Politique

ELECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2019 : CHEIKH SADIBOU FALL PRESSE LE CANDIDAT KARIM

Selon Cheikh Sadibou Fall, ancien ministre de l'intérieur du Sénégal (avril 2004-novembre 2004) et membre du comité directeur du Parti démocratique Sénégalais (Pds), Karim Wade devrait rentrer au bercail pour parler aux Sénégalais et leur présenter son programme politique. Invité de l’émission Grand Jury de la Radio Futurs médias (Rfm privée) hier, dimanche 24 juin, Cheikh Sadibou Fall a réaffirmé lui-aussi que le Pds n'a pas de candidat de rechange.
 
L’ancien ministre de l'intérieur du Sénégal et membre du comité directeur du Pds, Cheikh Sadibou Fall, met la pression sur Karim Wade, ex-ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures et candidat des Libéraux pour la prochaine présidentielle. Invité de l’émission Grand Jury de la Radio Futurs médias (Rfm privée) hier, dimanche 24 juin, Cheikh Sadibou Fall, également ancien ambassadeur du Sénégal en Italie, soulignant d’emblée qu’il n’a aucune information au sujet du calendrier de Wade fils, a toutefois estimé que le moment est venu pour celui-ci de rentrer au bercail pour porter sa candidature pour la prochaine présidentielle.

«Il est temps que Karim rentre au bercail». Pour cela, le responsable du Pds invite Karim Wade à braver les menaces des tenants actuels du pouvoir qui, selon lui, sont en train de tout faire pour empêcher son retour. «Le Pds n'a pas de candidat de rechange. Karim Wade est et reste le candidat du Pds à la Présidentielle de 2019. Il est grand temps qu'il soit là. C'est un combat politique et un combat politique comporte des risques. Qu'il revienne dans son pays pour parler aux Sénégalais et leur présenter son programme politique. On ne peut pas faire une campagne politique, via les réseaux sociaux ou par correspondance épistolaire», a soutenu Cheikh Sadibou Fall.

Par ailleurs, s’exprimant sur la controverse au sujet de l’inscription ou non de Karim Wade sur le fichier électoral, l’ancien ministre libéral n’est pas allé par quatre chemins pour recadrer son successeur, Aly Ngouille Ndiaye qui avait indiqué, lors de son passage à l'Assemblée nationale pour le vote du projet de loi modifiant le Code électoral, que Karim Wade n’est pas inscrit sur les listes électorales. «Aly Ngouille raconte n'importe quoi. Karim a bien son récépissé. Il s'est présenté devant une commission administrative, il a été inscrit sur les listes électorales. Donc, Aly Ngouille Ndiaye et son collègue de la Justice, Ismaïla Madior Fall, sont en train de tout faire pour que Karim ne participe pas à la présidentielle».

Sudonline

UCAD – Célébration de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose : L’Uuld sollicite beaucoup plus d’assistance pour les étudiants drépanocytaires

Les étudiants drépanocytaires demandent beaucoup plus d’assistance. Hier, lors de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la maladie, l’Union universitaire de lutte contre la drépanocytose (Uuld) a organisé un panel là-dessus. Entre autres recommandations, la sensibilisation, une bonne alimentation, riche et variée, la surveillance de sa température, la consultation régulière d’un médecin sont conseillées.

