Élu quatrième président de la République du Sénégal, à l’issue de la deuxième alternance politique à la tête du pouvoir exécutif intervenu au soir du 25 mars, date du second tour de la présidentielle de 2012, l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, avait inscrit son action sous le signe de ruptures totales dans la gouvernance du pays. Ainsi, au plan politique il s’était engagé, une fois au pouvoir à entreprendre un certain nombre de réformes pour rendre plus efficace la démocratie sénégalaise présentée, selon lui, comme un modèle du fait de l’absence de coup d’Etat militaire et de la tenue d’élections régulières impliquant les divers acteurs politiques.

Dans son programme de campagne électoral, intitulé le «Chemin du véritable développement», «Yoonu yokkute» en langue Wolof consolidé pour donner naissance en 2013 au Plan Sénégal émergent (Pse), nouveau cadre de référence des politiques de la gouvernance au Sénégal, visant à mettre le Sénégal sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Le candidat Macky Sall s’est notamment engagé, entre autres, à réduire la taille du gouvernement, d’apporter des changements dans la nomination des membres du conseil constitutionnel de lutter contre la corruption à travers la promotion d’une politique de reddition des comptes. La réforme politique la plus attractive est certainement celle relative à la réduction de la durée de son mandat présidentielle de 7 à 5 ans. Aujourd’hui, cinq ans après la tenue de ces engagements, un état des lieux sur ces rendez-vous annoncés montre que le Président Sall, s’il n’est pas passé complétement à côté de ses promesses vis-à-vis du peuple sénégalais, tarde à les mettre en pratique.

LA NON-REDUCTION DU MANDAT PRESIDENTIEL EN COURS DE 7 A 5 ANS

La baisse de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans et l’applicabilité de cette réduction au mandat en cours était également l’un des engagements phares de l’actuel chef de l’État. Candidat, Macky Sall avait partout exprimé cet engagement. Devenu président de la République du Sénégal au soir du 25 mars 2012, il a continué à clamer cette volonté de ramener la durée du mandat présidentiel à cinq ans, comme cela avait été arrêté dans la Constitution de 2001 avant que son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, pourtant auteur de cette Constitution de 2001, ne décide de revenir sur cette durée. «Déjà, comme vous le savez, j’ai décidé de ramener à 5 ans le mandat de 7 ans pour lequel je suis élu sous l’emprise de l’actuelle Constitution. Je tiens également à ce que les dispositions constitutionnelles limitant l’élection du président de la République à un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois, soient verrouillées, sans possibilité de modifications» : telle était la formule que l’actuel homme fort de l’Exécutif avait l’habitude de répéter urbi et orbi, durant les trois premières années de son mandat. Cependant, après trois années d’intense communication devant plusieurs institutions internationales telles la Banque mondiale ou encore devant des chefs d’État étrangers comme Barak Obama, président des États-Unis, en visite au Sénégal, Macky Sall a finalement décidé de mettre de côté sa parole donnée pour se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel qu’il avait consulté sur cette question. Cela, même si 45 enseignants du droit diront par la suite qu’il pouvait aller outre cet avis des «Cinq sages» qui le défendaient d’appliquer cette réduction de la durée du mandat présidentiel au mandat en cours.

LA RÉDUCTION DE LA TAILLE DU GOUVERNEMENT

Comme la réduction de la durée du mandat présidentiel, la réduction de l’attelage gouvernemental faisait également partie des engagements phares de l’actuel locataire du Palais de la République. Dans son programme «Yoonu Yokute», le chef de l’État avait promis, une fois porté au pouvoir de gouverner avec une équipe gouvernementale de rassemblement national de 25 ministres au maximum. Ainsi, élu au soir du 25 mars, Macky Sall a joint l’acte à la parole en procédant à la nomination dans le premier Gouvernement du Premier ministre, Abdoul Mbaye, de 25 ministres dont la plupart étaient des technocrates. Cependant, cet engagement n’a pas pu tenir à la dure réalité de la politique du pouvoir puisque six mois après la formation de ce premier cabinet ministériel, le chef de l’Etat lors de son premier remaniement gouvernemental, le 29 octobre 2012, a fait passer le nombre des ministres à 30, puis à 32 ministres en septembre 2013 sous le Gouvernement du Premier ministre Aminata Touré. Mais, avec l’arrivée du Premier Mahammad Boun Abdallah Dionne, la taille gouvernementale connaîtra une importante hausse avec environ 34 membres, 5 secrétaires d’Etat et un nombre indéterminé de ministres conseillers et de ministres d’Etat auprès du Président de la République. Aujourd’hui, sous le Gouvernement de Dionne 2, certains parlent même de plus 80 ministres dont 39 ministres avec portefeuilles, des ministres d’État et des ministres conseillers.

