La liste unique ou unitaire de l’opposition, dans ses segments les plus représentatifs, serait-elle en passe de voir le jour, à moins de trois mois des élections législatives ? En tout cas, force est de reconnaître que le camp opposé à Macky Sall, décidé à imposer la cohabitation au sein de l’Assemblée nationale, vient d’en poser un jalon décisif hier, jeudi 04 mai 2017. Pour cause, en direction des joutes devant consacrer le renouvellement de la douzième législature, l’opposition a porté sur les fonts baptismaux la coalition « Mankoo Taxawu Senegaal». Une coalition regroupant les principaux partis anti-Macky Sall avec le Pds de Me Wade, Rewmi d’Idrissa Seck, le Grand Parti de Malick Gakou, Bokk Gis Gis de Pape Diop, Aj/Pads de Mamadou Diop Decroix, le Fsd/Bj de C B Dièye, Initiative 2017 de Khalifa Sall, Bës Du Ñakk de Mansour Sy Djamil, Ldr /Yeesal) de Modou Diagne Fada et autre Tekki du député Mamadou Lamine Diallo.

La bataille des Législatives est partie pour ne pas être de tout repos pour Bennoo Bokk Yaakaar et son chef de file Macky Sall. Alors qu’elle est déjà sous la pression d’investitures de tous les dangers, du fait de la boulimie de l’Apr et des requêtes sourdes de certains partis alliés à un plus grand quota de députés, la coalition présidentielle risque de se confronter à une liste unitaire de l’opposition. Et pour cause, cette éventualité que beaucoup d’observateurs taxaient de « chimérique» en raison des divergences et du choc des ambitions entre leaders de l’opposition significative, est de plus en plus en train de prendre forme. Après d’âpres négociations et conciliabules, cette opposition significative a en effet porté sur les fonts baptismaux la coalition dénommée Mankoo Taxawu Senegaal, exclusivement destinée à imposer la cohabitation à l’Assemblée nationale.

La nouvelle coalition sortie des flancs de Mankoo Wattu Senegaal regroupe les grands partis de l’opposition et leurs principaux leaders, fervents adversaires de Macky Sall et au poids électoral plus ou moins lourd dans leurs localités respectives, pour ne pas dire d’implantation nationale. On recense de fait dans cette nouvelle coalition en route vers juillet 2017 et la liste unitaire de l’opposition, le Pds de Me Abdoulaye Wade, Rewmi d’Idrissa Seck,  le Grand Parti de Malick Gakou, le  Front pour le socialisme et la démocratie-Benno Jubël (Fsd-Bj) de Cheikh Bamba Dièye, Aj/Pads de Mamadou Diop Decroix, Tekki de Mamadou Lamine Diallo, ainsi Les Démocrates Réformateurs (Ldr /Yeesal) de Modou Diagne Fada. Qui plus est, ces forces politiques déjà en œuvre dans Mankoo Wattu Senegaal font la jonction avec le maître incontesté de Dakar depuis les Locales de 2009, en l’occurrence Khalifa Sall dont les partisans (Taxawu Dakar avec Barthélémy Dias, Moussa Sy et cie, Ad/Pencoo de Moussa Tine…) viennent de se coaliser à travers Initiative 2017.

Reconnaissant la « nécessité d’un dépassement historique pour présenter une liste unique de l’opposition, obtenir une majorité parlementaire et mettre en œuvre un véritable programme de transformations politiques, économiques et sociales », ces diverses composantes de l’opposition ont engagé l’un des derniers jalons dans la contestation de l’emprise que le camp de Macky Sall exerce sur la représentation parlementaire. Question à mille balles : le chef de file de l’Apr et de la mouvance présidentielle saura-t-il surpasser aux élections législatives cette dynamique unitaire de l’opposition, si jamais celle-ci ne vole pas en éclats d’ici juillet ? 

Sudonline

En Algérie, les élections législatives ont eu lieu jeudi 4 mai. Le taux de participation, vrai enjeu de ce scrutin, n'a pas été annoncé le soir, contrairement aux usages habituels des autorités. A 17h, la participation était de 33, 53% selon les autorités. En 2012, ce chiffre avait atteint 43%. Retour sur cette journée de vote.

