INVENTEURS ET SAVANTS NOIRS par Yves Antoine 3 ème édition 

Nous avons des inventeurs et nous l'ignorons. Et quelqu'un disait que si tu veux tromper l'autre  écris et comme il ne lit pas il ne verra rien . Lisons et transmettons. P B C

Troisième édition
Yves Antoine
SCIENCES ET TECHNIQUES


Voici un livre au titre surprenant parce qu'il va à l'encontre de l'image qu'on se fait des Noirs dont on circonscrit la capacité créatrice et les accomplissements à des domaines bien précis : la musique, le sport, la danse. Sait-on que la première opération à coeur ouvert fut effectuée par le docteur Daniel Hale Williams en 1893 à Chicago ? L'ouvrage nous dévoile ainsi une nouvelle dimension de l'univers des Noirs dont l'apport à la science et à la technique modernes, bien qu'il ait été trop longtemps occulté, n'est pas moins appréciable.

En 2012, l'auteur disait ceci :

 

Non informé de l'apport scientifique et technique des Noirs à l'humanité, Aimé Césaire, dans sa célèbre et magnifique plaquette, Cahier d'un retour au pays natal, a écrit :

Eia pour eux qui n'ont jamais rien inventé
pour ceux qui n'ont jamais rien exploré
pour ceux qui n'ont jamais rien dompté (1).

Sans remonter aux anciennes cultures africaines (2) vieilles de plusieurs centaines d'années, on peut affirmer que la contribution du monde noir à la science et à la technique modernes mérite d'être soulignée. S'il existe de nombreuses publications en anglais consacrées à ce sujet, force est de constater qu'en français, très peu de travaux ont été accomplis, mettant en valeur la diversité du génie des créateurs noirs. Parmi les ouvrages les plus intéressants, signalons le Dictionnaire de la négritude (1989) de Mongo Beti et d'Odile Tobner, le Dictionnaire Black (1995) de Christiane Passevant et de Larry Portis. Ces livres très généraux ne posent pas l'accent sur les savants. Néanmoins, nous avons été nous-même agréablement surpris d'apprendre que des Noirs ont effectué des découvertes scientifiques et des inventions techniques. Car de pareilles réalisations n'auraient pas été possibles en dehors d'un contexte socioculturel humainement favorable et doté d'infrastructures appropriées. À cet égard, les propos de Guy Sorman prennent tout leur sens :

Au total, la variété infinie de l'espèce humaine n'interdit à aucun peuple ou sexe particulier d'accéder aux plus hautes sphères de la connaissance, à condition peut-être qu'un nombre suffisant, à l'intérieur de ces peuples ou de ces sexes, reçoive les moyens de se former, puis de travailler (3).

Le mathématicien français René Thom est plus incisif.

La science, dit-il, n'est jamais hors de la société, au contraire, elle est toujours un fait socio-politique (4).

Dans cette perspective, on comprend aisément que le nombre de savants noirs aux États-Unis par exemple soit restreint et que ces derniers soient presque inconnus du grand public. Plus d'un facteur explique ce phénomène. D'une part, la communauté scientifique a toujours projeté l'image d'un univers clos, inaccessible ; d'autre part, les secteurs d'activités comme la danse, la musique, la politique, le sport, etc., se prêtent mieux, semble-t-il, aux puissants moyens actuels de communication de masse. En effet, qui n'a jamais entendu parler de Muhammad Ali (Cassius Clay), de Harry Belafonte, de Nelson Mandela, de Pelé ? Mais sait-on que ce fut le Noir américain Garrett A. Morgan qui inventa les feux de circulation automobile ? Quoi qu'il en soit, les médias, souvent obnubilés par des préoccupations mercantiles, ont une bonne part de responsabilité dans la distance qui sépare les hommes et les femmes de science du public en général. Un rapport pénétrant de l'UNESCO a attiré l'attention sur leur rôle et leur toute-puissance :

Dans le domaine de la communication, le secteur privé est investi, en ce qui concerne l'établissement des modèles sociaux et l'orientation des attitudes publiques et du comportement, d'un pouvoir comparable à celui des gouvernements, parfois même encore plus grand du fait de l'importance des ressources financières en jeu (5).

