Politique

Sénégal: Macky Sall veut resserrer les rangs du parti présidentiel

Au Sénégal, le président Macky Sall réunit ce lundi 15 avril le secrétariat exécutif de son parti. Les cadres de l’Alliance pour la République ont rendez-vous avec le chef de l’État à 17h. La formation du nouveau gouvernement n’a pas plu à tout le monde. Il va falloir désamorcer les frustrations et les tensions.

Écouter les ex-ministres et les recalés du nouveau gouvernement, Macky Sall va devoir faire de la pédagogie au siège de l’Alliance pour la République. Dans le premier cercle du président, tous le reconnaissent, la frustration de ceux qui ont été laissés sur le bord de la route est bien visible. Il faut éviter les tensions qui peuvent devenir dangereuses, menaçant l’unité du parti et de la majorité présidentielle.

« Certains ont cru qu’en se battant pour la victoire, un poste au gouvernement leur serait automatiquement attribué », explique un proche du président. « Il va falloir rappeler que l’État est différent du parti », souligne à son tour le porte-parole de l’APR, Seydou Gueye. Qui ajoute : « Ce ne sera pas une réunion de lamentations, personne n’est propriétaire de son ministère », ciblant les ministres qui comme lui n’ont pas été reconduits.

Dernier défi pour le chef de l’État : maintenir dans le parti, comme les appelle l’opposition, les « transhumants », les anciens opposants ralliés à la majorité qui n’ont obtenu aucun ministère. Remotiver les troupes, tel est l’enjeu de la rencontre, pas seulement pour le quinquennat, mais également en vue des élections locales de décembre 2019.

RFI

Formation du nouveau gouvernement pour le quinquennat : Macky Sall pour un resserrement organique

            

Le Sénégal est sans gouvernement. Le Premier ministre (Pm), Mahammed Boun Abdallah Dionne a présenté sa démission au président Macky Sall hier, vendredi 5 avril, tout en gardant le suspense sur sa reconduction ou non. Tout en adressant un satisfecit au Pm sortant, le chef de l’Etat Macky Sall, par la voix du Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, a annoncé incessamment un gouvernement marqué par un «resserrement organique».

 

Va-t-il, en fin de compte, tenir sa promesse faite avant son élection à la tête du pays en 2012, notamment d’avoir une équipe gouvernementale de 25 ministres ? C’est la question qui taraude les esprits de bon nombre de Sénégalais qui ont écouté hier, vendredi 5 avril, le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, tout juste après la démission du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. En tout cas, tout donne l’impression que ce nouveau gouvernement en gestation ne sera pas pléthorique comme ceux qui l’ont précédé. Ou du moins, comme le gouvernement Boun Dionne II, du 7 septembre 2017, qui comptait au total 83 ministres, à savoir 41 ministres avec portefeuille, 3 ministres sans département, 39 ministres conseillers. En effet, venu livrer le message du président Macky Sall, nouvellement réélu pour un quinquennat, Maxime Jean Simon Ndiaye a laissé entendre que le chef de l’Etat informe que ce nouvel attelage gouvernemental «sera surtout marqué par un resserrement organique, un recentrage des missions essentielles autour des priorités qu’il compte imprimer à ce quinquennat». Mieux, le président Macky Sall semble vouloir toucher toutes les catégories d’âge. De l’avis du Secrétaire général de la présidence, le chef de l’Etat «informe qu’incessamment, sera composée une nouvelle équipe pour ce quinquennat qui démarre constituée de femmes, d’hommes et de jeunes».

 

MACKY SALL DELIVRE UN SATISFECIT A BOUN DIONNE 

Auparavant, le président Macky Sall, par la voix de Maxime Jean Simon Ndiaye, a dressé un bilan reluisant du travail accompli par son Pm sortant. Il indique, en fait que, «le Pm sortant (Mahammed Boun Abdallah Dionne) a su donner le meilleur de lui-même en faisant porter à son projet politique la marque d’une vaillance quotidienne ancrée dans le culte du résultat et qui nous vaut beaucoup de satisfaction aujourd’hui». Mieux, tout en le remerciant pour toutes ces années à son service, le chef de l’Etat a souligné que «durant ces 57 mois de fonction, le Pm sortant a accompli avec satisfaction les charges qui lui ont été confiées». Il n’a pas manqué de confondre dans ses remerciements l’ensemble du gouvernement sortant. Il saluera, à cet effet, l’engagement de ses désormais ex-ministres, tout en estimant que «les résultats ont été à la hauteur de leur dévouement à leur vision collective du futur».

