Opinions et Débats

L'illusion du bonheur selon Schopenhauer : La philosophie en quatre questions-in scienceshumaines

 

L'illusion du bonheur selon Schopenhauer : La philosophie en quatre questions-in scienceshumaines

« La bonne heure, le bonheur, être bien se porter bien, jouir, vivre en harmonie, en paix, tranquillement et sereinement , etc ; l'homme est à la quête de ça. Même celui qui vit à 200 à l'heure, ou qui fait des activités à risque cherche son équilibre ce qui lui procure joie et bonheur. Cette quête ou cette réponse est personnelle mais écoutons certains penseurs ». P B Cissoko

Arthur Schopenhauer (1788-1860) était un ombrageux, un aigri, un pessimiste. « La vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui. » note-il dans son Journal. Son entourage familial ne le prédisposait pas au bonheur. Deux de ses oncles paternels avaient été enfermés dans des asiles psychiatriques ; son père, bien qu'ayant réussi dans les affaires, était dépressif et lorsqu'il se tua en 1806, en tombant du grenier, on ne sut jamais s'il s'agissait d'un accident ou d'un suicide.
Sa mère, Johanna Schopenhauer, romancière à succès, était d'une totale froideur et indifférente à l'égard de ses enfants. Lors d'une dispute familiale, elle prit d'ailleurs parti pour son amant contre son propre fils ; après cette brouille, ils ne se revirent jamais.

Quant à Adèle, la sœur d'Arthur, elle était, elle aussi, en proie à des angoisses et obsessions et finit par se suicider en 1849.
Sur le plan professionnel Arthur a d'abord connu les échecs et les frustrations. Nommé privat docent (maître de conférence) en philosophie à l'Université, les étudiants désertent ses cours pour assister à ceux de Hegel, son rival. Son grand livre Le Monde comme volonté et représentation (1818) est passé totalement inaperçu lors de sa parution. Finalement, il quittera l'Université, convaincu que ses collègues se sont ligués contre lui.
Personnage sombre, acariâtre, profondément pessimiste, Schopenhauer a passé sa vie à colporter son mal-être et à ruminer sa rancœur contre ses contemporains. À sa mort, on a pourtant retrouvé dans ses notes personnelles, un petit opuscule en cours de rédaction consacré à L'Art d'être heureux.

Cinquante règles de vie
Dans ses carnets, Schopenhauer présente « 50 règles de vie » susceptibles de rendre la vie la moins pénible possible. Car le philosophe ne croit pas du tout au bonheur absolu. Dès la première règle, il affirme sans équivoque le bonheur impossible : « Nous sommes tous nés en Arcadie, autrement dit nous entrons dans la vie pleins d'exigence de bonheur et de jouissance, et nous avons l'espoir fou de les réaliser jusqu'à ce que le destin nous tombe dessus sans ménagement. (...) Vient alors l'expérience et elle nous enseigne que bonheur et jouissance sont pures chimères. » S'il est vrai que la vie est souffrances, déceptions, frustrations, le seul but raisonnable du sage n'est donc pas d'atteindre un bonheur chimérique. À défaut d'apporter un bonheur définitif auquel il ne croit pas, il s'agit de gérer sa vie au mieux, en évitant les souffrances inutiles que l'on s'inflige à soi-même et aux autres.
À partir de là, il énonce quelques règles de vie destinées à surmonter le malheur. Ainsi, la règle n° 2 conseille d'éviter la jalousie :

« Tu ne seras jamais heureux tant que tu seras torturé par un plus heureux. » De même, il ne faut pas chercher à susciter la jalousie chez autrui.

La règle n° 3 affirme qu'il ne faut pas chercher à trop s'éloigner de ses penchants et tendances naturelles.

« En effet, de même que les poissons ne sont bien que dans l'eau, l'oiseau seulement dans l'air, la taupe uniquement sous terre, ainsi chaque homme ne se sent bien que dans l'atmosphère appropriée pour lui. » Il ne sert à rien de vouloir forcer sa nature pour atteindre quelque bien. Certains se sentent bien dans la solitude, d'autres aiment la cour, certains sont des créatifs, d'autres des contemplatifs. Rien ne sert d'aller à l'encontre de soi-même : « On n'apprend pas à vouloir » affirmait déjà Sénèque.


Parmi les autres règles de vie, prônées par Schopenhauer, citons en vrac :

« Faire de bon cœur ce qu'on peut et souffrir de bon cœur ce qu'on doit. »

(Règle n° 6) ou « Limiter le cercle de ses relations : on offre ainsi moins de prise au malheur. » Car « la limitation rend heureux »

(Règle n° 8). « Le bonheur appartient à ceux qui se suffisent à eux-mêmes. » (Règle n° 48)


Schopenhauer présente, en fait, une sorte de digest des règles des sagesses antiques : celles professées par Aristote, Sénèque, Marc Aurèle, Épictète. La leçon générale qui s'en dégage est simple : il faut se contenter de ce que l'on a, repousser les désirs inutiles, se satisfaire des joies simples de la vie...


Le bouddhisme a eu également une influence décisive sur Schopenhauer.

« À dix-sept ans, je fus saisi par la détresse de la vie comme le fut Bouddha dans sa jeunesse, lorsqu'il découvrit l'existence de la maladie, de la vieillesse, de la souffrance et de la mort. » Les nobles vérités du Bouddha enseignent que toute vie est souffrance, que la souffrance est liée au désir insatisfait. Et que, pour supprimer la souffrance, il faut donc supprimer le désir...


Tu dois changer ta vie !


