Filtrer les éléments par date : mercredi, 28 mars 2018

Le bras de fer engagé entre l’ancien Premier ministre du Sénégal et patron de Rewmi, Idrissa Seck, et le régime du Président Macky Sall, relativement aux contrats gaziers et pétroliers de l’Etat, n’a certainement pas fini d’alimenter la chronique. Pour cause, il vient d’être relancé avec la saisine de l’Assemblée nationale, par le député rewmiste Déthié Fall, pour la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire afin de faire la lumière sur tous les contrats pétroliers et gaziers signés entre 2012 et 2017 par le régime de Macky Sall. Et cela, sur instruction d’Idrissa Seck et conformément à la disposition du Pm Dionne d’être prêt avec son gouvernement à éclaircir toutes les questions liées aux dits contrats.

Une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les contrats pétroliers et gaziers signés entre 2012 et 2017 par le régime de Macky Sall. Voilà ce que le député Déthié Fall de Rewmi a formulé hier, mardi 27 mars, en transmettant une demande en ce sens au parlement. Cette requête du vice-président de Rewmi fait suite à la sortie, dimanche dernier, du Premier ministre Dionne qui s’était dit disposé, avec son gouvernement, à faire toute la lumière sur la question desdits contrats.

Pour autant, le député Déthié Fall indiquera devant l’Assemblée nationale : « Le Premier ministre  Boun Abdallah Dionne, dernièrement, a dit qu’il était disposé, lui et son gouvernement à apporter toute la lumière sur ses affaires-là, si toutefois une commission d’enquête parlementaire avait été mise sur pied. Et sur les mêmes ondes, vous avez entendu le président Idrissa Seck m’instruire pour déposer, dans les plus brefs délais, une demande pour la mise en place d’une commission d’enquête sur la question du gaz et du pétrole ». Le vice-président de Rewmi qui dit avoir suivi les instructions de son chef de parti ajoutera que sa demande obéit à un souci de transparence et de gestion vertueuse attendue sur les ressources, conformément aux dispositions de l’article 25-1 de la Constitution. Un article qui stipule que « les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie.

L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables».

En conclusion, le député Déthié Fall dira : «Par conséquent, nous pensons que c’est important que l’Etat du Sénégal revienne sur les conditions d’attribution de tous les contrats, sur les conditions de signature de ces contrats au regard des lois et règlements en vigueur. Et également de procéder ou de faire savoir à l’opinion si ces contrats-là ont respecté les lois. Parce qu’il s’agit de mannes financières importantes qui doivent avoir de l’impact dans notre économie. Nous avons aujourd’hui introduit la demande pour que le gouvernement, le président de la République puissent édifier les Sénégalais sur ces contrats».

Les observateurs relèveront que la polémique opposant le patron de Rewmi, Idrissa Seck, et le régime de Macky Sall, depuis la signature de l’accord gazier sénégalo-mauritanien, vient de franchir les portes de l’hémicycle. Reste à savoir si Moustapha Niasse et la majorité parlementaire donneront suffisamment de crédit à la requête de Rewmi pour mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire sur les contrats en question.

SudOnline

Publié dans Politique

Un an après avoir démissionné du Conseil supérieur de la magistrature (Csm), le juge Ibrahima Hamidou Dème, a publié une lettre avant-hier, lundi 26 mars, pour annoncer son départ de la magistrature. Une décision motivée, dit-il, par l’immixtion de l’exécutif dans le fonctionnement de la justice. Le juge Ibrahima Hamidou Dème renonce à sa fonction à quelques jours seulement du verdict du procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall et co-accusés. Le président du Forum du justiciable, Babacar Ba et le Secrétaire général par intérim de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), Sadikh Niass, expriment leur indignation par rapport à cette démission qui, trouvent-ils, porte atteinte à l’image de la justice.

