Politique

Parrainage citoyen - appel d’Idrissa Seck à l’opposition pour faire bloc et saisir la CDEAO : Decroix entérine, sonko tempère

L’invite d’Idrissa Seck lancée à l’endroit de l’opposition, vendredi dernier, pour faire bloc contre la loi sur le parrainage citoyen et ester devant la Cour de justice de la Cedeao, est diversement appréciée par les acteurs en question. Si Mamadou Diop Decroix d’Aj/Pads et du Fdpr valide l’appel tout en envisageant d’en bonifier les contours, il en est autrement pour Ousmane Sonko de Pastef qui invite lui, le leader de Rewmi à se mettre dans les rangs du Front de résistance nationale déjà mise sur pied par l’opposition contre le pouvoir en place.

Après l’adoption par la majorité parlementaire de la loi sur le parrainage intégral et l’appel à l’union lancé par Idrissa Seck de Rewmi à l’opposition afin de saisir la Cour de justice de la Cedeao, Mamadou Diop Decroix d’Aj/Pads et du Fdpr s’est dit favorable à l’invite. Interpellé par Sud Fm sur le recours envisagé par Idrissa Seck au niveau de l’instance sous-régionale, il a tenu à faire savoir :«Je trouve personnellement que c’est une bonne idée. D’ailleurs hier (vendredi-ndlr) en marge de la réunion du Front démocratique et social de résistance nationale, certains en ont discuté. Ils sont arrivés aussi à cette même idée d’aller à la Cedeao et même à l’Union africaine et peut-être même ailleurs».

Toutefois, pour Mamadou Diop Decroix, il faut aller au-delà de la proposition du leader de Rewmi de faire front commun pour porter l’affaire devant la Cour de justice de la Cedeao.  Aussi a-t-il fait savoir qu’en parallèle de cette bataille judiciaire, d’autres fronts devront être ouverts. «C’est une lutte de longue haleine. Le 19 avril dernier n’est que le commencement. La rue sera encore occupée», a-t-il martelé avant de conclure que «Nous utiliserons tous les moyens en notre disposition pour faire reculer le régime».

A la différence de Mamadou Diop Decroix, le député Ousmane Sonko, leader de Pastef, s’est montré beaucoup moins flexible, quant à l’appel de l’ancien Premier ministre sous Wade. Pour lui, c’est plutôt Idrissa Seck qui doit venir rejoindre l’opposition regroupée au sein du Front de résistance nationale. De l’avis de Sonko, ce front qui fait l’objet de l’appel du patron de Rewmi existe déjà, et il serait donc plus judicieux de venir s’y intégrer que d’en fonder un nouveau. «Nous, nous considérons, en tout cas au  niveau de Pastef, qu’il y a un large front qui existe déjà et que ce front regroupe l’ensemble de l’opposition, exception faite du Rewmi de M. Idrissa Seck et du Grand parti de Malick Gakou », a-t-il déclaré au micro de Sud Fm.

Dans la foulée, l’ancien inspecteur principal des Impôts et Domaines expliquera que d’ailleurs, c’est ce front qui a été à l’origine de l’appel à manifester du 19 avril dernier, lors de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution. En conclusion, Ousmane Sonko dira tout simplement : «Le seul enjeu, c’est le Sénégal, donc tout le monde n’a qu’à se regrouper dans ce qui existe déjà au lieu de recréer la roue».   

Sud Quotidien

SENEGAL : Macky ; UN PRESIDENT EN SURSIS par l'Intellectuel Franco-Sénégalais : Seybani SOUGOU à la plume incisive et franche.

 

SENEGAL : Macky ; UN PRESIDENT EN SURSIS par l'Intellectuel Franco-Sénégalais : Seybani SOUGOU à la plume incisive et franche.
« Macky Sall le sait mieux que quiconque : la somme des colères finira par le perdre »


Pour Macky Sall, le 19 Avril 2018 sonne comme un avertissement sans frais. Il a fallu déployer des dizaines de milliers de policiers sur tous les artères de la capitale, mobiliser les corps de la République, faire entendre les bruits de bottes, et placer l'espace d'une journée, Dakar en quasi état de siège, pour pouvoir voter la loi relative au parrainage citoyen. Un enfantement dans la douleur. Une loi au forceps pour un régime au bilan « élogieux », en totale perdition.


Les images de pneus calcinés, de dizaines d'opposants arrêtés manu militari, de scènes de guérilla dans certains quartiers de la capitale (violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre à Médina) ont inondé la toile, et considérablement abîmé l'image du Sénégal au niveau international. Malgré le déploiement démesuré des forces de l'ordre placées en alerte maximale dans tout le pays, la contestation s'est propagée dans plusieurs localités du Sénégal (Thiès, Saint Louis, Mbacké, Touba, Kaolack...).

Des chefs religieux, à la société civile, en passant par l'Eglise, la loi sur le parrainage fait l'objet d'une réprobation unanime. L'exaspération de nos concitoyens est à son comble. Une colère sourde est perceptible dans le pays ; l'immense majorité des sénégalais ayant l'impression d'avoir confié les rênes du pays à un irresponsable. Ces événements démontrent une chose : la réélection de Macky Sall au 1er tour du scrutin présidentiel en 2019, relève du fantasme.

