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Ceux qui ne croient pas à la fin du Monde. François-Michel MAUGIS – La Réunion Économiste, écrivain et philosophe.

Je ne sais pas si un dieu a créé le ciel et la Terre, mais ce dont je suis sûr aujourd'hui, c'est que les humains vivent dans un environnement que l'on nomme « Nature » et dont ils dépendent à 100%.
Mais ce n'est pas tout. Depuis qu'il a lui-même adopté un nouveau statut l'écartant de celui de l'animal, l'homme a construit mille structures physiques et mentales à l'écart, le plus souvent, de ses structures animales d'origine. Il a cru, un temps se dissocier totalement du monde animal et végétal qui était pourtant sa matrice, pour l'exploiter, le dominer et le soumettre à ses propres lois. Il vient (en partie) de s'apercevoir qu'il était dans une impasse (dangereuse accélération de troubles climatiques, économiques, environnementaux, sanitaires, sociaux, etc.). De nombreux humains considèrent déjà que cette tendance à l'autodestruction de l'humanité est irréversible.

On parle alors d'apocalypse qui aurait été programmée par le Créateur.


Dieu merci, tous les humains n'ont pas cette vision des choses. La découverte d'une science et d'une philosophie récente, semble en mesure d'inverser cette tendance mortifère. Cette nouvelle vision du comportement humain au sein de notre biotope, porte plusieurs noms, reflète plusieurs tendances penchant, soit du côté philosophique et spirituel, soit du côté matériel. Le point commun de toutes ces visions, c'est le changement de paradigme qui consisterais à passer du quantitatif au qualitatif, de l'exploitation de la Nature à l'imitation de ses processus millénaires, d'une société de consommation à une société plus adaptée à son biotope, plus équilibrée, plus intelligente, plus sage, plus saine, plus sobre et plus vertueuse.

Le terme le plus connu mais aussi le moins précis est le fameux « développement durable ». D'autres termes moins connus permettent d'y voir un peu plus clair. Le « JUGAAD » des Indiens pourrait être traduit par : « L'art de concevoir des solutions ingénieuses » ou , « Faire plus avec moins » ou encore : « L'innovation frugale ». Depuis quelque temps, les Anglo-saxons ont adopté le terme de « Permanent culture » qu'il vaudrait mieux traduire par « Mode de vie durable » et non « Permaculture » qui ne veut rien dire. Enfin, je rappellerais la célèbre formule de Pierre RABHI : « Sobriété heureuse » qui est plus philosophique. En réalité, l'homme cherche un modèle, une voie, et souvent s'égare. La découverte récente qui peut être une réponse à toutes ces visions, c'est que, les processus développés par la Nature elle-même depuis la nuit des temps, ont déjà atteint un degré d'efficacité et de perfection dont il suffirait de s'inspirer pour résoudre nos problèmes humains (production de matière, équilibre entre le végétal, l'animal et le minéral, communications, synergies, etc.). On a (provisoirement ?) baptisé cette nouvelle perspective humaine : « BIOMIMETISME ».(1)

François-Michel MAUGIS – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe.
http://www.assee.fr

(1) Les chercheurs Idris ABERKANE et Jeanine BENYUS nous expliquent que nous sommes en train de passer d'une sté de prédation de la Nature (sans avenir et sans espoir, les ressource étant limitées) à une sté d'exploitation des connaissances infinies de la nature, donc une sté ayant une espérance de vie infinie. Voir ce lien : http://www.asknature.org

Publié dans International

 

Stéphane Cognon témoigne de sa maladie dans son livre, "Je reviens d'un long voyage". (BRUNO ROUGIER / RADIO FRANCE)

Journées de la schizophrénie : "On a l'impression qu'on lit dans vos pensées"


«On marche, on vit, on travaille et on est un peu malade sans que les autres le sachent. Cette façon de vivre sa maladie mentale est un calvaire, il faut en parler parce qu'on arrive à guérir, à soigner... Il faut savoir que la famille joue un rôle essentiel dans la gestion de toute maladie. La famille joue un rôle essentiel dans la gestion de la maladie0». P B Cissoko


Les 15 e journées de la schizophrénie, du 17 au 24 mars, entendent plaider pour une meilleure intégration des personnes malades au sein de la société.