Pour Peter Sloterdijk, une vraie vie, pleinement accomplie, consiste à se consacrer à un but élevé exigeant une discipline de vie rigoureuse qui nous arrache du monde ordinaire.
Peter Sloterdijk est connu comme philosophe. Mais il est aussi à ses heures un cycliste chevronné qui pratique sa passion de façon intensive. En 2006, il s'est attaqué en vélo au prestigieux mont Ventoux, l'un des sommets mythiques du Tour du France : l'équivalent du marathon de New York pour les coureurs à pied ou du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pour les chrétiens.
D'ailleurs, cette analogie entre le sportif et le pèlerin est loin d'être superficielle : tous deux ont en commun de vouloir s'imposer une ascèse afin de s'élever au-dessus de leur condition ordinaire.
S'il n'est pas question de bicyclette dans son dernier livre, le hobby de P. Sloterdijk est une clé d'entrée pour comprendre Tu dois changer ta vie (2011).


L'auteur, coutumier des longues digressions débute par une très longue introduction (160 pages) censée présenter son sujet à travers quelques exemples singuliers. On y croise un manchot qui jouait du violon avec ses pieds, Franz Kafka et un long commentaire d'un poème de Rainer Maria Rilke (qui se conclut par le vers « Tu dois changer ta vie »). Le point commun de tout cela ? Évoquer « l'ascétisme anthropologique », c'est-à-dire la volonté de dépassement de soi.
Le livre s'organise ensuite autour de trois parties (toutes aussi copieuses que décousues).

Une anthropologie de l'exercice


La première annonce le programme : fonder une « anthropologie de l'exercice » qui viserait à expliquer comment l'humain s'y prend pour tenter de s'élever au-dessus de soi-même. Le point de départ est prometteur : Sloterdijk propose de forger une « psychologie des hauteurs » (expression reprise à Max Scheller qui l'opposait à la « psychologie des profondeurs » de Sigmund Freud). Cette psychologie de la verticalité devrait décrire l'aspiration les humains à se sublimer. Mais sur un thème aussi stimulant, on pourrait s'attendre à mieux : le philosophe en restera à des effets d'annonce et à d'interminables digressions sur l'artiste comme acrobate, sur la thématique nietzschéenne du surhomme ou à un long commentaire d'une citation de Ludwig Wittgenstein sur « la culture comme observance » (qui envisage la culture comme un ensemble de règles similaires aux règles monastiques).


La seconde partie intitulée « Procédures d'exagération », s'intéresse à la démarche des individus qui veulent rompre avec leur milieu d'appartenance, aspirent à égaler des modèles idéaux (les saints, les héros) et cherchent pour cela un « maître » qui leur servira de coach spirituel.


La troisième partie est consacrée aux « lieux d'entraînement » qui servent de creuset pour éduquer, formater une élite ou un homme nouveau (des sectes philosophiques anciennes aux casernes militaires en passant par les monastères). Dans le monde moderne, c'est l'école qui jouerait ce rôle de formation des élites. Une autre forme de sélection d'une nouvelle race d'humains supérieure relève de la biopolitique (de l'hygiénisme du XIXe siècle aux pratiques de la santé contemporaine) qui ne serait que le prélude d'une « anthropotechnique » visant à façonner un « homme nouveau ».
Comme toujours chez Sloterdijk, la perspective est aussi grandiose que le style est lourd et les concepts nébuleux. Son programme d'anthropologie de l'exercice reste largement en friche, la conceptualisation semble à l'emporte-pièce : une confusion constante est par exemple entretenue entre la culture (entendue comme éducation et système de règles) et les exercices spécifiques d'autodiscipline pratiqués par certaines élites sportives, guerrières ou intellectuelles.


De même, les excroissances conceptuelles amphigouriques vont de pair avec une ignorance à peu près totale de toute la littérature spécialisée sur les techniques psychologiques de l'ascèse, les exercices spirituels des philosophes antiques, voire sur les techniques d'entraînement physique et mental des sportifs qui auraient trouvé là leur place. Méthodes d'entraînement auxquelles Sloterdijk doit bien avoir recours quand il escalade le Ventoux en se rêvant sans doute un surhomme nietzschéen.


https://www.scienceshumaines.com/la-philosophie-en-quatre-

Aïssatou Cissé -Auteur de la nouvelle "Linguère Fatim" par Fatim Djeumb et Dieng -(Dakar : Nouvelles Editions Sénégalaises, 2005)

 

Merci à papmagatmateuw Fal de nous avoir parlé de cette dame "sa potosse". ichrono.info PB C  et B G

Aïssatou Cissé -Auteur de la nouvelle "Linguère Fatim" par Fatim Djeumb et Dieng -(Dakar : Nouvelles Editions Sénégalaises, 2005)
Interview 2004 par Fatim Djeumb et Dieng


Interview réalisée en décembre 2004


Fatim Djeumb et Dieng, le personnage central de votre nouvelle, est une femme courageuse, persévérante et humble en dépit de son rang royal. Qu'est-ce qui vous a inspiré et incité à écrire cette nouvelle ?


J'ai tiré mon inspiration de la poissonnière de ma mère. Je peux vous assurer que cette dame est issue d'une lignée très noble, mais les aléas de la vie ont carrément modifié sa destinée qui aurait dû être celle d'une linguère c'est-à-dire d'une princesse !
Est-ce que c'est souvent le cas que la Sénégalaise travaille et gagne sa vie quand son mari est en chômage ?
C'est effectivement le cas chez nous au Sénégal. La femme sénégalaise est très courageuse et très digne. Vous pouvez voir dans certains foyers, le mari perdre brusquement son emploi et c'est son épouse ou ses épouses, parce que malgré le chômage les hommes n'arrêtent pas d'en épouser, qui font de grands efforts pour subvenir aux besoins de la famille. Et, elles sont souvent poissonnières ou lavandières. Par exemple la poissonnière de ma mère vient quelque fois avec sa coépouse qui est aussi vendeuse de poissons.


