Politique

Problématique de la bonne gouvernance sous le magistère de Macky Sall

La sortie au vitriol de l’ex-Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld), Madou Ndoye, sur les ondes de la radio privée Sud Fm, le dimanche dernier, remet au goût du jour les lancinantes questions de la gestion des fonds politiques alloués au chef de l’Etat, tout comme celle du financement des partis politiques, sans oublier la professionnalisation de la politique par les acteurs. C’est du moins le sentiment partagé par les journalistes-analystes politiques, en l’occurrence Momar Diongue et Momar Seyni Ndiaye. Unanimes sur la persistance au Sénégal d’une vieille pratique qui foule au pied la notion de bonne gouvernance, Momar Diongue et Momar Seyni Ndiaye sont, par conséquent, pour la moralisation de la vie publique. 

MOMAR DIONGUE POSE SON DIAGNOSTIC

«Le président Macky Sall était venu avec son fameux slogan, «la patrie avant le parti», ensuite «la gestion sobre et vertueuse». Vous voyez, ça s’est limité simplement au niveau des slogans. Si vous faites la comparaison. Macron est venu et l’un des premiers actes qu’il a eu à poser est le vote d’une loi sur la moralisation de la vie publique. C’est comme ça qu’on arrive à changer les choses. Il faut qu’il y ait la volonté politique. On ne peut pas se contenter tout simplement de proclamer des slogans pour croire que le problème est réglé. Ce ne sera réglé que par une volonté politique qui consistera de la part du président de la République à faire voter, après en avoir discuté avec tous les segments de la société, une loi sur la moralisation de la vie publique. Ce qui peut amener à remettre en cause l’attribution des fonds politiques, à clarifier la gestion des partis. Mais, tant qu’on ne fera pas ça, ça va continuer. La preuve, est-ce qu’un président de la République qui bénit la transhumance, qui encourage la transhumance et qui a recours à la transhumance pour massifier son parti, peut aller vers l’assainissement des mœurs politiques ? Il n’a pas du tout une volonté politique et on l’a vu lors des élections législatives. Comment pourrez-vous expliquer que des candidats investis sur une liste, ayant présenté leurs dossiers pour aller à la compétition électorale pour une liste donnée, puissent être reçus soit au Palais soit à la Primature et qu’au sortir de cette rencontre, ils retirent leur candidature. Ils l’ont fait contre quoi ? Ils l’ont fait soit contre la proposition d’enveloppes, soit de prébendes, etc.

Ça pose le problème du cumul de fonctions de chef d’Etat et de chef de parti. Tant que le président de la République restera chef de parti et voudra donc soit massifier son parti ou bien des alliés avec lui, tant qu’il aura des fonds politiques, il les utilisera à cette fin. C’est exactement ce qui se passe. La deuxième question qu’on pose, c’est le problème de la rationalisation des partis politiques. Beaucoup disent qu’il faut rationaliser les partis, mais tant que des pratiques comme ça vont prévaloir, les partis vont pousser comme des champignons. Parce que  ce sera commode de créer un parti, d’aller rejoindre une coalition, de ne jamais aller à une élection, de ne jamais tenir de bureau politique, sinon d’écrire chez soi un communiqué et de la balancer dans la presse et puis quelque part en retour on a des prébendes de la part du pouvoir. Tant que cette pratique continuera, il ne pourra pas être question de rationaliser les partis politiques.

 MOMAR SEYNI NDIAYE MET EN GARDE

«Ces dérives ont libre cours depuis des décennies. Il ne faut pas faire comme s’il s’agissait d’un fait inédit, au risque d’absoudre les actes posés par les gouvernements précédents. Certes, le Président Macky Sall avait promis  une gouvernance sobre et vertueuse dont on ne voit pas encore les prémices. La sortie de Ndoye confirme ce que tous les Sénégalais savaient depuis la crise de AJ et plus récemment, la fronde du Ps après le récent remaniement. Les révélations de Mamadou Ndoye devraient servir de déclic pour déclencher une vaste opération d’information sur des pratiques perverses. Cependant, cet effarouchement tardif peut surprendre. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour les étaler sur la place publique ? L’agenda du révélateur doit susciter autant d’interrogations que la gravité des faits incriminés».