A moins d'une fraude massive et industrielle, ou d'une intervention des DJINNS (anges du malheur) dans le processus électoral, on ne voit pas ce qui pourrait sauver Macky Sall d'une débâcle en Février 2019.
L'adoption de la loi sur le parrainage vient fermer une longue séquence marquée par une rupture du pacte de confiance entre Macky Sall et le peuple. Une rupture ponctuée par des violations systématiques de la Constitution (Cour d'exception « CREI », atteinte aux libertés individuelles et collectives, multiplication des arrestations arbitraires), de multiples reniements (gigantesque WAKH WAKHEET sur la réduction du mandat, rétention des cartes d'électeurs de millions de sénégalais lors du scrutin faussé du 30 juillet 2017), et le recours à la ruse pour duper le peuple (énième tripatouillage de la Constitution, pour se frayer un boulevard en 2019).


Il n'y a plus de doute : aujourd'hui, Macky Sall n'a ni les moyens politiques, ni la capacité de garantir l'unité et la stabilité sociale du Sénégal, condition sine qua non pour impulser le développement du pays. Obnubilé par sa réélection, foulant au pied les dispositions de la Charte fondamentale (un chiffon à sa disposition), Macky Sall s'enferre dans une gestion patrimoniale du pouvoir, porte atteinte à l'équilibre des institutions et à l'exercice des libertés, s'immisce continuellement dans le fonctionnement de la justice, multiplie les dérives et engage le Sénégal, dans une voie synonyme d'impasse. Esseulé, entouré d'un carré de partisans jusqu'au-boutiste, Macky Sall enchaîne les coups de boutoir contre la Démocratie sénégalaise. Face à la situation extrêmement grave que traverse le Sénégal, le statu quo n'est plus tenable. Parce que le pays est entre des mains inexpertes (l'irrationalité au pouvoir), le silence complice est dévastateur. Restaurer l'Etat de Droit au Sénégal est un impératif.


Pour sauver la République sénégalaise à terre, du fait des agissements d'un homme qui a failli aux obligations liées à sa charge et dont l'honneur n'est point une vertu, c'est un devoir, et au-delà une obligation pour chaque citoyen sénégalais d'œuvrer pour fermer la parenthèse d'un régime déviant, en février 2019. A ce titre, Il convient d'assurer la jonction de toutes les forces vives, de mettre en place des stratégies pour déjouer la fraude à venir, et de rétablir les contrepouvoirs (la démocratie ne doit plus être un jouet entre les mains d'un saltimbanque).
L'équation est simple : c'est le sort de la Démocratie sénégalaise qui est en jeu.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Contestation du vote du projet de loi sur le parrainage : Le mouvement y’en a marre sonne la mobilisation

Les forces de l’opposition qui prévoient de manifester  demain, jeudi 19 avril, à l’occasion du vote du projet de loi portant sur le parrainage, ne seront pas seules. Elles pourront compter sur le soutien du mouvement citoyen Y’en a marre. L’assurance a été donnée par le porte-parole du jour Fadel Barro hier, mardi, lors d’une conférence de presse.

« Ce combat commence, ce jeudi 19 avril prochain, par une vague de mobilisation citoyenne et pacifique, devant les grilles de l’Assemblée nationale et partout ailleurs à Dakar, mais aussi dans les régions et dans la diaspora pour manifester notre désapprobation et exprimer notre choix d’une démocratie apaisée », pouvait-on lire dans le texte liminaire transmis à la presse.

Pour Fadel Barro et le mouvement citoyen Y’en a marre, le président Macky Sall a enfourché le même cheval de bataille qui avait valu à son prédécesseur, Abdoulaye Wade, le courroux des Sénégalais et qui lui avait valu une cuisante défaite à la présidentielle de 2012. « La posture actuelle du Président Macky Sall nous rappelle l’épreuve malheureuse du 20 mars 2016, qui avait fait valider son Wax Waxeet sur la durée de son mandat, par le référendum constitutionnel », renseignent-ils dans leur déclaration liminaire.

Par ailleurs, Fadel Barro et les membres de Y’en a marre ont appelé le Président Macky Sall à revenir à la raison en suspendant temporairement le vote du projet de loi pour attendre que les négociations entamées par la société civile qui sillonne ne le pays pour rencontrer les autorités religieuses aboutissent.

Sudonline

Communication des acteurs politiques autour du parrainage : La bataille de l’opinion fait rage

Le système du parrainage élargi à tous les candidats à la magistrature suprême, une loi très controversée qui doit passer ce jeudi 19 avril à l’Assemblée nationale, fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays. Opposants comme gens du pouvoir, sans oublier certaines organisations de la société civile, se livrent à une bataille de communication sans merci pour gagner l’opinion publique. L’enjeu reste ici sans équivoque la manifestation prévue par les opposants au système du parrainage, le jour de son vote par les parlementaires après-demain.

