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C’est un spectacle de désolation, ce vendredi 27 février 2015 à Madagascar, après des pluies torrentielles à Antananarivo. Plusieurs digues censées protèger la capitale se sont effondrées et l'eau a ensuite envahi les grands quartiers de la ville, ainsi qu'une dizaine de communes voisines. Les autorités évoquent de nombreuses victimes.

D’après le dernier bilan, les autorités malgaches font état de 14 morts et de 25 000 sinistrés. Un immense lac d’eaux boueuses a remplacé les rivières, les routes et les villages. A perte de vue, on ne voit plus que la cime des arbres et quelques toitures qui dépassent encore des eaux. Sur les routes et les îlots surélevés, en périphérie de la capitale, les sinistrés sont entassés avec ce qu’ils ont pu sauver de meubles et de bétail.

Un riziculteur expliquait ce vendredi matin que tout était allé très vite cette nuit, lorsque la digue a cédé. Il y a plus de six mètres d’eau dans ses champs et il a perdu toutes ses récoltes de riz pour l’année. Dans sa maison, il y a plus de deux mètres d’eau. Et s’il a pu évacuer sa famille, d’autres habitants sont encore bloqués. Dans la rue, une femme se jetait sur les secours, complètement paniquée, elle les exhortait à aller sauver une grand-mère coincée dans une maison qui risque de s’effondrer.

Mais les secours sont débordés. Par exemple, il n’y a que trois vedettes et seize militaires de la protection civile pour évacuer six quartiers. Mobilisés depuis 24 heures, sans arrêt, les secours ont déjà évacué plus de 700 personnes entre jeudi et vendredi. Et selon les estimations du lieutenant-chef, il reste encore un millier de personnes à secourir.

Ce vendredi matin, le Premier ministre et le président de la République se sont rendus sur place. Ils sont venus constater les dégâts et appeler la population à la plus grande prudence et à la solidarité. Un peu partout en ville, des maisons se sont effondrées, les pluies ont charrié des tonnes de terre. Entre l’érosion et les sols détrempés, les éboulements sont à craindre. Les travaux de consolidation des digues et de réfection des routes ont déjà commencé, mais la météo prévoit encore de fortes pluies jusqu’à lundi et l’eau continue de monter.

Rfi

Quelques mois après la conférence internationale sur les opportunités d’investissement dans l’espace communautaire, les investisseurs de Dubaï en tournée au Sénégal ont tenu hier, jeudi 26 février une réunion plénière avec les membres du gouvernement.  Venu assister à cette rencontre, le ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Mansour Elimane Kane, a profité de cette occasion pour leur soumettre deux nouveaux projets d’infrastructures de base.
 
Le gouvernement du Sénégal vient de  soumettre deux nouveaux projets aux investisseurs de la conférence de  Dubaï pour le financement d’infrastructures de développement. C’est ce qu’a annoncé Mansour Elimane Kane, ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement qui s’exprimait hier, jeudi 26 février lors de la réunion plénière du gouvernement avec les investisseurs de la conférence de Dubaï. « Il y avait trois projets qui ont été retenus à Dubaï, mais aujourd’hui nous avons mis sur la table deux autres projets très structurants. Il s’agit de deux projets autoroutiers qu’on veut ajouter sur la demande. Ce sera l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack qui va aller vers la frontière du Mali. Et l’autre sera Thiés-Saint Louis-Rosso pour réduire le désenclavement de notre pays », a-t-il fait savoir.
 
Pour lui, désenclaver le  pays contribue à améliorer le cadre de vie, parce que soutient-il, « tout est concentré à Dakar, or il y aura d’autres pôles qui vont s’installer sur le corridor  et cela va permettre de faire sortir les produits sénégalais vers l’extérieur ». Pour sa part, Birima Mangara, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et du plan, chargé du Budget, a rappelé que parmi les 17 projets retenus à la conférence des investisseurs de Dubaï en septembre 2014, trois intéressent spécialement le Sénégal. Il s’agit, dit-il, de la construction du pont à Ziguinchor, de la réhabilitation et de la construction du chemin de fer Dakar-Bamako-Ouagadougou, de la construction de postes de contrôle juxtaposés à M’pack, à la frontière avec la guinée Bissau.
 
Dans la foulée, il a fait savoir qu’au terme de cette réunion avec les investisseurs, il est attendu l’élaboration d’une feuille de route générale pour la poursuite des négociations jusqu’à la signature d’un contrat de  partenariat public-privé. Le président de la commission de l’Uemoa, Cheikh Hadjibou Soumaré qui a assisté à la réunion, a quant à lui, souligné que  nos économies ont besoin aujourd’hui de projets d’infrastructures structurants. « Nous avons toujours l’habitude d’entendre que la croissance ne se mange pas, mais nos pays ont besoin d’une croissance soutenue sur le long terme. Pour cela, il nous faut des infrastructures de base qui soutiennent cette croissance. C’est pourquoi le chef de l’Etat nous avait demandés de mettre l’accent sur les projets d’infrastructures. Ce que nous avons tenté de faire », soutient-il.
 
Revenant sur l’importance de la tournée des investisseurs de Dubaï dans les Etats membres de l’Uemoa, l’ancien premier ministre du Sénégal a mentionné que cette  rencontre est  la première d’une série appelée à se poursuivre  dans le cadre d’une plateforme de communication intégrant l’ensemble des acteurs qui sont les Etats membres, les investisseurs et les institutions communautaires. Selon lui, l’Uemoa  veut en effet  faire de ce nouveau partenariat un exemple de réussite pour favoriser le développement économique de la sous-région.

Fatou Bintou Niang Camara, démographe à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) et coordonnatrice de l’Enquête démographique et de santé continue et l’enquête continue sur la prestation des services de soins de santé se réjouit des résultats obtenus par le Sénégal, surtout à propos de la planification familiale. Sa plus grande satisfaction, dit-elle est que le pays gagnait un point tous les 5 ans sur la prévalence contraceptive, mais maintenant, il gagne jusqu’à 4 points et c’est important pour l’atteinte des objectifs.  

