Le Conseil constitutionnel est habilité à effectuer le contrôle des signatures des parrains des différents candidats à la prochaine présidentielle, conformément aux dispositions de la loi Constitutionnelle en son article L29, tout comme du Code électoral aux articles L115 et L116. Ces éclairages sont des experts électoraux, en l’occurrence Ndiaga Sylla et Valdiodio Ndiaye, qui ont néanmoins formulé des craintes quant aux moyens techniques dont dispose ladite Institution juridique pour effectuer cette tâche, non sans lancer des appels aux différents acteurs.
 
Le débat juridique soulevé sur la constitutionnalité du contrôle des listes des parrains des candidats à la prochaine présidentielle par le Conseil constitutionnel, ne s’estompe toujours pas, dès lors que l’opposition regroupée autour du Front démocratique et social de résistance nationale (Fdsrn) compte déposer un recours auprès cette juridiction. Cette fois-ci, ce sont les experts électoraux, notamment Ndiaga Sylla et Valdiodio Ndiaye qui ont apporté leur contribution à ce débat. Interrogé par la rédaction, Ndiaga Sylla précise d’emblée que les dispositions de la Constitution et celles du Code électoral permettent au Conseil constitutionnel de recevoir et de contrôler les listes des parrains des candidats. A son avis, l’article 29 de la Constitution, repris par les articles L115 et L116 du Code électoral, disposent clairement que «les candidatures à l’élection présidentielle sont déposées auprès du greffe du Conseil constitutionnel». Poursuivant, M. Sylla renseigne que les articles précités du Code électoral indiquent que «maintenant, la liste des parrains est un élément du dossier de candidature». Donc, étant entendu que la liste des parrains fait partie des éléments du dossier à déposer auprès du greffe, il en conclut «qu’il doit revenir au Conseil d’examiner ces signatures». Même s’il dit comprendre les inquiétudes de l’opposition, il reste formel qu’en vertu des dispositions de la Constitution concernant la présidentielle, les partis politiques, tout comme la Cena, ne peuvent pas siéger au niveau de la commission en charge de contrôler les signatures au Conseil constitutionnel. Pour cause, il indique que ladite institution est «une juridiction», contrairement à la commission mise en place par le ministère de l’Intérieur, concernant la réception des listes pour la députation.   


Un avis que semble corroborer son collègue, Valdiodio Ndiaye, membre du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce). Faisant la genèse des nombreuses initiatives des membres de la société civile dans la recherche de consensus sur le processus électoral, M. Ndiaye rappelle que des propositions ont été faites allant dans le sens de créer une commission qui regrouperait l’ensemble des représentants des candidats, avec des moyens technologiques plus ou moins avancés, pour procéder au contrôle du parrainage. Une demande qui s’est vu apposer par les dispositions constitutionnelles présentes dans le Code électoral qui disent que «seul le Conseil constitutionnel est habilité à recevoir les dossiers de candidature». Cela, dans la mesure où le parrainage fait partie des éléments du dossier.


Toutefois, il signale qu’en l’état, «le Conseil constitutionnel n’a pas les aptitudes techniques pour contrôler le parrainage». D’où, à son avis, la nécessité de «donner les moyens au Conseil constitutionnel d’avoir un dispositif interne de contrôle du parrainage». De son côté, Ndiaga Sylla trouve une autre formule, notamment celle de confier la réception et le traitement des listes des parrains au ministère de l’Intérieur. Ledit ministère allait pouvoir créer une commission qui regrouperait tous les représentants des candidats et pourrait délivrer une attestation aux candidats. Ce qui supposerait que, parmi les éléments du dossier à déposer auprès du greffe, il n’y aurait pas la liste des parrains, mais plutôt l’attestation fournie par le ministère de l’Intérieur. A titre d’exemple, il cite le dépôt des cautions au niveau de la banque à la présidentielle, suivi d’une quittance délivrée par la Caisse des dépôts et consignations.


Les experts électoraux appellent, tout de même, au consensus de tous les acteurs autour de ces questions de processus électoral. Valdiodio Ndiaye lance pour autant un «appel, et à l’opposition et à la majorité, avec une insistance particulière au président de la République qui a le devoir de rassurer les acteurs pour un dialogue inclusif». Il pense qu’il faut aller au-delà des contingences politiques pour se parler, afin d’éviter les situations conflictuelles. C’est pour cela qu’il préconise que les uns et les autres mettent de côté l’analyse juridique pour une analyse politique de la question.

