Selon l’agence de presse Reuters, des conseillers de la Maison Blanche auraient été en contact avec des responsables russes à 18 reprises durant la campagne pour la présidentielle. Des discussions qui se seraient multipliées après la victoire de Donald Trump.

Si elles sont confirmées, ces révélations pourraient bien avoir de lourdes conséquences pour le président américain Donald Trump. Citant quatre responsables américains toujours en fonction, l’agence Reuters indique que l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn aurait été en contact direct avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kislyak.

Leurs discussions visaient à mettre en place un canal de communication secret entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Toujours selon Reuters, l’idée était de court-circuiter l’administration de la sécurité nationale américaine dont les deux chefs d’État se méfieraient.

Les contacts entre les proches du président américain et des responsables russes ont pris la forme de courriels et de conversations téléphoniques. Le canal direct entre les deux présidents aurait eu pour but d’améliorer les relations économiques entre les deux pays alors que la Russie fait l'objet de sanctions, mais également de favoriser la coopération dans la lutte contre le terrorisme et contenir l’expansionnisme de la Chine, toujours selon Reuters.

Des membres de la commission de la Chambre des représentants et du Sénat se seraient rendus au siège des deux principales agences américaines de renseignements pour consulter les transcriptions de ces discussions ainsi que d’autres documents.

Colère de Donald Trump

Ces révélations interviennent alors que la nomination d’un enquêteur spécial sur les liens de la campagne Trump et la Russie a fait l’effet d’un coup de tonnerre à Washington. Après le communiqué de la Maison Blanche se félicitant hier soir de cette décision, Donald Trump exprime son amertume ce jeudi matin à travers les réseaux sociaux, rapporte notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio. Lors d'un point presse à la Maison Blanche jeudi aux côtés du président colombien Santos, Donald Trump, inévitablement interrogé sur la nomination d'un enquêteur spécial, a réaffirmé qu'il n'y avait pas de collusion avec la Russie.

Entre temps, le président américain a dû se souvenir des menaces proférées lorsqu’il était candidat à l’adresse d’Hillary Clinton : « Dès que je suis à la Maison Blanche, je nomme un procureur spécial, et vous finirez en prison ! » Insulte suprême pour Donald Trump, c’est lui qui se doit faire face un enquêteur spécial. Une vexation qu’il voit comme « la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire ».

Jamais le candidat Trump ne s’imaginait dans le rôle de ce président, sous enquête du FBI. Et Donald Trump a raison, l’investigation va durer des mois, retenir l’attention des médias et du public, parasiter toute action gouvernementale et enterrer certaines réformes.

D’autant que cette affaire révèle l’antagonisme violent entre le président et les agences de renseignements, qui s’ajoute à ses relations exécrables avec la presse. Le site d’extrême droite Breitbart, qui soutient le président, estime que la nomination d’un enquêteur spécial signifie que l’establishment républicain a « sorti les couteaux » contre un président qui avait juré de vider le marigot.

La Maison Blanche semble être plongée dans la crise. Les journalistes ont entendu les conseillers de Donald Trump hurler derrière les portes closes de leurs bureaux. Le président menace de supprimer les points de presse et certains des membres du cabinet cherchent déjà à se recaser. Un proche de la présidence reconnaissait hier que la Maison Blanche a besoin d’une personne qui aurait assez d’ascendant sur le président pour l’empêcher d’aggraver les crises par des déclarations ou des tweets intempestifs.

RFI

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a effectué hier, jeudi 18 mai son septième passage à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions d’actualité des députés. Pour cet avant-dernier face à face, le Premier ministre et son gouvernement ont saisi l’occasion pour s’étaler sur certaines questions notamment la présence du riz en plastique au Sénégal, l’adoption du code de la presse, l’état des lieux du processus de la refonte du fichier. Quant à l’opposition, elle a saisi cette occasion pour charger à nouveau le gouvernement sur différents sujets.

DISTRIBUTION DES CARTES D’IDENTITÉ BIOMÉTRIE AVANT LES LÉGISLATIVES : Abdoulaye Daouda Diallo rassure

Tous les 6 millions de sénégalais inscrits sur les listes électorales obtiendront leur carte d’identité biométrie Cedeao couplée avec la carte d’électeur avant le 30 juillet. L’assurance est du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Répondant hier, jeudi 18 mai, à une interpellation des députés sur l’état des lieux du processus de la refonte du fichier électoral notamment la situation de la confection des nouvelles cartes d’identité biométrie et le rythme de leur distribution, Abdoulaye Daouda Diallo s’est montré rassurant.

Il a indiqué que son département prendra toutes les dispositions pour permettre aux citoyens d’entrer en possession de ce document avant le jour des législatives.

Soulignant par ailleurs que plus d’un million de cartes déjà produites sont en état de distribution, Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé également que les 550 commissions d’enregistrement des électeurs seront doublées pour faciliter la distribution des cartes d’identité et ce, jusqu’à à la veille des élections. Auparavant le ministre de l’intérieur qui a également rappelé que l’objectif initial de 4 millions d’électeurs est passé à 6 millions a dressé un bilan satisfaisant de la première phase de la refonte du fichier électoral.

