Politique

Meeting de la coalition Mankoo Taxawu Sénégal : La libération de khalifa sall et le retour de karim exiges

La coalition de l’opposition Mankoo Taxawu Sénégal a tenu un grand rassemblement hier, vendredi 19 mai, au niveau du Boulevard du Général De Gaulle. Venus massivement prendre part à cette première manifestation de ladite coalition électorale, l’ensemble des leaders ont non seulement brocardé le régime de Macky Sall, mais surtout exigé la libération sans condition du maire de Dakar, Khalifa Sall, tout comme le retour du fils de l’ancien chef de l’Etat, Karim Wade. Ils se sont tous engagés à oublier leur personne pour bouter hors du pouvoir le Président Macky Sall.

Prévu à 15h sur le boulevard du Général De Gaulle, le grand oral de l’opposition regroupé autour de Mankoo Taxawu Sénégal contre le régime du Président Macky Sall, n'a pu démarrer qu'à partir de 17h 30mn, à cause des nombreux problèmes d'organisation. A tour de rôle, les leaders de la coalition se sont relayés pour clouer au pilori le régime en place et ainsi exiger la libération sans condition du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall en prison depuis mars dernier dans le cadre de la Caisse d’avance de sa mairie.

Prenant la parole, Me El Hadj Diouf du Ptp trouve que le maire de Dakar doit recouvrer la liberté dans la mesure où l’ancien maire de Dakar, Pape Diop a clairement indiqué que la Caisse d’avance de la mairie a toujours fonctionné de la sorte. Qui plus est, la robe noire député laisse entendre qu’un maire ne dispose pas de millions pour payer des fournisseurs, donc «Khalifa Sall n’a pas détourné de deniers publics», conclue-t-il. Allant dans le même sens, le patron du Ldr/Yessal, Modou Diagne Fada trouve que la place de Khalifa Sall n’est pas à Rebeuss, mais plutôt au niveau de sa mairie. Ainsi, tout en reconnaissant que la liberté ne se donne pas sur un plateau, il a informé que Mankoo va se battre pour remporter la majorité en 2017.

L'ancien président de l'Assemblée Nationale, non moins ancien maire de Dakar, Pape Diop de Bokk Gis Gis a abondé dans le même sens tout en estimant que la manifestation du jour montre que le peuple a tourné la page Macky Sall. Revenant sur la caisse d’avance de la mairie, il a précisé qu’aucun d’entre eux, que ce soit Khalifa Sall et lui, n’ont créé ladite caisse. Tout en informant que ladite caisse sert à venir en aide aux populations, il a révélé que les 30 millions de cette caisse ne peuvent pas servir à faire face aux nombreuses demandes des populations. A l’en croire, lorsqu’il était aux affaires, il n’a pu faire face aux sollicitations, en tant que président de l’Assemblée, que grâce aux fonds politiques. Il a par conséquent exigé non seulement la libération de Khalifa Sall, mais la «fin de l’exile forcé» de Karim Wade. Parce que, selon lui, ces derniers sont «des otages politiques de Macky». Cela, non sans s’engager à cheminer avec Mankoo.

LES LEADERS DE MANKOO S’ENGAGENT A S’OUBLIER

Prenant la parole, le leader du Fsd/BJ, Cheikh Bamba Dièye est revenu sur le rassemblement du jour de l’opposition. Pour lui, cela montre que le Président Macky Sall a tort de mettre Khalifa en prison. Rappelant que la place a connu de grands moments de lutte pour la démocratie dans ce pays, il trouve anormal qu'en 2017 les populations reviennent à cette même place pour réclamer la démocratie. Aux leaders de Mankoo, il leur a demandé de comprendre le message des populations présentes sur la place, et qu’il ne faut pas trahir sous aucun prétexte. Embouchant la même trompète, le patron de Rewmi, Idrissa Seck a rappelé la demande formulée par l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, implorant tous les leaders de Mankoo à oublier leur personne pour stopper le gaspillage et la dilapidation des ressources du pays. Pour lui, ladite demande a été acceptée et qu’aucun leader n’ose trahir cette demande des populations, formulée à travers la grande mobilisation. A l’en croire, l'ensemble des leaders de Mankoo sont prêts à offrir au peuple sénégalais la véritable clé qui permettra de stopper les dérives de Macky. Il a par conséquent invité les leaders de Mankoo à prendre l'exacte mesure des attentes du peuple pour répondre à ses aspirations.

