Filtrer les éléments par date : mardi, 24 juillet 2018

Le Groupe de sécurité du président de la République, court-circuité par un personnage sulfureux ? Adjoint au chef de cabinet du président de la République, Alexandre Benalla, actuellement dans l'œil du cyclone pour sa bavure lors du défilé du 1er-Mai, et pour son rôle obscur à l'Elysée, semble s'être mêlé de la sécurité d'Emmanuel Macron depuis son élection. Une prérogative des hommes du GSPR.

Depuis l'ascension d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla était adjoint au chef de cabinet du président. Mais son rôle exact à l'Elysée reste flou. Pas plus tard que le 16 juillet dernier, deux mois après sa bavure à la fête du Travail, il était encore photographié dans le bus de l'équipe de France, de retour de Russie, juste devant Didier Deschamps. Certains ont évoqué un rôle prépondérant dans la sécurité du chef de l'Etat. Un rôle, une proximité, perceptibles lors de certains déplacements.

« Sa proximité avec le président n’était pas forcément liée non plus à sécurité, précise Alain Le Caro, qui a fondé le GSPR en 1982 sous Mitterrand. Elle pouvait être liée au rôle qu’il jouait officiellement au sein de l’Elysée, adjoint au chef de cabinet, sans pour autant entrer dans le champ d’intervention du GSPR. Et j’ose espérer qu’il en était ainsi. Car ce serait une faute grave, à mon avis, que de laisser plusieurs origines différentes de sécurité autour d’un même président. »

S'occuper de la sécurité du chef de l'Etat, « ça n’a rien à voir »

C'est au service d'ordre du PS que M. Benalla s'est formé aux métiers de la sécurité. Outre Montebourg et Aubry, il a notamment fait partie du service d'ordre du candidat Hollande en 2012. Sauf que protéger un candidat, ce n'est pas protéger un président. C'est l'avis du fondateur du GSPR. « Ce n’est pas là qu’on apprend la sécurité présidentielle. On fait du service d’ordre, mais on ne fait pas de sécurité présidentielle », considère Alain Le Caro, interrogé par RFI.

S'occuper de la sécurité du chef de l'Etat, « ça n’a rien à voir, c'est quelque chose de plus profond », estime l'auteur de Les mousquetaires du président. « Ce sont des techniques qui s’apprennent, on met des années pour cela et il y a, au sein du service, différentes spécialités, différentes spécialisations, qui permettent d’assurer une sécurité totale et qui nécessitent pour celui qui la commande, d’être investi de toutes ces connaissances. Ce que n’a pas M. Benalla, a priori. »

Aux yeux d'Alain Le Caro, le GSPR est l'unité chargée de protéger Emmanuel Macron, point. Toute interférence est potentiellement dangereuse. « Ça ne peut pas fonctionner. Ça ne peut pas fonctionner sur le plan de la sécurité, au niveau de l’efficacité. Si on a plusieurs responsables et si on a plusieurs services qui se superposent, en cas d’intervention, c'est contreproductif. Ça peut même attirer des incidents », estime l'ancien commandant de la sécurité de François Mitterrand.

Le préfet assume le port d'arme, parce que l'Elysée l'a demandé

Lors de son audition, lundi, le préfet de police Delpuech a dit avoir croisé M. Benalla lors de plusieurs déplacements présidentiels. Comme au Salon de l'agriculture. Il déclare lui avoir remis une autorisation de port d'arme en octobre 2017, à la demande de l'Elysée, pour ses « fonctions liées à la sécurité » : « Dès lors que l'Elysée avait relayé auprès de moi cette demande, sans faire pression, en me laissant le soin d'apprécier et d'apprécier seul, j'assume cette responsabilité. »

Lors de la campagne 2017, en marge d'une visite à l’usine Whirl­pool d'Amiens, Emmanuel Macron avait exprimé son besoin de ne pas se sentir prisonnier d'un système de sécurité trop lourd : « Les mecs de la sécu­rité, ce n’est pas eux qu’il faut écou­ter (…) Il faut prendre des risques, aller au cœur de la bête à chaque fois. Parce que si vous écou­tez les mecs de la sécu­rité, vous finis­sez comme François Hollande. Peut-être que vous êtes en sécu­rité, mais vous êtes morts. »

REUTERS/Pascal Rossignol

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Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et le préfet de police de Paris Michel Delpuech ont répondu ce lundi 23 juillet aux questions des députés de la commission des Lois de l'Assemblée nationale chargée de faire la lumière sur l'affaire Benalla.

Gérard Collomb et Michel Delpuech se défendent de tout manquement. Pas question pour eux de servir de fusible dans une affaire qui, d'après eux, ne les concerne pas.

