Au Sénégal, le président Macky Sall a appelé l’opposition au dialogue, vendredi 15 juin, lors de la fête de Korité, pour célébrer la fin du ramadan. Le dialogue est boycotté depuis des mois, notamment par le Parti démocratique sénégalais d’Abdoulaye Wade et les proches du maire de Dakar, Khalifa Sall, en prison. Le chef de l’Etat a lancé cet appel juste avant de s’envoler pour la Russie où il va suivre la Coupe du monde durant ses vacances. A peine parti, le terrain politique est occupé par ses opposants, notamment par Karim Wade. Le fils de l’ex-président, candidat à la présidentielle de l’an prochain, vit en exil au Qatar et, dans un communiqué diffusé ce samedi 16 juin, il attaque sèchement Macky Sall.

Titré « Message de Korité », le long communiqué de près de trois pages, envoyé par Karim Wade, est en fait un tract de campagne électorale. Dans ce communiqué, le candidat à la présidentielle attaque frontalement le président de la République.

« Macky Sall a érigé le mensonge, la manipulation et le complot en mode de gouvernance », écrit Wade fils, qui affirme aussi que « le gouvernent ment », et que les caisses « sont vides ».

Retard de paiement des bourses étudiantes ; un million de Sénégalais qui pourraient avoir besoin d’une aide alimentaire… En s'appuyant sur l'actualité, sur la crise étudiante, sur une possible crise alimentaire au nord du pays, Karim Wade torpille les actions du gouvernement et se pose comme le seul capable de relancer le Sénégal.

« Je suis en route pour faire face à mes devoirs et mériter la confiance de ceux qui m'ont investi, écrit-il. Je m’engage à tout faire pour que notre pays sorte, par le haut, du gouffre dans lequel Macky Sall, sa famille et son clan l’ont plongé. »

Karim Wade, bloqué au Qatar, menacé par les autorités de retourner en prison s’il rentre au pays sans payer son amende de 200 millions d’euros, confirme qu’il sera, quoi qu’il arrive, candidat au scrutin présidentiel de février 2019. Pour lui, « la justice est aux ordres pour permettre à Macky Sall de vaincre sans avoir la majorité ». Il affirme pour la énième fois qu’il sera bientôt au Sénégal, en appelant ses sympathisants à s’organiser et à se tenir « prêts à m’accueillir très prochainement ».

Première déflagration au Mondial 2018! L'Allemagne, championne du monde en titre, s'est inclinée face au Mexique (1-0), dimanche à Moscou, pour son entrée dans la compétition. L'ailier du PSV Eindhoven Hirving Lozano (35e) a inscrit l'unique but de match pour créer la plus grosse surprise de la Coupe du monde russe devant le nul de l'Argentine de Lionel Messi face à l'Islande (1-1) la veille.

Contre une « Tri » (surnom de la sélection mexicaine) bien en place et portée par les milliers de supporters bouillants, les Allemands ont confirmé les faiblesses entrevues lors de leurs derniers matches de préparation : une équipe mal équilibrée laissant trop souvent ses défenseurs en position de un contre un et des attaquants impuissants à concrétiser les occasions qu’ils se créent.

Pour cette entrée en matière, le sélectionneur Joachim Löw avait pourtant misé sur l’expérience, en alignant dans le onze de départ huit des héros de 2014. Seuls les latéraux Kimmich et Plattenhardt, remplaçant au dernier moment de Jonas Hector grippé, et l’avant-centre Timo Werner n’étaient pas de l’aventure brésilienne. 

« Les attaquants mexicains sont rapides, mobiles et techniques. Notre grand défi sera de les museler  », avait annoncé Löw. L’analyse était bonne, mais les champions du monde n’ont pas trouvé la recette.

Le Brésil en huitièmes de finale ?