Parlez-nous de la pertinence de cette enquête ?
Il faut dire qu’on avait les Enquêtes démographiques et de santé tous les cinq ans, mais grâce à la contribution des partenaires techniques et financiers et l’Etat du Sénégal, on obtient annuellement tous les résultats. Ce qui est intéressant dans ce projet, ce n’est pas seulement l’Enquête démographique et de santé, mais elle est combinée avec l’enquête auprès des établissements de santé.

Parlez-nous des indicateurs relatifs à la planification familiale ?
Pour ce qui concerne la planification familiale, il faut dire que depuis 2012, on enregistre des progrès considérables. A titre d’exemple, on enregistrait des gains d’un point ou même moins d’un point, tous les cinq ans. Mais actuellement, on enregistre des gains de quatre points. En 2013, on était à 16%, aujourd’hui on est à 20% de prévalence.

Et quels sont les progrès réalisés dans la réduction de la mortalité infantile ?
Par rapport à la mortalité infantile, on est à 54 pour mille, alors qu’avant c’était 65 pour mille. Là aussi, de gros efforts ont été déployés pour arriver à ce résultat.

Qu’est ce qui a été déterminant, selon vous, pour arriver à ces résultats plus ou moins positifs ?
Il faut trouver l’explication de façon globale, il y a un ensemble d’éléments qui concourent à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant et parmi ces éléments, on peut citer l’accessibilité des services de santé. Aussi, la nutrition des enfants a-t-elle eu des effets positifs. A titre illustratif, la prévalence de l’anémie chez les enfants de 6-59 mois est importante puisque touchant six enfants sur dix, soit 60 %. Ce résultat témoigne toutefois des efforts qui ont été engagés puisque le taux était de 71 % il y a 1 an. De façon générale, la politique de santé est plus accentuée sur la santé de l’enfant, mais également de la mère et c’est très important.

Compte tenu de tout ce que vous venez d’expliquer, est-ce qu’on peut dire que le Sénégal est à quelques mètres d’atteindre les Omd 4 et 5 ?
Oui ! Le Sénégal est dans la bonne direction. Peut-être que dans un an, pour quelques indicateurs, notre pays va atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Certes on a enregistré de gros efforts, mais il reste à faire.

lequotidien.sn

Décidément, l’Afp de Moustapha Niasse est en pleine tempête. Après les huées contre le patron du parti et président de l’Assemblée nationale, la suspension de huit cadres sanctionnés comme auteurs des dites huées, le duel de positionnement ouvert pour la succession de Niasse, la guéguerre est repartie sur les chapeaux de roues entre « frondeurs» et « légitimistes » ou plus prosaïquement «pro-Niasse ».
 
A la source de la volée de bois vert entre responsables progressistes, le dernier communiqué de la nébuleuse…commission de communication de l’Afp exigeant purement et simplement l’exclusion du parti des incriminés, en somme de Malick Gackou et cie. Suffisant pour que Mamadou Goumbala, initiateur d’un courant au sein de l’Afp, dénonce les « cagoulards » dont Alioune Sall, le patron de l’Ancp, et surtout le permanent du parti, Bouna Mohamed Seck, accusé d’être le conspirateur du communiqué en question, voire de monnayer des motions de soutien en faveur de Moustapha Niasse, un leader coupé de sa base, à hauteur de 300 à 500 000 F Cfa.
 
En réplique, Bouna Mohamed Seck a vivement démenti les assertions de Goumala, un «mercenaire» qui a un problème avec le parti et non pas lui, et qui se fourvoie totalement pour  ce qui est de sa représentativité et celle de ses compagnons frondeurs au sein de l’Afp.
 
C’est un Mamadou Goumbala, très remonté contre le traitement d’un communiqué supposé provenir des instances de l’Afp, qui nous a contactés pour se porter-en-faux contre les informations relayées par le texte en question. Le chef de file du courant Afp/Force du changement a tenu à préciser ainsi qu’«il n’y a aucune structure légale du parti qui a demandé l’exclusion de qui que se soit. C’est absolument faux». Réagissant par rapport au dit communiqué faisant état de décisions prises par les instances de l’Afp, pour «infliger aux  auteurs des actes (huées contre Moustapha Niasse, le 22 janvier au Terrou Bi) la sanction suprême prévue par les textes: l’exclusion».
 
A en croire Goumbala, la structure qui a envoyé le communiqué à la presse n’a pas donné sa vrai identité dans la mesure où «il n’y a pas de commission de communication à l’Afp. Dans ce parti, le porte-parole officiel est Malick Diop», a-t-il précisé. En outre, a-t-il estimé, «s’il y a des exclusions à prononcer, c’est nous qui devons les exclure parce qu’ils sont minoritaires». Et de renchérir : «Ceux qui nous condamnent sont minoritaires et politiquement, ils ont tort».  
 
Mamadou Goumbala, un des frondeurs au sein de l’Afp, finira par pointer un doigt accusateur vers certains responsables progressistes. Pour lui, «ces cagoulards», ne sont personne d’autre que «le ministre du Commerce, Aliou Sarr et surtout Bouna Mohamed Seck». Très formel dans ses déclarations, il a indiqué que «c’est le permanant de l’Afp, en l’occurrence Bouna Seck, qui demande, à travers le Sénégal, à des gens de faire des motions de soutien à Moustapha Niasse». Enfonçant le clou, Goumbala l’a accusé de monnayer les motions de soutien à hauteur de 300 à 500 000 F Cfa.
 
Pis, il a estimé que tous les déboires et problèmes que rencontre l’Afp sont le fait du permanent en question. «C’est Bouna qui manipule tout, alors qu’il n’a jamais gagné une élection chez-lui à Saint Louis, même pas dans son bureau de vote». Sur les causes de ces agitations, M. Goumbala a estimé que «ceux-là sortent parce qu’ils ont entendu parler de médiation et de remaniement ministériel. Ils pensent aussi que Moustapha Niasse va leur laisser le parti. C’est pour cela que chacun essaie de se positionner».
 
