La coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar (Bby) aux Hlm est au bord de la scission à la veille des législatives prévues le 30 juillet prochain. Deux tendances semblent se former au niveau de ladite commune avec d’un côté Bby coordonné par Alassane Sow de l’Alliance pour la République (Apr), de l’autre, le maire des Hlm, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp). Au moment où les pro-Alassane Sow, notamment le porte-parole Aliou Badara Diatta, tirent la sonnette d’alarme sur un éventuel vote sanction à cause de la position politique «ambigüe» du maire, tantôt membre de Bby, tantôt défenseur de Taxawu Dakar, le poulain de Moustapha Niasse réaffirme son ancrage dans Bby, non sans recadrer M. Diatta.

Ça sent vraiment le roussi dans le camp présidentiel, plus précisément au niveau de la commune des Hlm. Deux tendances rivales de Benno Bokk Yakaar (Bby) apparaissent dans cette collectivité en cette veille des élections législatives du 30 juillet prochain. Joint au téléphone hier, mercredi 17 mai, par la rédaction de Sud quotidien, le porte-parole de Bby sous la houlette du coordonnateur Alassane Sow, à savoir Aliou Badara Diatta «tire la sonnette d’alarme». Il informe, ainsi, que les «populations des Hlm menacent de voter contre Bby, si jamais le maire Khalifa Ababacar Seck est avec Bby».

Sur les raisons d’un vote sanction que suivraient les populations de la commune, M. Diatta laisse entendre que ces dernières disent ne pas comprendre «la position ambigüe du maire des Hlm, qui est tantôt membre de Bby, tantôt membre de la coalition Taxawu Dakar».

S’expliquant, Aliou Badara Diatta rappelle qu’en 2014, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a été investi sous la bannière de Taxawu Dakar de Khalifa Sall. Au moment du référendum, poursuit-il, le maire «a été le coordonateur de Bby aux Hlm». Cependant, pour l’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), renchérit-il, le poulain du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a rejoint le camp du maire de Dakar pour briguer un poste de Haut conseillé, contre la liste de Bby. Aujourd’hui, «comme les législatives approchent, il (le maire) veut revenir pour diriger la liste de Bby», déplore-t-il.

Pis, il accuse le magistrat de la commune, aidé par son collègue au niveau du Hcct, non moins militant à l’Apr, Djaraf Ndao, de vouloir créer un «Bby bis» aux Hlm. Même si, par ailleurs, le maire «progressiste» se réclame toujours membre de Bby, M. Diatta soutient mordicus qu’il a «démissionné de fait». Plus précis, il trouve que juridiquement, on ne peut pas s’attaquer à un groupe dont on est membre, tout en continuant de réclamer son appartenance à ce même groupe attaqué. Soupçonnant, en réalité le maire d’avoir quitté Khalifa Sall car «il est dans de sales draps», M. Diatta se demande «si Khalifa Sall a une bonne santé politique, est-ce qu’il (M. Seck) ne va pas retourner dans Taxawu ?». A l’en croire, les populations, y compris les commerçants du marché Hlm, «se sont dit s’il est dans Bby on votera contre. Parce que les gens ne sont pas contents de lui».

KHALIFA ABABACAR SECK RECADRE ALIOU BADARA DIATTA

Pour en savoir un peu plus, la rédaction de Sud quotidien a interpellé le mis en cause, en l’occurrence le maire Khalifa Ababacar Seck membre de l’Afp. Joint au téléphone à son tour, l’édile des Hlm n’a pas changé d’un iota sur ses précédentes déclarations. Il soutient mordicus qu’il appartient à un parti politique, à savoir l’Afp, et qu’il suit fidèlement la ligne de conduite de son parti, notamment son ancrage dans Bby.

Donnant des précisions sur son compagnonnage avec Taxawu Dakar de Khalifa Sall et compagnie, le maire des Hlm explique que pour ce qui est des locales en 2014, l’Afp avait donné carte blanche aux gens de s’allier avec ceux avec qui ils peuvent aller ensemble. Poursuivant, il rappelle que lors de l’élection des membres du Hcct, en 2016, «le chef de l’Etat, responsable de Bby, avait dit que les départements qui avaient été gagnés par des coalitions telles que Taxawu Dakar et celle de Baldé à Ziguinchor, qu’on les laisse choisir leurs candidats». Sur cette base, les militants du Ps et ceux de l’Afp membres de la coalition Taxawu Dakar se sont retrouvés ensemble, indique-t-il.