Sudonline

Le style difficile à définir de la sélection de l’équipe de France répond peut-être aux caractéristiques de ses joueurs et au pragmatisme de Didier Deschamps.
Ils n’ont pas quatre heures devant eux pour plancher sur un plan en trois parties, mais en cette période de baccalauréat les Bleus ne coupent pas à la question du moment en conférence de presse : « Quelle est l’identité de jeu de cette équipe de France ? » Vaste sujet, après la bouillie servie en ouverture du Mondial face à l’Australie (2-1), samedi 16 juin, et avant d’affronter le Pérou, jeudi à Ekaterinburg. En élèves disciplinés, les joueurs ne citent pas Charles Sanders Peirce, sémiologue américain à l’origine du concept de pragmatisme au XIXe siècle, mais plutôt son lointain disciple basque : Didier Deschamps. « On joue en gagnant, plaide Benjamin Mendy. C’est ça, notre façon de faire. » « Cela dépend beaucoup de l’adversaire », évacue N’Golo Kanté. Plus sincère, Steven Nzonzi admet qu’il « est difficile de caractériser notre style de jeu ». Ce qui n’est pas faux.

A l’interrogation sur l’identité de jeu, son sélectionneur répond par une autre question : « Combien d’équipes disputant le Mondial peuvent se prévaloir d’un style constant ? Une. L’Espagne. » Ces derniers mois, le patron des Bleus papillonne d’un schéma à l’autre, du 4-2-3-1 au 4-3-3 de France-Australie en passant par le 4-4-2 en losange lors des matchs de préparation. L’équipe de France apparaît un organisme en perpétuelle évolution, capable de muer d’un style à l’autre avec plus ou moins de bonheur. N’Golo Kanté récitait d’ailleurs sa leçon au lendemain de la victoire contre l’Australie : « On peut avoir la possession, mais aussi être plus bas et partir en contre. On s’adapte. » Bref, choisir de ne pas choisir. « Deschamps se revendique du pragmatisme, et c’est par définition l’inverse de la recherche d’une identité », remarque l’ancien entraîneur du FC Lorient et du Stade rennais Christian Gourcuff.

Mais une identité de jeu est-elle un préalable indispensable pour remporter une Coupe du monde ? L’Espagne a bien dominé la planète foot de 2008 à 2012 avec son très reconnaissable « tiki-taka » (jeu court et possession de balle accentuée) et figure encore comme l’épouvantail de ce Mondial russe. Mais les contre-exemples existent. Le Brésil, vainqueur en 2002, se définissait surtout par ses talents, comme la France vice-championne du monde en 2006. Selon Franck Lebœuf, l’équipe championne du monde en 1998, référence du football français, n’avait pas davantage de plan que celle de 2018 : « En 1998, on est bien champion du monde sans identité (…). On était en quelque sorte les “bâtards” de l’Europe », osait-il sur SFR Sport en 2017.
Une évolution générale avec la mondialisation

Si Christian Gourcuff veut croire qu’« une identité de jeu est la seule façon d’obtenir des résultats durables », le technicien observe « une perte de ces identités propres à chaque pays avec la mondialisation ». Quid de celle de la France ? « Quand on parle de culture de jeu à la française, on pense à l’équipe de Michel Hidalgo dans les années 80, à un football tourné vers l’offensive avec deux ou trois meneurs de jeu », note l’ancien sélectionneur Gérard Houllier, chroniqueur pour Le Monde pendant ce Mondial russe. Ce romantisme a pris un coup de vieux avec le sacre de 1998. Au risque de contredire Franck Lebœuf, son équipe avait bien une identité. Mais elle était surtout défensive et devait beaucoup à l’influence du championnat d’Italie, dans lequel jouaient une majorité des cadres de l’équipe.