En fin de compte, respectueux de l'idéologie dominante dans les sociétés occidentales et notamment aux États-Unis, les médias manifestent peu d'intérêt à montrer le Noir sous un nouvel éclairage.
Au fond, l'occultation des travaux importants de l'homme noir s'apparente à une forme de « violence symbolique » selon l' expression de Pierre Bourdieu. Elle tient en échec ses désirs ou ses tentatives d'identification à des modèles légitimes et tend à annihiler sa propre estime et sa confiance en lui-même. Mais il faut préciser qu'aujourd'hui, le concept de « race », en filigrane dans nos propos, est dépourvu de base scientifique. Cette affirmation repose sur les témoignages d'éminents spécialistes. Albert Jacquard a écrit :

Il se révèle impossible de classer les différentes populations humaines en races, à moins de décider arbitrairement leurs affectations, ce qui prive la conclusion de tout lien avec la réalité. Selon le niveau de précision que l'on cherche à respecter, on peut finalement énoncer soit qu'il n'y a pas de races dans notre espèce (6), soit qu'il n'y en a qu'une : l'humanité, soit qu'il y en a autant que d'humains, soit que le concept de race n'est pas opérationnel pour notre espèce.

Les progrès les plus récents de la génétique ont amené Arnold Munnich, professeur à l'université René Descartes-Paris V, à formuler des observations :

La carte des gènes est la même chez tous les hommes d'hier et d'aujourd'hui, quelles que soient leur ethnie, religion, couleur de peau, d'yeux ou de cheveux. Le décryptage du génome prive les idéologies racistes de tout fondement scientifique (7).

Dans une brochure parue en 1978, l'UNESCO a regroupé des rapports d'experts de différentes nationalités sous le titre général, Déclaration sur la race et les préjugés raciaux. Nous en avons relevé quelques éléments qui nous ont semblé très percutants :

Il n'existe pas chez l'homme de race pure, au sens de population génétiquement homogène (8).

Tous les hommes qui vivent de nos jours appartiennent à la même espèce humaine et descendent de la même souche. La division de l'espèce humaine en « races » est en partie conventionnelle ou arbitraire, et elle n'implique aucune hiérarchie de quelque ordre que ce soit (9).

La plupart des idées exprimées dans le texte de l'UNESCO se trouvaient dans l'ouvrage monumental d'Anténor Firmin (1850-1911) : De l'égalité des races humaines (Paris, Pichon, 1885, 662 p.). Nous saluons cette œuvre pour ses rares qualités. Elle témoigne de l'étincelante et immense érudition de son auteur dont la démarche touche aux disciplines les plus variées de la connaissance : histoire, médecine, anthropologie, sociologie, linguistique, géographie, etc. En se référant à Blumenbach, Humboldt, Hérodote, Schoelcher entre autres, Firmin sape les systèmes de compartimentage, de hiérarchisation des « races » humaines et conclut par l'idée de la perfectibilité de celles-ci. « De l'égalité des races humaines est, d'après Ghislaine Géloin, un document exceptionnel, d'une impeccable rigueur, en avance sur ses contemporains (10). » La thèse défendue par Firmin allait à contre-courant de la pensée des plus grands savants de l'époque comme Paul Broca, éminent chirurgien français qui a découvert le centre phonatoire au pied de la troisième circonvolution frontale gauche, appelée, depuis lors, circonvolution de Broca. On peut imaginer ce qu'il a fallu de courage à Firmin pour s'opposer au discours dominant à la Société d'anthropologie de Paris dont il était membre. Les explications qu'il propose au sujet de l'égarement de penseurs tels Renan, Spencer, Kant, Quatrefages, sont d'une justesse étonnante.

De même, on peut signaler dans la conclusion de son livre des remarques extrêmement pertinentes :

En y réfléchissant, peut-être bien des savants européens, convaincus jusqu'ici de la supériorité de leur sang, seront-ils surpris de constater qu'ils ont été le jouet d'une méchante illusion. La situation actuelle des choses, les mythes et les légendes dont on a bercé leur enfance et qui ont présidé à la première éclosion de leur pensée, les traditions dont leur intelligence a été continuellement nourrie, tout les entraînait invinciblement à une doctrine, à une croyance que les apparences semblent si bien justifier (11).

