Alors que Mahammed Boun Abdallah Dionne, a annoncé que «Benno Bokk Yaakaar a remporté 42 départements sur les 45 et n’a perdu que Saraya, Kédougou et probablement Mbacké»,  et que la tête de liste de la même coalition à Dakar, Amadou Bâ et ses co-investis se sont déclarés vainqueurs dans le département, du côté de Manko Taxawu Senegaal, on soutient mordicus que la capitale sénégalaise est restée dans le giron de Khalifa Sall. C’est qu’ont fait savoir hier, Bamba Fall et Cie, lors d’un point de presse.

«Je n’ai pas encore l’ensemble des résultats à ma disposition. Toutefois, la presque totalité du vote des communes a été remportée par Mankoo Taxawu Senegaal. Et même si nous sommes au coude à coude quelques parts, la différence s’est faite au  niveau du surplus de voix que nous avons. Il n’y a pas de doute dessus», a déclaré M. Fall. Il a cité pêle-mêle, les Parcelles Assainies dont Amadou Bâ est pourtant donné  vainqueur devant Moussa Sy, Grand-Yoff, fief de Khalifa Ababacar Sall et la Médina où il a battu des ministres, des directeurs généraux etc.  Sur un ton menaçant le maire de la Médina prévient : «nous savons que l’Etat est en train de tout faire pour perturber, manigancer pour confisquer notre victoire. Mais nous n’allons jamais l’accepter. S’ils tiennent à confisquer notre victoire, ils sauront de quoi, nous sommes capables».

A Touba Commune également, les coalitions Benno Bokk Yaakaar et Gagnante Wattu Senegaal sont à couteaux tirés (voir par ailleurs). En attendant la publication officielle des résultats par la commission nationale des élections et leur confirmation par le Conseil Constitutionnel, les trois coalitions continuent à se crêper le chignon. Les contestations fussent tous azimuts.

Sudonline

Amnesty International a publié son rapport sur les cas de torture dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram au Cameroun. Selon l’enquête qui donne des informations sur 101 cas de détention au secret basées sur des témoignages, des vidéos, des images, Amnesty International dénonce le «recours à la torture des Forces de sécurité». L’Organisation non gouvernementale appelle ainsi les autorités camerounaises à ouvrir des enquêtes pour mettre un terme à ces «actes de barbarie».

Les cas de torture dans la lutte contre le groupe terroriste, Boko Haram au Cameroun inquiètent au plus haut niveau Amnesty International. Dans un rapport rendu public, jeudi 20 juillet, l’Ong met en lumière et dénonce des crimes de guerre dans cette lutte, dont le «recours à la torture». Le document intitulé «Chambres de tortures secrètes au Cameroun: violations des droits humains et crimes de guerre dans la lutte contre Boko Haram» a été conçu sur la base de dizaines de «témoignages corroborés par des images satellitaires, des photos et des vidéos». Le rapport contient des informations sur «101 cas de détention au secret et de torture qui auraient eu lieu entre 2013 et 2017 sur plus de 20 sites différents dont quatre bases militaires, deux centres dirigés par les services de renseignement, une résidence privée et une école». En effet, il  des «détenus passés à tabac, placés dans des positions insoutenables et soumis à des simulacres de noyade, parfois torturés à mort», y racontent leur calvaire.

Sur ce, Amnesty International tire la sonnette d’alarme pour mettre un terme à ces «cas de torture». «Nous avons toujours condamné sans équivoque les atrocités et les crimes de guerre commis par Boko Haram au Cameroun. Néanmoins, rien ne saurait justifier le recours impitoyable et généralisé à la torture par les Forces de sécurité contre des camerounais ordinaires, qui sont souvent arrêtés sans preuve et se voient infliger des souffrances inimaginables», a déclaré le directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine. Et de poursuivre que vu le phénomène, Amnesty International appelle les autorités à situer les responsabilités éventuelles aussi au «niveau individuel que dans la chaîne de commandement». Non sans relever que le rapport ayant mis également en lumière la présence des Armées américaine et française sur la base du Bataillon d’intervention rapide, Amnesty International appelle les Etats concernés à enquêter afin d’établir dans «quelle mesure leur personnel stationné à Salak, ou s’y rendent régulièrement, a pu avoir connaissances des détentions illégales et des actes de torture qui s’y déroulaient».