Toutefois le maire précise qu’il n’est pas «venu pour créer un autre Bby. Je ne suis pas venu pour bousculer n’importe qui». Qui plus est, renchérit-lui, «je ne suis candidat à aucune liste». Mieux, il fait savoir d’ailleurs que la question des candidatures, ainsi que celle des responsabilités au sein de Bby n’est pas encore à l’ordre du jour. Par conséquent, il demande «amicalement» à Aliou Badara Diatta de ne pas le mêler «aux problèmes politico politiciens». D’attaque, il accuse M. Diatta et compagnie de vouloir au contraire créer un autre Bby. Mais, il prévient tout de même que «ils ne me trouveront pas sur leur chemin».

Toutefois, le poulain de Niasse a recadré le porte-parole de Bby aux Hlm, lui faisant comprendre que ce n’est pas à lui de déterminer sa position politique, ni de dire si les populations lui ont désavoué. «Si en 2019, les populations disent qu’elles n’ont pas confiance en moi, elles m’enlèveront», soutient-il, non sans informer qu’il est résolument concentré sur la mission qui lui a été confiée par les populations.

Sudonline

Le gouvernement français a procédé jeudi 18 mai 2017 au premier Conseil des ministres de l’ère Macron-Philippe. Une découverte pour une bonne partie des 18 ministres et quatre secrétaires d'Etat nommés la veille.

Pour le premier Conseil des ministres de son gouvernement, Emmanuel Macron a inauguré une nouvelle méthode ce jeudi 17 mai 2017. Les journalistes ont pu assister à l’arrivée à l’Elysée des membres du gouvernement qui, les uns à la suite des autres, ont tous été déposés par leur voiture devant le perron de l’Elysée. Ils ont à ce moment-là posé pour les photos, mais n’ont pas dit un mot.

Pas question non plus de recueillir leurs premières impressions à la sortie du Conseil. L’Elysée a décidé, contrairement à l’usage, de fermer la cour aux journalistes pour faire tranquillement la fameuse photo de famille. Une photo qui doit, nous dit-on, incarner le début de ce collectif de manière solennelle, d’où la décision de n’autoriser aucune caméra à filmer cet instant, pour qu’il n’y ait pas d’images des coulisses.

Société civile et politiques d’horizons divers

Sur cette fameuse photo, on ne retrouve peut-être pas un renouvellement flagrant des générations, mais il y a incontestablement un renouvellement des visages. Parmi les politiques présents, seuls quatre – François Bayrou, Bruno Le Maire, Jean-Yves le Drian et Gérald Darmanin – ont déjà été ministres.

On retrouve également l’arrivée des experts de la société civile, notamment aux ministères du Travail, de la Santé, de l’Education et de la Culture. Il y a enfin ce dépassement des clivages partisans voulu par le chef de l’Etat. Il a réussi à faire venir dans la même équipe des socialistes, des radicaux de gauche, des centristes et des membres du parti Les Républicains.

« Collégialité absolument nécessaire »

A l’issue du Conseil des ministres, Christophe Castaner – le porte-parole du gouvernement – a pris la parole et a expliqué que le déroulement de cette réunion reviendrait à la normale dès la semaine suivante. Le Conseil repassera en même temps au mercredi, son jour habituel. Le porte-parole du gouvernement a aussi rapporté les propos d’Emmanuel Macron à propos des nouvelles règles de fonctionnement du Conseil des ministres :

« [Le président] a pu rappeler qu’au fond, la collégialité du Conseil des ministres était absolument nécessaire, pour réfléchir ensemble à l’avenir et à l’élaboration de la mise en œuvre du projet politique de ce contrat qu’il a passé avec les Français dimanche 7 mai à 20 h. Il a réaffirmé cela, en évoquant quelques règles, mais qui sont celles de la confidentialité, qui sont celles de la discipline nécessaire et de la solidarité. »

Solidarité, confidentialité

L’idée, c’est d’éviter des couacs et les prises de parole intempestives qui ont été nombreuses lors du dernier quinquennat de François Hollande. Emmanuel Macron veut faire en sorte qu’une fois les arbitrages réalisés au sein du Conseil des ministres, tout le monde s’y tienne et se taise en quelque sorte. C’est la méthode Macron : discipline, solidarité, confidentialité, pour assurer la cohérence de l’action gouvernementale.

