L'équipe de France a battu le Pérou 1-0, grâce à un but de Kylian Mbappé, pour son deuxième match de poule dans la Coupe du monde 2018. Cette nouvelle victoire lui ouvre les portes des huitièmes de finale. Son adversaire du jour est en revanche déjà éliminé.

C’est fait ! C’est déjà fait ! La France a validé son billet pour les 8e de finale de la Coupe du monde après une deuxième victoire d’affilée, contre le Pérou à Ekaterinbourg (1-0) jeudi 21 juin.

Le début de match est marqué par l’envie et la vivacité des Péruviens, poussés par 20.000 supporteurs qui ont pris place dans le stade. Il faut dire qu’avec une défaite dans la besace face au Danemark lors de la première journée, les Incas ont besoin d’au  moins un point pour garder l’espoir.

Une fois le premier orage passé, les Bleus se mettent en action. Le premier tir français est l’œuvre de Griezmann qui dévisse dans un angle fermé (11e). Puis Pogba place une frappe lointaine qui frôle le montant droit de Gallese, le portier sud-américain (12e). Deux minutes plus tard, une tête croisée de Varane sur corner passe de peu à côté. Dans la foulée, une volée de Griezmann sur une remise de Giroud est repoussée par les genoux de Gallese.

Comme un reflux, le Pérou reprend sa domination après la 20e minute, mais à la différence des Français ne parvient à inquiéter Hugo Lloris qu’une fois, par Guerrero, qui élimine Umtiti pour s’ouvrir le chemin du but (31e). Le gardien et capitaine français, qui fête sa 100e sélection en bleu, réalise un très bel arrêt.

Mbappé dans l’histoire

Le tournant du match intervient à la 34e minute, lorsque Mbappé ouvre la marque en reprenant à bout portant un ballon dévié par un défenseur péruvien sur un tir de Giroud (1-0). Avec cette réalisation, Kilyan Mbappé devient, à 19 ans, le plus jeune buteur français de l’histoire dans une phase finale de Coupe du monde. La fin de la première période est compliquée pour le Pérou qui peut s’estimer heureux de ne pas encaisser de but supplémentaire.

En seconde mi-temps, malgré l’entrée de Farfan, très entreprenant, et une superbe frappe de 25 mètres d’Aquino qui touche l’angle droit de la cage de Lloris (50e), les Français jouent plus libérés et proposent d’abord quelques belles combinaisons. Paul Pogba est dans un bon jour sur son côté gauche et Olivier Giroud se montre très précieux dans le jeu dos au but.

En face, l’équipe péruvienne, vive et technique, a du mal à se mettre en position de marquer. A l’heure de jeu, les Incas ont le monopole du ballon et vont faire trembler les filets de Lloris… mais le ballon repris dans les airs par Farfan dans un angle fermé est passé à l’extérieur (73e). Le gardien français rassure tout le monde à la 87e en captant un coup franc lointain bien cadré par Guerrero. Les Bleus auront beaucoup subi, ils auront parfois plié mais ils n’auront jamais rompu !

Qualifiée pour les huitièmes de finale, la France jouera la première place du groupe mardi 26 juin face au Danemark. Le Pérou, pour sa part, jouera pour l’honneur le même jour face une équipe d’Australie qui peut encore espérer franchir le premier tour.

RFI

Les représentants qui devaient adopter ce jeudi un projet de loi clé sur l’immigration auquel le président tient par-dessus tout, ont finalement reporté leur vote à la semaine prochaine. Et, malgré un décret présidentiel, la Maison Blanche est toujours empêtré dans la crise qui secoue le pays au sujet de la séparation des familles de migrants.

Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Malgré ses tweets enflammés contre les démocrates et ses rencontres avec les élus, le président américain n’est toujours pas parvenu à ses fins au Congrès.

Le vote clé, censé apporter le financement du mur à la frontière et des restrictions à l’immigration légale auxquelles Donald Trump tient tant, a été reporté après le rejet d’un premier texte porté par les plus conservateurs. Les républicains sont très divisés, et ont voulu se donner une chance supplémentaire de se réconcilier avant de voter.

Le texte doit, outre une réforme globale de l’immigration dont ne cesse de parler Donald Trump, inscrire dans la loi l’interdiction des séparations de familles de migrants. Malgré la signature mercredi de son décret, le président n’a pas réussi à clore ce chapitre controversé. Les critiques continuent de fuser.