Sudonline

Utilisation de l’argent du contribuable pour asservir ses alliés politiques : Quand Macky Sall clone Wade !

La révélation faite par l’ancien Secrétaire général de la Ld, Mamadou Ndoye, sur la façon dont l’actuel chef de l’Etat traite avec certains de ses alliés de Bennoo Bokk Yaakaar témoigne au-delà des ruptures promises aux Sénégalais, de la persistance des mauvaises pratiques de gestion pourtant dénoncées sous le régime de Wade.

Idrissa Seck avait-t-,  raison en partie quand il disait de l’actuel chef de l’Etat qu’«il a tous les défauts de son prédécesseur au Palais de la République, Me Abdoulaye Wade mais pas une de ses qualités». Après les révélations fracassantes de l’ancien Secrétaire général de la Ld, Mamadou Ndoye sur la façon dont l’actuel chef de l’Etat traite avec certains de ses alliés de Bby, cette question mérite bien d’être posée. Pour cause, après seulement cinq ans de gestion à la tête du pays, le président Macky Sall qui est pourtant arrivé au pouvoir sous le sceau de «la gouvernance sobre et vertueuse» en rupture avec certaines pratiques de gestion aux antipodes des règles de bonne gouvernance que l’ancien régime avait fini d’ériger en droit ne cesse d’être cité dans de grosses affaires politico-financières. Aujourd’hui, on peut bien dire sans risque de se tromper que le président Sall qui a occupé tous les postes de l’administration sénégalaise jusqu’à devenir président de l’Assemblée nationale en passant par la fonction de Premier ministre sous le régime du président Wade a fini de reproduire toutes les mauvaises pratiques de gouvernance de son prédécesseur.

Politique sélective de reddition des comptes avec à la clé une protection assurée aux personnalités de son camp pourtant épinglés par des rapports d’audits pendant que celles hors Bby sont trainées devant les juridictions. La promotion de la transhumance politique avec des campagnes de débauchage au sein même ses formations alliées, des marchés de gré à gré à coût de milliards sans oublier le reniement de certains engagements à l’image de la taille du gouvernement, la réforme du Conseil constitutionnel avec la possibilité offerte au président de l’Assemblée nationale et au Conseil supérieur de la magistrature de nommer des membres. À cela s’ajoute la sortie de l’ancien secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye chez nos confrères de Sud fm (radio privée). Qui révèle que Macky Sall lui avait proposé de choisir entre un poste de ministre-conseiller et un traitement de 4 millions par mois.

Cette révélation qui n’est certainement qu’un petit rayon de lumière sur l’immense obscurité qui entoure la façon dont l’actuel chef de l’Exécutif diligente ses rapports avec ses alliés de Bby témoigne qu’on est non seulement encore très loin des ruptures promises mais aussi de la persistance des mauvaises pratiques notées lors du régime précédent au sommet de l’Exécutif. Car le président Macky Sall est loin d’être le premier chef d’Etat sénégalais à utiliser de l’argent public pour asservir ses alliés politiques. Avant lui, son prédécesseur Me Abdoulaye Wade faisait également recours à ses transactions obscures avec de l’argent public avec certains de ses alliés de la Cap 21. D’ailleurs, c’est à cause de ces transactions obscures que And-Jëf s’est disloqué en trois blocs : Aj/Pads authentique pro Landing Savané, Aj/Pads pro Mamadou Diop decroix et Yoonu Askan wi.

