Politique

ELECTIONS DU 30 JUILLET : ME WADE PRÉSIDENTIALISE LES LÉGISLATIVES

À un siècle de vie moins neuf, l’ancien président Wade veut tenter le tout pour le tout pour ces législatives. Les importants moyens déployés font craindre beaucoup de choses.

On le présentait fauché et à court d’argent. Mais les minutes de la conversation entre Wade et ses alliés donne une autre réalité. Les moyens colossaux détenus par les Wade, serait-il à l’origine des tensions diplomatiques entre Doha et Dakar ? En tout cas, le trésor de guerre est bien mis en place. Une occasion pour Me Abdoulaye Wade d’étaler encore toute son imprévisibilité. Il a annoncé à ses proches et au comité d’investitures, que sa Coalition ne souffrira pas de manque de moyens. « Je mettrai plus que Macky et ses alliées » a-t-il lancé, aux frères d’Oumar Sarr. Pour ce faire, tous les départements seront dotés de moyens mobiles avec deux véhicules 4X4 par département. S’y ajoute, le budget de campagne à coup de millions par candidats investis ! C’est dire que Me Wade compte armer ses troupes.

Wade compte mobiliser des centaines de millions, des 4X4 et un hélicoptère

Personnellement, vu son âge avancé, le père de Karim Meissa Wade voudrait lancer sa marche bleue victorieuse contre Diouf en 2000. Seulement, ses dispositions physiques l’empêchent de squatter les quatre coins du Sénégal en voiture. Pourtant, c’est ce qui était son option. Renouer avec les bains de foule. Mais son fils l’a dissuadé de battre campagne avec un hélicoptère. Le Président Macky Sall aura donc un sérieux client. Ligoté par la loi, devant donc assister à cette campagne en spectateurs, le chef de l’Etat assistera impuissant aux attaques d’un Wade qui va axer sa communication sur ce qui fera mal. Véritable communicateur, Wade profitera de cette tribune de communication véritable pour faire le bilan du régime. Pour des élections législatives. Et il donnera tous les coups. Pour qui connait Wade et ses méthodes. En face, les troupes dirigées par le Premier ministre sont avertis. Mouhammad Boune Abdallah Dione devra donc tirer toutes ses ressources pour bien vendre l’action gouvernementale. Et cela passerait par une bonne communication, pas celle scientifique mais populistes. Il faudrait, dès lors, pour le premier ministre, anticiper sur le point fort de Me Wade. Le discours populiste. Il reste maintenant pour la mouvance présidentielle à peaufiner la bonne stratégie pour contenir les assauts mortels à venir. Wade, Khalifa, Abdoul Mbaye pour ne citer que ceux-là.

 

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Contestations et pléthore des listes pour les législatives 2017 : Dr Moussa Diaw évoque un risque d’abstention

Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis met en garde sur le risque d’un fort taux d’abstention, lors des législatives du 30 juillet prochain, à la suite à la vague généralisée de protestation qui a suivi la publication des listes des candidats. Joint au téléphone par Sud quotidien hier, lundi 12 juin, Dr Moussa Diaw assure que les contestations et la pléthore des listes en compétition constituent des conditions pour que les électeurs décident de rester chez eux ou recourent au vote-sanction, le 30 juillet prochain.

Après la vague généralisée de protestations qui a suivi la publication des listes des candidats retenues pour les élections législatives du 30 juillet prochain, Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger n’écarte pas un déluge de défections dans les rangs des coalitions concernées, le jour du vote. Interpellé hier, lundi 12 juin, sur le sujet, l’enseignant-chercheur a prédit par ailleurs un fort taux d’abstention le jour du vote. Pour cause, souligne-t-il, il est évident que toutes les conditions sont réunies pour que les électeurs décident de rester chez eux ou fassent un vote-sanction le 30 juillet prochain».

«Cette contestation est non seulement en train d’installer un climat politique très tendu dans les rangs des coalitions mais aussi de prendre le dessus sur les programmes et les offres politiques. Cette situation ne rassurera pas le citoyen sur les propositions et les offres politiques des uns et des autres. Dans ces conditions, il me semble que le jour du vote, le citoyen risque de choisir de rester chez lui plutôt que d’aller passer toute la journée à faire la queue sous la chaleur sans pouvoir autant voter», prévient l’enseignant chercheur et analyste politique.

Poursuivant son analyse, Dr Moussa Diaw a estimé que l’autre obstacle qui pèse sur les prochaines élections reste également le nombre élevé de listes en compétition. En effet, selon lui, ce nombre très élevé de listes de coalitions en compétition avec des noms qui se ressemblent parfois pourraient constituer non seulement un risque de rendre plus confus l’effet de transparence recherché dans une élection mais aussi une situation de découragement de bon nombre de citoyens. «Le nombre des listes de coalitions (47) en compétition n-est pas également pour arranger les choses. Beaucoup de citoyens pourraient aussi choisir de ne pas se rendre dans leur bureau de vote par peur d’y passer leur journée sans être sûrs qu’ils vont pouvoir accomplir leur devoir civique. Toutes ces raisons me font croire qu’on va vers des élections avec un taux d’abstention jamais enregistré au Sénégal si les acteurs ne s’accordent pas sur une solution pour faciliter le vote des citoyens ».

