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Campagne électorale pour les législatives : La Raddho exige une lp pour khalifa sall

Juil 14, 2017 Poster par 
Campagne électorale pour les législatives : La Raddho exige une lp pour khalifa sall

Moins de cinq jours après le démarrage officiel de la campagne électorale pour les législatives du 30 juillet, la Raddho prend à bras-le-corps son rôle d’observateur du processus électoral. Et c’est pour fustiger le maintien en détention préventive de la tête de liste nationale de Mankoo Taxawu Senegaal, Khalifa Sall qui viole, selon elle, le principe de l’égalité de traitement réservée à tous les candidats en lice ; mais aussi la modification non consensuelle du code électoral, le traitement déséquilibré de l’information au niveau des medias publics (Le Soleil et la Rts1) ou autre utilisation abusive de l’image de Macky Sall dans les affiches de Bby , en violation manifeste de la jurisprudence Wade en 2001.

Selon la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), Khalifa Sall, tête de liste nationale de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal doit bénéficier d’une liberté provisoire pour pouvoir battre campagne au même titre que les autres candidats aux législatives. En conférence de presse organisée hier, jeudi 13 juillet, son secrétaire général par intérim, Sadikh Niass, a indiqué que le maintien dans les liens de la détention préventive du candidat Khalifa Sall qui doit légitimement jouir des mêmes prérogatives que les autres candidats viole le principe de l’égalité de traitement devant être réservée à tous les candidats et candidates à ces élections législatives.

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) tape du poing sur la table. Khalifa Sall, tête de liste nationale de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal pour les prochaines législatives, ne doit plus rester en détention préventive au moment où les autres candidats et têtes de listes déroulent leur campagne. En conférence de presse tenue hier, jeudi 13 juillet, Sadikh Niass, secrétaire général par intérim de la Raddho a formellement demandé qu’une liberté provisoire immédiate soit accordée au maire socialiste de Dakar pour lui permettre d’aller à la rencontre des Sénégalais comme le font ses concurrents. En effet, selon lui, le maintien dans les liens de la détention du candidat Khalifa Sall qui doit légitimement jouir des mêmes prérogatives que les autres candidats viole le principe de l’égalité de traitement qui doit être réservée à tous les candidats et candidates à ces élections législatives.

«Nous estimons que le candidat Khalifa Sall, tête de liste de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal, actuellement en détention préventive, jouit de la présomption d’innocence et de tous ses droits civiques et politiques dans la mesure où, il n’a pas encore été jugé et ne fait l’objet d’aucune condamnation définitive», a déclaré Sadikh Niass. Poursuivant son propos, le secrétaire général par intérim de la Raddho s’est prononcé par ailleurs sur le déroulement de la campagne électorale pour ces législatives du 30 juillet prochain. Et c’est pour dénoncer les cas de violences notés dans certaines localités en cette période de campagne électorale mais aussi pour déplorer l’absence d’équilibre dans la couverture des activités des 47 listes engagées dans ces élections de la part des médias publics : Le Soleil et la Radiotélévision sénégalaise (Rts). Accusant ces deux médias de faire la part belle à la liste de la coalition du pouvoir dans leur couverture, Sadikh Niass a notamment rappelé «l’obligation qui pèse sur les organes de gestion et de régulation des élections par rapport à l’égalité de traitement réservée aux candidats aux élections législatives du 30 juillet prochain.

Abordant le point relatif à la modification de l’article L78 du code électoral qui donne désormais la possibilité à l’électeur qui le souhaite de prendre seulement 5 bulletins sur les 47 en lice le jour du scrutin, le secrétaire général par intérim de la Raddho a déploré cette modification sans le consentement de tous les acteurs, notamment ceux de l’opposition parlementaire. «Même si il y a eu une majorité des candidats qui sont d’accord, l’idéal aurait été d’arriver à un consensus entre les acteurs avant de modifier la loi électorale à seulement un mois des élections, quand on sait que parmi les acteurs politiques qui sont contre figurent une bonne partie de représentants de l’opposition parlementaire», déplore Sadikh Niass. Avant d’estimer par ailleurs que cette nouvelle loi pose problème en ce sens qu’elle va violer le secret du vote et risque dès lors d’influencer le vote des électeurs.

