La Juventus Turin et l’AS Monaco s’affrontent en quart de finale aller de la Ligue des champions, ce 14 avril 2015. Plusieurs grandes personnalités du football sont passées par le club italien et le club français. Voici ceux qui ont le plus marqué les deux équipes.

1. DAVID TREZEGUET (France/Argentine)

Le champion du monde 1998, aujourd’hui âgé de 37 ans, a laissé son empreinte à Turin en marquant à la pelle pour la Juventus. L’attaquant avait le chic pour mettre des buts dans toutes les positions et de toutes les manières possibles - parfois pas les plus élégantes et les plus tape-à-l’œil d’ailleurs. Qu’importe, en Italie, on aime les « renards des surfaces de réparation ». Or, en dix années (2000-2010), le Franco-Argentin a trompé les défenses adverses plus de 170 fois pour le compte de la « Juve ».

Joueur fidèle, David Trezeguet a suivi le club turinois en deuxième division, lors de sa relégation à cause d’un scandale de matches truqués.

Avant de gagner deux titres de champion d’Italie (2002 et 2003), l’avant-centre restait sur cinq saisons formidables avec l’AS Monaco (1995-2000), son club formateur, ponctuées par deux titres de champion de France en 1997 et en 2000.

2. DIDIER DESCHAMPS (France)

L’actuel sélectionneur de l’équipe de France a laissé une empreinte différente sur les deux clubs, puisqu’il a joué à la Juventus (1994-1999) et a entraîné Monaco (2001-2005).

Le milieu de terrain défensif, qui s’est fait d’abord connaître à l’Olympique de Marseille, a tout gagné ou presque avec la « Juve » : la Ligue des champions (1996), la Coupe intercontinentale (1996), la Supercoupe d’Europe (1996), le Championnat d’Italie (1995, 1997, 1998), la Coupe d’Italie (1995)…

Avec l’ASM, le palmarès de Didier Deschamps se limite à une Coupe de la Ligue (2003). Mais on retient surtout la campagne européenne des Monégasques, en 2004. Une campagne qui s’est achevée sur une défaite en finale de la Ligue des champions face au FC Porto de José Mourinho.

3. LILIAN THURAM (France)

Lilian Thuram aurait pu connaître une carrière à la Juventus aussi longue que celle de David Trezeguet. Mais, en 1996, le défenseur avait préféré quitter l’AS Monaco (ASM) pour un autre club italien, le Parme AC, plus pressé de l’enrôler que la « Juve ». Après cinq saisons pleines chez les Parmesans (une coupe d’Europe remportée en 1999, notamment), le Français a finalement rejoint l’équipe turinoise.

Comme Trezeguet, le redoutable défenseur central y a gagné deux titres en Serie A. Contrairement à Trezeguet, il n’a jamais été champion de France avec l’ASM. Mais c’est en Principauté (1990-1996) que Lilian Thuram s’est fait connaître et a découvert le haut niveau.

4. RUI BARROS (Portugal)

Le Portugais de 49 ans a d’abord étalé sa qualité technique avec la Juventus (1988-1990) avant de porter les couleurs de l’ASM (1990-1993). Le tout petit meneur de jeu (1 mètre 60) a gagné une coupe d’Europe (la Coupe UEFA en 1990) avec la « Juve » et a failli en remporter une autre (défaite en finale de la Coupe des vainqueurs de coupes  en 1992) avec Monaco.

5. VLADIMIR JUGOVIC (Yougoslavie)

Partenaire de Deschamps à la Juventus (1995-1997), le Yougoslave de 45 ans a par la suite joué sous la direction du Français à l’AS Monaco (2001-2003). Sans surprise, c’est avec le club turinois que le milieu de terrain a le plus étoffé son palmarès : la Ligue des champions (1996), la Coupe intercontinentale (1996), la Supercoupe d’Europe (1996) et un titre de champion d’Italie (1997). L’ASM a moins profité de ses formidables qualités de passeur et de dribbleur.
Ils sont aussi passés par la Juventus et Monaco :

- Thierry Henry (France), attaquant à Monaco (1994-1999) puis à la Juventus (1999)
- Christian Vieri (Italie), attaquant à la Juventus (1996-1997) puis à Monaco (2006)
- Patrice Evra (France), défenseur à Monaco (2002-2006) puis à la Juventus (depuis 2014)
- Claudio Ranieri (Italie), entraîneur à la Juventus (2007-2009) puis à Monaco (2012-2014)

