Politique

Documents de vote : le conseil constitutionnel donne carte blanche à Macky Sall

Le Conseil constitutionnel, réuni hier, mercredi 26 juillet, a accédé à la demande du Président Macky Sall. Les Sénégalais inscrits sur les listes électorales et ne pouvant pas disposer de leurs cartes d’identité biométriques avant dimanche prochain, jour du scrutin, peuvent voter aux législatives.

Ce, à condition de pouvoir présenter un récépissé d’inscription accompagné d’une carte d’identité numérisée, d’une carte d’électeur numérisée, d’un passeport ou, pour les primo-inscrits ne disposant pas des trois pièces administratives précédentes, d’un document d’immatriculation.

Le chef de l’État avait sollicité l’autorisation du Conseil constitutionnel dans ce sens, évoquant les «lenteurs notées dans le retrait des cartes d'identité biométriques».

«L'article 3, alinéa 4 de la Constitution stipule que ‘tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi’», appuyait Macky Sall. Qui n’a pas manqué de souligner que sa requête «avait été proposée par la société civile».

La coalition Mànkoo Taxawu Senegaal devrait s’arracher les cheveux. Elle a saisi le Conseil constitutionnel, à son tour, pour lui demander de se déclarer incompétent.

Auteur: Source : Enquête - Seneweb.com

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Départ de l’apr : Thierno Alassane tacle sévèrement Macky

La coalition Benno Bokk Yakaar, mouvance présidentielle, peut ajouter désormais le nom de Thierno Alassane Sall à la longue liste de l’opposition dans le département de Thiès. En officialisant son départ de l’Alliance pour la République (Apr), parti au pouvoir, hier, mercredi 26 juillet, l’ancien ministre de l’Energie tacle sévèrement le président de la République, Macky Sall et son gouvernement sur leur incapacité à résoudre le problème de la carte d’identité biométrique…

En annonçant sa démission de l’Alliance pour la République (Apr) pour poursuivre son combat politique dans un autre cadre approprié, l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall ouvre déjà le feu sur le gouvernement. Il s’en est pris hier, mercredi, au cours d’un meeting organisé à Grand Thiès, au président de la République, Macky Sall, son ancien mentor.

Il a vertement critiqué les membres du régime actuel en les traitant «d’incompétents» pour conduire le Sénégal vers la voie de l’émergence. Devant ses militants, il déclare : «si les autorités ne peuvent ni confectionner ni distribuer les cartes biométriques, organiser correctement le Bac, construire un mur solide au stade Demba Diop, elles ne seront pas capables de conduire le Sénégal vers l’émergence».

Les responsables départementaux de la coalition Benno Book Yakaar de Thiès peuvent compter désormais sur Thierno Alassane pour leur remonter les bretelles. Car, l’ancien ministre de l’Energie attaque et contre-attaque. Dans ce contexte électoral, il dénonce les agissements de la coalition Bby qui compte, selon lui, procéder à  l’achat de conscience pour gagner les élections législatives à Thiès.

«Les autorités ne verront que du feu. Les millions qu’elles investissent, s’envoleront. La décision revienne aux thiessois. Si la coalition BBY gagne, je peux maintenant croire que l’argent peut acheter la dignité d’un thiessois», explique Thierno Alassane à Grand Thiès.

Echec dans la confection et distribution des cartes d’identité biométriques

En revenant sur les retards constatés dans la confection et la distribution des cartes d’identité biométriques, Thierno Alassane parle d’un «échec lamentable du gouvernement». Non sans déplorer les 50 milliards FCfa jetés par la fenêtre au profit des malaisiens. «Les jeunes diplômés de l’école polytechnique de Thiès peuvent faire ce travail. Les Malaisiens n’ont créé que le logiciel. Ils ont acheté tout le matériel», a relevé Thierno Alassane.

Dans la matinée d’hier, l’ancien ministre de l’Energie avait annoncé officiellement sa démission. Il quitte les rangs de l’Alliance pour la République, dans un contexte électoral très chargé avec les législatives. C’est une ponte de moins et pas des moindres, dans l’équipe de la coalition de Benno Book Yakaar, pour espérer détrôner l’actuel président du conseil départemental, Idrissa Seck.

