité pour l’organisation des prochaines élections».

Cette dernière phrase sur la bonne qualité du fichier susceptible d’organiser les élections semble vouloir dire qu’il n’y a pas besoin d’un autre audit. Surtout que des correctifs y ont été apportés. En effet, de l’avis d’Issa Sall, ledit audit avait été fait après les législatives de 2017. Après 06 mois de travaux sur le fichier audité, il reste persuadé que «si le fichier avait ces problèmes-là avant les législatives, depuis avec les corrections, j’espère que le fichier ne peut être que meilleur». Mieux, poursuit-il, «je ne pense pas qu’il soit pire que ce qu’on avait en 2017». Donc, dès lors que les enquêteurs avaient trouvé qu’en dépit des erreurs notées, le fichier pouvait être utilisé pour une élection, aujourd’hui qu’il y a été apporté des corrections, il peut bien servir pour la prochaine présidentielle, semble-t-il laisser entendre. Pour autant, M. Sall a vite fait de préciser que la décision ou non d’auditer le fichier ne revient pas au comité, mais plutôt aux autorités.

CAS DIFFICILES A TRAITER

Par ailleurs, Issa Sall est revenu sur les problèmes complexes auxquels le Comité s’est confronté. Il informe ainsi que les membres avaient demandé que les distinctions entre «Sénégalais» et «Sénégalais naturalisé» sautent, car n’étant pas conformes avec ce qui se fait à l’international. Ce qui n’était pas pertinent, selon lui, car le Sénégal dispose d’un Code consensuel qui nécessite un consensus en cas de modification. L’autre recommandation difficile à suivre, c’est l’existence de 14 personnes qui ont les mêmes renseignements à l’Etat civil. A l’en croire, la Daf a laissé 7 sur les listes et les 7 autres en dehors, parce que cela aurait causé des doublons sur le fichier électoral. Ce que ne pouvaient accepter les auditeurs qui avaient recommandé le règlement de cette question. Sur ce point, M. Sall indique que le Comité est toujours au niveau de l’enquête, car les partis politiques tiennent à ce que ces 7 personnes exclus du fichier y soient.

A noter, par ailleurs, que 23 des 38 recommandations ont été étudiées par le Comité et que 20 parmi ces 23 sont exécutées totalement ou partiellement. Sur les résultats obtenus dans le suivi de l’application des recommandations formulées par l’équipe des d’auditeurs pour hausser la qualité du fichier électoral, le Comité informe que 14 des 19 recommandations à appliquer à court terme ont été étudiées, tout comme 7 des 15 recommandations à appliquer à moyen terme, sans oublier 3 sur les 4 demandes à exécuter à long terme. En définitive, Issa Sall et ses camarades du Comité pensent que «sur les urgences, l’essentiel a été fait pour renforcer la qualité du fichier».

SudOnline

Présidentielle de 2019 : La société civile, à l’épreuve du Macky !

A trois mois de la présidentielle, la société civile semble sous le viseur du président Macky Sall et de son régime. Après la virulente sortie du chef de l’Etat contre Seydi Gassama d’Amnesty, c’est le mouvement Y en a marre qui est pointé du doigt avec le retrait de l’agrément de l’Ong Lead Afrique francophone, supposé bailleur de Fadel Barro et cie. Prétexte pour revisiter les rapports qui s’électrisent de plus en plus, entre le pouvoir en place et la société civile, à quelques encablures du scrutin présidentiel.

A quelques trois mois de la présidentielle, le pouvoir du président Macky Sall est accusé par certains organisations non gouvernementales de vouloir affaiblir la société civile. C’est du moins ce qui ressort de leur rencontre avec la presse, mercredi dernier, rencontre au cours de laquelle ces organisations non gouvernementales assurent que les autorités « chercheraient à les affaiblir » avec le retrait, le 16 novembre de l’agrément de Lead Afrique francophone et la cessation immédiate de ses activités au Sénégal. L’Ong serait accusé par l’État du Sénégal d’être un bailleur du mouvement citoyen Y en a marre. En retirant à cette organisation son récépissé, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a ainsi justifié l’interdiction en accusant Y en a marre d’avoir reçu « des financements illégaux ». Mais, pour le coordonnateur de Y en a marre, Fadel Barro, en s’en prenant à son mouvement et à ses partenaires, l’État veut « affaiblir la société civile », comme il a tenu à marteler lors de la conférence de presse. Avant de rappeler que « l’enjeu est que la société civile, qui est équidistante des organisations politiques, joue un rôle pendant les élections ».