Si Fatim a perdu une certaine mesure de son statut social, elle n'a pas perdu sa propre dignité. A votre avis, quels facteurs contribuent à la force de caractère des Sénégalaises ?


Vous savez, nous les Sénégalaises, nous aimons bien être chouchoutées par des maris affectueux et galants qui nous font de temps en temps des petits cadeaux ; seulement, cela n'enlève en rien notre dignité ! La femme sénégalaise en général cherche pour sa famille une bonne qualité de vie, car il faut que les enfants suivent une bonne éducation scolaire, ce qui entraîne sans aucun doute une excellente condition sociale. Pour donner une vie saine à sa famille, la Sénégalaise n'hésite pas à travailler dur, quelle que soit la caste à laquelle elle appartient !


Comment est-ce que la classe sociale, sinon la caste, influence la vie des Sénégalaises de nos jours ?


Malheureusement, cette histoire de caste est un frein à l'épanouissement de la femme Sénégalaise, et même des Sénégalais tout court ; en ce qui concernent les classes sociales, la vie à ce niveau est plus perméable, c'est-à-dire que très souvent nous voyons un riche se marier avec quelqu'un de condition très modeste, mais pour les castes, c'est tellement complexe, les différentes castes s'acceptent difficilement : vous ne verrez jamais ou très rarement un guër (noble) épouser une ñéño (griotte) sans que ce soit scandaleux aux yeux de la société !


Vous êtes très jeune. Comment êtes-vous venue à l'écriture et qui vous encourage à écrire ?


J'écris depuis que j'ai arrêté les études secondaires. Au début, c'est-à-dire après mon obtention du BFEM (Brevet de Fin d'Etudes Moyennes), ne pouvant plus poursuivre mes études générales à cause de mon handicap. Les classes dans tous les établissements se trouvent en hauteur et n'ont pas d'accès pour les chaises roulantes ; ensuite, j'ai voulu faire de l'architecture, et là aussi même problème ; alors, je me suis prise en main en étudiant seule à la maison. Puis, en discutant avec une amie sur sa condition très pénible de femme mariée, il m'est venue l'idée de dénoncer son insupportable et non-enviable vie conjugale, bien sûr en brodant autour de l'histoire. Et depuis la publication de mon premier ouvrage intitulé « Zeyna », mes parents, mes frères et sœurs, mes amis, et surtout le peuple Sénégalais m'encouragent beaucoup ; ils m'interdisent d'arrêter !


Quelles femmes écrivains du Sénégal lisez-vous avec le plus de plaisir ?


Je lis Mariama Bâ qui a écrit « Une si longue lettre », Ken Bugul « Le baobab fou », Nafissatou Dia Diouf « Primeur » et Sokhna Benga « Herbe folle » ; j'adore leurs écrits !


Qui considérez-vous comme les femmes les plus importantes de votre pays, de nos jours ou du passé ?


Les femmes les plus importantes du Sénégal que je prends en exemple sont : Aline Sitoé Diatta qui a longtemps lutté contre les Blancs du temps de la colonisation : elle était appelée la reine de Cabrousse (une localité de la Casamance) ; la reine du Walo Djeumbet Mbodj qui a amélioré la condition des femmes dans le passé en les imposant dans la vie politique du royaume ; puis la princesse Yacine Boubou qui a sacrifié sa vie pour que son fils soit Damel (roi dans le royaume du Djolof).
Pourriez-vous donner quelques exemples de changements de mentalité en ce qui concerne les aspirations des jeunes Sénégalaises ?
De nos jours, les jeunes filles veulent moderniser leur vie. Les Sénégalaises ont tendance maintenant à bousculer les tabous. Par exemple, il y a beaucoup de mariages mixtes, entre Sénégalais et Européens ou Américains sans que cela ne soit scandaleux, comme par le passé. De rare fois, les tabous des castes sont mis de côté par la jeunesse sénégalaise. Les femmes ont réussi à faire voter une loi contre l'excision (la circoncision des filles par l'ablation du clitoris), c'est une grande victoire pour la vie sociale et surtout la santé et la dignité de la femme !


Pouvez-vous décrire les stratégies employées par les Sénégalaises pour extraire le respect qui leur est dû ?


Je pense que la plus louable des stratégies a été la scolarisation des filles en masse, parce que si la femme a étudié, et qu'elle travaille plus tard, elle pourra s'auto-suffire. Maintenant, les Sénégalaises sont beaucoup plus épanouies car elles travaillent. Il y a le cas de celles qui ne sont jamais allées à l'école. Celles-ci refusent de croiser les bras et d'attendre un mari qui leur donnera tout ce dont elles ont besoin : elles font du commerce, en vendant du poisson, en faisant la lessive dans les maisons, en pilant du mil... ou en vendant des jus de fruits rafraîchissants préparés avec nos fruits locaux. Avec cette vision de la vie, les Sénégalaises forcent l'admiration et le respect !


À votre connaissance, avez-vous inspiré des filles sénégalaises à réussir et à se réaliser dans la vie ? Quel avis offrez-vous aux jeunes Sénégalaises ?


