Opinions et Débats

Pourquoi ces enfants de la patrie se perdent ?

Dimanche 11 janvier 2015 la république a illustré et crié au monde entier son amour pour les valeurs de sa triptyque : Liberté-Egalité-Fraternité.

Cette réaffirmation est importante en des circonstances exceptionnelles mais sa pratique doit rythmer notre vie au quotidien, ce qui est très loin d'être le cas.

Plus jamais ça ! Crie la république, mais au-delà des mots il faut maintenant des actes dans le même élan qui nous a poussé, tous, à nous rassembler pour exprimer notre unité malgré nos différences.

Aujourd'hui, toutes les composantes de la république attendent beaucoup des décisions des politiques, mais également du travail des médias qui ont une très grande responsabilité dans le traitement et la diffusion de l'information.

La lutte contre le terrorisme est un combat de longue haleine et nécessite un traitement raisonné, évolutif et non un cumul de décisions inefficaces fondé sur l'émotion, qui n'améliorera pas la situation.

J'observe que la gestion de la crise par le Président de la république est très digne mais les mesures sécuritaire et judiciaires ne suffiront pas fussent-elles utiles ?

Trois axes phares, évidentes, pourront apporter des résultats probants très rapidement :

1- permettre aux musulmans de disposer de lieux de culte dignes et les sortir de la clandestinité des lieux incontrôlables qui pullulent     partout, leur permettre, dans le cadre d'un engagement, de mettre en place des instituts de formation théologique pour former des imams dignes de ce nom. Il s'agit d'une mesure de bon sens, de justice et d'égalité de dignité qui aura le mérite de donner à chaque citoyen musulman le sentiment d'avoir un culte reconnu et respecté au même titre que les autres.

Le danger est de fermer les yeux sur le fait que l'islam est la seconde religion de ce pays. Laisser 5 Millions de musulmans sans véritable lieu de culte répondant à des critères de sécurité et de transparence dans leur financement demeure un danger évident.

L'attitude incongrue des médias qui consiste à diffuser régulièrement des sondages faisant état de l'opposition de la majorité des citoyens à la construction de mosquées en France n'a pour unique but que de cliver la population dans des retranchements ou dans un climat d'intolérance. Nos médias sont dans une dichotomie permanente, ils prônent la liberté tout en étant très conservateurs. Or ils ont aussi un rôle d'éducation dans les valeurs de la république : Liberté Egalité Fraternité !

L'Etat doit ouvrir une brèche temporaire dans la loi de 1905 afin d'aider à la structuration de la communauté musulmane (construction de mosquées, formation des imams, financement...). De plus en plus de Maires n'hésitent pas de prendre des mesures dans ce sens.

Cela est possible car nonobstant la laïcité de la république une situation d'exception existe en Alsace et Moselle avec un régime concordataire qui n'a pas pour autant divisé le pays.

2- Par ailleurs il vaudrait mieux accepter le nouveau visage de la France que de le nier. La nouvelle construction identitaire de la république passera forcément par l'intégration, sans complexe, dans le programme de l'éducation nationale des différentes phases historiques qui lient la république à cette population. De ce fait l'autre trouvera toute sa place au sein de la communauté nationale avec qui il aura une histoire commune et ne sera pas toujours regardé comme illégitime malgré qu'il soit de deuxième ou troisième. Il sera fier d'appartenir à la communauté nationale qu'il a défendue et préservée à travers les années au prix de son sang. Il s'agit d'une histoire de fierté ! Sarkozy comme Valls sont des enfants d'immigrés et pourtant ils sont fiers d'être français car ils ne sont pas renvoyés à leurs origines tous azimuts.

3- La prolifération des armes de guerres en provenance de la mafia des Balkans depuis la dislocation du bloc de l'est a atteint son apogée.

Les djihadistes partent les mains vides s'entraîner à l'étranger mais se procurent, avec une facilité déconcertante, des armes de guerres (kalachnikovs, lances roquettes grenades...) sur le territoire national.

Si ces réseaux des marchands de mort de l'est ne sont pas démantelés nous verrons le pire au-delà des djihadistes.

Le vivre ensemble nécessite une Egalité de tous les citoyens devant la loi, une Egalité de dignité et une Egalité de traitement par le pouvoir.

Il y a du chemin !

