Les responsables de l’Alliance des forces de progrès (Afp) sont montés au créneau, ce samedi 10 juin, pour exprimer leur «désapprobation sans équivoque» des investitures dans les listes de la coalition BBY. Lors d’une conférence de presse, Alioune Badara Diouck, vice-président du comité électoral de l’Afp, a dénoncé la rupture de la chaîne de concertation, au moment de la phase finale.

Vingt-quatre heures après la publication des listes de candidats retenues pour les législatives du 30 juillet prochain, l’Alliance des forces de progrès (Afp) sonne la contestation dans les rangs de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby). En conférence de presse organisée ce samedi 10 juin, le Comité électoral national de l’Alliance des forces de progrès a vivement exprimé sa «désapprobation, sans équivoque, par rapport aux résultats des investitures dans les listes de la Coalition BBY. Face aux journalistes, les camarades du président sortant de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, jugeant que ces investitures ne répondent pas aux principes d’équité et de transparence», ont  «condamné, avec la plus grande énergie», la procédure qui a abouti à la désignation des 165 personnalités retenues sur la liste de la coalition présidentielle.

Alioune Badara Diouck, vice-président du comité électoral de l’Afp, et compagnie qui se prononçaient pour la première fois sur cette question des investitures à l’issue d’une réunion d’évaluation ont indiqué avoir «relevé et déploré la rupture de la chaîne de concertation, au moment de la phase finale». «Il est difficilement compréhensible qu’un candidat, unanimement désigné par l’ensemble des composantes de Bby, comme par exemple à Malem Hodar en la personne du député sortant Cheikh Ndiaye, soit remplacé au dernier moment par un candidat d’un autre parti, décision qui n’a fait l’objet d’aucune consultation. Bien d’autres cas ont été identifiés», dénonce le porte-parole du jour du comité électoral de l’Afp.

«Le Comité électoral national regrette avec la plus grande fermeté le procédé utilisé, lors du dépôt des listes, avec une omerta organisée pour hypothéquer les intérêts d’un allié constant et crédible qui, dès le 10 mars 2014, a décidé, souverainement, de soutenir le président Macky Sall, si les données restaient en l’état», a ajouté encore Alioune Badara Diouck lors de cette rencontre avec les journalistes à la permanence nationale de l’Afp. Et de conclure : «Les instances compétentes poursuivront la réflexion engagée, à partir de ce jour, pour gérer cette situation avec la rigueur qui caractérise le Parti, en toutes circonstances».

Le président de Bby a fait son choix dans la région de Kolda et tous les éléments investis sont de l’Apr. A Kolda département, Sana Kandé et Coumba Baldé auront la redoutable tâche de faire face à l’opposition. Aucun autre responsable du Fouladou ne figure sur la liste nationale de BBY. Chez les alliés, la déception est grande et la « gourmandise » de l’Apr est dénoncée hors micro. Mais le combat sera rude avec la coalition Gagnante conduite par Fabouly Gaye dans le département.

C’est au sein du parti même du président de la République que les réactions d’hostilité ont été les plus sévères et une des responsables, Mame Coumba Cissé, est allée jusqu’à geler toutes ses activités au sein de l’Apr. Les partisans de MameBoye Diao aussi ne sont pas contents. Ils ont sorti un communiqué pour demander à leur leader de venir discuter avec sa base. En attendant cette rencontre, toute activité politique est suspendue du côté de cette sensibilité. La base de Sanoussy Diakhité, DG Onfp, aussi est vite sortie de ses gonds pour dénoncer le choix de Bby. Des séances nocturnes sont organisées pour limiter les dégâts.

 Chez les alliés aussi, ca sent le soufre. Les camarades de Landing Savané ont pris une résolution pour demander le départ de leur formation de la coalition dans une rencontre tenue aussitôt après la publication des listes, a indiqué le chargé de communication de la section Aj koldoise. « Nous avons constaté avec regret qu’aucun membre de AJ/PADS/A ne figure sur la liste nationale ni sur une liste départementale. Donc, nous pensons qu’il est grand temps de quitter cette coalition pour que notre parti puisse prendre son destin en main », poursuit Sassoum Leye Kouyaté. Pis, « A Kolda, ce sont tous les alliés qui sont zappés » pour choisir « deux inconnus de l’Apr qui ne peuvent pas être soutenus par notre formation politique». Et M Kouyaté de poursuivre : « Nous disons non ! Nous allons nous démarquer dès maintenant. Nous allons combattre cette liste de Bennoo Bokk Yaakaar par tous les moyens».