Oh oui, et j'en suis tellement heureuse ! Vous savez, depuis que les gens m'ont vu à la télévision présentant mon livre, le roman que moi la fille handicapée (comme le disent ceux qui ont suivi l'émission) a écrit ! Je sais que certaines filles qui refusaient de prendre leur avenir en main commencent à se remettre en question et commencent à se battre pour s'en sortir. Je voudrais que les jeunes Sénégalaises se ceignent les reins et fassent de grands efforts pour s'affirmer et se faire ainsi une bonne place dans cette société sénégalaise qui a besoin de notre main d'œuvre pour l'épanouissement de notre nation. Dans ce monde-là, il n'y a plus de sot métier, nous n'avons plus le droit de minimiser quoi que se soit si nous voulons avoir une vie agréable sans dépendre des autres. Etant donné que les filles sont plus nombreuses que les garçons, comme le disent certains amis (hommes, bien sûr !), alors, elles doivent être conscientes qu'elles constituent une force vive pour l'économie du pays.


Des projets littéraires ?


Un secret trop lourd devrait paraître ici, au Sénégal, aux Editions Le Nègre International, et L'avenir est mien ! aux Editions Le Nègre International& aux Editions Maguilen. J'ai aussi en projet un téléfilm : L'avenir est mien ! Un pont sur l'Océan. Je cherche aussi un éditeur pour le texte d'une BD que j'ai écrite afin que les filles du monde entier qui sont privées d'éducation puissent y accéder.

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Management et éducation religieuse-Sénégal- : pour faire suite : L'éducation au management à l'école de l'enseignement religieux.

 

Management et éducation religieuse-Sénégal- : pour faire suite : L'éducation au management à l'école de l'enseignement religieux.

J'ai trouvé plusieurs idées sur ce sujet, les éttudiants doivent comprendre les divers aspects de ce sujet controversé..P B CISSOKO


La diversité des religions, la diversité des travailleurs pose nécessairement la prise en compte du fait religieux dans l'entreprise et comment le traduire dans les comportements.


Il est vrai que pour ma part les religions incitent à des actions bonnes, mais il est vrai aussi que beaucoup ne respecte pas ces principes moraux et éthiques.
Il me semble bon d'introduire l'enseignement religieux dans les écoles pour que chacun puisse profiter de ces savoirs et au besoin les appliquer pour le bien de l'Homme. Mais la pauvreté est un lit que la religion sait exploiter c'est pourquoi il faut miser sur les savoirs de base et ensuite s'ouvrir aux religions.
Pour une foi savante et contre la foi du charbonnier source d'errements et de travers.
Il faut lire le corpus du Pr Momar Coumba DIOP sur les marabouts et les champs d'arachide/employés.
Le cas des baols baols est aussi une piste à explorer, comment en étant non éduqués par l'école française ils arrivent à réussir dans le commerce et avec des méthodes hors normes.
Oui mais est-ce suffisant, je m'interroge.
Pour l'acquisition de nous savoirs et pour une action holistique en vue d'une efficacité certaine.

Les marabouts de l'arachide de Momar Coumba DIOP

etc Bakary Gueye


Il est bon de savoir ce qu'est le managment avant d'avancer :
J'ai trouvé ceci

«
Qu'est-ce que le Management ?
D'où vient le mot Management ?


Bien que le terme anglais management ait été adopté par l'Académie française avec une prononciation francisée, on note que cet emprunt intégral à l'anglais n'ajoute rien de plus à ce qu'apporte le terme gestion.


Les vocables manager et management dérivent des mots français ménager et ménagementqui veulent dire 'régler avec soin' (Le Robert).
Sachant conduire le ménage, comme un « bon père de famille », le manager (ou gestionnaire) est celui qui sait utiliser les moyens mis à sa disposition pour diriger au mieux la « maison ». Ainsi, chacun de nous, quel que soit son rôle et son métier, est concerné par le management. Chacun de nous ferait donc du management sans le savoir. Il est cependant préférable de manager, de gérer, en sachant ce que l'on fait.


Comment définir le Management ?


Le management (ou la gestion) est l'ensemble des techniques d'organisation de ressources qui sont mises en œuvre pour l'administration d'une organisation, dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante. Ces ressources peuvent être financières, humaines, matérielles ou autres. On entend par organisation une entreprise, une administration ou même une association.


Il y a deux horizons dans la conduite des organisations : l'horizon opérationnel et l'horizon stratégique :


• L'horizon stratégique est au niveau de la Direction qui fixe les grandes orientations de l'organisation, la politique d'ensemble, la conduite à long terme, le choix des stratégies, mène les études et met en place les prévisions.
• L'horizon opérationnel fait référence à la conduite, au jour le jour, des affaires courantes et à la mise en application, dans le détail, de la politique générale dictée par la Direction.


En somme, le management consiste à prévoir (les buts et les moyens), organiser (les moyens et les méthodes permettant d'atteindre les objectifs), commander (prendre des décisions et donner des directives), coordonner (les actions et les fonctions) et contrôler(les actions menées et comparer les résultats aux objectifs). »
https://hem.ac.ma/fr/quest-ce-que-management


Management et religion. La poule devant un couteau
parMaurice Thévenet

Le management a du mal à s'accommoder du thème de la religion. Pourtant, dans de nombreuses situations, le sujet s'impose aux pratiques managériales quand il s'agit de confronter la manière de faire de la finance, du marketing, de l'organisation du travail ou de la gestion des ressources humaines aux croyances des salariés ou au contexte des marchés. L'article explore comment la religion s'invite dans le management. Il examine ensuite comment le terme émerge au sein des organisations en prenant les habits plus discrets et consensuels de la spiritualité, dans le contexte anglo-saxon par exemple. Il propose enfin une troisième voie : si le management est une science humaine, il pourrait trouver dans le domaine religieux des intuitions anthropologiques sans doute utiles dans des temps de remise en cause des repères traditionnels.