Rfi

Alors que le Championnat de France vit une des plus passionnantes éditions de son histoire récente, les suspensions prononcées le 9 avril dernier à l'encontre du Parisien Zlatan Ibrahimovic et du Marseillais Dimitri Payet ont conduit leurs clubs, le PSG et l'OM, à boycotter la chaîne de télévision Canal +, soupçonnée d'avoir diffusée des images « dévalorisantes » pour le foot français, selon la Ligue de football professionnel.

Les téléspectateurs qui suivaient ce 12 avril 2015 le match phare de la 32e journée du Championnat de France de football (Ligue 1) sur la chaîne Canal + ont été surpris de n'entendre aucune réaction de Marseillais à l'issue de la rencontre. La déception suite à la défaite concédée à Bordeaux n'y était pour rien. Embarrassés, certains joueurs de l’Olympique de Marseille (OM) expliquaient au journaliste de la chaîne cryptée présent sur le bord du terrain qu'ils avaient des ordres.

La veille, au Stade de France, on avait assisté à une autre scène inhabituelle, cette fois pendant la conférence de presse de Laurent Blanc de l'entraîneur du PSG, à l'issue d’un succès en finale de la Coupe de la Ligue face à Bastia (4-0). Alors qu'un journaliste de Canal + venait lui poser une question, Laurent Blanc s’est tourné vers le chef de presse du Paris Saint-Germain qui lui a alors précisé qu'il n'avait pas le droit d'y répondre.

Le PSG et l'OM boycottent Canal +


L'explication tient dans deux communiqués quasi-identiques, publiés le 10 avril 2015 par les deux clubs, où ils annoncent leur intention de boycotter Canal + jusqu'à la fin de la saison. Ils reprochent à la chaîne d'avoir diffusé des images ayant conduit à la suspension des deux stars de ces deux clubs, l’attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic (quatre matches de suspension) et le milieu de terrain offensif de l’OM Dimitri Payet (deux matches) pour des propos injurieux envers les arbitres. Un boycott appliqué par tous les acteurs des deux clubs (dirigeants, encadrement technique, joueurs). En revanche, ni le PSG ni l'OM n'ont l'intention de renoncer à la part des droits de retransmission que leur versera Canal + à la fin de la saison...

Si la position de ces deux clubs a de quoi surprendre, le soutien que leur apporte la Ligue de football professionnel (LFP) étonne encore davantage. La LFP s'apprête même à envoyer, selon le quotidien L'Equipe, un courrier à la chaîne cryptée pour lui rappeler que le contrat de diffusion l'engage « à ne pas promouvoir des scènes contraires à l'image du football (attitudes inappropriées des acteurs ou des spectateurs) et à donner une image positive du football en mettant l'accent sur les beaux gestes et le beau jeu ». Bref, comme le remarquait hier soir le journaliste Pierre Ménès, une des têtes d'affiche de Canal +, « on passe les images quand ça arrange les clubs, pas quand ça ne les arrange pas ».

Un silence qui s'étend à l'international


La position des deux clubs, et encore plus celle de la LFP, agacent pourtant d'autres dirigeants du football français, inquiets que ce comportement puisse à terme « coûter en droits télé aux clubs dans la valorisation de la Ligue 1 », comme le confiait Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais. Car Canal + paie cher pour diffuser les meilleures affiches du Championnat de France de football ; jusqu'à 540 millions d’euros par an.

D'autant que la chaîne cryptée ne se contente pas de les diffuser en France, puisqu'elle est aussi productrice des images de ces rencontres à l'international. En privant Canal + de toute déclaration, les Parisiens et les Marseillais boycottent indirectement la diffusion de la Ligue 1 dans une centaine de pays, dont plusieurs en Afrique, ce qui va à l'encontre du propre cahier des charges mis au point par... la LFP.