Niasse cloué au pilori
 
Récusant par ailleurs le fait que certains cadres du parti soient pointés comme les commanditaires des huées contre Niasse, l’initiateur du courant Afp/Force du changement a indiqué «qu’à l’Afp, il y a un mécontentement général qui date de loin. Il y a un bouillonnement depuis longtemps». Pour lui, des  électives législatives aux joutes locales, Niasse a mis de côté l’Afp.
 
Jetant alors des piques à son mentor, il a fait savoir que «tout le monde dit qu’à l’Assemblée, le patron c’est Moustapha Diakhaté». Pour lui, son secrétaire général ne contrôle absolument rien au sein de l’hémicycle. Dans la même dynamique, il a informé que «Niasse est coupé de la base. Il n’accepte pas de recevoir les militants, tout comme les responsables. Même les députés qui sont à l’Assemblée se plaignent de l’ostracisme dont ils font l’objet et que Niasse ne veut pas les recevoir».
 
Une médiation effective mais sans…issue
 
Par ailleurs, Mamadou Goumbala a confirmé l’effectivité des tractations pour une médiation entre Moustapha Niasse et le camp des frondeurs. Cependant, il a indiqué que «pour la médiation, on ne se fait pas d’illusion parce qu’on connait bien Niasse. Quand il vient aux médiations, il a toujours un couteau qu’il est en train d’aiguiser. On le connait très bien, il ne lâche jamais, il n’oublie jamais et ne pardonne pas». Par conséquent, le responsable progressiste a fait savoir que «le moment venu, quand on présentera notre candidat, vous saurez que nous contrôlons l’Afp». En attendant d’y arriver, il a annoncé que «dans les prochains jours, nous allons faire des tournées à l’intérieur du pays pour consulter les gens qui nous sont favorables et qui sont majoritaires au niveau de l’Afp».
 
BOUNA MOHAMED SECK «TACLE» GOUMBALA
 
En réplique, Bouna Mohamed Seck ne s’est pas montré tendre envers Goumbala. Pour le chargé des élections de l’Afp, les structures légalement constituées de sa formation politique se sont bel et bien réunies pour proposer au parti de prendre des sanctions contre les camarades fautifs. Qui plus est, dégageant en touche les accusations contre sa personne, il a tenu à faire savoir qu’il n’est pas « l’alter-ego » de M. Goumbala qui nourrit une certaine haine gratuite à son égard, alors que son problème, c’est avec le parti et non contre lui.  
 
«Mamadou Goumbala n’est pas et ne peut pas être mon alter-ego. Il n’est pas mon interlocuteur», a ainsi dit Bouna Mohamed Seck. Se disant en porte-à-faux avec les attaques dont il fait l’objet depuis plus d’un an du fait par son camarade de parti, Bouna Seck a tenu à  répondre coup pour coup. Pour autant, il a indiqué qu’«il (Goumbala-ndlr) ne peut pas juger les gens à l’image de son comportement». Pour lui, ce dernier est «un mercenaire qui se donne au plus offrant». Avant de renchérir que Mamadou Goumbala était aux cotés d’Abdoulaye Wade entre les deux tours des dernières élections. Enfonçant le clou, le chargé des élections de l’Afp a indiqué que ce dernier devait normalement lui rendre grâce «car c’est mon frère et moi qui avions fait qu’il trouve son premier emploi fixe, alors qu’il avait plus de 60 ans». Qui plus est, a-t-il soutenu, «Mamadou Goumbala et ses camarades n’ont pas de problèmes avec moi, c’est avec le parti qu’ils ont des problèmes». Ce qui lui a fait dire qu’il ne comprenait pas les attaques dont il fait l’objet de la part de ces derniers.
 
Revenant sur le communiqué traité par la presse et dont il est accusé d’être l’auteur, le permanant de l’Afp a tenu à préciser que c’est bien une structure légale du parti qui est le signataire du document. Mieux, M. Seck a indiqué que le Comité ad hoc a été créé par le secrétaire général, Moustapha Niasse, et qu’une réunion s’est bel et bien tenue avec «l’écrasante majorité des responsables régionaux,  des responsables des jeunes, du Mounfep, de l’Ancp, de l’Anup et  de l’Anhp». A l’en croire, c’est à la suite de cette réunion que ledit comité a proposé au parti de prendre des sanctions contre les camarades fautifs. Dans la même veine, il a confirmé la condamnation des événements qui se sont déroulés au Terrou Bi, le 22 janvier dernier, par les militants de la diaspora de l’Afp. Suffisant pour lui de dire que «des contre-vérités ne peuvent pas effacer des faits», car selon lui, cela est la preuve palpable que les «frondeurs» constituent un groupuscule, contrairement à ce que veut laisser croire Mamadou Goumbala.     
 
Le directeur de Cabinet du président de l’Assemblée nationale démentira fermement les accusations de Goumbala qui lui reproche de monnayer les motions de soutien à Niasse contre de l’argent. Très remonté contre de tels propos, M. Seck a estimé que «c’est manquer de respect à tous ceux qui étaient présents à l’assemblée générale de samedi, à Saint Louis». Pour asseoir la légitimité de la rencontre, il a cité entre autres le professeur Yoro Ndiaye, Mame Khoudia Sarr, Pape Alassane Ndao, Mansour Ngom, tout comme Mamadou Diop et El Hadj Saer Diop, tous responsables progressistes à Saint-Louis présents à l’assemblée. Estimant pas ailleurs que «la haine est un mauvais conseiller», le chef de cabinet de Moustapha Niasse a dit s’en remettre à Dieu pour être départagé avec ces accusateurs.

Abdoulaye Wade n’en est pas à sa première. Sa sortie rappelle celle malheureuse à Tivaouane Peul où il avait menacé de retirer ses projets aux populations du Fouta. Il tentera également de mettre en mal son adversaire en 2012 avec les chefs religieux.

