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Filtrer les éléments par date : mercredi, 08 août 2018

Le président Joseph Kabila a réuni autour de lui sa plateforme électorale ce mardi, à 24h de la fin du dépôt des candidatures pour la présidentielle. Les discussions se sont déroulées à Kingakati, et le suspense continue.

La République démocratique du Congo va continuer de bruisser de rumeurs sur le nom du futur candidat du FCC. « L'oiseau rare sera connu tôt le matin, à l'aurore », a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. La date-butoir du dépôt des candidatures est fixée mercredi à 15h30 GMT.

Joseph Kabila s'est pourtant bel et bien exprimé dans un discours d'une quarantaine de minutes, au cours duquel il n'a pas évoqué son propre avenir politique. Il faut dire que le programme qui était annoncé lundi n'a cessé d'être repoussé. D'abord, Joseph Kabila était ce mardi matin à la cité de l'OUA pour la cérémonie de remise et reprise des officiers de l'armée qu'il a nommés ces dernières semaines, et notamment le chef d'état-major. Or, Kingakati est à deux heures de route de la capitale.

Ce mardi matin, certains leaders de la majorité sont arrivés à Kingakati très tôt, trop tôt même pour attendre le chef de l'Etat. La presse a aussi été invitée à assister à la cérémonie qui devait débuter vers 15h, heure locale. Tout le monde assurait que le nom du candidat serait très vite révélé. Joseph Kabila est arrivé peu après et l'ordre a été donné de couper tous les téléphones portables. Communication interdite. Même la radio télévision nationale, la RTNC, ne retransmettait pas l'événement, elle diffusait un documentaire de 2017 sur une autre ferme du président, la Ferme Espoir.

Mais ce scénario qui est en train de dérouler était un peu ce que suggérait un ancien collaborateur du chef de l'Etat : annoncer le nom du candidat du FCC le plus tard possible, pour éviter les candidatures concurrentes dans son camp, contre lui ou un autre.

■ Au total, quatre candidatures ont été déposées ce mardi 7 août à la Commission électorale indépendante

La fin de matinée a été marquée par la candidature surprise Tryphon Kin-Kiey Mulumba, cadre de la majorité présidentielle qui n’a pas souhaité attendre le candidat unique de la mouvance présidentielle qui devra être connu ce mercredi.

Après, Pierre-Honoré Kazadi Lukondo Ngumbe Ngumbe a également déposé sa candidature. Il enseigne l’économie dans les universités de l’espace Kasaï et de l’ex-Katanga. Il est député et se présente comme centriste. Il représente le parti Front populaire pour la justice (FPJ).

Il s’en est suivi la candidature de l’opposant Freddy Matungulu. Félix Tshisekedi, accompagné d’une foule nombreuse, a également déposé sa candidature. Ce mercredi sont attendus les dossiers d’au moins quatre autres candidats.

REUTERS

Publié dans Afrique

Le président de la République, Macky Sall, a procédé, hier lundi à Diamniadio, la cérémonie de remise officielle d’un décaissement de 10 milliards de francs CFA pour le financement des projets portés par des femmes et des jeunes des 45 départements du Sénégal. C’est dans le cadre de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et jeunes (DER) dotée d’un fonds de 30 milliards de francs CFA.

En procédant, hier lundi, à la remise officielle du premier décaissement d’un montant de 10 milliards de francs CFA pour l’auto-emploi, une orientation de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et jeunes (DER), le chef de l’Etat Macky Sall n’a pas manqué de mettre en garde les bénéficiaires contre le non respect de leur engagement. «Avec un taux de remboursement de 5%, vous devez vous démêler pour payer et ainsi pérenniser cet outil extrêmement important pour la création de la richesse et de l’emploi. Si vous ne le faites pas, ce sera la Police, le Procureur… Et ceci n’est pas souhaitable», a ainsi prévenu le président Macky Sall. Et donc, poursuit-il, «tâchez d’honorez vos engagements de prêts pour consolider l’outil et le renforcer. Vous êtes les pionniers et donc, faites tout pour rembourser et permettre aux autres de saisir la même opportunité qui vous est offerte».

