Son expertise et sa détermination font rayonner UBA Sénégal, Banque qu’elle dirige depuis 2013. Retour sur la carrière d’Amie Ndiaye Sow, figure incontournable de la finance sénégalaise.

Depuis toujours, Amie Ndiaye Sow ne s’est jamais donnée de limites. Au son de sa voix, on entend la rigueur et la détermination qui l’animent et qui lui ont permis d’accéder aux plus hautes responsabilités. Titulaire d’une maîtrise en économie et d’un master en finance, banque et assurance, ainsi que d’un master en gestion des finances publiques à l’Université de Dakar, elle n’a pas eu un parcours professionnel classique.

Lors de la deuxième année de son cursus, celle qui a fait du scoutisme durant 15 ans a développé un vif esprit entrepreneurial, et a créé une société de bureautique informatique. La femme d’affaires en herbe connaît alors ses premières difficultés financières : l’obtention  d’une caution bancaire pour soumissionner à un marché ou l’impossibilité de trouver des financements longs pour accompagner son développement. Cette expérience à travers sa PME l’a préparée à la réalité bancaire et l’aide encore aujourd’hui.

Avant d’être nommée à la tête de UBA Sénégal (filiale sénégalaise de United Bank of Africa), Amie Ndiaye Sow a exercé plusieurs fonctions au sein des banques : responsable  marketing, responsable de la gestion des risques, directrice clientèle privée et du réseau, directrice exécutif, directrice régionale pour le secteur public Zone UEMOA.

Elle a également forgé son expérience au Kenya en tant que directrice de la gestion des risques pour le compte du Fonds africain de garantie des Pme (AGF). Son expérience couvre plusieurs domaines d’intervention du secteur bancaire. Amie Ndiaye Sow terminera son cinquième exercice en décembre 2017 à UBA Sénégal,  qu’elle souhaite hisser au rang des meilleures banques du pays.

Quels sont vos défis quotidiens en tant que femme évoluant dans un secteur masculin ?

Le monde de la finance n’est pas un monde facile, surtout dans un marché aussi petit que le Sénégal. Il y a beaucoup de banques. Aujourd’hui, on en compte vingt-cinq pour une population de 14 millions d’habitants. Si je compare avec le Nigeria par exemple, on dénombre 25 banques pour 180 millions d’habitants. Nous avons une forte pression.

Et en tant que femme, ce n’est pas simple dans le monde de la finance. Nous ne sommes pas nombreuses, mais pour moi ce n’est pas le genre qui importe en réalité. Ce qui est important, c’est d’avoir les compétences et le leadership nécessaires pour atteindre les objectifs définis.

Depuis que je suis à la tête de UBA Sénégal, nous sommes en progression constante en termes de résultats. En effet, nous avons réalisé une progression de plus de 70% du résultat avant impôt avec un taux de dégradation net du portefeuille de 1%. UBA Sénégal a sorti un résultat net de 5.690 milliards de FCFA en 2016 contre 5.095 milliards en 2015. Le total bilan est ressorti à 208 milliards de FCFA. Nous sommes passés du simple au double et les fonds propres ont été multipliés par trois. Aujourd’hui nous sommes dans le top 5 des banques du marché, en termes de profitabilité.Comment UBA Sénégal s’est-elle imposée dans ce monde financier ? Qu’avez-vous installé pour défier la concurrence ?

Il a fallu s’entourer d’une bonne équipe. Je ne travaille pas seule. Ensuite nous avons mis en place une stratégie pour pouvoir atteindre les objectifs. La stratégie n’est pas statique mais plutôt dynamique. Elle dépend du développement du marché et des événements nouveaux pour s’adapter avec souplesse et flexibilité aux besoins de la clientèle ainsi qu’aux exigences règlementaires.