Cette semaine, l'affaire pourrait même franchir un nouveau palier puisque le Paris Saint-Germain a fait savoir son intention d'étendre son boycott contre Canal + aux matches de coupe d’Europe, alors que ses deux confrontations avec le FC Barcelone, en quarts de finale de la Ligue des champions, seront diffusées par la chaîne cryptée. Une position qui va à l'encontre des règlements prévus par l'UEFA, organisatrice de la Ligue des champions, qui oblige l'entraîneur et un ou deux joueurs du club à répondre aux questions du média qui diffuse le match, à la fin de la partie. Le Paris Saint-Germain semble prêt à défier cette obligation, quitte à s'exposer à une sanction financière de la part de l'UEFA.

Des tensions au sein de la Ligue?


Quelle que soit l'issue de ce conflit inédit dans le football français, les conséquences risquent d'être durables et d'alourdir une ambiance déjà tendue autour des droits de diffusion depuis l'arrivée en France de BeInSport, la chaîne de sports du groupe Al-Jazeera, proche du PSG. Et même au-delà, puisque la position anti-Canal + adoptée par le président de la Ligue, Frédéric Thiriez, irrite une partie des dirigeants des clubs qui s'étonnent de ne pas avoir été consultés au sein du conseil d'administration de la LFP.

Rfi

Jean-Marie Le Pen jette l'éponge, ce lundi 13 avril. Il ne briguera pas un troisième mandat de conseiller régional en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), décision annoncée dans une interview au Figaro Magazine. Il l'a prise après la polémique qui a suivi son interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol, ce qui n'a pas beaucoup plu à sa fille Marine Le Pen, la patronne du Front national (FN) qui s'est dressée contre son père. Jean-Marie Le Pen retire sa candidature pour « le bien du parti ».

Le fondateur du FN parle de « sacrifice » et assure qu'il ne « sera pas celui qui causera un dommage » au Front national. Mais pour sa fille Marine Le Pen, le mal est déjà fait. La présidente du parti d'extrême droite s'est opposée à sa candidature aux régionales la semaine dernière. Son père lui donne donc satisfaction.

Tout cela ne se fait pas sans condition. Jean-Marie Le Pen a demandé que Marion Maréchal-Le Pen le remplace. Elle s'est d'ailleurs portée candidate ce lundi matin, peu après l'annonce de son grand-père. Mais peu importe qui aura l'investiture, quoi qu'il arrive, il ou elle sera moins bon que Jean-Marie Le Pen, qui l'assure : il était « le meilleur candidat ».

Même si l'icône historique du Front national se retire de la course aux régionales, cela ne règle pas ses problèmesavec le parti. L'ardoise n'est pas effacée, après ses propos rapportés par le journal d'extrême droite Rivarol. Le président d'honneur est convoqué devant la commission de discipline du FN. Elle sera sans doute réunie la semaine prochaine. Face à cela, Jean-Marie Le Pen apparaît serein, déclarant ce lundi matin qu'il se « fout des sanctions », et ajoutant au passage que « tant que Dieu [lui] prêtera vie, [il] restera à [sa] place au poste de combat ».

Rfi

Dans un rapport d’étape, dévoilé ce lundi par le Figaro, la Cour des comptes évoque une politique d’asile « au bord de l’embolie ». Un document confidentiel, révélé à deux jours de l'examen au Sénat du projet de loi Cazeneuve sur le droit d'asile.

Une facture qui s’élève à plus de deux milliards d’euros. Les magistrats de la Cour des comptes ont eux-mêmes fait le calcul, car « aucun document ne retrace les dépenses totales effectuées pour les demandeurs d’asile », précisent-ils dans leur rapport. Dans ce document confidentiel de 113 pages, la Cour détaille le coût d’une politique d’asile qui « n’est pas soutenable à court terme ».

Un coût en hausse de 60 % en cinq ans

Dans un premier temps, la Cour des comptes évoque le coût des demandeurs d’asile, estimé à 990 millions d’euros pour l’année 2013, contre 626 millions d’euros en 2009, soit une hausse de près de 60 %. « Sur cette base, le coût par demandeur serait de 13 724 euros », précise le texte.

Les sages ont également calculé le coût financier des personnes déboutées du droit d’asile, qu’ils estiment à un milliard d’euros. « Au total, le montant dépensé pour les déboutés serait équivalent à celui consacré aux demandeurs d’asile », soulignent les magistrats de la rue Cambon. L’hébergement, les frais de santé et de scolarité figurent parmi les principaux postes de dépenses.