L’on peut penser que Wade est dicté par la seule volonté de faire libérer son fils. Indéniable ! Mais ce n’est qu’une explication de ce qu’il a laissé entendre mardi contre Macky Sall qu’il accuse d’être «descendant d’esclave». En effet, cette impertinence n’est pas une première. Il avait inauguré d’autres grossièretés alors qu’il était encore au pouvoir. C’est dire, comme le psychologue Serigne Mor Mbaye dans Sud Quotidien d’hier, que «son âge n’est pour rien» dans cet «usage d’armes et de missiles» contre son successeur. Il faut rappeler qu’en pleine campagne du premier tour de la Présidentielle de 2012, il reprochait au candidat de Macky2012 de n’avoir comme programme que la culture du «vote ethnique». En meeting à Matam, il avait tenté de diviser la communauté pulaar et par-delà toutes les ethnies. «Si j’avais demandé aux wolofs de voter pour moi, uniquement pour moi et que les diolas en fassent de même, où est-ce que cela nous mènerait ? C’est irresponsable ! Ce genre de discours ethiniciste ne doit pas passer, car pour gagner une Présidentielle, il faut avoir un programme», disait-il, oubliant que dans son gouvernement et le cercle le plus restreint des responsables libéraux, il y avait des pulaar.

Division entre les ethnies
Au second tour, menacé par son challenger soutenu par les 12 autres perdants, le candidat des Fal2012 propose aux populations de Podor et de Matam un programme de… chantage, comme il a eu à le faire aux Thièssois. Il récidive à Tivaouane Peul. «Si vous prenez l’option de voter pour Macky Sall, je vous laisserai entre les mains de ce dernier et je reprendrai tous les projets entamés pour les amener dans les localités qui m’auront été favorables au second tour et qui méritent autant que vous des ponts, des routes et d’autres projets. Ma position est très claire là-dessus. Et je demande aux grands responsables de mon parti qui sont dans ces départements de porter le message aux populations», rapportait le journal L’EnQuête. Ce n’est pas tout puisque Wade ajoutait : «Macky Sall qui dit que le Fouta lui est favorable parce qu’étant la terre de ses parents n’a même pas de programme pour cette population. Il n’a rien ; il n’a aucun programme. Je n’accepterai jamais d’aider des gens qui iront voter pour mon adversaire.» Pas un délire, mais bien un flagrant délit parce que les propos ont été circonstanciés quand il dit : «J’attendais de venir dans une localité habitée par la communauté Haal pulaar comme Tivaouane Peul pour le dire.»

Division entre les confréries
Abdoulaye Wade excelle dans l’art de la division. Mis en ballotage en 2012, n’a-t-il pas retourné la phrase de Macky, «les marabouts sont des citoyens comme les autres», en «citoyens ordinaires» ? Lors de son meeting nocturne à son retour de Versailles, n’a-t-il pas déclaré que son successeur ne respecte pas les chefs religieux ? Mais voilà que trois jours plus tard, il a dû déchanter, se faisant raisonner tour à tour par les khalifes généraux des différentes confréries. A Tawfekh, chez Serigne Cheikh Sidy Moctar, il entendra ceci d’un porte-parole du khalife, Serigne Cheikh Thioro Mbacké : «Le marabout prie pour vous et vous conseille d’agir dans l’intérêt (de la Nation), la légalité et la paix.» A Tivaouane, le porte-parole de la famille, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, lui rappellera : «C’est Macky Sall qui est maintenant le Président de tous les Sénégalais. Vous avez le droit de revenir au pays, mais cultivez la paix. Il faut que tout se fasse dans la paix et la concorde que le Sénégal a toujours connues.» Chez les layènes, c’est Serigne Mouhamadou Lamine Laye, frère du khalife et porte-parole de la famille, qui dira à l’ancien Président : «D’un sage, on attend toujours des actes mesurés et productifs parce que provenant d’un esprit sain.»
Et que dire d’un musulman, de surcroît un président de la République qui compare «son» monument de la Renaissance aux statues de Jésus dans les églises ! Il a failli couper le fil du dialogue islamo-chrétien qui nous fait oublier qu’il y a une minorité et une majorité au Sénégal.

lequotidien.sn

 

La démolition-reconstruction luxueuse de Patrick Vieira

1L'ancien international français aime visiblement l'endroit où il habite mais se sent à l'étroit. Il a décidé de sacrifier sa maison estimée à 3,7 millions d'euros, pour se faire construire au même endroit une propriété plus fastueuse encore.
Il y a quelques jours, l'autorisation administrative de démolir est arrivée au domicile de Patrick Vieira. L'ancien joueur de Manchester City habite à Hampstead, un quartier chic de Londres, au nord-ouest de Trafalgar Square, révèle Le Figaro. Il va donc pouvoir se lancer dans une opération démolition-reconstruction version luxe. Pour ce faire, il a du renoncer à l'idée d'une terrasse sur le toit. Qu'importe, la future propriété atteindra son objectif d'un surcroît de luxe.
En attendant, Patrick habitera Manchester...
Elle s'étirera sur quatre niveaux. Car il faudra y installer tout ce qui se fait le prestige des dites demeures : salle de sport, salle de jeu, bar, piscine avec solarium, suites, parking, salle de cinéma, etc. Certes, pendant les travaux, Patrick Vieira devra consentir quelques sacrifices, notamment celui de loger dans sa villa du sud de Manchester, évaluée « seulement » à 2,7 millions d'euros.
• Zlatan, un appartement de 600 m2 à 30 000 € par mois
edito.seloger.co

 

