Filtrer les éléments par date : mercredi, 13 décembre 2017

Recep Tayyip Erdoğan réunit mercredi 13 décembre, à Istanbul, un sommet de l’Organisation de la Coopération islamique. Son objectif, fédérer le monde musulman derrière lui, dans son opposition à la décision prise la semaine dernière par Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Plusieurs dizaines de dirigeants musulmans sont attendus.

Avec notre correspondante à Istanbul,Anne Andlauer

Recep Tayyip Erdoğan avait annoncé mercredi 6 décembre la tenue, une semaine plus tard, d’un sommet extraordinaire de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). C’était la veille du choix des Etats-Unis de déménager leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, avec un objectif affiché : « mettre en mouvement le monde musulman contre cette décision ».

Le président turc a donné le ton, ce mardi 12 décembre, en qualifiant Israël d'Etat « d'occupation » et « terroriste ».

22 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Istanbul, dont le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie, qui doivent tous les deux prononcer un discours. Le président iranien, Hassan Rohani, sera également présent pour adopter lors de ce sommet une motion commune : la déclaration d’Istanbul.

L’hôte de la rencontre, Recep Tayyip Erdoğan, souhaite qu’elle dénonce fermement la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël. « Nous allons montrer qu’appliquer cette mesure ne sera pas aussi facile que cela », a prévenu le président turc. Il s’efforce depuis une semaine de rallier derrière lui le monde musulman, avec, à l’évidence, certaines difficultés.

Les officiels turcs se sont plaints ces derniers jours de la réaction jugée trop timorée de certains pays arabes, vis-à-vis de Washington. L’Arabie saoudite, pour ne citer qu’elle, ne sera représentée à Istanbul que par son ministre des Affaires islamiques.

 

Publié dans International

Les cinq chefs d'Etat du Sahel ont rendez-vous près de Paris, à La Celle Saint-Cloud, ce mercredi 13 décembre. A l'invitation d'Emmanuel Macron, les présidents du Mali, de Mauritanie, du Burkina Faso du Tchad et du Niger se retrouveront autour de la chancelière allemande Angela Merkel, du président de la Commission de l'Union africaine et de nombreux partenaires. Une vingtaine de délégations seront présentes, avec un objectif : renforcer la mobilisation internationale au profit de la force conjointe antijihadiste.

Fin novembre à Abidjan, Emmanuel Macron avait estimé que la mise en place du G5 n'avançait pas assez vite. Et qu'il fallait donner un coup d'accélérateur. Un message qui se concrétise par cette réunion qui vise d'abord à aider les pays du G5 à accroitre leur effort militaire.

Il y a urgence, l'activité terroriste n'a pas baissé, au contraire. Les attaques se multiplient ces derniers mois notamment dans le centre du Mali et dans la zone frontalière avec le Burkina Faso et le Niger.

Deuxième objectif, redynamiser l'accord de paix au Mali qui peine à se mettre en place. Les initiatives qui peuvent relancer le processus seront discutées lors de la rencontre restreinte entre le président français et ses homologues du G5.

Troisième objectif, et pas le moindre : la mobilisation financière sans laquelle la force ne sera pas pérenne. L'Arabie saoudite devrait officialiser son soutien de 100 millions de dollars déjà révélé par plusieurs ministres sahéliens. De quoi de boucler le financement de la première année, selon Paris. Mais pas selon le G5 qui a fait une évaluation beaucoup plus élevée des besoins.

Les modalités des financements restent floues

Pour l'heure, seules la France et l'Union européenne ont donné suite à leurs contributions : 8 millions pour Paris et 50 pour Bruxelles dont la moitié a déjà été engagée. Leur participation s'est surtout faite sous forme de matériel, ce qui a permis d'équiper entre autre les deux PC opérationnels de Sévaré au Mali, de Niamey au Niger et trois compagnies d'environ 150 hommes.

Quant aux autres contributeurs, on ne sait pas quand sera décaissé leur argent, ni sous quelle forme. Une plateforme de coordination devrait être mise en place début 2018 à Bruxelles pour gérer ces fonds. Mais il n'est pas dit que les Etats-Unis ou l'Arabie saoudite acceptent de remettre leurs participations entre les mains européennes. Les Etats-Unis ont par ailleurs énoncé clairement que leur contribution se ferait de manière bilatérale, avec chacun des pays.

