Attaque rebelle, débarquement de mercenaires, de jihadistes… Tout avait été imaginé, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans les villages, jusque dans le centre-ville de Coyah, à une cinquantaine de kilomètres de Conakry, lorsqu’un débarquement de poissons inattendus a créé la panique et un gigantesque mouvement de foule dans les environs de Conakry.

Huit bateaux chinois de pêche artisanale avaient seulement et nuitamment rendez-vous avec des mareyeuses pour écouler leur marchandise. Un mouvement inhabituel en ces lieux. Les premiers qui ont aperçu ces navires ne se sont pas fait prier pour alerter l’autorité.

Et l’autorité a immédiatement pris des dispositions, allant de la mise en alerte des casernes militaires à l’érection de barrages et fouilles systématiques des véhicules, notamment ceux entrant dans le centre-ville de Conakry, le quartier administratif et des affaires de la capitale qui abrite aussi le palais présidentiel et les ambassades.

Il a fallu un communiqué du gouvernement à la mi-journée pour ramener le calme et la sérénité. Aux dernières nouvelles, on apprend que les bateaux ont été arraisonnés et des personnes arrêtées.

RFI

La coalition Taxawu Senegaal n’agrée pas la réplique de l’Assemblée nationale à la décision de l’Union Interparlementaire relative à l’affaire Khalifa Sall. 

Pour la coalition qui portait la candidature du maire de Dakar, aux dernières législatives, « Cette réaction confond l’Assemblée nationale qui, non seulement a manqué à son devoir de protéger les droits d’un de ses membres, mais reconnait s’être rendue complice de la détention arbitraire de l’honorable député Khalifa Ababacar Sall en violant son immunité parlementaire ».

Et Taxawu Senegaal de poursuivre, dans son communiqué en date d’hier, jeudi 25 octobre 2018 : « Au surplus, la défense maladroite de l’Assemblée nationale entame sérieusement la crédibilité de l’Inspection générale d’Etat parce qu’elle nous apprend que la mission de vérification administrative et financière de la ville de Dakar démarrée en 2015 avait été réalisée avec l’objectif manifeste d’engager des poursuites judiciaires contre l’honorable député Khalifa Ababacar Sall ».

Taxawu Senegaal relèvera par suite que « malgré les dénégations malaisées de l’Assemblée nationale, cette affaire est et restera un complot politique monté par des officines logées dans les plus hautes sphères de l’Etat et exécuté par des juges soumis devant le pouvoir exécutif ». Avant de conclure en faisant remarquer qu’après la décision rendue par la Cour de Justice de la Cedeao le 29 juin 2018, cette décision de l’UIP ajoute au « discrédit de notre pays devenu sous le magistère de Macky Sall un Etat employé dans une délinquance  couverte par des magistrats aux ordres ».

SudOnline

Le Paris Saint-Germain a été tenu en échec 2-2 par Naples, lors de la 3e journée de la phase de groupes de la Ligue des champions UEFA, la coupe d’Europe des clubs de football, ce 24 octobre 2018. Le PSG a encore perdu des points dans la course à la qualification, dans le groupe C.

Terreur en Championnat de France, le Paris Saint-Germain ne fait décidément pas peur en coupe d’Europe de football, en ce début de saison 2018-2019. En témoigne la prestation du SSC Napoli, ce 24 octobre 2018, dans le groupe C de la Ligue des champions (C1).

Les Napolitains se sont en effet présentés au Parc des princes, le stade du PSG, sans complexes. C’est presque logiquement qu’ils ont ouvert le score à la 29e minute. L’attaquant italien Lorenzo Insigne a profité d’une superbe passe en profondeur de son coéquipier José Callejon pour tromper la vigilance d’Alphonse Areola, le portier parisien.

A l’heure de jeu, le latéral gauche Mário Rui relance involontairement le PSG en marquant contre son camp. Le Portugais dévie un centre du latéral droit Thomas Meunier. Mais, après ce redoux, un nouveau vent glacial balaie l’enceinte parisienne. A la 77e minute, l'attaquant Dries Mertens intercepte une frappe de son partenaire Fabian Ruiz. Le Belge ne laisse aucune chance à Areola : 1-2.