BABACAR BA, PRESIDENT DU FORUM DU JUSTICIABLE  : «C’est un signal fort qui devrait interpeller l’Etat et les magistrats»

Pour le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, dès l’instant que le magistrat Ibrahima Hamidou Dème ne se retrouve plus dans le fonctionnement de la justice, il est très normal qu’il démissionne. « Si le magistrat Ibrahima Hamidou Dème ne s’identifie plus à une justice manipulée, instrumentalisée et qui roule à double vitesse, c’est son droit le plus absolu de démissionner», dit-il. Pour Babacar Ba, le départ d’Ibrahima Hamidou Dème de la magistrature est «un signal fort qui devrait interpeller non seulement les magistrats, mais également l’Etat pour qu’ils puissent faire de sorte que l’indépendance de la justice devienne une réalité». Selon le président du Forum du justiciable, il ne fait aucun doute que la justice est contrôlée par le pouvoir exécutif. «L’indépendance de la justice est toujours à l’état théorique. C’est ce qui avait motivé les magistrats du Sénégal à organiser un colloque pendant 2 jours en dé- cembre dernier. Si, aujourd’hui, l’Union des magistrats du Sé- négal elle-même organise un colloque pareil, c’est que l’indé- pendance de la justice pose problème. Non seulement nous avons une justice instrumentalisée, manipulée, mais le mal est encore beaucoup plus profond si on entend un Procureur dire que le parquet reçoit des instructions allant dans le sens de ne pas engager des poursuites». Un magistrat démissionnaire à cette période où le verdict du procès sur la Caisse d’avance de la mairie de Dakar est attendu devrait être apprécié à sa juste valeur ajoute, Babacar Ba. «Je crois à l’indépendance de la justice. Nous avons des magistrats dignes et intègres. Je pense que ces magistrats là peuvent relever le défi».

SADIKH NIASS, SECRETAIRE GENERAL PAR INTERIM DE LA RENCONTRE AFRICAINE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME (RADDHO)  : «On a toujours déploré l’immixtion de l’exécutif dans le pouvoir judiciaire»

La démission du juge Ibrahima Hamidou Dème dénote des inquiétudes que la société civile se faisait par rapport à l’indépendance de la justice, conclut le Secrétaire général par intérim de la Rencontre africaine pour la dé- fense des droits de l’homme (Raddho). «Au sein de la société civile, on a toujours déploré l’immixtion de l’exécutif dans le pouvoir judiciaire. Dans une République, il faut la séparation des trois pouvoirs. Les dernières assises de l’Union des magistrats du Sénégal qui avait formulé des recommandations allant dans le sens de réformer le Conseil supérieur de la magistrature pour y extirper la main du président de la République et celle du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, sont tout à fait opportunes». Sadikh Niass souhaite que le pré- sident de la République s’engage à réformer le Conseil supérieur de la magistrature, comme annoncé récemment par le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Ismaela Madior Fall. «En tout cas, si l’on se fie à la dernière sortie du ministre de la Justice, disant que le président est ouvert à toute idée de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la recommandation de l’Ums me semble être acceptée. Nous attendons donc la maté- rialisation de cette demande afin que la justice soit le dernier rempart pour les personnes à qui on a violé leurs droits». Pour Sadikh Niass, même si la démission d’Ibrahima Hamidou Dème intervient à quelques jours de la décision du président Malick Lamotte dans le procès de la Caisse d’avance de la ville de Dakar, qui sera rendue le vendredi 30 mars prochain, aucun lien ne doit être établi entre les deux affaires. «La démission n’est pas liée au verdict du procès. Comme le juge Ibrahima Hamidou Dème l’a dit dans sa lettre de démission, il a des relations difficiles avec le Procureur général près la Cour d’appel. Et, ce sont des choses qui sont apparues au sein de la magistrature depuis longtemps et qui confirment qu’il y a une immixtion dans beaucoup de dossiers». Cependant pour le Secré- taire général par intérim de la Raddho, l’indépendance de la justice doit aussi relever de la responsabilité des magistrats euxmêmes. «Dans sa lettre, Ibrahima Dème demande à ses collègues magistrats de s’armer de courage et de prendre leurs responsabilités pour défendre leur corporation et aller vers une indépendance. Il ne sert à rien de donner une indépendance à quelqu’un qui ne veut pas l’être».