Kolda département n’a eu droit qu’à deux représentants sur la liste départementale. Aucun responsable n’a été choisi sur la liste nationale. Macky Sall a oublié le Fouladou sur cette liste. Mamadou Malado Diallo, un des  premiers responsables apéristes, reconnait une petite déception mais plaide pour l’unité autour de la liste. « Il faut comprendre le président. Il est difficile de faire un choix. Nous sommes tous méritants. Il faudra se battre pour gagner et poursuivre à gérer le pays. D’autres choses vont arriver ».

CHERIF LEHEIB AIDARA ZAPPE

 Parmi les oubliés, on note les alliés les plus remarqués sur le terrain de l’animation politique au Fouladou dont le mouvement Bamtaare Senegal du chef religieux Cherif Leheib Aidara. Nombreux sont ceux qui le voyait sur les listes au vu du travail abattu  pour soutenir le président. Les responsables venues nombreuses chez lui à l’annonce des listes ont été vite calmées par le chef religieux. Il a même tenu à ce que des prières soient faites pour le chef de l’Etat, à l’occasion de la conférence religieuse des femmes de Bamtaaré tenue ce dimanche. Cherif Aidara réitère ainsi son soutien sans condition au président Sall et on apport durant la campagne sera déterminant pour la liste BBY au foulaodu mais aussi dans le Balantacounda.

WATTU SENEGAAL DERRIERE FABOULY GAYE

Le choix du patron de l’Apr est tombé pour Kolda département sur Sana Kandé, un géomètre militant des premières heures de l’Apr, ainsi que Madame Coumba Baldé, agent de développement qui a travaillé plusieurs années au sein des ONG. Ce couple aura la lourde tâche de faire face à la liste Gagnante conduite par Fabouly Gaye. Difficile de faire un pronostic entre ces deux listes. Pour cette coalition gagnante, l’absence de Koldois dans la liste nationale a fait jaser. Mais l’espoir de gagner le département a vite aidé à calmer les ardeurs. Rares sont ceux qui doutent dans ce camp de la victoire.

MEDINA YERO FOULAH : MOUSSA SABALY CONTRE AMADOU BALDE

Le même duel va avoir lieu dans le département de Médina Yéro Foulah. Le choix le plus contesté du patron de Bby est celui sur la personne du président du Conseil départemental Moussa Sabaly, par ailleurs conseiller économique et social. Le patron des cotonculteurs est fortement contesté par les partisans du maire de Pata Aliou Baldé, autre militant de l’Apr qui a eu à rempiler à la tête de sa municipalité sans battre campagne. Un accord avait été trouvé dans ce département par les différents responsables pour lui permettre de diriger la liste. Un accord très vite dénoncé par Sabaly qui au finish a été choisi. Mais la clé de la victoire du Bby dépend, selon les différents observateurs de l’engagement de Aliou Baldé, maire de Pata, très populaire dans le Sofagnama et le Jimara. Bby a ici aussi comme adversaire de taille Amadou Baldé de la coalition gagnante. Ancien maire de Médina Yéro Foulah, Amadou Baldé risque de faire regretter au président Macky Sall son choix. Au sein de la coalition gagnante cependant, les partisans de Mamadou Diop Decroix de Aj/Pads avaient dénoncé leur mise à l’écart. Mais les responsables ont sitôt clamé les ardeurs  des partisans.