Le rapport pointe du doigt la « hausse de la demande d’asile jusqu’en 2013 », année au cours de laquelle 66 251 dossiers ont été déposés, mais aussi les « délais de la procédure qui s’élèvent à deux ans environ » et une « concentration des demandes sur certains territoires, en particulier l’Ile-de-France ».

75 % des demandes d’asile rejetées

En France, obtenir le droit d’asile est loin d’être une évidence. 75 % de ces demandes sont ainsi rejetées. La Cour des comptes en déduit que « la majorité des demandes d’asile adressées à la France est donc a posteriori infondée ».

Une conclusion contre laquelle s’élèvent les associations d’aide aux demandeurs d’asile. « S’il n’y a que 25 % de demandes acceptées, cela ne signifie pas que les autres 75 % sont des menteurs ou ont tenté de dévoyer le système », relève Geneviève Jacques, présidente de la Cimade. « Cela veut dire que les demandes ne sont pas étudiées assez profondément. Par expérience, nous savons qu’un demandeur d’asile qui est accompagné au moment de la procédure a plus de chances de voir sa demande aboutir », ajoute-t-elle.

Sur les 40 000 demandeurs déboutés, la Cour des comptes note que « seul 1 % […] sont effectivement éloignés ». En d’autres termes, quelle que soit la décision rendue, les demandeurs d’asile resteraient presque toujours en France. Un chiffre que conteste Geneviève Jacques de la Cimade. « Il est impossible de connaître le nombre de déboutés qui restent en France. On connait le nombre d’étrangers expulsés, mais on ne sait pas combien, parmi eux, sont déboutés du droit d’asile. On ne sait pas ce qu’ils deviennent  ».

Du côté de France Terre d’Asile, l’association admet que la question des déboutés est un « sujet tabou ». « Ça n’est pas si simple. Nous sommes favorables à un retour dans le pays d’origine, à condition que ce renvoi ne contredise pas la convention européenne des droits de l’homme », explique Pierre Henry, président de France Terre d’Asile.

Une liste de recommandations

Pour éviter « l’embolie » de la France, la Cour des comptes émet plusieurs recommandations. Les sages préconisent, par exemple, de réduire les délais de procédures, en « augmentant la productivité des agents de préfecture et de l’Ofpra [Office français de protection des réfugiés et apatrides ndlr] ».

Les magistrats invitent également le gouvernement à réduire « le montant des allocations mensuelles versées aux demandeurs d’asile », à exécuter « les obligations de quitter le territoire français pour les personnes déboutées » ou encore à « renforcer l’accompagnement ».

Ces préconisations interviennent à deux jours de l’examen au Sénat de la réforme du droit d’asile proposée par Bernard Cazeneuve. Dans son projet de loi, le ministre de l’Intérieur prévoit notamment de réduire le délai des procédures à neuf mois, au lieu de deux ans, et d’augmenter la capacité des centres d’accueil pour demandeurs d’asile, en créant 5 000 places supplémentaires d’ici 2015.

Rfi

« La prohibition de l’avortement au Sénégal entraîne de graves violations des droits des femmes », selon un rapport que viennent de publier la Fédération internationale des droits de l’homme, la ligue sénégalaise des droits de l’homme et la Raddho. Ce rapport s’appuie sur mission d’enquête menée début novembre dans les villes de Dakar, de Thiès et de Ziguinchor.

Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’est autorisée au Sénégal que si la vie de la mère est en danger. Mais l’avortement reste interdit même en cas de viol ou d’inceste, et les femmes qui y ont recours risquent jusqu’à deux ans de prison. « La législation sénégalaise est l’une des plus répressives au monde », rappelle Aboubacry Mbodji, secrétaire général de la Rencontre africaine de défense des droits de l'homme (Raddho) qui insiste sur le fait que l’avortement clandestin se pratique dans les pires conditions. 8 à 13 % des décès maternels sont causés par ces interventions à risque.

La FIDH rappelle que Dakar a pourtant ratifié en 2005 le Protocole de Maputo qui impose aux États de garantir le droit à l’avortement médicalisé en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la santé de la mère. Une obligation que le Sénégal ne respecte donc pas.