Religions, islam et croissance économique L'apport des analyses empiriques
par Marcus Noland

Les croyances religieuses affectent un vaste éventail de comportements (Iannaccone, 1998) et l'activité religieuse peut influencer la perfor mance économique au niveau de l'individu, du groupe ou de la nation.

Dans La richesse des nations, Adam Smith soutient que la participation à une secte religieuse peut potentiellement fournir deux avantages économiques à ses adhérents, à l'extérieur et à l'intérieur du groupe (Anderson, 1988) : l'appartenance à une « bonne » secte réduit le risque perçu par les employeurs, prêteurs et clients potentiels et facilite les transactions avec eux; elle sécurise et facilite aussi les transactions entre les membres eux-mêmes, permettant des transactions en « confiance », les « brebis galeuses » étant exclues de la secte. Ce type d'argument pourrait d'ailleurs s'appliquer à un large éventail d'associations ou clubs volontaires [1][1] Les théoriciens modernistes tels que Hoselitz (1960),....

Mais c'est la teneur de la croyance religieuse qui est essentielle. Dans L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Weber (1905/2002) soutient que la réforme protestante a été cruciale dans la montée du capitalisme, de par son impact sur le système de croyances. Il considère que la doctrine calviniste de prédestination et la notion associée d'« appel » ont été essentielles à la transformation des attitudes à l'égard de l'activité économique et de l'accumulation de richesse. Pour Calvin, les individus sont prédestinés au salut ou à la damnation.

Mener une vie de bien constitue un moyen de se rassurer et de montrer aux autres quel est son propre destin.

Chacun est « appelé », et un individu qui remplit au quotidien et avec succès sa mission religieuse trouve grâce aux yeux de Dieu, qui lui prodigue alors sa bénédiction. Cela a conduit les pratiquants à un « ascétisme de ce monde », à une activité économique efficace, orientée vers l'épargne et vers une accumulation de richesse non ostentatoire, ce qui constitue pour Weber le fondement du capitalisme moderne [2][2] Eisenstadt (1968) a proposé ensuite une version plus.... La thèse de Weber a suscité de nombreuses critiques [3][3] Voir Tawney (1926/1964), Samuelsson (1961), Eisenstadt....

Contrairement au système français, le système scolaire public anglais a souvent préféré le compromis à la confrontation dans ses rapports avec les forces religieuses. Ce qui a notamment permis que des écoles religieuses reçoivent le statut d'écoles publiques tout en continuant d'être gérées par les institutions religieuses juives et chrétiennes. La diversification du paysage religieux britannique au cours de la seconde moitié du XXe siècle a poussé les gouvernements à finalement étendre ce type de statut à des écoles fondées par des groupes religieux nouveaux dans le pays (musulmans, hindous et sikhs), donnant au système scolaire public anglais un visage nettement multiculturaliste. Cependant, les tensions intercommunautaires du début du XXIe siècle freinent l'élan multiculturel et favorisent la renaissance d'un courant laïc qui souhaite séparer plus nettement école et religion.
http://journals.openedition.org/jda/1531


Une criotique est possible


L'introduction de la religion dans l'espace public n'est ce pas un appel au vote confessionnel


« Cette généreuse unanimité n'est sans doute pas exempte d'arrière-pensées. En favorisant les écoles confessionnelles, les différents partis politiques courtisent le vote religieux ; de leur côté, les confessions religieuses ont intérêt à s'attirer les bonnes grâces (suivies de subventions) des hommes politiques. Parallèlement, la société sécularisée ou religieuse modérée espère que l'intégration des écoles des groupes religieux conduira ceux ci à accepter les règles du jeu du pluralisme (ceux qui font ce pari s'appuient sur le fait que beaucoup de parents de la classe moyenne mettent leurs enfants dans les écoles confessionnelles nullement par attachement à la religion, mais par calcul utilitaire, puisqu'ils comptent avant tout sur le bon niveau académique de ces écoles pour donner à leur progéniture les meilleures chances d'intégration dans la vie professionnelle et économique) ; et de leur côté, les groupes religieux militants se disent qu'en se comportant en citoyens respectables et responsables, leur voix sera d'autant mieux entendue et leur influence d'autant plus forte dans le pays. »


Le fait religieux à l'école en France ?????

L'enseignement du fait religieux à l'école relancé par Jean-Michel Blanquer


Un groupe de travail planche sur ce sujet inflammable au ministère de l'Éducation nationale. Formation des enseignants, bonnes pratiques... Il fournira ses préconisations d'ici au mois d'avril.
Rénover et développer l'enseignement du «fait religieux» (1) à l'école. C'est une priorité pour le «conseil des sages de la laïcité», nommé en janvier par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation. Ses treize membres, représentant des sensibilités diverses - du politologue Laurent Bouvet à l'ancien ministre Jean-Louis Bianco -, l'ont évoquée, lors de leurs premières réunions. Ils émettront des recommandations au ministre d'ici à avril «car il y a urgence», selon l'un des membres. Emmanuel Macron a indiqué son intérêt pour le sujet lors de rencontres avec les responsables des cultes. Les enseignants doivent pouvoir «expliquer le fait religieux dans sa plénitude» à leurs élèves, dans le cadre de la laïcité, leur a-t-il indiqué mi-décembre.
L'enseignement actuel «ne transmet pas les données les plus simples» ...

http://panafricain.com/site/fr/docs/Sem06.03.10_jpgond-paper%20(1).pdf
https://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=MbEZCwAAQBAJ&oi=fnd&pg=PA5&dq=religion+et+management+religieux+%C2%BB&ots=XX9-idY5IM&sig=eNV7sdulV-FG1GGy8jpxj51buRY#v=onepage&q=religion%20et%20management%20religieux%20%C2%BB&f=false

Management et islam Vers une convergence de valeurs par Bernard Pras


Avec environ un milliard et demi de personnes de confession musulmane, l'islam est la première religion dans une cinquantaine de pays et la deuxième dans le monde, après le christianisme. Par exemple, on compte en Europe occidentale une quinzaine de millions de musulmans. L'étude des liens entre management et islam constitue un thème d'actualité. De nombreuses entreprises occidentales se sont implantées ou s'implantent dans les pays où la religion musulmane prédomine, et l'importance des populations de confession musulmane, quels que soient les pays, ouvre de nouvelles perspectives de marché aux entreprises et les amène à s'interroger sur les spécificités de ces populations.

