Filtrer les éléments par date : samedi, 09 décembre 2017

Sur les Champs-Elysées, à Paris, les fans de Johnny Hallyday se sont rassemblés pour un dernier hommage à leur idole. Le cortège funéraire de la star a descendu l'avenue parisienne, en direction de l'église de la Madeleine, où s'est tenue une cérémonie religieuse en présence d'Emmanuel Macron. Dès la nuit de vendredi 8 à samedi 9 décembre, les fans ont commencé à se rassembler derrière des barrières et sur les Champs-Elysées, pour attendre les célébrations. 1 500 policiers et gendarmes étaient également mobilisés, pour éviter tout débordement.

Des milliers de personnes, anonymes, responsables politiques et vedettes de la chanson et du cinéma, se sont pressées tout au long de la matinée pour cet hommage au chanteur disparu.

A l'église de la Madeleine, la cérémonie religieuse en hommage à Johnny Hallyday a débuté à 13h10, dans le recueillement. Les personnalités politiques présentes occupaient les premiers rangs et devant l'église, la foule rassemblée était silencieuse.

A l'intérieur, les proches du disparu ont pris la parole, les uns après les autres. Philippe Labro, écrivain et parolier du chanteur (il lui a notamment écritOh, ma jolie Sarahou encoreCadilla man), a ouvert le ban. Les actrices Carole Bouquet, Line Renaud et Marion Cotillard, émues aux larmes, ont également lu des textes, entrecoupés d'intermèdes musicaux joués par les musiciens.

A la sortie de l'église de la Madeleine, le cercueil du chanteur a été acclamé par la foule. Johnny Hallyday sera enterré lundi sur l'île antillaise de Saint-Barthélémy, où il possédait une propriété et qu'il affectionnait beaucoup. Sa dépouille partira dimanche matin par un vol direct.

« Johnny, c'était la vie »

Avant que la cérémonie funéraire ne commence, le président de la République a pris la parole, debout devant les marches. « Il fallait que vous soyez là pour Johnny parce que Johnny était là pour vous», a lancé le président de la République, qui imagine ce qu'aurait pu être la réaction du chanteur face à cette cérémonie, avant de revenir sur sa carrière. « Johnny était beaucoup plus qu’un chanteur. C’était la vie. La vie dans ce qu’elle a de plus souverain, de plus généreux ». Il a également qualifié le défunt de « destin français » et de « part de la France ».

Parti du Mont Valérien en fin de matinée en direction de l'Arc de triomphe et des Champs-Elysées, le convoi funéraire avait pris la direction de la place de la Concorde avant de traverser les Champs-Elysées, encadré par 700 motards, bikers et cortège officiel de policiers.

Sur place, la foule patientait. Certains, guitare à la main, ont joué les tubes du chanteur populaire, repris en choeur par d'autres, attendant de voir passer le corbillard aux vitres transparentes qui transportait le cerceuil de couleur crème du défunt jusqu'à l'église de la Madeleine où se tient la cérémonie religieuse.

Tout au long des trois kilomètres qui relient les Champs-Elysées à l'Eglise de la Madeleine, plusieurs milliers de personnes se sont pressées contre les barrières pour commémorer leur idole. Certains étaient là depuis vendredi soir et la Protection civile a procédé à des distributions de couvertures.

Des Rennais, partis à 2h30 du matin de chez eux pour être à 8h à Paris, racontent à RFI être venus « rendre un dernier hommage à [leur] Johnny national ». Un chanteur qui les a « accompagné dans les moments heureux, malheureux, les peines et les joies ». Une femme de Villejuif, pour qui Johnny représente sa « jeunesse » n'imaginait pas ne pas venir aujourd'hui. Venue avec son mari, elle est « très émue »

Un hommage d'une ampleur exceptionnelle

Il n'y a ni hommage national, ni obsèques nationales, ni décret d'un jour de deuil, et pourtant, Johnny Hallyday reçoit tous les honneurs.Jusqu’ici, peu de personnalités du monde de la culture ont eu droit à de tels hommages. Johnny Hallyday est seulement le deuxième après Victor Hugo il y a plus d'un siècle à avoir l'honneur des Champs-Élysées. L'écrivain a su rassembler quelque deux millions de personnes en 1885 pour ses funérailles. Aimé Césaire, Paul Valéry, Colette ou encore, en 2013, Stéphane Hessel ont également eu le droit des commémorations importantes.