 

BOUN ABDALLAH DIONNE MAINTIENT LE SUSPENSE 

A noter, par ailleurs, que le Pm sortant, Mahammed Boun Abdallah Dionne, venu présenter sa démission et celle de son gouvernement au président Macky Sall a gardé le clair-obscur sur sa présence ou non dans le nouveau gouvernement. En effet, à la sortie de son audience, il a laissé la balle entre les mains du chef de l’Etat. Pour lui, «à présent, c’est le temps du Président, après la démission du gouvernement». Faisant perdurer le suspense sur la personne qui sera à la tête de la nouvelle équipe chargée de mettre en œuvre la politique de Macky Sall, Boun Abdallah Dionne dira que «le président va mettre en place la nouvelle équipe parce qu’il s’agit également d’un temps nouveau, un temps pour prendre en compte davantage les espérances de la Nation qui portent très bien. Je pense que très bientôt, cette nouvelle équipe sera annoncée». Sera-t-il remplacé par du sang neuf pour ce temps nouveau ? Mystère et boule de gomme. Le moins que l’on puisse dire, après sa démission, il a remercié en son nom et au nom de toute son ancienne équipe le président «pour l’opportunité qu’il a bien voulu nous offrir pour l’accompagner, pour servir le peuple sénégalais sur la voie de l’émergence».

 

Pour rappel, Mahammed Boun Abdallah Dionne a été nommé à la tête du gouvernement depuis le 6 juillet 2014, soit presque 5 ans au poste de Pm. Pour le nouveau gouvernement, une première information avait fait état du démarrage des consultations aujourd’hui, avant que le Secrétaire général de la Présidence ne revienne dire que ladite formation se fera «incessamment». Cela, sans préciser de date.

 

SudOnline

L’appel à la raison ! Mamadou Lamine Danfakha

 

« Les moments de pause sont faits pour poser la valise et analyser à froid. Ingénieur hautement qualifié, baroudeur à travers le monde pour regarder, observer et comprendre, Mamadou Lamine nous propose ici une lecture rigoureuse des élections présidentielles de 2019 . Il est certes loin de son pays natal, mais on sait que les distances n'existent plus réellement à cause des NTICS. Fin analyste, citoyen engagé pour l'émergence du pays le Sénégal et de l'Afrique Mamadou Lamine nous décille les yeux de l'esprit pour ensuite nous inviter au travail dans un contexte moral et éthique.»P.B Cissoko

Les dernières élections présidentielles ont fait ressurgir les pires démons sénégalais. Des débuts de la campagne électorale à ce jour, passant par l'annonce des résultats, nous avons assisté à une série de dénigrements et de calomnies, loin de nos valeurs culturelles et morales.


D'une part, une victoire au premier tour avec 58% devrait être suivie d'une fête, un moment de congratulations entre artisans, mais aussi une prise de conscience. Car au moins 42% de ceux que vous allez diriger, ne vous font pas confiance.


À la place, il y a eu un silence assourdissant du côté des << vainqueurs >> pendant plusieurs jours. Un sentiment de honte nous dirons tous ceux qui contestent les résultats proclamés. N'oublions pas que le camp présidentiel a toujours revendiqué une victoire éclatante au premier tour, avant, pendant et après les élections.


Alors que le président sortant était d'une rare impopularité. Un homme qui aura sur sept ans, mis sur pieds une opposition qui se cherchait. À cause notamment de ses choix politiciens, synonymes d'un sectarisme révoltant et d'un acharnement sans précédent sur ses potentiels adversaires. Même s'il faut reconnaître que nombreux sénégalais ont décidé de le suivre sur ce chemin chaotique. Notre beau peuple s'est vu diviser en groupuscules ethnocentriques et confrériques, au grand dam d'un riche héritage, que nous enviait toutes les autres Nations. La diversité ethnique, culturelle et religieuse sénégalaise était jusqu'ici, une référence mondiale.


Et personne ne mérite de mettre à terre, ce monument bâti à sueur et à sang par nos illustres aïeux. L'ironie du sort est que le fatalisme a gagné beaucoup de terrain, face à l'appel de la conscience citoyenne. La déception du citoyen lambda qui ne sait plus à quel saint se vouer, tant la corruption a atteint toutes les couches ; sociales, morales, religieuses et intellectuelles. Ce qui était inacceptable, voire impensable hier, devient défendable aujourd'hui. Avec la complicité d'une certaine presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage.
La dernière en date étant celle de l'affaire de Monsieur Abdourahim Kébé, Colonel à la retraite. Un citoyen avec un parcours remarquable, digne serviteur de la Nation.

Nommé en 2010 chef de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (DIRPA). Ancien chef de la Division personnelle de l'état-major des armées de 2000 à 2003 en remplacement du colonel Ousmane Sarr. Il a participé à la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), de 2007 à 2008 et bénéficié d'une formation de l'Ecole supérieure de guerre d'Allemagne, de 2003 à 2005, avant d'occuper différents postes à l'armée de terre et à l'état-major des armées du Sénégal. Monsieur Abdourahim Kebe a suivi des cours d'état-major, en Tunisie, de 1992 à 1993, puis des cours de capitainerie d'infanterie aux Etats-Unis, en 1998. De 1993 à 1995, il a dirigé la Division musée et archives de la DIRPA. Il a aussi assuré la fonction de chef de la Division gestion et formation de 2008 à 2010.


