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Publié dans Politique

Débauchages tous azimuts et incitation à la transhumance, en perspective de 2019 : Macky Sall, a quitte ou double !

Mar 15, 2018
Débauchages tous azimuts et incitation à la transhumance, en perspective de 2019 : Macky Sall, a quitte ou double !

En route vers la présidentielle de 2019, Macky Sall s’investit à débaucher dans toutes les familles politiques pour « massifier » son parti. Les appels de pied du chef de l’Etat et son entourage, pour enrôler des leaders de l’opposition dans son escarcelle politique, n’en finissent d’ailleurs plus. La dernière en date est celle du leader du parti Les libéraux réformateurs/Yessal (Ldr/Yessal), Modou Diagne Fada, après ceux du patron de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs) Abdoulaye Baldé, du maire «Khalifiste» de la Médina, Bamba Fall, ou encore les responsables libéraux Sada Ndiaye, Sérigne Mbacké Ndiaye, etc. Question : le gain électoral pressenti avec ces divers ralliements est-il acté ou simplement une gageure ? En tout cas, force est de reconnaître que le président Sall est en train d’user d’une méthode qui ne semble pas avoir profité à ses prédécesseurs. Contre l’engagement de … gouvernance sobre et vertueuse !

Considéré par d’aucuns comme un «phénomène abject et immoral», pour d’autres comme «un contre-exemple», ou encore «un facteur prédisposant à la corruption», la transhumance politique semble avoir encore de beaux jours devant elle, au Sénégal. C’est le moins que l’on puisse dire, au vu de ce qui se passe depuis un certain temps dans la sphère politique. A moult occasions, le pouvoir en place, plus précisément le chef de l’Etat, Macky Sall et son entourage cherchent à attirer des opposants au régime dans le giron présidentiel. La plus récente manœuvre politique date du week-end dernier, avec le patron du Ldr/Yessal. En effet, venu présenter ses condoléances, suite au décès du père de Modou Diagne Fada, le président Macky Sall a appelé le leader de la coalition Mankoo Yessal à venir travailler avec lui, pour l’intérêt supérieur de la Nation. Le leader de Yessal aurait promis de se concerter avec ses alliés, pour voir la suite à donner à cette invite du chef  de l’Etat.

Cet appel du pied à un opposant au régime n’est pas le premier. L’on se rappelle de l’invite faite par le Premier ministre, Boun Abdallah Dione à l’un des «lieutenants» du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, qui se positionne comme un opposant au régime actuel. Le Pm a profité de la présentation des condoléances de la Nation au maire de la Médina, Bamba Fall, suite au rappel à Dieu de son oncle maternel, pour lui tendre la main. Une invite qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd car, au delà de la promesse faite d’accompagner le président pour l’intérêt de la République, Bamba Fall ne cesse de poser des actes qui prêtent à confusion sur son compagnonnage actuel avec Khalifa Sall, en prison.

Plus loin de la capitale sénégalaise, notamment à Ziguinchor, la récente sortie du maire de la commune remet au goût du jour les différentes rumeurs sur son éventuel ralliement au camp présidentiel. En tout état de cause, le patron de l’Ucs, Abdoulaye Baldé avait déclaré, à qui veut l’entendre, qu’il est prêt à soutenir la ministre de l’Economie solidaire, Aminata Angélique Manga, qui lui avait fait au préalable les «yeux doux». La liste des personnes cooptées par l’actuel chef de l’Etat pour le soutenir dans sa quête de second mandat est loin d’être exhaustive, si l’on se rappelle des ralliements d’anciens responsables du défunt régime libéral, à savoir Sada Ndiaye, Serigne Mbacké Ndiaye, Mamadou Lamine Keïta, Awa Ndiaye, etc. Quoi de plus logique, serait-on tenté de dire, d’autant plus qu’un parti cherche toujours à se massifier.

UNE PRATIQUE QUI AURAIT DESSERVI SES PREDECESSEURS

Cependant, quid alors de l’efficacité de la transhumance pour espérer briguer un autre mandat ? En d’autres termes, le gain électoral pressenti avec ces divers ralliements est-il acté ou simplement une gageure ? Certains observateurs de la sphère politique pensent, que l’effet escompté n’a jamais été atteint, en tout cas pour les prédécesseurs de Macky Sall. L’on se rappelle de la salve de critiques, suite aux propos tenus par le président Macky Sall, en avril 2015, comparant la transhumance politique à une mobilité professionnelle. Même ses alliés, à savoir le Parti socialiste (Ps), la Ligue démocratique (Ld), ou encore le Parti de l’indépendance et du travail (Pit), n’avaient pas partagé la position du président de Bby. Après avoir indiqué, sans ambages, que «c’est un phénomène abject et immoral», le porte-parole de la Ld, Moussa Sarr avait estimé que «les transhumants n’ont rien apporté à Abdoulaye Wade en 2012, sinon il n’allait pas perdre le pouvoir». Pis, il avait soutenu, à l’époque, «qu’un régime qui s’accommode de transhumants se discrédite». La même analyse sera faite par le membre du Forum civil, Birahime Seck, qui s’était dit lui aussi convaincu que la pratique, dont avaient usé les prédécesseurs de l’actuel chef de l’Etat, n’avait pas eu l’effet escompté. «Cela a desservi les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, alors qu’ils avaient tous les moyens de l’Etat devant les opposants politiques», avait-il soutenu.

LA CRAINTE DE LA  NON-STRUCTURATION DE L’APR ET DES SCISSIONS DES PARTIS ALLIES

Se pose, alors, la question de savoir pourquoi le chef de l’Etat invite des opposants à le rejoindre, alors qu’il dispose actuellement de la plus grande coalition, et même du parti majoritaire au Sénégal ? L’on se rappelle, en tout cas, de l’analyse faite par le journaliste Momar Diongue à Sud Quotidien, en septembre 2017. A l’époque, l’analyste politique, citant les «tares congénitales» de la coalition présidentielle, soutenait que «Bby a le défaut du principal parti qui lui sert de locomotive, à savoir l’Apr. A l’image de l’Apr, Bby n’est pas structurée à la base». Enfonçant le clou, il avait estimé qu’il y avait «énormément de partis qui sont partis de Bby parce qu’ils estiment qu’en matière de considération et de traitement, ils sont moins écoutés, moins consultés, moins considérés, que les autres partis constituant les 5 majeurs», à l’image de Cheikh Bamba Dieye, Cheikh Tidiane Gadio, Ibrahima Fall, Amsatou Sow Sidibé, etc. Pis, il avait prédit une reconfiguration de Bby, en prélude à la présidentielle de 2019, à cause des remous et frustrations notés dans la quasi-totalité des partis alliés. Pour lui, il était clair qu’au Ps, tout comme à la Ld, ou dans Macky 2012, il y aura une partie qui sera avec Macky Sall et l’autre contre lui, en 2019. «Donc, Macky Sall, même s’il a réussi la prouesse de garder jusque-là en vie Bennoo Bokk Yaakaar, malgré certaines défections, pourrait voir certaines franges de cette coalition se retrouver autour d’autres candidatures que la sienne», avait-il conclu. Est-ce la raison de cette manœuvre politique du président ?

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