Mais ne perdons pas espoir !

RIP à tous les victimes des attentats djihadistes partout dans le monde

Mame Mbaye Niang un petit porteur de boules puantes.

La déclaration de Mame Mbaye Niang au sujet du Président Pape Diop est minable, mais elle ne nous étonne pas. Son arrogance et son agressivité verbale permanentes confortent son image de personnage sans aucune envergure, ni aucune limite.  En effet Mame Mbaye Niang n'apporte aucun éclairage dans ses déclarations concernant les affaires Arcelor-Mittal et Petro -Tim. Il  fait parti de ces jeunes arrivistes sans talent qui ont envahi  la cour présidentielle avec comme seule arme l'insulte.
 
Ce n'est un secret pour personne que Mame Mbaye Niang n'est qu'un  courtisan sans état d’âme. Il n’est mû que par sa propre ascension. Il ne vit qu'au rythme du moment avec des outrances langagières et se distingue plus par son  insolence que par son intelligence.
 
Trop occupés à discuter et à se chamailler entre eux pour les postes ou la visibilité médiatique, ces nouveaux polémistes de  Macky ont perdu le fil avec le peuple, perdu l'ordre des priorités, perdu le vocabulaire qui permettrait de redonner l'espoir au peuple.

Par le manque de transparence et les zones d'ombres dans la gestion des affaires de l'Etat, la confiance des Sénégalais à l’égard de ce régime s’amenuise de jour en jour.

Le président Pape Diop soucieux des difficultés de nos concitoyens  ne participera pas au débat de bas niveau  et ne se détournera pas de son objectif premier qui est de redorer l'image du Sénégal.


La fédération Bokk Gis Gis de France

Les bourreaux du tourisme au Sénégal par Abou BA/Guide touristique/M’BOUR  Sénégal

 

* ichrono veut marquer sa différence en donnant la parole aux acteurs de terrain, qui connaissent les réalités de leurs métiers. le tourisme au Sénégal est en grande difficulté, il nous a semblé bon de convoquer un" un notable de la chose" pour nous livrer avec force, rigueur, critique, ses idées  et propositions. Pape CISSOKO ichrono

