Filtrer les éléments par date : jeudi, 08 mars 2018

Aujourd'hui, en France, on estime qu’à travail égal, la différence de salaire moyenne est de 9% entre les deux sexes. Des écarts qui persistent sans justifications. Le gouvernement d'Édouard Philippe a choisi d’annoncer une mesure originale, lors de la journée internationale du droit des femmes : obliger les entreprises de plus de 50 salariés à se doter d'un logiciel pour mesurer ces différences de traitements, puis sanctionner les sociétés qui ne feront pas d'efforts pour résorber les écarts. Les contours de ce projet sont encore à préciser mais l'État prévoit d'y mettre les moyens.

En France actuellement, on estime à 9% les écarts « injustifiés » de salaires entre hommes et femmes, qui ne sont donc basés ni sur la qualification, ni sur la responsabilité, ni sur le temps de travail. Malgré des décennies passées à étoffer l'arsenal juridique, on ne parvient pas à résorber cette différence. En cause : Le droit qui n'est quasiment pas appliqué en la matière.

C'est donc un « plan d'action » sur trois ans que propose le gouvernement. D'ici 2019, il veut doter les entreprises d'un logiciel libre de droits qui leur permettra de mesurer les écarts inexpliqués des salaires. L'outil appliquera des critères (âges, diplômes, ancienneté) qui seront fixés avec les partenaires sociaux.

En cas d'écart constaté, l'entreprise devra puiser dans une enveloppe préalablement constituée et combler ces écarts, sous peine de sanction financière si l'anomalie perdure. Amende lourde car elle pourra aller jusqu'à 1% de la masse salariale.

Inscription dans la loi sur les réformes sociales présentée en avril

Tout cela sera inscrit dans la loi sur les réformes sociales présentée en avril prochain par la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Et l'État prévoit d'augmenter les moyens humains pour veiller à sa bonne application : les contrôles de l'inspection du travail sur l'égalité des salaires hommes-femmes seraient multipliés par quatre.

La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a également annoncé la création d'une amende pour punir l'harcèlement de rue lors d'une séance quelque peu mouvementée à l'Assemblée nationale.

Pour Marlène Schiappa, la transparence salariale est une des mesures qui peut aider à résoudre les inégalités. Syvain Tillon, co-fondateur de la start up, Tilkee, en est un fervent partisan, même s'il trouve « dommage » le fait de légiférer dans ce sens. « Moi clairement, je recommande la transparence parce que cela simplifie le management quotidien, cela simplifie les relations, et ça assainit les relations entre les collaborateurs. »

Publié dans International

L'homme le plus riche d'Afrique, le milliardaire nigérian Aliko Dangote, vient d'inaugurer les nouveaux locaux de la Dangote Business School, installée à l'université Bayero de l'Etat de Kano. Le bâtiment a coûté l'équivalent de 3,3 millions de dollars. Elle ambitionne un partenariat stratégique avec les meilleures universités du monde comme la Harvard Business School.

Avec deux bibliothèques, quatre amphithéâtres, un auditorium de 650 places et un incubateur d'entreprises, la nouvelle Dangote Business School n'a rien à envier aux grandes écoles de commerce françaises ou américaines. Elle est la première au Nigeria à offrir un doctorat en administration des affaires en plus du classique MBA.

Ali Dangote ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Une autre école de commerce est en construction dans le sud du pays, à l'université d'Ibadan. Le milliardaire est sans conteste le mieux placé au Nigeria pour diffuser la culture entrepreneuriale. Africain le plus riche, il a bâti un conglomérat présent dans plusieurs secteurs stratégiques : le ciment, le sucre et bientôt le pétrole.

Référence en Afrique

Ali Dangote veut diffuser le savoir et l'expérience des grands patrons. Il ambitionne de nouer des partenariats avec de prestigieuses écoles anglo-saxonnes comme la Harvard Business School.

La nouvelle école de Bayero devra devenir une référence en Afrique, annonce l'homme d'affaires qui estime nécessaire de définir une approche africaine du monde des affaires : « the african way of doing business ». Plus qu'un slogan, c'est pour les Nigérians une philosophie à développer.

