Opinions et Débats

Averroès : La cohérence de la vérité- Ali Benmakhlouf

 

Y aurait-il deux vérités : l'une issue de la foi, l'autre de la raison ? Non, explique Averroès, la vérité est une et cohérente. Et la loi divine enjoint l'homme à user de l'intellect.
Lisant Aristote et les interprétations du Coran, Averroès a visé à concilier la religion révélée avec les lumières de la raison. Pour lui, le texte sacré s'adresse à notre intellect. La tâche des « gens de la démonstration », cette élite qui interprète le texte sacré à partir d'une compétence démonstrative, consiste précisément à retrouver les vérités derrière les images, notamment quand il s'agit d'interpréter les versets plurivoques. Pour Averroès, le sens du texte sacré dépend de la méthode de lecture qui lui est appliquée : les masses saisissent un sens rhétorique et s'en contentent en raison de leur difficulté à accéder à des arguments abstraits ; les hommes instruits lisent le Coran selon un schème démonstratif et évitent de polémiquer. L'infidélité religieuse au sens du texte est le résultat d'une inadéquation entre la méthode exposée et le public concerné : les dialecticiens qui présentent une interprétation auprès de ceux qui ne sont pas à même de la comprendre produisent de l'infidélité, car cette interprétation ne permet pas de donner accès à un sens susceptible d'être partagé par tous.
Dépasser les oppositions
Même quand les oppositions semblent présentes dans le texte, les gens de la démonstration savent les dépasser pour éviter de mettre en pièce la religion. Si l'on prend l'exemple de l'action humaine, on peut, nous dit Averroès, trouver des passages soutenant la thèse de la liberté humaine et d'autres le fatalisme : « De nombreux versets affirmant de manière générale que toute chose arrive d'après un décret (bi qadar) et que l'homme est contraint (majbûr) dans ses actes. Mais on y trouve aussi de nombreux versets indiquant que l'homme réalise une acquisition par son acte et qu'il n'est point contraint à ses actes » (« Dévoilement des méthodes de preuve des dogmes de la religion », § 284, in Islam et Raison). En raison de ces deux orientations : « Nous disons : il apparaît bien que l'intention de la révélation n'est pas de dissocier ces deux croyances, mais de les rassembler dans une position médiane qui constitue la vérité en la matière » (§ 298, op. cit.). Le Coran ne nous pousse pas à être fatalistes, il ne dit pas non plus que tout dépend de nous, mais il indique que notre volonté rencontre des conditions extérieures dans l'accomplissement des actions humaines. Aussi notre action est partie dépendante de nous, partie liée à des éléments qui n'en dépendent pas.
La charia que l'on peut traduire par « loi divine » ou même par « religion » dans le corpus d'Averroès, ne se réduit pas à un code pénal spécifique. Conformément aux occurrences du mot dans le Coran – mot qui signifie « voie » plutôt que « loi » (cf. Coran, XLV, 18 : « Nous t'avons mis sur une voie pertinente, suis-la » !) –, la charia est une loi divine qui enjoint l'homme d'user de l'intellect. Elle « nous appelle à réfléchir sur les étants en faisant usage de l'intellect » (« Discours décisif », § 3). Elle fait même de cet appel une « obligation » (§ 4). Elle n'a pas une allure simplement anthropologique, elle renvoie à un ordre général de l'univers institué par Dieu.
L'appel à user de l'intellect montre que, pour Averroès, il y a une profonde harmonie entre la religion et l'intellect. L'intellect n'est pas la raison humaine, à laquelle nous nous sommes accoutumés depuis René Descartes. L'intellect pense, et l'homme à hauteur de son effort se joint ou non à la pensée. Ce n'est pas l'homme qui est source de la pensée, mais la pensée l'investit à hauteur de son effort. Il faut imaginer l'intellect comme un élément que nous rejoignons par nos dispositions de pensée.
Penser autrement l'intellect
L'intellect n'est donc pas pour Averroès l'une des puissances de l'âme humaine comme le pensera plus tard saint Thomas pour qui « l'intellect agent n'est pas une substance séparée mais quelque chose de l'âme » (Thomas d'Aquin, Somme contre les gentils, II, trad. franç., § 76). Averroès laisse ouverte la possibilité de comprendre les choses « sous une espèce d'éternité » comme le dira Baruch Spinoza. L'âme humaine est pour lui sans limite et tout ce qui la différencie ici-bas (imagination, sentiment) disparaît avec elle. Une telle thèse a pu non seulement surprendre de la part d'un musulman qui applique le droit inspiré du Coran mais elle a même été condamnée comme impie. Que faire, si c'est le cas, de la répartition des peines et des récompenses, une fois la mort survenue ? Que faire de la résurrection des morts ?
Petit à petit, s'est confirmée la thèse durant le Moyen Âge latin qu'Averroès était partisan de la « double vérité », une vérité de la foi et une vérité de la raison. Or, comme dans le domaine de la loi, la reconnaissance d'une double légitimité affaiblit quand elle ne disloque pas la vérité même. La loi doit être une et cohérente comme la vérité doit être une et cohérente. Averroès n'a cessé de répéter que la vérité ne se contredisait pas elle-même. La notion de « double vérité » que le Moyen Âge latin a prêtée à Averroès est donc un contresens. Dans le « Discours décisif », Averroès écrit : « Puisque donc cette religion (charia) est la vérité, et qu'elle appelle à pratiquer l'examen rationnel qui assure la connaissance de la vérité, alors nous, musulmans, savons de science certaine que l'examen démonstratif n'entraîne aucune contradiction avec ce que dit la religion : car la vérité ne peut être contraire à la vérité, mais s'accorde avec elle et témoigne en sa faveur. » Averroès soutient l'idée non seulement que la loi divine (charia) s'accorde avec les vérités issues de l'intellect, mais que la vie de l'homme doit être orientée en vue de réaliser cet accord.
Al-Fârâbî (v. 870-950)
Abû Nasr Muhammad Al-Fârâbî a vécu à Bagdad parmi les cercles de logique qui ont traduit et commenté l'œuvre d'Aristote. Il est « le second maître » car la déférence à l'égard d'Aristote, « le premier maître », au Xe siècle était grande. Al-Fârâbî a commenté Aristote en ayant le souci de le rendre compréhensible à sa communauté linguistique. Il a aussi écrit un Livre de la religion et des commentaires sur l'œuvre de Platon, notamment un résumé des Lois. Pour Al-Fârâbî, l'harmonie entre les deux sages, Platon et Aristote, devrait permettre de les étudier en toute sérénité sans chercher à les affaiblir l'un et l'autre par leurs contradictions apparentes, car un tel affaiblissement est préjudiciable à la transmission de la philosophie grecque en milieu arabe. Sensible à la difficulté de pratiquer la philosophie dans une cité ignorante, Al-Fârâbî sait que le philosophe peut apparaître dans ce cas comme un animal qui vit avec une patte d'un autre animal. Dans ce cas, le philosophe, monstre aux yeux des autres, peut légitimement chercher à fuir tel un ascète qui, recherché par un tyran, revêt des habits de noceur pour quitter les remparts de la cité sans être reconnu.
Ali Benmakhlouf
Averroès (1126-1198)
Abû al-Walid Muhammad ibn Ahmâd ibn Rushd ou Averroès, médecin, juge et philosophe andalou, est né à Cordoue au sein d'une famille de juges : son père et son grand-père furent juges et lui-même le devient en exerçant à Cordoue et à Grenade. Ami de la logique, commentateur d'Aristote, il s'inspire beaucoup de son prédécesseur Al-Fârâbî (v. 870-950) considéré comme le « second maître », le premier étant Aristote. Averroès a produit des ouvrages originaux comme le Discours décisif ou le Dévoilement des méthodes de preuve en religion, et de nombreux commentaires sur l'œuvre d'Aristote. Ce philosophe grec est pour lui « une règle de la nature et comme un modèle où elle a cherché à exprimer le type de la dernière perfection » (Commentaire sur le De Anima, l. III). Que ce soit dans le domaine de l'éthique, de la logique, de la métaphysique ou de la psychologie, l'œuvre du philosophe cordouan a façonné l'Occident latin. Avec Averroès et contre lui, les universités de Paris ou de Padoue ont produit des discours qui ont configuré la philosophie européenne à partir du XIIIe siècle
Ali Benmakhlouf
Ali Benmakhlouf
Professeur de philosophie à l'université Nice-Sophia-Antipolis, il est notamment l'auteur de Averroès, Belles Lettres, 2000, de Le Vocabulaire d'Averroès, Ellipses, 2007, et a présenté Al-Fârâbî, Philosopher à Bagdad au Xe siècle, Seuil, 2007.
www.scienceshumaines.com

Traité sur la tolérance, prière à Dieu ;1763 par VOLTAIRE

 

Marc-Antoine Calas est retrouvé assassiné, son père Jean Calas est accusé du meurtre.
(Pour plus de précision: Affaire Calas)

