Politique

Limogeage du recteur de l’UGB et du directeur du Crous : Bby, en phase avec Macky Sall

La majorité présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar est en phase avec son chef de file Macky Sall concernant l’université Gaston Berger (Ugb). Dans un communiqué signé de son secrétariat exécutif permanent, en date de ce dimanche 20 mai, et traitant du limogeage du Recteur de Saint-Louis et du directeur du Crous, elle a tenu à saluer « ces décisions qui traduisent une réelle volonté du président de la République de ramener le calme et la sérénité au sein de la communauté universitaire, suite aux évènements malheureux survenus à l’Ugb de Saint-Louis, le mardi 15 mai 2018 ».

Des évènements  qui ont entraîné la mort de l’étudiant Fallou Sène. Et de poursuivre : «  Ces mesures, qui ne préjugent en rien de l’issue de l’enquête judiciaire ouverte avec promptitude par le procureur de la région de Saint-Louis, et la saisine de l’Ige pour faire toute la lumière sur la gestion des bourses participeront assurément à l’apaisement de la situation pour une reprise du cours normal des enseignements ».

Dans la foulée, Bennoo Bokk Yaakaar, par son secrétariat exécutif permanent, a appelé à nouveau les étudiants, la communauté universitaire, les acteurs politiques et la société civile, « au calme et à la sérénité pour la paix et la stabilité de notre cher pays ».

Pour rappel, ce samedi 19 mai 2018, le président de la République a pris un décret nommant le Pr Ousmane Thiaré, recteur de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis en remplacement du Pr Baydallaye Kane, et Papa Ibrahima Faye comme directeur du Crous, en remplacement d’Ibrahima Diaw. Des mesures qui interviennent comme sanctions administratives après la mort de l’étudiant Fallou Sène.  

 

SudOnline

UGB de Saint-Louis-limogeage du recteur b. Kane et du directeur du Crous : Macky Sall sort le sabre

            

En attendant un retour au calme dans les universités sénégalaises, notamment Gaston Berger de Saint-Louis qui est en ébullition depuis le mardi 15 mai, suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, le président de la République, Macky Sall, a mis fin aux fonctions du recteur Baydallaye Kane et du directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de Saint-Louis, Ibrahima Diao. Des remplacements sous forme de sanctions administratives et/ou de mesures conservatoires contre les premiers responsables des espaces pédagogique et social de l’Ugb de Saint-Louis, après le drame du 15 mai.

Macky Sall a sorti le sabre ! En réaction aux malheureux événements qui ont conduit au décès par balle de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, suite aux affrontements ayant opposé les gendarmes aux étudiants de l’Université Gaston Berger le mardi 15 mai, le président de la République a décidé de sévir contre le Recteur de l’Ugb et cie.  Le Directeur du Centre d’excellence africain pour les mathématiques, informatique et technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic) depuis mars 2017, Ousmane Thiaré, est désormais le tout nouveau Recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis en remplacement du professeur Baydallaye Kane. Il a été nommé par décret pris le 19 mai 2018, selon un communiqué de la présidence de la République. Ce même document annonce également que le chef de l’Etat a nommé Papa Ibrahima Faye directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de Saint-Louis en remplacement d’Ibrahima Diao, ancien titulaire au poste. Ces mesures semblent toutefois loin de calmer la coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) qui exige en plus le départ des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et des Finances, tout en annonçant une marche pacifique, le 24 mai.

Le gouvernement espère un retour dans les amphis

Suite à la publication du communiqué portant limogeage de deux responsables de l’université, le porte-parole du gouvernement sénégalais a affirmé dimanche dernier s’attendre à une fin de la grève dans les universités publiques. Sur le limogeage, Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, a fait savoir que «ce sont des mesures conservatoires devant permettre aux étudiants de retourner dans les amphithéâtres». Selon lui, «l’enjeu est de retourner à l’université et de régler les problèmes par la démarche syndicale». 

PORTRAIT DU NOUVEAU RECTEUR DE SAINT-LOUIS : Qui est Ousmane Thiaré ?

