Politique

Lutte contre les marais noires, utilisation des dispersants en cas de pollution marine : Des pays africains mutualisent leurs interventions à Dakar

La Haute autorité chargée des de la Sécurité maritime, de la Sureté maritime et de la Protection de l’Environnement marin (HASSMAR) et l’Initiative mondiale pour l’Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF) ont conjointement organisé un atelier régional sur l’utilisation des dispersants dans le cadre de la lutte contre la pollution marine. La rencontre qui se tient du lundi 17 au jeudi 20 juillet à Dakar est placée sous le thème: «L’utilisation des dispersants en cas de pollution marine par hydrocarbures». Elle vise à lutter efficacement contre la pollution des milieux marins par les hydrocarbures. 11 pays de la sous-région y prennent part.

Les dispersants sont des produits tensioactifs qui accélèrent la dispersion naturelle du pétrole par l’agitation naturelle. Ces produits facilitent la dissociation ou dissémination des nappes d’hydrocarbure en surface en une multitude de gouttelettes réparties dans la colonne d’eau de quelques mètres à quelques dizaines de mètres de profondeur. Pour leur meilleure utilisation, en cas de pollution marine par hydrocarbure, des représentants de 11 pays de la sous-région échangent depuis avant-hier lundi 17 juillet à Dakar et ce jusqu’au jeudi 20 courant, à l’initiative de HASSMAR) et la GI WACAF.

Citant, en exemple, des tragédies maritimes qui se sont produits de par le passé, Aliou Moussa Sow, le Contre-amiral et secrétaire général de HASSMAR, explique qu’«à la lumière des incidents récurrents à travers le monde, les espaces maritimes sont exposés de manière prégnante aux risques de pollution liés notamment au trafic maritime et aux activités d’exploration ou d’exploitation offshore. Les cas de l’Amoco Cadix, de l’Erika, du pétrolier Prestige et de la plateforme Deep Water Horizon, rappellent à suffisance le syndrome catastrophique des marrées noires», a rappelé M. Sow.

Ainsi, pour lutter efficacement contre les marrées noires qui constituent un fléau pour l’écosystème marin, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures tant sur les plans juridique qu’institutionnel. «Le Sénégal a ratifié les Conventions maritimes internationales pertinentes, tout en veillant à leur transposition en droit interne et à leur mise en œuvre. Mais aussi l’élaboration d’un cadre de lutte contre la pollution marine et enfin d’une règlementation nationale, depuis 2016, sur l’utilisation des dispersants», a informé le Contre-amiral Aliou Sow.

Quant au représentant de l’Organisation maritime international (OMI) Clément Chazot, par ailleurs chef du projet GI WACAF, il a tenu à rappeler qu’«aucun pays n’est à l’abri d’accidents pouvant entrainer une marrée noire». Pour résoudre rapidement le problème des marrées noires et du coup réduire les effets négatifs sur l’écosystème marin, le représentant de l’OMI propose une mutualisation des forces à travers une «perspective plus globale d’échange et d’alignement des écosystèmes de protection de l’environnement marin à l’échelle régionale pour faire face aux pollutions marines qui, par nature, ne connaissent pas de frontières», a-t-il sollicité.

L’objectif principal de ce séminaire de Dakar est «la consolidation des dispositifs nationaux de prévention et de lutte contre la pollution du milieu marin par les hydrocarbures en se focalisant sur le développement et la mise en place de politiques d’utilisation des dispersants». Il s’agit spécifiquement: du partage des bonnes pratiques  relatives à l’utilisation de dispersants; de a familiarisation avec  l’outil d’aide à la décision qu’est le NEBA lors de l’utilisation de dispersants; du partage d’informations sur les  différentes politiques nationales relatives à l’utilisation des dispersants et du renforcement de capacités des autorités nationales compétentes sur le développement et la mise en œuvre d’une politique d’utilisation de dispersants et le système de prise de décision correspondant.

Sudonline

Lu 25 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Sénégal: Khalifa Sall poursuit son combat pour une liberté provisoire

Au Sénégal, après une interruption de 24 heures suite au drame au stade Demba-Diop, la campagne pour les législatives du 30 juillet a repris de plus belle. Deux têtes de liste, l’ex-président Abdoulaye Wade et le Premier ministre Mohamed Dionne sont en tournée dans le pays. Khalifa Sall, le maire de Dakar, est lui toujours en prison mais poursuit son combat pour mener sa campagne à l'extérieur. Ses avocats ont déposé lundi en fin de journée une nouvelle demande de liberté provisoire.