Les défenseurs des droits de l’homme exhortent le gouvernement sénégalais à présenter dans les plus brefs délais un projet de loi à l’Assemblée nationale. « Nous ne parlons même pas de légaliser l’avortement au Sénégal, mais seulement d’autoriser l’avortement médicalisé pour ces cas de viol et d’inceste, souligne Aboubacry Mbodji. C’est bien le minimum. »

Rfi

En République démocratique du Congo, la majorité politique s’est une nouvelle fois donnée rendez-vous à la ferme privée du président Kabila dans la périphérie de Kinshasa. Les participants ont évoqué les prochaines échéances électorales locales et provinciales. En revanche, il n'a pas été question de la présidentielle.

De l’avis de nombreux participants, la question de la présidentielle de 2016, qui semble diviser la majorité, n’a pas été abordée à Kingakati. Sur ce chapitre des élections, les participants ont tout simplement été invités à parler du couplage des locales et des provinciales. Selon le député PPD Shadari Razanari, ce couplage permettrait de respecter le calendrier élaboré par la Ceni, compte tenu du délai très proche de la date du dépôt des candidatures à ces scrutins le 15 avril.

Des stratégies communes sont de ce fait envisagées pour que la majorité remporte ces élections à tous les niveaux. Cette famille politique se propose alors de réparer les frustrations en son sein. On peut ici penser à un nouveau remaniement du gouvernement et à la mise en place des mandataires dans les entreprises publiques en tenant compte du poids de chaque formation politique. L’Assemblée a cependant été informée de la décision de Joseph Kabila de rendre le découpage effectif d’ici le 15 juin, mais pas de réponse claire sur la viabilité de bon nombre de ces nouvelles provinces.

Moise Katumbi Chapwe, le gouverneur du Katanga, a une fois de plus boudé cette rencontre. Et l'exclusion des frondeurs, ceux qui avaient adressé une lettre au président de la République, n'a pas été acceptée.

Rfi

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara affiche sa fermeté. A l’occasion d’une rencontre, ce week-end, avec certains représentants des familles des victimes, il a martelé que tous les criminels s’étant livrés à des exactions pendant la crise post-électorale de 2010-2011 dans le pays seraient jugés en Côte d’Ivoire. Un discours qu’il a voulu clair et net, refusant ainsi tout nouveau transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI).

Ce dimanche, face aux victimes, le chef de l’Etat ivoirien a pris un ton solennel et définitif pour dire que dorénavant, c’est la justice ivoirienne et elle seule qui jugerait les crimes commis pendant la période 2010-2011. Cette crise, rappelons-le, a fait au moins 3 000 morts de part et d’autre des deux camps ennemis.

« Je trouve inadmissible que ces personnes qui ont tué, qui ont brûlé des gens, qui ont violé des femmes, se conduisent aujourd’hui comme s’ils étaient des anges, comme s’ils n’avaient rien fait. Ce n’est pas acceptable. […] Nous allons continuer de juger ceux qui ont commis ces crimes et ils doivent être jugés en Côte d’Ivoire. Personne n’ira à la CPI », a déclaré le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

La Côte d’Ivoire a la capacité de juger tout auteur de crimes de sang ou de génocide pour lesquels la Cour pénale internationale veut voir Simone Gbagbo transférée à la Haye. Dimanche, le président Ouattara a dit de nouveau son refus d’obtempérer.

A signaler enfin qu’Alassane Ouattara a invité les pro-Gbagbo à demander « pardon » à leur victime pour ce qu'ils ont fait. Faute de quoi, il n'y aurait pas de grâce présidentielle.

Les avocats des condamnés que nous venons de contacter se sont étonnés de cette condition. De quelle manière envisagent-ils de demander « pardon » ? Comment organiser une telle catharsis ?, s’interrogent-t-ils, avant d’ajouter, en guise de réponse, que ce pardon, cette réconciliation nationale, c’était à la Commission, dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) de l’assumer.

Rfi

« Les violences faites aux femmes connaissent une ampleur réelle au Sénégal », selon l’enquête d'un groupe de chercheurs de l'université Gaston Berger de Saint-Louis. C’est la première étude sur ce sujet au Sénégal. Elle a été financée par le Canada et c’est le résultat de plus de deux ans de travail.