Le Sénégal représente un marché où les taux de marge sont très faibles. Nous avons donc dû, dans un premier temps, diversifier nos activités. Premièrement, nous avons développé notre activité dans le « digital banking ». Entre 2013 et aujourd’hui, nous avons pu nous positionner comme leader sur le segment des cartes prépayées. Par ailleurs nous avons pu développer des plateformes performantes et sécurisées pour nous positionner parmi les banques leaders du « digital banking ». C’est avec cela que nous avons pu signer des mandats avec plusieurs grands partenaires, contribuant ainsi au relèvement du taux de bancarisation.

« Je veux porter UBA parmi les premières banques au Sénégal »

Vous avez reçu en 2015 le prix  du meilleur manager féminin au Sénégal lors de la prestigieuse cérémonie des Cauris d’Or.

C’est important de travailler et de voir que son travail est reconnu. C’est motivant. Il est vrai que je me positionne toujours, non pas comme une femme, mais comme un manager.  Pour moi, le genre n’est pas le plus important ; c’est un débat que je n’aime pas mener. Souvent on parle de leadership féminin mais pas du leadership masculin. Jusqu’à preuve du contraire, quand je suis assise dans mon bureau avec des objectifs, ils ne sont ni masculins ni féminins.

Je suis allée à l’école, j’ai obtenu des diplômes de même valeur que ceux des hommes. Nous avons les mêmes objectifs. Homme ou femme, nous sommes managers et chacun doit mettre en place sa stratégie pour performer. Pour moi, c’est le plus important, et c’est avec cet état d’esprit que j’ai pu m’intégrer facilement partout où je suis passée.

J’aime travailler avec des jeunes gens dynamiques, compétents et voir que, nonobstant les difficultés du marché, nous arrivons à réaliser une progression qui nous vaut cette reconnaissance sur le marché. Je veux porter UBA parmi les premières banques au Sénégal et pour cela, nous sommes sur le bon chemin.

Quelles sont les qualités requises pour être à la tête de cette filiale sénégalaise et quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaiteraient accéder à des fonctions à hautes responsabilités ?

Il faut avoir des compétences, évidemment, un fort leadership en tant que manager et il faut croire en soi : ne pas se mettre de limites, hormis celles que fixent l’éthique et la déontologie. Les anglophones ont souvent l’habitude de dire « the sky is the limit » (le ciel est la limite, ndlr), c’est un adage que je partage parfaitement.

Ensuite, il faut éviter de s’attarder sur les débats de genre. Le challenge existe comme partout ailleurs pour les femmes qui se développent dans un monde dit masculin. Il ne faut pas s’arrêter à cela. C’est une sorte de stigmatisation que je refuse. Je me rappelle simplement que je gère une institution, des hommes, et que j’ai des objectifs. La seule question est « comment faire pour les atteindre ? ». C’est cela qui importe avant toute chose.

Qui sont vos rôles-modèles ?

Ma mère. Elle a toujours été mon modèle pour l’éducation qu’elle m’a donnée, pour l’exemple de courage et d’endurance qu’elle m’a toujours montré. Elle m’a toujours appris à garder ma dignité quelle que soit la situation et les circonstances. Elle m’a inculqué que l’échec comme la réussite font partie de la vie et qu’il faut toujours relativiser en apprenant de ses échecs et considérer toute réussite comme un nouveau défi. C’est le meilleur conseil qu’on m’ait donné.

Vous êtes de nombreux leaders à croire en la jeunesse africaine. Quels(s) message(s) avez-vous envie de lui transmettre ?

La population Aaricaine est très jeune. L’avenir étant dans la jeunesse, on doit investir dans la formation de ces jeunes qui sont appelés à diriger nos pays et nos entreprises.

Les jeunes ont leur place. A eux de la prendre grâce à la formation, à la compétence et à l’audace. Je crois que nous avons énormément d’opportunités en Afrique et beaucoup de rôles-modèles. Ces exemples-là doivent servir aux jeunes pour pouvoir atteindre les sommets.