Ce n'est plus aux hommes que je m'adresse; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps: s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi, que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de la boue de ce monde et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie: car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s'enorgueillir. Chapitre XXIII
Situation du texte
De 1760 à 1768, Voltaire séjourne à Ferney près de la Suisse, qu'il transforme en centre culturel, dramatique, agricole et industriel (exemple d'un philosophe à l'œuvre, d'une expérience assez unique)
1762 : Voltaire qui est un farouche ennemi du fanatisme et de l'intolérance (cf sa signature-slogan Ecrelinf = Ecrasons l'Infâme) milite en faveur de la réhabilitation du protestant Jean Calas, accusé d'avoir assassiné son fils qui voulait se convertir au catholicisme. Sans réelles preuves, Calas est roué en 1762, puis réhabilité grâce à Voltaire en 1765.
1763 : Voltaire utilise le retentissement de ce procès pour écrire le Traité sur la tolérance ; il veut :
• prouver l'innocence de Calas
• critiquer le fanatisme et la révocation de l'Edit de Nantes
• faire l'histoire de l'intolérance à travers les âges et les lieux
• souligner la contradiction entre la doctrine chrétienne et le dogmatisme fanatique
Ce texte, Prière à Dieu, sert de conclusion à ce traité
Des textes pour aider à comprendre notre monde et à apaiser les esprits pour un vivre ensemble sain. Pape CISSOKO

La politique coloniale - Clemenceau contre Ferry - Discours prononcés à la Chambre des députés en juillet 1885
En 1885, la France est en pleine expansion coloniale et toutes les grandes puissances internationales tentent d'élargir leurs territoires colonisés sur tous les continents. À cette même époque, Georges Clemenceau (1841-1929) est député de Paris à la Chambre des députés, mandat durant lequel la question de la colonisation et de son expansion prend une place importante dans les débats politiques. A ce sujet, deux discours ont marqués les esprits : celui de Jules Ferry le 28 juillet 1885 et la réponse de Georges Clemenceau le 31 juillet.
Ce dernier s'oppose fermement au discours colonialiste de Jules Ferry en reprenant ses argument et en les démontant un à un. Ces débats sur les questions coloniales feront de Clémenceau le tombeur du ministère de Ferry en 1885. Le discours de Clemenceau s'appuie sur les propos de Jules Ferry et sur sa vision des colonies. Il répond à son collègue afin de mieux réfuter ses arguments. Quels que soient les thèmes abordés, Clemenceau est en désaccord profond et tente d'expliquer clairement sa vision de la colonisation.
Il aborde la question économique en premier lieu. Présentant ses chiffres et les comparant à ceux de Ferry, il accuse la colonisation d'être responsable de nombreuses pertes pour la France. Cette dernière n'aurait aucun bénéfice à s'associer à de nouveaux pays. Mais la vision économique de la colonisation n'est pas la seule à poser un problème selon lui. Les questions d'ordre humanitaire le sont tout autant.
Il réfute vigoureusement l'idée de « race supérieure » ou « inférieure » évoquée par Jules Ferry. Il prend alors l'exemple de l'Allemagne qui avait utilisé cet argument contre la France : « Races supérieures ! Races inférieures ! C'est bientôt dit ! Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand.
» Enfin, pour lui, la France n'est pas encore capable de se lancer dans de nouvelles conquêtes. Elle doit se reconstruire et se consolider avant de se lancer dans une nouvelle guerre ? «Mais nous disons, nous, que lorsqu'une nation a éprouvé de graves, de très graves revers en Europe, lorsque sa frontière a été entamée, il convient peut-être avant de la lancer dans les conquêtes lointaines – fussent-elles utiles et, j'ai démontré le contraire –, de bien s'assurer que l'on a le pied solide chez soi et que le sol national ne tremble pas.
Voilà le devoir qui s'impose. » Ce discours tient une place importante dans la vie politique de Georges Clemenceau et demeure toujours d'actualité aujourd'hui alors que la mondialisation est au coeur des débats actuels. Et la vision de celui que l'on présente généralement comme un humaniste (Jules Ferry) est, sur ce point et analysée au présent, très contestable, contrairement à la vision de celui qui est réputé le plus conservateur : Georges Clemenceau.
Lire pour comprendre et apaiser les esprits. L'ignorance est mère de tous les vices. Pape CISSOKO

L’Afrique devrait s’inspirer de cette riposte de la France contre le terrorisme, pour assurer aussi sa sécurité propre, mais hélas !  « A quelque chose malheur est bon »

Aujourd’hui c’est connu, l’Afrique, plus que n’importe quelle partie du monde, est actuellement victime et en proie au terrorisme. Elle est sous la menace permanente du terrorisme jihadiste. Mais malgré tout et malheureusement, ses dirigeants sont peu préoccupés par cela, ou alors, ils s’y prennent avec des mesures dérisoires d’une inefficacité incroyable et déconcertante contre des terroristes si bien armés et organisés. Ce qui quasiment ne sert absolument à rien, parce que de nul effet, face à la force de frappe des terroristes. Cet état réel d’impuissance et d’imprévoyance impardonnable des Etats africains crée un environnement propice qui laisse le champ libre aux terroristes, semer une terreur préoccupante dans le continent. En ce moment précis, certains pays africains, incapables d’assurer leur propre sécurité intérieure, sont habités par la peur et ne comptent, pour leur salut, que sur l’Occident ou l’Amérique pour se tirer d’affaire.

Cette situation d’insécurité préoccupante a occasionné déjà des milliers de morts en Afrique, sous les balles de bandes terroristes et barbares, baptisés faussement sous le manteau de l’Islam comme couverture, de « jihadistes ou islamistes ». Et face eux, l’attitude des dirigeants africains concernés, ressemble plus à une capitulation et non à une riposte énergique solidaire et organisée de leurs forces de défense, qui à cet effet, devrait être dotées de moyens matériels et humains suffisants, en vue d’être à la hauteur de faire face. Comme justement, la France a procédé dans son cas, face à cet attentat terroriste si meurtrier. Cette riposte vigoureuse de la France, est une preuve éloquente, du caractère très sérieux que revêt la sécurité nationale pour un pays. C’est la preuve aussi que la sécurité fait assurément partie du domaine des hautes priorités pour tout Etat responsable, qui veut affirmer sa souveraineté et se protéger du terrorisme par ses moyens propres. On comprend parfaitement maintenant, les raisons pour lesquelles les dirigeants africains s’accrochent tant aux basques de la France ? Parce qu’ils sont en réalité incapables d’assurer par eux-mêmes leur sécurité, même intérieure, face aux terroristes.

En effet, il faut le reconnaitre et le prendre comme tel, la France a assuré seule et de manière souveraine sa sécurité intérieure haut la main, et en toute responsabilité. Sur cela, il n’y a rien à dire. Car, c’est l’attitude et le rôle normal d’un Etat souverain d’assurer sa sécurité par tous les moyens possibles à sa disposition, et, c’est ce que la France a fait dans le cas d’espèce.

Il est indéniable, qu’un réel problème de sécurité indiscutable se pose présentement à toute l’Afrique. Et elle a un devoir impérieux et une obligation régalienne de le régler en toute responsabilité et de souveraineté, au lieu de faire une fuite en avant ou de chercher protection auprès des puissances occidentales. Ce faisant, à l’image de la France, les Etats africains devraient plutôt prendre la pleine mesure de leurs responsabilités, en s’assumant courageusement, au lieu de s’émerveiller de son coup d’éclat, de l’applaudir et de participer en qualité de figurant seulement à sa marche républicaine, laissant ainsi dans le même temps, le champ libre à Boko Haram, opérer à sa guise sans être nullement inquiété.

Mais, le moment n’est-il pas enfin arrivé à présent pour les dirigeants africains, afin qu’à leur tour, ils se mettent résolument à la tâche pour d'assurer leur sécurité individuellement, et celle de l'Afrique globalement ? Voici des années que Boko Haram sème la mort et l’insécurité au Nigéria et au Cameroun, et menace le Niger. Tandis que le Mali, après l’attaque est toujours sous la menace permanente des Jihadistes d’AQMI, malgré la présence des forces françaises de l’opération SERVAL et de la MINUSMA de l’ONU. En Somalie et au Kenya, le groupe terroriste SHEBAB s’attaque aveuglément à toutes les populations et sème la terreur sans aucune distinction. En Lybie, depuis le départ de Kadhafi, ce pays est en proie à une guerre civile dévastatrice entre extrémistes islamistes et des musulmans, bon teint, insoumis. Les conséquences évidentes de cette guerre ont conduit à la destruction progressive de l’économie nationale d’un pays pourtant immensément riche. Autre conséquence grave, son arsenal d’armement, inestimable, s’est volatilisé dans les pays voisins et ailleurs. Arsenal incontrôlable qui se retrouverait qui plus est, entre les mains des terroristes jihadistes, faisant ainsi leur affaire, parce que, les obtenant à vil prix, si ce n’est pas gratuitement. Tout cela constitue de lourdes responsabilités sur les épaules des dirigeants du continent, et des charges auxquelles ils devraient collectivement et solidairement faire face, envers et contre tout.

Mais hélas ! Malgré tout, nous constatons tous, que les dirigeants de l’Afrique encore demeurent inertes ou dans l’inaction et la bureaucratie suicidaire dans de pareils cas. Ils passent le plus clair de leur temps à jouir cependant des délices de leur Pouvoir, mais se lamentent de leur impuissance sécuritaire, pour implorer le secours ou l’assistance des puissances étrangères. Alors qu’ils devraient en lieu et place, se doter suffisamment de forces de sécurité, de l’ordre et de défense aptes, bien formées et patriotiques pour assurer et défendre crânement la sécurité de leur propre pays. Mais hélas non ! Plutôt, chacun d’eux ne se préoccupe qu’à conserver uniquement son pourvoir, à sécuriser sa capitale et son état physique, abandonnant ainsi la sécurité du pays. Et les populations et leurs biens sont laissés à la merci des terroristes. C'est lamentable et irresponsable comme attitude!

