Politique

Tuerie de Boffa-Bayotte : Bby soutient l’état «dans la traque des assassins afin…»

Suite à la tuerie de la forêt classée de Boffa-Bayotte, les réactions de condamnation continuent. L’un des dernières vient du Secretariat executif permanent (SEP) de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY).

«S’agissant de la tuerie en Casamance, le SEP joint sa voix à celle de toutes les forces vives de la nation pour exprimer son indignation et sa consternation devant la tragédie survenue dans la forêt de Boffa-Bayotte, le samedi 06 janvier 2018, avec l’exécution sauvage de 13 jeunes sans armes. Aux familles des victimes et à toute la nation sénégalaise, le SEP de BBY présente ses condoléances attristées et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Il exprime son soutien aux pouvoirs publics dans la traque des assassins afin qu’ils soient sévèrement punis pour leurs actes ignobles.

Par ailleurs, le SEP de BBY encourage le gouvernement à demeurer ferme dans la dynamique de recherche continue d’une paix définitive en Casamance, après les efforts déployés pendant 05 ans et qui ont abouti à l’instauration d’une véritable accalmie dans la région», lit-on dans un communiqué daté d’hier, mardi 10 janvier 2018.

En effet, le samedi 6 janvier 2018, vers 16h30 locales, des populations de la commune de Brofaye, située dans le département de Ziguinchor, dans la partie Sud du Sénégal (855 km de Dakar), ont fait l’objet d’une attaque armée dans la forêt de Boffa-Bayotte. Ce drame, cette barbarie a occasionné la mort de treize (13) personnes (coupeurs de bois) et sept (7) blessés par balles, dont un grièvement. 

 

Appel au dialogue politique national de Macky Sall : Le pds entrebâille la porte

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) serait-il en train de reconsidérer sa posture vis-à-vis du dialogue politique national initié par le pouvoir en place ?  On n’est pas loin de le penser avec la dernière sortie du porte-parole du parti Babacar Gaye qui, se prononçant au micro de Rfi sur la tragédie survenue en Casamance, a annoncé que « cette affaire constitue une occasion pour renouer le fil du dialogue » et que le Pds ne s’opposerait à une telle initiative. Même s’il a tenu à préciser : « Non pas ce dialogue autour du simple code électoral, mais un dialogue au plan national »

La tragédie de Bayotte ayant occasionné le meurtre de 13 jeunes ramasseurs de bois en Casamance semble avoir bien fini de cristalliser la classe politique autour des intérêts dits supérieurs de la Nation. Trois jours après le drame, les acteurs politiques n’ont toujours pas fini d’interpeller le pouvoir en place pour que justice soit rendue aux fils de Casamance assassinés par les fossoyeurs de la paix dans cette partie sud du pays. Pour le Pds (premier pays d’opposition), l’occasion est par contre à saisir pour renouer le fil du dialogue avec le pouvoir en place.

Se prononçant sur la tragédie en question devant nos confrères de Radio France internationale (Rfi), le porte-parole du Pds Babacar Gaye a ainsi affirmé : « Il appartient au chef de l’Etat de prendre exemple sur d’autres pays, d’autres présidents qui, en général, font appel de manière solennelle à ce que les Sénégalais se retrouvent autour de sa personne, autour de son statut pour prendre en charge cette question d’ordre national. Et l’affaire qui s’est passée récemment dans l’arrondissement de Niaguis dans le sud du pays, constitue pour moi, une occasion de renouer le fil du dialogue ». Dans la foulée, le porte-parole du Pds précisera tout de même que ce dont il parle, ce n’est « pas ce dialogue autour du simple code électoral, mais un dialogue au plan national pour que les questions d’ordre national soient traitées d’une manière consensuelle ». Toute chose à laquelle les Libéraux ne sont pas opposés. Aussi dira-t-il : « C’est pourquoi au sein du Parti démocratique sénégalais, nous ne ferons rien pour décourager de telles initiatives ».

Les analystes ne manqueront certainement de voir dans cette sortie une sorte de volte-face du Pds pour répondre à l’appel au dialogue politique du Président Macky Sall. Une invite que le Pds de Me Wade avait déclinée pour diverses raisons pour des concertations dites nationales, sous l’égide du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, mais qui tardaient à prendre véritablement son envol du fait du manque de confiance entre acteurs politiques comme le signalaient récemment le Cosce du Pr Babacar Guèye et le Pacte de Mazide Ndiaye, deux regroupements d’organisations de la société civile.     