En revanche, ni hommage, ni fanfare, mais un jour de deuil pour le général De Gaulle en 1970, qui a préféré un enterrement très sobre, loin de la foule.

Même des chanteurs aussi célèbres et populaires que le rocker n'ont pas eu droit à autant d'égards. C'est le cas notamment d'Edith Piaf à qui le gouvernement refuse les honneurs en raison de sa vie personnelle soi-disant « dissolue ».

Rfi

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Sénégal: les réactions de la classe politique à l’annonce du procès de Khalifa Sall Au Sénégal, le maire de Dakar sera jugé en correctionnel le 14 décembre prochain. Khalifa Sall et ses co-inculpés sont accusés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur 1,8 milliard de francs CFA. L’annonce de l’ouverture de leur procès fait beaucoup de bruit au Sénégal, en particulier du côté de la classe politique.

Une première réaction était attendue dès l’annonce d’un procès dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, celle de la formation à laquelle Khalifa Sall appartient toujours, à savoir le Parti socialiste, membre de la coalition présidentielle, et parti au sein duquel le maire de Dakar est en dissidence.

« Le procès annoncé n’est pas le procès contre quelqu’un en raison de son appartenance politique. C’est un procès qui va être intenté, qui va avoir lieu concernant un maire dans l’exercice de sa mission », a déclaré Abdoulaye Wilane, porte-parole du PS.

Pour les avocats de l’Etat, partie civile dans cette affaire, un procès sera l’occasion pour Khalifa Sall de s’expliquer. Le député Toussaint Manga, du PDS, parti de l’ex-président Abdoulaye Wade, y voit plutôt une manière d’écarter un opposant.

« On ne s’attend à rien d’autre qu’à une condamnation puisque c’est programmé. Malheureusement, au Sénégal, le président Macky Sall a instrumentalisé la justice pour liquider son adversaire politique », a-t-il déclaré.

Les avocats du maire incarcéré affirment que la procédure a été volontairement accélérée pour aller vers un procès. Du côté des alliés politiques du maire, on exprime la même opinion.

« Nous sommes solidaires sur l’injustice qu’il est en train de subir aujourd’hui. Vous avez vu que la procédure a été catalysée, accélérée, une célérité jamais connue dans le traitement d’un dossier », a déclaré pour sa part, Dithié Fall, vice-président du parti Rewmi, allié de Khalifa Sall, au sein de la coalition parlementaire MTS.

Les soutiens politiques du maire de Dakar doivent encore se concerter. Ils envisagent déjà d’être présents, jeudi, au tribunal de Dakar.

RFI

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Sénégal: les réactions de la classe politique à l’annonce du procès de Khalifa Sall Au Sénégal, le maire de Dakar sera jugé en correctionnel le 14 décembre prochain. Khalifa Sall et ses co-inculpés sont accusés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur 1,8 milliard de francs CFA. L’annonce de l’ouverture de leur procès fait beaucoup de bruit au Sénégal, en particulier du côté de la classe politique.

Une première réaction était attendue dès l’annonce d’un procès dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, celle de la formation à laquelle Khalifa Sall appartient toujours, à savoir le Parti socialiste, membre de la coalition présidentielle, et parti au sein duquel le maire de Dakar est en dissidence.

« Le procès annoncé n’est pas le procès contre quelqu’un en raison de son appartenance politique. C’est un procès qui va être intenté, qui va avoir lieu concernant un maire dans l’exercice de sa mission », a déclaré Abdoulaye Wilane, porte-parole du PS.

Pour les avocats de l’Etat, partie civile dans cette affaire, un procès sera l’occasion pour Khalifa Sall de s’expliquer. Le député Toussaint Manga, du PDS, parti de l’ex-président Abdoulaye Wade, y voit plutôt une manière d’écarter un opposant.

« On ne s’attend à rien d’autre qu’à une condamnation puisque c’est programmé. Malheureusement, au Sénégal, le président Macky Sall a instrumentalisé la justice pour liquider son adversaire politique », a-t-il déclaré.