L’affaire Lead Afrique francophone n’est toutefois pas le premier couac entre le pouvoir en place et la société civile. Invité d’un média français, le président de la République lui-même s’en est pris, d’une manière virulente, à Seydi Gassama et à Amnesty international. Qui plus est, lors de la convention des cadres de la coalition Benno Bokk Yakkar mercredi dernier, l’ancienne Premier ministre, Aminata Touré, enfonçait le clou en ordonnant aux organisations non gouvernementales et à la société civile d’une manière générale, « d’être à équidistance des partis politiques et de ne pas s’immiscer dans le combat politique». 

L’OPPOSITION, A LA RESCOUSSE DE LA SOCIETE CIVILE

Pour l’opposition, avec ce bras de fer Etat-société civile, le pouvoir continue dans la dynamique de musèlement des différents acteurs du processus électoral. Mamadou Diop Decroix et Ànd-jëf/Pads diront ainsi de cet assaut du pouvoir contre la société civile : « Après les partis politiques régulièrement réprimés et dont les dirigeants et militants vont et viennent à longueur de journées, depuis bientôt 7 ans, entre les commissariats de police, les tribunaux et les prisons, voici venu le tour des organisations de la société civile d’être dans l'œil du cyclone».  Dans la même foulée, Diop Decroix et cie considèrent que cette tentative de bâillonner la société civile « est clairement perçue comme un grand danger dans la stratégie de confiscation des suffrages qui se met en place ». Pis encore, pour Aj,  l'interdiction d'activités de l’association Lead Afrique au Sénégal, entre dans la continuité de la « sortie au vitriol du Président de la République contre Amnesty International, les tentatives de musellement des mouvements citoyens comme Yen a marre, des réseaux sociaux et, d'une façon générale, tous les coups portés sournoisement contre les organisations qui s'occupent de transparence du processus électoral en sont des preuves irréfutables »

ECLAIRAGE DU JOURNALISTE ABDOULAYE NDIAYE : « Qu’elle soit critique ou dénonce des abus, la société civile ne doit pas se substituer aux gouvernants»

Interpellé sur la question à savoir si la posture actuelle de la société civile dans le jeu politique est en conformité avec la norme ou si elle est actrice de positions partisanes, le journaliste Abdoulaye Ndiaye apporte son éclairage. « Il est à regretter que nous soyons amenés à constater les rapports heurtés entre certains membres de la société civile et le pouvoir en place. Cette situation aurait pu être évitable. Les organisations de la société civile ont pour mission essentielle, dans nos jeunes démocraties, d’aider à élever le niveau de conscience des citoyens. Elles peuvent également assurer des rôles d’intermédiaires entre ces pouvoirs de gouvernance et ces mêmes citoyens. Qu’elles soient critiques ou qu’elles dénoncent des abus, cela peut se comprendre. Elles ne doivent pas pour autant se substituer aux gouvernants issus du suffrage des populations. Il est vrai que la pratique dans notre pays est de se proclamer société civile  pour se retrouver plus tard dans la société politique.

D’ailleurs, un homme de pensée comme l’Italien Antonio Gramsci a raison d’opposer société civile et politique. Pour lui, les membres de la société civile sont souvent dans l’antichambre des pouvoirs. Notre histoire récente a montré que ceux ou celles qui furent les plus virulents contre des régimes sont aujourd’hui sous les lambris dorés de la République et profitent des avantages que procure une position de pouvoir.  Ils confirment pour cela la réflexion de Gramsci évoquée plus haut. A cela s’ajoute un contexte politique de veille d’élection caractérisé par des confrontations de toutes sortes. Il faudra alors que chaque entité, qu’elle soit civile ou politique, sache demeurer à sa place et mener son combat distinct de celui de l’autre ».

SudOnline

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