C'est la question de la coexistence harmonieuse des valeurs de l'entreprise et de celles de l'islam qui est posée. L'observation des comportements et valeurs des populations musulmanes, de leurs évolutions, et du fonctionnement des organisations qu'elles régissent, ou auxquelles elles participent, permet de tirer des enseignements utiles à la pratique du management. Mais aborder sur le fond un sujet comme « Management et islam » nécessite d'éviter le piège de la simplification. La tentation existe en effet de privilégier clichés et vision stéréotypée des relations entre management et islam, et cela pour plusieurs raisons.

En premier lieu, l'islam propose un système de valeurs éthiques qui s'applique aux activités quotidiennes et aux affaires, le religieux investissant le séculier. Ainsi, il n'est pas toujours facile de distinguer dans un certain nombre d'articles ce qui est du domaine du normatif (c'est-à-dire décrivant ce que doit être le comportement d'un bon musulman en matière de management) de ce qui est du ressort de l'analyse. Quelle est la part de la conviction religieuse et celle de l'analyse scientifique dans les travaux académiques de certains auteurs musulmans ?

S'agit-il de décrire ce qui est autorisé ou d'analyser les principes et pratiques ?

Les auteurs privilégient-ils les valeurs religieuses ou les valeurs scientifiques et académiques « classiques » ?

Des spécialistes reconnus du management et de l'islam, comme par exemple Rafik Beekun de l'université du Nevada, sont conseillers d'entreprises islamiques, et parfois normatifs dans leurs écrits. L'existence de nombreuses universités islamiques (par exemple, Kulliyyah of Economics and Management Sciences, International Islamic University en Malaisie, ou International Institute of Islamic Economics, International Islamic University à Islamabad, etc.) qui enseignent dans le cadre du respect du Coran, et dont les professeurs publient selon les règles académiques classiques, ne facilitent pas le décryptage de la littérature pour un observateur. Ces derniers ont souvent des formations mixtes, ayant suivi une partie de leur cursus dans les universités islamiques et leur doctorat dans des universités nord-américaines. On relèvera que les articles publiés dans des revues académiques et traitant de l'islam sont plus abondants en économie – y compris dans des revues comme American Economic Review (Kuran, 1996) – qu'en management proprement dit ; on voit cependant apparaître des revues spécialisées sur l'islam à comité de lecture avec des processus de révision en double aveugle comme Contemporary Islam : Dynamics of Muslim Life. Globalement, il convient donc d'avoir une certaine distanciation par rapport à la littérature, compte tenu de l'imbrication étroite du religieux et du séculier dans le cas de l'islam.

En second lieu, pour un observateur extérieur, la vision de l'islam est parfois déformée : ce qui frappe de prime abord est le rôle des normes et de leur application, ou encore l'évolution de l'islam au cours des vingt à trente dernières années avec l'émergence de certains courants extrémistes. Cela amène certains à considérer qu'islam et modernisme sont antinomiques, et qu'islam est synonyme de faible développement économique, voire de régression économique et sociale. Dans la pratique, l'islam est loin d'être monolithique. La place laissée à l'interprétation par les autorités religieuses est un phénomène qui doit être compris pour bien appréhender la relation entre management et islam. Par ailleurs, la vision du management selon l'islam évolue, y compris parmi les islamistes c'est-à-dire les musulmans militants. Mener des analyses qui dépassent les stéréotypes est indispensable, que ce soit dans l'observation des pratiques du management ou dans l'examen des relations entre islam et développement économique.

En troisième lieu, l'examen de l'influence de l'appartenance religieuse sur les valeurs de travail, de consommation et d'épargne, et sur le management de façon globale, a toujours constitué un sujet difficile. Les travaux de Max Weber (1905,1967) ont été abondamment discutés par la suite. Ceux d'autres auteurs s'intéressant à la question ne conduisent pas toujours à des conclusions homogènes. De fait, analyser les relations entre islam et management sans s'intéresser au contexte, aux cultures locales serait une erreur (Arslan, 2001). Le comportement d'un musulman yéménite est-il semblable à celui d'un musulman indonésien alors que dans ces deux pays la principale religion est l'islam ?

Qu'en est-il a fortiori si l'on examine les comportements d'un musulman en France ou d'un musulman en Inde, où l'islam dans les deux cas représente une religion parmi d'autres ? Il faut donc contextualiser et arriver à faire ressortir la place respective de la religion et des valeurs qui y sont associées, d'une part et celle de la culture locale, d'autre part, lorsque l'on se penche sur la gestion des entreprises. Mais religion et culture locale ne peuvent être regardées comme des variables autonomes ; elles vont interagir entre elles ainsi qu'avec la culture de l'entreprise ; et c'est de cette interaction, harmonieuse ou non, que découlera le succès ou l'échec des pratiques des organisations.

