Le volcan qui couvait au sein de la formation Bokk Gis Gis de Pape Diop vient d’entrer en éruption. Pour cause, lors d’un point de presse tenu hier, mercredi, dans sa mairie à Ouakam, l’édile de ladite commune, en l’occurrence Samba Bathily Diallo, seul maire libéral de Dakar, a rompu définitivement son compagnonnage avec le patron de la Convergence démocratique et ancien président de l’Assemblée nationale et du Sénat sous Wade.

En effet, c’est à travers un discours à la première personne et avec un ton ferme que le maire de Ouakam a entamé ses propos : « Moi, Samba Bathily Diallo, je ne fais plus partie de la formation politique Bokk Gis Gis. Il n’y a pas de démocratie interne au niveau du parti, je suis aujourd’hui le seul maire libéral au-delà même de Bokk Gis Gis. Je suis un cadre de ce parti et nous n’avons pas donné mandat au secrétaire général ou au président du parti (Pape Diop-ndlr) d’aller faire des négociations, il s’est investi tout seul sans consulter le parti », a martelé d’emblée Samba Bathily.

Le maire de Ouakam a par ailleurs décliné les raisons de sa frustration née des investitures sur lesquelles il a été laissé sur la touche. « Pendant 20 ans, j’ai été toujours investi sur une liste par le Parti démocratique sénégalais. Il y a même beaucoup de listes qui voulaient m’investir. C’est la première fois que je ne figure pas sur une liste. Avant  même que le Pds n’accède au pouvoir, j’ai toujours été investi. J’ai fait ce que j’avais à faire au sein cette formation ».  Et de poursuivre toujours avec les revendications : «Puisque je n’ai pas été investi, alors j’en déduis qu’ils n’ont plus besoin de moi et de l’ensemble des militants qui me soutiennent. Et à partir de ce moment, je n’ai plus ma place dans ce parti. J’ai pris l’entière responsabilité de mettre fin à mon compagnonnage avec Pape Diop».

Le maire Samba Bathily Diallo compte se faire justice lui-même en faisant usage de la loi du talion et de représailles à la hauteur de l’affront subi. « Je n’ai pas à le consulter (Pape Diop-ndlr) avant de me retirer, de la même manière qu’il s’est investi tout seul sans consulter le parti. Je ne suis pas le seul membre de Bokk Gis Gis qui soit frustré par cette investiture et sur cela, nous sommes en train de nous consulter pour mettre sur pied un mouvement ou une formation politique ».

Il faut dire de même que le maire de Ouakam et compagnie ne comptent pas en rester-là. Ils prévoient par ailleurs « d’abord pour les législatives de continuer les consultations, avant de revoir la possibilité de rejoindre le camp présidentiel si ce dernier est prêt à nous soutenir, à nous aider à faire nos propres réalisations », a laissé entendre l’édile de la commune de Ouakam.

Sudonline

Tant que l’Afrique continuera à subir le diktat des modèles économiques des grandes puissances, point de développement. L’avenir du continent est largement tributaire de son propre modèle économique. C’est le principal enseignement d’une consultation régionale de l’observatoire des pays les moins avancés (Pma) de deux jours, ouverte avant-hier mercredi, à Dakar à l’attention de la société civile de l’Afrique de l’ouest. 

Le développement de l’Afrique semble bien hypothéqué par les grandes puissances qui dictent leur modèle économique à nos dirigeants, contrôlent et pillent nos ressources naturelles, désorientent et déséquilibrent nos Etats en créant et activant des foyers de tension pour ensuite jouer aux pompiers. Tout ceci en parfaite connivence avec nos véreux dirigeants aux appétits démesurés du pouvoir.

Le paradoxe est là. Flagrant ! L’Afrique, un continent immensément riche mais, elle ne cesse de s’appauvrir de plus en plus. A cela, la force productive qui périt jour après jour sans issue dans les eaux méditerranéennes à la quête d’un avenir meilleur. Pire, aucune perspective ne leur est offerte.