Avec notre correspondante à Dakar,  Carine Frenk

Sur un échantillon de 1 200 ménages étudiés dans les régions du Sénégal, 55% des femmes affirme avoir subi des violences, des injures, des coups, des viols. Un chiffre qui est bien au-dessus de ceux que l’on possédait sur le sujet, selon Fatou Diop Sall, professeure de sociologie, coordinatrice du groupe d'études et de recherches genre et sociétés de l'université de Saint-Louis : « La violence basée sur le genre est considérée comme privée, entre deux personnes, et cela fait que c’est une question qui est étouffée dans l’espace familial. C’est peut-être la première difficulté. Très peu de cas sont donc déclarés, très peu de cas sont dénoncés dans les structures de sécurité et de justice. »

Les femmes souffrent aussi de violences psychologiques : le chantage à la polygamie, le dénigrement, les pressions incessantes. Pas seulement dans les maisons, mais aussi au travail, précise Fatou Diop Sall : « Un tiers des répondants, sur les 300 personnes qui ont été enquêtées dans le milieu professionnel, affirme avoir été victime de cas de harcèlement. Il y a des cas d’abus d’autorité, il y a eu quelques cas de viols qui ont aussi été dénoncés. Il y a la culture de l’impunité qui s’est installée, autant dans l’espace privé que dans l’espace public. »

Rfi

 

Violences conjugales: cinq ans requis contre l'ex-compagne d'un homme battu- Maxime Gaget, 37 ans a souffert le martyr.