PAR FATOU NDIAYE

Le Quotidien

Publié dans Société
mercredi, 28 mars 2018 11:17

Football : les Bleus toujours en chantier

La victoire, et puis c'est tout, ou presque. Engagée dans la dernière ligne droite qui doit la mener vers la Coupe du monde en juin prochain, l'équipe de France continue de susciter un scepticisme légitime. Et ce n'est pas sa performance du jour qui devrait y changer grand-chose. Certes, les Bleus ont renoué avec la victoire en allant s'imposer en Russie (3-1), quelques jours après avoir cédé face à la Colombie. Mais le contenu de cette rencontre n'aura déclenché ni l'enthousiasme, ni l'espoir attendus au sujet d'un groupe dont on attend toujours qu'il s'affirme comme un collectif, plus cohérent et moins dénué d'idée directrice.

Face à une Russie aux idées limitées par la faiblesse de ses éléments, la France a pu s'appuyer, elle, sur la force de ses individualités. Certes, il n'y avait pas de miracle dans les automatismes à attendre d'une équipe au caractère aussi expérimental, avec 7 changements par rapport au onze qui a débuté contre la Colombie (Pavard, Koscielny, Hernandez, Rabiot, Pogba, Martial, Dembélé). Mais dans l'attitude, justement pointée du doigt après le revers face aux Cafeteros, il y avait là à redire. Le déficit d'intensité était encore perceptible dans le début de match français à Saint-Pétersbourg, et il aurait pu être sanctionné par Smolov si Lloris ne s'était pas montré attentif (15e).

Mbappé, éclair dans la grisaille

Aligné en pointe, Mbappé n'a eu que des miettes à exploiter, mais cela ne l'a pas empêché de forcer Lunev à la parade (27e) avant d'ouvrir le score, après un dribble extérieur dans la surface (0-1, 40e). Le Parisien a été le seul attaquant à se mettre en valeur dans cette partie que Dembélé et surtout Martial ont traversé de manière fantomatique.

Au rang des « satisfactions », Pogba, à défaut de rayonner, a su se montrer décisif. En mal de confiance du côté de Manchester United, la « pioche », déjà passeur pour Mbappé sur le premier but, a ensuite donné un peu d'air aux Bleus en transformant un maitre coup-franc (0-2, 49e). Insuffisant toutefois pour que les Bleus déroulent ensuite, et ce sont mêmes les Russes, sous l'impulsion de Smolov, qui ont mieux fini. L'attaquant du FK Krasnodar a forcé Lloris à un bel arrêt (58e) avant de réduire l'écart, de près (1-2, 68e). Sans un but salvateur de Mbappé, en solo et avec l'aide d'un gardien russe complice (1-3, 83e), la fin de partie aurait pu s'avérer plus crispante. Et même s'il y a eu du mieux durant la deuxième période, en termes de gestion du tempo notamment, le chantier collectif demeure béant.

⚽ Mbappe pour le 3 eme but de l équipe de France 

Le Point.fr

 

Publié dans Sport

Emmanuel Macron prend la parole

      Au pupitre, le président de la République prend la parole face aux nombreux invités et prononce l'éloge funèbre. Il revient sur le déroulé des faits du vendredi 23 mars et rend hommage au parcours du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. " “Nous pensons en cet instant à ces blessés, à ces morts, nos morts et à leurs familles dans le recueillement."

"Il avait rendez-vous avec sa vérité d'homme"

      
"Lucide, déterminé, le lieutenant-colonel Beltrame a pris auprès du terroriste la place de l'otage. Il avait rendez-vous avec sa vérité d'homme, de soldat, de chef (...). Le lieutenant-colonel Beltrame a fait ce choix, parce qu'il se serait reproché éternellement de ne pas l'avoir fait", a prononcé le président de la République. Le chef de l'État a également salué une "grandeur qui a sidéré la France".