LA DER EST UN OUTIL AU SERVICE DE TOUS LES SENEGALAIS

Apparemment très satisfait de l’efficacité de cet outil de financement qui, en un temps record, semble être pragmatique, le président Sall a légitimé la pertinence de cette initiative qui, à ces yeux, relève simplement de l’efficacité. «Aux femmes transformatrices, aux jeunes Jakarta mens, aux éleveurs mareyeurs, tisserands, artisans, cordonniers, mécaniciens, voilà pourquoi la DER a été créée sans discrimination, sans coloration politique. Et c’est pourquoi, je tiens à rendre un hommage mérité aux gouverneurs, préfets, sous-préfets, bref toute l’administration d’avoir participé à la matérialisation de cette idée, de façon transparente, sans parti pris, qui pour certains au début n’était que du bluff». Mais, ajoute-il: «à l’éprouve du temps on se rend compte que cette DER est une véritable cible de l’entreprenariat. L’entreprenariat social, nous l’avons mis en œuvre avec des procédures transparentes. Et c’est pourquoi, je suis très fier du travail fait par le délégué général», s’est ainsi réjoui le chef de l’Etat.

Et de révéler que les 20 milliards restant seront remis d’ici décembre. D’ailleurs, se voulant rassurant, le chef de l’Etat a laissé entendre que les reste de l’argent sera bientôt disponible notamment «d’ici septembre, voire octobre, la deuxième tranche du financement et vers la fin de l’année la troisième tranche.» Macky Sall de poursuivre: «la DER répond à l’impératif de développer l’auto-emploi et l’insertion des jeunes et femmes à travers la promotion de l’entreprenariat». Pour le chef de l’Etat, «la DER, innovation économique et sociale arrimée au Plan Sénégal Emergent (PSE), se nourrit de mon ambition de promouvoir l’inclusion financière et sociale à travers l’autonomisation des jeunes et des femmes, en cohérence avec les objectifs de développement durable».

sud Quotidien

Publié dans Economie

Comme une tempête de neige qui s’est abattue sur l’Alliance pour la République (APR) à Ziguinchor, la candidature annoncée du député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall à Ziguinchor.

La candidature annoncée du député-maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall dans la région sud. Certains responsables de la mouvance présidentielle qui espéraient un éventuel soutien du leader de l’UCS (Union des centristes du Sénégal) à leur mentor semblent ameutés par cette candidature d’Abdoulaye Baldé, qui perturbe ainsi tous les plans des partisans de Macky Sall à Ziguinchor.

D’abord parce que l’emprise de l’ancien ministre sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade et actuel député-maire de Ziguinchor, sur l’électorat de la région sud reste toujours aussi patente, malgré des revers essuyés aux dernières élections. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) n’arrive toujours pas à battre à plate couture le maire de Ziguinchor. Illustration parfaite lors des dernières législatives lorsque la coalition de Baldé a perdu par un score très étriqué.

Et le cumul de son score et celui de la coalition autour du PDS (Parti démocratique sénégalais) dépassait très largement les voix engrangées par Bennoo Bokk Yaakaar qui n’atteint guère les 40% de l’électorat à Ziguinchor. Toutes choses qui donnent des frissons aux partisans de Macky Sall à Ziguinchor dans la perspective de la présidentielle 2019 qui s’annonce épique entre la coalition Bennoo Bokk Yaakaar et les partisans du maire de Ziguinchor.