Il ne faut pas oublier qu'un Homme est une personne et une personne que ce soit une femme ou un homme peut souffrir et pleurer. Il n'y a pas de raison d'avoir honte, de penser à la fierté ou à je ne sais quoi. La souffrance n'a pas de sexe. Je suis pour la délation, informer tout tiers qui pourra mettre fin à une souffrance cachée. Le droit d'ingérence de Koutchner est à l'ordre du jour ici.
Garçon si tu es victime de mauvais traitement, rester dans le couple est du masochisme, l'amour est douceur. Ceci est vrai aussi pour les femmes battues. Pape CISSOKO Ichrono.
Paris - Cinq ans de prison ferme ont été requis jeudi à l'encontre de Zakia Medkour, femme de 43 ans, jugée devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir exercé des violences pendant 15 mois sur son ex-compagnon Maxime Gaget, 37 ans.
Maxime Gaget, victime de violences conjugales, pose le 29 janvier 2015 devant le tribunal où se déroule le procès de son ex-compagne Zakia Medkour
Jugeant l'affaire "d'une extrême gravité", la procureure, Aurélie Belliot, a réclamé le placement de la prévenue sous mandat de dépôt. Le jugement a été mis en délibéré au 28 mai.
"Les actes reprochés à Mme Medkour vont au-delà de la violence", a estimé la représente du ministère publique, pour qui certains sévices subis par la victime - brûlures avec des cigarettes ou un couteau chauffé à blanc, ingestion de force d'éponges ou de produit lave-vitres - s'apparentent à des actes de torture qui aurait pu la conduire devant une cour d'assises.
"A ces violences physiques s'est ajoutée une violence psychologique, avec brimades, isolement, contrôle total de l'autre, destruction de l'estime de soi"", a ajouté la magistrate, en s'étonnant que la prévenue n'ait pas fait un seul jour de détention.
"Je demande pardon à Maxime Gaget. Je suis désolée, si c'était à refaire, cela ne se passerait pas comme ça. Je ne suis pas sans coeur", a sangloté Zakia Medkour à l'issue de l'audience où elle a reconnu les violences exercées sur son ex-compagnon.
Ses avocats, Mes Houria Si Ali et Samuel Aitkaki ont plaidé le parcours chaotique de leur cliente dont le père s'est suicidé quand elle avait six ans, qui a grandi dans des institutions de 14 à 18 ans et été mise enceinte par un homme qui l'a abandonnée, avant de sombrer dans une dépendance à l'alcool.
Selon eux, Zakia Medkour serait "bipolaire" et n'était pas dans son état normal à l'époque des faits. Ils ont réclamé une peine en partie assortie du sursis, proportionnée aux faits mais aussi à son parcours.
http://www.lexpress.fr/
Un peu d'histoire flash-back
PORTRAIT Maltraité et soumis pendant deux ans par sa compagne, cet informaticien de 37 ans témoigne de ses souffrances.
Il se tient très droit. Répond aux questions avec rigueur, pas un mot de trop, pas un mot de moins. «Alors, vous habitez Angoulême ?» on lui demande, sur le chemin entre sa maison d'édition du Ve arrondissement parisien et le café du coin. «Oui, Angoulême, du latin Iculisma», il répond, avant de livrer les noms des personnages célèbres qui y ont vécu. Drôle d'oiseau que ce passionné d'histoire (surtout de la Battle of Britain) et de philosophie, au langage châtié et à la courtoisie presque surannée, qu'on a en face de nous ce mercredi matin de février. A le voir comme ça, dans son bomber bleu marine et avec sa cravate Simpson, Maxime Gaget, bientôt 37 ans, a l'allure d'un type banal, enfance «dans la moyenne», scolarité plutôt «calme», service militaire joyeux, parcours professionnel fait d'intérim et de formations. Difficile d'imaginer que cet homme pondéré a vécu, il y a cinq ans, presque comme un esclave.
Elle ne s'est jamais excusée, ne lui a pas promis de changer. Il est quand même resté, près de deux ans. Par amour, par aliénation. La première fois qu'elle lui a demandé de lui confier sa carte bancaire, prétendument pour mieux gérer les dépenses du ménage, il n'a pas bronché, malgré ses réserves, voulant croire qu'ils construisaient, tous les deux, leur histoire. Aux premiers coups, il a pris sur lui, préférant éviter que les enfants de sa compagne n'en soient trop souvent les victimes. «Les cris [...], c'est quelque chose que je n'oublierai jamais», dit-il. Quand il a fini par perdre son boulot dans l'informatique, à force d'absences et de retards, les coups, la séquestration étaient devenus son pain quotidien. «A la fin, je n'avais plus d'image de moi-même, raconte-t-il, je n'avais plus de vision de quoi que ce soit.»
Il rencontre sa compagne en 2007, sur un forum de discussion qu'il fréquente assidûment par motivation «un peu fleur bleue». Il en est resté trois ans modérateur bénévole : «J'aimais faire respecter les règles, sans brandir la matraque.» Ils sympathisent, se trouvent des amis communs. Invités tous les deux à un barbecue en banlieue parisienne, ils se rejoignent place de la Nation afin de faire le chemin ensemble. Dans son livre, il raconte qu'avec son langage de charretier et sa démarche de «camionneuse», elle aurait dû le faire fuir. Mais ses longs cheveux noirs «typiquement espagnols», son ouverture d'esprit et leurs discussions virtuelles l'intriguent, l'attirent. Le soir venu, ils passent la nuit ensemble, un peu malgré lui. C'est la première fois qu'il étreint une femme, il n'en garde pas un souvenir désagréable.