Chacun leur tour, le ministre de l'Intérieur et le préfet de police de Paris ont été passés sur le gril des députés de la commission des Lois qui cherchent à comprendre comment Alexandre Benalla, ce proche collaborateur d'Emmanuel Macron, s'est retrouvé à frapper des manifestants aux côtés des CRS lors de la fête du Travail. Et surtout pourquoi personne n'a saisi la justice après avoir eu connaissance des faits. Car l'article 40 du Code de procédure pénal est clair : tout fonctionnaire ayant connaissance d'un délit doit en informer le procureur de la République.

Collomb et Delpuech se dédouanent

Premier à être interrogé, Gérard Collomb a d'abord affirmé ne pas avoir été prévenu par avance de la présence de M. Benalla comme observateur avec la police lors des manifestations du 1er-Mai, et avoir été informé des faits de violence dès le lendemain. Aussitôt, a-t-il déclaré sous serment, il s'est assuré que la préfecture de police et le cabinet de la présidence de la République avaient été destinataires de l'information. C'était à eux d'agir, a estimé le ministre. « C'est la règle pour tous les manquements », a-t-il assuré.

→ (RE)LIRE : Affaire Benalla: Gérard Collomb charge le préfet de police et l'Elysée

Deux heures plus tard, assis à la même place, le préfet de police s'est à son tour dédouané. Après avoir appris l'existence d'une vidéo attestant du dérapage du proche du président, Michel Delpuech dit avoir contacté le ministère de l'Intérieur, qui lui aurait répondu être « déjà en liaison » avec la présidence de la République. Dès lors « il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l'autorité hiérarchique dont il dépendait », a-t-il indiqué.

Michel Delpuech s'est également défendu d'avoir lui-même autorisé la présence de Benalla aux côtés des forces de l'ordre ce 1er mai. « Je n'ai jamais été sollicité par qui que ce soit dans ce sens », a-t-il assuré. Selon lui, c'est là encore l'Elysée qui aurait décidé d'intégrer Alexandre Benalla en demandant directement à la division qui gérait la sécurité de la manifestation, sans passer par lui. Pour lui, ces liens entre certains collaborateurs de l'Elysée et des gradés des forces de l'ordre relèvent du « copinage malsain ».

→ (RE)LIRE : Affaire Benalla: le préfet de police de Paris dénonce un «copinage malsain»

La version du pouvoir un peu plus malmenée

Troisième à être interrogé ce lundi par la commission d'enquête, le directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC), Alain Gibelin, est allé dans le même sens que son supérieur. « Alexandre Benalla ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur cette manifestation » en tant qu'« observateur », a-t-il répété. Ce haut-gradé, chargé notamment de la gestion des opérations de maintien de l'ordre lors des grandes manifestations, contredit ainsi la version livrée par le porte-parole de l'Élysée Bruno Roger-Petit qui, jeudi, affirmait que M. Benalla bénéficiait d'une autorisation en tant qu'« observateur ».

L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron a également assuré ce lundi, dans un communiqué de ses avocats, avoir « été invité » par la préfecture de police de Paris. Mais d'après Alain Gibelin, cette invitation avait été accordée, sans en référer à sa hiérarchie, par l'un des trois cadres de la police soupçonnés d'avoir transmis à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance tournées au moment des faits et mis en examen dimanche.

Questionné par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, M. Gibelin a également reconnu qu'Alexandre Benalla était présent à des réunions entre ses services et l'Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l'adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron était censé être sous le coup d'une mise à pied de quinze jours.

Les regards braqués vers l'Elysée

Tous les regards se tournent désormais vers le sommet de l'Etat. Le directeur de cabinet de la présidence Patrick Strzoda, celui qui, précisément, était censé avoir sanctionné Alexandre Benalla, doit à son tour être entendu ce mardi. Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler est prévu jeudi. Mais pour certains élus de l'opposition, Emmanuel Macron doit lui-même être convoqué par la commission d'enquête de l'Assemblée.« Je pense que Collomb est démissionné d'office. Il ne peut plus être cru par personne. Ni par les policiers qui comme vous l'avez vu ont très mal pris cette espèce d'inversion des responsabilités, ni par le président de la République qui vient de se rendre compte que M. Collomb était prêt à le lâcher en audition ni par nous, parlementaires, qu'il a refusé de rencontrer plus tôt », a déclaré plus tard sur LCI le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

L'ancien candidat à la présidentielle et fondateur du mouvement Génération-s Benoît Hamon a de son côté posté sur Twitter une vidéo où il demande que les commissions d'enquête de l'Assemblée et du Sénat convoquent « le président de la République ». « Parce que c'est bien autour de lui que tout se joue », estime-t-il.