Bruno RougierRadio France
Présentation :


À 48 ans, j'ai éprouvé le besoin d'écrire sur ce qui m'était arrivé à l'âge de 20 ans. Je n'ai rien oublié de cette période, et désormais je peux en parler avec suffisamment de recul et de distance au point de trouver certaines situations drôles, cocasses ou au contraire tristes, mais sans complaisance.

Grâce à mon entourage et au monde médical, j'ai réussi à trouver mon équilibre, à fonder une famille. En partageant mon histoire, mes rencontres, mes réflexions, j'aimerais vous proposer un autre regard sur la maladie psychique. Un témoignage optimiste sur mon voyage initiatique.


Sommaire
Préface


Par une succession de courts tableaux, Stéphane Cognon nous parle de son expérience de la maladie psychique : ses troubles, ses rencontres, ses soins, ses proches. Sans agressivité ni amertume, il décrit minutieusement son mal-être qui se révèle d'abord dans le regard des autres incapables d'adopter avec lui une relation simple et dénuée d'arrière-pensées. Sa lucidité, sa distance et son humour nous surprennent pour qui souffre de ce type de troubles souvent invalidants dans les rapports sociaux : nul doute que Stéphane Cognon soit en voie de rétablissement. Cela fait partie du message d'espoir que délivre ce petit récit résolument optimiste qui règle son compte à toute forme de stigmatisation. Soignants, proches, professionnels devraient y trouver des clés pour mieux traiter et entourer les malades vivant avec des troubles psychiques.

Quant aux parents, ils devraient puiser un vrai réconfort dans la description que Stéphane Cognon fait des siens : pas mieux armés que les autres, ils ont su lui prodiguer affection et tendresse et l'accompagner de leur mieux. Ce n'est, selon lui, pas étranger à la façon dont il a surmonté les épreuves redoutables de la maladie. Quel plus bel hommage et quelle preuve éclatante du rôle incontournable des familles.


Béatrice Borrel, Présidente de l'UNAFAM*


L'UNAFAM (Union Nationale de Familles et Amis de personnes Malades et/ou handicapés psychiques) est forte de 14000 adhérents. Elle édite une revue trimestrielle « Un autre regard ». Elle est à la tête d'un réseau d'accompagnement à travers 120 délégations départementales et 300 sites d'accueil en France.


Sommaire
Préface


Avant-propos


1. L'arrivée à l'hôpital
2. Les relations entre patients pendant leur internement
3. Il n'y a même pas de piscine !
4. Les personnages de la clinique
5. En voie de guérison
6. En voie de guérison 2
7. Dans le cabinet de la psy
8. Les remplaçants de la psy
9. Les anges et les salauds pendant l'errance
10. Pervers pépère à l'hôpital psychiatrique
11. Retour d'expérience, l'envie de partager, les différentes phases
12. J'ai croisé d'autres schizophrènes .
13. Je suis tombé dedans quand j'étais petit
14. Réaction du milieu médical face à la schizophrénie
15. Moi j'ai donné, mais vous ?
16. Celui qui fait la pluie et le beau temps
17. Un certain romantisme de la folie
18. Imagination : du plus haut au plus bas en un éclair
19. Coming out
20. Ma famille

 


La schizophrénie touche plus de 600 000 personnes en France. Elle provoque des idées délirantes, des hallucinations et apparaît le plus souvent entre 15 et 25 ans. Les 15e journées de la schizophrénie débutent aujourd'hui. L'occasion de sensibiliser le grand public à cette maladie.


Stéphane Cognon est schizophrène depuis l'âge de 20 ans. Il a décidé de parler de sa maladie dans un livre, Je reviens d'un long voyage, aux éditions Frison-Roche.


