« Le terrorisme ne vaincra pas l’Afrique parce que les peuples africains sont debout et feront face à toute tentative de déstabilisation ». C’est en ces termes que le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne s’est exprimé hier, mercredi 16 août, après avoir signé le livre de condoléances ouvert à l’ambassade de la République du Burkina.

Le Premier ministre soutient par ailleurs que les pays africains combattront le terrorisme dans l’unité. « Nous ferons face parce que nous sommes unis. Notre coopération y compris la lutte contre le terrorisme se renforce tous les jours. Ce qui est arrivé est déplorable parce qu’il s’agit d’une guerre asymétrique, donc difficile à maitriser». Mahammed Boun Abdallah  Dionne a tenu par ailleurs à condamner ce qu’il appelle «l’expression de la barbarie et de l’obscurantisme».

« Nous condamnons la violence et le terrorisme sous toutes ses formes et nous réitérons notre engagement à côté de tous les peuples d’Afrique », a-t-il dit.  Pour rappel, ce 13 août, les terroristes ont frappé Ouagadougou, la capitale burkinabé. 18 personnes ont été tuées dont un ressortissant sénégalais et son épouse canadienne.

La victime sénégalaise, Mehsen Fenaich est d’origine libanaise. Il s’était établi au Burkina pour ses affaires.  Auparavant, le chef de l’Etat Macky Sall, à travers un tweet, a exprimé son soutien total au peuple burkinabé.

Flambée des prix de l'immobilier, défiance des assureurs… "Le Parisien" retrace la galère des néo-élus pour dénicher leur permanence en circonscription.

Chaque année au mois d'août, les agents immobiliers salivent à l'idée de voir débarquer des étudiants prêts à tout pour décrocher une studette. Quelle n'a pas dû être leur surprise en voyant surgir à côté de cette cohorte de jeunes ambitieux une nouvelle clientèle un peu particulière. En plein cœur de l'été, les députés fraîchement élus sont en effet légion à se mettre en quête d'un bureau dans leur circonscription, rapportent nos confrères du Parisien. Et l'exercice semble loin d'être aisé.

Comme tout a chacun, les élus se heurtent dans un premier temps aux dures lois du marché de l'immobilier. « Les loyers que l'on me propose sont autour de 3 000 euros. Ce n'est pas possible pour un député », s'étrangle Gabriel Attal, député La République en marche (LREM) de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, qui n'a toujours pas trouvé sa perle rare alors que les travaux en commission reprendront dès le 12 septembre.

L'ancien socialiste n'est pas le seul à se morfondre face aux prix rédhibitoires des logements. Loin de là. Certains n'hésitent pas à user d'un stratagème bien connu des étudiants : la colocation. Pacôme Rupin et Laetitia Avia, deux élus parisiens de la majorité présidentielle, ont franchi le pas pour s'installer dans des bureaux de 90 mètres carrés dans le 12e arrondissement de la capitale. Il leur en coûtera 3 000 euros, charges comprises. « On veut œuvrer pour une meilleure utilisation de l'argent public et on a vocation à travailler ensemble », se réjouit d'avance la jeune avocate.

Bêtes noires des assureurs

Tout à leur joie d'avoir enfin paraphé un bail, ces néo-députés déchantent pourtant bien vite. En effet, ils se découvrent un ennemi de taille : les assureurs. Considérés comme des « personnalités à risques », bon nombre de parlementaires peinent à tranquilliser les assurances qui imaginent déjà des vitrines brisées et des permanences saccagées par des opposants politiques.

Sarah El Haïry, députée MoDem de Loire-Atlantique, se souvient avec amertume des échanges kafkaïens qu'elle a eus avec ses assureurs. « La première question qu'ils vous posent, c'est : Est-ce que vous avez une vitrine ? » confie dans les colonnes du quotidien celle qui a finalement opté pour une permanence au premier étage d'un bâtiment…

Valérie Petit a trouvé la parade. Plutôt que de parcourir avec frénésie les annonces immobilières, la députée LREM du Nord a préféré faire le tour des concessionnaires. L'enseignante-chercheuse a décidé d'opter pour un minibus qui lui permettra de sillonner la 9e circonscription du Nord. Un mélange de proximité et de tranquillité.

C’est la délivrance pour la majorité présidentielle, après la proclamation ce lundi, par le Conseil constitutionnel, des résultats définitifs des élections législatives du 30 juillet. Ces résultats donnent la coalition Benno Bokk Yakaar largement vainqueur avec 125 sièges sur les 165 que compte la future Assemblée.

«Ce n’est pas une surprise pour nous. Il ne pouvait en être autrement, puisque les élections se sont déroulées dans la transparence et la régularité. Les observateurs internationaux ainsi que les nationaux de bonne foi l’ont tous constaté. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de cette décision qui a été rendue par la haute juridiction », commente Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Apr.

Le vice-président de l’Assemblée nationale (sortante) estime que ceux qui ruent dans les brancards, sont juste de mauvaise foi. Pour lui, le Sénégal est une démocratie majeure qui ne peut nullement être ébranlée par les cris d’orfraie d’une «opposition en perte de vitesse ».

«Certains acteurs politique son immatures. Ils ne sont mus que par leurs intérêts individuels. Leur dessein est de nuire à l’image du Sénégal, mais c’est peine perdue. Les Sénégalais dans leur écrasante majorité, ont démontré qu’ils ont besoin d’hommes politiques majeurs, soucieux de la préservation de la stabilité nationale. Malheureusement, cette opposition n’est pas à la hauteur. Nous avons une belle victoire qui ne peut souffrir d’aucune contestation sérieuse. »

En ce qui concerne le recours déposé par Benno Bokk Yakaar pour l’annulation du vote de Touba, M. Mbow explique : «Contrairement à l’opposition, nous n’avons jamais dénoncé des fraudes. Nous n’avons pas non plus mis en cause la probité d’une quelconque autorité administrative. Mais, à Touba, il n’y a pas eu des couacs énormes.