LES RAISONS D’UNE INQUIETUDE DANS LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE

Le poids du maire de Ziguinchor est toujours bien réel dans la partie sud du pays. Aujourd’hui, l’une des craintes soulevées par certains responsables «apéristes» locaux réside dans l’émiettement des voix que pourrait engendrer une telle candidature. Car, un responsable de l’APR qui préfère garder l’anonymat, déclare: «Baldé dans nos rang aurait facilité le travail au sein de la mouvance présidentielle car, quoi qu’on dise, l’UCS reste la principale formation de l’opposition à Ziguinchor. Et Baldé a toujours un encrage fort au sein de l’électorat à Ziguinchor. Avec lui, il n’y aurait pas match à Ziguinchor. Maintenant, la tâche sera compliquée, surtout avec notre unité de façade qui risque bien de profiter à l’opposition…», martèle ce responsable politique.

Il sera rejoint par cet autre leader qui manifeste, lui, quelques craintes aussi par rapport à cette candidature d’Abdoulaye Baldé qui semble ameuter le camp présidentiel à Ziguinchor. Même si le chargé des élections de Bennoo Bokk Yaakaar à Ziguinchor, Youssou Sidibé, par ailleurs responsable APR dans la ville minimise et lance: «c’est peut-être normal pour ceux-là qui manifestent quelques craintes par rapport à la candidature de Baldé, surtout après tout ce que le président de la République a fait pour lui, pour sa commune et pour la région. Mais, personnellement, je m’y attendais car Baldé a toujours joué au dilatoire avec le président (Macky Sall, ndlr); il nous trouvera sur le terrain », martèle-t-il.

BALDE DEJOUE LES PRONOSTIQUE, L’APR FAIT DANS LA MENACE

Avant de poursuivre: «cela ne nous ébranle guère; il a des ambitions démesurées. Quelqu’un qui ne peut même pas s’occuper de sa commune prétend diriger un pays. Il avait tout pour accompagner le président Macky Sall mais, malheureusement, il n’a pas compris. Il a échappé à la prison avec cette histoire de la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite, ndlr). Aujourd’hui, on s’attendait à ce que les fils et filles de la Casamance soutiennent le président de la République qui a beaucoup fait pour la Casamance, ce qui a poussé certains, logiquement, à penser que Baldé allait soutenir le chef de l’Etat», conclut-il, non sans lancer des flèches au maire de Ziguinchor.

Avec cette candidature annoncée, Abdoulaye Baldé délivre ainsi ses partisans à Ziguinchor, à l’image du responsable local des Jeunes de l’UCS, Mamadou Lamine Dia qui estime que cette déclaration de candidature d’Abdoulaye Balde contribue à redynamiser des troupes au sein de cette formation politique. Car, selon lui, «pendant un temps, les gens avaient semé le doute dans la tête des militants de l’UCS pour une candidature ou pas; ce qui avait beaucoup contribué à saper le moral de bons nombres de nos militants. Nous allons continuer à travailler pour faire de cette candidature une candidature sérieuse», lâche-t-il.

L’APR FACE A L’UCS ET PASTEF/LES PATRIOTES, CE QUI RISQUE DE FAIRE MAL AU CAMP DE MACKY

Avant d’accuser leurs adversaires de vouloir intoxiquer l’opinion: «nous avons toujours perturbé le sommeil des membres de l’APR qui pensaient qu’Abdoulaye Baldé allait les rejoindre. Ils avaient commencé à y croire; aujourd’hui que cette candidature se réaffirme, forcement ils vont être déçus et perturbés. Mais, nous allons travailler pour rester sur une ligne de victoire car ils doivent se mettre à l’évidence que les élections ne sont pas les mêmes…», prévient le patron des jeunesses centristes de Ziguinchor.

La candidature d’Abdoulaye Baldé est une sérieuse menace pour les partisans de Macky Sall à Ziguinchor qui feront également face aux partisans du leader du parti PASTEF/Les Patriotes d’Ousmane Sonko, un autre natif de Ziguinchor qui étend bien les tentacules de sa formation politique dans la région ainsi que d’autres leaders de l’opposition qui comptent également jouer leur partition à Ziguinchor pendant cette présidentielle.