"On s'isole, on dort très peu"


Stéphane Cognon parle d'une voix assurée de cette maladie qui a croisé son chemin, à la fin de son adolescence. Une crise fait alors basculer sa vie : "On a des hallucinations. On entend des voix. Ces voix sont en général négatives. Elles vous disent : "Va t'en ! Tu es mauvais !" On a l'impression qu'on lit dans vos pensées. C'est-à-dire que tout est visible. Celui qui est en face de moi, qui me regarde, il sait ce que j'ai dans la tête. C'est très angoissant."


Alors, très vite, la peur envahit la vie de Stéphane : "Il y a un repli sur soi, parce que tout fait peur, donc on s'isole, on dort très peu." Ces bouffées délirantes l'obligent à être interné pendant trois mois. "Mes parents, quand ils apprennent ça, pleurent, se souvient-il. Et moi je ne peux pas ressentir leur émotion à ce moment-là, car je suis totalement déconnecté de la vérité."


Les médicaments le guérissent


Tous les schizophrènes ne sont pas égaux face à la maladie. Les médicaments guérissent environ un tiers des patients, ils sont inefficaces pour un autre tiers et donnent des résultats mitigés pour le dernier tiers. Stéphane a eu de la chance dans son malheur : "J'ai pris mes médicaments et petit à petit je me suis remis, mais ce fut long."
Aujourd'hui, Stéphane l'affirme haut et fort : "Je suis guéri ! Depuis 25 ans, je n'ai plus aucun souci. Je prends un médicament tous les matins. Je n'ai pas d'effets secondaires. Je vois un psy qui vérifie si des symptômes ne réapparaissent pas.


Je n'ai pas peur de replonger. J'ai une vie stable. Mais je suis comme tout le monde, je ne suis pas à l'abri d'un choc émotionnel, d'une rupture ou d'un deuil."
Avec une femme, trois enfants, un métier dans le BTP, Stéphane Cognon sait qu'il a gagné sur la maladie et s'il témoigne aujourd'hui, c'est pour changer le regard de la société sur les schizophrènes.


Radio France France info

Publié dans Faits divers

 

Le bien-être au travail : un sujet d'actualité : les coiffeurs sont les plus heureux ...

Qu'est-ce que le bien-être au travail ? Comment améliorer la qualité de vie au travail des salariés ?


Pendant longtemps, le travail a été considéré par les salariés comme un simple gagne-pain, un moyen de subvenir à ses besoins sans aucune considération relative au bien-être. Aujourd'hui, le travail a pris une place considérable dans la société et les salariés cherchent à s'y sentir bien. Après la famille, le travail est l'une des composantes essentielles de notre identité*. Avez-vous déjà remarqué que l'une des premières questions que l'on pose lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la première fois est « que faites-vous dans la vie ? ». Plus qu'une manière de subvenir à nos besoins, le travail est désormais un vecteur d'épanouissement et de réalisation de soi : il donne un sens à notre vie et nous permet de nous sentir utile à la société. La question du bien-être et de la qualité de vie au travail prend donc tout son sens.


Qu'est-ce que le bien-être au travail ?


Pouvoir s'épanouir dans son métier est devenu une préoccupation forte de nombre d'actifs. Selon l'OMS, le bien-être sur les lieux de travail consiste en « un état d'esprit dynamique, caractérisé par une harmonie satisfaisante entre les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur, d'une part, et les contraintes et les possibilités du milieu de travail, d'autre part ».
Se sentir bien au travail passe donc par plusieurs facteurs : la santé et la sécurité, l'intérêt du travail, la rémunération, la lutte contre le stress, l'ergonomie, l'environnement de travail, les relations entre collègues et avec sa hiérarchie...


Un sujet d'actualité


L'Anact, l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail, remarque que, depuis quelques années, les entreprises s'intéressent de plus en plus au bien-être de leurs salariés et commencent à mettre en place des démarches afin d'améliorer les conditions de travail.
L'agence organise chaque année une semaine pour la qualité de vie au travail. Cet évènement a pour objectif d'informer et de mobiliser différents acteurs du monde du travail (chefs d'entreprise, responsables RH, salariés, managers, institutions, partenaires sociaux, médecins du travail...) afin d'améliorer le bien-être des salariés. La 12ème édition a eu lieu en juin 2015.