Humaniste visionnaire, défenseur du métissage, Anténor Firmin a finalement récusé le concept même de race que nous continuons encore à n'employer que par commodité de langage. De l'œuvre de Firmin, Mongo Beti et Odile Tobner disaient :

En bonne logique, on n'a pas à réfuter une pétition de principe ; il suffit de la citer pour la détruire. C'est ce que fait méthodiquement Anténor Firmin ; et son livre a, pour la philosophie des XVIIIe et XIXe siècles européens, toute la cruauté des Provinciales de Pascal pour la morale jésuite, c'est-à-dire la pure et simple cruauté de leur propre expression, exposée au rire subversif de la raison (12).

Qualifié par Beti et Tobner de « génie méconnu » et de « premier penseur de la condition faite à l'homme noir », Anténor Firmin s'évertuait à démystifier et à informer.

Inventeurs et savants noirs se veut également un outil d'information et est appelé à être enrichi par le lecteur. La raison en est que nos choix n'ont pas échappé à l'arbitraire. En d'autres mots, nous n'avons pu retenir tous les scientifiques noirs de haut niveau dont plusieurs travaillent pour des laboratoires européens. Certains ont exercé dans des entreprises ou centres de recherche américains très renommés. Mentionnons, à titre d'exemple, le Dr Evelyn Boyd Granville (née en 1924), le Dr Mae Jemison (née en 1956) qui étaient respectivement au service d'IBM et de la NASA.

 Roman : Venant Mboua signe "La République du sissongho"

Contribuer à la vulgarisation, dans les milieux francophones, de l'apport d'inventeurs et de savants de race noire à la civilisation universelle, tel est notre projet. Les écrivains haïtiens Jean F. Brierre et René Piquion ont publié en 1950 un opuscule intitulé Marian Anderson en hommage à cette sublime cantatrice. En écrivant cet ouvrage, nous avons voulu à la fois perpétuer la mémoire de quelques inventeurs et scientifiques, rétablir une certaine vérité et rendre une certaine justice. Dans la mesure où ce travail aura réussi à miner tant soit peu ce qui reste de préjugés dans nos sociétés où, hélas, le racisme est encore vivant, nous nous estimerons satisfait.

 

Yves Antoine est né à Port-au-Prince. Après avoir séjourné en Europe et aux États-Unis, il vit au Québec depuis 1969. Diplômé en pédagogie et en littérature française, respectivement des universités de Montréal et d'Ottawa, il a reçu, en 1999, le prix Carter G. Woodson du Conseil interculturel de l'Outaouais et le prix Efficience en 2010, à Paris.

 

POLLUTION AU SENEGAL-Du soufre déversé sur la voie publique au Sénégal : des habitants s'inquiètent

Les industries tuent au Sénégal Rien n'est grave dans ce pays –Risque insoupçonnés-Conséquences à venir-Alerte

POLLUTION au SENEGAL Racisme écologique ou ségrégation écologique

Photos publiées sur Facebook par la plateforme Mboro SOS.
Photo du littoral, envoyée par Ndiaga Ndiaye.

Des images montrant du soufre sur la voie publique à Mboro et Darou Khoudoss, des localités situées dans l'ouest du Sénégal, ont été publiées sur les réseaux sociaux ces derniers mois. Ce produit est régulièrement déversé de façon accidentelle par les camions des Industries chimiques du Sénégal (ICS) – une entreprise opérant dans la zone – lorsqu'ils traversent ces localités. Les habitants s'inquiètent pour leur santé.


ICS est l'une des principales entreprises du Sénégal. Présente sur différents sites dans le pays, elle produit principalement du phosphate, de l'acide phosphorique et de l'engrais. Depuis 2014, la majorité de son capital est détenue par Indorama, une multinationale asiatique.


ICS est notamment présente à Darou Khoudoss, à côté de Mboro. Ces deux localités sont situées à quelques kilomètres de la côte, dans le département de Tivaouane, dans la région de Thiès, à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar. Sur le site de Darou Khoudoss, l'entreprise produit de l'acide sulfurique, à partir du soufre, et de l'acide phosphorique, à partir du phosphate et de l'acide sulfurique. Problème : le soufre est régulièrement déversé de façon accidentelle sur la route par les camions qui l'acheminent vers l'usine.


