Politique

Présidentielle en France: la dernière ligne droite

Alors que les différentes enquêtes d'opinion montrent un resserrement des positions en tête, doublé d'une grande indécision de l'électorat, la gestion du sprint final sera cruciale jusqu'à vendredi minuit, fin officielle de la campagne. En stagnation dans les sondages, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, talonnés par le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon et celui de droite François Fillon, veulent recréer une dynamique. Trois étaient à Paris, le quatrième était dans le sud-est. Récits des quatre rassemblements par nos envoyés spéciaux.

François Fillon était Nice, lundi soir. Le candidat multiplie les signaux à l’adresse des différentes familles de la droite. Après les catholiques ce week-end, il a mis en scène  le rassemblement avec le sarkozyste Christian Estrosi. Une réconciliation difficile.

Emmanuel Macron a réuni son dernier grand meeting national dans la salle de Bercy à Paris. Devant près de 20 000 personnes, selon les organisateurs, il appelé à la mobilisation et a encore une fois essayé de se démarquer de ses adversaires en expliquant sa vision de la France.

Marine Le Pen était elle aussi à Paris lundi soir. Sa réunion publique s'est déroulée sous très haute protection policière, et a été interrompue à deux reprises par l'irruption de militantes Femen. A six jours du scrutin, la candidate d'extrême droite a tenté de mobiliser son électorat en prononçant un discours très musclé sur l'immigration, proposant notamment la mise en place d'un moratoire sur toute l'immigration légale.

ean-Luc Mélenchon a poursuivi sa campagne... à bord d'une péniche ! Parti de Bobigny en Seine-Saint-Denis, le bateau a navigué jusqu'à la Bastille à Paris, s'arrêtant à plusieurs reprises pour que le candidat de la France Insoumise s'adresse aux personnes rassemblées. La stratégie du député européen : innover pour mieux porter son message.

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Législatives 2017 - investiture a la tête des listes du camp présidentiel a Guédiawaye et Pikine Aliou Sall et Thimbo renoncent : Bennoo fait dans la résistance

Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, et Abdoulaye Thimbo, édile de Pikine, pressentis comme  têtes de liste de la coalition présidentielle dans les départements de Pikine et Guédiawaye, ont finalement renoncé à leur investiture. Les deux maires, principaux responsables du parti au pouvoir (Apr) dans ces deux départements-clés pour la conquête de l’électorat de Dakar, ont annoncé leur décision samedi dernier, par le biais d’une déclaration conjointe. Seulement, leur camp (Apr et Bby) fait dans la résistance et est disposé à refuser cette «démission».

Apparemment, la campagne de déstabilisation grandeur nature menée contre les investitures d’Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo, les maires de Guédiawaye et de Pikine, comme têtes de listes de la coalition présidentielle dans les deux départements ci-nommés de Dakar, a fini par avoir raison de la détermination des deux responsables politiques de l’Apr (parti au pouvoir).

Pressentis par leurs bases respectives pour être investis come têtes de pont aux législatives de juillet prochain, ces deux leaders, apparentés au chef de l’Etat Macky Sall, ont préféré jeter l’éponge, ont-ils dit, « Pour l’intérêt de l’Apr, du président de la République et du Sénégal ».

Dans une déclaration rendue publique samedi dernier, Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo, respectivement maire de la ville de Guédiéwaye et de celle de Pikine, par ailleurs coordonnateurs de la coalition Bby et de l’Apr dans ces deux bastions électoraux ont dit leur décision de renoncer aux postes de patron départemental de la coalition présidentielle aux législatives. Avec force-argumentaire comme l’atteste leur déclaration. «  Depuis quelques jours, comme à l’accoutumée, l’opposition, dans sa volonté de nuire au Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky Sall, a repris du service. Les attaques sans fondement, reprennent de plus belle. Ces attaques calomnieuses ont pour cibles la famille présidentielle en général, et Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, en particulier.  Cette fois-ci, le mensonge  gros et grossier consiste à faire croire qu’il y a un projet de dévolution familiale monarchique, avec comme premier acte, faire de Aliou Sall, le président de l’Assemblée nationale.  Leur idée est claire et consiste à faire de l’amalgame, assimilant le Président Macky Sall à ces autres népotistes qui ont essayé de se faire hériter par les membres de leur famille… Notre légitimité est claire, puisque nous sommes investis par toutes les instances du parti (Apr) et de la coalition Bby: Nonobstant cela, nous avons décidé de renoncer à notre investiture en tant que tête de liste de Bby des départements de Pikine et de Guédiawaye aux Législatives du 30 juillet 2017 ».

Pour Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo, la décision obéit à leur volonté de « de ne pas être la porte d’entrée de ceux qui veulent s’en prendre au président de la République ». Qui plus est, ont-ils certifié, «  Pour l’intérêt de l’Apr, du président de la République et du Sénégal, nous avons décidé de mettre à l’aise… Macky Sall, en favorisant la candidature d’autres responsables du parti (Apr) et/ou de la Coalition Bby ».