Les Français sont-ils heureux au travail ?

Les Français seraient-ils plus heureux au travail que leurs collègues européens ? Le baromètre Edenred-Ipsos** « Bien-être et motivation des salariés en Europe » publié en juin 2015 révèle que 41% des salariés français s'estiment « souvent heureux » au travail (moyenne européenne 38%). En revanche, 32% des salariés français considèrent avoir une bonne qualité de vie au travail, contre 38% en moyenne en Europe. La France se place ainsi au 10ème rang du classement des 14 pays européens ayant participé à l'enquête en termes de qualité de vie au travail « ressentie » (derrière la Finlande, l'Autriche, la République Tchèque, la Roumanie...).

Sur quels aspects agir afin d'améliorer ces résultats ?


Comment améliorer le bien-être des salariés ?


Plusieurs facteurs peuvent avoir un impact sur la qualité de vie au travail.
Avant le salaire, un des facteurs les plus souvent cités par les salariés est l'intérêt porté au travail. Les salariés cherchent à donner un sens à leur travail et à s'épanouir professionnellement grâce à des missions stimulantes.


Le sentiment d'appartenance à une entreprise ou une organisation est également primordial. Pour se sentir épanouis au travail, les salariés ont besoin de savoir qu'ils sont utiles à leur entreprise, qu'ils apportent leur pierre à l'édifice. Le besoin de reconnaissance est essentiel pour encourager les salariés : il passe par le salaire, particulièrement important pour nombre d'entre eux, mais également par des encouragements verbaux.


Des relations de travail apaisées sont également le gage d'une qualité de vie au travail. Chaque salarié doit pouvoir bénéficier d'une certaine autonomie tout en étant susceptible de s'appuyer sur sa hiérarchie. Un cadre de travail bien défini, des valeurs propres à l'entreprise et des managers responsables sont le gage d'un mieux-vivre au travail. Entretenir de bonnes relations avec ses collègues est également important. Pouvoir discuter autour d'un café et échanger de manière informelle font partie de l'esprit de convivialité d'une équipe.


Enfin, l'environnement de travail est essentiel. Un espace de travail aéré et confortable, un éclairage adapté et une bonne ventilation sont autant de facteurs qui permettent de lutter contre le stress au travail et d'améliorer la santé des travailleurs.


D'autres facteurs peuvent avoir une influence sur la qualité de vie au travail tels que l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, le temps de transport, les perspectives d'évolution et la sécurité de l'emploi.


Zoom sur ces organisations qui réfléchissent à la question du bien-être au travail


La Fabrique Spinoza, think-tank du bien-être citoyen crée en 2010, a fait du bien-être au travail l'un des piliers de sa réflexion (rapports, guides, groupes de réflexion citoyens, événements...). Les membres de l'association se réunissent régulièrement en groupe de travail et identifient des bonnes pratiques favorisant la qualité de vie au travail. L'ensemble de ces pratiques est rassemblé en un « réservoir » ou recueil de pratiques, appelé le « Wiki » du bien-être au travail.


Le rapport intitulé « Bien-être au travail, objectif et vecteur de performance socio-économique » de l'association rappelle l'une des conclusions majeures de l'analyse « People and Profits » rassemblant 80 études sur le sujet : 89% des études établissent un lien positif entre performance sociale et performance financière des entreprises. Les sociétés sont plus performantes lorsque les salariés s'y sentent bien.
Fondée en 2007, l'association Entreprise et Convivialité réunit aujourd'hui une centaine d'adhérents de différentes entreprises et a pour objectif de « promouvoir l'idée que la convivialité est facteur à la fois de bien-être individuel et d'efficacité collective ». Ses membres ont la conviction que de bonnes relations au sein de l'entreprise créent de l'efficacité. L'association organise des rencontres (réunions matinales, conventions, débats, formations...) afin d'échanger sur les bonnes pratiques mais aussi les difficultés que peuvent rencontrer les entreprises. L'association organise également une fois par an les Prix de la Convivialité.


* Selon l'Insee, 54% des actifs jugent le travail comme un des trois composants de leur identité. Source :

La place du travail dans l'identité des personnes, Hélène Garner, Dominique Méda, 2006.