Daech brûle 8000 livres rares à Mossoul et saccage un musée : que veulent les intégristes et font les grandes puissances ?
L'image et les écritures sauvent la mémoire, Socrate le disait bien et c'est pourquoi il a accepté l'écriture.
Chaque jour on assiste à des scènes indicibles pour l'intelligence et pour les civilisations. Dans le Coran, dans la bible, dans tous les livres, il est recommandé d'aller chercher le savoir et de le protéger en le transmettant. Il est difficile d'admettre que la seule motivation des djihadistes est de choquer le monde, il me semble qu'ils n'ont pas compris qu'il est des choses qu'il faut laisser à la postérité. Le djihad a vécu au temps du prophète, aujourd'hui et il l'avait annoncé il faut faire le djihad sur soi ' le connais-toi toi-même de Socrate ; chaque être humain devra faire se retour sur soi pour mieux se comprendre et bien se conduire avec les autres. Notre corps se tiraille avec l'esprit qui du reste est l'essentiel intelligible, donc il faut un tripalium sur soi pour mourir au corps, au matériel, accessoire et périssable pour préserver l'essentiel, qui va demeurer. Les grandes puissances ont la possibilité de s'interposer pour arrêter la folie destructrice des intégristes DAECH, mais on se demande s'il faut encore des TIMBUCTOU, des Mossoul, pour qu'elles interviennent pour le bien de l'humanité. J'ai d=u mal à comprendre cette non-ingérence quand le patrimoine mondial est menacé ou saccagé. Pape B CISSOKO
Par LEXPRESS.fr, publié le 25/02/2015 à 11:27, mis à jour à 11:27
Les combattants de l'organisation Etat islamique ont incendié une bibliothèque à Mossoul, en Irak, ainsi qu'une église et une école.
8000 livres rares partis en fumée. Dimanche, les terroristes de l'organisation Etat islamique ont brûlé la bibliothèque de Mossoul, en Irak. "Ils ont utilisé des bombes artisanales", raconte Ghanim al-Ta'an, cité par le site d'information américain The Fiscal times. Des responsables locaux ont tenté de convaincre les djihadistes d'épargner la bibliothèque. En vain.
Ce lieu, ouvert en 1921, abritait des manuscrits du XVIIIe siècle, des journaux irakiens du début du XXe et des objets datant de plusieurs siècles dont un sextant et un sablier. Il avait déjà été visé par des pillages lors de l'opération militaire américaine en 2003.
Sur leur lancée, les combattants de l'organisation Etat islamique ont détruit une église et l'école de théâtre. En décembre, ils avaient brûlé une autre bibliothèque, celle de l'université de Mossoul.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/daech-brule-
Le groupe EI anéantit les antiquités du musée de Mossoul
Par RFI ,Des membres du groupe État islamique détruisent des statues du musée irakien de Mossoul. capture d'écran
L'organisation Etat islamique s'en est encore pris au patrimoine historique et archéologique de la Mésopotamie. Les jihadistes ont dévasté le musée de Mossoul, la deuxième ville irakienne entièrement sous leur contrôle. Statues, sculptures et monuments, des antiquités plusieurs millénaires ont été réduites en poussière. L'Unesco demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur ces destructions.
A la massue ou au marteau-piqueur, les partisans de l'organisation Etat islamique ont dévasté le musée de Mossoul. Fiers de leur acte, ils se sont filmés et ont publié la vidéo sur Internet. Ils ont même ajouté des effets au montage : des ralentis de coups de massue sur les visages, les têtes et les bustes des statues. Des vestiges d'une civilisation plusieurs fois millénaires sont anéantis. Le musée de Mossoul est désormais un véritable champ de ruines.
Pour le groupe EI, ces antiquités ne constituent en rien un patrimoine culturel. Elles sont au contraire perçues comme des idoles qu'il faut détruire, l'idolâtrie étant proscrite par leur idéologie. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les jihadistes et leurs partisans s'attaquent aux symboles historiques et archéologiques dans cette région. La bibliothèque de Mossoul a été incendiée. Des milliers d'anciens ouvrages et de vieux manuscrits sont partis en fumée. Même des mosquées sont démolies. Celle qui abritait le tombeau du prophète Jonas a été dynamitée. Rfi.fr

 

La liste des pays à éviter pour les ressortissants français et autres : prudence
par Manon Bourgeois
Alors qu'une ressortissante française a été enlevée au Yémen ce mardi, Planet.fr vous rappelle les pays à éviter.
Huit pays sont sur la liste rouge du ministère des Affaires étrangères. Il est formellement déconseillé de s'y rendre, comme le rappelle Le Monde. Par ailleurs, une quinzaine d'autres territoires sont déconseillés sauf raison impérative.
Le Yémen
Ce mardi, Isabelle Prime, une française de 30 ans a été enlevée. Elle travaillait comme consultante pour une société spécialisée dans la protection sociales et était responsable d'un projet pour le Fonds social yéménite. Le ministère des Affaires étrangères explique sur son site Internet qu'en raison de la situation politique et sécuritaire actuelle, les ressortissants français sont invités à quitter le Yémen dans les meilleurs délais. L'ambassade de France à Sanaa, la capitale est fermée depuis le 13 février. Le Yémen, divisé entre les musulmans chiites et sunnites, connaît une situation de crise. De plus, Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) est implanté dans le sud du pays.
La Libye
Depuis l'assassinat d'un ressortissant français à Benghazi en mars 2014, il est formellement déconseillé de se rendre dans l'est du pays. Par ailleurs, les déplacements dans le sud du pays où des enlèvements et des actes hostiles envers les Français se produisent, sont proscrits.
La Somalie
La milice islamiste Al Shabaab, affiliée à Al-Qaïda, contrôle encore la partie du Sud de la Somalie où les assassinats sont très fréquents. Les travailleurs humanitaires et les journalistes risquent également de se faire enlever à Mogadiscio, la capitale.
L'Irak
Au vu de la situation actuelle en Irak, il est recommandé aux ressortissants français de quitter les territoires contrôlés par l'insurrection et les zones d'affrontements. Il est également déconseillé de voyager au Kurdistan par l'Irak.
La Syrie
Le conflit qui touche actuellement le pays du Moyen-Orient rend la situation très dangereuse pour les ressortissants français. Le climat de violence qui prévaut en Syrie a conduit la France à fermer son ambassade. Plus de 200 chrétiens syriens ont été enlevés dans la région de Hassaké depuis le début de la semaine.
L'Afghanistan
En décembre, un attentat suicide s'est produit à l'Institut français de Kaboul. Depuis, il est recommandé d'éviter tout déplacement. Le niveau de violence est toujours très élevé et les séjours dans le pays sont à proscrire.
Le Pakistan
Suite à l'attentat qui a fait 150 morts dans une école militaire en décembre dernier, il est fortement déconseillé de se rendre au Pakistan. De plus, de violentes manifestations ont eu lieu suite à la publication de Charlie Hebdo, le 14 janvier, contre le journal satirique et la France.
La Corée du Nord
La plus grande prudence est de rigueur en Corée du Nord, en raison des tensions avec la Corée du sud et le régime très répressif du régime nord-coréen. La France n'a aucune relation diplomatique avec la république populaire démocratique de Corée. Les ressortissants français doivent faire preuve de vigilance.
http://m.planet.fr/international