Hier, la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a été célébrée au Sénégal comme partout ailleurs dans le monde. L’Union universitaire de lutte contre la drépanocytose (Uuld) a organisé un panel de sensibilisation sur la maladie. Un moment pour les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar vivant avec la maladie pour parler de leurs conditions d’études. Khadija Dé, présidente de l’Uuld, constate avec amertume que «c’est difficile pour les étudiants de suivre les cours et d’habiter dans les chambres du campus social, parce que ce n’est pas évident avec les conditions, c’est serré alors que les drépanocytaires ont besoin d’air». Selon elle, parmi les 300 membres que compte l’association, seuls environ 100 ne sont pas drépanocytaires. Et d’après la panéliste, Ndèye Fatou Bâ, le taux de prévalence de cette maladie héréditaire est de 10% au Sénégal.
Parlant du comportement d’un drépanocytaire pour mener une vie active, elle a recommandé ses camarades à éviter l’alcool et le tabac qui sont nocifs, dit-elle, «diminuent le taux de l’oxygène dans le sang» et cause la déshydratation. Mme Bâ, par ailleurs présidente de la commission scientifique de l’Uuld, a conseillé les uns et les autres à bannir le sport compétitif. «Il faut veiller à ne jamais manquer d’oxygène, donc éviter les endroits mal aérés, les hauteurs de plus de 1 500 m et les voyages en avion pas ou mal pressurisés», demande-t-elle. Toujours par rapport aux bonnes habitudes à avoir, Ndèye Fatou Bâ a invité les drépanocytaires à beaucoup boire, environ 3 litres d’eau par jour, avoir une bonne alimentation, riche et variée, surveiller leur température, voir régulièrement un médecin. L’étudiante en biologie a aussi exhorté les malades à bien se laver le corps et les dents pour éviter les microbes provoquant des infections, se donner et respecter une bonne hygiène de vie.
Par ailleurs, la présidente de la section Ucad a rappelé que «l’Uuld, créée en mars 2008, a depuis lors comme vocation première de venir en aide aux étudiants drépanocytaires sur le plan pédagogique mais aussi et surtout sur le plan social, et éventuellement sur le plan professionnel. Nous avons davantage besoin d’être appuyés et soutenus car la drépanocytose est une maladie aussi douloureuse que coûteuse».
Ayant besoin d’assistance aujourd’hui plus que jamais, Khadija Dé a lancé un appel aux autorités, particulièrement le ministère de la Santé et de l’action sociale mais également aux bonnes volontés.
Une minute de silence a été observée à la mémoire de Issa Baldé, Ibrahima Clédor Bodian, Abdoulaye Dieng et Mass Dia, tous des membres de l’Uuld emportés par cette maladie qui tue à petit feu. Une exposition sur les symptômes et autres informations sur la drépanocytose a été faite.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Sénégal : Karim Wade peut-il être candidat à la présidentielle ?

Exilé au Qatar depuis deux ans, Karim Wade voit les obstacles se multiplier sur la route de sa candidature à l’élection présidentielle, en février 2019. De la modification du code électoral à la question de sa supposée nationalité française, passage en revue des principales difficultés susceptibles de l’empêcher de concourir à la magistrature suprême.

« Ma détermination est intacte pour affronter [Macky Sall] dans des élections qu’il essaie déjà de vous voler en espérant pouvoir choisir les candidats qui pourront l’affronter », déclarait Karim Wade, le 15 juin, dans un communiqué au vitriol diffusé à l’occasion de la Korité. Une « détermination intacte » mais des obstacles juridiques bien réels, depuis la condamnation de l’ancien ministre à une peine de six ans de prison pour enrichissement illicite, en mars 2015.
PUBLICITÉ
inRead invented by Teads

En témoignent les déclarations du ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall, le 10 juin, sur les ondes de la TFM, à propos d’une candidature de Karim Wade : « La loi prévoit que si un citoyen est condamné à cinq ans d’emprisonnement au moins, il perd ses droits civils et politiques. » En d’autres termes, la condamnation de l’intéressé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) l’empêcherait d’être candidat.
Modification du code électoral

Le garde des Sceaux a-t-il dit vrai ? Dans le code électoral sénégalais figure effectivement l’article L. 31, qui interdit de s’inscrire sur les listes électorales, pendant une durée de cinq ans, toute personne condamnée « pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq ans d’emprisonnement » – ce qui pourrait donc être le cas de Karim Wade. Mais rien n’indique pour autant que cela empêcherait ladite personne de se porter candidat à un scrutin présidentiel.

La donne a changé avec l’adoption par le Parlement, ce 18 juin, d’un projet de loi portant modification du code électoral. Ce texte oblige en effet tout candidat à être inscrit au préalable sur les listes électorales. Une position défendue par Aymérou Gningue, le chef du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) : « Comment pourrait-on être candidat sans être électeur ? Je suis moi-même maire d’une commune, et il me paraît normal que l’édile y soit aussi électeur. »

Dans une vidéo diffusée le 16 avril dernier, Karim Wade avait mis en scène sa demande d’inscription sur les listes électorales à l’ambassade du Sénégal au Koweït. Souriant, il y exhibait le récépissé signé par le président de la commission administrative. « Sa demande est actuellement examinée à Dakar », indique à Jeune Afrique une source à l’ambassade de Koweït City. En l’occurrence, cet examen dépend de la Direction de l’autonomisation des fichiers, au ministère de l’Intérieur, qui est chargée de l’actualisation du fichier électoral.
Karim Wade figurera-t-il sur les listes électorales ?