 En lieu en place, c’est un silence mortuaire. A ce paradoxe, les organisations de la société civile africaine disent non à l’hémorragie en préconisant la fin des modèles économiques inadaptés et inappropriés aux réalités africaines. Ceci fait depuis avant-hier à Dakar l’objet d’une consultation régionale de l’observatoire des Pays les moins avancés (Pma) en Afrique de l’ouest. Ce présent atelier de deux jours se veut de donner de la voix aux sociétés civiles très faibles dans lesdits pays.

Dans certains pays, la société civile parait dans le pire des cas sans importance, ni intérêt. Et pourtant, elle joue le rôle de sentinelle et de veille dans la gestion des deniers publics dans certains pays. «Sur les 48 pays les moins avancés au monde 34 sont en Afrique dont 12/18 en Afrique de l’ouest», indique le rapport 2016 sur les pays les moins avancés de la conférence des nations unies sur le commerce et le développement.

Et pourtant, ces Pma reçoivent annuellement des appuis devant leur permettre de s’en sortir. Le reclassement devrait donc en principe sanctionner le moment où un Pma a réussi à s’extraire suffisamment de ces cercles vicieux pour s’appuyer sur ses points forts et prendre sa place sur les marchés internationaux sans être entièrement dépendant de ses partenaires de développement.

En clair, le reclassement devrait marquer le passage d’un état de dépendance économique à une relative autosuffisance. La sortie de la catégorie des Pma doit être considérée comme une étape d’un long processus dialectique dans lequel la croissance devrait à la fois découler du développement des capacités productives et d’un processus de transformation structurelle, et y contribuer. Ce processus résulte de la mise à niveau des activités économiques du pays et permet d’accroître la résilience aux chocs exogènes. Dans «une telle relation de dépendance continuelle, l’Afrique risque de ne jamais s’en sortir», estime l’expert du cabinet Cissé dont l’étude a porté  sur la pauvreté, les conflits et le développement des Pma de l’Afrique de l’ouest.

En visite à Saint-Louis hier, jeudi 22 juin 2017, le président Macky Sall a remis une enveloppe de plus d'1 milliard de F CFfa et 461 moteurs hors bord à 629 familles de pêcheurs rapatriés. La cérémonie qui s’est déroulée à la place Faidherbe de Saint-Louis, a permis également au chef de l’Etat d’exhorter les pêcheurs à bannir la surpêche et d’annoncer  dans la foulée que le projet de dragage et de balisage de la brèche, pour un coût global de 15 milliards Cfa, sera pris en compte dans le prochain budget de l’Etat.

Ces ayants-droit se sont retrouvés chacun avec un chèque de 2 millions Cfa et un moteur hors-bord.  Macky Sall a souligné que "cette assistance financière et matérielle mise à la disposition des pêcheurs rapatriés de la Mauritanie vise à renforcer les activités économiques de la région et à faciliter la réinsertion sociale de nos compatriotes".

Au cours de la cérémonie qui s’est déroulée en présence du Gouverneur Alioune Aïdara Niang, du maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, de sa collègue Khoudia Mbaye, maire de la commune de Gandon, du président du Conseil départemental de Saint-Louis, Me Moustapha Mbaye et de plusieurs autres autorités administratives, municipales, politiques, coutumières et religieuses, le chef de l’Etat a cependant invité les pêcheurs sénégalais à respecter scrupuleusement le code mauritanien de la pêche, les consignes des services de la météorologie, à exploiter rationnellement nos ressources halieutiques, tout en évitant de jeter sur la plage ou en pleine mer les excédents de poisson.  "Je voudrais exhorter les pêcheurs à bannir la surpêche, source d’importantes pertes post-captures pour adopter des mécanismes de la pêche permettant d’accroître les revenus et de préserver la ressource", a lancé de fait le chef de l’Etat.