 

Toute vie est une vie Contes et légendes du Mali Diptyque par Jean-Louis Sagot-Duvauroux et Lazare Minoungou- BlonBa /
Théâtre de l'Arlequin
Récits réunis et adaptés par Jean-Louis Sagot-Duvauroux et Lazare Minoungou
Une production BlonBa / Théâtre de l'Arlequin
1 – Mangeailles
2 – La Buffle
NIN BEE NIN : TOUTE VIE EST UN VIE
En annexe un cadeau : LA CHARTE DU MANDEN
La Charte du Manden, texte fondateur du Mali classique (XIIIe siècle) commence par une affirmation d'égalité : « Toute vie est une vie, nulle vie n'a l'aînesse sur une autre vie, nulle vie ne surpasse une autre vie ».
Toute vie est une vie est le titre choisi pour un diptyque théâtral qui fait vivre la riche tradition des récits qu'on se raconte dans les villes et les villages de l'aire mandingue. Ces spectacles, dont le premier a été créé le 28 novembre 2014 au théâtre de l'Arlequin, mettent en scène une multitudes de personnages, humains et animaux, imaginaires ou historiques qui font pénétrer les spectateurs petits et grands dans l'univers de cette région du monde. La musique y tient une place importante. Même si l'expérience de la première création (Mangeailles) montre que tous les âges sont susceptibles d'être intéressés par cette forme, elle peut s'inscrire sans peine dans une proposition jeune public.
Toute vie est une vie est une production de la compagnie BlonBa/Théâtre de l'Arlequin. Habituellement, les spectacles de BlonBa viennent du Mali à l'occasion des tournées organisées chaque année en Europe. Toute vie est une vie est d'un usage plus souple puisque ses protagonistes résident en France, ce qui permet de répondre à la demande en dehors des contraintes de calendrier imposées par l'éloignement.
L'équipe de Toute vie est une vie réunit :
- Jean-Louis Sagot-Duvauroux (textes), co-fondateur de BlonBa et directeur de son antenne française, directeur du théâtre de l'Arlequin http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Sagot-Duvauroux
- François Ha Van, metteur-en-scène, qui a déjà travaillé avec BlonBa sur plusieurs spectacles (Plus fort que mon père, Ala tè sunogo, L'Homme aux six noms, Sakakounou) http://velo-vole.fr/equipe/francois-ha-van/
- Lazare Minoungou, comédien, conteur https://www.youtube.com/watch?v=EsgE3WSkX2M
- Roukiata Ouédraogo, comédienne http://www.dailymotion.com/video/xx014v_entretien-du-jour-roukiata-ouedraogo-230113_tv
- Simon Winsé, musicien https://vimeo.com/32204547
1 – Mangeailles, contes gloutons du Sahel
Création le 28 novembre 2014 au théâtre de l'Arlequin (Morsang-sur-Orge)
Récits traditionnels adaptés par Lazare Minoungou et Jean-Louis Sagot-Duvauroux
Metteur en scène : François Ha van, avec Lazare Minoungou et Simon Winsé
Une sorcière qui engloutit quarante enfants, une hyène amatrice de miel, un lièvre et une pintade qui tentent de se croquer l'un l'autre, une montagne dévoreuse de jeunes épousées... Mangeailles réunit deux artistes burkinabè à la présence scénique époustouflante autour de récits gloutons transmis de génération en génération. Du loup dans le Petit chaperon rouge à l'ogre du Petit Poucet, manger son prochain est un thème récurrent de ce genre littéraire. Et la version africaine de ce fantasme universel ne manque pas de croquant.
Le spectacle est composé de trois contes courts mettant en scène des animaux à la façon des fables d'Esope ou de La Fontaine (adaptation Lazare Minoungou), et d'un conte initiatique – Flani Boyi – issu de la tradition des confréries de chasseurs-donso (adaptation Jean-Louis Sagot-Duvauroux). La musique tient une place importante dans le déroulement du récit. Elle est assurée par le chanteur et multi-instrumentiste (kamalen ngoni, arc à bouche, flûte, calebasse, djembé) Simon Winsé.
Le spectacle peut être donné dans une version tout terrain : théâtre d'appartement, événements associatifs, etc.
2 – La Buffle
Création le 29 mars 2015 au théâtre de l'Arlequin (Morsang-sur-Orge)
Récits traditionnels adaptés par Jean-Louis Sagot-Duvauroux
Metteur en scène : François Ha van
Avec Lazare Minoungou, Roukiata Ouédraogo et Simon Winsé
La Buffle propose, sous une forme théâtralisée, deux importants récits transmis de génération en génération.
Numuntènè, le premier de ces récits, est comme Flani Boyi emprunté au patrimoine littéraire des chasseurs-donso. Il met en scène les relations entre un chasseur polygame et son épouse, avec à la fin du conte un surprenant renversement des rôles entre le féminin et le masculin.
Do Kamissa (Kamissa de Do), le second récit est le début de la geste qui aboutit à la naissance et à la gloire de Soundiata Keïta, fondateur du Mali classique (XIIIe siècle). Là aussi, la confrontation entre le féminin et le masculin prend une figure étonnante. Do Kamissa, sœur du roi de Do, est stérile et de ce fait reléguée en dehors de la communauté. Humiliée, elle décide de se venger et se transforme chaque nuit en un buffle furieux et ravageur. Mais deux chasseurs, avertis par un devin, multiplient les marquent de respect, au point que la vieille femme leur livre le secret qui leur permettra de tuer le buffle maléfique, c'est-à-dire elle-même. Elle n'en meurt pas tout à fait, puisque la jeune Sogolon est son double, Sogolon qui sera la mère de Soundiata.
Ces contes et légendes ont été transmis de génération en génération, prenant chaque fois la coloration littéraire propre au récitant. Toute vie est une vie est un nouveau chaînon de cette transmission. Hommage à tous ceux, identifiés ou anonymes, qui au cours des siècles ont contribué à faire vivre ce patrimoine. Merci en particulier à Youssouf Tata Cissé, à Wa Kamissoko, à Annick Thoyer, au chasseur Mamadou Diarra et à la famille de Lazare Minoungou grâce à qui ces histoires sont venues à la connaissance des auteurs.