Nous avons tous observé dans le cas de la France, que ce sont toutes les forces de défense coalisées de la République, avec tous les moyens nécessaires à leur disposition et sous le commandement d’une seule autorité, qui ont pris part sans exception dans une parfaite coordination, à la défense de la république, victime d’une attaque terroriste. Tandis qu’en Afrique et au Sénégal en particulier, on se garde bien de mettre en mouvement toutes les forces de défense de la République pour défendre la sécurité nationale. Au contraire, ces forces sont cantonnées sélectivement, rivalisent entre elles et se disputent le leadership de la compétence et du professionnalisme, mais ceci, au plan théorique seulement et non démontré sur le terrain. Voilà pourquoi, dans les opérations de grande envergure nationale, elles sont ainsi incapables de collaborer dans un esprit de constructif et de solidarité, de mutualiser leur savoir-faire et de coordonner leurs actions, pour un succès éclatant dans la défense de la sécurité du pays. Exactement, comme dans le cas de la France où, la gendarmerie nationale, la police nationale, l’armée nationale et les forces spécialisées telles les GIGN, RAID et BRI dans un élan de parfaite solidarité ont agi de concert dans cette récente opération.

Soulignons encore une fois de plus, la nécessité urgente pour l’Afrique comme le Sénégal le devoir de former qualitativement des forces de l’ordre, de sécurité et de défense, précisément la Police nationale, Gendarmerie nationale, l’Armée nationale et les Forces spécialisées qui les complètent, pour pouvoir faire face souverainement en cas de nécessité sécuritaire. Voilà pourquoi, cette fameuse agence des agents de sécurité de proximité (ASP) est une erreur monumentale, une perte d’argent, un gâchis d’une jeunesse qui aurait pu mieux servir efficacement son pays dans le maintien de la sécurité. Si bien entendu et naturellement, elle avait reçu une formation militaire de base adéquate, et avait été spécialisée dans les divers domaines de maintien de l’ordre, de défense et de la sécurité. Il n’est pas cependant trop tard pour dissoudre courageusement cette agence inefficace comme les autres, et de procéder à la formation professionnelle de ces jeunes, en vue de les reverser dans d’autre corps de métier, pour éviter ainsi de les jeter dans la rue et d’augmenter davantage le chômage.

Il faut dire que la sécurité n’a pas de prix, et pour cela, cela vaut bien la peine d’augmenter les effectifs respectifs de l’Armée, la gendarmerie, la police et leurs brigades de recherche et de renseignement, avec un cahier de charge qui leur assigne des tâches pratiques précises, autres que celles bureaucratiques comme c’est le cas présentement. Mais ceci, après leur avoir doté de tous les moyens suffisants adéquats et nécessaires. Auparavant, il faudra nécessairement assainir ces corps, en bannissant en leur sein, la corruption active et passive. Elles serviront ainsi d’ailleurs, comme forces d’appui pour aider l’OFNAC dans sa mission de lutter contre tous les méfaits dont il a en charge. Il est vraiment grand temps pour le Sénégal, d'aller urgemment dans ce sens-là. Et, la réforme des institutions à cet effet dont l’urgence ne fait plus l’ombre d’un doute pour personne, devra intégrer tous ces aspects soulignés plus haut, pour assainir absolument et une fois pour toutes, les mœurs négatives et autres tares de la société sénégalaise. « Il n’est jamais trop tard pour bien faire ».

Dans le cas précis de riposte contre les terroristes pour se sécuriser, il est tout de même permis de « singer » la France, notamment, dans la promptitude et cet élan spontané d’unité nationale au dessus de tout, pour défendre la République et la Patrie.

Mandiaye Gaye

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Le travail est- il un droit de l’homme en Afrique

AVANT PROPOS

                                 Mon cher Professeur

                     INTRODUCTION : Le travail et le droit de l’homme

                                               1/L’origine primitive du travail

                                           2/ La source préhistorique du travail

                             I / Noblesse et grandeur du travail dans la préhistoire.

                                               A/ Le travail de nos ancêtres au paléolithique.

                                             B/ Le travail de nos ancêtres au néolithique.

                                              C/ Les activités de l’Hominidé sédentaire

                           II/ Le concept du travail après la préhistoire :

                                             A/ la méprise du travail dans l’Antiquité grecque.

                                            B/   Le Serf et le travail au Moyen âge.

                                            C/ L’esclave et le travail du 17è au 18è siècle.

                           III/ Gloire et ambivalence de la révolution industrielle.

                                      A/ La science et la technique : bilan coût avantage

                                       B/ Théories et Organisation du travail.

                                     C/ Nécessité des syndicats dans le monde du travail.

                                             1) Le Droit de propriété et les droits de l’homme.

                                            2) Le règne des rebelles par le travail forcé en Afrique.

                   IV/ La liberté de travailler est un droit de l’homme.

A/ L’Aspect négatif de la liberté de travailler

B/ L’Aspect positif de la liberté detravailler.

                                             CONCLUSION

 

                       Le travail est-il un droit de l’homme en Afrique?

                                            AVANT PROPOS

                         La liberté de travailler et la liberté au travail

                                     Sont des droits de l’homme

                                           Mon cher Professeur

Je vous présente mes excuses pour ma réponse tardive. Je voudrais vous rappeler qu’au mois de Juin 2014 j’avais eu un entretien avec vous sur la recommandation de Monsieur Bouba Diop Professeur à la faculté des lettres et des Sciences Humaines de Dakar. Au cours de notre causerie vous m’aviez demandé si «  le travail est un droit de l’homme en Afrique » ? Pour répondre à votre question permettez-moi de retracer les différentes étapes de l’évolution du concept du travail de la préhistoire au XVIIIe siècle. Et de m’éclairer avec l’histoire de l’évolution de l’Homo Sapiens et de l’homme (les deux) au travail durant cette période.

Autrement dit : Permettez moi encore de remonter par le fil d’Ariane l’histoire de l’évolution du travail et de l’Homo Sapiens : De l’Australopithèque à l’Homo habilis, de l’Homo Erectus à l’homme de Neandertal et de l’homme de Cro-Magnon à l’homme moderne. De rétablir le régime du travail dans l’Antiquité grecque, au Moyen Age et au XVIIIe siècle.

Ce tour d’horizon historique de la préhistoire au siècle des Lumières nous permettra d’examiner les différentes étapes de l’évolution des Hominidés confrontés au travail primitif au début de l’humanité. De faire un constat du statut de l’esclave condamné au travail forcé du XVIIe au XVIIIe siècle. De reconstituer le rôle joué par la civilisation industrielle dans la dégradation des conditions de travail de l’ouvrier et aussi dans l’asservissement et dans l’appauvrissement du monde ouvrier au XVIIIe siècle.

Car la science, la technique et la mécanisation à outrance, «sans supplément d’âme », ont à leur tour condamné la classe ouvrière dans la Pauvreté et dans la misère. Enfin, il nous reviendra le soin de démontrer que le travail est une partie intégrante de la vie de l’homme. Qu’il est au cœur de son existence. Et que ses origines primitives remontent dans la préhistoire : l’unique période où l’Homo Sapiens avait travaillé sans Maître dans la dignité.

INTRODUCTION :   Le travail et les droits de l’homme

  • Le Travail est un droit de l’homme originaire.
  • Il précède de nos droits de l’homme codifiés

                     1/   L’origine primitive du travail.

Les Empreintes du travail originaire ont leurs racines dans la vie de l’homme. EIles sont imprimées dans le noyau de son patrimoine génétique. Cela signifie qu’elles sont gravées dans l’ADN de l’être humain. En d’autres termes le travail est contemporain ou concomitant à sa vie. C’est une activité immanente à sa nature. Dans les premières secondes de la naissance, le réflexe du grasping est le premier mouvement et le premier geste d’auto défense de l’homme dans un univers de violence. C’est le début d’une lutte dans une vie difficile.

C’est un geste par lequel le nouveau né cherche à s’agripper avec ses deux mains à quelque chose dans le monde. C’est son premier acte de positionnement dans la société des hommes. Cela démontre qu’il se met au travail dès les premières secondes de son existence. Ce réflexe spontané par lequel il cherche à s’accrocher à quelque chose est une activité ou un effort qui vise un but vital. Il conforte notre thèse selon laquelle « au début était l’action. » Et que le travail est propre à l’homme.

Dans la société primitive nos ancêtres les Homo Sapiens étaient des travailleurs actifs, des guerriers redoutables et des chasseurs libres. Leurs activités étaient du travail naturel et nécessaire dans un monde de lutte permanente. Ce travail ou ces activités étaient d’abord rudimentaires. Affronter les obstacles de la nature sans armes ou avec des armes peu perfectionnées étaient une exigence dangereuse et nécessaire. Se défendre à cette époque là, était un droit et une obligation de survie dans un univers impitoyable.