Par ailleurs, le président Macky Sall a mis à profit la cérémonie de remise de chèques pour annoncer également que le projet de dragage et de balisage de la brèche de Saint-Louis, pour un coût global de 15 milliards de F Cfa, sera pris en compte dans le prochain budget de l’Etat. « Je voudrais vous donner l’assurance que la brèche de Saint-Louis est prise en charge », a-t-il dit lors de la cérémonie de remise d’équipements. Avant d’indiquer que les travaux seront exécutés dans le cadre du prochain budget national.

Pour rappel, la brèche en question a été ouverte en 2003 après des pluies diluviennes qui ont entraîné des risques de crue du fleuve Sénégal et d’inondations de la ville de Saint-Louis.  D’une largeur de quatre mètres au départ, cette brèche s’étend aujourd’hui sur sept kilomètres et fait office désormais d’embouchure avec des conséquences sur l’équilibre écologique de la zone.

& Aps

Les législatives du 30 juillet prochain risquent à tout le moins d’être un véritable chemin de croix pour les suffragants sénégalais. Des électeurs obligés qu’ils sont par la loi (Article L 98 du Code électoral) de prendre les bulletins de toutes les coalitions en lice, en l’occurrence 47, pour garantir le secret du vote avant de faire leur choix. Cette situation sans précédent est appelée, en toute logique, à poser des problèmes techniques, pratiques et organisationnels et à susciter inquiétudes et appréhensions parmi les électeurs, avec du coup un risque élevé d’abstentions volontaires ou forcées. Que faire alors pour faciliter le vote des électeurs ?

A la recherche de la panacée ou de la clé, l’on se confronte à mille et une propositions au sein de la classe politique et de la société civile. Bulletin unique à 12 pages, bulletin unique à 05 pages, isoloir fermé contenant toutes les listes de candidats, possibilité de sélectionner à sa guise 05 bulletins seulement avant d’opérer son choix dans l’isoloir…Et encore ! En tout état de cause, force est de constater que la proximité immédiate du scrutin requiert la diligence des acteurs impliqués dans le processus électoral. Des acteurs invités à dénicher un consensus pour trouver une solution et remédier à la disposition contraignante du Protocole de la Cedeao qui impose le consensus, six mois avant la tenue de tout scrutin, sur toute éventuelle modification des règles liées au processus électoral. 

Interpellé par Sud Quotidien, Benoit Sambou de Bennoo Bokk Yaakaar souscrit à la nécessité pour la Commission électorale nationale autonome (Cena), le ministère de l’Intérieur et les partis politiques avec la société civile de se retrouver pour trouver de manière consensuelle un procédé. Tout le contraire cependant de Mamadou Diop Decroix de la Coalition gagnante Wattu Senegaal pour qui c’est à Macky Sall et à son gouvernement que revient le droit de  proposer la solution. Eux qui ont financé « toutes ces listes pour créer la situation que nous constatons ». Quant à Mouhamadou Mactar Sourang, leader de l’Unp et tête de liste départementale de Manko Taxawu Senegaal à Mbacké, il est d’avis  que la pléthore de listes ne posera pas de problème le jour du vote. Pour la simple raison que les 47 listes ne sont pas présentes dans tous les départements du Sénégal (par exemple, une vingtaine seulement l’est à Dakar). Avant de certifier que « le problème de fond qui mérite débat est la disponibilité de la carte électorale, avec une opposition qui a été exclue du processus électoral ».

BENOÎT SAMBOU, CHARGÉ DES ÉLECTIONS À L’APR ET PLENIPOTENTIAIRE DE BENNOO BOKK YAAKAAR : «Si les choses sont bien organisées, l’électeur ne passera pas plus...»

Il faut que les gens se rassurent et évitent d’installer une psychose dans la tête des populations et des électeurs. Dans tous les cas, le vote se déroulera dans de bonnes conditions parce que même si on doit prendre toutes les listes, si les choses sont bien organisées, l’électeur ne passera pas plus de 3 voire 4 minutes dans le bureau de vote. N’empêche, il serait bien que nous, acteurs politiques, travaillons à prendre des dispositions pour permettre que le vote aille encore plus vite. Pour cela, il faudrait une large discussion de la classe politique.