Les héritiers de 2018 forment, eux, un ensemble beaucoup plus hétérogène. Quand le FC Barcelone donnait une base de joueurs à l’Espagne du temps de son règne sans partage, les onze Français alignés contre l’Australie se répartissent dans neuf clubs et quatre championnats différents. Pas facile, dès lors, de créer un ADN commun. « L’Espagne garde un style très marqué grâce à l’influence de ses clubs, appuie Christian Gourcuff. En Allemagne, c’est la fédération qui avait donné des principes clairs et une organisation bien définie au début des années 2000. Même si je trouve que les Allemands s’en sont un peu éloigné depuis deux ans. »

Reste que Joachim Löw – sélectionneur de la Mannschaft depuis août 2006 – s’est appuyé sur un groupe stable, se permettant par le passé de mettre de côté un des meilleurs buteurs de Bundesliga, Stefan Kiessling, tout en faisant une confiance absolue à Lukas Podolski malgré des performances banales en club. Le groupe et les principes passent avant les individus. Didier Deschamps, qui a changé 14 de ses 23 sélectionnés par rapport à l’Euro 2016, semble répondre à une autre logique. Celle de l’homme en forme ou de la tentation du moment, comme le laisse indiquer la titularisation surprise d’Ousmane Dembélé contre l’Australie au détriment d’Olivier Giroud. Comme si l’instinct du sélectionneur le poussait à miser sur l’instinct de ses jeunes et sur leur potentiel à rendre jaloux la concurrence.
« Je crois à un style Deschamps »

Pourtant, Giroud devrait retrouver sa place de titulaire contre le Pérou, comme Blaise Matuidi au détriment de Corentin Tolisso, qui est sorti du lot lors des matchs de préparation. Une nouvelle preuve de tâtonnement ? Gérard Houllier ne le croit pas. « Didier Deschamps cherche à exploiter les qualités de ses joueurs. Et cette équipe de France est très forte dans l’explosion collective vers l’avant, dans la phase de transition. » Tel le Monsieur Jourdain de Molière, qui pérorait en prose sans le savoir, Didier Deschamps aurait-il un projet de jeu malgré lui ? « Je crois à un style Deschamps, assure même l’ancienne plaque tournante de l’Espagne championne du monde, Xavi, dans un entretien au Journal du dimanche. Simplement, lui ou Simeone [l’entraîneur de l’Atletico de Madrid] sont d’une autre école que Löw, Lopetegui [Real Madrid] ou Guardiola [Manchester City]. (…) Deschamps n’a pas changé d’idée en devenant coach : il se base sur la solidité défensive et la contre-attaque », analyse celui qui était le garant du tiki-taka avec le FC Barcelone ou la Roja.

Dans la torpeur de Kazan à l’heure du déjeuner, ce style n’a pas sauté aux yeux face aux Australiens. Les Bleus ont peiné dans la transition vers l’avant et peu rassuré sur les rares excursions des Socceroos. Didier Deschamps a admis que la copie était brouillonne mais rappelé que l’essentiel « était là avec la victoire ». Dans son esprit, le reste n’était déjà plus que philosophie.

Le Monde.fr

Poursuivi par la justice britannique, le champion de tennis Boris Becker a  invoqué la semaine dernière l'immunité diplomatique pour tenter de mettre fin à la procédure de faillite. Depuis avril, l’ancienne star mondiale du tennis affirme avoir été nommée « attaché diplomatique de la RCA auprès de l'Union européenne » par le président Touadéra en personne. Et brandit un passeport diplomatique. Problème : les autorités centrafricaines démentent cette version.  

Tout part d'une photo publiée par Boris Becker sur Twitter le 27 avril. On y voit l’ancienne gloire du tennis mondiale poser avec Faustin Archange Touadéra, et cette mention « S.E. le Président Faustin Archange Touadéra me nommant son attaché pour les affaires culturelles, humanitaires et sportives auprès de l'Union européenne ». L'affaire prend de l'ampleur quand les avocats de l’ancien numéro 1 mondial criblé de dettes invoquent devant la justice britannique le 14 juin dernier son statut de diplomate et son éventuelle immunité, afin d’échapper à des poursuites pour non-paiement de plusieurs millions d'euros de créances.