Cité par l’Agence de presse africaine (APA), le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a fait référence à l’opposant, ce 18 juin, alors qu’il défendait devant les députés le projet de loi portant révision du code électoral. « Quand on a sa carte d’électeur, c’est qu’on est inscrit sur les listes électorales, a-t-il déclaré. Mais Karim [Wade] ne s’est pas inscrit sur les listes. Il a juste fait la demande pour y figurer. »

Son nom y figurera-t-il ? À en croire Doudou Ndir, président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), l’heure de vérité approche. « Les listes électorales provisoires doivent être publiées très prochainement, peut-être début juillet, explique-t-il. Il y aura ensuite une phase contentieuse avant la consolidation et la publication de la liste définitive. »
« Débusquer les traîtres »

Dans un communiqué diffusé le 12 juin, le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) estimait quant à lui que « rien, ni dans la Constitution ni dans aucune autre loi, n’interdit à notre candidat de se présenter à la prochaine élection présidentielle, et encore moins un jugement prononcé par Macky Sall [celui de la CREI] qui viole l’ordre public international. »

« Toute tentative de priver le peuple [du droit de choisir son prochain président] sera considérée comme une trahison et le PDS se réservera le droit de débusquer les traîtres pour leur réserver le sort qu’ils méritent », assénait le parti d’Abdoulaye Wade.

Autre difficulté en travers de la candidature du fils de l’ancien président sénégalais, que ne manque pas de soulever le camp au pouvoir : l’amende de 138 milliards de francs CFA (soit 215 millions d’euros) infligée par la CREI dans son jugement de mars 2015.

Gracié par le président Macky Sall en juin 2016, libéré de la prison de Rebeuss et exilé depuis au Qatar, Karim Wade est cependant toujours redevable de cette somme à l’État sénégalais. « Les sanctions financières contenues dans la décision de justice du 23 mars 2015 et la procédure de recouvrement déjà engagée demeurent », précisait ainsi le décret de grâce signé par Macky Sall.
« Une forme de marchandage »

Que se passerait-il en cas de retour de Karim Wade sur le sol sénégalais ? Comme le soulignait Jeune Afrique dans son numéro daté du 11 juin, le président Macky Sall a une idée très précise quant au sort qui serait réservé au candidat déclaré du PDS. « Si Karim Wade ne paie pas son amende, on exécutera la contrainte par corps », a-t-il ainsi affirmé à l’un de ses proches. En d’autres termes, l’opposant en sera quitte pour un nouveau séjour derrière les barreaux en cas de non paiement. Une position déjà exprimée publiquement par Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement, qui assurait récemment que Karim Wade ne bénéficierait d’aucun traitement de faveur.

« On pourrait résumer leur position ainsi : si Karim Wade les laisse en paix, il n’aura pas à craindre la prison, estime Babacar Gaye, le porte-parole du PDS. Il y a une forme de marchandage de la part du pouvoir.  »
Quid de sa nationalité française ?

Face au mutisme du principal intéressé, difficile de dire si Karim Wade a répudié sa nationalité française. C’est pourtant l’une des conditions de sa participation à l’élection présidentielle au Sénégal – la Constitution dispose en effet que « tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise ».

Pour se défaire de sa nationalité française, le demandeur doit faire jouer l’article 23-4 du Code civil français, qui permet la « libération des liens d’allégeance envers la France ». La demande est alors transmise pour examen à la sous-direction de l’accès à la nationalité française (SDANF), qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Sur le site du ministère, une note précise « qu’en moyenne annuelle, calculée sur la période comprise entre 2012 et 2014, 156 demandes de libération des liens d’allégeance ont été déposées et ont donné lieu, dans 90 % des cas, à une décision favorable ».

D’après un juriste au fait de ces questions, « le gouvernement, au cours de l’instruction, s’attachera à vérifier que Karim Wade manifeste une volonté d’expatriation, ce qui peut poser problème si l’intéressé possède des propriétés et une résidence en France ».

« Quoi qu’il en soit, le gouvernement dispose d’un pouvoir de décision discrétionnaire. Mais s’il rejette la demande de perte de la nationalité française, sa décision doit être motivée », ajoute-t-il.