RFI

Publié dans Afrique

Avec ce grand dossier que nous propose L’Intelligent à Abidjan. L’Intelligent qui retrace les principales célébrations de cette Journée de la femme en Côte d’Ivoire depuis sa création en 2003. Notamment en 2011, quelques jours après la mort de 7 femmes à Abobo, en pleine crise postélectorale. Simone Gbagbo invitait alors à la paix : « on ne doit pas avoir de divisions, affirmait-elle, entre les femmes RHDP et les femmes LMP, entre les femmes du Nord et du Sud, car ce sont les plaisirs du diable. »

De son côté, rappelle L’Intelligent, « Kandia Camara, la ministre par intérim de la femme et de la famille, nommée par Alassane Ouattara, appelait la gent féminine à marcher, le 8 mars, pour exprimer leur compassion à leurs sœurs tuées à Abobo. Et très tôt, des milliers de femmes envahissaient le boulevard Nangui Abrogoua pour crier leur ras-le-bol contre ce qu’elles qualifiaient d’“acte criminel”. »

L’Intelligent donne la parole également à des femmes anonymes. En voici quelques morceaux choisis :

Annick : « la femme est au cœur de la vie de tout être humain. Elle a donc le droit d’être célébrée, d’être honorée. »

Aminata : « la femme est brave, sans elle il n’y a pas de vie. Elle mérite tout le bonheur du monde. »

Laure Aïcha : « cette célébration ne doit pas se limiter à un seul jour par ans, elle doit se faire chaque jour. Car la femme ne se bat pas en une seule journée, elle se bat tous les jours. »

Fraternité Matin, pour sa part, rappelle les avancées mises en place par les autorités en faveur des femmes : l’autonomie financière en vue d’entreprendre une activité génératrice de revenus ainsi que le principe constitutionnel de l’égalité des sexes.

Bêtes de somme

Il n’en reste pas moins que la femme africaine accomplit l’essentiel des tâches et des corvées de la maisonnée. A commencer par la corvée d’eau, pointe Wakat Séra au Burkina. « Une tâche qu’elle accomplit au quotidien, que ce soit en ville où elle doit faire des réserves d’eau, compte tenu des fréquentes coupures de la distribution du précieux liquide, ou en milieu rural, où elle doit veiller à la seule borne-fontaine du quartier pour essayer d’approvisionner toute la famille. Dans certains villages, la situation est simplement alarmante, car en plein XXIe siècle, la femme continue de parcourir des dizaines de kilomètres, jarres ou seaux sur la tête, pour se rendre au puits ou à la rivière pour se ravitailler en eau, du reste de qualité très douteuse. »

Violences en tous genres

Walfadjri, au Sénégal, pointe le léger progrès enregistré dans la lutte contre les mutilations génitales féminines dans le pays : « une baisse de 5 % », se félicite-t-il. Reste qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire en la matière. Dans certaines régions, notamment au nord, dans les régions de Matam et Saint-Louis, 40 à 50 % des fillettes sont encore excisées.

Enquête, toujours au Sénégal, insiste pour sa part sur le « drame des mères célibataires : décès maternels, emprisonnement, exclusion scolaire, rejet familial... Ce sont les conditions dans lesquelles vivent souvent les mères célibataires sénégalaises. Prises entre le marteau des pesanteurs socioreligieuses et l’enclume de la loi, lorsqu’elles tombent enceintes, elles avortent ou parfois même tuent leur enfant à la naissance, au péril de leur vie et de leur liberté. Tout cela parce que la loi n’est pas contraignante en matière de paternité. »

Les « bonnes fêtes » ne suffisent pas !

Ledjely en Guinée hausse le ton, avec ce titre en forme de triste constat : « pourquoi le 8 mars n’est pas une fête »

« Une journée sur 365, s’exclame le site guinéen, dans un monde où, de leur naissance à leur mort, les femmes de Guinée sont victimes à toutes les étapes de leur vie et vivent dans des conditions toujours précaires : humiliées, frappées, violées, harcelées et insultées dans la rue et au travail ou encore mariées de force, mutilées et parfois victimes de crimes d’honneur. (…) Il est ainsi aberrant, poursuit Ledjely, que l’on réduise et banalise ces violences faites aux femmes avec des appellations et des slogans réducteurs de cette journée du 8 mars. Comme si leur souhaiter “bonne fête” ou leur offrir des fleurs allait atténuer leurs souffrances. »

Publié dans Société

Le rappeur sénégalais Didier Awadi est connu pour ses textes engagés et panafricanistes. Mais sa réflexion politique n'aurait sans doute pas connu la même évolution sans une rencontre déterminante: celle avec l'écrivaine militante malienne Aminata Traoré à qui il rend hommage.

C’est dans son studio, le studio Sankara, que Didier Awadi reçoit. En dessous vit sa maman, Marie Alice Sylva Evora. Bien évidemment, lorsqu’on a demandé au rappeur d’évoquer une femme qui marque sa vie, il a pensé à elle. Partout dans ses locaux, Awadi a accroché des portraits des militants et activistes du panafricanisme : Sankara, Lumumba, Cabral pour ne citer que ceux-là. La discussion s’engage sur ce terrain et un nom revient sans cesse, celui d’Aminata Dramane Traoré, la seconde maman du chanteur, sa maman « politique ».