La suite a des allures classiques. Maxime Gaget rentre en Charente terminer un stage. Ils se passent des coups de fil, envisagent de se retrouver vite. La période est heureuse, pleine de projets. Sa copine, de sept ans son aînée, est bien un peu pressante. Elle lui demande de venir s'installer chez elle, laisse entendre qu'elle ne l'attendra pas une éternité. Avant elle, il a aimé platoniquement une femme, une Marocaine rencontrée sur un tchat, et qui a fini par en épouser un autre. Aussitôt qu'il obtient son diplôme et un boulot dans l'informatique - «il y avait 200 postes pour plus de 1 200 candidats», précise-t-il avec fierté - il la rejoint. «Une partie de moi espérait fonder un foyer, être en couple et en parallèle, il y avait une appréhension, dans la mesure où je commençais à bien la connaître.» Deux semaines de relatif bonheur se passent, dans le studio qu'ils partagent avec les deux enfants de sa compagne. Bientôt, Maxime Gaget n'en sortira presque plus, si ce n'est pour faire les courses ou emmener les gamins à l'école. Inutile de fuir : elle le retrouvera, prévient-elle, et l'accusera de pédophilie. «Il y a plusieurs points dans le schéma de manipulation, analyse-t-il, d'abord, l'acquisition de la cible par la séduction. La part sentimentale est un outil, une arme. Ensuite, il y a une phase d'isolation, la capture des papiers, du téléphone. Puis, c'est l'exploitation des moyens de paiement et les premières violences sévères. A la fin, il n'y a plus de soucis, plus de douleur. J'ai frôlé cette limite à plusieurs reprises.»
Tout et rien peut provoquer une dispute. «A la moindre erreur, ça vous pète à la figure.» Comme ce jour où il récure, «sur ses ordres», le mur de l'appartement, accroupi, et se retrouve avec un couteau sous la gorge pour ne pas s'être poussé assez vite du passage. D'autres fois, ce sont des claques, des coups de poing, des vociférations.
Un soir, sa compagne, amatrice d'alcools forts et de cannabis se fait passer pour lui sur le forum qu'il modère. On sent qu'il rougit encore de honte, ce pudique, des propos fleuris qu'elle y a tenus. Il se fait virer du forum, se désocialisant d'autant plus. D'autres fois, relate-t-il aussi, elle lui pique son ordinateur pour contacter des «proies d'un soir», et enferme Maxime Gaget dans le cagibi entre deux étages de l'immeuble le temps de faire sa petite affaire. «Quand elle est passée des sentiments aux menaces, j'ai compris que ça partait en queue de poisson», dit-il, mais il veut alors «tenir la distance, tenir coûte que coûte».
Le calvaire se termine en mars 2009. Son beau-frère, qui vit sur le même palier, alerte sa famille, qui vient l'exfiltrer du studio avec un oncle militaire et la police. Si sidéré qu'il ne se souvient que de bribes, Maxime Gaget, le visage tuméfié, atterrit à l'hôpital, où sa relation chaotique l'avait déjà envoyé plusieurs fois. Il subit huit opérations et porte plainte.
Pourquoi ne s'est-il pas défendu ? On ne tape «ni les femmes ni les enfants, c'est une question d'honneur», avance-t-il. Il est, de toute façon, «pacifique», et a appris au service militaire que «toute riposte doit être proportionnée». C'était donc exclu. «Je me suis beaucoup interrogé, dit-il d'un ton clinique. L'emprise est telle qu'il n'y a aucune échappatoire [...]. Ce n'est pas évident de se dire qu'on s'est fait taper par une femme. Mais une femme n'est pas forcément fragile, elle peut être aussi cruelle.» Après sa «libération», Maxime Gaget entreprend des recherches sur le sujet. Si, sur les 216 000 femmes battues chaque année, la littérature est abondante, il n'existe pas de témoignage d'homme dans la même situation. Il décide d'écrire. «On n'a touché à presque rien dans son texte, confie son éditeur, Claude Michalon, qui qualifie volontiers son protégé de "surdoué". Il raisonne admirablement.»
En avril, celle qu'il ne nomme à aucun moment de l'entretien sera jugée pour coups et blessures, intimidation, et pour avoir frauduleusement souscrit un crédit à son nom. «Je veux comprendre pourquoi elle m'a choisi comme proie, pourquoi ça a tourné à l'ultraviolence.» Il a depuis rencontré deux autres femmes, deux «échecs». Quand il aura retrouvé du travail, il aimerait vivre en couple. Construire un foyer, «au calme».
Maxime gaget en 5 dates
1978 Naissance. 30 octobre 2007 S'installe chez sa compagne. 2 mars 2009 Exfiltration et séjour à l'hôpital. 12 février 2015 Sortie de Ma compagne, mon bourreau (Michalon). 9 avril Procès.
Kim HULLOT-GUIOT www.liberation.fr

 

Comment, par la sécurité des personnes et des biens, contribuer au Programme Sénégal Émergent (PSE). L'auteur, après 40 ans de services dans la gendarmerie, souhaite ouvrir un large débat sur les exigences de sécurité qui conditionnent la confiance des populations et la stabilité des institutions.
Il ne saurait y avoir émergence sans système de sécurité fi able.
Abdoulaye Aziz NDAW est colonel de la Gendarmerie nationale du Sénégal. Riche d'une grande expérience dans le commandement dans des postes interarmées, dans des cabinets ministériels et dans des postes diplomatiques, il souhaite apporter sa contribution aux questions relatives à la
sécurité des personnes et de leurs biens.
Il est l'auteur de «POUR L'HONNEUR DE LA GENDARMERIE SÉNÉGALAISE»

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