Pour la communauté universitaire, l’actuel Recteur de l’Ugb est très bien connu dans son monde. Pour les autres, c’était le directeur du Centre d’excellence africain pour les mathématiques, informatique et technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic) depuis mars 2017.  Le Cea-Mitic est un projet d’un montant de 8 millions de US Dollars de la Banque mondiale, qui a pour but de changer les dynamiques de l’accès à l’emploi en formant une main d’œuvre de qualité et connectant tous les acteurs demandeurs et prestataires de services dans les domaines des Mathématiques, de l’Informatique et des Tic. En le nommant aux fonctions de président de l’Assemblée de l’université, Macky Sall fait effectuer à Ousmane Thiaré un come-back dans une université dans laquelle il a fait ses humanités. Il est en effet un pur produit de l’Ugb. Ousmane Thiaré, informaticien, a obtenu sa licence en 1997, sa maîtrise en 1998, son DEA en Mathématiques Appliquées en 2000. De retour au Sénégal, année après année, il occupe les postes de chef de la section d’Informatique de l’Unité de formation et de recherche des Sciences appliquées et de Technologie (Ufr Sat) entre 2007 et 2009, ensuite responsable du troisième cycle en Informatique entre 2011 et 2013 et enfin directeur du Centre de calcul Ousmane Seck de l’Ugb. 

Les Etudiants maintiennent la pression et marchent le 24 mai

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) annonce une marche nationale, le 24 mai, sur l’ensemble du territoire national, pour poursuivre le combat, après la mort de leur camarade, Fallou Sène. Suite au limogeage de Baydallaye Kane et d’Ibrahima Diao, les étudiants ne décolèrent toujours pas. Ils soutiennent d’ailleurs que « l’heure n’est pas à l’excitation et au contentement ». A l’occasion d’une assemblée générale tenue samedi dernier, la coordination se veut claire : « Ce que nous attendons est loin d’être acquis. L’affront que nous avons subi n’est pas comparable à ces deux limogeages ». Que veulent alors exactement les étudiants ? La Cesl exige toujours le départ des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et des Finances. « Nous réclamons sur un plateau d’or, les têtes de Mary Teuw Niane, d’Amadou Bâ et d’Aly Ngouille Ndiaye. Le combat est que l’auteur du crime soit emprisonné », nous a fait savoir Jeanne Gomis, membre de la Cesl. La Cesl maintient dès lors son mot d’ordre de grève illimitée.  Tout en réitérant son engagement et sa disponibilité à la cause estudiantine, la Cesl s’est dit déterminée à œuvrer pour que justice soit faite.

 

Le Quotidien

Moussa Taye, conseiller politique de khalifa Sall, sur la mort de l’étudiant fallou Séne : Plaidoyer pour la démission de Mary Teuw Niane, du recteur de l’UGB et

Le conseiller politique du député-maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, conforte les étudiants des universités de Saint-Louis et de Dakar qui exigent la démission des personnalités publiques impliquées dans la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, tué lors des affrontements entre étudiants de Saint-Louis et gendarmes. 

Dans un communiqué transmis à Sud quotidien hier, vendredi 18 mai, Moussa Taye a estimé qu’il existe « un lien évident entre la mort de Fallou Sène et la furie répressive du régime finissant de Macky Sall qui, dans un réflexe de survie, développe de nouveau des pulsions meurtrières ». Dans la foulée, la source a indiqué que «la mort de Mouhamadou Fallou Sène ne doit pas rester impunie comme les autres qui l’ont précédée». 

A ce titre, il a exigé la démission du ministre de l’Enseignement supérieur parce qu’il est « la cause profonde du mal vivre généralisé dans nos universités » mais aussi celle du Recteur et du directeur du Crous de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui ont, selon lui, autorisé l’intervention des forces de l’ordre en violation des franchises universitaires.

S’agissant de l’enquête ouverte par le Procureur de la République de Saint-Louis, Moussa Taye indiquera qu’elle «doit présenter des garanties d’indépendance pour s’assurer que cette fois-ci, le ou les auteurs de cette tragédie et les donneurs d’ordre soient identifiés et sévèrement punis par la justice».