LA RÉFORME À REBROUSSE-POIL DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

 Dans son programme de campagne électorale, «Yoonu Yokkute» (le chemin du véritable développement), l’actuel chef de l’État s’était engagé à apporter des changements dans la nomination des «Cinq Sages» et à réformer le Conseil constitutionnel en faisant passer le nombre de juges de 5 à 7 dont 3 seront nommés par le président de la République parmi lesquels le Président du Conseil. Pour les quatre autres Sages, l’actuel chef de l’État avait ainsi réparti leur nomination : un par la majorité parlementaire, un par l’opposition parlementaire et deux par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Mais, au final, même si l’effectif de cette juridiction est effectivement passé à la suite de réformes constitutionnelles adoptées lors du référendum du 20 mars 2016 de 5 à 7 membres, le président de la République a préféré maintenir son contrôle sur les personnalités devant siéger au niveau de cette institution chargée de trancher les conflits électoraux. Ainsi, la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 5 avril 2016 adoptée à la suite de ce référendum dit clairement que le président de la République nomme les membres du Conseil dont deux sur une liste de quatre personnalités proposées par le Président de l’Assemblée nationale.

Une disposition totalement contraire au texte qui est proposé et validé par le peuple lors du référendum du 20 mars 2016. En effet, dans ce texte, il est dit dans les points 11 et 12 que «L’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 et que la désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel». «Les cinq magistrats qui composaient le conseil constitutionnel sont toujours désignés par le président de la République dont un président, un vice-président et trois juges mais les deux qui s’ajouteront vont être désignés par le président de l’Assemblée nationale. C’est une suite logique par rapport à l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en conférant à son chef - qui est la deuxième personnalité de l’Etat - le pouvoir de désigner 2 des désormais 7 membres du conseil constitutionnel», détaille notamment le 12e point du texte sur les 15 mesures soumis au référendum.

Sudonline

Le divorce est consommé au Cameroun entre le pouvoir central et les séparatistes anglophones dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest. Les protestataires qui se sentent marginalisés, mis à l'écart depuis des mois ont proclamé symboliquement l'indépendance de la zone ce dimanche un État appelé « Ambazonie ». Des violences ont alors éclaté et le bilan est lourd.

Le bilan des dernières violences pour la région du sud-ouest est lourd, au moins sept morts et des dizaines de blessés selon des chiffres non officiels. À Ikiliwindi, près de Kumba, un poste de gendarmerie a été attaqué, les gendarmes en sous-effectifs ont ouvert le feu sur les insurgés faisant trois morts avant de prendre la fuite. Ce poste de gendarmerie par la suite a littéralement été mis à sac.

Un autre mort a été signalé à Kumba. Un moto taximan est tombé sous les balles de la police après qu’il ait bravé l’interdiction de circulation dans la ville. Au moins trois autres morts auraient aussi été enregistrés dans des localités près de Buea. Du côté des forces de l’ordre, l’on dénombre cinq blessés, dont un militaire violemment molesté dans la ville de Nkambe. Son arme a par ailleurs été arrachée. À Bamenda, dans le nord-ouest, la journée a été moins fiévreuse. Deux morts cependant ont été comptabilisés dans la localité de Bamalang.

Pour la première fois, la crise a débordé des seules régions anglophones. Un commissariat de police a ainsi été attaqué par des individus non identifiés dans la petite ville de Fongo-Tongo située dans la région voisine de l’Ouest. Ce lundi matin, la tension n’était toujours pas retombée. Le couvre-feu reste en vigueur autant à Bamenda qu’à Buea. Les populations échaudées pas les affrontements d’hier sont quant à elles terrées chez elles.

Après son succès étincelant 3 à 0 face au Bayern Munich en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain retrouvait la Ligue 1 ce samedi 30 septembre face aux Girondins de Bordeaux. Après le match nul concédé une semaine plus tôt contre Montpellier, les Parisiens n’avaient pas le droit à l’erreur. En s’imposant 6 à 2, ils n’ont pas déçu et semblent enfin avoir trouvé leur rythme de croisière.

Il s’agissait des deux dernières équipes à n’avoir concédé aucune défaite depuis le début du championnat. La bonne série des Girondins de Bordeaux n’aura pourtant pas duré plus de cinq minutes contre le PSG. Après un match nul face à Montpellier, Unaï Emery et ses joueurs n’avaient pas d’autre choix que de gagner, même après leur victoire 3 à 0 face au Bayern Munich en Ligue des champions.

Les Parisiens n’auront pas attendu bien longtemps pour faire taire les commentateurs qui professaient qu’une seconde contre-performance en Ligue 1 pourrait faire plonger le club dans la « crise ». Il aura suffi d’un coup franc magistralement tiré par Neymar pour remettre les pendules à l’heure et doucher les espoirs bordelais dès la 5e minute de jeu.

Le show Neymar - Cavani - Mbappé

Dès lors, le show Neymar - Cavani - Mbappé a commencé. Pour beaucoup, sur le papier ces trois joueurs forment le meilleur trio d’attaque d’Europe, et force est de constater que cela commence à se vérifier sur le terrain. Après son but, Neymar a décidé de continuer sa balade dans la défense bordelaise en délivrant un caviar pour Cavani et le but du 2 à 0 à la 12e minute.