Dans un rapport publié mardi, l'institut de recherche International Crisis Group pointe du doigt la question de la pérennité des financements de la force. En refusant de passer par un mécanisme onusien, les Etats-Unis par exemple se réservent la possibilité de suspendre leur engagement quand bon leur semble. C'est pourtant d'un engagement sur plusieurs années dont aurait besoin la force conjointe.

Cette réunion, marquée par l'absence de l'Algérie, n'est qu'une nouvelle étape pour le G5. Elle devrait être suivie par une réunion des potentiels bailleurs de la force, en février à Bruxelles.

Pour le président tchadien, Idriss Déby, en tout cas, cette réunion est « capitale ».

Ce n'est pas une réunion de plus, c'est une réunion qui nous permettra d'échanger sur l'évolution de la situation sur le terrain, qui est très rapide, ce qui exige de nous des rencontres fréquentes.

RFI

Publié dans Afrique

Dakar accueille actuellement la 6e édition de Parcours, l'autre grande rencontre d'art contemporain après la Biennale sénégalaise. Le Parcours propose de redécouvrir, pendant 10 jours, les grands centres artistiques de Dakar avec des expositions inédites et ainsi connecter les galeries de la capitale sénégalaise.

Les vernissages ont lieu quartier par quartier à des heures différentes pour que les amateurs puissent circuler à pied à travers la capitale sénégalaise pour rejoindre les galeries.

« On s’est réunis pour créer une espèce de "network" entre les galeries. Et de là est venue l’idée qu’on pourrait faire une manifestation loin de la Biennale, mais qui, quand même, se pose dans le calendrier culturel », explique Mauro Petroni, artiste céramiste, et l'un des créateurs du parcours.

Et pour inciter les Dakarois à profiter de l'offre culturelle, des étudiants passionnés d'art assurent la médiation entre les œuvres et le public. Seydouna Sow est l'un d'entre eux : « Etre là avec les gens, voir qu’ils sont émerveillés par une œuvre. Je ne peux pas tout savoir, les artistes ne pourront pas tout me dire. Et donc, là, va arriver une certaine subjectivité. On ne peut pas dire que l’art est parfaitement objectif et j’adore ça. »

Pour la deuxième année consécutive, le parcours a également intégré quelques lieux de cultures de la banlieue de Dakar. Sandiry Niang est l'un des artistes exposés. Habitant de Guédiawaye, à la sortie de la capitale sénégalaise, il invite les acteurs culturels à aller plus souvent voir ce qui se passe en banlieue : « Etendre cette politique et voir comment faire pour desservir ce genre d’activité dans la banlieue. Parce qu’il y a des artistes entiers dans la banlieue. »

Jusqu'au 16 décembre, vingt espaces culturels connectés les uns aux autres proposent donc de redécouvrir le meilleur de la scène artistique dakaroise.

RFI

Publié dans Art & Culture

Le Conseil de Paris a adopté un « vœu » mardi 12 décembre, visant à créer un « Observatoire international des maires en danger », citant notamment en Afrique des maires ou des élus locaux de Madagascar, du Bénin, du Niger... Et plus particulièrement le maire de la capitale sénégalaise, cité nommément.

Nous nous sommes aperçus qu'il y a un certain nombre de maires qui sont poursuivis en justice, non pas pour les faits qui leur sont reprochés, mais en vertu de la position politique qu'ils occupent en tant qu'édile, en tant qu'élu local, en tant que maire. Et évidemment, nous suivons attentivement la situation de Khalifa Sall que nous connaissons bien à Paris (...). Ou plutôt la dégradation de sa situation et la manière dont on veut le juger, avec une certaine précipitation, prouve que la poursuite à son encontre n'est pas naturelle.

Patrick Klugman, chargé des questions internationales et de la francophonie à la mairie de Paris

Le député-maire de Dakar doit être jugé le 14 décembre prochain au Sénégal. Khalifa Sall et sept de ses collaborateurs sont accusés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d'euros).RFI

Publié dans Politique

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