Toutes les activités primitives de l’Homo Sapiens avaient des buts précis  travailler pour se défendre, pour se nourrir et pour ne pas périr. Leur travail avait pour finalité la lutte pour dominer la nature, pour surmonter les obstacles. L’affrontement avec la nature était la seule alternative pour sauver sa vie dans un espace de violence perpétuelle : « C’est seulement par le risque de sa vie que l’on conserve sa liberté.» disait Hegel. Le travail des hominidés était un moyen pour conquérir un espace vital et pour être libre. C’était une activité qui précède le travail réglementé de notre société moderne.

               2/ La source préhistorique du travail

Le travail a sa source primitive dans la préhistoire. A cette époque les activités de l’Homo Habilis était à la fois du travail et un droit pourde défense.C’était un ensemble d’actes isolés ou un ensemble d’activités présociales sans liens solides. Plus tard dans la préhistoire, l’Homo Erectus était devenu un être très actif. C’était un travailleur confirmé. Tous ses efforts soutenus et réfléchis pour se protéger étaient du travail. C’était du travail naturel d’un point de vue de la physique moderne.

Il se présentait comme un droit de légitimedéfense ou un droit pour se créer une place dans l’espace. Dans un univers si hostile le travail avait amélioré son intelligence et ses aptitudes dans la nature. Travailler ou fournir un effort pour atteindre un but était une nécessité vitale réfléchie. Il avait contribué à réveiller et à développer sa conscience dans le monde. C’était le signe d’une étape avancée dans l’évolution des Hominidés. C’était un droit naturel. Ces activités là, étaient d’abord du travail à l’état brut. Dans la préhistoire l’Homo Sapiens ou l’homme de demain était libre.

Il agissait ou travaillait dans un grand espace insidieux et brutal. Ses activités étaient assimilables au travail. Ses efforts calculés pour atteindre des objectifs précis et utiles étaient du vrai travail. C’étaient des efforts conscients et intentionnels. Cette émergence de la conscience signifiait que les Homo Sapiens se sont engagés dans un processus d’hominisation irréversible. Sans leurs activités ou leur travail, la branche de l’espèce humaine aurait pu s’éteindre.

Elle aurait pu prendre aussi une trajectoire différente de celle de l’être humain d’aujourd’hui. Les activités de nos ancêtres avaient une importance capitale. Grâce à leur détermination pour dominer la nature, à leur habileté à fabriquer des outils, à leur lutte pour survivre et surtout grâce à leur intelligence ils sont devenus les ascendants du genre humain, les fondateurs de l’humanité et les précurseurs de notre civilisation.

I/ Noblesse et grandeur du travail dans la préhistoire.

Dans la préhistoire le travail des hominiens était un ensemble d’activités dont la finalité était de se perpétuer. Toutes ces activités physiques étaient du travail presque organisé, artisanal à l’état frémissant. Leur travail ou leurs activités pour survivre étaient liés à un besoin vital. C’étaient des activités de combat et de lutte nécessaire pour survivre. « Je suis un homme c'est-à-dire un lutteur » disait Goethe.

Pour cet Auteur, il y a une fusion entre « homme et lutteur ». Les deux termes sont synonymes. Ce qui signifie que seule la lutte détermine la vie de l’homme. Et être homme c’est être condamné à lutter. Seule la lutte donne un sens à son existence d’être humain. Que naturellement travailler c’est lutter et c’est se libérer. L’Homo Sapiens pour survivre était lui aussi condamné à cette lutte fatale. Ses activités physiques primaires étaient du travail utile malgré tout. C’était du travail le contraire du travail dans le mythe de Sisyphe où celui-ci était condamné à faire du travail improductif.

L’Homo Habilis était dans l’obligation de se battre pour atteindre un but utile. Son travail ou ses activités étaient aussi un droit de vie ou de mort. Dans la préhistoire toutes les activités physiques de l’Homo Erectus étaient du travail. Les activités de nos ancêtres Homo Sapiens étaient du travail presque achevé. La préhistoire est un miroir de l’humanité et pour l’homme moderne. Elle se divise en de larges périodes qui correspondaient aux étapes progressives de la technique : l’âge de la pierre taillée, l’âge de la pierre polie ou l’âge des métaux.

A/ Le travail de nos ancêtres au paléolithique : C’était à l’âge de la pierre taillée où avaient apparu les premières civilisations humaines bâties par la force du travail. Car l’Homo Habilis et l’Homo Erectus étaient des travailleurs chevronnés infatigables. Un de nos plus anciens ancêtres était l’australopithèque, un Hominien disparu il y a 4 millions d’années en Afrique. Le premier Homo qui a réussi à maîtriser la fabrication d’outils en pierre fut l’Homo Habilis. C’est un Hominidé qui a vécu il y a environ 3 millions d’années. Il était habile dans le choix de ses matériaux adaptés à ses outils. Ses activités étaient du travail.

A son époque c’était un surdoué. Il était à la fois intellect et manuel. Il était adroit. Sa dextérité était à la mesure de son intelligence. Son imagination lui a ouvert un vaste champ de vision et de recherche du nouveau. Progressivement il inventait les outils, les techniques adaptées à des matériaux offerts par la nature. IL les transformait grâce à son habilité exceptionnelle. L’Homo Habilis était d’abord un imaginatif, un forgeron, un fabricant et un artisan puis un technicien. Cette aptitude à fabriquer des outils s’est perfectionnée avec le temps jusqu’au Néolithique inférieure.

B/ Le travail de nos ancêtres au Néolithique Cette période était caractérisée par un essor décisif de la technique. L’Homo Erectus avait un grand avantage sur la nature. IL fabriquait des outils de plus en plus performants pour se défendre et pour chasser. Il avait continué à lutter contre tout. Il suivait les troupeaux d’animaux sauvages dans leurs déplacements. Ses activités pour survivre étaient du travail à l’état brut. Avec le temps ses gestes étaient devenus de plus en plus précis et mieux adaptés.

La transformation de la pierre brute en une pierre polie, puis en une arme pointue ou tranchante était un exploit sans égal. L’invention de l’arme biface socialement utiles était du travail presque achevé. Le travail était un droit pour les ancêtres de l’homme. C’était une activité pour construire une société future. Cela signifie que l’Homo Sapiens avait toujours était dans l’action. Qu’il avait toujours travaillé dans la liberté. En d’autres termes, dès le début de l’humanité les Hominidés étaient contraints de travailler et de lutter pour combattre et vaincre les fléaux naturels.

C/ Les activités de l’Hominidé sédentaire

A cette époque les Hominidés étaient devenus sédentaires. Ils avaient pris conscience de la nécessité et de l’importance du groupe et des grands regroupements.La station verticale de l’Homo Erectus avait été un avantage révolutionnaire et exceptionnel. Elle lui avait permis d’avoir une vision de l’horizon plus ample et plus précise pour cultiver son imaginaire pour réfléchir et pour prévoir. Il avait la capacité de se confectionner des effets à porter. IL allait à la chasse et à la pêche. Il cueillait des fruits. Il avait maîtrisé le feu. Il cherchait du bois pour se chauffer. Il faisait cuire ses aliments.

Il avait des qualités d’artiste. Il était un excellent technicien. Il fabriquait des outils de plus en plus performants mais plus précis. Il aménageait les cavernes pour s’abriter. Il peignait des animaux (grotte de Chauvet 40.000 ans.) pour adorer les phénomènes surnaturels. C’était le début de la culture et des religions. Il capturait les animaux et les domestiquaient. Il cultivait la terre et sélectionnait les céréales. C’était le début de la civilisation de l’agriculture. Ainsi, le travail passe du présocial au para social. Ses activités ou son travail était un droit légitime de protection.

Les Ancêtres de l’homme s’étaient confrontés aux durs obstacles de la nature. Ils étaient dans l’obligation de se défendre dans un univers hostile. C’était malgré tout des activités ou du travail libre. Les Homo Sapiens étaient aptes à réfléchir, à se défendre contre les intempéries du climat et les bêtes sauvages. Tous leurs efforts pour s’organiser se présentaient comme un ensemble de possibilités légitimes ou du travail normal.

C’étaient des activités qu’ils adaptaient à leurs besoins. Elles se présentaient comme un ensemble de droits naturels. Ils travaillaient dans la liberté pour survivre. Leurs activités là, étaient du travail à l’état futur d’achèvement. Ainsi le travail était un droit pour l’Homo Sapiens.

Leur travail rudimentaire s’est amélioré au fil du temps. Leurs multiples activités traduisaient un niveau très élevé de la conscience sociale de l’Homo Erectus. C’était aussi celui d’une organisation en état presque fini et le signe d’un degré d’une civilisation avancée. Toutes les activités à hauts risques étaient du vrai travail. Le travail est d’abord douleur dans sa nature.

Tous ceux qui le pratiquaient mettaient leurs vies en danger. Pendant les grandes migrations dans les continents l’Homo Erectus avait affronté de multiples et dangereuses forces de la nature : les Ouragans, les Tornades Cyclones, les Typhons, les Tempêtes, les Tornades, les Volcans les Tremblements de terre, les Montagnes et les avalanches, les Mers, les Fleuves et les Rivières à traverser dans des embarcations vétustes et fragiles. C’était un sacrifice pour les générations à venir.

Le travail était un droitpour les Hominiens. Pour leur survie, ils devaient dominer et transformer la nature et chercher de la nourriture. A cette époque là, il y avait une rivalité tacite entre ceux qui exploitaient la même nature. La présence de l’Homo habilis, de l’Homo Erectus, de l’homme de Neandertal disparu, de l’homme de Cro-Magnon sur les mêmes sites, dans le même environnement couvait le germe d’une compétition à froid. Cette concurrence était le moteur d’un gigantesque progrès.