Sudonline

Capacité d’endettement, capacité de remboursement et éfficacité de la dette du sénégal : Macky sall a-t-il raison de dire qu’il n’y a pas débat ?

« Il faut qu’on arrête de parler comme ça de la dette à tort et à travers. Si l’on considère les critères et les normes de viabilité retenus pour la dette publique au plan international, l’un des deux critères fondamentaux reste le service de la dette sur les recettes budgétaires. Il faut qu’on soit capable de rembourser la dette. Si vous prenez ce ratio nous sommes à 10,9 % et la norme est de 30 %. Où est le débat ? » dixit le président de la république.

A mon avis, il y a lieu de débattre de la dette du Sénégal, car d’une part ce n’est pas ce gouvernement actuel qui la contracte qui va la payer, mais elle est plutôt à la charge des générations futures et d’autre part il faut se pencher sur l’efficacité de la dette, seul gage de son remboursement possible, sans le risque d’une rigueur budgétaire ultérieure pour faire face à nos engagements.

Oui, on peut concéder au président de la république que le Sénégal respecte toutes les normes pour s’endetter, mais est-ce qu’il respecte toutes les normes pour rembourser ? Il y a une capacité d’endettement, mais il y a aussi une capacité de remboursement et c’est deux choses ne sont pas forcément toujours en adéquation et de manière automatique. Ce n’est pas parce qu’on peut contracter une dette qu’on est solvable.

Au moment où la dette du Sénégal croît de 23,8%, la fiscalité croît elle de seulement de 10%. En 2018, le service de la dette serait de 75 milliards par mois, avec un volume salarial de 60 milliards par mois (135 milliards de dépenses incompressibles) et le recouvrement fiscal prévisible serait entre 120 et 130 milliards par mois. Le Sénégal n’a que la fiscalité comme source de revenus ; nous n’avons pas des ressources propres comme les émirats qui peuvent payer leurs dettes sur fonds propres ou les pays développés qui peuvent encore disposer de marges fiscales. Chez nous, l’élasticité de notre fiscalité est très limitée. Nous n’avons pas non plus la souveraineté de notre monnaie pour pouvoir l’utiliser comme stabilisateur sur notre dette.

Plus de 40% de la dette extérieure du Sénégal sont libellés en dollars et si le cours de cette monnaie va vers la hausse, notre dette serait impayable. On nous parle de 7% de croissance possible en 2018, mais ce qu’on ne dit pas, c’est que 80% de cette croissance sont portés par des entreprises étrangères qui peuvent rapatrier 100% de leurs bénéfices nets et souvent ce sont des entreprises qui bénéficient encore d’exonérations, et donc ne payent aucun impôt ou très peu au Sénégal.

Parmi les 45 pays africains endettés, le Sénégal fait parti des 20 pays les plus endettés, alors que le Mali, le Burkina Fasso et la Côte d’Ivoire qui ont la même structure économique que nous, font partis des 10 pays les moins endettés. La Côte d’Ivoire a au moins des matières premières à vendre alors que chez nous, les rares matières premières dont nous pouvons nous prévaloir sont gérées dans une opacité totale.

Notre dette continue de croître, elle est de 61% du PIB en 2017 et elle est projetée à 61,4% du PIB en 2018. Le FMI à travers l’ISPE, prodigue des conseils en matière de politique macroéconomique au Sénégal. Et dans ces dernier rapports, il a tiré la sonnette d’alarme en disant « …. que le Sénégal reste un pays à faible risque de surendettement, mais les indicateurs d'endettement se sont récemment dégradés, ce qui nécessite de grands progrès en matière de réformes fiscales et structurelles. Le Sénégal doit continuer de gérer sa dette avec prudence, notamment en faisant preuve de vigilance à l'égard de la dette non concessionnelle. » Lorsque le FMI parle de réformes fiscales, c’est pour demander au Sénégal de revoir l’assiette fiscale et la collecte des impôts, la taxation des entreprises surtout étrangères et la politique d’exonération qui nous prive de beaucoup de milliards par année. Le Sénégal lève souvent, certes facilement des fonds sur le marché obligataire, mais nous devons les rembourser à très court terme et à des taux qui avoisinent les 6% ; là aussi le FMI semble dire au gouvernement sénégalais que le recours systématique à cette forme de financement et sans modération, n’est pas sans danger pour notre équilibre économique. Il faut plus de patriotisme fiscal surtout que les revenus du Sénégal sont pratiquement d’ordre fiscal. Ce n’est pas parce que l’Etat fera payer à France Telecom plus d’impôts que sa filiale Orange va quitter le Sénégal. Ce n’est pas une taxe de plus, qui va pousser les entreprises étrangères à partir du Sénégal, alors qu’une bonne partie de leurs chiffres d’affaires se font sur notre sol. Ce n’est pas parce qu’un certain pourcentage de leur bénéfice net devrait être investi au Sénégal que les multinationales qui profitent de notre croissance vont quitter le pays.