Jeune Afrique

CONSTITUTIONNALITE DU CONTROLE DES SIGNATURES POUR LES PARRAINS DE CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE : LES « SEPT SAGES», BIEN FONDES EN DROIT

Le Conseil constitutionnel est habilité à effectuer le contrôle des signatures des parrains des différents candidats à la prochaine présidentielle, conformément aux dispositions de la loi Constitutionnelle en son article L29, tout comme du Code électoral aux articles L115 et L116. Ces éclairages sont des experts électoraux, en l’occurrence Ndiaga Sylla et Valdiodio Ndiaye, qui ont néanmoins formulé des craintes quant aux moyens techniques dont dispose ladite Institution juridique pour effectuer cette tâche, non sans lancer des appels aux différents acteurs.
 
Le débat juridique soulevé sur la constitutionnalité du contrôle des listes des parrains des candidats à la prochaine présidentielle par le Conseil constitutionnel, ne s’estompe toujours pas, dès lors que l’opposition regroupée autour du Front démocratique et social de résistance nationale (Fdsrn) compte déposer un recours auprès cette juridiction. Cette fois-ci, ce sont les experts électoraux, notamment Ndiaga Sylla et Valdiodio Ndiaye qui ont apporté leur contribution à ce débat. Interrogé par la rédaction, Ndiaga Sylla précise d’emblée que les dispositions de la Constitution et celles du Code électoral permettent au Conseil constitutionnel de recevoir et de contrôler les listes des parrains des candidats. A son avis, l’article 29 de la Constitution, repris par les articles L115 et L116 du Code électoral, disposent clairement que «les candidatures à l’élection présidentielle sont déposées auprès du greffe du Conseil constitutionnel». Poursuivant, M. Sylla renseigne que les articles précités du Code électoral indiquent que «maintenant, la liste des parrains est un élément du dossier de candidature». Donc, étant entendu que la liste des parrains fait partie des éléments du dossier à déposer auprès du greffe, il en conclut «qu’il doit revenir au Conseil d’examiner ces signatures». Même s’il dit comprendre les inquiétudes de l’opposition, il reste formel qu’en vertu des dispositions de la Constitution concernant la présidentielle, les partis politiques, tout comme la Cena, ne peuvent pas siéger au niveau de la commission en charge de contrôler les signatures au Conseil constitutionnel. Pour cause, il indique que ladite institution est «une juridiction», contrairement à la commission mise en place par le ministère de l’Intérieur, concernant la réception des listes pour la députation.   


Un avis que semble corroborer son collègue, Valdiodio Ndiaye, membre du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce). Faisant la genèse des nombreuses initiatives des membres de la société civile dans la recherche de consensus sur le processus électoral, M. Ndiaye rappelle que des propositions ont été faites allant dans le sens de créer une commission qui regrouperait l’ensemble des représentants des candidats, avec des moyens technologiques plus ou moins avancés, pour procéder au contrôle du parrainage. Une demande qui s’est vu apposer par les dispositions constitutionnelles présentes dans le Code électoral qui disent que «seul le Conseil constitutionnel est habilité à recevoir les dossiers de candidature». Cela, dans la mesure où le parrainage fait partie des éléments du dossier.


Toutefois, il signale qu’en l’état, «le Conseil constitutionnel n’a pas les aptitudes techniques pour contrôler le parrainage». D’où, à son avis, la nécessité de «donner les moyens au Conseil constitutionnel d’avoir un dispositif interne de contrôle du parrainage». De son côté, Ndiaga Sylla trouve une autre formule, notamment celle de confier la réception et le traitement des listes des parrains au ministère de l’Intérieur. Ledit ministère allait pouvoir créer une commission qui regrouperait tous les représentants des candidats et pourrait délivrer une attestation aux candidats. Ce qui supposerait que, parmi les éléments du dossier à déposer auprès du greffe, il n’y aurait pas la liste des parrains, mais plutôt l’attestation fournie par le ministère de l’Intérieur. A titre d’exemple, il cite le dépôt des cautions au niveau de la banque à la présidentielle, suivi d’une quittance délivrée par la Caisse des dépôts et consignations.


Les experts électoraux appellent, tout de même, au consensus de tous les acteurs autour de ces questions de processus électoral. Valdiodio Ndiaye lance pour autant un «appel, et à l’opposition et à la majorité, avec une insistance particulière au président de la République qui a le devoir de rassurer les acteurs pour un dialogue inclusif». Il pense qu’il faut aller au-delà des contingences politiques pour se parler, afin d’éviter les situations conflictuelles. C’est pour cela qu’il préconise que les uns et les autres mettent de côté l’analyse juridique pour une analyse politique de la question.

Sudonline

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Calendrier

« Juillet 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          

Video galleries

logotwitterFacebook