COMPOSEZ VOTRE EVENEMENT A LA CARTE
Toute vie est une vie est une proposition très souple qui peut prendre des configurations diverses et permettre d'intéressantes interférences entre le théâtre et la vie de la société.
Une ou deux veillées de contes
Mangeailles dure une heure, La Buffle une heure vingt. On peut imaginer de représenter les deux éléments du diptyque en une seule veillée de contes comme il s'en fait au Mali. On peut aussi les proposer en deux soirées. Chaque spectacle a sa cohérence propre.

Les deux spectacles ont été créés dans un théâtre, avec le confort technique que cela signifie. Mais ils sont conçus pour pouvoir être tout terrain. Dans des versions légèrement adaptées, ils peuvent être présentés dans une école, en appartement, à l'occasion d'un événement local ou associatif.
Divers autres types de séquences déjà testées peuvent être envisagées :
- Une ou plusieurs représentations scolaires de Mangeailles, suivi d'une représentation tout public de La Buffle. Cette formule a l'avantage que les enfants incitent leurs parents à venir au théâtre pour voir « la suite » de la représentation scolaire. C'est un moyen efficace d'élargir le public du théâtre.
- Une représentation de Mangeailles ou d'une partie de Mangeailles dans l'établissement scolaire accompagnée d'une ouverture sur l'histoire du Mali classique, puis une représentation scolaire au théâtre même, de nature à établir un lien entre le théâtre et la vie.
- Des représentations de Mangeailles en appartement ou à l'occasion d'événements associatifs, suivies d'une représentation tout public de La Buffle dans le théâtre.
- Et bien sûr à l'occasion de tous les événements qu'un tel moment de théâtre peut enrichir.
Derrière le conte, des enjeux cruciaux de l'actualité sociale
Les contes et la dramaturgie de Toute vie est une vie débouchent sur la Charte du Manden, un texte méconnu qui permet de découvrir la grandeur de l'Afrique ancienne. L'expérience montre que cette approche répond à des enjeux cruciaux. Pour tous, elle modifie l'image d'un continent souvent cru « sans histoire ». Pour les enfants et les familles qui ont une ascendance en Afrique, elle est un motif de fierté qui les aide à trouver plus facilement leur place dans l'arc en ciel de la France d'aujourd'hui. Les quelques expériences menées avec des groupes de jeunes ont été des moments de grande intensité. L'intervention de Jean-Louis Sagot-Duvauroux, auteur du texte des spectacles, mais également d'un ouvrage remarqué sur la construction identitaire des jeunes Noirs de France (On ne naît pas Noir, on le devient, Albin Michel) peut être sollicitée pour des animations précédant ou accompagnant les représentations.

BlonBa

En 16 années d'existence, la compagnie bamakoise BlonBa a produit ou coproduit dix-neuf spectacles de théâtre, dont quinze ont connu une diffusion internationale. Une cinquantaine de comédiennes et de comédiens ou danseurs ont participé à ces créations et ont pu montrer leur art au Mali bien sûr, mais aussi dans sept autres pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord. Une vingtaine de professionnels de la lumière, du son, de la vidéo, ou de l'administration de spectacle ont accompagné le montage et la diffusion de ces œuvres. Durant la saison 2012-2013, soixante-quatre représentations de quatre créations de BlonBa ont été accueillies par des institutions théâtrales maliennes, françaises et luxembourgeoises. Depuis seize ans, des dizaines de milliers de personnes ont pu applaudir en direct les artistes du Mali au Mali même et dans le monde. Cinq des créations théâtrales de BlonBa ont bénéficié de captations audiovisuelles de qualité qui ont donné lieu à des diffusions multiples sur Tv5 et d'autres chaînes francophones et africaines. Au total, ces œuvres auront porté la voix du Mali auprès de millions de spectateurs et téléspectateurs. Ce bilan fait de BlonBa un cas unique dans la vie théâtrale de l'Afrique francophone.