Thomas Meunier y est lui aussi allé de son but en propulsant le ballon en lucarne sur un centre de l’Espagnol Yuri Berchiche. 3 à 0 à la 21e minute de jeu, la messe semblait dite, jusqu’à ce les Bordelais ne reprennent un peu espoir après un but du Sénégalais Younousse Sankharé dix minutes plus tard, mais ça, c’était avant que Paris n’obtienne un pénalty suite à une main bordelaise dans la surface de réparation.

Neymar met fin au terrible suspense du « penaltygate »

Après l’affaire du « penaltygate » où, pour rappel, Cavani avait refusé à Neymar le droit de tirer un coup de pied de réparation qu’il a ensuite raté, il s’agissait certainement du penalty que toute la France du football attendait. Qui de du Brésilien ou de l’Uruguayen allait sortir vainqueur de cette bataille d’égo ? Le suspense a finalement été de courte durée, Neymar a pris le ballon, il a trompé Costil et comme dans une histoire qui finit bien, ou grâce à une communication bien huilée, Cavani fut le premier à venir féliciter le Brésilien après son doublé.

Après un but de l’Allemand Julian Draxler servi à la perfection par Kylian Mbappé, le PSG est rentré au vestiaire sur le score hallucinant de 5-1. Les Bordelais réduiront la marque sur penalty à la fin du match mais entre-temps, les Parisiens l’avaient déjà alourdie grâce à un but de Mbappé, une fois de plus déconcertant de facilité.

Premier du championnat avec trois points d’avance sur Monaco, le PSG est désormais la seule équipe de Ligue 1 encore invaincue, et après le 3-0 face au Bayern et cette démonstration face à Bordeaux, la statistique pourrait encore tenir un bon moment tant les Parisiens semblent désormais maîtriser leur sujet.

RFI

La semaine des prix Nobel s’ouvre ce lundi 2 octobre avec le prix de médecine. Celui-ci a été attribué à trois scientifiques américains, Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ; ils sont récompensés pour leur recherches sur le rythme biologique des êtres vivants mais aussi les troubles du sommeil ou ceux liés au décalage horaire.

Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ont exploré la mécanique de notre horloge interne. Une horloge calée sur 24 heures et qui permet de nous adapter aux différents moments du jour et de la nuit. Ainsi, ce rythme biologique régule nos besoins en sommeil et en nourriture, il ajuste aussi la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la température du corps durant ces périodes. Même l’humeur et la mémoire battent quelque peu au rythme de cette pendule.

Rouages complexes

L’horloge est bien sûr nichée dans notre cerveau, et ses rouages sont complexes. A partir d’expériences sur la mouche, les trois scientifiques américains ont réussi à isoler un gène contrôlant le rythme biologique. Ce gène agit sur une protéine qui s’accumule dans la cellule au cours de la nuit puis est désagrégée pendant le jour. Un mécanisme commun à tous les organismes multicellulaires.

Notre montre intérieure n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. Mais l’on sait que lorsqu’elle est malmenée, les effets peuvent être délétères. Ainsi les personnes travaillant la nuit ont plus de risque de développer des problèmes de santé. Le tic-tac de notre horloge n’a pas fini de défier les chercheurs.

Neuf millions de couronnes

Outre le prestige, les trois lauréats du Nobel se partageront la somme de 9 millions de couronnes suédoises, soit environ 937 000 euros. En 2016, le Nobel de médecine était allé au Japonais Yoshinori Ohsumi pour sa contribution à la compréhension du renouvellement des cellules. La médecine est traditionnellement le premier des prix Nobel décernés par les jurys suédois. Suivront la physique mardi, la chimie mercredi, la littérature jeudi, la paix vendredi et le prix d'économie le 9 octobre.

L’importance des rythmes biologiques

Tout le monde sait que l’organisme dort la nuit, est éveillé le jour, mais peu, voire personne - sinon le trio de chercheurs qui vient de recevoir le prix Nobel - ne sait véritablement comment cela fonctionne.

Le Dr Claude Gronfier est spécialiste des rythmes biologiques à l’Inserm. Il explique les risques sur la santé lorsque l’on ne respecte pas les rythmes biologiques :

« A l’heure actuelle, on sait qu’il existe un certain nombre de pathologies qui sont liées à un dysfonctionnement de notre horloge biologique. Le travail de nuit, par exemple, c’est le cas extrême sur notre planète, d’individus qui ont une horloge biologique qui n’est pas synchronisée à leur travail. On leur demande de travailler la nuit, c’est-à-dire pendant la nuit biologique, et on leur demande de dormir pendant la journée, c’est-à-dire pendant leur journée biologique. Et on voit très bien que ça ne fonctionne pas. Vous savez l’Anses a produit un rapport en juin 2016 montrant que travailler de nuit a un ensemble de conséquences sanitaires qui vont de la perte de sommeil aux pathologies psychiatriques, comme la dépression et l’anxiété, jusqu’aux troubles métaboliques, cardiovasculaires et au cancer. Donc perturber l’horloge biologique a des conséquences, comme c’est le cas particulier du travail de nuit, lorsque ces perturbations sont chroniques. »

D’autres pathologies sont également soupçonnées d’être liées au dysfonctionnement de l’horloge biologique comme les maladies dégénératives d’Alzheimer et de Parkinson

RFI

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