Toutefois, a tenu à préciser le directeur adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International, Stephen Cockburn, il ne s’agit surtout pas de dénoncer la lutte contre les groupes terroristes, mais insister à le faire dans le respect des droits humains. «Nous ne sommes pas opposés aux mesures sécuritaires pour privilégier les populations, mais le faire en respect des obligations internationales». Il a par ailleurs fait savoir que de «hauts fonctionnaires camerounais sont au courant de ces tortures». Amnesty International qui déplore le fait de n’avoir pas de réponse de la part des autorités camerounaises dans cette bataille, conseille, entre autres recommandations, de donner publiquement l’ordre aux Forces de sécurité de mettre un terme à la pratique qui consiste à arrêter et à interroger des individus hors des lieux de détention officielle, mettre un terme aux détentions au secret.

RFI

Au Sénégal, la tension autour des législatives de dimanche prochain n’est pas prête de retomber. En effet, les règles du vote viennent d’être modifiées sur proposition du président Macky Sall. L’Etat a des problèmes d’organisation, de fabrication notamment des nouvelles cartes d’identité qui sont aussi les cartes d’électeurs. La loi qui indique que seul ce nouveau document Cédéao permet de voter vient donc d’être contournée par le Conseil constitutionnel.

Signée ce mercredi 26 juillet au soir par les sept membres, diffusées dans la nuit, la décision du Conseil constitutionnel valide la proposition du président Macky Sall. « A titre exceptionnel, pour les élections législatives du 30 juillet, l’électeur n’ayant pu retirer sa carte d’identité biométrique faisant office de carte d’électeur peut voter sur présentation de son récépissé d’inscription avec sa carte d’identité ou carte d’électeur numérisée avec son passeport ».

Cette décision est « une forfaiture », estiment les responsables de l’opposition,du camp Wadecomme celui de Khalifa Sall. Ils estiment que le Conseil constitutionnel n’a pas le droit de trancher sur ce point, que ce n’est pas son rôle de modifier la loi.

Pressées par le temps, cette validation du Conseil constitutionnel confirme en tout cas les difficultés des autorités. Car faute de temps, près de 700 000 cartes ne seront pas fabriquées, cela représente plus de 10% des 6,2 millions d’électeurs inscrits sur le nouveau fichier électoral. Si cette décision doit permettre au plus grand nombre de voter, elle va sans aucun doute compliquer le scrutin.

Les députés ont voté ce jeudi l'interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires et les élus locaux. Cette mesure phare du projet de loi pour la confiance dans la vie publique débattue depuis le début de la semaine dans l'hémicycle est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. La nuit dernière les députés avaient déjà voté l'interdiction des emplois familiaux pour les ministres. Des débats qui ne se sont pas faits sans désaccord.

Un vote à main levée et les députés actent cette mesure emblématique, promesse de campagne du candidat Macron, qui a pour but d'éviter les emplois fictifs. En effet, l'ombre de l'affaire Fillon plane encore dans l'hémicycle.

Cette proposition ne fait néanmoins pas l'unanimité. « On a un cochon qui est malade, donc on abat tout le troupeau. Le vrai sujet ce sont les emplois fictifs, mais on comprend bien que demain, avec l’application de cette loi, je pourrai continuer à ne pas faire travailler quelqu’un qui n’est pas de ma famille de manière fictive. Par contre, je ne pourrai pas employer quelqu’un qui travaille et qui serait de ma famille », regrette le député Les Républicains Julien Aubert.

Une peine encourue de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende

Mettre fin aux emplois familiaux est pourtant le prix à payer pour retrouver la confiance des Français selon la majorité. « Il s’agit de mettre un terme à des pratiques qui ne sont plus tolérées ni acceptées par nos concitoyens. Il ne s’agit pas de remettre en cause celles et ceux qui ont réellement travaillé auprès de leur conjoint », assure Alice Thourot, députée La République en Marche de la Drôme.

Les parlementaires n'auront plus le droit d'embaucher un membre de la famille proche : conjoint, concubin, parents et enfants. Mais ça ne va pas assez loin pour certains députés comme Philippe Vigier, élu UDI de l'Eure-et-Loir : « La femme du député X ne pourra pas travailler avec lui, mais travaillera dans le groupe parlementaire auquel adhère son mari ou le contraire, mais de qui se moque-t-on ? Les Français nous regardent ».

Sans surprise cette disposition a été votée à une large majorité. Les ministres, députés ou élus locaux qui ne respecteront pas la règle encourront une peine de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

RFI

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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