Le colonel Kébé est titulaire d'un baccalauréat littéraire en 1978 et a fréquenté plusieurs écoles militaires dont l'Académie royale militaire de Meknès (Maroc), d'octobre 1978 à juillet 1981. Il a servi dans les garnisons des régions de Tambacounda, Kaolack et Ziguinchor, de 1982 à 2006. Mais ces attaques personnelles sont le fruit des bras armées du pouvoir, de vrais pyromanes sans éthique ni déontologie, se livrant à une guerre sans merci contre d'honnêtes citoyens. Des sénégalais qui ont comme seul péché, un engagement patriotique au sein de l'opposition.


L'un des plus en vue est sans nul doute le Groupe de presse GFM, au service de son << maître chanteur >> Youssou Ndour, à l'opposé des règles de base du journalisme. Voici un homme qui vogue au gré de ses intérêts. S'il a tout donné au Sénégal musicalement et culturellement, ce pays lui a rendu encore plus. Nul n'a le droit de piétiner les fondamentaux de notre démocratie.


L'homme de Fekké Ma ci Bolé devait faire preuve d'une certaine neutralité, mais hélas il en est loin. Avec son passé tumultueux, on pouvait se livrer au même exercice quand on sait qu'il n'est pas exempt de tout reproche. L'on se souvient de cette même presse qui avait fabriqué des éléments, afin de discréditer le candidat Sonko avec un certain Madiambal Diagne.


Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet. Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Avec la complicité de cette presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage. Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet.


Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Mamadou Lamine Danfakha- Ingénieur en Informatique-Entrepreneur-France

Leçon inaugurale donnée par Le Juge Kéba Mbaye à l&#039;Université Cheikh Anta Diop de Dakar Le 14 décembre 2005- L&#039;éthique, aujourd&#039;hui ? Dior Gueye CEO Gainde Group Holding

 

« Merci à Dior GUEYE qui fait du bon travail, montrer, présenter, etc, tous ceux qui bougent. Elle nous rappelle aussi pour prendre école en vue de nous améliorer. Je la suis sur linkedin. P B CISSOKO»

Que ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir et en abusent, ou qui se sont enrichis en foulant aux pieds les règles d'éthique se le disent bien ; ils n'inspirent aucun respect aux autres Sénégalais. Or le respect de ses concitoyens est le bien le plus précieux du monde. C'est le seul qu'il faut désirer, qu'il faut rechercher. C'est le seul qui est admiré. Le respect dû au pouvoir ou à l'argent, s'il a un autre nom, s'il s'appelle crainte ou courtisanerie, c'est que les paramètres éthiques qui les régissent se sont déréglés. Or, la crainte et la courtisanerie sont détestables parce qu'elles avilissent celui qui les inspire comme celui qui en est la proie. Elles ne durent que le temps que dure la force ou la fortune qui les motivent, c'est à dire peu ; et elles s'effacent avec la perte du pouvoir ou de l'argent. Le pouvoir est fait pour servir. Il est passager ; l'argent ne sert qu'à satisfaire les besoins ; au delà, il est inutile. Le respect de soi et le respect des autres par contre est un bien éternel et sans limite. Dieu lui-même le prend en considération dans le jugement qu'il porte et portera sur chacun de nous."


Un mot sur Keba MBAYE -Kéba Mbaye, juge sénégalais, président et fondateur du Tribunal arbitral du sport, est mort à son domicile de Dakar, jeudi 11 janvier, à l'âge de 82 ans.
Né à Kaolack, au Sénégal, le 5 août 1924, magistrat de formation, Kéba Mbaye a été président de la Cour suprême du Sénégal de 1964 à 1982, avant d'être, de 1981 à 1990, vice-président de la Cour internationale de justice de La Haye. Il a également été président du Conseil constitutionnel de son pays. Kéba Mbaye avait fondé le Tribunal arbitral du sport en 1983, et il en a été l'unique président jusqu'à sa mort.
Il a également été membre du Comité international olympique (CIO) de 1973 à 2002, participant longtemps à la commission exécutive ou dirigeant des commissions : depuis 1999, il était président de la commission d'éthique du CIO.


Et aussi ça -Mais l'activité la plus importante aux yeux du juge semble être son engagement dans l'Association pour l'unification du droit en Afrique (Unida) qu'il a créée en 1998. « Une façon d'accompagner l'Ohada », l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, dont il a dirigé, de 1992 à 1997, la rédaction de tous les textes. Dernier chantier de l'Unida : harmoniser le droit du travail en Afrique, par la rédaction d'un code commun. M'baye a adressé, pour ce faire, début février, au secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf un courrier sollicitant son appui. Comment fait ce « vieux-jeune homme » pour être présent sur tous ces fronts ? La recette est simple : il utilise de façon optimale tout son temps. « Je me lève tous les jours à 5 h 30 pour faire mes prières, confie-t-il. Je suis musulman pratiquant de confession tidiane ayant comme guide spirituel feu Serigne Abdoul Aziz Sy. À 7 h 30, je suis à mon bureau. Si je n'ai rien de spécial à faire, j'écris sur un sujet que je crée. »

Dior Gueye CEO Gainde Group Holding à suivre sur linkedin

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