ANALYSE
Une des mesure proposées, c'est que les demandes d'asiles soient examinées et que la décision soit rendue en 14 jours. C'est juste impossible de préparer correctement une demande d'asile dans un délai de 14 jours.
Melissa LopezDirectrice du centre diocésain de services aux migrants et réfugiés 22/06/2018 - par Juliette Gheerbrant
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Démocrates et associations de défense des droits de l’homme s’insurgent contre l’abolition de la limitation de durée des séjours en centre de rétention pour les familles : elle est actuellement fixée à vingt jours, mais Donald Trump souhaite que parents et enfants restent détenus pendant toute la durée de l’examen de leur situation judiciaire.

Le sort des 2342 enfants qui ont déjà été séparés de leurs familles inquiètent aussi beaucoup outre-Atlantique. Les retrouvailles avec leurs parents ne s’annoncent pas faciles.

Les familles ont été dispersées sans réelle coordination entre les services et beaucoup de parents ignorent tout simplement où se trouvent leurs enfants. La Maison Blanche assure cependant qu’elle souhaite la réunion de ces familles.

Ce que redoute Melissa Lopez, avocate et directrice du Centre diocésain de services aux migrants et réfugiés à El Paso, à la frontière avec le Mexique, c’est que l’on enferme désormais des familles entières. « Ce que le gouvernement va faire pour réunir les 2342 familles qui ont déjà été séparées, à mes yeux ce n’est pas clair. […] Et je tiens à dire qu’on ne doit pas mettre en détention des gens qui viennent chercher asile dans ce pays,  c’est une forme de punition, à but dissuasif, et c’est inacceptable. »

Déplacement polémique pour Melania Trump

Melania Trump a été envoyée en première ligne ce jeudi : elle est allée au sud Texas dans un centre de rétention pour mineurs. La Première dame a demandé comment elle pouvait venir en aide à ces enfants pour qu’ils puissent au plus vite retrouver leurs familles.

Enfants séparés aux Etats-Unis: Melania Trump envoyée à la frontière mexicaine

L’opération de communication a cependant été escamotée par une faute de goût manifeste : Melania Trump portait pour cette visite une veste sur le dos de laquelle était écrit « je n’en ai vraiment rien à faire... et vous ? » en grandes lettres blanches. Son porte-parole a assuré qu’il s’agissait d’une simple veste et qu’il ne fallait pas s’attarder sur le slogan.

Mais le président l’a contredit : Donald Trump a affirmé sur Twitter que c’était un choix vestimentaire délibéré de son épouse et que le message s’adressait aux médias.

REUTERS/Kevin Lamarque

Les étudiants drépanocytaires demandent beaucoup plus d’assistance. Hier, lors de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la maladie, l’Union universitaire de lutte contre la drépanocytose (Uuld) a organisé un panel là-dessus. Entre autres recommandations, la sensibilisation, une bonne alimentation, riche et variée, la surveillance de sa température, la consultation régulière d’un médecin sont conseillées.