Ceci à la suite aux révélations de l’ancien Premier ministre et directeur de campagne du candidat Wade pour la présidentielle de février 2012 au sujet du versement par Wade à Landing Savané Sg de Aj/Pads d’un montant mensuel de 30 millions de francs à l’insu de ses camarades de parti. En réaction, Decroix avait non seulement refusé de suivre son ex-patron dans sa décision de quitter la mouvance présidentielle mais aussi avait engagé devant la justice la bataille pour le contrôle du parti qu’il a finalement remportée. À l’époque, cette révélation qui venait ainsi confirmer les rumeurs concernant l’utilisation de l’agent public par le président Wade pour entretenir ses alliés avait suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Sudonline

Un Autre Avenir propose un nouveau souffle pour le Sénégal

Nous avons reçu sous la signature d’Ibrahima Thiam ancien coordinateur pour la France du parti Bokk Gis Gis le communiqué de presse suivant :

« Voici déjà plusieurs jours que la presse sénégalaise s’est faite l’écho de certaines démissions au sein de la diaspora sénégalaise de Bokk Gis Gis. Nous avons, les uns et les autres fait valoir des désaccords profonds sur la stratégie suivie par son leader Pape Diop, celle-ci étant selon nous vouée à l’échec car n’étant pas en mesure d’offrir une alternative crédible au pouvoir en place au Sénégal. Constatant à regret que nous n’étions pas entendus, et encore moins écoutés, nous n’avons pas eu d’autre alternative que de démissionner. Nous souhaitons en ce qui nous concerne offrir un nouveau souffle à notre pays en nous appuyant sur un projet lié au renouvellement des idées et des hommes et en modernisant les méthodes de gouvernance. Au cours des semaines qui viennent nous allons contribuer au débat public, mobiliser la jeunesse et présenter à nos compatriotes de nouvelles perspectives d’avenir. Notre objectif est en effet de favoriser l’innovation, libérer les énergies et la créativité. C’est le message dont quelques-uns d’entre nous étions porteurs voici quelques jours à Bruxelles lors de notre rencontre au siège du parlement fédéral de Belgique avec le député Jean-Jacques Flahaux du Mouvement Réformateur (MR) affilié à l’Internationale libérale. A l’issue d’un entretien qui nous a permis de faire un large tour d’horizon politique nous avons confirmé à notre interlocuteur la création d’un nouveau mouvement politique : UN AUTRE AVENIR, dont le nom en dit long sur notre volonté de réformes pour le Sénégal. J’en assure la présidence tandis que Fatoumata Chérif Dia en est la vice-présidente, Ibrahima Wade le Secrétaire général et qu’une dizaine de personnes constitue le comité directeur. Nous avons tenu à préciser à notre interlocuteur que notre mouvement, qui se situe au-delà de toute idéologie partisane, entendait rassembler le plus grand nombre de Sénégalais à qui nous voulons redonner espoir et être une force de proposition au nom des valeurs humanistes et démocratiques qui sont les nôtres afin de faire du Sénégal un exemple en matière de développement à l’orée du 21ème siècle.

Une présentation officielle du mouvement UN AUTRE AVENIR ainsi que de notre site Internet sera faiteen présence de plusieurs membres du comité directeur dans les prochains jours à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle les médias seront conviés ».

Ichrono.info

ça continue de saigner grave dans BGG-France

La case de Pape Diop brûle en France. Il n'en reste plus que des cendres. Concrètement, qu'est-ce que le fondateur du parti sénégalais Bokk-Gis-Gis (BGG), ancien Président du Sénat et Maire de Dakar, a t-il fait de mal à ses partisans en Europe, plus particulièrement en France, au point que tous l'abandonnent d'un coup? 

Après les démissions individuelles des coordonnateurs des fédérations de France (Ibrahima Thiam) et du Bénelux (Ibrahima Wade), suivies par celle de l'ancienne candidate à la députation sénégalaise, Fatoulata Chérif Dia, plusieurs autres responsables et militants viennent de rendre leur tablier à Pape Diop.

Il nous revient en effet que Mamadou Moustapha Seck (esponsable politique), Oumou Aw (responsable des femmes de BGG en France), Yoro Gueye alias James (responsable de l'organisation BGG Europe), Arona Cissé (responsable politique section Mantes), Ibrahima Dionne (responsable politique section Mantes), et Sitor Ndour (membre de la fédération de France), ne font plus partie de Bokk Gis-Gis.

Y a t-il quelque chose qui se trame? Notre petit doigt nous dit que tous ces démissionnaires sont tellement solidaires qu'ils vont sans doute rester ensemble pour une nouvelle aventure. Mais quelle aventure?

THD

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