« Aminata est généreuse, très généreuse », attaque Didier Awadi. « Elle n’a pas l’âge du hip-hop, mais elle a la curiosité, l’humilité. Et elle sait tendre la perche à des jeunes parce qu’elle croit en leurs idées ». Cette perche, l’écrivaine militante l’a justement tendue il y a plus de 20 ans au rappeur qui était alors au début de sa carrière, au début de sa découverte du panafricanisme : « Quand on me parle d’une femme activiste qui m’inspire chaque jour, je pense donc à Aminata Dramane Traoré ».

La rencontre

« On s’est rencontré à Bamako, en 1997. Aminata était alors ministre de la Culture », raconte Awadi. « Avec notre groupe, le Positive Black Soul, on a joué dans un festival, elle a demandé à nous rencontrer avec Duggy Tee ». Le rendez-vous est calé dans le restaurant d’Aminata Dramane Traoré. « On arrive, on se salue, il se passe quelque chose. Je vois cette dame très grande, élégante, dans sa tenue africaine. J’ai été impressionné, bluffé par le personnage ».

Didier Awadi et Aminata Dramane Traoré ne sont pas de la même génération, mais ils découvrent que leurs philosophies, leurs idéaux sont proches, la connexion est donc évidente, immédiate. Ce premier jour, la discussion s’engage ainsi sur le militantisme. Didier Awadi explique : « Habituellement, quand on veut nous voir, c’est pour nous tirer les oreilles. Aminata avait entendu notre chanson qui dit "l’Afrique n’est pas démunie mais seulement désunie". Elle demande qui a écrit ce texte. On répond presque timidement que c’est nous. Elle nous dit qu’elle aime beaucoup. Je pense qu’elle se retrouvait dans cette chanson, on avait mis des mots sur son combat. Et c’est comme ça que tout a démarré ».

Adopté

Si parfois le temps casse les liens, entre l’écrivaine et le rappeur, au contraire, les années n’ont fait que renforcer leur relation. « Depuis ce jour, elle m’a adopté, je l’ai adopté », explique le rappeur. « C’est une intellectuelle très rigoureuse, Sankara disait qu'il faut une formation politique et idéologique. Aminata a accéléré ma formation politique et idéologique, car elle est rigoureuse autant dans sa démarche littéraire, scientifique et économique ».

Cette formation sur le tas se concrétise dans des actes concrets. « C’est chez elle que j’ai préparé mon album "Un autre monde est possible", notamment le morceau "J’accuse" travaillé dans sa cour avec Toumani Diabaté à la kora ». Pour affiner ses textes, Awadi s’appuie sur les causeries avec l’écrivaine, mais aussi sur ses livres. « Je me suis beaucoup inspiré de ses écrits. Si tu cherches de l’inspiration, il faut lire "Le viol de l’imaginaire". "L’étau" aussi m’a beaucoup inspiré, qui parle de la dette des pays du tiers-monde ».

«Elle ne fuit pas son rôle»

Ces échanges permanents entre Bamako et Dakar poussent la militante à aller plus loin, à emmener Didier Awadi à la rencontre d’activistes, de chercheurs partout dans le monde. « C’est une personnalité qui n’arrête pas de chercher. Elle est en perpétuel questionnement, quitte à avoir des positions impopulaires, mais elle prend ce risque car c’est son rôle d’intellectuelle. Elle ne fuit pas son rôle ». Awadi se retrouve ainsi embarqué en Amérique du Sud. « C’est elle qui m’a emmené au premier forum social mondial à Porto Alegre puis à d’autres en Afrique. Elle m’a fait rencontrer des intellectuels, des économistes, des gens qui réfléchissent ». Dans le pas d’Aminata Traoré, le rappeur peut ainsi plonger dans des sujets qui l’intéressent. « C’est là que j’ai compris ce qui se passait avec les accords de partenariat économique. C’est en 2005 que je rencontre par exemple Nicolas Agbohou et d’autres intellectuels africains qui nous expliquent quels sont les vrais enjeux sur le franc CFA ».

Seconde maman

Didier Awadi a toujours maintenu les échanges. « Aminata lit mes textes, je lis les siens. Elle continue de m’accompagner et notre relation va plus loin ». Cette nouvelle étape, familiale cette fois, s’est déroulée le jour où Aminata a rencontré la mère du musicien. « Elle est venue à Dakar, elle a tenu à voir ma mère. Elle lui a dit "Madame, Didier n’est pas votre fils à vous tout seul, c’est mon fils aussi". Ma maman avait beaucoup entendu parler d’elle, elle lui a dit "franchement je suis d’accord avec vous". Maintenant officiellement je peux le dire, j’ai deux mamans ».

Militantisme et affection sont donc liés dans cette rencontre. « Aminata est humaine, elle n’est pas un prophète. Et on a besoin de femmes de cette trempe en Afrique. Quand les femmes assurent le leadership, les hommes suivent facilement. On a tellement essayé avec les hommes, ça n’a pas vraiment marché, il est temps que l’on fasse plus confiance aux femmes ».

RFI

Publié dans Art & Culture
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