Le camp Khalifa Sall cherche, une fois de plus, à mettre le pouvoir et Macky Sall sous pression. « La violation des droits politiques est flagrante, l'Etat doit respecter ses engagements et lui permettre de mener campagne », expliquent des proches du maire de Dakar, en prison depuis le 7 mars pour des soupçons de détournements de fonds.

Devant le juge qui traite ce dossier sensible, les avocats ont notamment cité la Charte africaine des droits de l'homme, ainsi que les règles imposées par la Cédéao. L'idée : faire entendre la voix de Khalifa Sall à l'échelle sous-régionale.

« Mais le combat se mène avant tout ici au pays » complète l'un des 17 avocats. Cette équipe pléthorique met donc en avant l'article 8 de la Constitution du Sénégal : « La République garantit à tous les citoyens, les libertés civiles et politiques ». Ce qui veut dire pour les proches de Khalifa Sall qu'il doit pouvoir mener campagne mais aussi voter. Ils demandent donc la libération immédiate de Khalifa Sall.

Légalement, le parquet a cinq jours pour déposer ses réquisitions ; le juge en aura dix pour rendre sa décision. Khalifa Sall espère qu'elle sera rendue d'ici la fin de semaine.

Lu 21 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
APRES DAKAR ET TOUBA : WADE s’offre un doxaantu dans la capitale du nord

APRES DAKAR ET TOUBA : WADE s’offre un doxaantu dans la capitale du nord

Le Pape du Sopi continue sa caravane à travers le Sénégal. Ainsi, après un accueil populaire à Dakar et Touba, Me Wade est arrivé hier à Saint-Louis en provenance de Kébémer où une foule immense l’a accueilli.

Il y avait foule, hier, à Saint-Louis lors de la venue du leader de la Coalition gagnante Wattu Sénégal, Abdoulaye Wade, pour les besoins de la campagne électorale des législatives du 30 juillet prochain.  Selon des sources établies dans la capitale du nord, il y avait une forte mobilisation. Laquelle a contraint les automobilistes à annuler leurs rotations dans les artères de la ville.

Arrivé à Saint-Louis, vers les coups de 19h 00, en provenance de sa ville natale Kébémer, l’ancien président de la République, selon une source ayant participé à l’accueil, a initié une marche à partir de la gare routière jusqu’à Pikine en passant par les quartiers Médina Course et Guinaw Rail. Debout à travers le toit ouvrant de son véhicule, le Pape du Sopi a encore montré ce qu’il sait faire : galvaniser le public. Et ce dernier répondait par des slogans «Dano Jumonne» (On s’était trompé en 2012 en votant Macky Sall), «Gorgui Balniou» (On demande votre pardon). Une manière de dire à ceux qui disent qu’il est fini politiquement qu’ils peuvent déchanter, qu’il a toujours la cote.

Ce qu’on vu à Saint-Louis fait des centaines milliers de personnes. Jusqu’à 21 heures, il ne parvenait pas accéder au point de chute, c’est-à-dire le Pont Faidherbe où il devait tenir son meeting. Il y avait tellement de monde qu’il  a fait deux heures de temps entre la permanence du Pds et le Pont Faidherbe pourtant distant de quelque 900 m.

Les militants du Pds interrogés affirment qu’Abdoulaye Wade n’a jamais connu un accueil pareil même quand il était au pouvoir.

Ces militants, guidés par le responsable local du Parti démocratique sénégalais, Ahmet Fall Baraya, n’ont pas manqué de signifier à leur mentor que la distribution des nouvelles cartes d’identité/électeur est très mal faite. Ils avancent que la majorité n’ont pas encore reçu leur carte pour espérer exercer leurs droits civiques le 30 juillet qui se profile à l’horizon.

Cette parade rappelle, à bien des égards, celle effectuée en 2014 et qui lui avait permis de donner un coup de pouce à Ahmed Fall Baraya. Ce dernier était en ballotage favorable face à Mansour Faye qui finira par remporter la manche. Il en fit de même pour Aïssata Tall Sall qui, au finish, sortit victorieuse de son bras de fer avec Mamadou Racine Sy.

 Walf Quotidien

Lu 25 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Enquête sur les inégalités sociales au Sénégal : Des «visages» de la pauvreté

Le Mouvement Citoyen et la coopération Sénégal-Luxembourg ont organisé hier, lundi 17 juillet, une cérémonie de restitution de leur enquête sur «L’exclusion et des identifiants des inégalités sociales». Cette étude a concerné les populations de trois régions du Sénégal à savoir Saint-Louis, Matam, et Fatick.