** Enquête réalisée en janvier 2015 auprès de 13.6000 salariés de 14 pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède et Turquie).


https://www.topformation.fr/guide/articles/bien-etre-entreprise/bien-etre-travail-9746


Quels sont les métiers qui contribuent le plus au bien-être psychologique ?


Par Elodie-Elsy Moreau


Se lever le matin pour faire ce que l'on aime n'est pas donné à tout le monde. Et même lorsque c'est le cas, des paramètres négatifs peuvent affecter notre bien-être. Une nouvelle enquête de la Dares, l'institut statistique dépendant du ministère du Travail, révèle la liste des métiers participant le plus à l'épanouissement psychologique des actifs.
Comment le travail peut-il contribuer à l'épanouissement psychologique ?

Quels sont les métiers impactant le plus le bien-être ?

Autant de points abordés dans l'enquête de la Dares*, publiée mercredi 14 mars. Un rapport effectué à partir des résultats d'une étude de 2016 sur les conditions de travail et les risques psychosociaux. Alors quels sont les métiers qui épargneraient le plus du burnout ?


Les cadres et les coiffeurs plutôt épanouis


Afin d'évaluer le niveau de bien-être, 9 indicateurs de conditions de travail ont été pris en compte (la pénibilité physique, les conflits éthiques, les contraintes d'organisation du temps de travail, l'intensité du travail, la demande émotionnelle, l'insécurité de la situation de travail, l'autonomie, le soutien social (de sa hiérarchie, ses collègues...) et la reconnaissance.
D'après les résultats de l'enquête, les actifs les plus diplômés et qualifiés ont un travail plus épanouissant. Parmi eux : les ingénieurs en informatique, les cadres des transports et les cadres des services administratifs. Mais les métiers moins qualifiés ne sont pas en reste.


"Des professions relativement peu qualifiées et à grande majorité féminine, (...) figurent parmi les métiers pour lesquels la contribution du travail au bien-être est forte", indique l'étude.
Les assistantes maternelles, les secrétaires, les coiffeurs ou les employés de maison font partie des fonctions contribuant le plus au bonheur.

Les coiffeurs "signalent un travail peu intense", avec "peu de conflits éthiques et une grande autonomie, même s'ils sont exposés à une forte demande émotionnelle", souligne le rapport.
1 actif sur 10 se sent très mal au travail


Plus du tiers des actifs en poste estime que "le travail favorise le développement des capacités et du bien-être". Or, une personne sur dix environ se trouve dans une "situation de travail très délétère pour son bien-être psychologique". En cause notamment : des soucis physiques, organisationnelles et psychosociales. Dans cette catégorie, on retrouve les caissiers, les cuisiniers, les infirmières, les aides-soignantes, les ouvriers des industries graphiques ou de la métallurgie, et les employés de banques. Comme l'indique l'enquête, "la demande émotionnelle et les conflits éthiques prédominent" chez les infirmières ou les sages-femmes. De leurs côtés, "les employés de banque et des assurances signalent un travail intense et peu reconnu".


Les agriculteurs, les moins bien lotis


Le bonheur n'est pas toujours dans le pré. Près de 50 % des agriculteurs affirment que le travail affecte leur bien-être psychologique du fait du "bruit" et de "l'insécurité socio-économique". Chez les ouvriers et les cadres, ce chiffre est respectivement de 40 et 30 %. Pourtant, en 2013, dans une enquête menée par Le Nouvel Observateur auprès de 5 000 actifs français, le métier d'agriculteur arrivait à la deuxième place du palmarès du bonheur professionnel. Plus de 85 % d'entre eux se disaient "heureux dans leur travail".


Selon l'étude de la Dares, "les indépendants (agricoles ou non) signalent un manque de soutien social et de reconnaissance ainsi que des difficultés de conciliation du fait de l'indistinction entre travail et vie personnelle, mais sont relativement épargnés par les conflits éthiques et disposent d'une forte autonomie".


*Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques
Source : dares.travail-emploi.gouv.fr/

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