Hier, la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a été célébrée au Sénégal comme partout ailleurs dans le monde. L’Union universitaire de lutte contre la drépanocytose (Uuld) a organisé un panel de sensibilisation sur la maladie. Un moment pour les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar vivant avec la maladie pour parler de leurs conditions d’études. Khadija Dé, présidente de l’Uuld, constate avec amertume que «c’est difficile pour les étudiants de suivre les cours et d’habiter dans les chambres du campus social, parce que ce n’est pas évident avec les conditions, c’est serré alors que les drépanocytaires ont besoin d’air». Selon elle, parmi les 300 membres que compte l’association, seuls environ 100 ne sont pas drépanocytaires. Et d’après la panéliste, Ndèye Fatou Bâ, le taux de prévalence de cette maladie héréditaire est de 10% au Sénégal.
Parlant du comportement d’un drépanocytaire pour mener une vie active, elle a recommandé ses camarades à éviter l’alcool et le tabac qui sont nocifs, dit-elle, «diminuent le taux de l’oxygène dans le sang» et cause la déshydratation. Mme Bâ, par ailleurs présidente de la commission scientifique de l’Uuld, a conseillé les uns et les autres à bannir le sport compétitif. «Il faut veiller à ne jamais manquer d’oxygène, donc éviter les endroits mal aérés, les hauteurs de plus de 1 500 m et les voyages en avion pas ou mal pressurisés», demande-t-elle. Toujours par rapport aux bonnes habitudes à avoir, Ndèye Fatou Bâ a invité les drépanocytaires à beaucoup boire, environ 3 litres d’eau par jour, avoir une bonne alimentation, riche et variée, surveiller leur température, voir régulièrement un médecin. L’étudiante en biologie a aussi exhorté les malades à bien se laver le corps et les dents pour éviter les microbes provoquant des infections, se donner et respecter une bonne hygiène de vie.
Par ailleurs, la présidente de la section Ucad a rappelé que «l’Uuld, créée en mars 2008, a depuis lors comme vocation première de venir en aide aux étudiants drépanocytaires sur le plan pédagogique mais aussi et surtout sur le plan social, et éventuellement sur le plan professionnel. Nous avons davantage besoin d’être appuyés et soutenus car la drépanocytose est une maladie aussi douloureuse que coûteuse».
Ayant besoin d’assistance aujourd’hui plus que jamais, Khadija Dé a lancé un appel aux autorités, particulièrement le ministère de la Santé et de l’action sociale mais également aux bonnes volontés.
Une minute de silence a été observée à la mémoire de Issa Baldé, Ibrahima Clédor Bodian, Abdoulaye Dieng et Mass Dia, tous des membres de l’Uuld emportés par cette maladie qui tue à petit feu. Une exposition sur les symptômes et autres informations sur la drépanocytose a été faite.

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Exilé au Qatar depuis deux ans, Karim Wade voit les obstacles se multiplier sur la route de sa candidature à l’élection présidentielle, en février 2019. De la modification du code électoral à la question de sa supposée nationalité française, passage en revue des principales difficultés susceptibles de l’empêcher de concourir à la magistrature suprême.

« Ma détermination est intacte pour affronter [Macky Sall] dans des élections qu’il essaie déjà de vous voler en espérant pouvoir choisir les candidats qui pourront l’affronter », déclarait Karim Wade, le 15 juin, dans un communiqué au vitriol diffusé à l’occasion de la Korité. Une « détermination intacte » mais des obstacles juridiques bien réels, depuis la condamnation de l’ancien ministre à une peine de six ans de prison pour enrichissement illicite, en mars 2015.
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En témoignent les déclarations du ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall, le 10 juin, sur les ondes de la TFM, à propos d’une candidature de Karim Wade : « La loi prévoit que si un citoyen est condamné à cinq ans d’emprisonnement au moins, il perd ses droits civils et politiques. » En d’autres termes, la condamnation de l’intéressé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) l’empêcherait d’être candidat.
Modification du code électoral

Le garde des Sceaux a-t-il dit vrai ? Dans le code électoral sénégalais figure effectivement l’article L. 31, qui interdit de s’inscrire sur les listes électorales, pendant une durée de cinq ans, toute personne condamnée « pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq ans d’emprisonnement » – ce qui pourrait donc être le cas de Karim Wade. Mais rien n’indique pour autant que cela empêcherait ladite personne de se porter candidat à un scrutin présidentiel.

La donne a changé avec l’adoption par le Parlement, ce 18 juin, d’un projet de loi portant modification du code électoral. Ce texte oblige en effet tout candidat à être inscrit au préalable sur les listes électorales. Une position défendue par Aymérou Gningue, le chef du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) : « Comment pourrait-on être candidat sans être électeur ? Je suis moi-même maire d’une commune, et il me paraît normal que l’édile y soit aussi électeur. »

Dans une vidéo diffusée le 16 avril dernier, Karim Wade avait mis en scène sa demande d’inscription sur les listes électorales à l’ambassade du Sénégal au Koweït. Souriant, il y exhibait le récépissé signé par le président de la commission administrative. « Sa demande est actuellement examinée à Dakar », indique à Jeune Afrique une source à l’ambassade de Koweït City. En l’occurrence, cet examen dépend de la Direction de l’autonomisation des fichiers, au ministère de l’Intérieur, qui est chargée de l’actualisation du fichier électoral.
Karim Wade figurera-t-il sur les listes électorales ?