« Depuis le début, c'est un peu la course à l'échalote, a réagi la députée En Marche Naïma Moutchou. Après avoir demandé la convocation, séance tenante, du ministre de l'Intérieur, du Premier ministre, la constitution d'une commission d'enquête, la motion de censure, la destitution du président de la République, on entend tout. »

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a quant à lui qualifié de « tribunal politique » la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. « Quand vous avez dès ce matin, avant même que les auditions ne se soient déroulées, le co-rapporteur, Guillaume Larrivé, qui explique qu'on a affaire à une milice parallèle, à une organisation souterraine, et que c'est une affaire d'Etat, moi je m'interroge sur la déontologie de cette commission », a-t-il déclaré sur LCI.

Quelles options pour Macron ?

Depuis les révélations du Monde mercredi 18 juillet, le chef de l'Etat reste quant à lui muet. Il s'est contenté de faire savoir dimanche via son entourage, à l'issue d'une réunion à l'Elysée, qu'il considérait les faits reprochés à son ex-collaborateur « inacceptables » et qu'il n'y aurait « pas d'impunité ». Le président a par ailleurs annoncé qu'il n'assisterait pas à une étape du Tour de France mercredi dans les Pyrénées. « Rien à voir » avec l'affaire Benalla, a affirmé son entourage.

On peut cependant en douter. En pleine crise, Emmanuel Macron ne pouvait pas donner l'impression de ne pas prendre la mesure des événements en se rendant sur les routes ensoleillées du Tour comme si de rien n'était.

Les propos tenus en privé dimanche soir par le chef de l'Etat et rapportés par son entourage, selon lesquels il serait déterminé « à établir la vérité », ne pourront suffire à calmer les esprits et à lui permettre de se dégager de toute responsabilité aux yeux des Français. Emmanuel Macron va devoir aller plus loin. En s'exprimant publiquement ? Certainement. Il a fait savoir qu'il le ferait en temps utile. Mais peut-être pas avant d'avoir pris des décisions concrètes et trouvé un fusible. Reste à savoir qui.

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Le scandale avait enflammé l'Allemagne bien avant le début de la Coupe du monde en Russie, et il n'a sans doute pas arrangé les affaires de la Mannschaft, éliminée précocement après des défaites contre le Mexique et la Corée du Sud. Sommé de faire montre de loyauté, le footballeur Mesut Özil, qui s'était laissé prendre en photo avant la compétition aux côtés du président du pays de ses parents, la Turquie, a annoncé dimanche 22 juillet qu'il mettait entre parenthèses sa carrière internationale.

C'est une photo qui a complètement changé les rapports de Mesut Özil avec sa sélection et son pays. Le 15 mai dernier, le meneur de jeu d'Arsenal et de la Mannschaft, avec son coéquipier Ilkay Gundogan, posent en compagnie de Recep Tayyip Erdogan, alors en pleine campagne pour sa réélection à la présidence turque. Des clichés de deux stars allemandes d'origine turque, réutilisés à des fins électorales avant le scrutin du 24 juin, finalement remporté par le chef de l'Etat.

Champion du monde en 2014 avec l'Allemagne, numéro 10 de sa sélection, Özil avait alors subi un flot de critiques. Il s'était d'abord excusé mais cette polémique a peut-être fini par influer sur ses performances, jugées décevantes lors du Mondial, comme celles de ses coéquipiers. En tout cas, le joueur n'a pas digéré les attaques, qui n'ont forcément pas cessé depuis l'élimination des Allemands au premier tour du tournoi (la plus grosse désillusion de l'histoire de cette équipe).

Sur son compte Twitter, l'élégant meneur d'Arsenal a expliqué qu'il ne jouerait plus pour l'Allemagne aussi longtemps qu'il ressentirait « du racisme et du manque de respect à son égard ».

Ce n'est donc pas un choix sportif de sa part. Il cible notamment Reinhard Grindel, le président de la Fédération, qui ne l'a pas soutenu. Et d'expliquer : « Je suis Allemand quand nous gagnons, mais un immigré quand nous perdons », qualifiant M. Grindel d'incompétent.