Tout part d'une photo publiée par Boris Becker sur Twitter le 27 avril. © dr

A Bangui toutefois, personne ne reconnaît sa prétendue nomination comme attaché. « Il n’existe aucun document pouvant attester que Boris Becker a été nommé à un quelconque titre que ce soit par le président de la République Faustin Archange Touadéra, dément Albert Yaloké Mokpeme, le porte-parole de la présidence centrafricaine. Le président de la République a rencontré Boris Becker deux fois. Quand je dis rencontrer, c’est que quand il s’est déplacé à Bruxelles et à Paris, on lui a introduit lors de ses audiences Boris Becker qu’on lui a présenté comme un grand sportif de renommée mondiale, intéressé par notre pays et qui pourrait faire beaucoup de choses pour le sport en République centrafricaine. Et à la fin Boris Becker a demandé à faire une photo, et le président comme à son habitude s’y est prêté, raconte le porte-parole. Il l’a rencontré dix minutes, un quart d’heure. Beaucoup de gens rencontrent le chef de l’Etat, saluent le chef de l’Etat, demandent à faire des selfies avec le chef de l’Etat, ça ne leur donne pas le droit de prétendre à quoi que ce soit. »

Pour justifier de son statut de diplomate, Boris Becker brandit un passeport diplomatique centrafricain établi le 19 mars dernier. © DR

Pour justifier de son statut de diplomate, Boris Becker brandit un passeport diplomatique centrafricain établi le 19 mars dernier. Mais ce passeport est un faux, martèle le ministre des Affaires étrangères Charles Armel Doubane, supposé signer personnellement ces documents particuliers. « La signature qui est apposée sur ce passeport n’est pas la signature du ministre des Affaires étrangères que je suis, encore moins le cachet imprimé en mon nom, ni le timbre du ministère. Tous ces éléments ne sont pas bons », clame le ministre.

«La signature qui est apposée sur ce passeport n’est pas la signature du ministre des Affaires étrangères que je suis». © DR

Autres éléments à charge, le numéro de série du passeport. Il appartient à un lot d’une centaine de passeports diplomatiques vierges volés en 2014 à Bangui. Par ailleurs en date du 19 mars le ministère n’a émis que deux passeports diplomatiques. Aucun au nom de Becker Boris. Enfin, ce genre de passeport obéit à des règles de fabrication simples. Le demandeur doit se rendre dans un centre à Paris ou à Bangui pour que ses données biométriques, empreintes digitales ou fond d’œil soient recueillis. Des centres où jamais Boris Becker ne se serait rendu, selon le ministère.

Par ailleurs en date du 19 mars le ministère n’a émis que deux passeports diplomatiques. Aucun au nom de Becker Boris. © DR

« Pour qu'une nomination soit faite, ajoute le chef de la diplomatie centrafricaine, il faut que je sois instruit par le président de la République qui m’autorise à prendre un acte administratif de nomination. C’est cet acte administratif qui confère le grade ou le titre du poste à occuper et c’est ce titre ou cet acte administratif qui permettra la délivrance effective d’un passeport diplomatique à l’intéressé », explique à RFI Charles Armel Doubane.

Face au tollé, Boris Becker a donné mardi 19 juin une interview au journal allemand Top Magazin Frankfurt. Dans cet entretien, l’ancien champion maintient sa version. « En avril dernier, j’ai été nommé par Son Excellence le président Touadéra comme attaché pour le sport, la culture et les affaires humanitaires, en présence de l’ambassadeur. Je suis très honoré de cette tâche que l’on m’a confiée », déclare Boris Becker qui promet de prendre ses fonctions prochainement. Quand le journaliste Christian Hiller von Gaertringen lui demande si la fonction l’aurait intéressé s’il n’avait pas d’ennuis judiciaires, Boris Becker reconnaît quelques avantages : « L’un n’a rien à voir avec l’autre (…) Il est vrai que mon statut de diplomate me confère certains privilèges, comme l’immunité dans certains cas. Il faudra vérifier. Mais ce n’est pas ce qui m’importe le plus. Ceci dit, c’est une réalité, un fait : je suis aujourd’hui diplomate de Centrafrique (…) J’ai reçu personnellement le passeport de l’ambassadeur [Daniel Emery] Dede à Bruxelles, au mois d’avril. Je ne peux rien dire d'autre. »