Arnaud Beltrame incarne "l'esprit français de résistance"

      "Il était un engagé et il avait juré de faire corps avec un idéal plus grand et plus beau, et cet idéal, c'était le service de la France. Dès que nous eûmes appris son geste, nous tous Français avons tremblé. L'un d'entre nous venait de se dresser brave (...) face à la folie meurtrière. Et avec lui surgissait l'esprit français de résistance. (...) Cette détermination inflexible convoqua dans nos mémoire les figures tels que Jean Moulin (...) des héros anonymes de Verdun (...) enfin de toutes ces femmes et de ces hommes avaient décidé que la liberté, la fraternité française ne survivrait qu'au prix de leur vie et que cela en valait la peine. Car l'intolérable, jamais ne peut l'emporter", a affirmé Emmanuel Macron. Avant de poursuivre : "Ce geste convoqua dans nos mémoires les figures de Jean Moulin […] des héros anonymes de Verdun […], de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui, un jour, avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu'au prix de leur vie et que cela en valait la peine."     

Il rejoint "le cortège valeureux des héros qu'il chérissait"

      "Je le dis à sa famille : la leçon qu'il nous a offerte est, je le sais, d'un prix inacceptable, la gratitude de la patrie et les honneurs rendus ne vous ramèneront pas l'être que vous aimiez tant. Ce héros était un homme, avec son histoire, ses liens, ses sentiments, ses questionnements et lui-même avait ses héros qui étaient les grands soldats français. Arnaud Beltrame rejoint aujourd'hui le cortège valeureux des héros qu'il chérissait." Et de poursuivre ensuite : "Il vivra en vous, dans vos souvenirs et vos prières. Mais ce que nous nous devons, c'est que sa mort ne soit pas vaine. Sa mémoire vivra, son exemple demeurera, j'y veillerai, je vous le promets. Votre sacrifice, Arnaud Beltrame, nous oblige, il nous élève, il dit comme aucun autre ce qu'est la France, ce qu'elle ne doit jamais cesser d'être."

"Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain"

      Emmanuel Macron a appelé "chaque citoyen" à "un regain de vigilance et de civisme" face à "l'islamisme souterrain", à l'occasion de l'hommage national rendu au gendarme Arnaud Beltrame qui a donné sa vie lors de l'attaque djihadiste dans l'Aude. "Ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort que nous combattons. Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain (...) qui, sur notre sol, endoctrine par proximité et corrompt au quotidien", a déclaré le chef de l'État, dénonçant cet "ennemi insidieux qui exige de chaque citoyen un regain de vigilance et de civisme".      

"Le socle de la République, c'est la force d'âme"

Le cercueil quitte les Invalides

      
Après l'éloge funèbre prononcé par Emmanuel Macron, le cercueil du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame quitte la cour des Invalides au son de la Marche funèbre de Chopin. Il est porté par les dix gendarmes, élèves-officiers et camarades du gendarme décédé.    

Le lieutenant-colonel Beltrame sera inhumé jeudi

      Les obsèques du gendarme seront célébrées jeudi 29 mars à Ferrals, dans les Corbières (Aude). C'est là qu'il résidait avec son épouse. Les trois autres victimes (Hervé Sosna, Jean Mazières et Christian Medves) seront également inhumées ce jeudi. 

Ce qu'il faut retenir :

- Un hommage national était rendu à Arnaud Beltrame, décédé lors de l'attaque du Super U. Il a été élevé au rang de commandeur de la Légion d'honneur et nommé colonel de gendarmerie. Toute la nation est rassemblée pour cette cérémonie : outre le président et l'ensemble du gouvernement, des anciens présidents, François Hollande et Nicolas Sarkozy, des dirigeants politiques de tous bords, dont Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez, plus de 300 députés et de nombreux anciens ministres, dont François Fillon, Alain Juppé, Manuel Valls ;

- Emmanuel Macron a prononcé l'éloge funèbre. Arnaud Beltrame incarne « l'esprit français de résistance ». « Il rejoint le cortège valeureux des héros qu'il chérissait », a déclaré le chef de l'État, affirmant que « sa mémoire vivra » ;

- « Ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort que nous combattons. Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain (...) qui sur notre sol endoctrine par proximité et corrompt au quotidien », a déclaré Emmanuel Macron, dénonçant cet « ennemi insidieux qui exige de chaque citoyen un regain de vigilance et de civisme ».

Publié dans International
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