LE REGIME DE MACKY EGRATIGNE

L’ancien Premier ministre de Wade n’a pas manqué de jeter de grosses pierres dans le jardin du régime de Macky Sall. Pour Idrissa Seck, le chef de l’Etat n’a aucun bilan à présenter aux Sénégalais. C’est ce qui explique, à son avis, «ses agressions répétées contre ses adversaires politiques». Lui emboîtant le pas, son poulain député Thierno Bocoum trouve qu’au Sénégal il n’y a ni «d’hommes forts», ni «d’Institutions fortes». Pour ce faire, il pense qu’il urge de changer cette Assemblée nationale. Le Secrétaire national adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr invite, par ailleurs, le peuple à se lever pour parer à la volonté du régime en place de frauder lors des élections législatives. Il révèle que les listes affichées au niveau des préfectures sont entachées d’irrégularité, de manquements. Par conséquent, il pense que le prochain combat de Mankoo et du peuple doit consister à refuser que le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, membre de l'Apr, soit l'organisateur des législatives. Parlant toujours des élections prochaines, le député coordonnateur du Fpdr, Mamadou Diop Decroix estime que le peuple s'est levé non seulement pour exiger la libération de Khalifa Sall, mais surtout des élections transparentes, le 30 juillet prochain. A noter que l’ensemble des leaders de Mankoo Taxawu Sénégal a répondu présent à cette mobilisation.

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7éme passage du gouvernement à l’assemblée nationale : Dionne déroule, l’opposition charge

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a effectué hier, jeudi 18 mai son septième passage à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions d’actualité des députés. Pour cet avant-dernier face à face, le Premier ministre et son gouvernement ont saisi l’occasion pour s’étaler sur certaines questions notamment la présence du riz en plastique au Sénégal, l’adoption du code de la presse, l’état des lieux du processus de la refonte du fichier. Quant à l’opposition, elle a saisi cette occasion pour charger à nouveau le gouvernement sur différents sujets.

DISTRIBUTION DES CARTES D’IDENTITÉ BIOMÉTRIE AVANT LES LÉGISLATIVES : Abdoulaye Daouda Diallo rassure

Tous les 6 millions de sénégalais inscrits sur les listes électorales obtiendront leur carte d’identité biométrie Cedeao couplée avec la carte d’électeur avant le 30 juillet. L’assurance est du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Répondant hier, jeudi 18 mai, à une interpellation des députés sur l’état des lieux du processus de la refonte du fichier électoral notamment la situation de la confection des nouvelles cartes d’identité biométrie et le rythme de leur distribution, Abdoulaye Daouda Diallo s’est montré rassurant.

Il a indiqué que son département prendra toutes les dispositions pour permettre aux citoyens d’entrer en possession de ce document avant le jour des législatives.

Soulignant par ailleurs que plus d’un million de cartes déjà produites sont en état de distribution, Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé également que les 550 commissions d’enregistrement des électeurs seront doublées pour faciliter la distribution des cartes d’identité et ce, jusqu’à à la veille des élections. Auparavant le ministre de l’intérieur qui a également rappelé que l’objectif initial de 4 millions d’électeurs est passé à 6 millions a dressé un bilan satisfaisant de la première phase de la refonte du fichier électoral.