Nous avons certes beaucoup d’opportunités mais encore faudrait-il libérer les énergies et laisser agir plus de la moitié de la population, à savoir les femmes et les jeunes. Le futur de nos pays dépendra en bonne partie de la place qu’on leur accorde.

Jeune Afrique

Les résultats de la présidentielle du 10 octobre au Liberia sont attendus en principe ce jeudi 12 octobre, après un report de 24 heures dû à des défaillances d'organisation.

Au Liberia, la Commission électorale nationale (NEC) n’a pu donner le 11 octobre de premiers résultats pour la présidentielle. Elle a invoqué des défaillances en matière d’organisation, qui devraient nécessiter un nouveau vote dans une circonscription du nord du pays.

Après le vote de la veille, marqué par une forte participation, l’incertitude demeurait notamment sur la tenue d’un éventuel second tour si aucun des vingt candidats ne l’emportait dès le premier. Les deux favoris, le sénateur George Weah, légende du football africain, et le vice-président sortant, Joseph Boakai, semblaient néanmoins se détacher, selon des résultats partiels provisoires.

Si cette avance se vérifie, la troisième place devrait se jouer entre l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et un ancien dirigeant de Coca-cola pour l’Afrique, Alexander Cummings.

Partir sans voter

Un porte-parole du parti de Joseph Boakai, Moore Allen, a dénoncé les problèmes d’organisation, redoutant qu’ils puissent peser sur le résultat final. « Des gens ont fait la queue pendant des heures avant de s’entendre dire qu’ils devaient aller ailleurs, a-t-il déclaré. Certains ne l’ont pas supporté, et nous sommes très inquiets ».

Un porte-parole du parti de George Weah, Ansu Suny, a également regretté que de tels problèmes aient découragé certaines personnes, au point de partir sans voter. Mais il a exclu que ces difficultés puissent entacher les résultats.

Tandis que Joseph Boakai était crédité d’une large avance dans sa région d’origine de Lofa dans le nord, George Weah, facilement élu en 2014 sénateur de la province où se trouve la capitale face à un fils de Ellen Johnson Sirleaf, devrait remporter de nombreux suffrages à Monrovia.

(APS) - La promotion des métiers des énergies renouvelables contribue à relever le défi du changement climatique et constitue une alternative dans la lutte contre le chômage des jeunes, a déclaré mardi le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane.

M. Niane s’exprimait à l’occasion d’un atelier du comité de pilotage du Programme d’enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (PESEREE), fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et la coopération allemande au développement (GIZ).

La rencontre s’est déroulée en présence du directeur général de la recherche et de l’innovation, Pr Amadou Thierno Gaye, et de la conseillère technique de la Coopération allemande au développement (GIZ), Cornelia Seck, ainsi que des représentants des recteurs des universités du Sénégal.

Mary Teuw Niane a indiqué que le PESEREE entre “en adéquation avec deux grandes stratégies sectorielles du Plan Sénégal émergent (PSE), l’élargissement de l’accès à l’énergie grâce aux énergies renouvelables et le renforcement des capacités des acteurs du secteur et du sous-secteur”.

“Il reste toutefois primordial que nous effectuions un passage rapide du stade laboratoire à celui de l’exécution afin de remplir l’objectif premier du gouvernement du Sénégal qui est la création massive d’emplois pour les jeunes”, a pour sa part rappelé Pr Amadou Thierno Gaye, le directeur de la recherche et de l’innovation.

Financé par la coopération allemande à hauteur de 3,5 millions d’euros, le PESEREE vise “la promotion des métiers des énergies renouvelables à travers 4 priorités”, a précisé la conseillère technique de la GIZ, Cornelia Seck.

Selon elle, il s’agit de l’amélioration pratique de la formation et de la coopération au sein des universités et des instituts supérieurs d’enseignement professionnel, le renforcement de la formation à courte durée et de celle des compétences entrepreneuriales dans le domaine des énergies renouvelables.