A sa Une, le journal Liberté prévenait : c'était le jour de l'épreuve de crédibilité. Plus de 45 000 policiers avaient été déployés autour des bureaux de vote. Pourtant, la matinée a commencé timidement. En Kabylie, le taux de participation n'avait, officiellement, pas dépassé les 10% à 14 heures. Autour de Bouira, des bureaux de vote ont été saccagés et des affrontements avec les forces de l'ordre ont eu lieu.

L'événement de la mi-journée était dans la capitale. Le président Bouteflika a voté, assis sur son fauteuil roulant, accompagné de ses deux frères et de ses deux neveux. Il n'était pas apparu en public depuis le mois de décembre.

Dans l'après-midi, le Parti des travailleurs, dirigé par Louisa Hanoune, a dénoncé des fraudes. Plusieurs responsables de partis islamistes affirment eux que les walis, l'équivalent des préfets, fraudent en faveur du parti historique, le FLN.

Les bureaux de vote ont eu du mal à se remplir. A 17h, le taux de participation a atteint 33%. A 19h, le ministère de l'Intérieur a fini par annoncer que l'ouverture des bureaux de vote était finalement allongée jusqu’ à 20h dans presque toutes les régions du pays.

RFI

Marine Le Pen s'est rendue dans la Somme pour son dernier meeting de campagne. Une campagne qu'elle a conclue comme elle l'avait commencé en septembre dernier : par une réunion publique en plein air dans un petit village. Emmanuel Macron, lui, a choisi Albi, où il a un peu improvisé un discours de fin de campagne entre enthousiasme et gravité.

Le dernier meeting de Marine Le Pen avait des allures de fête populaire dans le petit village d'Ennemain. Mais au lendemain du débat, les esprits frontistes n'étaient pas franchement à la fête.

C’est vrai, le débat d’hier ne ressemblait pas aux autres mais les autres, c’était quoi ? C’était des discours convenus entre des gens qui pensaient exactement la même chose.

 Emmanuel Macron, de son côté, a voulu rappeler les enjeux mais aussi porter un espoir, en s’inscrivant dans les pas de Jean Jaurès, qui a prononcé à Albi son discours à la jeunesse.

D’ici dimanche et pour les cinq ans qui viennent, ensemble pour notre jeunesse, nous aurons un grand acte de confiance à mener et à reconstruire : cet acte de confiance dont parle Jaurès c’est la confiance démocratique.

RFI

L’ancien président des Etats-Unis avait déjà fait connaitre sa décision de soutenir Emmanuel Macron lors d’un appel téléphonique au candidat avant le premier tour. Il a officialisé ce soutien ce jeudi 4 mai par une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

« Je soutiens Emmanuel Macron », c’est bien la voix de Barack Obama. Un court message, dans lequel l’ex-président démocrate explique les raisons de son implication. « Ce scrutin est capital pour l’avenir de la France et pour les valeurs qui nous sont chères », dit Barack Obama, qui vante les qualités du candidat français. « Un homme, dit-il, qui s’engage pour des idées progressistes ».

L’entourage de l’ex-président américain fait savoir que ce soutien n’est pas improvisé. Il ne s’agit pas d’une décision de dernière minute, mais d’un engagement mûrement réfléchi pour Barack Obama qui le dit lui-même : il n’a pas l’intention de multiplier ces prises de position, mais la France, c’est différent.

Peut-être l’ancien président se reconnaît-il dans Emmanuel Macron, un candidat que les auspices ne donnaient pas gagnant au départ, sans soutien d’un appareil politique. Cela ressemble à l’ascension du jeune sénateur de l’Illinois au début des années 2000.

La popularité de la famille Obama n’a toutefois pas permis aux Etats-Unis de faire élire Hillary Clinton contre Donald Trump. L’élection d’Emmanuel Macron mettrait un peu de baume au cœur des démocrates outre-Atlantique.

Erreur de traduction chez En Marche!

L'équipe du candidat Macron semble avoir commis une redoutable erreur de traduction de la vidéo de Barack Obama. Les « liberal values » dont parle l'ancien président américain ont été à tort traduites par « valeurs libérales », au lieu de « valeurs progressistes », qui aurait été plus approprié du point de vue de la traduction.

Le terme « liberal » ne décrit pas aux yeux d'un Américain la même chose qu'aux yeux d'un Français. Si de l'autre côté de l'Atlantique, « liberal » désigne une politique quasiment de gauche, en France « libéral » comporte une connotation économique plutôt à droite.

RFI

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A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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