Les avocats du maire incarcéré affirment que la procédure a été volontairement accélérée pour aller vers un procès. Du côté des alliés politiques du maire, on exprime la même opinion.

« Nous sommes solidaires sur l’injustice qu’il est en train de subir aujourd’hui. Vous avez vu que la procédure a été catalysée, accélérée, une célérité jamais connue dans le traitement d’un dossier », a déclaré pour sa part, Dithié Fall, vice-président du parti Rewmi, allié de Khalifa Sall, au sein de la coalition parlementaire MTS.

Les soutiens politiques du maire de Dakar doivent encore se concerter. Ils envisagent déjà d’être présents, jeudi, au tribunal de Dakar.

RFI

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Ce 08 décembre 2017, le secrétaire général du mouvement Un Autre Avenir, Ibrahima Wade s’est rendu dans le centre de l’Italie à Ancône, avant de participer à une rencontre, le 10 décembre, au nord à Brescia, fief de Moustapha Seck l’un des premiers responsables du mouvement, dans la péninsule italienne.

Dans les deux étapes, il est question d’aller à la rencontre des Sénégalais pour d’une part, faire connaître ce nouveau mouvement, et d’autre part, adopter le principe du « bottom up », synonyme de la démarche hiérarchiquement ascendante, partant de la base vers l’équipe dirigeante de Un Autre Avenir.

Les Sénégalais se sont lassés de la politique politicienne et beaucoup ne s’y intéressent plus, et même certains s’y détournent complétement. Il faut nécessairement aller rencontrer les gens et leur expliquer qu’il est encore possible de pratiquer une autre politique à même de changer les comportements et de remettre la citoyenneté et le patriotisme au cœur de l’action politique.

A Ancône, nous avons rencontré des leaders très engagés dans des partis et mouvements politiques, à qui nous avons expliqué la philosophie de Un Autre Avenir, qui peut se résumer à : rassembler tous les Sénégalais vers un objectif commun pour développer notre pays.

Suite à cette rencontre, nous sommes convaincus que la compréhension de notre démarche ne souffre d’aucun doute auprès de ceux qui étaient présents. Nous sommes sortis de ces échanges confiants que le message porté par notre mouvement a reçu un écho favorable et que nous avons réussi à enrôler des militants qui vont porter ce message à la connaissance de tous les Sénégalais d’Italie.

Il était question aussi d’aller à la base pour mieux s’imprégner des préoccupations de la diaspora et de prendre connaissances des solutions pensées par elle-même, pour elle-même, avant de les intégrer dans notre projet politique et de globaliser les réponses avec l’ensemble des questions que se posent tous les Sénégalais, d’où ils se trouvent sur cette terre.

Nous pensons révolue l’époque où les hommes politiques venaient avec des solutions souvent empruntées des pays développés pour répondre à la demande des populations. Maintenant la stratégie politique répondant aux exigences des populations doit être élaborée avec ces dernières. C’est ce que nous croyons à Un Autre Avenir et c’est ce que nous sommes en train de faire avec ces rencontres qui ont commencé en Italie, mais qui vont se poursuivre et s’étendre partout où il y a des Sénégalais.

Après le lancement du mouvement prévu au mois de janvier au Sénégal, nous allons entamer une tournée nationale et internationale pour expliquer aux Sénégalais le mouvement Un Autre Avenir, en espérant y faire adhérer le plus grand nombre, avant d’entamer les combats politiques futurs, avec plus de chance de réussite.

A l’entame de cette petite tournée italienne, débutée à Ancône et qui va se poursuivre ce dimanche à Brescia, nous avons toutes les raisons d’être optimistes, vu l’accueil, la richesse des échanges et le degré d’engagement des Sénégalais dans la démarche inédite de Un Autre Avenir.

L’Italie, (après Paris où nous avons lancé la plateforme numérique), a donné le top départ. Espérons que le lancement au Sénégal va impulser la cadence et que les tournées dans les autres contrées où résident des Sénégalais vont maintenir le tempo qui va nous permettre d’arriver dans les délais et en nombre à tous les rendez-vous où il est question de décider de l’avenir du Sénégal. 

Ibrahima Wade

Secrétaire général de Un Autre Avenir

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