Sudonline

Le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yaakaar (Bby), Aymirou Gningue ne croit pas au rejet du dialogue politique initié par le chef de l’Etat, Macky Sall. Appelé à se prononcer sur le refus exprimé par certains leaders de l’opposition de la main tendue par le régime, le patron du groupe Bby se demande même si ceux qui expriment leur opposition à ce dialogue sont «les vrais porte-voix des partis». Il s’est, en outre, exprimé sur d’autres sujets d’actualité, en marge du séminaire politique de mise à niveau des députés de la mouvance présidentielle hier, mardi 10 octobre.

Le régime en place semble minimiser les nombreux rejets du dialogue politique exprimés par certains leaders de l’opposition. C’est le moins que l’on puisse dire, suite à la sortie du président de groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (Bby), Aymirou Gningue, par rapport au refus de la main tendue du régime par le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade et les leaders de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts).

En effet, invité à faire un commentaire sur ladite question hier, mardi 10 octobre, en marge du séminaire politique de renforcement de capacité des députés de Bby, M. Gningue indique ne pas croire à un quelconque rejet du dialogue. Il croit, en fait, «qu’à chaque fois qu’une question politique au plan national comme le dialogue est posée, les approches peuvent être différentes». D’ailleurs, il parait douter même de la légitimité de ceux qui s’expriment en défaveur dudit dialogue. Il s’est ainsi posé la question de savoir «est-ce que ceux qui prennent la parole et qui disent qu’ils ne sont pas d’accord sont les vrais porte-voix des partis ?». Donc, pour lui, il faut laisser libre court au temps, non sans inviter tous les Sénégalais à répondre à l’appel lancé par Macky Sall, afin de prendre à bras le corps les questions qui traversent l’économie et le développement social du pays.

Sur un autre registre, notamment la possibilité pour le chef de l’Etat, Macky Sall, d’user d’artifices juridiques pour briguer un 3ième mandat, Aymirou Gningue se limite à mesurer «l’engagement politique» de son mentor. Tout en reconnaissant au professeur en droit constitutionnel Babacar Guèye ses qualités «d’éminent juriste», il croit, «jusqu’à preuve du contraire», que le président Macky Sall va s’appliquer les deux mandats, conformément à ce qu’il a dit et ce qu’il a fait voter dans le cadre du référendum.

LES PARLEMENTAIRES DE BENNO BOKK YAAKAAR CAPACITES

Revenant sur l’objet du séminaire politique initié à l’intention des parlementaires de la mouvance présidentielle sous le thème : «être à la hauteur des attentes du peuple», le patron des députés de Bby explique que celui-ci entre dans le cadre de l’imprégnation des parlementaires de Benno, afin qu’ils apprennent à mieux se connaitre. Il révèle aussi que la rencontre doit permettre aux députés de se mettre à niveau en s’habituant aux codes parlementaires et en connaissant l’architecture institutionnelle au Sénégal.

Dans la foulée, le maire apériste de la commune de Mérina Dakhar, dans le département de Tivaoune, est revenu sur le rôle que doivent jouer les députés de Benno pour la réélection du président Macky Sall, en 2019. Il estime, ainsi, que si les parlementaires de Bby intègrent les préoccupations des populations au niveau des politiques gouvernementales, ils participeront «à l’élaboration et à la réalisation de ces politiques qui peuvent être demain le gage de tout succès dans le cadre d’une compétition électorale». Mieux, convaincu d’appartenir à une majorité qui a le destin du pays en main, il promet un appui des politiques gouvernementales «à chaque fois qu’il sera question de voter des lois qui vont dans le renforcement de la politique économique du pays, nous allons le faire sans état d’âme». Il a, par conséquent, invité ses collègues députés à bannir l’invective et à mener des débats sereins et intellectuels dans le cadre de l’hémicycle.

Sudonline

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