"Il y a parfois des enfants qui jouent avec le soufre"


Un habitant originaire de Mboro a contacté notre rédaction pour nous faire part de ses inquiétudes au sujet du soufre. Il nous a ensuite mis en relation avec Mboro SOS, une plateforme citoyenne créée en 2017 pour dénoncer les problèmes locaux, tout en proposant des solutions. Nous avons échangé avec Ndiaga Ndiaye, le chargé de communication de la plateforme :
Nous voyons du soufre sur la route depuis des années. Mais c'est surtout inquiétant depuis quelques mois, car nous en voyons désormais en ville, à côté du marché, où les gens vivent et travaillent, et d'importantes quantités ont récemment été déversées. Avant, c'était surtout visible hors de la ville.


Les camions qui traversent Mboro ne déversent pas du soufre tous les jours, mais peut-être deux fois par semaine en moyenne. Ils n'ont pas l'air d'être aux normes pour transporter ce genre de produits.
Nous nous inquiétons des conséquences de ce soufre pour notre santé, notamment quand nous l'inhalons. En plus, au marché, il se dépose sur des produits qui sont consommés sans être cuits, comme les salades et les tomates, donc c'est moyen. Et il y a parfois des enfants qui jouent avec le soufre... [Deux autres habitants ont également indiqué à notre rédaction que le soufre s'enflammait quand il faisait très chaud, NDLR.]
Avec Mboro SOS, nous avons dit aux ICS que nous ne voulions plus de soufre sur la route. Nous leur avons proposé que leurs camions empruntent une autre voie, pour contourner notre localité. Ils ont dit que ce n'était pas prévu, mais qu'ils allaient essayer de tout faire pour que le soufre ne soit plus déversé. Pour l'instant, il continue d'être déversé, mais désormais, ils nettoient généralement la voie après leur passage, donc c'est déjà ça. Par contre, pour balayer le soufre et rincer la voie, ils font souvent appel à des travailleurs journaliers, qui ne portent parfois ni masques, ni gants...


Que disent les autorités locales, les ICS et les chimistes concernant le soufre ?


Contacté par la rédaction des Observateurs de France 24, le maire de Mboro, Moussa Ndiaye, confirme que du soufre est déversé sur la route "depuis plusieurs années", et que ce problème concerne "quasiment toutes les communes" traversées par les camions des ICS.


Également contacté par notre rédaction, Alassane Diallo, le directeur général des ICS, assure que le soufre n'est "ni toxique ni nocif à l'état solide". Il reconnaît toutefois qu'il arrive que des camions "déversent une partie de leur chargement lors du franchissement des dos d'âne" et que cela représente "une énorme perte pour les ICS", puisqu'il s'agit d'une matière première essentielle à leurs activités : "Pour ne plus être tributaire de l'état de certains camions, dont une partie de la cargaison peut se déverser sur la route, ICS a donc acheté 15 camions neufs, qui seront bientôt mis en service." Il précise qu'un "système d'alerte" a également été mis en place "pour ramasser le soufre déversé sur la route de Dakar à l'usine de Mboro".


Notre rédaction a également contacté plusieurs experts en chimie. Tous indiquent que le soufre n'est pas toxique en tant que tel, mais qu'il peut être irritant pour les voies respiratoires. Même son de cloche du côté de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS), placé sous la tutelle du ministère français de la Transition écologique et solidaire :
Le soufre est irritant par contact avec la peau et les yeux, et par inhalation pour les voies respiratoires. Le contact avec les yeux entraîne des rougeurs et des larmoiements. L'inhalation occasionnelle est responsable d'éternuements et de toux, alors que l'exposition prolongée peut entraîner des maladies du système respiratoire, et notamment des trachéo-bronchites.

C'est pourquoi plusieurs organismes recommandent de porter des lunettes et des gants de protection en cas de manipulation du soufre.
Selon l'INERIS et les experts que nous avons contactés, c'est surtout la combustion du soufre qui peut être problématique, puisqu'elle génère notamment du dioxyde de soufre (SO2), une substance toxique très irritante.
"Les camions des ICS déversent aussi des déchets toxiques sur la côte"


Ndiaga Ndiaye de Mboro SOS poursuit :
Outre les problèmes liés au soufre, l'air est pollué à cause des ICS. Le 29 septembre, il y a même eu une fuite de gaz importante, qu'on a ressentie jusqu'à Mboro : l'odeur était très forte, il était difficile de respirer, ça m'a piqué à la gorge... De plus, les camions des ICS déversent des déchets toxiques sur la côte, au niveau de Khondio, depuis des années, ce qui détruit les ressources halieutiques.