La société civile nous a déjà devancés en prenant des initiatives pour faire des réflexions. Il serait bien qu’au-delà de cette entreprise de la société civile, la Commission électorale nationale autonome (Cena), le ministère de l’Intérieur et les partis politiques avec la société civile se retrouvent pour trouver de manière consensuelle un procédé. Car, même si la loi exige que l’électeur prenne tous les bulletins, il est possible de faire autrement s’il y a un consensus. Les solutions pour rendre le vote rapide peuvent être toujours trouvées, l’essentiel est que les acteurs puissent avoir un échange inclusif avec tous les participants au processus électoral. Maintenant, s’agissant de la question du bulletin unique, je pense qu’il est trop tard parce que les commandes sont lancées et les imprimeurs sont en train d’exécuter la production des bulletins. Cette question est donc dépassée pour cette élection.

MAMADOU DIOP DECROIX DE LA COALITION GAGNANTE WATTU SENEGAAL : «Le régime n’a qu’à retirer toutes les listes qu’il a sponsorisées»

Nous avons rien à dire au sujet de l’inflation des listes pour les législatives et des difficultés qui pourraient nécessairement accompagner le vote. C’est au régime en place de se prononcer parce que c’est bien le président Macky Sall et son gouvernement qui ont financé toutes ces listes pour créer la situation que nous constatons. Ils l’ont fait de façon délibérée pour des raisons qu’eux seuls connaissent. Aujourd’hui, c’est à eux que revient le droit de nous proposer la solution. Et, s’ils veulent vraiment alléger les conditions du vote, ils n’ont qu’à retirer toutes les listes qu’ils ont sponsorisées.La société civile devait commencer d’abord par dénoncer cette situation avant de nous parler des solutions parce que ce régime n’est pas à son premier coup d’essai.  On se rappelle encore quand Abdoulaye Daouda Diallo a inventé une quatrième composante à la commission technique de revue du code électoral en mettant des politiques et en les appelant les «indépendants» alors que ces gens ont leur récépissé de partis politiques. Ils n’ont qu’à continuer, le peuple les observe.

MOUHAMADOU MACTAR SOURANG, LEADER DE L’UNP, TÊTE DE LISTE DÉPARTEMENTALE DE MANKO TAXAWU SENEGAAL À MBACKÉ : «Le problème de fond qui mérite débat, c’est la disponibilité de la carte électorale»

Moi, je ne partage pas la même lecture que certains acteurs de la société civile et politiques au sujet des 47 listes en compétition pour les législatives. Les gens parlent comme si toutes les listes seront en compétition dans les 45 départements du pays alors que tel n’est pas le cas. Ce qu’il faut comprendre, c’est que chaque liste a ciblé un certain nombre de départements et en réalité, il y a que trois grandes coalitions qui seront présentes dans tous les départements. Donc, on n’aura pas, le jour du vote, 47 listes dans tous les bureaux de vote des 45 départements.

À Dakar par exemple, on aura seulement une vingtaine de listes sur les 47 en compétition. Ailleurs, ce sera une dizaine ou moins. À mon avis, les élections locales où on avait des centaines de listes étaient plus difficiles à organiser et pourtant elles se sont déroulées sans problèmes tout simplement parce qu’on n’avait pas dans chaque localité le même nombre de candidats.

Donc, pour moi, techniquement, les 47 listes ne poseront pas de problème le jour du vote. Les gens cherchent seulement à détourner l’opinion de la vraie question de ces élections qui est celle de la production et la distribution de la carte d’identité couplée à la carte d’électeur. Beaucoup de citoyens risquent de ne pas prendre part à ces élections, faute d’obtenir leur carte d’électeur. Je pense que le vrai problème de fond qui mérite débat, c’est la disponibilité de la carte électorale. L’opposition a été exclue du processus électoral et à l’heure où je vous parle, personne de l’opposition ne peut vous dire le nombre de cartes confectionnées et distribuées.

Sudonline

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