BBY ET APR DE GUEDIAWAYE DISENT NON

Cette décision d’Aliou Sall n’agrée toutefois pas la coalition Bennoo Bokk Yaakaar de Guédiawaye. Dans la foulée de la sortie du maire, la mouvance présidentielle locale a tenu une assemblée générale en présence du principal concerné  pour le maintenir comme tête de liste de Bby dans la commune de Guédiawaye.  Les responsables de l’Apr et de Bennoo de Guédiawaye ont ainsi demandé solennellement à Aliou Sall de rester leur tête de liste. A défaut, ils pourraient sanctionner le parti. D’ailleurs, pour eux, la décision de maintenir Aliou Sall tête de liste résulte d’un choix de toutes les instances de l’Apr de Guédiawaye et de tous les partis et mouvements de Bennoo Bokk Yaakaar de Guédiawaye. Au nombre de 29 partis et 09 mouvements, ces membres de la coalition présidentielle ont renouvelé à l’unanimité leur décision de voir Aliou Sall tête de liste, lors des élections législatives de juillet.

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Réunion du comité directeur du pds : Les libéraux crachent du feu sur Macky

Le comité directeur du Parti démocratique sénégalais s’est réuni hier, 13 avril, à la permanence nationale Omar Lamine Badji. Plusieurs questions ont été à l’ordre du jour, notamment la situation politique nationale, la vie du parti ou encore la situation internationale.

Sous la présidence du secrétaire général national adjoint, Oumar Sarr, le comité directeur du parti démocratique sénégalais par le biais de son porte-parole du jour Abdoul Aziz Diop, par ailleurs secrétaire général de la fédération des cadres libéraux et membre du comité directeur est revenu sur plusieurs aspects.

D’abord, par rapport à la situation politique nationale, Abdoul Aziz Diop a rappelé que le «pape du Sopi» œuvre depuis Paris, son lieu de retraite à une large coalition de l’opposition pour mettre un terme au règne de l’arbitraire. «Le comité remercie Abdoulaye Wade, pour ses initiatives et sa solide contribution particulière et remarquable à la formation d’une solide alliance gagnante de toutes les forces de l’opposition pour mettre un terme au règne de l’arbitraire et de l’incompétence », a-t-il déclaré.

Toujours par rapport à la situation nationale, Abdoul Aziz Diop a fustigé l’attitude du ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo de vouloir saborder la bonne tenue des élections législatives en «installant des commissions administratives clandestines dans les domiciles des responsables de la coalition gouvernementale pour inscrire exclusivement et frauduleusement leurs partisans ». Pour sortir le Sénégal de cette impasse et crédibiliser le fichier électoral, le porte-parole du Pds, propose la révision des listes électorales par des experts du Sénégal et de l’Europe «un audit immédiat par les experts des partis politiques avec la participation de nos partenaires, notamment l’UE, le Canada, les Etats Unis qui ont toujours été impliqués dans le processus électoral depuis 1993», a-t-il indiqué.

Concernant la situation politique nationale, Abdoul Aziz Diop a tenu à rappeler que son parti salue vivement la forte mobilisation du mouvement Y’en a marre le 7 avril dernier, qui marque une mise en garde au régime de Macky Sall contre la confiscation de l’état de droit au Sénégal et l’absence de dialogue, causes de tous les problèmes.

«Le Pds a toujours dénoncé le déficit de dialogue et de consensus sur les questions essentielles de notre démocratie. Il est impensable de s’asseoir à la même table pour discuter alors que des personnalités de premier plan de l’opposition font l’objet d’un acharnement judiciaire», s’est-il indigné.

Par rapport à la situation internationale, le comité directeur a dénoncé le recul du Sénégal en matière de diplomatie qui subit plusieurs échecs, car selon eux «Macky gère ses relations avec les chefs d’état de la sous-région comme il gère son opposition. Ce qui lui a valu sa défaite à l’Union africaine et l’Uemoa».

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Momar Seyni Sdiaye sur la vague d’attaques du camp au pouvoir contre y’en a marre : «Elle a rapproche la société civile en dormance et une opposition émiettée»

Les invectives et autres attaques que servent les proches du chef de l’Etat  au Mouvement Y’en a marre, après leur rassemblement du vendredi 7 avril dernier, ne sont que la preuve du désarroi et de la psychose qui habitent le camp présidentiel, suite à la «pédagogie de la cohabitation politique», que tente de construire l’opposition Mankoo Wattu Senegaal. C’est du moins la conviction du journaliste analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, qui reste convaincu que cette stratégie des membres de l’Alliance pour la République (Apr), semble rapprocher «la société civile en dormance et une opposition émiettée». Il a, par ailleurs, invité les responsables de l’Apr à décortiquer ce message des Sénégalais.

Beaucoup de responsables de l’Apr se sont attaqués au mouvement Y’en a marre, après son rassemblement à la Place de la Nation. Comment analysez-vous une telle attitude des proches du président Macky Sall ?