C'est, encore une fois, la répétition de dire que le secteur du tourisme, au Sénégal, va mal, très mal.
Ça revient à dire que, en plein midi, le soleil brille et que la mer subit les marées en fonction de la lune ; les faits sont bien réels et le constat visible malheureusement.
C'est une analyse simpliste que de vouloir coller la situation actuelle à l'épidémie d'Ebola ! Ebola arrive juste au moment du dernier souffle pour refermer les yeux du cadavre.
L'alerte a sonné depuis bien longtemps ! C'est même rigolo, comme un singe patas ou singe rouge juché sur un acacia seyal pour nous narguer !
Certaines de nos autorités attendent le moment du bain mortuaire du tourisme pour nous dire :
• Le secteur du tourisme est à l'agonie !
Le tourisme est une chaîne dont les maillons sont constitués par l'ensemble des secteurs clés pour le développement d'un peuple, d'une nation. La conscience collective doit en être le fermoir pour faire une parure à porter avec délicatesse et fierté.
Depuis plus d'une décennie, aux vus et aux sus de tous les professionnels avertis, le tourisme s'engouffre dans la décadence. Les raisons en sont multiples et la liste bien longue.
Le manque de professionnalisme et de rigueur, dans ce secteur, a provoqué une brèche qui a permis au laxisme de s'y installer. A qui veut, il est possible d'investir dans le tourisme sans aucune connaissance de base, il suffit d'avoir l'argent pour l'investissement. Souvent ces personnes se cassent les dents au bout de quelque temps ; ensuite ils mettent la faillite sur le dos de la population ou de nos autorités, mais surtout pas sur leur ignorance dans le tourisme.
Aucune initiative sérieuse et pérenne n'est prise pour éduquer la population aux atouts et aux inconvénients du tourisme.
Comment peut-on, alors, développer un secteur dans l'ignorance, la négligence totale de ses piliers fondamentaux ?
La plupart des gens prennent également le touriste pour une vache à lait, sans le moindre égare à son encontre.
Au Sénégal, nous sommes les bourreaux du tourisme : nous avons empoisonné, décapité le secteur, sans nous en rendre compte ou, plus grave, avec hypocrisie.
La pollution, tant décriée, est de tout bord et pas uniquement ordurière : depuis le voyagiste qui fourni un programme bien embelli, mais très loin des réalités et du qualité/prix, tel une termite dans le bois, jusqu'au petit vendeur du coin de rue qui augmente son prix dès qu'il s'agit d'un touriste.
L'arnaque permanente est pire qu'un sac plastique jeté par un enfant qui ignore les méfaits que cela engendre, par manque d'éducation.
Le touriste cherche la quiétude, la propreté, la gentillesse de la population, la qualité/prix que lui offre une destination.
Malheureusement, le harcèlement est présent partout, de l'arrivée à l'aéroport jusque dans sa chambre d'hôtel, en passant par les contrôles sur la route et les vendeurs.
Il faut quand même reconnaitre quelques améliorations, pour ne pas rester sur la liste noire. Le prix des billets d'avion a connu une légère baisse par rapport aux années passées. Il n'est pas rare de trouver un billet entre 400 et 500 €, depuis la France, notre principal marché émetteur. A savoir, est-ce la politique gouvernementale ou bien, est-ce la crise qui étrangle les compagnies aériennes, au point de faire baisser les tarifs ?
Le prix du baril de pétrole, en baisse depuis quelques temps (presque 30 %) devrait mieux se répercuter sur le tarif des billets, au lieu d'engranger des bénéfices.
Il y a, également, un accueil plus sobre à la descente de l'avion ; il faudrait juste augmenter les guichets de police, car, lorsque deux avions arrivent en même temps, l'attente dure trop longtemps.
Il serait peut-être bon d'ouvrir des guichets pour les touristes et d'autres pour les ressortissants sans visa qui passeront plus vite : la salle serait libérée plus rapidement.
Obtenir des informations sur les vols est une vraie galère : un ou deux grands écrans, tels que celui qui est placé et que l'on voit de loin, à l'entrée de l'aéroport (celui qui diffuse des publicités) pourrait régler le problème en affichant les informations sur les vols. Cela éviterait à l'accueil l'attroupement comme des sans-papiers parqués derrière les barrières.
La bonne qualité de nos routes, à l'exception de quelques tronçons, est une fierté pour accueillir les visiteurs.
Certaines villes affichent une nette amélioration de propreté publique, mais il reste encore beaucoup à faire.
La présence des ASP (agent de sécurité de proximité) sur les sites touristiques est à saluer, car c'est dissuasif pour les inconditionnels traqueurs de toubabs. Ils font un travail remarquable pour la sécurité ; pourvu que cela dure et qu'ils ne se laissent pas entrainer dans le laxisme et l'arnaque qui gangrène le secteur.