La veille du match, le sélectionneur colombien du Mexique avait annoncé le programme : « Notre rêve de gagner est plus grand que le respect pour l’Allemagne, cela a été notre devise cette semaine, il faut jouer pour l’amour de la victoire et non pas avec la peur de perdre ».

Le message est passé. Et ce que l’on sentait arriver arriva. À la 35e minute, les Mexicains chipent un ballon au milieu de terrain et jouent la transition à la vitesse de l’éclair. Hirving Lozano hérite du ballon dans la surface, efface le malheureux Özil qui avait suppléé Kimmich parti à l’attaque, et trompe Neuer d’un tir sec et placé. Sensation !

Les champions du monde ne restent évidemment pas les bras croisés. Et la deuxième période est une alternance de déferlantes allemandes sur le but d’Ochoa, et de contre-attaques fulgurantes qui font passer des frissons d’horreur dans le dos des supporteurs de la Mannschaft. Mais ni les uns ni les autres ne trouvent l’ouverture et les Mexicains peuvent jubiler au coup de sifflet final. La Mannschaft s’est compliqué la tâche d’entrée : en finissant 2e de sa poule, elle pourrait hériter d’un Brésil qui terminerait premier de la sienne en 8e de finale.

RFI

L’équipe de Belgique débute sa Coupe du monde 2018 de football face à celle du Panama, ce 18 juin à Sotchi, dans le groupe G, avant d’enchaîner face à la Tunisie (23 juin) et l’Angleterre (28 juin). La génération dorée belge, à qui on promet monts et merveilles depuis cinq ans, compte bien briller en Russie après avoir affiché ses limites collectives et mentales dans les moments-clés, notamment lors de l’Euro 2016.

De notre envoyé spécial en Russie,

Pour le groupe audiovisuel britannique BBC, pas de doute, la Belgique sera championne du monde de football 2018, le 15 juillet prochain à Moscou. En se référant aux éditions passées, la British Broadcasting Corporation a en effet estimé que les « Diables rouges » répondaiant à tous les critères du futur vainqueur.

Il y a quatre ans, ce type de pronostic aurait conforté les supporters et fait les délices de la presse belge. Avant le Mondial 2014, cette dernière n’hésitait d'ailleurs pas à dresser un parallèle entre sa sélection et l'équipe de France « Black-Blanc-Beur », sacrée en 1998. Mais une Coupe du monde au Brésil frustrante et un Euro 2016 ont douché les ardeurs.

« La Belgique est le vrai outsider de cette Coupe du monde »

« Nous sommes plus expérimentés, souligne aujourd'hui le gardien de but Thibaut Courtois, juste avant son premier match du tournoi face au Panama (18 juin à Sotchi), en conférence de presse. Mais nous considérer comme les grands, grands favoris, je ne dirais pas ça. Nous avons les moyens d’aller loin. Je pense que nous devons y croire. En tant qu’équipe, nous devons croire en nos chances. Alors on ne va pas dire qu’on va gagner ou qu’on est les meilleurs. Mais on a les qualités pour aller loin ».

Un avis en grande partie partagé par le Sénégalais Mbaye Leye, qui évolue dans le championnat belge depuis 2007. « Je ne pense pas que la Belgique soit favorite pour cette compétition, estime l’attaquant du KAS Eupen. La Coupe du monde est une compétition qui nécessite de l’expérience. On a des équipes comme l’Allemagne […], le Brésil ou la France qui sont habituées à disputer des tournois comme celui-là. La génération belge est de qualité avec des joueurs qui évoluent au haut niveau. Mais cette compétition requiert de l’expérience, un groupe fort et de l’humilité. Je pense que la Belgique est surtout le vrai outsider de cette Coupe du monde ».

Limites et blocages

En 2014, la Belgique a réussi un parcours plutôt convaincant en battant au premier tour l’Algérie (2-1), la Russie (1-0), la Corée du Sud (1-0) et les Etats-Unis (2-1 a.p.) en huitièmes de finale avant de buter en quarts (0-1) face à l’Argentine, future finaliste. Durant cette rencontre, les « Diables rouges » ont affiché un manque d’expérience et d’efficacité offensive. Mais ils ont promis de revenir plus forts, en 2016 en France.