Elle avait permis d’accélérer la formation de groupes, d’une économie ou d’un capital culturel rudimentaire. C’était le début d’une société embryonnaire en état futur de d’autorégulation. Cette rivalité froide signifiait que le pas de la réflexion avait été franchi grâce à leur rivalité. « La conscience c’est le résultat de notre pratique dans le monde. ». disait Hegel. Cela signifie que toutes les activités concrètes, rationnelles et constructives de l’homme sont des produits de sa conscience. Il en avait été de même pour les Hominiens nos ancêtres.

A la différence de l’animal, le travail est le propre à l’homme. « Ce qui distingue l’animal de l’homme c’est que celui-ci porte le plan de sa maison dans sa tête avant de la construire » disait : K. Marx. Cela signifie qu’avant tout acte, toute activité ou tout travail l’homme réfléchit, calcule, prévoit puis agit. Que l’homme est un géomètre ou un calculateur. Qu’il a conscience qu’il travail pour réaliser un ouvrage dont il connait les détails à l’avance.

Les activités de l’Homo Sapiens ou de « l’homme de demain » étaient aussi plus organisées et plus réfléchies. Elles visent toujours un but déterminé à l’avance. L’implacable loi de la sélection naturelle était de «s’adapter ou de périr. » Dans ces conditions de survie extrême, les Hominiens devraient être à la fois défensifs et offensifs. « Toute conscience est conscience de quelque chose » disait Husserl. C’est l’intentionnalité de la conscience. Elle désigne la nécessité où la conscience se trouve d’exister comme conscience de d’autre conscience.

Ce qui signifie que toute conscience vise un objet. Dans ce cas elle vise desobstacles pour les dominer et pour les apprivoiser. Pour l’Homo Erectus le travail libère. C’est viser consciemment un but. Dès lors, c’est un droit naturel utile. Dans la préhistoire le travail était aussi libérateur et pour les Hominidés moyen pour dominer. IL était un moyen pour accéder à une autonomie collective, un support commun et indispensable des droits de l’homme. C’est grâce à ce travail rude et sérieux qu’ils avaient pu survivre pour nous. Travailler est un droit naturel pour tous les groupes.

La liberté de travailler et le droit de travailler sont des droits de l’homme. Ils étaient aussi les mêmes droits pour les Homo Sapiens. Ils sont des droits imprescriptibles. Ils sont aussi des droits de l’homme en Afrique. Ce sont les mêmes droits dans toutes les sociétés humaines : Ce sont les mêmes droits dans les sociétés industrielles développées ou émergentes d’aujourd’hui. Car le travail est un droit dès la naissance de tout être humain. Les hommes naissent avec le droit d’être libres et libres de travailler. Pour paraphraser DESCARTES, nous dirons que « la chose la mieux partagée dans la préhistoire était le travail ».

IL était une activité naturelle et légitime pour tous les Hominidés. C’était un devoir moral et un droit de travailler pour le groupe de tous les Homo Sapiens. C’est un droit identique au «  droit de l’homme des temps modernes. » Le travail était un droit collectif pour l’hominien isolé dans l’immensité de l’univers. C’était une partie intégrante à leur nature.

Dans la civilisation paléo-néolithique tout le monde travaillait. Le travail était fait en équipe. Il était fait en plein air et en toute liberté. L’Homo Sapiens avait la maîtrise et la pleine jouissance d’un certains nombre de droits naturels ou droits de l’homme au sens classique et moderne du terme. IL était libre et libre d’agir ou de ne pas agir. Il était libre d’aller et de venir. IL connaissait le droit de propriété et le droit de la sûreté et de la résistance.

Sa capacité de résilience dans la nature et dans le travail était un droit naturel normal. Le travail est un patrimoine de l’homme. C’est un héritage pour l’humanité. Par contre, le concept du travail s’était dégradé, il avait perdu sa substance et son sens au fil du temps. Il n’y a que dans la préhistoire où le travail avait été un droit de l’Homo Sapiens. Par la suite, il avait connu des pentes de déclin successives jusqu’aux temps modernes.

II/ Le concept du travail après la préhistoire.

Après la préhistoire le Travail avait été plusieurs fois dénaturé et vidé de son sens. IL avait été utilisé comme un moyen d’asservissement et de domination de l’homme. Il avait été à la source d’un droit de propriété des classes sociales dominantes. Normalement il devrait libérer l’homme de la nature, le rendre fière de son génie d’inventeur et de son intelligence. Malheureusement l’homme avait été isolé de sa dignité et les droits de l’homme avaient été violés à travers les âges.

Dans l’Antiquité Grecque, au Moyen Age et du XVII au XVIIIe siècle le travail avait perdu ses lettres de noblesse. Dans la Grèce antique, le travail manuel était méprisé. Il était réservé à l’esclave. Il avait fait perdre à l’homme sa dignité. Il n’était plus un droit de l’homme mais il était à l’origine des droits d’une catégorie d’intellectuels, les Philosophes. La société était divisée en classes. La classe des intellectuels et la classe de ceux qui travaillent avec la force. Le travail physique était méprisable, dédaigneux et honteux. C’était la chose destinée à une classe sociale basse sans dignité.

Au Moyen âge le serf avait un statut d’esclave. Il était la propriété du Seigneur terrien. Il dépendait de lui. IL lui devait l’obéissance et l’impôt. Il était taillable et corvéable à merci. Il n’avait pas de BIENS personnels. Lui même et de sa famille étaient la propriété du Seigneur. Ils étaient à sa disposition. Il n’avait pas de personnalité juridique. C’était un incapable. Et pourtant, c’était le travail des classes sociales méprisées qui était à la base de l’économie de la cité et du système féodal et esclavagiste.

A/ La méprise du travail manuel dans l’Antiquité grecque

Dans la cité grecque le travail, ce droit naturel de défense pour l’Homo Sapiens dans la préhistoire avait perdu son essence. Il avait perdu son substrat fondamental libérateur. Une longue tradition latine et grecque avait placé le travail au rang des choses basses avec une nette volonté à le dévaloriser. Il était considéré comme une chose vile, abjecte destinée à l’esclave. Pour les grecs, travailler, c’est s’asservir à la nécessité. La pratique des métiers et de la technique avilissent. Le meilleur médecin ou le meilleur ingénieur sont toujours inférieurs en valeur au Philosophe.

Ils méprisaient et dédaignaient le travail et la technique. Socrate lui-même avait écrit dans le Gorgias : «quels que soient les services que puisse te rendre un ingénieur, tu le méprises et tu ne voudrais pas que ton fils épouse sa fille.» Le travail intellectuel, la rhétorique et la philosophie étaient les seules valeurs sociales à la mode. Elles étaient les seules activités intellectuelles et les seuls privilèges dignes d’une cité oligarchique d’élites, de Penseurs et de philosophes. Le travail et la techniquen’étaient pas les droits de l’homme. Cette pratique du mépris du travail avait survécu jusqu’au Moyen âge.

B/ Le Serf et le Travail au Moyen Age

Au moyen Age, le travail était destiné à une catégorie sociale d’hommes appelés serfs et roturiers. C’étaient des paysans qui n’avaient pas de liberté personnelle. Ils étaient attachés à la terre d’un Seigneur. Ils étaient assujettis à des obligations. Ils n’avaient pas de droits. Ils étaient taillables et corvéables. En d’autres termes le serf était dans l’obligation d’obéir, de travailler gratuitement pour le Seigneur et il doit lui payer une redevance ainsi qu’au Roi. Ils avaient un droit de vie ou de mort sur lui. Le travail était un moyen de domination et d’asservissement de l’homme.

Il n’était plus un droit de l’homme au Moyen Age aussi bien dans l’Antiquité grecque, au XVIIe et au XVIIIe siècle. Ce droit jadis naturel avait été confisqué et dévalué au profit d’une oligarchie féodale arrogante. Le déséquilibre entre les conditions de vie des paysans misérables, des artisans et celles des grands Seigneurs terriens a provoqué une prise de conscience de la classe des paysans prolétaires exploités. La conscience sociale d’appartenir à une classe de pauvres serfs, de roturiers sans défense et d’ouvriers exploités a renforcé leur détermination à redresser la situation. Leurs revendications pour améliorer leurs statuts étaient justes et nécessaires. Ce décalage flagrant entre leurs conditions de vie a accéléré leurs adhésions dans les groupements de compagnons d’où sont issus les syndicats ouvriers. L’esclavage avait été le couronnement ultime de la barbarie humaine et celui de la déchéance de l’homme des époques précédentes.

C / L’esclave et le Travail du XVIIe au XVIIIe siècle

Au XVIIe et XVIIIe siècle, le travail n’était plus un droit de l’homme. Les marchands d’esclaves ont institué le travail forcé. Ils justifiaient l’esclavage comme une valeur économique et sociale juste. Ils le jugeaient comme une source de richesse normale et nécessaire. Ils considéraient que l’esclave était sans âme et qu’il mérite son sort sans expliquer quelle avait été sa faute. Ils ont vidé le travail de son essence.