BARTHELEMY DIAS, DEPUTE SOCIALISTE : «Le peuple reste sur sa faim»

«Cela était une plateforme pour le parti au pouvoir de faire de la politique. Ce qu’il faut retenir c’est que le peuple reste sur sa faim parce que le ministre de l’intérieur nous a effectivement indiqué qu’il y a eu 6 millions d’inscrits. Il y a eu selon les dires du ministre de l’intérieur 3 millions de cartes produites. Il n’a pas indiqué combien de cartes seront mises à disposition. Je voudrais dire que les chiffres de la coalition Mankoo Takhawou Sénégal sont de vrais chiffres. Sur 6 millions d’inscrits, aujourd’hui, il y a moins de 1 million de cartes qui ont été distribuées aux sénégalais et ça c’est inadmissible ! C’est la raison pour laquelle nous considérons que nous sommes toujours sur notre faim. D’autres questions ont été élaborées dont le pétrole et le gaz mais vous comprendrez que le premier ministre malheureusement n’a pas voulu aller dans le fond. Il s’agit d’accusations très sérieuses sur des détournements de ressources naturelles. La question qui est posée c’est de savoir est ce que ces accusations sont fondées ou pas. Je pense que si elles étaient infondées le procureur de la République serait autosaisi. A défaut, je pense que tout de même les personnes qui sont visées, ciblées ou accusées auraient dû porter plainte au moins pour diffamation. Ce qui n’est pas le cas. La question posée aujourd’hui au gouvernement par le peuple sénégalais est de savoir si ces ressources sont utilisées pour faire des deals sur le dos du peuple sénégalais ou pas. Mais pas de savoir si du pétrole ou du gaz ont été trouvés ou pas. Je pense que sur cette question, les sénégalais ne sont pas malheureusement pas satisfaits».

 

DEMBA DIOP, «DIOP SY» : «Nous sommes sortis de cette plénière satisfaits»

 

«Nous sommes sortis de cette plénière satisfaits. On a posé plusieurs problèmes que les gens sont en train de discuter dans la vie courante ou bien dans les villes. Il y’a des explications qu’on nous a fournies et qui sont très claires. Ces réponses permettront à tout un chacun d’analyser et de voir exactement mais aussi de faire la comparaison entre ce que les gens disent et la réalité. Cela nous permet également en tant que députés d’avoir des informations officielles parce qu’on avait que des informations issues de la presse. Dans d’autres domaines aussi, on a posé le problème sur lesquels l’État du Sénégal a reconnu qu’il y’a des carences. Par exemple, moi, j’ai posé un problème sur les sapeurs-pompiers notamment sur la défaillance au niveau de l’encadrement et le problème de leur sous équipement parce qu’il y’a eu beaucoup d’incendies dans le pays et des accidents de la circulation dont le bilan tourne autour de 336 morts cette année à moins d’un trimestre».

THIERNO BOKOUM : «Il ne s’agit rien d’autre, que d’une tribune politique donnée au gouvernement»

«Il faudra d’abord signaler quelque chose, vous avez tous observé que les députés ont eu deux réactions. La première, c’est de poser une question qu’ils ont déjà envoyé au Premier ministre. Cela ne sert à rien du tout. C’est des questions préparées. La deuxième réaction, c’est d’applaudir après que le Premier ministre ait fait sa campagne électorale, sa démonstration ou sa campagne déguisée, pour être clair. Il ne s’agit rien d’autres que d’une tribune politique donnée au gouvernement pour faire un bilan, travailler sur un bilan. Très franchement, c’est très dommage qu’on en arrive à ces situations-là. Nous avions dit que nous n’allions pas assister à ça, mais vous savez, quand on vous offre une scène de théâtre,vous avez le choix de venir ou de ne pas venir parce que vous savez que si vous venez vous ne verrez pas quelque chose de sérieux.

En tant que député, je n’ai jamais pu poser une question au Premier ministre tout simplement parce que la manière dont les choses sont organisées ne me permet pas de poser une question. Il n’y a pas de dialogue. C’est une discussion entre les mêmes personnes de la majorité. C’est la majorité qui discute avec la majorité. Ce n’est pas sérieux. C’est une mise en scène. L’autre aspect, c’est que nous avons entendu les réponses du Premier ministre et les membres du gouvernement. Mais sur pas mal de leurs réponses, ce n’est finalement que de la répétition, le ministre de l’intérieur qui vous dit qu’on a produit 3 millions de cartes et qu’on va essayer de distribuer, alors qu’en réalité, ils ont annoncé 6 199 000 inscrits. Est-ce qu’on doit donc parler de 3 millions seulement de cartes qui ont été produites ? Ensuite, combien de cartes ont été aujourd’hui distribuées au moment où nous parlons ? Les informations que nous avons, c’est 900 000 cartes sur ces 6 199 000 annoncées. En plus, on a l’impression qu’il y a une distribution sélective des cartes d’électeurs parce que beaucoup d’inscrits de leur camp ont vu leur récépissé photocopié et gardé.,