RFI

Le députée socialiste et mairesse de Podor (région de Saint-Louis), Aissata Tall Sall ne partira aux prochaines élections législatives, ni avec la coalition Benno Bokk Yakaar (coalition au pouvoir), ni avec Mankoo Takhawou Sénégal (coalition de l’opposition). Mais, elle compte participer aux élections sous la bannière de son propre mouvement politique. Ce mouvement dénommé «Osez l’avenir» sera lancé officiellement ce samedi 20 mai. Elle l’a fait savoir hier, mercredi 17 mai lors d’une face à face avec la presse.

Aïssata Tall Sall se démarque ! Elle ne sera ni avec Mankoo, encore moins avec Benno. Pour les prochaines élections législatives de 2017, le maire de Podor compte aller sous la bannière de son propre mouvement politique dénommé «Osez l’avenir» dont le lancement  officiel est prévu le samedi 20 mai. Elle l’a fait savoir hier, mercredi  17 mai lors d’une conférence de presse.

«Osez l’avenir a été porté sur les fonts baptismaux depuis 2014 à la suite de péripéties de renouvellement des instances de base du parti socialiste. Nous avions alors, quelques camarades et moi, pensé qu’il fallait changer les règles et les pratiques dans les  partis  politiques. Le mouvement Osez l’avenir marchant sur les traces de Léopold Sédar Senghor a fini de s’installer dans le pays en effectuant un difficile travail de maillage national. Dans sa marche de jeunesse, Osez prend son courage et va s’assumer. Ainsi, il participera aux élections législatives de 2017 sous sa bannière et en coalition avec d’éminentes forces politiques de notre pays qui croient qu’un autre Sénégal est possible », a annoncé Me  Aissata Sall Tall précisant par ailleurs que «Osez l’Avenir» n’est ni de Mankoo, ni de Benno.

«Osez est la troisième voie. Celle là même qui proposera au Sénégal et aux Sénégalais l’alternative des choix clairs car notre ambition est de faire renouer les Sénégalais avec la politique dans toute son essence. J’allais dire dans toute sa noblesse. Et nous y travaillerons avec toutes les forces qui y croient. Le bouillonnement politique que vit notre pays ne doit pas nous faire oublier la finalité de nos choix mais ceux-ci ne seront compris  que s’ils sont clairement exposés aux yeux de l’opinion», soutient-elle.

«JE N’AI JAMAIS ETE DANS MANKOO»

Interpellée sur les raisons qui l’ont poussé à se démarquer de l’initiative 2017, le maire socialiste martèle : «à tort ou à raison, de façon involontaire ou consciente, on a créé la confusion dans l’esprit de l’opinion et  Initiative 2017 a été créée par Cheikh Bamba Dièye, Moussa Tine, Khalifa Sall, Moussa Sy et Me Aissata Tall Sall. Nous avons mis en place et rédigé une plateforme qui nous permettait d’aller aux élections législatives. Malheureusement, Khalifa Sall s’est retrouvé en prison. Entre le moment où on portait le combat pour le défendre et le moment où on pensait porter Initiative 2017 sur les fonts baptismaux, ma mère est décédée. C’est pendant ce deuil que j’ai appris que d’autres camarades sont partis lancer Initiative 2017 pour en faire non seulement un mouvement de soutien à Khalifa Sall et qu’elle va aller avec Mankoo. Je n’ai jamais été avec Mankoo».