Le débat Monsieur le président, ce n’est pas seulement sur la capacité de s’endetter, il faut aussi débattre sur la capacité de remboursement, mais surtout sur l’opportunité et l’efficacité de la dette et également d’où il faut aller créer de la marge pour mieux rembourser nos dettes.

La dette est un outil pour le développement d’un pays, mais c’est un couteau à double tranchant, l’exemple de l’Argentine est là pour nous prouver qu’une dette peut aussi pousser un pays vers la faillite.

 

Ibrahima Wade, secrétaire général Un Autre Avenir

Ousmane Tanor Dieng répond a ceux qui se réclament du président poète : «Il faut prendre la peine de lire Senghor au lieu...»

Le Parti socialiste (Ps) veut rester fidèle au socialisme démocratique, c’est-à-dire au «socialisme Senghorien», même s’il opte pour une remise en question permanente de son action face à l’exercice du pouvoir. Ce sont les assurances du Secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng, qui invite, par ailleurs, le camp qui se réclame de l’œuvre et de la pensée du président poète, Léopold Sédar Senghor, d’aller lire ou de comprendre sa doctrine. Il s’exprimait ainsi hier, mercredi 20 décembre, lors de la «journée du souvenir» commémorant la disparition du premier président sénégalais.

Comme de coutume, depuis maintenant 16 ans, les socialistes ont célébré la «journée du souvenir» hier, mercredi 20 décembre, en hommage au président Léopold Sédar Senghor, jour anniversaire de sa disparition. Cette 16e édition, qui a servi de cadre pour revisiter l’œuvre et la pensée du président poète Senghor, a aussi été l’occasion pour le Secrétaire général des «Verts de Colobane» de lancer des piques à ses détracteurs. En effet, Ousmane Tanor Dieng (Otd) a, tant soit peu, répondu au camp du maire de Mermoz-Sacré-Cœur, Barthélémy Dias et compagnie qui se targuent toujours d’être les dépositaires de la pensée du père fondateur du Parti socialiste (Ps). Pour lui, «il faut prendre la peine de lire Senghor au lieu d’en parler, alors qu’on ne l’a pas pratiqué ou lu, ou même si on l’a lu on ne l’a pas compris».

Donc, à ceux là qui soutiennent que le Ps est en train de saper l’héritage légué par le premier président sénégalais, Otd conseille «qu’il faut savoir raison garder». Sur ce point, d’ailleurs, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) se vaut clair. Pour lui, «le Ps est, aujourd’hui, plus ancré dans sa vision humaniste et sociale de l’action politique». Mieux, le patron des «Verts de Colobane» réaffirme leur fidélité «au socialisme démocratique, c’est-à-dire au socialisme Senghorien». Celui-là qui consiste, à son avis, à conformer les actions politiques du Ps à cette doctrine qui renferme des solutions efficaces face aux défis contemporains.

Parlant, par ricochet, du legs de Senghor, M. Dieng dira qu’il a laissé aux générations futures «la vision d’un socialisme démocratique adossé aux valeurs africaines de solidarité, de partage, et de dignité humaine». Pour autant, face à l’épreuve des mutations et à celle aussi de l’exercice du pouvoir, les socialistes trouvent qu’il y a lieu d’avoir le courage de se remettre en question et de remuer les concepts afin de les adapter au contexte.

En effet, Otd estime «qu’une remise en question permanente de notre action est nécessaire pour nous adapter à notre temps». Il reste, en fait, convaincu qu’un parti vivant est celui qui se renouvelle constamment dans sa pensée. Donc, en termes clairs, il indique que «la pensée socialiste ne se reconnait ni dans l’immobilisme idéologique, ni dans le dogmatisme». Cela, tout en précisant que «cette pensée doit continuer à dialoguer avec les concepts et les idées et doit se mouler constamment dans son contexte et dans son époque, tout en conservant sa substance inaltérable faite de valeurs et de principes».

SudOnline

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Calendrier

« Janvier 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

Video galleries

logotwitterFacebook