 

Le Quotidien

 

Promulgation de la loi portant parrainage intégral : Macky Sall cherche la cadence

Votée le 19 avril dernier par l’Assemblée nationale, la loi n°13/2018 portant révision de la Constitution dans le but d’instaurer le système de parrainage intégral n’a toujours pas été promulguée par le chef de l’Etat, Macky Sall. Cela, bien que le Conseil constitutionnel ait tant soit peu donné un avis favorable depuis le mercredi 09 mai dernier, en se déclarant incompétent pour connaitre de la constitutionnalité de la loi en question. Toutefois, le président Macky Sall semble trainer le pas afin d’arrondir les angles avec les députés pourfendeurs dudit système, pour éviter un second recours au niveau du Conseil constitutionnel, lequel pourrait cette fois-ci se déclarer compétent.

Qu’est ce qui retient jusqu’à présent le chef de l’Etat, Macky Sall, pour promulguer la loi modifiant la Constitution dans le but d’instaurer le système de parrainage à tous les candidats et à tous les types d’élections ? La question mérite bien d’être posée d’autant plus que l’article 72 de la Constitution sénégalaise dispose que «le Président de la République promulgue les lois définitivement adoptées dans les huit jours francs qui suivent l’expiration des délais de recours visés à l’article 74». Mieux, en son article 75, il est mentionné que «le délai de la promulgation est suspendu jusqu’à l’issue de la seconde délibération de l’Assemblée nationale ou de la décision du Conseil constitutionnel déclarant la loi conforme à la Constitution». Pour ce cas précis, les «7 sages» semblent avoir donné carte blanche au chef de l’Etat en se déclarant incompétents pour connaitre de la constitutionnalité de la loi n°13/2018 portant révision de la Constitution, suite au recours en annulation déposée par l’opposition et les non-inscrits.

Ainsi donc, du 28 avril dernier, date d’expiration des huit jours francs suivant l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale, à ce jour, vendredi 19 mai, plus de 20 jours se sont écoulés sans que ladite loi ne soit promulguée et publiée dans le Journal officiel (Jo).  Ce qui suppose que la loi n°13/2018 devait être promulguée depuis un moment déjà car le délai de recours est à ce jour dépassé, nonobstant l’étape transitionnelle du Conseil constitutionnel.

Ce délai relativement long pris par le chef de l’Etat, Macky Sall, pour promulguer la dernière modification de la Constitution serait-il lié à la loi électorale devant passer à l’Assemblée nationale pour la mise en application du système de parrainage ? L’on est tenté de répondre par l’affirmative, si on se réfère aux propos tenus par le député coordonnateur du Parti pour l’unité et le rassemblement (Pur), Issa Sall. En effet, de l’avis du professeur en Informatique, «sur cette dernière loi, ils (les tenants de la majorité-ndlr) sont carrément coincés et ils commencent à faire appel aux députés de l'opposition pour discuter de l'applicabilité avant de la déposer à l'Assemblée». Pour le député, le régime en place a mis «la charrue avant les bœufs» car, disait-il, «avant de voter la loi constitutionnelle, ils (Macky Sall et cie-ndlr) devaient s'assurer de l'applicabilité de la loi électorale qui va suivre». Le vrai problème résiderait, à l’en croire, dans «le contrôle qualitatif et quantitatif des signatures».

Ainsi donc, le pouvoir chercherait à trouver un consensus sur la loi électorale avec les députés de l’opposition et les non-inscrits avant de promulguer les modifications opérées sur la Constitution, pour ensuite mettre sur la table de l’Assemblée nationale la loi électorale. Un consensus resterait alors nécessaire pour le régime afin d’éviter qu’après l’adoption de la loi électorale, certains députés déposent, une fois de plus, un recours au niveau du Conseil constitutionnel qui pourrait, pour ce cas d’espèce, connaitre de la constitutionnalité de la loi. Donc, il ne serait pas question pour le régime de promulguer la modification tant qu’une bonne frange des pourfendeurs du système de parrainage n’a pas été convaincue de la pertinence du système de filtre électoral. Ce qui éviterait de créer une autre radicalisation de l’opposition et des non-alignés qui persistent toujours à vouloir barrer la route au parrainage. En tout cas, ce qui est certain, c’est que la tâche ne sera pas de tout repos pour le président Macky Sall et son régime, dans la mesure où ses adversaires politiques pensent tenir le bon bout contre le parrainage.

 

Sudonline

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