Erdogan avec Gündogan, Ozil et Tosun, à Londres le 13 mai 2018.Kayhan Ozer/Presidential Palace/Handout via REUTERS

« Mes racines ancestrales recouvrent plus qu'un seul pays »

Sur le fond, Özil assume totalement. Il explique que cette photo avec le président Erdogan n'était qu'une marque de « respect envers la plus haute fonction du pays de (ses) parents », et qu'il la referait. « Comme beaucoup de gens, mes racines ancestrales recouvrent plus qu'un seul pays. J'ai certes grandi en Allemagne, mais mon histoire familiale a ses racines solidement basées en Turquie. J'ai deux coeurs, un allemand et un turc », plaide le joueur de 29 ans.

« Je suis conscient que la photo a causé d'énormes réactions dans les médias allemands, mais alors que certaines personnes peuvent m'accuser de mentir ou d'être malhonnête, la photo que nous avons prise n'avait aucune intention politique », considère l'international aux 92 sélections tout de même. Après le tournoi, le manager de l'équipe, l'ancienne star Oliver Bierhoff, était allé jusqu'à affirmer qu'il « aurait fallu envisager de se passer d'Özil » pour ce Mondial.

Né dans l'ancien bassin minier de la Ruhr, région qui compte de nombreux Turcs ou personnes d'origine turque depuis les années 1960, Mesut Özil quitte donc la sélection nationale après avoir été l'un des grands artisans de son cinquième titre de champion du monde en 2014 au Brésil. Tout en laissant la porte ouverte, il tire sa révérence sur une note amère, entre l'élimination et cette polémique. « Je ne me sens plus le bienvenu », conclut-il dans son communiqué.

■ Réactions en Allemagne, et bien sûr en Turquie

Il n'aura fallu que quelques heures après la publication des quatre pages d'explications de Mezut Özil sur les réseaux sociaux, avant que plusieurs ministres turcs s'expriment sur Twitter. Le ministre des Sports a de nouveau partagé la photo de l'international allemand avec le président Recep Tayyip Erdogan, précisant : « Je soutiens pleinement la position honorable de notre frère Mesut Özil. » Quant au ministre de la Justice, il a eu ce commentaire : « Je le félicite, il a marqué le plus beau but contre le virus du fascisme. »

Les autorités turques s'étaient emparées du sujet dès le début de la polémique en Allemagne. Pour le porte-parole du président turc Ibrahim Kalin, « quel dommage pour ceux qui se disent tolérants et multiculturalistes ! » De son côté, Angela Merkel a réagi sobrement. La chancelière avait défendu le joueur. Elle déclare ce lundi, via sa porte-parole : « Mesut Özil a beaucoup fait pour l'équipe nationale. Il a désormais pris une décision qui doit être respectée. » Mais la Fédération allemande de football (DFB) rejette les accusations de racisme.

Kayhan Ozer/Presidential Palace/Handout via REUTERS

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Le dirigeant chinois Xi Jinping est arrivé à Dakar samedi 21 juillet, en milieu d'après-midi, pour une visite d'Etat de deux jours. Il a été accueilli sur le tarmac de l'aéroport militaire par son homologue Macky Sall, accompagné pour l'occasion du gouvernement sénégalais au grand complet. Avant une séance de travail entre les deux chefs d’Etat à la présidence, qui a débouché sur plusieurs accords.

C’est précédé de l’escadron monté de la gendarmerie sénégalaise et acclamé par la foule massée sur le bas-côté, que le cortège de Xi Jinping arrive au Palais présidentiel, à Dakar.

Au programme de la rencontre avec son homologue Macky Sall qui l’accueille samedi en fin d'après-midi : un entretien à huis clos et la signature d’accords dans des domaines allant de la justice aux infrastructures, en passant par l’aviation civile.

A la sortie de la séance de travail, devant la presse, le président sénégalais affiche sa satisfaction : « En plus de cette coopération officielle, nous allons aussi promouvoir les investissements directs entre nos deux pays en facilitant la collaboration entre les secteurs privés chinois et sénégalais ».

Xi Jinping, qui se déplace avec une importante délégation d’hommes d’affaires a redit tout son intérêt pour le continent africain. « Chaque fois que je viens en Afrique, je peux pleinement mesurer le grand dynamisme de ce continent et je peux sentir profondément l’aspiration du peuple africain à une vie meilleure », affirme le secrétaire général du Parti communiste chinois. « J’ai le vif sentiment que ce continent recèle un énorme potentiel de développement et qu’il est promis à un avenir radieux. »

C’est la première visite du président chinois en Afrique de l’Ouest et au Sénégal, où la Chine finance déjà pas moins d’une quarantaine de programmes, et notamment le plus important projet routier du pays.

Les Dakarois attendent près du palais présidentiel l'arrivée du présidnet chinos Xi Jinping, le 21 juillet 2018. © REUTERS/Mikal McAllister
REUTERS/Mikal McAllister
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