BARTHELEMY DIAS, DEPUTE SOCIALISTE : «Le peuple reste sur sa faim»

«Cela était une plateforme pour le parti au pouvoir de faire de la politique. Ce qu’il faut retenir c’est que le peuple reste sur sa faim parce que le ministre de l’intérieur nous a effectivement indiqué qu’il y a eu 6 millions d’inscrits. Il y a eu selon les dires du ministre de l’intérieur 3 millions de cartes produites. Il n’a pas indiqué combien de cartes seront mises à disposition. Je voudrais dire que les chiffres de la coalition Mankoo Takhawou Sénégal sont de vrais chiffres. Sur 6 millions d’inscrits, aujourd’hui, il y a moins de 1 million de cartes qui ont été distribuées aux sénégalais et ça c’est inadmissible ! C’est la raison pour laquelle nous considérons que nous sommes toujours sur notre faim. D’autres questions ont été élaborées dont le pétrole et le gaz mais vous comprendrez que le premier ministre malheureusement n’a pas voulu aller dans le fond. Il s’agit d’accusations très sérieuses sur des détournements de ressources naturelles. La question qui est posée c’est de savoir est ce que ces accusations sont fondées ou pas. Je pense que si elles étaient infondées le procureur de la République serait autosaisi. A défaut, je pense que tout de même les personnes qui sont visées, ciblées ou accusées auraient dû porter plainte au moins pour diffamation. Ce qui n’est pas le cas. La question posée aujourd’hui au gouvernement par le peuple sénégalais est de savoir si ces ressources sont utilisées pour faire des deals sur le dos du peuple sénégalais ou pas. Mais pas de savoir si du pétrole ou du gaz ont été trouvés ou pas. Je pense que sur cette question, les sénégalais ne sont pas malheureusement pas satisfaits».

 

DEMBA DIOP, «DIOP SY» : «Nous sommes sortis de cette plénière satisfaits»

 

«Nous sommes sortis de cette plénière satisfaits. On a posé plusieurs problèmes que les gens sont en train de discuter dans la vie courante ou bien dans les villes. Il y’a des explications qu’on nous a fournies et qui sont très claires. Ces réponses permettront à tout un chacun d’analyser et de voir exactement mais aussi de faire la comparaison entre ce que les gens disent et la réalité. Cela nous permet également en tant que députés d’avoir des informations officielles parce qu’on avait que des informations issues de la presse. Dans d’autres domaines aussi, on a posé le problème sur lesquels l’État du Sénégal a reconnu qu’il y’a des carences. Par exemple, moi, j’ai posé un problème sur les sapeurs-pompiers notamment sur la défaillance au niveau de l’encadrement et le problème de leur sous équipement parce qu’il y’a eu beaucoup d’incendies dans le pays et des accidents de la circulation dont le bilan tourne autour de 336 morts cette année à moins d’un trimestre».

THIERNO BOKOUM : «Il ne s’agit rien d’autre, que d’une tribune politique donnée au gouvernement»

«Il faudra d’abord signaler quelque chose, vous avez tous observé que les députés ont eu deux réactions. La première, c’est de poser une question qu’ils ont déjà envoyé au Premier ministre. Cela ne sert à rien du tout. C’est des questions préparées. La deuxième réaction, c’est d’applaudir après que le Premier ministre ait fait sa campagne électorale, sa démonstration ou sa campagne déguisée, pour être clair. Il ne s’agit rien d’autres que d’une tribune politique donnée au gouvernement pour faire un bilan, travailler sur un bilan. Très franchement, c’est très dommage qu’on en arrive à ces situations-là. Nous avions dit que nous n’allions pas assister à ça, mais vous savez, quand on vous offre une scène de théâtre,vous avez le choix de venir ou de ne pas venir parce que vous savez que si vous venez vous ne verrez pas quelque chose de sérieux.

En tant que député, je n’ai jamais pu poser une question au Premier ministre tout simplement parce que la manière dont les choses sont organisées ne me permet pas de poser une question. Il n’y a pas de dialogue. C’est une discussion entre les mêmes personnes de la majorité. C’est la majorité qui discute avec la majorité. Ce n’est pas sérieux. C’est une mise en scène. L’autre aspect, c’est que nous avons entendu les réponses du Premier ministre et les membres du gouvernement. Mais sur pas mal de leurs réponses, ce n’est finalement que de la répétition, le ministre de l’intérieur qui vous dit qu’on a produit 3 millions de cartes et qu’on va essayer de distribuer, alors qu’en réalité, ils ont annoncé 6 199 000 inscrits. Est-ce qu’on doit donc parler de 3 millions seulement de cartes qui ont été produites ? Ensuite, combien de cartes ont été aujourd’hui distribuées au moment où nous parlons ? Les informations que nous avons, c’est 900 000 cartes sur ces 6 199 000 annoncées. En plus, on a l’impression qu’il y a une distribution sélective des cartes d’électeurs parce que beaucoup d’inscrits de leur camp ont vu leur récépissé photocopié et gardé.,

Sudonline

Le nouveau président français est dans le nord du Mali. Pour son premier déplacement officiel hors d’Europe en tant que chef d'Etat, Emmanuel Macron a choisi Gao. Il est arrivé en fin de matinée ce vendredi 19 mai 2017 sur la plus importante base des forces françaises engagées à l’extérieur dans la lutte contre le terrorisme.