A côté de ces listes favorites, on retrouve celle de Dental Sénégal Actions patriotiques conduite par le secrétaire général de la Crande muraille verte Mamadou Seydi, la seule tête de liste nationale originaire du Fouladou. Un allié qui a vite compris qu’avec l’Apr, Il faut souvent cultiver sa petite parcelle. Sa liste est présente dans 12 départements du pays. D’autres listes sont également présentes au Fouladou. Notamment, celle dirigée par Khalifa Sall avec comme tête de liste Aliou Touré de Rewmi, la coalition de l’ancien Premier ministre A Mbaye conduite par Abdoulaye Thiam Diawara ainsi que les écologistes qui vont être dirigées par Dicory Baldé.

Sudonline

Jean-Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Henri Guaino : on compte par dizaines les noms des ténors du Parti socialiste (PS) et des Républicains (LR) qui n’ont même pas passé le premier tour des législatives. Tour d’horizon de ces personnalités reléguées au second plan de la vie politique française, alors qu’ils en étaient les principaux artisans depuis des années.

La droite prend l’eau

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate centriste aux primaires de la droite et du centre fin 2016, est en ballottage défavorable face à un candidat LREM dans la 2e circonscription de Paris. Battue de 20 points, avec 18,13% des suffrages exprimés, NKM n’est pas la seule personnalité politique à avoir tenté sa chance dans la course à l’Elysée et à n’être pas assurée de faire partie de la nouvelle l’Assemblée.

L’ancienne ministre de l’Ecologie peut toutefois se satisfaire d’avoir écrasé Henri Guaino : la plume très droitière de Nicolas Sarkozy est balayée dans la même circonscription, avec moins de 5% des votes exprimés. Dimanche, Henri Guaino a annoncé son retrait de la vie politique, non sans ressentiment vis-à-vis de son électorat qu’il qualifie de « bobo » ou encore de « pétainiste ».

Autre personnalité de la droite mise en difficulté dans ces législatives : Eric Woerth. L’ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy arrive deuxième avec près de 7 points de retard sur la candidate LREM dans la 4e circonscription du Val d’Oise (nord-est de Paris). Ballottage défavorable pour Les Républicains aussi du côté de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine (ouest de Paris) : le directeur de campagne d’Alain Juppé pendant la primaire de la droite et du centre, Gilles Boyer, arrive deuxième, et n’atteint même pas la moitié du score de son principal opposant, candidat pour LREM.

Les troupes des Républicains et des centristes de l’UDI, qui représentaient 226 députés dans l’Assemblée actuelle, pourraient être deux fois nombreux dans le palais Bourbon version 2017. Pour l’heure cependant, il reste encore de nombreux candidats LR-UDI dans la course, et leur groupe parlementaire pourrait constituer le « premier parti d’opposition » à LREM, comme s’en réjouit avec retenue l’ancienne porte-parole de François Fillon pendant la campagne présidentielle, Florence Portelli, auprès du journal Le Monde.

La gauche coule

Aucun parti n’est épargné, mais les premières victimes de la vague macroniste sont les socialistes, qui pourraient voir les effectifs de leur groupe parlementaire divisés par dix, passant de 284 sièges à moins d’une trentaine.

Les grands noms du parti de la rue de Solférino en ont pris pour leur grade. Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, candidat dans la 16e circonscription de Paris n’est ainsi même pas qualifié pour le second tour. Idem pour le candidat investi par la primaire socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, dont les 22,6% ne lui permettent pas de participer au prochain round.

Dans certains départements, la déroute est complète. Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, où le PS possédait huit des douze sièges de députés, les socialistes sont tous éliminés au premier tour, notamment au profit des candidats de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (extrême gauche) et de LREM.

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Le naufrage est total également pour les anciens ministres de François Hollande. Si Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale) peut s’estimer heureuse d’être en ballottage défavorable (deuxième derrière le candidat LREM avec 16,54% des voix dans sa circonscription de Villeurbanne, près de Lyon, dans le sud-est), beaucoup de ses anciens collègues ont pour leur part sombré :

•        Mathias Fekel, ex-Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur puis ministre de l’Intérieur pendant la fin du quinquennat Hollande (troisième dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne, sud-ouest)

•        Aurélie Filippetti, ex-ministre de la Culture devenue frondeuse (troisième dans la 1recirconscription de Moselle, nord-est)