En citant ces avancées très importantes, on ose croire à la résurrection du tourisme au Sénégal. Il suffit d'un sursaut national, à commencer par nos autorités, étatiques, politiques, religieuses, forums civiles, etc.... la tâche semble hardie mais nécessaire et faisable dans le court, le moyen et le long terme.
En semant la bonne graine dans des cendres, il peut bien pousser une belle plante ; sans éducation, l'enfant deviendra un adulte ignorant.
Il faut introduire dans notre système scolaire l'éducation touristique, au moins dans les localités à vocation touristique, à défaut nationale. Ce ne sera pas un programme technique et professionnel du tourisme, mais des bases civiques, morales, sanitaires et culturelles pour une vision plus adaptée à nos réalités.
Par exemple, il est formellement interdit, dans notre éducation, qu'un enfant dise : « mayma khaliss »* ; c'est choquant au point de recevoir une bonne correction. Alors, pourquoi accepte-t-on que les enfants disent : « toubab, donne-moi de l'argent » ? Croyez vous que cela honore nos valeurs en matière d'éducation ? Pourtant, c'est presque une chanson dans la bouche des enfants, si ce ne sont pas les adultes qui entonnent : « toubab, cadeau, toubab cadeau ! » Une grande tare sera enlevée le jour où le touriste sillonnera le pays sans être interpellé ou agacé par des demandeurs de cadeaux, souvent masqués derrière un projet fantôme.
Pour ce faire, il faut mettre, dans les écoles, un programme avec des exemples qui attirent l'attention sur le vécu au quotidien :
• Un enfant bien poli ne demande pas de cadeau aux touristes,
• Je participe à l'amélioration du cadre de vie de mon quartier pour accueillir les touristes,
• Je garde mon village propre pour accueillir mes amis touristes,
• Non au tourisme sexuel pour la dignité humaine.
Tant d'exemples peuvent sortir des idées de nos éminents pédagogues afin d'éduquer nos jeunes sur le tourisme.
En l'état actuel de la situation, seul l'Etat peut apporter un massage cardiaque pour réanimer le secteur.
Quand le pays traverse une crise, l'Etat prend toujours les mesures adéquates pour y remédier : plan Takkal* pour l'énergie, plan Orsec pour les inondations, aliment de soudure pour le bétail, bourse familiale pour le monde rural, etc....
On brandi la baisse de la TVA 10 % pour le tourisme comme arme. Certes ce n'est pas négligeable mais cela n'est répercuté nulle part sur les prix au profit du touriste. Cela n'a rien changé. De plus, sans client, point d'argent encaissé pour défalquer la TVA. La meilleure méthode pour que cette baisse profite aux touristes, c'est d'imposer des prix homologués de certains produits pour tout le secteur.
Dans notre tradition, quand le visiteur arrive, la première chose, c'est de lui présenter un pot ou une calebasse d'eau fraîche.
Le ministère du tourisme peut, en collaboration avec KIRENE qui est un produit bien local, homologuer la vente de la bouteille d'eau à 500 Fcfa dans tous les hôtels, restaurants, bars. A moins que ces derniers nous expliquent les raisons de vendre la bouteille d'eau entre 1000 et 1500 Fcfa alors que sur le marché on l'achète entre 300 et 500 Fcfa.
Il est encore possible de redynamiser nos coutumes à travers le tourisme : offrir une bouteille d'eau à la descente de l'avion à tous les visiteurs serait un acte noble pour le Pays de la Téranga. En plus, une bonne opportunité de faire passer des messages sur les étiquettes des bouteilles et également une manne financière et source d'emploi pour les fournisseurs. C'est une idée basique que peuvent explorer et exploiter nos experts en communication et marketing pour apporter un pan sur la bannière du tourisme au Sénégal.
A l'heure actuelle, nous avons l'impression que le secteur du tourisme est inconsidéré, relégué au plus bas de l'échelle. Le secteur traverse une crise hors du commun et aucune action immédiate n'est prise pour venir en aide aux familles directes ou indirectes qui sont au bord de l'abîme.
Je demande solennellement à nos autorités, de sonner l'alerte et de lancer un PDT (Plan Dékil* Tourisme) :
1. Surseoir à toutes les taxes pour deux ans : sans touristes, point d'argent pour payer les taxes,
2. Eponger les dettes des entreprises touristiques, au même égard que les paysans,
3. Mieux équiper les services régionaux du tourisme pour un meilleur contrôle des qualités/prix, du laxisme et l'arnaque dans le secteur,
4. Mettre l'école au chevet du tourisme : l'ignorance est mère de tous les vices.
Nos experts en la matière peuvent compléter la liste pour redynamiser le Tourisme au Sénégal.