Le présent dossier s'inscrit dans cette perspective d'une vision nuancée. Il analyse successivement : le lien entre religions et croissance économique, les stratégies des banques islamiques, la mise en œuvre de politiques et pratiques managériales par des grands groupes implantés dans des pays musulmans, l'émergence de nouvelles élites islamistes sensibles au management, et les principes de l'islam appliqués au marketing, dans un contexte de marché en croissance.

L'article de Marcus Noland, intitulé « Religions, islam et croissance économique. L'apport des analyses empiriques », compare l'effet entre autres du christianisme, de l'islam, du bouddhisme, de l'hindouisme, et du judaïsme, sur la croissance économique, à niveau de développement donné. Le lieu commun qui consiste à dire que les pays musulmans sont moins développés que les pays où d'autres religions sont dominantes repose sur le fait que l'on retrouve de nombreux pays musulmans parmi les pays émergents. Les analyses empiriques menées par Noland sur des bases de 50 puis de 70 pays, ainsi qu'à l'intérieur de trois pays multiconfessionnels, permettent d'apporter un éclairage nouveau à cette question. Noland montre qu'à niveau de développement économique donné, l'islam ne réduirait pas la croissance mais la favoriserait plutôt.

Avec « Environnement intense et choix stratégiques. Le cas des banques islamiques », Taïeb Hafsi, Lachemi Siagh et Alpha-Oumar Diallo, montrent que les banques islamiques sont confrontées à un environnement islamique intense, représenté par le poids des exigences éthiques et religieuses. Mais la logique de compétitivité de ces institutions financières les amène à imaginer des stratégies, à proposer des innovations de produits qui leur permettent de concilier le respect de ces exigences avec la logique de concurrence. Cet article fait apparaître le rôle majeur que joue le comité de la chari'a – qui juge de la conformité des activités aux principes de la chari'a – et l'importance de l'interprétation. Il déroule les mécanismes permettant de comprendre les comportements stratégiques de ces banques, particulièrement performantes.

Philippe d'Iribarne, pour sa part, analyse la façon dont la religion, en interaction avec d'autres facteurs culturels, contribue à donner sens à des pratiques de management. La mise en place de la démarche TQM (Total Quality Management) conduite par Sgs-Thomson au Maroc est ainsi étudiée dans « Islam et management. Le rôle d'un univers de sens », à la lumière de repères marocains et islamiques, c'est-à-dire de la conception marocaine de l'islam. On y voit comment cette démarche a été reçue, comment elle a conduit à des changements spectaculaires de comportements et à un fonctionnement rénové de la filiale. La démarche TQM a été vécue comme une « règle de vie qui oriente l'existence et lui donne sens ».

Dans le même courant de recherche que celui initié par Philippe d'Iribarne, Héla Yousfise penche sur le Groupe Lafarge en Jordanie et sur la façon dont sa stratégie Leader for Tomorrow et ses « principes d'action » ont été adaptés et adoptés dans un pays où domine le système tribal, avec une pluralité de groupes sociaux. Héla Yousfi, avec « Gérer en Jordanie. Une coexistence problématique entre système hiérarchique et idéal religieux », montre comment l'islam, avec des valeurs partagées par les membres de tous ces groupes, a permis de dépasser les clivages et de souder le personnel autour de ces « principes » , en les adaptant en partie. « Le management, nouvelle utopie islamiste. Une lecture managériale des textes » analyse, sous la plume d'Husam Tammâm et de Patrick Haenni, l'évolution de la société musulmane en s'appuyant sur les écrits et discours des prédicateurs.

Ces derniers qui prônaient l'islam politique depuis une trentaine d'années, ont désormais intégré les valeurs du management et défendent une vision moderne de l'islam. Ils encouragent les initiatives individuelles et collectives qui rejettent le rôle de l'État pour mettre en avant la gestion de projet, « l'islam par projets », et l'esprit d'entreprise. Ce courant est transversal à l'islam dans de nombreux pays et régions du monde. Cette tendance à une certaine modernité de l'islam, en particulier parmi les jeunes, se retrouve aussi dans l'article de Bernard Pras et Catherine Vaudour-Lagrâce. Avec « Marketing et islam. Des principes forts et un environnement complexe », on retrouve le poids des principes islamiques sur les pratiques marketing, mais aussi l'importance de leur interprétation, dans un contexte de concurrence intense, de marché en forte croissance et en pleine évolution qui attire les entreprises islamiques et occidentales. La question de l'intégration de valeurs est là aussi très présente.

Ce dossier, qui traite pour la première fois dans la Revue française de gestion, de « Management et islam », n'a pas vocation à l'exhaustivité. De nombreuses questions ne sont pas abordées comme celle de l'intégration des musulmans dans les entreprises occidentales par exemple. Mais les articles présentés font émerger deux constantes. La première est l'importance des principes islamiques en management mais surtout de leur interprétation et de leurs modalités de mise en œuvre. La seconde est la conciliation ou l'intégration fréquente de valeurs propres à l'islam et de valeurs « modernes » en management.


https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2007-2-page-91.htm

L'étonnant portrait de « Cheddar Man », l'un des ancêtres des Britanniques. Nos ancêtres ne sont pas ceux qu'on croient forcément.Vitamine D ?

Merci à Mamadou Lamine Danfakha qui est un fidèle de ichrono.info, c'est lui qui nous a souflé cet article. P B C

L'étonnant portrait de « Cheddar Man », l'un des ancêtres des Britanniques. Nos ancêtres ne sont pas ceux qu'on croient forcément.