Son concept est devenu non seulement un moyen de domination de l’homme par les plus riches mais aussi un moyen de lui ôter sa dignité. C’était un moyen de le transformer en sous homme. Pour son Maître l’esclave était unechose au dessous d’une chose vulgaire. Il était considéré comme un-sous animal : c’est à dire au dessous de la dignité d’un animal. Ainsi, il était un sous homme en puissance. Il était corvéable à merci. Le maître avait un droit de propriété sur lui, sur sa famille et sur ses Biens au nom du travail. L’esclave n’avait que le travail forcé comme loisir.

Il n’avait même pas un droit naturel d’espérer, ni un droit d’opinion, d’aller et de venir et de penser par lui-même. IL n’avait que sa force et l’obligation d’obéir. Le maître avait sur lui un droit de vie ou de mort. Jusqu’au siècle des Lumières les droits de l’homme n’existaient pas. Le monde des Humanistes n’avait point apprécié le système esclavagiste.

Ils pensaient que le progrès scientifique allait libérer l’esclave. Que la machine allait le remplacer dignement. L’avènement de la science et de la technique avait aussi fait naître le même grand espoir dans le monde ouvrier. La révolution industrielle était attendue avec impatience. Malheureusement, elle s’est imposée avec un cortègede difficultés et des pratiques inhumaines, dégradantes et insupportables pour la classe ouvrière.

III / Gloire et ambivalence de la révolution industrielle

Dans la première phase du XIIIe siècle se produisit un changement radical de perspective. Le travail et la technique avaient été réhabilités. Ils avaient repris toutes leurs valeurs et leurs lettres de noblesse. Ils étaient pressentis de rendre à l’homme sa dignité et sa liberté. Dans l’inconscient collectif le travail était formateur. Il devrait ouvrir la voie à la liberté. Dans la pensée et la croyance populaire la technique devrait apporter aux ouvriers la richesse, le repos et les loisirs. Au total elle devrait faciliter et améliorer les conditions de travail de la classe ouvrière. La science et à la technique devraient rendre « l’homme Maître et Possesseur de la nature » disait Bergson. Ces pages glorieuses ont eu une vie courte.

Car le travail et la révolution industrielle avaient été à la fois un espoir et une souffrance pour le monde ouvrier. La machine a soulagé l’ouvrier d’une longue journée de travail pénible. La capacité de travail, le rendement de la mécanique et la technique ont vite contribué à marginaliser l’ouvrier. Elles l’ont réduit à une catégorie d’être indigne et inefficace dans le travail. Elles ont provoqué un chômage général et massif. Elles ont été à la source de la misère et de la pauvreté de la classe ouvrière. Le progrès scientifique, technique, et mécanique ont bouleversé le monde ouvrier. Ils ont dénaturé le concept du travail.

A) La science et la technique : bilan-coût-avantage.

L’accès à la science et à la technique au XVIIIe siècle avait été pour l’homme un saut spectaculaire dans le monde du progrès scientifique et technique. Très vite, la machine-robot est devenue le prolongement naturel des bras de quelques centaines d’ouvriers. Ses capacités de travail, sa précision et ses performances dépassaient de loin celles de plusieurs groupes ou ateliers d’hommes au travail. Le XVIIIe siècle était marqué par un développement efficace et rentable de la science et de la technique. Au demeurant il était doublé par une mécanisation et l’emploi d’outils robots prodigieux et intelligents.

La recherche frénétique du profit et de la plus- value (voir K. Marx), l’ardent désir d’amortir le coût des moyens de production exigeaient l’accélération du rythme des machines dans les usines et dans les ateliers au détriment de l’homme. (.Voir le film Les temps modernes de Charly Chaplin) Cette cadence infernale avait ignoré l’homme. Elle l’avait dissocié de sa dignité. La rentabilité et la précision des moyens de production dans l’exécution du travail avaient atteint leur vitesse de croisière. L’accumulation égoïste du capital avait crée une oligarchie ruisselante de richesse. Par contre elle avait laissé à la touche une classe ouvrière pauvre et misérable avec des salaires trop bas.

Très vite, l’ouvrier avait été jugé comme un égoïste indigne pour mériter la richesse et le bien être. Il était considéré comme un obstacle qui retarde la chaine et le processus de la production. Le travail n’était plus un droit de l’homme mais celui d’une minorité de riches industriels opulents, heureux et stoïques qui ne se plaignaient de rien. Les conditions de travail des ouvriers dans les usines et dans les ateliers, la concentration des travailleurs prolétaires dans les villes doublée d’une concentration industrielle ont été des facteurs d’une prise conscience de la classe ouvrière.

Pour éviter toute dérive du travail déjà déshumanisé vers un travail servile, le législateur a légiféré le droit du travail pour réduire les inégalités sociales. Pour protéger les travailleurs il fallait équilibrer l’inégalité économique et sociale de fait par une inégalité juridique compensatrice. Car le travail n’était plus un droit de l’homme. Il était la propriété d’une poignée de cyniques propriétaires des moyens de production. La machine était plus efficace et plus rentable que les bras de mille ouvriers.

C’était sur le ferment d’une révolte explosive probable que K. Marx invita « les prolétaires de tous les pays à se réunir ». Son influence a été décisive sur le plan des objectifs économiques. La révolution industrielle et le capitalisme libéral avaient été une raison suffisante pour réveiller une conscience de classe dans le monde ouvrier. Car le travail n’était pas le droit de l’homme.

L’envoi d’une délégation ouvrière à l’exposition internationale de Londres de 1862 avait été un coup de tonnerre décisif dans le développement des groupements ouvriers français. La misère de la classe ouvrière et les oppressions politiques ont accéléré la l’organisation de syndicats ouvriers révolutionnaires et combatifs. « Ce n’est pas l’existence sociale qui détermine la conscience mais c’est la conscience sociale qui détermine l’existence.» disait (K. Marx.) C’était cette conscience d’appartenir à une classe sociale d’ouvriers pauvres, misérables et celle de la prise conscience de la dégradation de leurs conditions de travail avaient déterminé la conscience de classe du mouvement ouvrier.

Dans les entreprises l’autonomie collective avaient produit ses règles. Des groupements d’ouvriers s’étaient formés et s’étaient auto organisés. Ils avaient intégré différentes organisations syndicales. La nécessité de mettre de l’ordre dans l’économie et dans les ateliers exigeait une organisation politique et sociale du droit du travail

B/ Théories et Organisation du travail

Le travail signifie malheur et aussi souffrance. La douleur est dans sa nature. Il vient du latin tripalus qui signifie un instrument à trois pieux qui permettait d’assujettir et d’imposer le joug aux bœufs et aux chevaux difficiles. Dans le latin vulgaire, tripaliare, signifie torturer. En médecine lorsqu’une femme est dans une salle d’accouchement on dit qu’elle est en salle de travail.

Pour K  Marx : le travail est aliénation et exploitation: Il explique que l’Artisan ou l’ouvrier au départ a crée un objet mais voilà que progressivement avec la manufacture et la grande industrie cet objet de sa création exposé dans la vitrine lui échappe. Il lui est étranger et le domine. Dès lors le travail de l’ouvrier devient un travail aliéné. L’exploitation du travail : le travail et plus-value. Si l’objet dans la vitrine avait demandé 15h de travail le propriétaire des moyens de production ne payera que 5heure de salaire à l’ouvrier. Et les 10h seront gratuites pour lui. C’est la plus- value.

Quant à Nietzche : IL voyait  « dans le travail la meilleure des polices. Il disait que le travail discipline, arrache à la réflexion, à la pensée, et impose à l’individu l’abnégation et le dépassement inconscient de soi. En somme il est dopant. ». Le travail est le propre de l’homme. Il lui permet de se libérer de la nature et du monde. C’est un effort conscient et réfléchit. L’homme appartient à la sous espèce de l’Homo Sapiens. Il avait été d’abord Homo Faber, disait Bergson, un Artisan, puis un Technicien. L’animal s’adapte à la nature. L’homme adapte la nature à ses désirs et à ses besoins. Il lui arrache ses éléments ou sa substance.

Il les transforme à son profit. Le travail libère l’homme des obstacles de l’univers. IL suppose une activité consciente et réfléchie mais aussi une action intelligente pour dominer la nature et la spiritualiser. Pour Hegel le travail libère l’esclave de l’angoisse de la mort (la dialectique du Maître et de l’esclave). Le travail a pris une forme différente. Il est organisé et divisé en catégorie.

C’est la spécification des tâches et la division du travail. Les activités ou le travail de nos Ancêtres les Homo Sapiens est une activité présociale. Il précède l’entreprise. Il n’a pas été une invention de l’homme des temps modernes. C’est un héritage de nos ancêtres de la préhistoire Il est antérieur au travail organisé de nos sociétés industrielles Pour mettre de l’ordre dans les activités de l’homme il fallait une refonte fondamentale du concept du travail. Il fallait créer un droit du travail.

Le Professeur Gérard Lyon Caen définit le droit du travail comme « l’ensemble des règles juridiques applicables aux relations individuelles et collectives qui naissent entre les employeurs privés et ceux qui travaillent sous leur autorité moyennant une rémunération appelée salaire (salarium-ii) : payement en nature : pain de sel). C’est un droit qui ne s’intéresse qu’à ceux qui sont directement dans des relations de travail. Il ignore les travailleurs du secteur des professions libérales.