La thématique des inégalités et des disparités interpelle au plus haut point des Organisation de la société civile (OSC) dont l’une des missions est effectivement d’agir pour que la voix des populations pauvres et marginalisés soit entendue et que leurs points de vue soient pris en compte dans les décisions politiques.

A cet effet, une enquête sur «L’exclusion et des identifiants des inégalités sociales» a été menée dans trois régions du Sénégal à savoir Saint-Louis, Matam, et Fatick. C’est  dans le cadre de la mise en ouvre de l’Accord de partenariat opérationnel, volet recherche action du programme «Budgétisation sensible au genre et gouvernance locale participation de la composante SEN/29 décentralisation développement territorial et bonne  gouvernance du PICIII Sénégal-Grand-duché du Luxembourg». Le Mouvement Citoyen et la coopération Sénégal-Luxembourg ont organisé hier, lundi 17 juillet 2017 une cérémonie de restitution de cette étude.

Selon Alpha Faye, secrétaire exécutif  du Mouvement Citoyen, il y a principalement deux volets: l’un concerne la consolidation du budget participatif sensible au genre et l’autre un appui aux actions du Mouvement Citoyen en faveur de la gouvernance locale participatif. Il estime que les résultats sur ses deux volets sont «l’appui-accompagnement apportée à 10 collectivités locales et les régions nord du Sénégal pour la mise en œuvre du budget participatif, la mise en place du réseau des collectivités locales du Sénégal du budget participatif». Et Alpha Faye d’annoncer «une caravane de sensibilisation des acteurs locaux sur l’importance du budget participatifs dans les 14 régions du Sénégal, en relation avec nos amis…»

LES FEMME FREINEES PAR LE POIDS DES NORMES SOCIALES DANS LES COLLECTIVITES LOCALES

L’étude sur la «Situation de la femme dans les collectivités  locales des trois régions (Fatick, Matam et Saint-Louis)» a décelé une vraie difficulté dans l’engagement féminin du fait du poids des dispositifs normatif et religieux qui impactent sur le rôle de la femme et sa place dans la réalisation des stratégies de développement socio-économiques.

Toutefois, «la forte présence des femmes dans toutes les collectivités locales au Sénégal est observable à Saint-Louis, Fatick et Matam. Ainsi le bureau municipal de la ville de Saint-Louis est composé de 22 femmes sur 46 conseillers. Mieux, la première adjointe au maire est une femme et 5 communes sur 18 sont dirigées par des femmes. A Fatick également la représentation des femmes dans le conseil municipale est appréciable», lit-on dans le document soumis à la presse.

UN REEL PROBLEME DU MAINTIEN DES ELEVES A L’ECOLE EN MILIEU RURAL

Cette présente étude s’intéresse aussi à la commune de Yang-Yang, située dans le Ferlo dans la région de Louga (Nord du Sénégal) qui fait parti des zones rurales où l’éducation est en deçà du taux national. En effet, cette région a longtemps souffert d’un manque d’infrastructures scolaires nécessaires au développement de l’éducation. «Le maintien des élèves à l’école est très problématiques dans les communes de Mbeuleukhé, Yang-Yang, Téssékéré, Mboula et Kamb. Les écoles sont presque désertes. Les effectifs sont très petits et avoisinent les 10 élèves par classe en moyenne», relève-t-on dans le document.

ACCES A LA COUVERTURE SANITAIRE DANS LA REGION DE LOUGA

Les résultats de cette enquête ont montré que les mutuels ciblées sont confrontées à d’énormes difficultés. Il s’agit notamment du faible taux de recouvrement des cotisations qui s’explique par la faiblesse des capacités financières des adhérents mais aussi par des faiblesses structurelles communes aux mutuelles. D’autre part, l’on peut constater une question liée à leur développement et leur efficacité. «Les structures de santé constituent le premier recours des malades. Ce qui signifie que les personnes malades sont systématiquement amenées dans une structure sanitaire comme le soutiennent 90% des personnes enquêtées», selon le document soumis à la presse.

Pour la représentante de la coopération Luxembourgeoise, ce programme de coopération a une durée de 6 ans, avec un coût de 50 milliards de F Cfa. C’est en soutien aux services sociaux de basse notamment la santé, la formation professionnelle et technique, l’hydraulique. Il s’y ajoute un autre volet de soutien à la société civile.

Sudonline

Lu 20 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)

AUDIO

La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Calendrier

« Juillet 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Video galleries