Concernant la fuite de gaz mentionnée par notre Observateur, le maire de Mboro assure qu'il ne l'a pas ressentie, mais que les gens lui en ont parlé. De son côté, le directeur général des ICS affirme qu'il n'y a eu aucune fuite et qu'il serait de toute façon "impossible de cacher" un tel incident. Concernant les déchets, il reconnaît en revanche qu'ICS déverse "un sous-produit, de l'acide fluosilicique, dans la mer". L'acide fluosilicique fait partie de la liste des substances toxicologiques établies par divers organismes (CNESST, REACH, OIT...).

Photo du littoral, envoyée par Ndiaga Ndiaye.

Cet article a été écrit par Chloé Lauvergnier (@clauvergnier).

 

«Sale Grosse», «Noire Qui Pue » !pas l'ascenseur ; Mama Sabine ! a eu le tort d'être obèse et son chef lui a fait vivre un calvaire mortel

Disons Stop au harcèlement et ne soyons pas complice en nous taisant.
Il faut dire stop au harceleur .

[France - Harcèlement Raciste ] ?La justice nous dira.

Silence assourdissant sur la mort d'une employée antillaise de la mairie de Paris harcelée et humiliée retrouvée morte sur son lieu de travail !

«Sale Grosse», «Noire Qui Pue » !


Tel est un extrait du florilèges d'humiliations racistes et négrophobes dont était régulièrement victime Sabine Vorin, une techniciene de surface âgée de 59 ans originaire des Antilles.
Employée de la mairie du 20ème arrondissement de Paris elle était plus précisément ratachée à la Direction de l'Immobilier, de la Logistique et des Transports (la DILT).
Harcelée, humiliée, victime de racisme et d'insultes negrophobes notament par son Directeur Général des Service, elle est décédée dans des conditions atroces sur son lieu de travail, son décès a été déclaré à 18h45, le 17 septembre 2018.

La malheureuse a été retrouvée morte, seule, dans les toilettes de la bibliothèque municipale Couronnes-Naguib Mahfouz, rue des Couronnes, en face du parc de Belleville dans le 20ème arrondissement de Paris.
Son corps a moitié dévêtu a été retrouvé grâce à une étudiante passant par là qui intriguée par de l'eau sortant par les portes de l'enceinte de la Bibliothèque à pousser la porte à 18h25 le lundi 17 septembre. C'est là que la jeune étudiante a découvert la victime, allongée à terre, partiellement dévêtue, selon la police :
«La victime, en culotte, était dans le vestiaire, sans doute en train de se changer. Il y avait ses affaires pliées sur une chaise et une blouse de travail pendu au portemanteau. ».


Une enquête a été ouverte et autopsie a été ordonnée sur instruction d'un magistrat du parquet suite aux premiers constats médicaux concluant a un arrêt cardio respiratoire.

Juste avant Sabine Vorin travaillait dans l'enceinte de la Mairie de ce même arrondissement, son changement d'affectation de lieu de travail à la Bibliothèque serait dû à son responsable direct consécutivement aux persécutions dont elle était l'objet afin d'échapper "aux remarques racistes, sexistes et grossophobes, proférées par le Directeur Général des Services de la Mairie". Sabine Vorin faisait partie de ceux que l'on nomme les employés isolés.

Ce 17 septembre cela a été la mort au bout pour Sabine Vorin.
Certains de ses collègues évoquent sa mémoire avec affection « c'était la mama antillaise dans toute sa générosité » qui faisait consciencieusement son travail.

(pourqoui ne rien dire, ne rien faire ?) 

Elle subissait des humiliations répétées par son DGS qui selon des collègues à elle a un problème avec les personnes racisées car il aurait dit à propos du recrutement du personnel « je vais blanchir la mairie ».
Ce dernier aurait pris tout particulièrement en grippe Sabine Vorin, il allait jusqu'a entres autres lui refuser l'accès à l'ascenseur quand lui même le prenait en lui lançant, devant l'un de ses collègues et en présence d'un adjoint :

« Vous, vous ne montez pas, l'ascenseur risque de tomber ».