Sudonline

Le Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng par ailleurs, président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a invité les responsables des partis membres de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) à investir les médias enfin relever le défi de la communication pour la victoire de la majorité aux prochaines législatives. S’exprimant le samedi 13 mai, lors de la cérémonie d’ouverture de la 8ème session thématique du Bureau politique Ps, élargi aux représentants des partis alliés autour du thème «Élections Législatives 2017 : enjeux et défis», le leader du Ps a insisté sur la nécessité pour les alliés de travailler en équipe dans le choix des candidats à la députation. Les partis alliés représentés à cette rencontre sont, entre autres, l’Alliance pour la République (Apr), la Ligue démocratique (Ld), le Parti de l’Indépendance et du travail (Pit) et l’Alliance des forces du progrès (Afp).

Cette rencontre du bureau politique du Parti socialiste élargie aux militants d’autres partis politiques est une première dans l’histoire de l’ancien parti au pouvoir qui a dirigé le Sénégal pendant quarante ans de 1960 à 2000. Dans son allocution d’ouverture, Ousmane Tanor Dieng Secrétaire général du Parti socialiste et président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), a expliqué cette ouverture par une volonté du Ps d’affirmer et de confirmer son ancrage d’aller ensemble aux élections, de gagner ensemble et de gouverner ensemble avec la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) malgré le contexte de la vie de son parti marqué par la dissidence de certains camarades qui ont choisi de rejoindre le front de l’opposition.

Ainsi, pour arriver à une large victoire de la coalition Bby aux prochaines élections législatives, Ousmane Tanor Dieng a invité tous les militants de partis de la mouvance présidentielle a, non seulement investir les médias mais aussi à être pro-actifs dans la communication pour rendre les réalisations du régime Bby plus visibles.

«Nous devons préparer les échéances du 30 juillet avec méthode. Nous avons du savoir-faire, à nous de le faire savoir, l’essentiel étant de savoir quoi dire, comment le dire, quand le dire, où le dire. L’enjeu mérite tous les investissements ; la victoire est à ce prix. Si Bennoo Bokk Yaakaar se mobilise, aucune force politique ne peut lui résister», a lancé le Secrétaire général du Ps tout en insistant par ailleurs, sur la nécessité de travailler en équipe. «Plus que jamais, nous devons travailler en équipe, consolider la coalition dans une confiance mutuelle, procéder sur la base d’un consensus, à des investitures crédibles et démocratiques, agir dans la discipline, faire montre de solidarité, de générosité et de dépassement si nous voulons atteindre tous nos objectifs». Parmi, les partis alliés représentés à cette 8ème session thématique du Bureau politique, autour du thème « Élections Législatives 2017 : enjeux et défis » intervenue à soixante-quinze jours des élections législatives, il y’a entre autres, l’Alliance pour la République (Apr), la Ligue démocratique (Ld), le Parti de l’Indépendance et du travail (Pit) et l’Alliance des forces du progrès (Afp).

Abondant dans ce même ordre d’idées, Bouna Mohamet Seck, chargé des élections au sein de l’Afp par ailleurs, directeur de Cabinet du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse et président de l’Afp, a invité tous ses camarades à la mobilisation lors d’une conférence de presse en marge de cette rencontre.

«Une présidentielle anticipée»

En effet, selon lui, «l’opposition va essayer comme, elle l’avait fait lors du référendum de mars 2016 de transformer ces législatives en pour ou contre Macky Sall».

«Ces élections législatives revêtent un cachet particulier parce que elles ne sont pas que de simples élections pour l’opposition qui se prépare à poser la question en terme de présidentielle, c’est une élection présidentielle anticipée par procuration», semble conforté, Luc Sarr, directeur de l’école du Parti de l’Apr et conseiller politique du président de la République. Poursuivant son propos, le responsable Apériste qui était accompagné de son camarade El hadj Hamidou Kassé, Conseiller, porte-parole du Président de la République, a toutefois tenu à rassurer en soutenant que «l’Apr ne remettra pas en cause les équilibres fondateurs de la coalition Bby».

«Tous les partis alliés qui participent à la dynamique de la mouvance présidentielle auront la part qui leur revient de fait, de droit dans la distribution des postes. Des discussions seront menées avec tous les partis qui avaient un quota à la taille d’un groupe parlementaire pour voir comment reconduire ce principe lors de la prochaine législature», indique-t-il.

Sudonline

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