Daniel Emery Dede, ambassadeur de Centrafrique à Bruxelles depuis 2014, ancien ministre, est en effet au cœur de l’affaire. Sur l’antenne de nos confrères de la Deutsche Welle le 18 juin, il confirmait le « recrutement » du sextuple vainqueur en Grand Chelem. « Je confirme qu'il a un passeport diplomatique. Je confirme aussi qu'il a été recruté à ses frais puisque nous n'avons pas d'argent pour le payer pour être notre mobilisant pour les moyens sportifs, des équipements sociaux et tout ce qui est du domaine humanitaire, rattaché ici à l'ambassade. »

Qui a donc fabriqué ou fait fabriquer ce faux passeport ? Sous quelles conditions a-t-il été octroyé à Boris Becker ? Contacté ce mercredi, l'ambassadeur Daniel Emery Dede n'était pas joignable pour répondre aux questions de RFI. De son côté le ministre centrafricain des Affaires étrangères dit avoir saisi son collègue de la Justice pour que des poursuites soient engagées.

Par Pierre Pinto Edouard Dropsy

L’Uruguay s’est qualifiée sans panache pour les 8e de finale de la Coupe du monde en battant l’Arabie saoudite (1-0). Alors que les Saoudiens sont d’ores et déjà éliminés, les Uruguayens peuvent encore espérer terminer premiers du groupe A devant la Russie.

Il y a des sélections qui cravachent dur pour se hisser en 8e de finale d’une grande compétition, et il y a l’Uruguay. La Celeste disputait ce mercredi 20 juin à Rostov-sur-le-Don son deuxième match de la Coupe du monde 2018 et a remporté une deuxième victoire synonyme de qualification pour le tour suivant. Comme lors de son entrée en lice face à l’Egypte (1-0), la formation sud-américaine a joué petit pied mais s‘est imposée.

Etait-elle la plus forte ? La question ne vaut pas la peine d’être posée. Dans le football moderne, seul compte le résultat. Et à ce jeu-là, l’Uruguay fait parfaitement oublier le grand absent de ce Mondial, l’Italie spécialiste des victoires étriquées devant l’éternel !

Face à l’Uruguay, l’Arabie saoudite voulait de son côté éviter une seconde défaite qui la renverrait prématurément à la maison. Par rapport à leur entrée en lice aussi catastrophique que transparente face à la Russie (0-5), les Saoudiens se montrent plus entreprenants en début de match. La Celeste, elle, gère comme un épicier en rupture de stock. Ses attaquants vedettes, Edinson Cavani et Luis Suarez, jouent la discrétion. Et quand Cavani reprend un centre de Caceres, l’attaquant du PSG met le ballon nettement au-dessus (13e).

Après le premier quart d’heure, la bonne volonté saoudienne s’éteint lentement. Au point de se trouver dans l’obscurité. Le gardien Al-Owais se troue sur un corner uruguayen, laissant le ballon filer sur le pied gauche de Suarez, qui conclut à bout portant (1-0, 24e).

Le gardien saoudien Mohammed Al-Owais se troue et offre un but à l'Uruguay. REUTERS/Marcos Brindicci

Avec un but d’avance, il ne fallait pas demander aux Uruguayens d’emballer le match. Malgré la double réaction de Hatan Bahbri, qui oblige Muslera à une claquette sur un tir cadré (27e), puis manque le cadre sur une reprise au second poteau (29e), les Saoudiens manquent d’impact offensif.

A la 50e minute, Suarez, sur un coup franc dévié, rate le doublé. Cette fois, le gardien saoudien faisait bonne garde. Dix minutes plus tard, une tête de Carlos Sanchez, seul devant la cage adverse, manque le cadre sur un caviar de Cavani. Les Saoudiens sont cuits et malgré l'étroitesse de la marque, ils ne donnent jamais l'impression de croire en leurs chances. Dans la dernière demi-heure, l’Uruguay joue enfin à sa main mais ne parvient pas à concrétiser. A la 86e minute, Cavani, seul aux dix-huit mètres, bute sur le gardien saoudien bien sorti.

C’est de cette fluidité retrouvée en fin de match, l'efficacité en plus, dont l’Uruguay devra faire preuve, lundi 25 juin, face à une Russie à l’appétit féroce. La Celeste devra l’emporter pour éviter de retrouver sur sa route le vainqueur du groupe B, qui pourrait bien être l’Espagne, un adversaire hors de sa portée sur ce qu’elle a montré dans ses deux premiers matchs de ce Mondial 2018.

Par RFI Jean-Damien Lesay

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