Cité par l’Agence de presse africaine (APA), le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a fait référence à l’opposant, ce 18 juin, alors qu’il défendait devant les députés le projet de loi portant révision du code électoral. « Quand on a sa carte d’électeur, c’est qu’on est inscrit sur les listes électorales, a-t-il déclaré. Mais Karim [Wade] ne s’est pas inscrit sur les listes. Il a juste fait la demande pour y figurer. »

Son nom y figurera-t-il ? À en croire Doudou Ndir, président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), l’heure de vérité approche. « Les listes électorales provisoires doivent être publiées très prochainement, peut-être début juillet, explique-t-il. Il y aura ensuite une phase contentieuse avant la consolidation et la publication de la liste définitive. »
« Débusquer les traîtres »

Dans un communiqué diffusé le 12 juin, le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) estimait quant à lui que « rien, ni dans la Constitution ni dans aucune autre loi, n’interdit à notre candidat de se présenter à la prochaine élection présidentielle, et encore moins un jugement prononcé par Macky Sall [celui de la CREI] qui viole l’ordre public international. »

« Toute tentative de priver le peuple [du droit de choisir son prochain président] sera considérée comme une trahison et le PDS se réservera le droit de débusquer les traîtres pour leur réserver le sort qu’ils méritent », assénait le parti d’Abdoulaye Wade.

Autre difficulté en travers de la candidature du fils de l’ancien président sénégalais, que ne manque pas de soulever le camp au pouvoir : l’amende de 138 milliards de francs CFA (soit 215 millions d’euros) infligée par la CREI dans son jugement de mars 2015.

Gracié par le président Macky Sall en juin 2016, libéré de la prison de Rebeuss et exilé depuis au Qatar, Karim Wade est cependant toujours redevable de cette somme à l’État sénégalais. « Les sanctions financières contenues dans la décision de justice du 23 mars 2015 et la procédure de recouvrement déjà engagée demeurent », précisait ainsi le décret de grâce signé par Macky Sall.
« Une forme de marchandage »

Que se passerait-il en cas de retour de Karim Wade sur le sol sénégalais ? Comme le soulignait Jeune Afrique dans son numéro daté du 11 juin, le président Macky Sall a une idée très précise quant au sort qui serait réservé au candidat déclaré du PDS. « Si Karim Wade ne paie pas son amende, on exécutera la contrainte par corps », a-t-il ainsi affirmé à l’un de ses proches. En d’autres termes, l’opposant en sera quitte pour un nouveau séjour derrière les barreaux en cas de non paiement. Une position déjà exprimée publiquement par Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement, qui assurait récemment que Karim Wade ne bénéficierait d’aucun traitement de faveur.

« On pourrait résumer leur position ainsi : si Karim Wade les laisse en paix, il n’aura pas à craindre la prison, estime Babacar Gaye, le porte-parole du PDS. Il y a une forme de marchandage de la part du pouvoir.  »
Quid de sa nationalité française ?

Face au mutisme du principal intéressé, difficile de dire si Karim Wade a répudié sa nationalité française. C’est pourtant l’une des conditions de sa participation à l’élection présidentielle au Sénégal – la Constitution dispose en effet que « tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise ».

Pour se défaire de sa nationalité française, le demandeur doit faire jouer l’article 23-4 du Code civil français, qui permet la « libération des liens d’allégeance envers la France ». La demande est alors transmise pour examen à la sous-direction de l’accès à la nationalité française (SDANF), qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Sur le site du ministère, une note précise « qu’en moyenne annuelle, calculée sur la période comprise entre 2012 et 2014, 156 demandes de libération des liens d’allégeance ont été déposées et ont donné lieu, dans 90 % des cas, à une décision favorable ».

D’après un juriste au fait de ces questions, « le gouvernement, au cours de l’instruction, s’attachera à vérifier que Karim Wade manifeste une volonté d’expatriation, ce qui peut poser problème si l’intéressé possède des propriétés et une résidence en France ».

« Quoi qu’il en soit, le gouvernement dispose d’un pouvoir de décision discrétionnaire. Mais s’il rejette la demande de perte de la nationalité française, sa décision doit être motivée », ajoute-t-il.

Jeune Afrique

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