Les attaques menées par des responsables de l’Apr à l’encontre des membres de Y’en a marre relèvent tout simplement de la réaction épidermique, signe d’une frilosité certaine. Ce mauvais réflexe est d’autant plus incompréhensible que l’interdiction de cette manifestation pacifique et protestataire aurait eu des conséquences fâcheuses sur l’image externe de notre démocratie marquée par une succession de dysfonctionnements, synonymes de restrictions de libertés et limites dans la séparation des pouvoirs, notamment entre l’exécutif et le judiciaire. Il est à ce niveau symbolique que des juges et l’Union des Magistrats du Sénégal aient manifesté leur ressentiment à l’égard de ce qu’ils considèrent comme une immixtion du pouvoir politique dans les affaires de la justice.  La libre conscience des juges, fondement d’une justice universelle et impersonnelle, est incompatible avec la prévalence des  consignes politiques. Fort heureusement, la manifestation a eu lieu sans bavures, sans débordement.

Et l’intervention, semble-t-il, du Président Sall pour retenir ses partisans tentés par une désastreuse contre-manifestation est salutaire. Faut-il rappeler que nous sommes dans un régime de déclaration préalable pour toute manifestation politique. Il y a certes des conditions limitatives, en cas de risques de troubles ou de danger. Cependant, aucune autorité administrative ne devrait se réfugier derrières les conditions limitatives, pour instaurer un régime d’interdiction. La tenue de cette manifestation redore le blason de notre démocratie. Elle fournit la preuve que les cassandres et autres va-t-en guerre, qui ont souvent le verbe acide et haut, la bave aux lèvres, sont dangereux pour notre démocratie. Il est heureux que le Président Sall ne les ait pas suivis dans cette escalade.

Quelles peuvent être les conséquences de la ligne de défense, notamment celle des invectives choisie par le camp au pouvoir, pour discréditer la bande à la bande à Y’en a marre?

Il est difficile de comprendre les foucades de certains membres de l’Apr, dont certains du reste étaient des acharnés pourfendeurs du Président Sall, lors de sa traversée du désert. On a souvent l’impression que ces faucons cherchent à attiser les tensions pour mieux cacher leurs forfaits d’hier. Sinon comment comprendre cette volée insensée de bois vert, alors que la majorité, forte de ses 300 composantes, a remporté toutes les élections depuis 2012 ? En quoi une manifestation, même géante de la société civile, pourrait-elle à ce point les ébranler pour susciter une telle débauche d’invectives ? Le mouvement Y’en a marre avait été sérieusement affecté par les accusations de corruption suite à l’affaire Lamine Diack. Il s’était même entiché dans une posture de mutisme permanent, son image passablement en berne, malgré son label international valorisant, qui en fait à tort ou à raison, une icône de la lutte pour les droits humains, menée par des jeunes de la génération consciente.

L’adversité irraisonnée suscitée par l’annonce et la tenue de leur rassemblement leur a redonné de l’entrain. Elle a eu pour autre effet de rapprocher la société civile en dormance et une opposition émiettée. C’est la preuve que ces éléments de l’Apr sont dans le désarroi et restent l’habités par la psychose d’une pédagogie de la cohabitation politique que les opposants, en quête de leader fédérateur, veulent construire, avec toutes les difficultés qu’on peut imaginer.

Face aux inquiétudes formulées par les manifestants à la Place de la Nation, quelle devrait être la stratégie à adopter pour les partisans du chef de l’Etat ? 

Plus ces responsables de l’Apr s’en prennent à Y’en a marre, plus ils accréditent l’idée que le bilan présenté par le Président Sall et Bennoo Bokk Yaakaar ne peut suffire à alimenter leurs thèmes de campagne en vue des législatives. Ils pourraient ainsi en arriver à rater de jeter un regard critique sur le mode de gouvernance démocratique, sociale et économique en cours depuis ces cinq dernières années. Se focaliser violemment sur Y’en a marre est certes plus commode que de tirer le bilan des ruptures promises aux Sénégalais et de se pencher sur les querelles byzantines qui minent l’Apr.

En 2012, le Sénégal a pris un tournant démocratique irréversible. Le tournant économique prend forme, mais le contexte politique et démocratique est en retrait par rapport aux espoirs d’émergence. Des mesures restrictives des libertés démocratiques, alors qu’on les attendait plus incitatives de notre écosystème politique, risquent d’obérer cette envolée vers l’émergence. Il est impérieux que les responsables de l’Apr comprennent enfin ce profond ressentiment des Sénégalais contre ces dysfonctionnements démocratiques récurrents. L’adversité en politique fait partie du décor démocratique. Mais, l’acharnement politique est corrosif et facteur d’instabilité sociale et d’enlisement économique. En contrariant l’expression libre et démocratique, on crée «l’art» ruineux de la violence politique et sociale.

RFI

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