RETRAIT DES CARTES D’IDENTITÉ BIOMÉTRIQUES : La Raddho parle d’un faible taux de 39.05%

Lors de ce face-à-face avec les journalistes, le secrétaire général par intérim de la Raddho s’est également prononcé sur la situation de retrait des cartes d’identité biométriques Cedeao. Et c’est pour déplorer un rythme de retrait de ces cartes d’identité couplée aux cartes d’électeur relativement faible sur l’ensemble du territoire et dans les pays où réside la diaspora sénégalaise. En effet, selon lui, à la suite d’une mission d’enquête sur l’ensemble du territoire national, la Raddho estime que le taux de retrait est de 57.51% par rapport aux cartes disponibles et 39.05% par rapport au total des inscrits. Ainsi pour permettre à un plus grand nombre d’électeurs de prendre leur carte, Sadikh Niass a également appelé à la décentralisation des commissions de retrait des cartes électorales et le renforcement des commissions itinérantes surtout dans les zones rurales.

Le droit-de-l’hommiste a aussi plaidé pour qu’une possibilité soit accordée aux citoyens qui n’auront pas la latitude de retirer leurs cartes d’électeur avant le jour du scrutin, de voter sur présentation de leur récépissé d’inscription plus une pièce d’identification valable. Et une multiplication, le jour du scrutin, des isoloirs dans les bureaux de vote (au moins deux isoloirs par bureau de vote). Poursuivant son propos, le secrétaire général de la Raddho a également fait état d’une absence quasi-totale des représentants des partis ou coalitions engagés dans la course pour les prochaines législatives dans les commissions de retrait des cartes d’identité couplées aux cartes d’électeur. Selon lui, seuls les représentants de la Commission électorale nationale autonome (Cena) sont présents dans toutes les commissions visitées par les équipes de la Raddho.

Par ailleurs, lors de ce face-à-face avec la presse, Sadikh Niass a également déploré le rythme de production des cartes qui, selon lui, ne semble pas suivre une certaine chronologie des inscriptions du fait que les premiers inscrits ne sont toujours pas les premiers dont les cartes sont disponibles. À cela s’ajoutent aussi, selon lui, des initiatives illégales prises dans plusieurs localités, notamment dans les zones rurales où, a-t-il dit, l’enquête a révélé des connivences entre certains chefs de villages et des responsables de commissions, ajoutées au fait que des cartes sont distribuées sans la présence physique de leurs titulaires.

LA RADDHO SUR LA PRÉSENCE DE L’IMAGE DE MACKY SALL SUR LES AFFICHES DE BBY : «Le président Sall n’a rien à voir avec cette campagne»

Interpellé sur la présence de l’image du chef de l’Etat sur certaines affiches de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), le secrétaire général de la Raddho par intérim a rappelé la jurisprudence du Conseil constitutionnel qui avait sommé le président Wade, lors des législatives de 2002, d’enlever son image sur les bulletins et affiches de sa coalition. Dans la foulée, il a déploré cette immixtion de Macky Sall dans une élection qui ne le concerne pas en tant président de la République. «En 2002, le Conseil constitutionnel avait motivé sa décision en disant que la présence de l’image de Wade était une violation du code électoral. Et le régime du président Wade s’était alors plié à cette décision en procédant au retrait de la figure de Wade. Le président Sall devait donc tenir compte de cette jurisprudence. En plus, le chef de l’Etat n’a rien à voir avec cette campagne qui concerne les députés. Il ne devrait pas figurer sur les affiches et les bulletins de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby). Car, la présence de son image sur les affiches peut créer une confusion chez le citoyen qui aura du mal à faire la distinction entre les sorties du président de la République et celle de la coalition Bby, comme on le constate actuellement dans certaines images diffusées par la Rts. Notamment les inaugurations et autres cérémonies présidées par le président de la République, on ne sait vraiment pas dans quel compte mettre ces activités-là : celui du chef de l’Etat ou du président de l’Apr».

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