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Législatives au Sénégal: la majorité contre-attaque

Au Sénégal, la campagne pour les législatives du 30 juillet n'est pas officiellement ouverte, mais elle est déjà lancée. Mardi, la large coalition de l'opposition, lors d'un point presse, réaffirmait son soutien à Khalifa Sall. Le maire de Dakar, qui est l'un des leaders de cette coalition, est soupçonné de détournements de deniers publics, il est en prison depuis le 7 mars. L'opposition parle d'otage politique, elle accuse le pouvoir de chercher à casser la carrière de Khalifa Sall. La coalition de la majorité n'a pas trainé pour répliquer en organisant une conférence de presse ce mercredi et la réplique a été cinglante.

Avec notre correspondant à Dakar,  Guillaume Thibault

Ambiance feutrée, hôtel de luxe avec vue sur Dakar et l'océan. La toute nouvelle équipe de communication de la coalition au pouvoir, en l'absence de hauts dirigeants, ne voulait pas rater sa première sortie.

Sur le sensible dossier Khalifa Sall, précisément sur les conditions d'incarcération du maire, le responsable de la communication, Pape Mahawa Diouf, a été très clair : « Qu’est-ce que j’en sais moi des conditions d’incarcération de M. Khalifa Sall ? Je n’en sais absolument rien du tout et vous non plus d’ailleurs. Voilà ma réponse. »

Stratégie de la coalition au pouvoir, vanter le bilan de Macky Sall en le comparant à celui d'Abdoulaye Wade, qualifié de « vieil empereur déchu. Mais que ce soit dans le secteur social, dans le secteur économique, dans le secteur des infrastructures, il y a une rupture paradigmatique pour ne pas dire un processus révolutionnaire. »

Vanter un bilan donc et critiquer sèchement la coalition de l'opposition : « Nous avons en face une opposition tristement incendiaire qui tente d’arrêter la mer avec ses bras. Nous, nous serons sur le terrain de la lumière. » Une campagne qui va se poursuivre avec des face à face, les listes des candidats et leurs têtes de liste doivent être déposées la semaine.

RFI

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Querelles dans la mouvance présidentielle aux hlm : Benno Bokk Yakaar au bord de la scission

La coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar (Bby) aux Hlm est au bord de la scission à la veille des législatives prévues le 30 juillet prochain. Deux tendances semblent se former au niveau de ladite commune avec d’un côté Bby coordonné par Alassane Sow de l’Alliance pour la République (Apr), de l’autre, le maire des Hlm, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp). Au moment où les pro-Alassane Sow, notamment le porte-parole Aliou Badara Diatta, tirent la sonnette d’alarme sur un éventuel vote sanction à cause de la position politique «ambigüe» du maire, tantôt membre de Bby, tantôt défenseur de Taxawu Dakar, le poulain de Moustapha Niasse réaffirme son ancrage dans Bby, non sans recadrer M. Diatta.

Ça sent vraiment le roussi dans le camp présidentiel, plus précisément au niveau de la commune des Hlm. Deux tendances rivales de Benno Bokk Yakaar (Bby) apparaissent dans cette collectivité en cette veille des élections législatives du 30 juillet prochain. Joint au téléphone hier, mercredi 17 mai, par la rédaction de Sud quotidien, le porte-parole de Bby sous la houlette du coordonnateur Alassane Sow, à savoir Aliou Badara Diatta «tire la sonnette d’alarme». Il informe, ainsi, que les «populations des Hlm menacent de voter contre Bby, si jamais le maire Khalifa Ababacar Seck est avec Bby».