C’est pourquoi nous avons jugé utile de déposer un recours. Maintenant que le Conseil constitutionnel a rendu son verdict, nous le respectons. Car nous avons confiance en notre justice. Nous ne sommes pas ces mauvais perdants qui ne représentent rien du tout, qui ont été sanctionnés par le peuple et crient partout à la fraude ».

EnQuête

Le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire de la coalition Benno Bokk Yaakaar aux élections législatives du 30 juillet dernier qui a vu la participation de 1 637761 électeurs. Dans la même décision rendue ce lundi 14 août, la haute juridiction a aussi rejeté tous les recours visant l’invalidation des élections au niveau de certains départements introduit par les différentes coalitions au lendemain du scrutin.

Annoncé en début d’après-midi, c’est finalement en début de la soirée de ce lundi 14 août que le Conseil constitutionnel a procédé à l’affichage des résultats définitifs des élections législatives du 30 juillet dernier. Cependant, le verdict de la haute juridiction est loin de créer une surprise. Les «7 Sages» n’ont fait que confirmer les résultats proclamés par la Commission nationale de recensement des votes (Cnrv) avec quelques légers réajustements des voix obtenues par les cinq premières listes ainsi que le taux de participation.

Ainsi, selon la décision du Conseil constitutionnel, la coalition Benno Bokk Yaakaar a obtenu 1 637761 voix ce qui lui donne droit à 125 députés sur les 165 que compte l’Assemblée nationale pour cette 13ème Législature.

Ce nombre de voix est légèrement en dessus des 1 633 000 voix qu’avait annoncé la CNRV. La liste de la coalition au pouvoir est suivie comme dans les résultats provisoires de la CNRV par celle de la coalition Gagnante Wattu Senegaal, avec 552 095 voix (contre 549 000 voix, CNRV) soit 19 députés.

La coalition Mankoo Taxawu Senegaal, donnée troisième par la CNRV avec 365 681 voix est confirmée à ce rang par le Conseil constitutionnel qui réajuste le total de ses voix à 388 188 voix, soit 7 députés. Le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), arrive en 4e position 3 députés devant la liste de la coalition «Kaddu Askan Wi» dirigée par le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé qui a obtenu 2 députés.

Le reste du tableau est occupé par les dix autres listes qui se partagent le plus fort reste avec chacun un (01) député. Il s’agit entre autres, du Parti pour la vérité et le développement (Pvd), de la coalition Mankoo Yeessal Sénégal de Modou Diagne Fada, de la liste indépendante «Bunt Bi» de Théodore Monteil, de l’Initiative pour une politique de développement (Ipd) de Ibrahima Abou Nguette. A ces listes, il faut aussi ajouter, la Convergence patriotique pour la justice et l’équité (Cpje) du député sortant, Demba Diop dit «Diop Sy», la coalition «Oser l’avenir» de la mairesse de Podor, Aïssata Tall Sall, la coalition «Senegal Day Dem» de Cheikh Tidiane Gadio, la coalition «And Saxal Liggey» de Aïda Mbodj et la coalition «Ndawi Askan Wi» de l’ex-inspecteur des Impôts Ousmane Sonko.

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel a estimé que sur les 6 219 446 sénégalais inscrits sur le fichier électoral, 3 337 494 ont pu voter le 30 juillet donnant ainsi un nombre de suffrages valablement exprimés de 3 310 453, soit un taux de participation de 53,66%, un chiffre un peu moins du pourcentage (54,11%) de la commission nationale de recensement des votes.

TOUS LES RECOURS REJETES

Dans sa décision, le Conseil après avoir regroupé tous les recours introduits par les différentes têtes de listes, les a tous rejetés. S’agissant du recours de Serigne Abdou Mbacké Ndao, candidat investi par la coalition Benno Bokk Yaakaar sur la liste départementale de Mbacké, les «Sept Juges» ont motivé leur décision par le fait qu’il «n’est pas établi, au moment où il statue, que les incidents survenus à Touba lors des opérations électorales sont imputables aux candidats déclarés provisoirement élus, ni qu’elles ont pu avoir pour effet de fausser les résultats du scrutin au profit ou au détriment d’une liste».

Dans son recours, Serigne Abdou Mbacké Ndao, investi tête de la liste départementale de Mbacké de la coalition BBY, avait évoqué un faible taux de participation (31,22 %) dans le département de Mbacké du fait que «le scrutin n’a pu se tenir dans 220 bureaux de vote à Touba, pour un total de quatre-vingt-neuf mille six cent quarante et un (89 641) électeurs. Mais, les 7 Sages ont estimé qu’en dépit de cette faible participation des inscrits au vote, le pourcentage de votants à Mbacké est supérieur à celui enregistré lors des précédentes élections législatives de 2007 et 2012 pour lesquelles le taux de participation dans le département de Mbacké n’atteignait pas 30%. S’agissant des recours introduits par la coalition Mankoo Taxawu Senegaal visant l’invalidation du scrutin dans les départements de Dakar, les membres du Conseil les ont aussi jugés irrecevables de même que ceux des coalitions, And Suxalo Senegaal, And Defar Seegaal, Kaddu Askan Wi d’Abdoulaye Baldé.

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