Angel Di Maria sauve les meubles

Dans les dernières secondes, l’Argentin Angel Di Maria permet toutefois à Paris de sauver les meubles, avec une belle frappe : 2-2, 90e+3.

Malgré la débauche d’énergie du trio d’attaque Neymar-Kylian Mbappé-Edinson Cavani, le PSG a encore perdu des points dans la course à la qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Avec une défaite 2-3 à Liverpool, ce nul et une victoire polémique face à l’Etoile rouge de Belgrade, le champion de France en titre est désormais dans une posture inconfortable. Il devra notamment prendre sa revanche à Naples le 6 novembre 2018.

Comme un symbole de fermeté, c’est au ministère de l’Intérieur et non à celui de l’Education nationale qu’a été présenté ce vendredi le plan d’action contre les violences scolaires. Pas moins de trois ministres étaient réunis : Christophe Castaner pour l’Intérieur, Jean-Michel Blanquer pour l’Education nationale et Nicole Belloubet pour la Justice. Ensemble, pour lutter contre les violences au collège et au lycée, ils ont proposé plusieurs pistes qui seront développées en Conseil des ministres mardi prochain.

La mesure la plus marquante est la présence dans certains cas de policiers à l’intérieur des établissements scolaires. Christophe Castaner, à l’origine de cette proposition, est pour l’instant resté assez vague quant aux détails d’une telle piste. Si le ministre de l’Intérieur «  » pas la « » dans les collèges et les lycées, il précise que cela se fera «  » uniquement dans les établissements les plus difficiles et seulement « à des moments de tension particulière dans la journée », sans préciser de quels moments il s’agit. Enfin, avant de voir des policiers en uniforme patrouiller dans les cours de récréation, il faudra que le directeur de chaque établissement ait donné son feu vert.

De son côté Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, dit vouloir « remettre de l’ordre » à l’école. La formule semble parfaitement répondre aux attentes du chef de l’Etat qui avait «  » que des mesures soient prises après la publication d'une vidéo montrant avec une arme factice.

Pour « remettre de l’ordre », Jean-Michel Blanquer propose notamment de multiplier les équipes mobiles de sécurité. Composées de 10 à 50 personnes parmi lesquelles des enseignants, des conseillers d’éducation ou encore des gendarmes à la retraite, elles se déplacent d’un établissement à l’autre selon les besoins.

Depuis une semaine, des milliers d’enseignants dénoncent sur les réseaux sociaux l’insuffisance de l’écoute de leur hiérarchie . Le mot-clef ironique dénonce comment certains cas de violences qu’ils font remonter seraient étouffés. Un moyen, selon eux, pour ne pas faire de bruit, pas de vague.

Pour leur répondre, le ministre de l’Education nationale souhaite que chaque cas de violence soit «  ». L’objectif de cette mesure étant de dresser un tableau précis et factuel du nombre de cas et de leur gravité. Enfin, pour apporter une sanction forte lorsque cela sera nécessaire, la ministre de la Justice Nicole Belloubet veut multiplier les travaux d’intérêt général (TIG) qui ont selon elle « une forte valeur éducative ».

Face à ce virage sécuritaire pour l’école de demain qui s’accompagne également de l’ouverture de 20 nouveaux centres éducatifs fermés, certains professeurs et parents d’élèves ont fraîchement accueilli ces pistes de réflexion. S’ils saluent la réactivité du gouvernement face à leur grogne, certaines voix se lèvent déjà pour critiquer ce virage sécuritaire.

C’est le cas du syndicat d’enseignants Unsa qui déplore « qu’avec ces mesures on répond aux situations de violences qui sont les plus marquantes, mais qui ne correspondent pas au quotidien des professeurs ». Car les enseignants sont principalement ciblés par des insultes, rappellent plusieurs d’entre eux. « Les profs ont surtout besoin d’un arsenal pour améliorer le climat scolaire et d’espaces de dialogues » estime ainsi l’Unsa.

REUTERS/Philippe Wojazer

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