Ainsi sont exclus les artisans, les commerçants et les travailleurs indépendants. Le droit du travail est un droit discriminatoire. Ce n’est pas un droit pour tous. Il n’est pas un droit pour tous les hommes. Le Professeur Jean Emmanuel Ray se demande si le droit du travail ne serait pas une publicité mensongère ? Car, il ne s’applique pas à tous les travailleurs. Il ne reconnait que les salariés comme leurs noms l’indiquent : que ceux qui perçoivent un salaire dans le cadre de l’exécution d’un contrat de travail

Le travail n’est pas un droit de l’homme automatique et général. Il exclu les professions libérales. C'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas liés à l’entreprise par un contrat de travail.

C/ Nécessité des syndicats dans le monde du travail

Le syndicalisme à plusieurs exigeait l’institution d’un ordre sélectif entre les syndicats pour mériter de représenter les travailleurs. Cette aptitude à représenter est soumis à l’obtention de certains critères. Le concept de cette représentativité a ses racines dans le droit international du travail. Le traité de Versailles de 1919 dans son article 389, avait recommandé à chaque état membre de désigner ses futurs délégués à la conférence en accord avec les organisations syndicales les plusreprésentatives.

La représentativité syndicale est l’aptitude du syndicat à représenter les travailleurs. En principe, quelque l’idéologie d’un syndicat il aura pour mission constante la défense de l’intérêt des travailleurs. Le droit du travail limplique les syndicats dans l’organisation générale des professions et dans l’élaboration des conventions collectives. Autrement dit leur mission est de défendre à la fois l’intérêt des travailleurs, leurs conditions de travail et d’élaborer la loi des professions.

La promiscuité sociale la misère et la pauvreté ont fait naître le besoin d’un tyran éclairé. Le syndicat semble être la personne indiquée pour redresser la situation. La formation d’un droit syndical était nécessaire. Il ya très longtemps les syndicats avaient rêvé de prendre le pouvoir contre l’état. Ils avaient cherché à être reconnus comme une alternative crédible. Mais cette perspective politique ne pouvait être réalisée. Certes dans les démocraties libérales, ils se présentent comme un contre poids de l’état.

Et quant à l’état lui même pour ne pas s’affaiblir, pour ne pas réduire sa puissance en une chose privée, il s’est désengagé en leur confiant l’organisation et la gestion du travail dans le domaine exclusif du secteur privé. Le droit syndical est une manifestation de la démocratie dans un régime politique démocratique. C’est aussi un degré élevé de la démocratie économique et sociale dans l’entreprise

  1. 1)LeDroit de propriété et les Droits de l’homme.

En règle générale le droit de travailler et la liberté de travailler sont des droits sous condition potestative ou des droits suspendus au pouvoir potestatif du chef d’entreprise. Cela signifie que l’embauche dépend de sa seule volonté ou d’un pouvoir extérieur, autonome et discrétionnaire. Le chef d’entreprise jouit d’un droit propriété de son entreprise. Il est le seul à juger et à décider si l’entreprise peut ou ne peut pas embaucher.

Dans ces conditions malgré la volonté du législateur et des syndicats le travail n’est pas accessible pour tous. Ni le législateur, ni les syndicats ne peuvent violer son droit naturel de propriété. Ils ne peuvent pas l’obliger d’embaucher tous les chercheurs d’emploi du pays. La violation de son droit de propriété serait une voie de fait, c'est-à-dire une atteinte grossièrement irrégulière à son droit de propriété ou à sa liberté. Ils n’ont aucun pouvoir pour l’inculper au motif qu’il n’a pas embauché des chômeurs.

Son impossibilité d’embaucher n’est pas une infraction en soi. C’est une obligation de moyen. Les droits de l’homme sont des droits naturels dont la violation constitue une infraction Dans ce cas précis il n y a pas de violation des droits de l’homme. Les deux droits se présentent comme des droits à reproduire. Le droit de travailler est légiféré et codifié. Les droits de l’homme sont des droits naturels. Ils ne sont pas hiérarchisés. Ils cohabitent en bonne intelligence.

Le droit au travail ou la liberté de travailler visent un idéal à atteindre. Ces deux droits ont un caractère optatif. La liberté de travailler ne dépend pas de la volonté de celui qui cherche le travail. Les deux droits doivent respecter le droit de propriété du chef d’entreprise. Le droit de propriété est aussi un droit de l’homme protégé au même titre que les autres droits de l’homme. Dans un régime capitaliste libéral le travail n’est pas égalitaire. Autrement dit il n’est pas distribué avec égalité et équité entre les sujets.

Par l’école l’état donne aux citoyens les mêmes chances pour s’instruire. Et au-delà de l’école à chaque candidat de trouver du travail. Aux états unis « La philosophie américaine de la liberté est fondée sur la dignité de l’effort et de la valeur probatoire de la réussite qui se trouve à l’origine de la volonté de laisser l’homme maître de son destin. ».

Le citoyen américain est un être concret par ce qu’il a conscience de ne devoir qu’à lui-même sa citoyenneté. Dans un régime politique capitaliste de surcroit libéral il revient à chaque citoyen chercheur d’emploi de mettre tous ses talents en valeur pour trouver du travail. Le chef d’entreprise n’est pas dans l’obligation absolue d’embaucher tous ceux qui ont besoin de travailler. IL n’est pas responsable de la politique d travail et du chômage dans le pays.

IL dirige son entreprise dans un cadre légal et réglementaire sous le contrôle de l’état responsable de cette politique de l’emploi. Les syndicats ont pour mission de surveiller les conditions de travail dans l’entreprise. Dans la plus part des états industriels développés aussi bien qu’en Afrique les états sont dans l’impossibilité de résoudre totalement le problème du chômage. Face à leurs incapacités à donner du travail à tous, le travail n’est pas un droit de l’homme.

2) Le règne des rebelles par le travail forcé en Afrique.

En Afrique certains états désorganisés par les guerres se résignent et acceptent par lassitude à l’intérieur de leurs territoires des organisations de rebelles ou des Seigneurs de la guerre. Ces organisations marginales pratiquent le trafic d’êtres humains et des violes en bandes organisées. Elles exploitent par le travail forcé des populations faibles et vulnérables. Toute violation des droits de l’homme doit être qualifiée comme crime. Et leurs Auteurs doivent être sanctionnés. Dans certains états Africains faibles et corrompus, il y a une exception à cette règle.

Et pourtant toute atteinte à la dignité de l’homme dans le travail est un crime qui devrait être sanctionné. Dans ces pays la violation des droits de l’homme est connue par tous. Il n’est pas condamné et sanctionné. En plein cœur du XXIe siècle, dans beaucoup d’états Africains les organisations parallèles à l’état pratiquent la traite des enfants esclaves.

Les enfants soldats, sorciers, accusés d’anthropophagie et des prostituées sont contraints au travail forcé par les Seigneurs de la guerre et les Rebelles. Dans ces pays désorganisés par les conflits politico ethnico claniques le travail forcé des enfants est une pratique courante. Agés de cinq à treize ans, orphelins ou de parents très pauvres sont des victimes des guerres ethniques ou tribales.

Ils sont vendus par leurs parents pour quelques centimes de francs ou enlevés de force pour travailler comme esclaves. Leurs maîtres ont sur eux un droit de vie ou de mort comme au moyen Age. Ils sont corvéables à merci et victimes de sévices sexuels. Certains états sont incapables de protéger leurs citoyens contre ces pratiques contraires aux droits de l’homme. Dans ces états « dits démocratiques » le travail n’est pas un droit de l’homme.

La prostitution forcée des femmes, le rapt des enfants soldat, le travail illégal des enfants accusés de sorcellerie ou d’anthropophagie sont des pratiques courantes acceptées. Elles ne choquent plus personne. Le Seigneur de la résistance de Dieu de Joseph KONY a assassiné 100. 000 personnes, 60.000 enfants kidnappés sont destinés au travail forcé. Des centaines de jeunes filles et de garçons de 10 à 12 ans sont kidnappés par Boko Haram. Ils sont destinés au travail forcé et aux sévices sexuels de leurs troupes. Cette violation flagrante des droits de l’homme à l’intérieur des états « dits démocratiques » est évidente, effective et reste impunie.

Toutes ces activités odieuses ou ces pratiques crapuleuses devraient être qualifiées de crimes contre l’humanité. Ce tableau sordide et désolant se déroule sous la vraie fausse « ’autorité et la vraie fausse puissance » des états complices incapables et impuissants face à l’horreur infecte. L’espèce de tolérance consciente pour faire face à une barbarie inhumaine et humiliante donne une mauvaise image de l’Afrique. Pour un état la combinaison de son impuissance à donner du travail à ses citoyens avec son impuissance à protéger l’intégrité de son territoire ressemblent à une trahison politique inavouée contraire aux droits de l’homme. Leurs silences et leurs inactions ont un parfum de complicité consciente avec les bandits de grands chemins.

Les talibés mendiants du Sénégal, les enfants travailleurs dans les plantations de la Cote d’Ivoire, les enfants soldats de la République de Centre Afrique et de la République Démocratique du Congo sont des victimes innocentes. Ils travaillent tous pour leurs maîtres intouchables. Ils souffrent de l’impunité qui profite à des barbares sans scrupule.

Dans les camps de concentration du de travail des Seigneurs de la guerre, les enfants soldats, sorciers, anthropophages et les prostituées de force ont perdu leurs dignités d’hommes. Il n’y a d’honneur et de dignité de l’homme que dans la philosophie de la Cours Pénale Internationale. Face à ces crimes impunis l’Afrique doit soutenir l’action de la CPI.