Cette découverte nous indique : « De quoi tordre le cou à certains stéréotypes. Alfons Kemmis, spécialiste des espèces mammifères éteintes, le souligne encore auprès de "The Independent" : "Les gens [...] partent du principe que leurs ancêtres étaient comme eux." "Cette nouvelle étude montre au contraire qu'ils étaient complètement différents et disposaient d'une configuration génétique distincte »


« Cheddar Man », qui avait la peau noire, les cheveux noirs bouclés et les yeux bleus, faisait partie d'une population de chasseurs-cueilleurs qui a migré du Moyen-Orient au nord de l'Europe après la dernière ère glaciaire.
LE MONDE avec AFP


Le premier homme britannique connu de notre ère, qui vécut il y a environ 10 000 ans, révèle des caractéristiques inattendues, selon son portrait dévoilé par une équipe de chercheurs du Muséum d'histoire naturelle de Londres (Natural History Museum).
Connu sous le nom de « Cheddar Man », du nom des gorges dans lesquelles son squelette a été retrouvé, dans le sud-ouest de l'Angleterre, cet homme avait la peau noire, les cheveux noirs bouclés et les yeux bleus.


« Une reconstitution du visage de "Cheddar Man", réalisée il y a seulement quelques années, le montrait avec les cheveux noirs, mais avec la peau plus claire et les yeux marron », reconnaît Chris Stringer, directeur des recherches au Muséum d'histoire naturelle de Londres. « Il est très surprenant de voir qu'un Britannique, il y a 10 000 ans, pouvait avoir la peau très sombre et des yeux très bleus », explique-t-il.


Ces découvertes ont été rendues possibles par la combinaison de deux facteurs : la qualité de l'ADN prélevé, particulièrement bien conservé pour un squelette aussi ancien, et les nouvelles techniques de séquençage du génome mises au point ces dernières années.


« C'est très inhabituel d'obtenir un ADN d'aussi bonne qualité », a relevé la chercheuse Selina Brace, qui a percé un trou dans l'os temporal du squelette pour en tirer une poudre et en extraire le matériel génétique. « Le squelette a été découvert dans une grotte. Les conditions y sont constantes, l'air est frais et sec, ce qui a permis d'éviter que l'ADN ne se dégrade. »


Grâce aux informations obtenues, et à partir d'un scanner complet du crâne du squelette, deux modélistes néerlandais ont réalisé un portrait en trois dimensions, pour tenter de figurer à quoi ressemblait l'ancêtre des Britanniques.


« Cheddar Man » faisait partie d'une population de chasseurs-cueilleurs qui a migré du Moyen-Orient au nord de l'Europe après la fin de la dernière ère glaciaire. Aujourd'hui, environ 10 % de la population britannique blanche présente une ascendance liée à ces chasseurs-cueilleurs.


Son squelette est exposé au Muséum d'histoire naturelle de Londres. « Bien sûr, nous savons qu'il y a eu des habitants ici depuis au moins un million d'années, rappelle Chris Stringer. Mais depuis la dernière ère glaciaire, il est le premier homme connu de cette période d'occupation constante de la Grande-Bretagne. »
Pour expliquer l'évolution de la couleur de peau de la population vers des teintes plus claires, le chercheur associe deux éléments. « Nous savons que la couleur de peau plus claire est apparue au cours de ces 10 000 dernières années, avec l'invention de l'agriculture » et la modification des régimes alimentaires, plus pauvres en vitamine D, explique-t-il.


« Nous ne suggérons pas que "Cheddar Man" a évolué pour développer une peau plus claire, mais il y a eu des vagues de peuplement de personnes maîtrisant l'agriculture, et elles ont apporté avec elles le gêne d'une couleur de peau plus claire. »
LE MONDE avec AFP


Dans le nouvel obs on lira ceci

Une "étrange combinaison"


Cheddar Man faisait partie d'une population de chasseurs-cueilleurs qui a migré depuis le Moyen-Orient vers le nord de l'Europe après la fin de la dernière ère glacière. Aujourd'hui, environ 10% de la population britannique blanche présente une ascendance liée à ces chasseurs-cueilleurs.


Son squelette est exposé au musée d'histoire naturelle de Londres. Interrogé par "The Independent", Ian Barnes, le directeur de recherche du musée, explique :
"Pour moi, il n'y a pas que la question de la peau qui est intéressante. C'est surtout cette étrange combinaison de caractéristiques physiques qui lui confère une apparence que nous ne verrions sur personne aujourd'hui". "Pas juste le mix entre la peau noire et les yeux bleus, mais aussi la forme du visage. Actuellement, vous ne croiserez aucun être humain qui ressemble à cela".


Le directeur des recherches au musée d'histoire naturelle de Londres, Chris Stringer explique, de son côté, que "bien sûr, nous savons qu'il y a eu des habitants ici depuis au moins un million d'années".


"Mais depuis la dernière ère glacière, il est le premier homme connu de cette période d'occupation constante de la Grande-Bretagne."
De nouveaux régimes alimentaires


Pour expliquer l'évolution de la couleur de peau de la population vers des teintes plus claires, le chercheur associe deux éléments.
"Nous savons que la couleur de peau plus claire est apparue au cours de ces 10.000 dernières années, avec l'invention de l'agriculture" et la modification des régimes alimentaires, plus pauvres en vitamine D, explique-t-il.


"Nous ne suggérons pas que Cheddar Man a évolué pour développer une peau plus claire, mais il y a eu des vagues de peuplement de personnes maîtrisant l'agriculture, et elles ont apporté avec elles le gène d'une couleur de peau plus claire."


De quoi tordre le cou à certains stéréotypes. Alfons Kemmis, spécialiste des espèces mammifères éteintes, le souligne encore auprès de "The Independent" : "Les gens [...] partent du principe que leurs ancêtres étaient comme eux." "Cette nouvelle étude montre au contraire qu'ils étaient complètement différents et disposaient d'une configuration génétique distincte."
M.C.

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