Sur les raisons d’un vote sanction que suivraient les populations de la commune, M. Diatta laisse entendre que ces dernières disent ne pas comprendre «la position ambigüe du maire des Hlm, qui est tantôt membre de Bby, tantôt membre de la coalition Taxawu Dakar».

S’expliquant, Aliou Badara Diatta rappelle qu’en 2014, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a été investi sous la bannière de Taxawu Dakar de Khalifa Sall. Au moment du référendum, poursuit-il, le maire «a été le coordonateur de Bby aux Hlm». Cependant, pour l’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), renchérit-il, le poulain du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a rejoint le camp du maire de Dakar pour briguer un poste de Haut conseillé, contre la liste de Bby. Aujourd’hui, «comme les législatives approchent, il (le maire) veut revenir pour diriger la liste de Bby», déplore-t-il.

Pis, il accuse le magistrat de la commune, aidé par son collègue au niveau du Hcct, non moins militant à l’Apr, Djaraf Ndao, de vouloir créer un «Bby bis» aux Hlm. Même si, par ailleurs, le maire «progressiste» se réclame toujours membre de Bby, M. Diatta soutient mordicus qu’il a «démissionné de fait». Plus précis, il trouve que juridiquement, on ne peut pas s’attaquer à un groupe dont on est membre, tout en continuant de réclamer son appartenance à ce même groupe attaqué. Soupçonnant, en réalité le maire d’avoir quitté Khalifa Sall car «il est dans de sales draps», M. Diatta se demande «si Khalifa Sall a une bonne santé politique, est-ce qu’il (M. Seck) ne va pas retourner dans Taxawu ?». A l’en croire, les populations, y compris les commerçants du marché Hlm, «se sont dit s’il est dans Bby on votera contre. Parce que les gens ne sont pas contents de lui».

KHALIFA ABABACAR SECK RECADRE ALIOU BADARA DIATTA

Pour en savoir un peu plus, la rédaction de Sud quotidien a interpellé le mis en cause, en l’occurrence le maire Khalifa Ababacar Seck membre de l’Afp. Joint au téléphone à son tour, l’édile des Hlm n’a pas changé d’un iota sur ses précédentes déclarations. Il soutient mordicus qu’il appartient à un parti politique, à savoir l’Afp, et qu’il suit fidèlement la ligne de conduite de son parti, notamment son ancrage dans Bby.

Donnant des précisions sur son compagnonnage avec Taxawu Dakar de Khalifa Sall et compagnie, le maire des Hlm explique que pour ce qui est des locales en 2014, l’Afp avait donné carte blanche aux gens de s’allier avec ceux avec qui ils peuvent aller ensemble. Poursuivant, il rappelle que lors de l’élection des membres du Hcct, en 2016, «le chef de l’Etat, responsable de Bby, avait dit que les départements qui avaient été gagnés par des coalitions telles que Taxawu Dakar et celle de Baldé à Ziguinchor, qu’on les laisse choisir leurs candidats». Sur cette base, les militants du Ps et ceux de l’Afp membres de la coalition Taxawu Dakar se sont retrouvés ensemble, indique-t-il.

Toutefois le maire précise qu’il n’est pas «venu pour créer un autre Bby. Je ne suis pas venu pour bousculer n’importe qui». Qui plus est, renchérit-lui, «je ne suis candidat à aucune liste». Mieux, il fait savoir d’ailleurs que la question des candidatures, ainsi que celle des responsabilités au sein de Bby n’est pas encore à l’ordre du jour. Par conséquent, il demande «amicalement» à Aliou Badara Diatta de ne pas le mêler «aux problèmes politico politiciens». D’attaque, il accuse M. Diatta et compagnie de vouloir au contraire créer un autre Bby. Mais, il prévient tout de même que «ils ne me trouveront pas sur leur chemin».

Toutefois, le poulain de Niasse a recadré le porte-parole de Bby aux Hlm, lui faisant comprendre que ce n’est pas à lui de déterminer sa position politique, ni de dire si les populations lui ont désavoué. «Si en 2019, les populations disent qu’elles n’ont pas confiance en moi, elles m’enlèveront», soutient-il, non sans informer qu’il est résolument concentré sur la mission qui lui a été confiée par les populations.

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