•        François Lamy, ex-ministre délégué à la Ville (troisième dans la 1re circonscription du Nord) – qui a d’ailleurs fait preuve de son amertume sur Twitter, reprochant au gouvernement Hollande, dont il était membre, sa politique au cours du quinquennat

•        Christian Eckert, ex-secrétaire d’Etat au Budget (quatrième dans la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle, nord-est)

•        Pascale Boistard, ex-secrétaire d’Etat aux Personnes âgées (cinquième dans la 1recirconscription de la Somme, nord)

•        Kader Arif, ex-ministre des Anciens Combattants (cinquième dans la 10e circonscription de Haute-Garonne, sud-ouest)

Outre La République en Marche, c’est souvent la France insoumise qui a damé le pion aux socialistes. C’est notamment le cas à Marseille, où le député sortant Patrick Mennucci a été éliminé dès le premier tour, battu notamment par le leader de LFI lui-même, Jean-Luc Mélenchon.

Et sur les ruines du quinquennat Hollande, les écologistes n’ont pas non plus trouvé de quoi reconstruire. Pour preuve, les anciennes ministres du Logement écologistes Cécile Duflot (mai 2012-mars 2014) et Emmanuelle Cosse (février 2016-mai 2017) ont aussi été éliminées dès le premier tout, respectivement dans la 6e circonscription de Paris et dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Le minimum de 400 sièges annoncés pour La République en Marche (LREM), le parti du président de la République Emmanuel Macron, signifie une chose : l’hémicycle a été vidé de bon nombre de ses habitués, en tête desquels les grands noms du PS et de LR. Si Les Républicains, alliés au centriste de l’UDI s’en sortent mieux que le PS (21,56% des votes exprimés contre 9,51%), les deux partis sont en passe de réaliser leur plus faible score depuis leur création.

RFI

DAKARACTU vous livre la liste nationale de la Coalition Gagnante Wattu Senegaal dirigée par Me Abdoulaye Wade ; 
  

  1. Abdoulaye Wade
  2. Woré Sarr
  3. Pape Diop
  4. Marie Sow Ndiaye
  5. Mamadou Lamine Diallo
  6. Yaye Mané Albis
  7. Mamadou Diop
  8. Sokhna Astou Mbacké
  9. Madicke Niang
  10. Rokhaya Diouf
  11. Toussaint Manga
  12. Ndeye Mané Diop
  13. Abdoul Aziz Diop
  14. Dielima Kamara
  15. Moussa Diakhaté
  16. Ndeye Coumba Koundour
  17. Sada Ndiaye
  18. Aminata Lô
  19. El Hadji Amadou Sall
  20. Nafi Ngom
  21. Babacar Gaye
  22. Nafissatou Diallo
  23. El Hadji Amadou Dieng
  24. Sokhna Ndeye Diop
  25. Daour Niang Ndiaye
  26. Awa Bâ
  27. Mamadou Lamine Thiam
  28. Maimouna Bousso
  29. Oumar waly Zoumarou
  30. Ndeye Bakhaw Diongue
  31. Mamadou Bamba Ndiaye
  32. Oumou Sow
  33. Mohamed Rajab
  34. Aida Gaye
  35. Amadou Daff
  36. Amina Sakho
  37. Cheikh Dieng
  38. Nafissatou Touré
  39. Néné Mané
  40. Ndeye Seyni Ndiaye
  41. Amadou Gueye Lemou Biteye
  42. Fatou Sow
  43. Daouda Niang
  44. Awa Dagnoko
  45. Abdoulaye Segnane
  46. Diéwo Diallo
  47. Adama Ndoye
  48. Seynabou Tall
  49. Cheikh Tidiane Seck
  50. Ndeye Isseu Diakhaté
  51. Kémo Cissé
  52. Mame Thioro Diongue
  53. Ibrahima Diaw
  54. Yakhar Diop
  55. Assane Mbacké
  56. Nogaye Thiam
  57. Massane Dibane
  58. Holemata Bayo
  59. Serigne Mbaye Niang
  60. Ndeye Fatou Niang
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A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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