La manifestation prévue par les opposants au régime du président Macky Sall ainsi que certaines organisations de la société civile et autres mouvements citoyens, pour barrer la route à la loi sur le parrainage étendu à tous les candidats aux prochaines joutes, cristallise depuis un certain temps, toutes les attentions.

En effet, depuis que le sujet a été évoqué lors des concertations sur le processus électoral, confié au chef de l’Etat Macky Sall pour arbitrage, adopté sous forme de projet de loi modifiant le Code électoral et la Constitution en Conseil des ministres, et enfin soumis aux parlementaires pour vote, il ne se passe pas un seul jour sans que les acteurs politiques et même ceux de la société civile épiloguent sur la question. L’adrénaline est montée lorsque les pourfendeurs de ce système de «présélection» des candidats à la magistrature suprême ont décidé de manifester à la place Soweto, le jour de son vote, ce jeudi 19 avril. Les opérations d’explication et de mises en garde des partisans du pouvoir font face au refus du dialogue de l’opposition déterminée qu’elle est à en découdre avec le régime de Macky Sall.

EXPLICITER LE PARRAINAGE ET DISSUADER LES POTENTIELS MANIFESTANTS

En effet, dans cette bataille communicationnelle qui a pour but de convaincre les populations du bien-fondé de la loi sur le parrainage, destinée selon la majorité à rationaliser les candidatures pléthoriques aux différentes joutes électorales, le pouvoir ne lésine pas sur les moyens. Même le chef de l’Etat, Macky Sall, est en plein dans la danse. De Lomé où il s’était rendu pour le Sommet de la Cedeao, il a expliqué aux militants acquis à sa cause que le but dudit système était de rationaliser les candidatures, et par ricochet les dépenses électorales. Mieux, le président semble rejeter la balle entre les mains de l’opposition en l’invitant au dialogue sur les modalités de mise en œuvre dudit système.

Toutefois, il n’a pas manqué de prévenir qu’en cas de statu quo, «la loi de la majorité s’appliquera». Le chef de l’Etat n’a, cependant, pas été le seul dans le camp du pouvoir à procéder à des séances d’explication sur le parrainage. Son envoyé spécial, Aminata Touré, chargé de la mobilisation et du parrainage, ainsi que son Directeur de Cabinet, Oumar Youm, la présidente des femmes de Bby, Marième Badiane ou encore ses ministres, Mbaye Ndiaye, Mame Mbaye Niang, Pape Gorgui Ndong, bref…, beaucoup de pontes du régime s’y sont attelés le week-end dernier. Dans leur démarche, les séances de rétablissement de la vérité sur les raisons du parrainage se mélangent aux mises en garde contre les éventuels manifestants, lors du vote de la loi. Mimi Touré, comme Mame Mbaye Ndiaye ont prévenu que «force restera à la loi».

Quand l’opposition fait planer le spectre d’un 23 juin bis !

 Du côté de l’opposition, l’on semble tenir le bon bout pour vilipender le président Macky Sall et son régime devant les Sénégalais et le reste du monde. Les assauts contre le parrainage et autres propos de défiance à l’encontre du pouvoir, lors du vote de ladite loi, ne manquent pas. Si le patron du parti Rewmi, qui dit rejeter toute forme de dialogue avec le président Macky Sall, promet d’écourter son voyage à l’étranger pour prendre part à la manifestation du 19 avril, il n’en demeure pas moins qu’il récuse toute forme de confrontation avec les forces de l’ordre.

Pour Idrissa Seck, il n’est pas question d’en arriver aux mains avec ces dernières, mais de faire face au vote de la loi. Il a tout de même fait savoir que si l’actuel locataire du palais persiste à vouloir toucher la Constitution, «on va le dégager». L’axe de communication des pourfendeurs de la loi reste pratiquement le même pour tous : dénoncer «une manipulation de la Constitution» dans le but d’invalider la candidature de certains adversaires. Ne se limitant pas à protester contre ladite loi, ils promettent d’en découdre avec le régime pour le forcer à revenir sur sa décision et à organiser des élections transparentes.

Regroupés ainsi autour d’une nouvelle plateforme appelée «Front démocratique et sociale de résistance nationale contre les manipulations constitutionnelles et électorales au Sénégal», toutes les forces politiques de l’opposition, dont le mouvement And Doolel Khalifa, And Jëf de Mamadou Diop Decroix, Bokk Gis Gis de Pape Diop, Act d’Abdoul Mbaye, Fds/Bj de Cheikh Bamba Dièye, Pastef d’Ousmane Sonko, Pds de Me Wade, Pur du Pr Issa Sall, Ptp de Me El hadj Diouf, Tekki de Mamadou lamine Diallo, République des valeurs de Thierno Alassane Sall, etc. ainsi que des organisations syndicales promettent un «23 juin-bis». Ils ne ratent pas l’occasion de brocarder la loi et d’appeler à la mobilisation le jour de son vote.

Sudonline

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Calendrier

« Mai 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

Video galleries

logotwitterFacebook