Sauf que le Championnat d’Europe, qui pouvait/devait être leur moment de gloire, s'est mal terminé. Après une défaite face à l’Italie (0-2), les protégés de Marc Wilmots ont certes semblé monter en puissance, en battant successivement au premier tour l’Irlande (3-0), la Suède (1-0), puis la Hongrie (4-0) en huitièmes de finale. Mais Eden Hazard et ses partenaires sont ensuite retombés dans leurs travers en quarts de finale. Bien que menant au score 1-0 et dominant de la tête et des épaules, ils se sont inexplicablement effondrés face à de modestes Gallois (1-3).

Manque de fraîcheur physique ? Erreurs tactiques ? Faillite des cadres ? Le débat s’est très vite cristallisé autour des choix du sélectionneur, révélant au passage des dissensions au sein du groupe. Certains, comme Hazard, ont soutenu publiquement Wilmots. D’autres, comme Thibaut Courtois ont ouvertement remis en cause la légitimité du technicien.

Nouveau système et nouvel état d’esprit ?

Quelques semaines plus tard, la Fédération belge a décider de confier la suite à Roberto Martinez. Le jeune coach espagnol, qui s’était distingué les saisons précédentes dans le championnat anglais, a alors décidé de changer le système de jeu. Finie la défense à 4, les « Diables rouges » évoluent régulièrement dans un 3-4-3 assez osé mais qui semble fonctionner. La Belgique a (encore) réussi des éliminatoires quasi-parfaites.

A 30 ans passés, certains cadres disputent sans doute leur dernière Coupe du monde, voire leur dernière grande compétition ; les défenseurs Thomas Vermealen (32 ans) et Jan Vertonghen (31 ans), le milieu de terrain Marouane Fellaini (30 ans), l’attaquant Dries Mertens (31 ans) et surtout le taulier Vincent Kompany (32 ans). Pour eux, ce sera donc sûrement l’ultime occasion de  répondre aux attentes que leur talent suscite. Et pour y parvenir, il faudra faire mieux que la 4e place décrochée au Mondial 1986...

Par David Kalfa

La première épreuve du baccalauréat débute ce lundi 18 juin à 8h, en France. Elle donnera le coup d’envoi d’une semaine d’examens, dont les dernières épreuves se dérouleront le lundi 25 juin. Nombre de candidats, de copies, de correcteurs... comme chaque année, le ministère de l'Education nationale a dévoilé les principaux chiffres clés du bac 2018.

Cela pourrait être l'énoncé d'un problème mathématique. Cette année, le nombre de candidats explose : ils sont 753 148 au total, soit 5% de plus que l’an passé.

Une augmentation qui découle du boom démographique de l’année 2000, dont les enfants sont désormais aux portes de l’enseignement supérieur.

Ces élèves planchent donc sur le bac. Plus de 2 900 sujets ont été préparés pour eux. Et les professeurs auront 4 millions de copies à corriger.

Pour cette édition 2018, le candidat le plus jeune est une élève de 11 ans, soit 65 ans de moins que le prétendant le plus âgé et ses 76 ans.

Vers un grand oral dans quelques années

Parmi les candidats, un peu plus de la moitié passent un bac général, 21% un bac technologique et 26% un bac professionnel.

Pour la petite histoire, la première session du baccalauréat, en juillet 1809, n’avait accueilli que 39 candidats, tous issus de la haute bourgeoisie.

L'examen était alors quasi donné : pas encore d’écrits, l’épreuve consistait simplement en un entretien oral.

Avec la réforme du baccalauréat, les élèves devront se confronter à un grand oral. Mais cette nouveauté n'aura lieu qu'en 2021.

RFI

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