Accompagné de sa ministre des Armées Sylvie Goulard et de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, le président Macron est arrivé, ce vendredi en fin de matinée, sur la base militaire de Gao, dans le nord du Mali.

Au bas de la passerelle, sur le tarmac : son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », dans son éternel boubou blanc. Car il faut préciser que le président français fait un aller-retour Paris-Gao sans passer par Bamako. Pour la petite histoire, Emmanuel Macron a appelé son homologue malien mardi dernier au téléphone pour lui dire qu’il n’avait pas le temps de passer à Bamako et s’en excuser. « Pas de problème, lui a répondu IBK. Je viendrai vous accueillir à Gao. »

Les deux chefs d’Etat se sont entretenus lors d’une rencontre bilatérale. Mais l’enjeu principal de cette visite, c’est le message qu’Emmanuel Macron, chef des armées françaises, veut adresser aux troupes de la force Barkhane.

Triple accélération

Le nouveau président français souhaite une triple accélération sur le terrain au nord du Mali. La première accélération, c’est une mobilisation encore plus forte des forces françaises de Barkhane dont il a salué le dévouement – 19 morts depuis janvier 2013 – la mobilisation aussi des autres forces étrangères, c’est-à-dire les forces de la Minusma et de l’Union européenne.

Deuxièmement, le président souhaite une application enfin tangible de l’accord d’Alger, qui a été signé il y a deux ans entre le pouvoir et les mouvements armés du Nord. Il faut agir vite et fort sur les plans militaire et politique, a dit Emmanuel Macron, lors du point de presse en compagnie d’Ibrahim Boubacar Keïta. Et dans l’entourage du président français, on ne cache pas qu’il y a des résistances à l’application de cet accord d’Alger. Non seulement dans le camp des rebelles, mais aussi dans le camp du gouvernement malien.

Enfin, la troisième accélération dont veut parler Emmanuel Macron, c’est une accélération au niveau du G5, ce regroupement des cinq pays du Sahel pour lutter contre les forces jihadistes. Un concept d’opération vient d’être mis au point. Il doit être validé dans les jours qui viennent par le Conseil de sécurité des Nations unies. L’un des objectifs c’est de sécuriser la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso et Emmanuel Macron a annoncé ce midi que lors du prochain sommet du G5 Sahel, il s’y rendrait personnellement.

RFI

Au Sénégal, la campagne pour les législatives du 30 juillet n'est pas officiellement ouverte, mais elle est déjà lancée. Mardi, la large coalition de l'opposition, lors d'un point presse, réaffirmait son soutien à Khalifa Sall. Le maire de Dakar, qui est l'un des leaders de cette coalition, est soupçonné de détournements de deniers publics, il est en prison depuis le 7 mars. L'opposition parle d'otage politique, elle accuse le pouvoir de chercher à casser la carrière de Khalifa Sall. La coalition de la majorité n'a pas trainé pour répliquer en organisant une conférence de presse ce mercredi et la réplique a été cinglante.

Avec notre correspondant à Dakar,  Guillaume Thibault

Ambiance feutrée, hôtel de luxe avec vue sur Dakar et l'océan. La toute nouvelle équipe de communication de la coalition au pouvoir, en l'absence de hauts dirigeants, ne voulait pas rater sa première sortie.

Sur le sensible dossier Khalifa Sall, précisément sur les conditions d'incarcération du maire, le responsable de la communication, Pape Mahawa Diouf, a été très clair : « Qu’est-ce que j’en sais moi des conditions d’incarcération de M. Khalifa Sall ? Je n’en sais absolument rien du tout et vous non plus d’ailleurs. Voilà ma réponse. »

Stratégie de la coalition au pouvoir, vanter le bilan de Macky Sall en le comparant à celui d'Abdoulaye Wade, qualifié de « vieil empereur déchu. Mais que ce soit dans le secteur social, dans le secteur économique, dans le secteur des infrastructures, il y a une rupture paradigmatique pour ne pas dire un processus révolutionnaire. »

Vanter un bilan donc et critiquer sèchement la coalition de l'opposition : « Nous avons en face une opposition tristement incendiaire qui tente d’arrêter la mer avec ses bras. Nous, nous serons sur le terrain de la lumière. » Une campagne qui va se poursuivre avec des face à face, les listes des candidats et leurs têtes de liste doivent être déposées la semaine.

RFI

Page 2 sur 297

AUDIO

A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries