Une forte délégation sénégalaise s’est rendue dans l’île, la semaine dernière, pour attirer les investisseurs mauriciens et s’inspirer des compétences des autorités de l’île. Les projets sénégalais de développement manufacturier cadrent parfaitement avec les ambitions des entreprises mauriciennes qui veulent s’implanter sur le continent.

Lancées dans les années 1980, les zones franches ont permis le décollage économique de Maurice avec un tel succès que le pays a connu un boom textile et une période de plein emploi. Aujourd’hui, moins compétitifs, les opérateurs mauriciens ont monté en gamme et acquis un précieux savoir-faire. C’est cela que Momath Ba, de la mission sénégalaise, est venue découvrir. Il est directeur général d’Aprosi, l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels au Sénégal :

« Ayant remarqué toute la capacité de l’économie mauricienne, des entreprises mauriciennes, leur expérience, le Sénégal a bien voulu nouer ce partenariat, pour d’abord faire participer Maurice dans la réalisation de la deuxième phase de ce projet et aussi dans la conduite de ce projet-là. »

La délégation a souhaité ainsi une assistance de Port-Louis pour le développement et la mise en service de plusieurs parcs industriels dont ceux de Diamniadio et de Sandiara. El Hadji Ndiogou Diouf, directeur de cabinet du ministre charge de la promotion des investissements au Sénégal.

« C’était une rencontre avec les services administratifs, ministère des Finances, dans le cadre de l’assistance technique en matière de parcs industriels, parce que nous avons une expérience pilote qui démarre. »

Une expérience qui cadre avec l’ambition d’expansion économique de Maurice, qui a créé il y a deux ans, un Mauritius Africa Fund, un fonds destiné entre autres à soutenir les opérateurs mauriciens qui veulent s’implanter sur le continent. Des opérateurs présents en grand nombre à la session de travail avec les représentants sénégalais.

Yash Mannick, Directeur du Mauritus Africa Fund : « On a eu 124 opérateurs qui ont manifesté leur intérêt pour la zone économique spéciale, dont 5 ou 6 déjà ont confirmé avoir commencé leurs opérations dans la zone. Ce qui nous encourage, au niveau du Mauritius Africa Fund et au niveau du gouvernement mauricien ».

Encourageant aussi pour la délégation sénégalaise qui s’attend à du concret à partir du mois prochain, annonce le Dr. Serigne Gueye Diop, maire de la commune de Sandiara.

« Nous avons pu avoir beaucoup de feedback, de jugements positifs, et qui concrètement vont venir au Sénégal pour manifester en novembre ou créer des sociétés dans ses zones industrielles, ou créer des partenariats, ça c’est très important. »

Les entreprises mauriciennes ne songent pas seulement aux activités manufacturières, mais aussi aux services de promotion et de marketing de la destination sénégalaise.

RFI

Le bilan humain des incendies a dépassé les 30 morts depuis dimanche. Et les milliers de pompiers mobilisés ne parviennent toujours pas à contenir la progression de quelque 22 feux. Ils ont reçu des renforts de l’armée mais aussi, de manière plus inattendue, de détenus, volontaires, venus leur prêter main forte en première ligne. Reportage dans la Napa Valley dans petite ville viticole et touristique de Calistoga, entièrement évacuée et menacée par les feux qui s’approchent.

Avec notre envoyé spécial à Calistoga, dans le comté de Napa,  Eric de Salve

Au milieu du brasier californien, ils tentent d’éteindre les flammes en tenue orange. Curtis et ses camarades ne sont pas des pompiers mais des détenus, sortis de prisons par les autorités pour lutter contre les feux. « Oui, je suis un prisonnier. Ce camp incendies, c’est le meilleur aperçu de liberté que je peux avoir. Je me sens excité mais, excusez-moi, je dois y aller, y'a du travail ! »

Sur cette colline embrasée, le feu progresse toujours. Pompiers et détenus viennent in extremis de sauver une maison. « Oui nous avons une équipe de 20 détenus, hommes et femmes, qui nous aident ici avec les feux. Nous venons de perdre une grange mais nous avons sauvé la structure de la maison. Elle est maintenant sécurisée », explique Paul, responsable des opérations.

Ces secours tentent d’empêcher le feu d’entrer la ville de Calistoga, deux kilomètres en contrebas, cernée par les flammes. Alors, par précaution, les 5000 habitants ont été évacués.

Une région fantôme

Sous une pluie continue de cendre, la ville normalement touristique, célèbre pour ses bains et ses vignobles, est depuis fantomatique. Les pompiers sont en alerte depuis trois jours. « Le vent pousse le feu vers la ville. Notre inquiétude, c’est que des braises tombent sur la ville et déclenchent le feu ici. Tous nos efforts en ville visent à empêcher cela », explique l'un d'entre eux.

Avec les soldats du feu, seuls la police et quelques volontaires sont restés. Comme Shaun. Avec son camion citerne, ce retraité natif de la région ravitaille les pompiers en eau. « Toute la Napa Valley est une région fantôme, constate-t-il. J’ai des amis qui ont perdu leurs maisons. Ma famille a été évacuée. C’est triste. Vraiment Triste. Je suis resté pour aider, c’est ici que j’ai grandi. C’est dur de tout voir brûlé. La dévastation est très importante. »

Dans la ville de Santa Rosa toute proche, les pompiers n’ont rien pu faire. Des quartiers entiers ont été détruits par le feu. Laissant derrière le paysage lunaire de centaines d’habitations carbonisées. Seules leurs cheminées sont encore debout.

« Nous sommes loin d'en avoir fini avec cette catastrophe », a déclaré le responsable de la lutte contre les incendies pour la Californie, Ken Pimlott. Les autorités déploraient 31 morts dans la soirée et s'attendaient à voir le bilan s'alourdir encore.

RFI

Le gouvernement espagnol donne jusqu’à lundi aux autorités catalanes pour dire si elles déclarent l’indépendance. Si la réponse positive, elles auront jusqu’à jeudi pour y renoncer.

Les temps s’accélèrent dans la crise catalane. Mercredi 11 octobre, Madrid a posé un ultimatum au président de la Généralité, Carles Puigdemont, pour qu’il clarifie sa position sur sa déclaration d’indépendance et renonce à ses intentions sécessionnistes.

Le gouvernement de Mariano Rajoy prépare ainsi le terrain à une utilisation de l’article 155 de la Constitution de l’Espagne, qui lui permettrait de déclencher la procédure de suspension de l’autonomie de la région.

Les autorités catalanes ont jusqu’au 16 octobre 10 heures, pour préciser si oui ou non elles ont proclamé une république indépendante en marge de la loi espagnole. Mardi, lors de son intervention au Parlement de Barcelone, M. Puigdemont avait volontairement semé la confusion en déclarant de manière symbolique l’indépendance de la région tout en suspendant sa mise en œuvre moins d’une minute après, afin de permettre un très hypothétique dialogue avec Madrid.

Si le gouvernement indépendantiste répond positivement ou ne répond pas, il disposera de trois jours supplémentaires, jusqu’au jeudi 19 octobre, pour faire marche arrière. Si le deuxième délai n’est pas respecté, Madrid pourra alors déclencher la mise sous tutelle de la région par le biais de l’article 155.

« Un référendum hors la loi ne peut entraîner dans sa chute une communauté de 7,5 millions de personnes ni celle du quatrième pays de l’Union européenne [UE] », a déclaré Mariano Rajoy lors d’une séance spéciale du Parlement espagnol. Dans son discours, il a démonté, point par point, l’argumentaire des indépendantistes. « Le référendum illégal n’est pas légitime », a répété le premier ministre. « Aucun résultat supposé ne peut être utilisé » pour justifier l’imposition d’une « indépendance dont personne ne veut », une décision qui n’est « ni spontanée ni démocratique ». Il a qualifié le scrutin de « farce électorale ».

Le Monde .fr

Le président de la République ouvre, jeudi, son deuxième grand chantier social : assurance-chômage, formation professionnelle et apprentissage.
Emmanuel Macron n’a cessé de le répéter depuis son entrée en fonctions : la réécriture du code du travail, actée dans les cinq ordonnances publiées le 23 septembre au Journal officiel, ne constitue que la première brique d’un chantier plus global qui ambitionne de « rénover le modèle social » français. Débute aujourd’hui une deuxième étape, avec les réformes de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage. Leur but est d’apporter de nouvelles protections aux différentes catégories d’actifs (salariés, indépendants, demandeurs d’emploi…) et de faciliter les parcours professionnels. Après avoir octroyé plus de souplesse aux chefs d’entreprise dans les relations avec leurs salariés, le pouvoir exécutif entend renforcer les droits en faveur des travailleurs, afin de bâtir la flexisécurité à la française. Il s’agit aussi d’apporter la contradiction à tous ceux qui jugent trop libérale et propatronale la politique du gouvernement.
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Cette rhétorique, le président de la République doit la développer lui-même face aux partenaires sociaux, qu’il reçoit à tour de rôle à l’Elysée, jeudi 12 et vendredi 13 octobre. Une succession de rendez-vous qui en appelle d’autres puisque le premier ministre, Edouard Philippe, rencontrera à son tour, la semaine prochaine en principe, les leaders des huit principales organisations de salariés et d’employeurs. Puis ce sera au tour de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, d’entrer dans le vif du sujet avec l’ensemble de ces interlocuteurs. Une méthode strictement identique à celle employée pour donner le coup d’envoi de la réforme du code du travail, fin mai. Mais, cette fois-ci, point d’ordonnances rédigées en cent jours : le gouvernement se donne davantage de temps pour élaborer les textes, l’objectif étant de présenter un projet de loi en conseil des ministres au début du printemps 2018.

30 milliards de dette

Des trois dossiers à l’ordre du jour – l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance-chômage, donc –, c’est sans doute le dernier qui s’avère le plus sensible. Car il inspire de fortes réticences, chez les syndicats mais aussi parmi le patronat, qui copilotent le dispositif par le truchement d’une association paritaire, l’Unédic. Premier motif d’inquiétude : accorder une indemnisation à de nouveaux publics, en l’occurrence les travailleurs indépendants et les salariés démissionnaires (ces derniers pouvant déjà, dans quelques cas bien circonscrits, percevoir les Assedic). Une telle extension préoccupe, du fait de son coût potentiel.

Rien que pour les personnes qui quittent volontairement leur emploi, l’effort financier serait faramineux : de 8 à 14 milliards d’euros la première année, puis de 3 à 5 milliards les suivantes, selon des chiffres récemment révélés par Les Echos. Une estimation très exagérée, d’après le cabinet de Mme Pénicaud, et que plusieurs sources impliquées dans le dossier qualifient de « non-sens » ou de « pas très crédible ». Auditionné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Alexandre Saubot, le président (Medef) de l’Unédic, a indiqué, le 4 octobre, que personne n’était, à ce stade, en mesure d’apprécier le montant de la facture à venir, faute de connaître le paramétrage du futur système (durée de cotisation pour être éligible, période de carence…). Un groupe de travail, animé par l’économiste Marc Ferracci, par ailleurs conseiller spécial de Mme Pénicaud, planche sur la question. L’inspection générale des finances (IGF) et l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) doivent, de leur côté, rendre un rapport dans quelques jours à propos de la couverture des indépendants.

Mais en attendant le fruit de ces réflexions, on peut d’ores et déjà affirmer que « les enjeux (…) se chiffrent en milliards d’euros », comme l’a souligné M. Saubot devant les députés, ce qui n’est « pas du tout négligeable ». Avant d’accueillir de nouveaux bénéficiaires, il faudrait déjà que le régime d’assurance-chômage revienne à l’équilibre, estime François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Pour mémoire, le trou de l’Unédic a atteint 4,2 milliards d’euros en 2016, la dette, elle, s’élevant à près de 30 milliards. M. Asselin redoute que les mesures préconisées par l’exécutif « n’aggravent le déficit ». « Si l’on n’y prend pas garde, ça peut faire exploser le système », renchérit Alain Griset, patron de l’Union des entreprises de proximité (artisans, commerçants et professions libérales).

Une inquiétude partagée par les syndicats. La réforme est présentée comme étant « à coût constant », rappelle Michel Beaugas, de Force ouvrière, en ajoutant : « Il n’y a pas un centime de plus pour indemniser les arrivants supplémentaires. Alors comment fait-on ? Il faut garder en tête qu’aujourd’hui seuls 70 000 démissionnaires, sur un peu plus d’un million, sont indemnisés. S’ils devaient être plus nombreux, le coût devrait augmenter en conséquence. » « C’est un dossier à très haut risque », enchaîne François Hommeril, président de la CFE-CGC, compte tenu des « équilibres financiers fragiles » dans lesquels se trouve l’Unédic. En ouvrant le régime aux personnes qui plaquent leur job, « on va avoir une vague de nouveaux entrants d’une ampleur inégalée ».

Du coup, M. Beaugas redoute que, pour tenir une promesse électorale, le chef de l’Etat et son gouvernement touchent à l’indemnisation ou à l’âge à partir duquel une personne relève de la « filière senior » (qui garantit trois ans de prise en charge). L’appréhension est la même à la CFDT : « Ils se sont engagés à ne pas modifier les droits pendant la campagne, mais l’équation est impossible », s’emporte Véronique Descacq, la numéro deux de la centrale cédétiste. Sa crainte ? Que le régime cesse d’être contributif et assurantiel (c’est-à-dire assis sur des cotisations sociales, lesquelles servent à financer une allocation dont le montant varie en fonction du dernier salaire perçu et de la durée de l’emploi perdu). Et que l’on bascule dans un système de « minimum social, d’un même niveau pour tous ».

« Ménage à trois »

Deuxième sujet qui fâche : la gouvernance du système. Les partenaires sociaux seront-ils évincés de l’Unédic ? Ou resteront-ils aux commandes, mais sous la tutelle renforcée des pouvoirs publics ? Les desseins de l’exécutif sont flous. « Tout ce qui ressemble (…) à un ménage à trois [patronat, syndicats, Etat] ou à une dilution de responsabilités est sans doute susceptible d’affecter négativement le bon fonctionnement du dispositif », a mis en garde M. Saubot.

Enfin, les organisations d’employeurs sont très remontées contre le projet de bonus-malus. Celui-ci consisterait, grosso modo, à moduler les cotisations des entreprises en fonction du nombre de contrats de travail rompus ou arrivés à terme. « Une très mauvaise idée, commente-t-on au Medef : Si cela coûte plus cher d’avoir recours à des contrats courts, les patrons vont tout simplement faire appel à plus d’indépendants et d’autoentrepreneurs. » « Nous n’y sommes pas favorables », confie M. Asselin.

Dans ce contexte, les discussions – en particulier avec les syndicats – s’annoncent ardues. Pas question de porter atteinte aux fondamentaux du système, lance M. Hommeril : s’il est mis fin au caractère « contributif, solidaire, intercatégoriel » de l’assurance-chômage, ce sera « un casus belli ». Le président de la République doit s’engager à ne pas « changer profondément ce modèle en baissant les indemnités ou en rognant leur durée », exhorte Mme Descacq. S’il prenait ce risque, la situation pourrait devenir explosive et « cristalliser tous les mécontentements, poursuit-elle. Sous couvert d’ouvrir des droits, on les diminuerait. Dans ce cas, un appel à la mobilisation ne serait pas exclu car il s’agirait là d’un changement en profondeur de notre modèle social ». Le chef de l’Etat est prévenu.

L’apprentissage et la formation professionnelle

Désireux de concentrer une partie de ses efforts sur les jeunes, le gouvernement entame la seconde partie de ses grands chantiers sociaux avec une réforme de l’apprentissage. Quatre groupes de travail devraient être constitués pour décider des changements à apporter à une filière qui n’a pas bonne presse auprès des parents français mais qui serait, de l’avis de nombre d’observateurs, une des raisons du plein emploi allemand. L’idée : redorer le blason de l’apprentissage en facilitant l’ouverture des centres de formation, en repensant l’orientation des jeunes, le financement de la réforme, mais aussi les contenus des programmes.

Deuxième chantier, la formation professionnelle, dont le fonctionnement est aujourd’hui considéré comme trop complexe par les pouvoirs publics, devrait, elle aussi, subir une cure de jouvence. Le gouvernement souhaiterait instaurer des labels assurant la qualité des formations, et les potentiels débouchés qu’elles permettent. Il souhaite, en outre, personnaliser un peu plus le parcours de formation en permettant à chacun « d’acheter » ce qui serait le mieux (dont du conseil personnalisé ) pour lui grâce aux heures contenues dans son compte personnel de formation.

Le Monde.fr

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