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vendredi, 12 octobre 2018 20:30

Binationaux, la mesure humiliante !

quatre mois des élections présidentielles une disposition règlementaire jusque-là passée inaperçue apparaît soudainement au grand jour. Et dans toute sa nocivité. Je veux parler du texte qui oblige tout candidat à la magistrature suprême à abandonner sa double nationalité, s’il en a une, pour ne conserver que celle d’origine. Plusieurs anciens chefs d’Etat sénégalais disposaient de la double nationalité, raison sans doute pour laquelle la mesure n’était pas appliquée. Aujourd’hui en revanche ce n’est pas le cas et on la ressort fort opportunément des cartons.

Prenons le cas d’un sénégalais naturalisé français, installé à Paris et membre de la diaspora. Si celui-ci décide de faire acte de candidature pour les élections de février prochain il devra, selon la règle instituée par le pouvoir en place à Dakar, renoncer à sa nationalité française. Il y a là quelque chose de profondément humiliant car ce texte bafoue les droits élémentaires d’un individu à disposer d’un statut binational reconnu par les lois internationales. Il créé également le soupçon en laissant supposer qu’un binational n’aurait pas les compétences requises pour diriger le pays. A moins de voir en lui un être susceptible d’être manipulé par une puissance étrangère.

Pire encore, ce texte est discriminatoire à l’égard de l’ensemble des membres de la diaspora traitée avec désinvolture et le plus grand mépris, alors qu’elle contribue chaque année à l’enrichissement du Sénégal à hauteur de mille milliards de francs CFA, c’est-à-dire plus que la totalité de l’aide internationale au développement qui lui est destiné.

En clair cela revient à dire : « Votre argent m’intéresse » (un slogan qui rappelle celui très controversé de la BNP il y a quelques années) mais pour le reste vous n’avez pas la pertinence requise pour gérer les affaires du pays.

Cette mesure est d’autant plus scandaleuse qu’elle ne s’applique pas aux sportifs sénégalais de haut niveau résidant à l’étranger mais jouant dans l’équipe nationale du Sénégal. Lors de la récente coupe du monde de football on a relevé que la Tunisie, le Maroc et le Sénégal comptaient à eux seuls plus de 25 joueurs nés en France. Et lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de 2017 un joueur sur trois avait été formé en France. Autrement dit là où la FIFA autorise l’Etat sénégalais refuse.

Il y a fort à parier que si on appliquait cette mesure vexatoire et pénalisante à des joueurs comme El-Hadj ou Salif Diao qui jouent à Liverpool ou encore à Fadiga qui évolue à l’Inter de Milan ceux-ci y regarderaient à deux fois avant de rejoindre les rangs des lions de la Téranga. 

Question : Ce qui est bon pour un sportif ne le serait-il pas pour un citoyen lambda désireux de solliciter les suffrages de ses compatriotes sans pour autant se renier ? Sans être contraint à une forme de lâcheté ?

Nous savons que pour écarter des prétendants à la course à la présidence de la République certains n’hésitent pas à recourir à des méthodes peu orthodoxes comme les contrôles fiscaux, les procès et les condamnations d’opposants etc., désormais il faudra aussi compter sur la déchéance de nationalité nouvelle version puisqu’elle nécessite une démarche volontaire de l’intéressé. 

Autant lui demander de se faire Hara-Kiri.

Le directeur d’Ichrono

Publié dans Billet d’humeur

DES MIGRATIONS AU MÉTISSAGE suivi de L'image de la femme à travers 25 auteurs d'Afrique, par  Liss Kihindou
ETUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES AFRIQUE SUBSAHARIENNE


Pour qui s'intéresse au vivre ensemble et à la littérature africaine, ces deux conférences soulignent les manifestations du métissage dans les oeuvres d'auteurs africains. Au-delà de l'intérêt porté à l'évolution du statut de la femme dans la société africaine, la seconde conférence est une invitation à découvrir ou redécouvrir les lettres africaines à travers 25 auteurs.


Des migrations au métissage et L'image de la femme à travers 25 auteurs d'Afrique sont deux conférences qui peuvent constituer des pistes de réflexion intéressantes pour quiconque s'intéresse au vivre ensemble d'une part et à la littérature africaine d'autre part.


Le métissage né de la rencontre entre différentes civilisations, différentes cultures, différents peuples est un thèmequi a toujours passionné l'auteure. Après avoir souligné les manifestations du métissage dans les oeuvres d'auteurs africains dans son essai L'Expression du métissage dans la littérature africaine, elle s'attache à présent à montrer ce que les uns doivent aux autres. La reconnaissance des apports respectifs des peuples dans la construction de l'histoire de l'humanité est une condition du mieux vivre ensemble. Audelà de l'intérêt porté à l'évolution du statut de la femme dans la société africaine, la seconde conférence est une invitation à découvrir ou redécouvrir les lettres africaines à travers 25 auteurs.


Liss KIHINDOU, née au Congo-Brazzaville, publie parallèlement à son travail d'enseignante des textes critiques, narratifs et poétiques. Des migrations au métissage, suivi de L'image de la femme à travers 25 auteurs d'Afrique est son huitième livre.

 

Publié dans Ex-libris

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