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Bennoo Bokk Yaakaar en pleine tourmente, après les investitures : Les allies crient leur déception

Après la publication des listes des candidats à la députation, le constat semble unanime au sein de la coalition présidentielle Bby. Ou du moins, au niveau des alliés où c’est la déception totale dans la mesure où aucun parti allié n’a vu ses prétentions respectées, encore moins ses acquis consolidés en termes de sièges à l’Assemblée nationale.  Le vice-président de la Commission électorale de l’Afp, Aliou Badara Diouck, repris sur les ondes de la Rfm, laisse entendre que les progressistes sont largement en deçà de leurs attentes. Il en est de même au niveau d’Aj-Authentique, où les camarades de Landing Savané, à l’image du Dr Cheikh Lo, se sentent «humiliés». L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) n’en dira pas moins, sinon qu’elle est « insultée et piétinée », selon le député Oumar Seck. Pour autant, aucune formation ne semble être dans la dynamique d’appeler à un vote-sanction. D’ailleurs, le porte-parole adjoint de l’Apr, Abdou Mbow qui s’en réjouit, appelle les partis alliés dans BBy à la raison.

ALIOU BADARA DIOUCK, VICE-PRESIDENT COMMISSION ELECTORALE AFP : «Même si Bby gagnait tous les départements, l’Afp n’aura pas plus de 6 députés»

En 2000, on était parti avec une coalition qu’on appelait Code 2000 And Defaraat Senegaal. L’Afp avait engrangé 17% des suffrages. Aux législatives de 2001, nous sommes partis seuls et nous avons réitéré le même score, 17% avec un groupe parlementaire. Depuis lors, tous les partis politiques vont à des élections sur la base de coalitions. J’ai écouté les analystes politiques qui spéculent sur ce que  l’Afp pèse aujourd’hui. Est-ce qu’ils se sont interrogés sur le poids des autres partis ? Est-ce qu’il y a un parti qui est allé aux élections seul, depuis 2000 ? Donc, c’est de la spéculation, tout simplement politique. Si l’Afp et la coalition Benno Siggil Sénégal n’avaient pas 13% à la présidentielle de 2012, je pense que sa position ne serait pas celle qu’elle occupe aujourd’hui au sein de la coalition Bby.  Nos aspirations sont simples. On a une philosophie de prendre ce qui nous appartient. Aux dernières législatures de 2012, du fait qu’on était sous la coalition Benno Siggil Sénégal, la coalition avait 21 députés. Sur les 21 députés, l’Afp avait les 13, le reste était réparti entre les alliés de l’Afp dans la coalition Benno Siggil Sénégal. On avait une grande coalition en 2012 où Rewmi figurait dans  Bby. Rewmi avait 10 postes qu’il a libérés aujourd’hui. On a créé 15 départements au niveau de la diaspora. Donc, si vous prenez les postes de Rewmi et les postes de la diaspora, ça fait 25. L’Afp n’a pas demandé plus qu’elle avait en 2012. Aujourd’hui, même si la coalition Bby gagnait l’ensemble des départements du Sénégal, l’Afp n’aurait pas plus de 6 députés.

DR CHEIKH LO, AND-JEF/A : «Il y a eu black-out concernant notre parti»

«Il faut dire d’abord que nous sommes totalement absents des listes. Ce qui, effectivement, révolte le parti. Nous avons tenu une réunion le samedi matin au niveau de notre Secrétariat exécutif parce que le président Landing Savané est hors du pays, pour apprécier la situation et calmer les uns et les autres. Parce que nos camarades qui sont à l’intérieur du pays sont mécontents. Nous avions des prétentions au niveau de Tambacounda avec Ibrahima Lo. C’est le cas à Kolda avec le Docteur Maturin Savané. Au Sud aussi, notamment à Bignona et à Ziguinchor où quoi que l’on dise, nous sommes présents et nous sommes bien représentés. Là aussi, il y a eu black-out concernant notre parti. Résultat : il y a un bouillonnement au niveau de ces différentes fédérations.

Ce que nous avons dit, lors de notre réunion, c’est que nous pensons que nous n’avons pas été pris en compte. Le président avait parlé de solidarité, d’équité et de justice. En 2012, nous avons été zappés. En son temps, nous étions dans la coalition de Benno Ak Tanor. On nous avait montré que c’est Tanor qui devait nous donner un député. Mais, cette fois-ci nous sommes dans la coalition Bby et par conséquent, c’est le président qui devait nous attribuer un poste, en tant que parti autonome, qui travaille à ses cotés nuit et jour. Donc, aujourd’hui, nous sommes en train de convaincre nos camarades. Nous savons que les choix sont difficiles. Mais, par rapport à la réunion de samedi, nous avons qu’en même retenu de rencontrer le président de la République. Nous avons aussi demandé à nos camarades de se calmer pour voir l’issue de cette rencontre, connaitre ses motivations et pourquoi nous avons été absents des listes. Donc, pour le moment, nous nous limitons à cela. Nous n’allons pas préjuger de la réponse».

