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Billet d’humeur

Publié dans Billet d’humeur

France – Burundi Les ânes de la discorde !

Jui 08, 2018
France – Burundi  Les ânes de la discorde !

L’histoire paraît abracadabrantesque et pourtant elle est authentique, et vaut son pesant de cacahuètes. Elle se passe dans un village de la province de Gitega au centre du Burundi. Elle pourrait commencer ainsi : « Il était une fois un ambassadeur de France, un ministre de l’agriculture burundais, une association française et une ONG locale burundaise ».

Jusque-là, me direz-vous, rien d’anormal ! Poursuivons donc.

« L’idée, très noble, de l’association française était d’aider les femmes et les enfants à transporter les produits agricole, l’eau ou le bois de chauffe en offrant à une ONG du pays … une dizaine d’ânes. Autrement dit une action généreuse et humaniste. »

Là encore, quoi de plus normal ? Attendons la suite.

« Sollicitée, l’ambassade de France accepte alors de financer l’achat des ânes en question, pensant accomplir une bonne action, de nature à renforcer les relations diplomatiques entre Paris et Bujumbura.

De fait, ou est le mal ? Décidemment le diable semble vouloir se cacher dans les détails.

« C’est alors que des proches du président de la République, Pierre Nikurunziza, ont pris la mouche (qui n’était pas tsé-tsé) en apprenant que les ânes avaient été achetés dans le pays voisin, la Tanzanie, qualifiant ce don « d’insulte à la nation ».

Bigre, voilà que la Tanzanie était source de zizanie !

L’affaire aurait pu s’en tenir là, sauf que le ministre burundais de l’agriculture, (pour qui le ridicule ne tue pas), s’est cru obligé d’ordonner « le retrait immédiat et la mise en quarantaine des dix ânes introduits dans le pays ». Qu’on se rassure, légalement, et non clandestinement.

Des ânes, otages de la politique ? Ubuesque !

A l’intention de ce ministre susceptible, insensible au sort des femmes et des enfants de son pays et, accessoirement indifférent à celui des ânes, je rappellerai la légende de l’âne de Buridan où un âne meurt de faim et de soif entre son picotin d’avoine et son sceau d’eau, faute de choisir par quoi commencer.

La morale de cette histoire est que, dans un cas comme dans l’autre, cette situation, à mourir de rire, frôle l’absurdité !

Sauf à penser que derrière cette mise en scène se cacherait une autre réalité. A savoir que Laurent Delahousse, l’ambassadeur de France à Bujumbura, n’ayant pas digéré le référendum constitutionnel du 17 mai dernier qui permet au président Nkurunziza de rester en poste jusqu’en 2034, l’aurait fait savoir. La réplique des autorités ne se serait alors pas faite attendre, sous la forme d’un coup de pied … de l’âne burundais.

Dit autrement, la réponse du berger à la bergère, mais surtout une belle histoire de corne-cul (expression du Rabelais, édition 1659, voulant dire grotesque)

Le Directeur de la publication

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