Abou BA*Guide touristique/M'BOUR Sénégal /Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
*Mayma Khaliss : donne-moi de l'argent *Takkal : éclairer *Dékil : la résurrection

Mon pays, aide-toi et le ciel t’aidera !

Il doit être clair pour nous tous, qu’aucune solution ne tombera du ciel providentiellement, sans notre volonté et action propres à vouloir résoudre nous-mêmes nos problèmes sur terre.

Le prétexte de notre propos porte sur le désordre innommable et l’incivisme caractérisé qui prévalent dans notre pays d’une manière générale, mais et surtout  dans le secteur du transport en commun privé. Quand nous observons attentivement ce qui se passe dans ce secteur, avec l’hécatombe des victimes qu’il cause sans cesse, nous sommes en droit de nous inquiéter et nous interroger sérieusement quand-est-ce que trouverons-nous la solution radicale et définitive de ce fléau  qui nous coûte cher en perte de vies humaines? A y voir de près d’ailleurs, nous ne notons que de l’inertie de toutes parts par rapport à ce problème persistant. En effet, rien ne distingue, au regard de l’attentisme et l’absence d’initiatives hardies dans lequel sont plongés les autorités étatiques depuis des lustres, les transporteurs, les chauffeurs et même les passagers face à ce danger, à des amnésiques notoires. Surtout lorsqu’on se souvient des catastrophes récurrentes qui ont endeuillé notre pays ces dernières années, à cause de l’inobservation par les uns et des autres, des règles de sécurité les plus élémentaires, et dont le plus grave, qui n’est survenu qu’hier, est le naufrage du bateau Le Joola avec ses 2000 victimes. Mais malgré tout, les autorités ne prennent que des mesurettes de prévention, qui ne durent d’ailleurs que le temps d’une rose. Tandis qu’au plan des sanctions, elles n’en prennent presque pas ou alors, elles sont remises à plus tard, pour être oubliées comme dans le cas du Joola.

La preuve est incontestable ! Et pour cela, observez bien jusque-là nos cars privés de transport en commun, rien n’a changé. Leur surcharge est aussi manifeste qu’hier. Ceci est au vu et au su de nous tous. Et plus grave encore, c’est sous le nez et à la barbe des policiers chargés de la circulation que tout ceci se passe. Evidemment, ces dernier s’intéressent davantage à rançonner les conducteurs, en procédant à un simulacre de contrôle des pièces pour trouver des failles, plutôt que de veiller sur l’assurance de la sécurité des passagers, qui sont en surnombre déjà à l’intérieur du véhicule, en plus de ceux qui se trouvent encore sur les marchepieds. Ce phénomène est davantage plus accru à l’intérieur du pays  à cause d’abord du nombre insuffisant de gendarmes pour couvrir correctement les zones. Il est bien  noté que lors des grands évènements religieux tels que les Magal et Gamou, nous dénombrons malheureusement à chaque fois, un bilan macabre de victimes innocentes. Jusque-là, les autorités ne prennent pas encore les mesures préventives  idoines et appropriées pour parer à toute éventualité, face à ces risques déjà prévisibles, afin d’éviter tout accident ou alors au pire des cas, en arriver à zéro victime.

Parmi les nombreuses causes d’accidents, qui sont de divers ordres, on peut citer : la défectuosité des véhicules de transport, l’indiscipline par le non-respect du code de la route et des normes du constructeur, l’absence de sanctions sévères et exemplaires à l’endroit des contrevenants pour dissuader éventuellement d’autres resquilleurs, le laxisme des forces de police et de gendarmerie  affectées à cette mission de surveillance et de sécurité, qui se contentent de se faire corrompre au lieu d’immobiliser les véhicules en infraction, qui mettent en danger la vie de leurs passagers, le très mauvais état et l’étroitesse des routes, qui, par endroits dans le pays, sont dans un état de délabrement inadmissible est également parmi les causes des fréquents accidents mortels, l’encombrement anarchique des voies de circulation dans les villes, l’insuffisance de l’offre des moyens de transport en commun de grande capacité et de sécurité par rapport à la demande, fait que les passagers acceptent malgré eux, de se faire transporter, faute de choix, dans n’importe quelles conditions, etc.

Avec l’incivisme à grande échelle qui prévaut chez-nous, nous sommes ainsi classés en deux catégories de citoyens. Ce qui est absolument inacceptable dans une République consacrée ! D’une part ceux intouchables, donc au-dessus des lois – gouvernants, associés, proches, marabouts, etc.- qui ne subissent aucune sanction quelle que soit au demeurant, la gravité de leurs fautes commises, et d’autre part les autres considérés par les premiers comme de seconde zone ou de simples citoyens (sic) qui, même dans leurs pleins droits et devoirs, subissent injustement les sanctions qui revenaient en règle générale aux délinquants à col blanc, ces privilégiés de la République. C’est une injustice qui impacte  négativement et de façon notoire sur le bon fonctionnement de notre société qui marche ainsi avec une justice à deux vitesses.

Alors, quand-est-ce que, aurons-nous enfin à la tête de notre pays des autorités courageuses, impartiales qui fondent leurs actions uniquement sur notre Loi fondamentale, et déterminées à remettre les pendules à l’heure ? Autrement dit, à l’application stricte et sans discrimination aucune de la loi à tous et sur le même pied pour l’intérêt général bien compris du peuple sénégalais tout entier.

Mandiaye Gaye

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