Politique

Gabon : ce qu'il faut retenir de la tentative avortée de coup d'État-Par Romain Gras

 

Une capture d'écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d'un "Conseil national de restauration" au Gabon, le 7 janvier 2019. © HANDOUT via Reuters TV
Lundi 7 janvier, un groupe de militaires a pris temporairement le contrôle de la radio nationale pour appeler au soulèvement et annoncer la formation d'un « Conseil national de restauration », et ce alors qu'Ali Bongo Ondimba poursuit sa convalescence au Maroc. Une tentative de coup d'État qui s'est soldée quelques heures plus tard par l'arrestation des commanditaires.


Tôt dans la matinée du lundi 7 janvier, un petit groupe de militaires – une dizaine selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement –, a fait irruption dans les locaux de la Radio Télévision gabonaise (RTG) pour diffuser un message sur les ondes de la radio d'État et annoncer la mise en place d'un « Conseil national de restauration » dont le but était de « sauver la démocratie, préserver l'intégrité du territoire national et la cohésion nationale ». Six employés de la RTG, des journalistes et des techniciens, étaient également présents sur place et ont été séquestrés.

« Une fois encore, une fois de trop, les conservateurs acharnés du pouvoir dans leur basse besogne continuent d'instrumentaliser et de chosifier la personne d'Ali Bongo Ondimba en mettant en scène un malade dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales », indiquait le communiqué, en faisant référence à la convalescence du président, dont sa dernière prise de parole depuis son hospitalisation remonte au 31 décembre, à l'occasion de son discours des vœux à la nation. Selon le communiqué des putschistes – qui a tourné en boucle une partie de la matinée sur les ondes de la RTG –, ce message de vœux n'a fait que « renforcer les doutes sur sa capacité à assumer ses fonctions de président ».


Qui sont les putschistes ?


Selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, les mutins étaient une dizaine à pénétrer dans les locaux de la radio. Plus tôt dans la journée, la présidence avait parlé de six militaires impliqués. Sur les images de l'allocution des militaires à la RTG, trois officiers coiffés des bérets verts de la Garde républicaine sont visibles, dont un certain lieutenant Kelly Ondo Obiang, commandant adjoint de la garde d'honneur de la Garde républicaine, qui a pris la parole pour lire le communiqué.


Se présentant comme le président d'un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), formation jusqu'à présent inconnue, il a été formé en partie en Côte d'Ivoire, à l'École des forces armées (EFA) de Zambakro, à Yamoussoukro, dont il est sorti en 2015. Selon nos informations, l'homme était jusqu'à présent « un parfait inconnu », plus souvent mobilisé au sein de la garde d'honneur, unité de parade et non de combat.


« Gabon : qui est le lieutenant Kelly Ondo Obiang, instigateur présumé de la tentative de coup d'État ?
07 janvier 2019 à 12h04 | Par Mathieu Olivier


Mis à jour le 07 janvier 2019 à 13h57

Une capture d'écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d'un "Conseil national de restauration" au Gabon, le 7 janvier 2019. © HANDOUT via Reuters TV
Principal protagoniste de la tentative avortée de coup d'État du 7 janvier à Libreville, le lieutenant Kelly Ondo Obiang est commandant adjoint de la garde d'honneur de la Garde républicaine.
Le lieutenant Kelly Ondo Obiang est l'un des commandants en second de la garde d'honneur de la Garde républicaine, l'unité de gendarmerie chargé de sécuriser la présidence de la République. Selon le communiqué lu lundi matin sur les ondes de Radio Gabon, il serait le principal instigateur de la tentative du coup d'État du 7 janvier.
Présent dans les locaux de Radio Gabon alors que le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale gabonaise y a donné l'assaut, Kelly Ondo Obiang est parvenu à échapper aux gendarmes et était toujours en fuite à l'heure où nous écrivions ces lignes (11h GMT). Quatre militaires ont en revanche été appréhendés lors du même assaut et mis aux arrêts, selon le gouvernement. Six autres personnes, des employés de Radio Gabon, étaient présents sur place.

« Parfait inconnu »


Selon nos informations, Kelly Ondo Obiang était jusqu'à ce jour « un parfait inconnu ». Connu « de vue » à la présidence, il y est décrit comme un « soldat de base » relativement discret. Il était régulièrement mobilisé au sein de la garde d'honneur, une unité de parade, et non de combat, regroupant des membres de chaque corps d'armée à l'occasion de cérémonies officielles.
Si les autorités gabonaises cherchent encore à compléter son profil, Kelly Ondo Obiang serait rattaché à l'unité d'intervention parachutiste de la garde républicaine. Il a notamment été formé en partie en Côte d'Ivoire, à l'École des forces armées (EFA) de Zambakro, à Yamoussoukro, où il a achevé une formation en 2015. Créée en 1963, l'EFA forme régulièrement des officiers venus de nombreux pays africains.

La situation rapidement « sous contrôle », selon le gouvernement


La réaction des autorités ne s'est pas fait attendre. Les blindés des forces de sécurité gabonaises ont très rapidement bloqué l'accès au boulevard Triomphal, et pris le contrôle dès 7 heures (heure locale) des entrées de la RTG. Vers 9h00, la situation était « sous contrôle », selon la présidence.


Deux militaires impliqués dans la tentative de coup d'État avortée ont été abattus lors de l'assaut des hommes du Groupe d'intervention de la gendarmerie gabonaise, selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement. Les autres ont été arrêtés. Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, qui était parvenu à s'échapper des locaux de la radio, a finalement été appréhendé à proximité du bâtiment et mis aux arrêts. Les mutins sont actuellement entendus par le procureur de la République. Au moment où nous écrivons ces lignes (18h00, heure locale) internet était toujours coupé au Gabon.