IV/  La liberté de travailler est un droit de l’homme

La liberté de travailler est un droit mal partagé en Afrique. La majorité de la population est analphabète. Elle est exclue du circuit du travail. Le travail n’est pas un droit de l’homme d’une manière générale. On peut se demander comme le professeur Jean Emmanuel Ray si en Afrique le droit du travail ne serait pas une publicité mensongère ? La liberté de travailler ou le droit au travail et les droits de l’homme sont des droits difficiles à concilier. Cette difficulté se traduit dans leur aspect négatif et dans son aspect positif.

A/ L’ Aspect négatif de la liberté de travailler

La liberté de travailler est un droit de l’homme. Les droits de l’homme ne sont pas hiérarchisés. Ils sont tous égaux en droit et en valeurs. Dans leur conception la liberté est un support fondamental. Elle les sous tend. Elle est une et indivisible. Elle se présente comme une référence pour tous les droits de l’homme. Autrement dit, la liberté est l’ossature de chaque droit de l’homme.

Elle joue un rôle exclusif dans leur détermination. Dans leur concept elle est leur unique référence ex : la liberté d’aller et de revenir, la liberté d’avoir un droit de propriété, la liberté d’être en sécurité, la liberté de s’instruire, la liberté d’opinion et la liberté de travailler, le droit de travailler. Sans le travail tous ces droits de l’homme sont désactivés. Sans travail elles n’ont pas de contenu réel. Le travail est le moteur des libertés et des droits de l’homme.

La liberté de travailler et le droit de travailler sont deux droits identiques. Travailler c’est un verbe qui nous dit ce que fait une personne, un animal ou une chose. C’est fournir un effort soutenu pour atteindre un but. C’est exercer une activité consciente pour réaliser un ouvrage. Lorsque le verbe travailler est attribué à l’homme son exécution ou sa transformation en action doit être un acte conscient pour qu’il y ait du travail. Les deux droits sont synonymes.

On ne peut pas opposer la liberté de travailler, droit de l’homme et la le droit de travailler, un autre droit de l’homme. Ces deux droits sont compatibles et cohabitent. La liberté de travailler est un droit naturel et le droit de travailler est un droit codifié dans beaucoup de textes institutionnels. Ils ne sont pourtant pas opposables. La liberté de travailler est un droit une possibilité et une disponibilité.

C’est un idéal que l’on cherche à réaliser dans la liberté. Les deux droits reposent sur des souhaits. Ils existent dans le monde du rêve. Ils existent sans travail. L’absence de travail paralyse toutes les libertés. Sans travail c’est être économiquement désarmé. C’est vivre sans autonomie réelle dans une société matérialiste. Le travail n’est pas un droit de l’homme dans ces conditions. Les hommes sont libres de travailler sans travail effectif.

Cette liberté de travailler existe. Elle n’est pas soutenue par du travail réel. Elle n’a pas du travail comme contenu. Malgré la bonne volonté du chercheur d’emploi il ne peut pas accéder au travail. Le travail est la structure des libertés. La conclusion d’un contrat de travail dépend de facteurs extérieurs. Elle dépend de la volonté de l’Employeur. Pour un chef d’entreprise le droit d’embaucher ou la liberté de donner du travail est une obligation de moyen.

A contrario il ne peut se traduire comme une obligation de résultat. Nul ne peut l’obliger à embaucher des travailleurs contre son gré ou ses possibilités. La politique d’embauche relève de son seul pouvoir. Sans un minimum de moyens économiques et sociaux, l’homme ne peut jouir pleinement de ses libertés et qu’une des façons de violer les droits de l’homme est, pour l’état, de laisser une trop grande partie de la population dans une situation de pauvreté, voire de misère.

Dans ce monde de plus en plus attaché à l’argent que devient la Liberté de travailler sans travail, sans argent ? ou le droit de travailler sans travail, sans droits économiques ?. Que devient le simple droit de travailler sans ressources économique, sans ressources financière ? Que devient la liberté d’aller et de revenir sans travail et sans les moyens qui permettent ou facilitent ce déplacement? L’absence de droits économiques, sociaux et culturels paralyse toutes les catégories de libertés. Elle met en veilleuse tous les droits de l’homme et détruit l’indépendance du sujet. En Afrique les ¾ de la population est exclue du monde du travail. Le travail n’est pas un droit de l’homme

Le droit de travailler ou la liberté de travailler sont des droits platoniques pour une grande partie de la population. Le droit de l’homme est une coquille vidée de son de son essence. Le travail est inexistant. Les hommes ont le droit de travailler ou la liberté de travailler mais ne ils trouvent pas d’emploi malgré leurs bonnes volontés.

C’est une liberté de travailler sans travail. Le droit ou la liberté de travailler relève de l’imaginaire. Le droit de travailler est sans contenu. Cette situation paradoxale et regrettable explique que le droit de travailler et la liberté de travailler ne sont ni des droits de l’homme en Afrique. Ces deux droits sont des droits souhaitables. Ils ne sont pas des droits effectifs. Ils sont statiques en attente d’être incarné par le travail.

B/ L’Aspect positif de la liberté de travailler.

Les droits de l’homme sont une représentation de l’esprit transposée dans la vie concrète de l’homme. Ils sont fondés dans une philosophie humaniste et universelle. Leur objet est de protéger l’Etre Humain contre l’injustice, l’arbitraire, la barbarie, la tyrannie. Ils sont protégés. La violation des libertés publiques et individuelles et la dignité de l’homme sont des crimes. Ils doivent être sanctionnés par la C P I. Les génocides constituent les plus graves violations.

Les droits de l’homme se reconnaissent dans un ensemble de libertés dont la violation porte atteinte aux fondamentaux de l’être Humain. Cet Homme Humain n’a pas de race, n’a pas de couleur, n’a pas de pays, n’a pas de patrie, n’a pas de religion. Son sang est du sang rouge universel. Les droits de l’homme le respectent, se respectent. Ils ne se portent pas atteinte. Le droit de travailler et la liberté de travailler respectent la liberté du chef d’entreprise.

Pour cette raison le strict respect des droits de l’homme interdit toute ingérence dans l’exercice des pouvoirs du chef d’entreprise. Le droit de travailler est un droit de l’homme que l’on ne peut pas lui imposer. On ne peut non plus le contraindre à embaucher tous ceux qui chôment dans un pays. Les droits de l’homme combattent toutes atteintes aux libertés publiques et individuelles.

Dans les régimes démocratiques, nul ne peut interdire à une personne en situation régulière de travailler au motif qu’elle appartient à une race, à une ethnie, à une tribu, à un clan ou à une religion. A fortiori nul ne peut se prévaloir d’une catégorie sociale déterminée, pour exciper qu’il appartient à une race précise ou à un rang particulier pour exiger qu’on l’embauche.

La liberté de travailler et le droit de travailler sont deux droits de l’homme qui se respectent. Ils ne se neutralisent pas. Ils sont pas en opposition et ne peuvent rentrer en conflit. En Afrique la concentration de la population non active dans les villes pose de graves problèmes d’insécurité. Elle affecte la liberté des populations. C’est un ferment de la violation les droits de l’homme.

Le travail n’est pas un droit de l’homme en Afrique. Cependant une politique volontariste d’investissement dans l’agriculture pourrait créer du travail. Toute la population non active pourrait travailler. Ce qu’il ya positif pour les droits de l’homme, toutes les démocraties œuvrent pour protéger la liberté de travailler Les vrais démocrates défendent les libertés publiques et individuelles dans toutes leurs formes. En Afrique le travail forcé des populations vulnérables est une réalité évidente qui reste impunie. La liberté de travailler est violée sans risque pénale.

Les auteurs de ces crimes odieux devraient être traduits devant la Cour Pénale Internationale. C’est à juste titre que le travail forcé en Corée du Nord intéresse la CPI. Cette institution lutte pour l’homme. Elle a un double caractère international et universel pour protéger l’homme et sa volonté de rétablir la justice et l’équité entre les hommes sont évidents. Et seul l’homme est au centre de ses préoccupations. Elle ne s’occupe ni de races, ni de ethnies.

Dans sa philosophie la défense de la liberté de l’homme est un motif suffisant et nécessaire pour connaître sans frontière tous les crimes contre l’humanité et les génocides. Les droits de l’homme sont universels et imprescriptibles. Seront poursuivis à jamais tous qui les violeront. Malheureusement les affaires URU Kenyatta, d’Omar El Bachir et entre autres ont démontré que certains Africains cherchent à protéger des chefs d’états.

Ils accordent peu d’importance aux droits de l’homme. Ils sont excellents dans l’art de banaliser tout ce qui est important. Pour les faibles et les vulnérables les droits de l’homme sont un Rampart contre la tyrannie des états, des Seigneurs de la guerre et des rebelles génocidaires. Car ils sont les pires ennemis de leur continent et de leurs pays.

Conclusion : Compte tenu de l’impuissance de certains états face au taux très élevé du chômage dans leurs pays, face à la pratique du travail forcé desenfants soldats, desenfants sorciers, anthropophages, des enfants Talibés mendiantset face à la prostitutionforcée, le travail n’est pas un droit de l’homme en Afrique. !!

                                           Ibrahima Mané

                   Vive la démocratie et les droits de l’homme.

                         vive la Cour Pénale Internationale

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