Macky ne supporte la moindre critique

«Ce parti n’est plus une alliance de femmes et d’hommes d’égale dignité, mais la propriété d’un seul homme qui décide de tout, ne supporte la moindre critique», déclare-t-il.

Pour étayer les tenants et les aboutissants d’une telle décision, Thierno Alassane explique que «cette alliance n’est plus fidèle aux idéaux qui fondent la République et inspirent la démocratie. Les exemples sont légion». Il prend l’exemple de la campagne électorale, en indexant les responsables de la coalition Bby qui sont dans une dynamique de «débauchages iniques de candidats inscrits sur des listes concurrentes».

«Combien la conscience des électeurs est prise pour une marchandise. Le processus électoral chahuté, l’improvisation semblant être seule aux commandes», soutient Thierno Alassane. Non sans préciser que «les acquis démocratiques les plus fondamentaux sont remis en cause».

Contre cette «affaiblissement» de la démocratie sénégalaise et de ses institutions, Thierno Alassane Sall entend poursuivre son combat politique dans un cadre d’action approprié, avec, dit-il, des compatriotes fidèles aux mêmes idéaux. «Les initiateurs de ce nouveau cadre d’action vous donnent rendez-vous dans quelques semaines pour en dire plus», nous fait savoir Thierno Alassane, avant de prendre congé des journalistes qui attendaient des détails de son «limogeage» ou «démission».

Ibrahima Baldé (ENVOYÉ SPÉCIAL)

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Le pm Dionne réplique a Me Wade : «Nous ne débattrons pas avec un homme appartenant au passe»

«Nous refusons de débattre avec un homme qui appartient au passé. Notre horizon, c’est 2035. C’est l’avenir qui nous intéresse. Notre préoccupation, c’est le Plan Sénégal Emergent, la jeunesse, les femmes, l’inclusion sociale pour que tous les citoyens sénégalais se sentent concernés».

C’est ce qu’a déclaré la tête de liste de la Coalition Benno Bokk Yaakaar, Mahammed Boun Abdallah Dionne, à Thiadiaye hier, mercredi 26 juillet, pour répondre à l’ancien Chef d’Etat, Me Abdoulaye Wade.

Le Premier ministre d’ajouter : «nous ne débattrons pas avec un homme qui ne vit que pour son fils. Les hommes qui retiennent notre attention sont ceux qui se préoccupent de tous les fils du Sénégal».

Sudonline

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Saisine du conseil constitutionnel : Les scénario qui s’offre à Macky

La saisine du Conseil constitutionnel par le chef de l’Etat pour permettre aux électeurs de voter avec leurs récépissés ou tout autre document d’immatriculation risque de ne pas arranger les choses. Un professeur en droit constitutionnel à l’Université Cheikh Anta Diop a dessiné sous le couvert de l’anonymat, les différents scénarii qui s’offrent à Macky Sall pour sortir de cette impasse. Inédit, selon le professeur, puisque même en 1996 on n’avait pas une telle cacophonie, un tel blocage.

Si pour le professeur, il est fort probable que le Conseil constitutionnel émette un avis favorable, il précise que cet avis risque de ne pas être opérationnel. « Il y a l’article 3 de la Constitution du Sénégal qui dispose que tous les nationaux sénégalais, âgés de 18 ans accomplis jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminés par la loi (code électoral) ». Autrement dit, selon les dispositions du code électoral, en son article 53, dit qu’on vote avec la carte d’identité nationale biométrique de la Cédéao. Or, en plus de cette carte, Macky Sall voudrait faire voter les Sénégalais aussi avec d’autres documents tels que le passeport, le permis de conduire ou tout autre document d’immatriculation pour les primo inscrits non détenteurs d’un des quatre premiers documents administratifs. Ce qui serait synonyme de violation de la Constitution, selon le juriste.

L’autre scénario qui s’offre au chef de l’Etat est que le Conseil constitutionnel oriente le Président Sall vers la modification du code électoral comme on l’a fait récemment en permettant à l’électeur de choisir au moins 5 listes au lieu des 47 en compétition. Le cas échéant, il va encore saisir l’Assemblée nationale afin de surmonter le code électoral. Ce qui risque de faire monter la tension entre les acteurs politiques.

Auteur: Source : Sud Quotidien - Seneweb.com

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