Pour en savoir plus en texte et en images
http://www.blonbaculture.com/pdf/textes/blonba-15-ans.pdf
Le Théâtre de l'Arlequin
Le théâtre de l'Arlequin a été confié à l'antenne française de BlonBa par la communauté d'agglomération du Val d'Orge (Essonne). Il est le port d'attache, en Europe, de la compagnie malienne. Il propose une programmation très diverse, où l'Afrique et les cultures du monde ont une part importante. Il tente aussi des expériences originales pour élargir le public du théâtre à toutes les couches de la société et a notamment institué une tarification libre : 2€, 5€ ou 10€ au choix du spectateur. Sa direction est assurée par Jean-Louis Sagot-Duvauroux
Pour en savoir plus http://www.theatre-arlequin.fr/ Contacts Blonba, E 1772, Bamako, Mali
www.blonbaculture.com www.blonbablog.com Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
direction Alioune Ifra Ndiaye Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. +223 66 73 65 49
direction Jean-Louis Sagot-Duvauroux Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
ANNEXE
LA CHARTE DU MANDEN
Texte adopté lors du congrès de Kurukanguga réuni en 1236 par Soundiata Keïta, souverain du Mali classique, pour établir les règles de vie commune dans ce vaste ensemble politique. Ce texte, transmis par les confréries de chasseurs donso, a été recueilli en langue mandingue par Youssouf Tata Cissé, traduction de Jean-Louis Sagot-Duvauroux
Le Manden a été fondé sur la concorde et l'amour,
Sur la liberté et la dignité,
Sur l'entente fraternelle :
Il n'y a plus de préférence de race au Manden.
Sous notre lutte, il y avait ces buts là.
Aussi, les fils de Sanènè et Kontron donnent à l'adresse des douze parties du monde et au nom du Manden tout entier cette proclamation.
Nous disons :
Toute vie est une vie
Une vie voit le jour avant une autre, c'est vrai,
Pourtant, nulle vie n'a le droit d'aînesse sur une autre vie,
Nulle vie ne vaut mieux qu'une autre vie.
Nous disons :
Toute vie est une vie
On ne porte pas tort à une vie sans en payer le prix.
Aussi, que nul ne s'en prenne à son voisin sans raison,
Que nul ne porte tort à son prochain,
Que nul ne meurtrisse son prochain.
Nous disons :
Tous, veillez sur votre prochain
Tous, vénérez ceux qui vous ont engendrés,
Tous, éduquez au bien vos enfants,
Et que chacun protège les siens.
Nous disons
Tous, veillez sur la patrie,
Si tu entends le mot patrie, le mot pays,
Sache qu'il s'agit des humains qui les peuplent.
Car si l'humain disparaissait de toute l'étendue du pays,
Le pays, son sol même, tomberaient dans la nostalgie.
Nous disons :
La faim est mauvaise,
La servitude est mauvaise.
Il n'y a pas pire que la faim et la servitude,
Ici, dans ce monde, notre maison.
Tant que nos mains tiennent l'arc et le carquois,
Même si la sécheresse se fait sur nos cultures,
La faim ne tuera plus personne au Manden.
La guerre ne brisera plus les cités du Manden,
Pour en tirer des captifs.
Le mors n'entrera plus dans la bouche des humains,
Pour qu'ils soient mis en vente.
Personne ne sera plus battu,
A plus forte raison mis à mort
Pour le simple fait qu'il est fils d'esclave.
Nous disons :
Aujourd'hui, l'âme de la servitude est éteinte
D'un mur à l'autre du Manden.
Aujourd'hui sont bannis le pillage et la destruction,
Aujourd'hui, ces tourments cessent.
La faim est mauvaise,
Car l'affamé perd le respect de soi.
La misère est mauvaise,
Car le misérable perd son rang.
Nulle estime pour l'esclave,
En nul endroit du monde.
Ceux d'autrefois disent :
L'humain dans toute sa complexion,
Ses os et sa chair,
Sa moelle et ses nerfs,
Sa peau et ses poils,
Tout cela vit d'aliments et de boissons.
Mais ce dont vit son âme est trois :
Voir qui il veut voir,
Dire ce qu'il veut dire
Et faire ce qu'il veut faire.
Si l'un des trois manque à l'âme,
L'âme souffre,
L'âme dépérit.
Aussi, nous disons : Que chacun dispose de soi-même,
Dans le respect des interdits sacrés de la patrie,
Et que chacun soit maître de ses biens.
Tel est le serment du Manden,
A l'adresse du monde tout entier.

Jean Louis Sagot-Duvaroux est un philosophe, dramaturge et auteur du livre : On ne naît pas noir on le devient ; il a aussi écrit sur la gratuité. Pape B CISSOKO

vendredi, 27 février 2015 11:34

HISTOIRE DE LA PENSÉE AFRICAINE par Ferràn Iniesta

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HISTOIRE DE LA PENSÉE AFRICAINE par Ferràn Iniesta
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION ANTIQUITÉ, PRÉHISTOIRE PHILOSOPHIE MAGHREB, MOYEN ORIENT AFRIQUE NOIRE Egypte
Ce livre offre un regard nouveau sur la maison africaine de la pensée, depuis ses fondements millénaires jusqu'aux bouleversements esclavagistes et modernes. On y analyse les temps anciens où l'Égypte rayonnait, les temps classiques où les cosmogonies antiques et l'Islam coopéraient et se concurrençaient ainsi que l'actuel servilisme théorique des dirigeants africains qui maintient l'Afrique en échec et sans aucune perspective.

Ce livre offre un regard nouveau sur la maison africaine de la pensée,
depuis ses fondements millénaires jusqu'aux bouleversements
esclavagistes et modernes. On y analyse les temps anciens où l'Égypte
rayonnait, les temps classiques où les cosmogonies antiques et l'Islam
coopéraient et se concurrençaient. Mais les peuples n'ont jamais pu
avancer vers leur plénitude lorsqu'ils délaissaient leurs traditions et s'appuyaient sur des bases étrangères: l'actuel servilisme théorique des dirigeants africains – en politique, en économie ou dans le domaine de la pensée – maintient l'Afrique en échec et sans aucune perspective. Dans ces pages, la parole est rendue aux penseurs africains anciens, classiques et contemporains, ceux qui avaient une perception métaphysique, ceux qui déployèrent les grandes cosmo-théologies et ceux qui aujourd'hui font face au modèle moderne globalisé, incapable de reconstruire et de redresser les cultures africaines.
Enseignant aux Universités de Dakar et Antananarivo, il est actuellement professeur titulaire d'histoire de l'Afrique à l'Université de Barcelone et coordonne
l'équipe de recherche GESA (Grup d'estudi de les societats africanes) et le réseau de chercheurs ARDA (Agrupament de recerca i docencia d'Africa)
qui publie la revue Studia Africana(1989-). Parmi ses publications, on pourrait souligner :
L'univers africain. Approche historique des cultures noires(1995), Emitai. Estudios de historia africana (Barcelone 2000). Kuma. Historia del Africa negra
(2008), Thot. Pouvoir et pensée dans en Egypte pharaonique (2015)
. Comme éditeur scientiique il faudrait signaler : Etnia i Nació als mons africans
(1994, avec ch.Coulon), África en la frontera de Occidente (2002, avec A.Roca), L'islam de l'afrique noire(2012) et Tradition et démocratie en Afrique (2013)

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Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
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