Des proches de Jean Ping cités dans le communiqué


Dénonçant la « confiscation du pouvoir par ceux qui le 31 août 2016 ont fait assassiner nos jeunes compatriotes », le lieutenant Ondo Obiang a cité une série de personnalités pour prendre part au « Conseil national de restauration ». Parmi celles-ci, on retrouve le général Jean Philippe Ntumpa Lebani – qui avait purgé une peine de prison pour une précédente tentative de coup d'État avortée en 2009 –, le colonel Rapontchombo, officier de l'armée de terre, ainsi que plusieurs acteurs de la société civile, réputés proches de Jean Ping, le syndicaliste Jean Rémy Yama et la chercheuse Laurence Ndong, Marcel Libama (Union nationale), l'avocate Paulette Oyane et Bertrand Zibi, ancien député qui a quitté le Parti démocratique gabonais (PDG) avant la dernière présidentielle.
Une liste qui interroge, puisque Jean Rémy Yama a expliqué à Jeune Afrique ne pas être au courant de l'action entreprise par le groupe de militaires, tandis que l'ancien député Bertrand Zibi est, lui, toujours incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis août 2016.


Déby « indigné », l'UA et la France condamnent


L'Union africaine (UA) a été la première à réagir pour condamner fermement « la tentative de coup d'État intervenue ce matin au Gabon ».

« Je réaffirme le rejet par l'UA de tout changement anticonstitutionnel », a réagi sur Twitter Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine.


L'union africaine condamne fermement la tentative de coup d'Etat


La France a elle aussi condamné « toute tentative de changement de régime extra-constitutionnel », tandis que le président tchadien Idriss Déby Itno a fait part de son « indignation », dans un communiqué publié lundi après-midi, dans lequel il a apporté « son soutien et celui de toute la communauté de la Cemac » à son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, qui n'a pas encore commenté les événements.


https://www.jeuneafrique.com/700166/politique/gabon-qui-est-le-le-lieutenant-kelly-ondo-obiang-instigateur-presume-de-la-tentative-de-coup-detat/

Des paroles, toujours des paroles, rien que des paroles !

 

Le Président de la république dans son message à la nation se contente de commenter des actions et des résultats insignifiants comme le spectateur passif qu’il est depuis 7 ans sur la scène. Macky SALL a tout raté en 7 ans, fragilisé le pays, les institutions, angoissé les Sénégalais par ses dérives autoritaires.

Et que dire de la suffisance parfaitement déplacée dont Macky Sall fait preuve lorsqu’il évoque les perspectives économiques.

Le président poursuit jusqu’à l’indécence son entreprise d’autosatisfaction. Comme si des mots avaient le pouvoir de faire mentir la vérité. Et la vérité oblige à dire qu’au vu de son bilan calamiteux, Macky SALL restera comme le plus mauvais président de la République. Une position qu’il s’emploie manifestement à conforter au regard de la manière dont il entame l’élection présidentielle de février prochain. J’invite les citoyens sénégalais de mettre fin au soir du 24 février aux tâtonnements, à l’immobilisme et l’incompétence.

 

Ibrahima Thiam, Président du mouvement un Autre Avenir

Communiqué d’Ibrahima Thiam, président Un autre Avenir

 

C’est avec beaucoup de tristesse et de regrets que je me vois obligé de renoncer à être candidat à l’élection présidentielle de février prochain.

Le nombre de parrainages que j’ai recueilli à ce jour, 51 000 est insuffisant et il me manque 7000 signatures pour être en capacité de déposer ma candidature auprès de Conseil constitutionnel.

Le président Macky Sall a tout fait pour verrouiller cette consultation électorale de première importance pour l’avenir du pays et museler l’émergence de nouvelles voix susceptibles de faire vaciller son régime.

Pour autant mon ambition pour un autre avenir du Sénégal reste intacte et cet écueil institutionnel ne fait que renforcer ma détermination à poursuivre mon engagement au service des Sénégalais et des Sénégalaises afin de redonner de l’espoir à notre jeunesse.

J’entends, dès demain, poursuivre activement l’implantation de notre mouvement dans tous les territoires, propager les idées qui sont les nôtres et faire la pédagogie de notre projet en faveur d’un autre avenir pour notre grande nation.

Aujourd’hui marque le début d’un long processus démocratique qui sera fait de rencontres et d’explications auprès de nos compatriotes avec pour objectif de remporter leur adhésion lors des prochaines consultations électorales.

Pour ce qui concerne l’élection du mois de février j’indique que je ne participerai à aucune coalition et ne rallierai aucun parti.

Je ne donnerai pas davantage de consignes de vote à nos sympathisants. J’appelle ceux-ci à voter selon leur choix et en conscience.

Je veux enfin remercier les dizaines de milliers de sympathisants et de militants qui durant des mois m’ont apporté leur soutien et leurs encouragements en s’impliquant dans une campagne électorale dont les règles étaient biaisées à l’origine.

Le seul perdant dans ce retrait, qui n’est pas un renoncement, est la démocratie que des artifices constitutionnels ont abimée en ne permettant pas à l’opposition de pouvoir s’exprimer loyalement et d’offrir au peuple une alternative au pouvoir politique actuel. 

Vive le Sénégal.

Ibrahima Thiam, président du mouvement Autre Avenir

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