OUMAR SECK, DEPUTE URD : «Nous estimons que Macky Sall nous a insultés et humiliés...»

«Il faut peut-être rappeler ce qui nous avait relié avec Bby et ce qui nous lie plus particulièrement à l’Apr et au président Macky Sall. Le président, dans un élan de générosité, est allé nuitamment rendre visite à notre Secrétaire général, et nous a reçus après au palais. Quand un président se rend nuitamment chez ton leader, pour l’honorer et lui demander de travailler pour le pays, la première chose à faire pour nous, c’est de rendre hommage à cet homme, l’accompagner et aller avec lui. C’est exactement que nous avons essayé de faire sans chercher à comprendre. C’est ça qui nous a allié à l’Apr et à Benno. Donc, entre 2016 et 2017, on a créé une coalition qui s’appelle Jappo Liguey Sunu Rew. Parce que vous savez que dans Benno, c’est des sous-coalitions. Notre sous-coalition est composée de 8 partis et de 2 grands mouvements. C’est fort de ça qu’on a décidé d’aller aux législatives dans le cadre de Benno.

Pour ce qui est de nos prétentions, je vous assure qu’au niveau de l’Urd, on est très humble, parce qu’on est conscient de nos forces et de nos faiblesses. En 1998, on a été très fort et on a été 3ième au niveau des élections. On a cassé la bipolarisation au niveau de l’hémicycle entre le Ps et le Pds. On a été le 3ième groupe parlementaire. Après 1998, on a traversé notre Waterloo. En 2012, on a eu 1 député sur la base du plus fort reste. Par l’alliance avec l’Apr, on est venu au moins avec un député. Pour ces élections, on avait exigé très peu. Ça veut dire 2 suppléants dans le cœur de notre parti, dans le département de Linguère et peut-être 4 ou 5 sur la liste nationale. Voila ce que nous avons proposé à Bby, espérant qu’au pire des cas, on aura le seul et l’unique poste de député qu’on avait.

Quand les listes sont sorties, on a vu une seule suppléante au niveau de la liste départementale de Linguère. Là, on avoue sincèrement que quel que soit le respect qu’on a pour le responsable de Benno qui avait demandé à ce qu’on lui donne carte blanche, cette carte blanche, il faut qu’il en assume toute la responsabilité. Nous, au niveau de l’Urd, on estime qu’il nous a insultés,  humiliés, piétinés. Parce qu’un parti, ce n’est pas des Dg, des Pca. Un parti, c’est d’être à l’Assemblée. Grâce à Dieu, on a toujours été à l’Assemblée. Qu’on se retrouve aujourd’hui, dans la 13ième législature, sans entendre la voie de l’Urd au niveau de l’hémicycle, ça nous fait très mal. On serait parti avec notre propre liste, on aurait eu au moins un seul député.  Dans les jours à venir, le parti se réunira pour en tirer toutes les conséquences. Mais, j’avoue sincèrement qu’autant Macky Sall nous avait honorés en rendant visite à Djibo Ka, autant il nous a humiliés et insultés. C’est plus qu’une déception, on a honte. Partout où le parti est présent et fort, c’est la désolation».

Sudonline

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Sénégal: Macky Sall reçu par le président français Macron

Le président ivoirien Alassane Ouatarra ce dimanche 11 juin, le roi du Maroc Mohamed VI en milieu de semaine et Macky Sall ce lundi 12 juin : si l'actualité française se concentre sur les législatives, Emmanuel Macron engage lui ses relations avec différentes chefs d'Etat africains. Et c'était une volonté du président français qui souhaitait rencontrer son homologue sénégalais rapidement.

L'étape de Paris s'est ajoutée récemment pour Macky Sall. Ce rendez-vous, cette « prise de contact », comme l'appellent les deux parties, s'est greffée sur l'agenda du président sénégalais qui est actuellement en tournée en Europe. Paris est donc une escale entre Bruxelles et Berlin.

Visiblement, Emmanuel Macron, qui a pris ses fonctions il y a un mois, souhaitait que Macky Sall soit l'un des premiers chefs d'Etat africains salué car « le Sénégal est un partenaire privilégié » de la France, indique à Paris une source diplomatique. Les précédents présidents français ont tous salué, vanté la démocratie sénégalaise, Emmanuel Macron devrait visiblement faire la même chose. « Notre relation n'est pas nouvelle, cette rencontre est tout à fait normale », complète une source à la présidence sénégalaise.

Les deux chefs d'Etat ont d'ailleurs échangé dès la mi-mai, au téléphone et se sont visiblement accordés pour poursuivre la coopération bilatérale : la France reste le premier investisseur au Sénégal, la volonté de Dakar de créer l'Institut sénégalais du pétrole avec le soutien du groupe Total pourrait par exemple être évoquée. Les questions de sécurité devraient également être au menu de la rencontre; la France appuie en effet le Sénégal dans la formation de ses armées pour lutter contre le terrorisme.

RFI

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