Femme afro descendante et en surpoids tout ce qu'il détesterait, il en aurait fait son souffre douleur.
Ce qui n'a pas géné son outrecuidance à faire l'affront d'assister à ses obsèques qui ont eu lieu au Père Lachaise devant la consternation des collègues de Sabine au courant de la situation.

Mama Sabine Vorin est décédée dans des conditions terribles et dans un silence atroce sur les conditions de travail qu'elle a subi durant toutes ces années.
Car si les syndicats CGT et SUPAP-FSU, le syndicat unitaire des personnels des administrations parisiennes tirent sonnette d'alarme pour dénoncer la difficulté de la solitude des agents isolés, et notamment des femmes de ménage, en revanche concernant le harcelèment et les humiliations racistes dont était victime la défunte c'est la frilolisité.


Un silence insupportable, qui ne plaide pas pour les victimes de harcèlement et de racisme sur leur lieu de travail !

En dehors d'un article léger du Parisien qui ne cite même pas son nom, les médias ont été comme souvent aux abonnés abscents, tout comme les organisations féministes et les organisations de défense des droits humains qu'ont contactés quelques uns de ses collègues qui sont encore sous le choc de son décès.

C'est après avoir eu récement connaissance de ces faits douloureux que la Ligue de Défense Noire Africaine s'est rendue ce matin à la mairie du 20ème pour avoir une explication.
Ayant ainsi jeté le pavé dans la mare l'affaire n'en restera pas là car la Ligue de Défense Noire Africaine dorénavant réclame Justice Pour Mama Sabine !

#LdnaWebMédia

 

L'ÉVOLUTION DES TRANSPORTS MARITIMES EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE (1968-2018) par Serigne Thiam Diop

Préface de Lamine Fadika - Postface de Mamadou Ndione
Harmattan Sénégal
TRANSPORT, HISTOIRE DU TRANSPORT AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Ce livre retrace l'histoire des transports maritimes en Afrique de l'Ouest et du Centre de 1968 à 2018. De manière exhaustive, l'auteur revient sur les combats victorieux, les échecs et les compromis menés par les acteurs gouvernementaux et associatifs en Afrique. Il étudie également le fonctionnement des organismes africains du secteur des transports maritimes, les difficultés qu'ils rencontrent, les défis qu'ils ont permis de relever et les perspectives qui s'ouvrent aux pays africains, dans un secteur en pleine mutation

A Postface de M. Mamadou NDIONE L'ÉVOLUTION DES TRANSPORTS MARITIMES EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE (1968-2018) Le fait marquant jusqu'en 1974 a été la suprématie des armements européens membres des conférences maritimes qui transportaient la quasi-totalité des cargaisons générées par le commerce extérieur des pays africains en appliquant d'une façon unilatérale et abusive des taux de fret. Pour instaurer un nouvel ordre maritime international, la CNUCED a adopté en 1974 le code de conduite des conférences maritimes, chargé de réguler le système.


Les pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre ont adopté à leur tour en 1975, la « dont l'objectif était de mettre en application ledit code. Voyant leurs intérêts menacés, certains armements et opérateurs maritimes européens ont réagi à partir de 1992 pour remettre en cause les acquis découlant de ces différentes initiatives.

D'où le combat que les pays africains continuent de mener depuis, 1968 à armes inégales, d'une façon souvent désordonnée, face à leurs partenaires maritimes européens. Ce livre retrace l'histoire des transports maritimes en Afrique de l'Ouest et du Centre de 1968 à 2018. De manière exhaustive, l'auteur revient sur les combats victorieux, les échecs et les compromis menés par les acteurs gouvernementaux et associatifs en Afrique. Il étudie également le fonctionnement des organismes africains du secteur des transports maritimes, les difficultés qu'ils rencontrent, les défis qu'ils ont permis de relever et les perspectives qui s'ouvrent aux pays africains, dans un secteur en pleine mutation.

Titulaire d'une Maitrise en droit des affaires (Université Cheikh Anta DIOP de Dakar) et d'un diplôme de conseiller en Transport Maritime et Internationaux (Marseille), Me Serigne Thiam Diop est expert maritime agrée par l'Ordre National des Experts et Évaluateurs agrées du Sénégal (ONEAS).

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Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
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La chronique de Pape
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