LES DISSENSIONS AU SEIN DE L’APR A ZIGUINCHOR, UNE AUTRE MENACE

Ensuite, l’autre source de frémissement pour l’APR à Ziguinchor, ce sont les dissensions entre responsables qui ne sont toujours pas surmontées. Le dernier feuilleton de ces querelles intestines qui minent la formation de Macky Sall à Ziguinchor remonte à la semaine dernière. Les lieutenants de Benoit Sambou et ceux du recteur de l’Université Assane Seck, Kourfia Diawara, tous deux responsables politiques APR de Ziguinchor, se crêpaient les chignons par presse interposée, ressuscitant ainsi les démons de la division dans leur parti.

Une concaténation de faits qui justifient bien la crainte et l’affolement qui entourent aujourd’hui certains responsables de l’APR à Ziguinchor, suite à la candidature annoncée du député-maire de la ville. Cette décision du chef de file des centristes, Abdoulaye Baldé, de briguer les suffrages des Sénégalais à la présidentielle de 2019 tombe comme un coup de massue pour certains «apéristes» de Ziguinchor.

Ignace NDEYE

Publié dans Politique

Thiès, Dakar et Saint-Louis sont-elles respectivement des régions où les enfants éprouvent-ils le plus de difficultés à s’épanouir ? En tout cas, sur un effectif de 897 enfants en conflit avec la loi, recensés au Sénégal en 2017, dont les 92% sont des garçons, Thiès en compte 151, suivi de Dakar avec 142 enfants et Saint-Louis qui totalise 102 cas. Pis, dans ces trois régions, l’effectif des enfants «hors la loi» dépasse la moyenne nationale qui est de 64 gamins. Quid de ceux en dangers, estimés à 4611 enfants dont les 46% sont des filles ? A ce niveau aussi, l’effectif de chacune de ces régions dépasse la moyenne nationale qui est de 329 mineurs, informe le rapport 2017 du ministère de la Justice.

L’effectif des enfants en conflit avec la loi se chiffre à 897 mineurs dont les 92% sont des garçons. La prise en charge de cette couche vulnérable est beaucoup soutenue dans les régions de Thies. Avec 151 enfants, soit un taux de 16,8%, elle est la région où les enfants ont plus de difficultés, renseigne le rapport 2017 du ministère de la Justice. Selon ce document, la région de Dakar, avec 142 enfants, pour un taux de 15,8%, vient en deuxième position. La région de Saint-Louis totalise 102 mineurs en difficulté avec la loi, soit un taux de 11,4%. Le document indique que dans ces régions, l’effectif des enfants en conflit avec la loi dépasse la moyenne nationale qui est de 64 enfants. Les autres régions, quant à elles, se caractérisent par des effectifs de prise en charge assez faible, signale le rapport. Une comparaison des sexes montre que sur les 897 enfants, les 71 sont des filles ; ce qui représente un taux de 8%. Et, 63% de ces dernières sont concentrées entre Dakar, Thies et Saint-Louis.

Les enfants en dangers, quant à eux, sont estimés à 4611 gamins dont les 46% sont des filles. Les régions de Dakar (59,2%), Thiès (7,6%) et Saint-Louis (9,1%) se distinguent par des taux relativement élevés de mineurs en danger et pris en charge. Le rapport du ministère de la Justice indique que l’effectif de chacune de ces régions dépasse la moyenne nationale qui est de 329 enfants. Face à toutes ces difficultés, des mineurs sont pris en charge dans des activités de réinsertion. Entre autres, 358 enfants ont été accueillis dans les sections d’enseignement techniques et professionnels des Centres polyvalents et Centres de sauvegarde dans les filières de couture, coiffure et restauration. 414 mineurs sont accueillis dans les sections d’apprentissage et de formation des centres dans les filières comme la menuiserie métallique et la sérigraphie.

Pour la prise en charge, il est noté l’inégale répartition des centres. La plupart de ces infrastructures d’accueil et de réinsertion sont implantés dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Ziguinchor et Kaolack. Ils sont moins présents dans les autres régions qui n’abritent, la plupart du temps, qu’un seul centre.

 

Publié dans Société
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