La Direction du Parti socialiste (Ps) a pris la décision de ne pas présenter un candidat (socialiste) pour la présidentielle de 2019 et de se ranger derrière le président Macky Sall, candidat de la coalition Bennoo bokk yaakaar (Bby) pour un second mandat. Ce choix des verts de Colobane met fin à la longue rivalité sur la scène politique sénégalaise entre l’Alliance pour la République (Apr) et le Ps, qui a commencé depuis 2009. 

 

Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste (Ps) et compagnie sont finalement passés à l’action, après plusieurs mois, voire années de jeu de yoyo sur fond de guéguerre et de rivalité entre responsables socialistes et «apéristes» autour du leadership de leurs formations respectives. Rivalité qui, rappelons-le, a bien commencé en 2009 alors que les deux partis politiques étaient membres de la coalition Bennoo Siggil Senegaal. Le Ps a finalement décidé, 9 ans après, de se ranger derrière le candidat de l’Apr, le président sortant Macky Sall, qui cherche un second mandat. En effet, réunis le samedi 28 juillet dernier, en Bureau politique, élargi aux Secrétaires généraux de coordination, aux élus nationaux et aux maires, les socialistes ont validé, à l’unanimité, la position du Secrétariat exécutif national de porter la candidature du président Macky Sall à la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019.

 

UNE RIVALITE PS-APR DATANT DEPUIS 2009

 

Il faut dire que cette décision du Bureau politique, qui est l’instance dirigeante de la formation créée par feu le président-poète, Léopold Sedar Senghor, met un terme définitif au débat sur la candidature socialiste pour la prochaine présidentielle mais également à la rivalité Ps-Apr qui, rappelons-le, a bien commencé en 2009 alors que les deux formations politiques étaient membres de la coalition Bennoo Siggil Senegaal. Pour rappel, à l’époque, l’ex porte-parole du Ps, Me Aïssata Tall Sall, dans une sortie dans les colonnes du quotidien Walfadri, avait qualifié l’Apr «de virus qui gangrène la coalition Bennoo». Elle a fait cette sortie suite au refus catégorique des partisans de l’actuel chef de l’Etat de se conformer au principe d’une candidature unique de l’opposition réunie au sein de la coalition Benno Siggil Sénégal.

En réponse à cette sortie de l’actuel leader du mouvement «Osez l’avenir», l’actuel ministre d’Etat, Mbaye Ndiaye, en sa qualité de directeur des structures de l’Apr, avait répliqué sévèrement en précisant, à l’endroit de la responsable socialiste que «le Ps est un parti paternaliste, adepte de la pensée unique, qui n’accepte pas la critique. Aïssata Tall Sall doit savoir que la coalition n’est pas une propriété du Ps, et par conséquent, ce parti ne saurait définir les conditions et les règles dans Bennoo. Les adversaires des socialistes sont le peuple, qui l’a chassé du pouvoir en 2000 et le Pds qui continue de débaucher ses membres et qui a fini par le disloquer.» Ensuite, «ce n’est pas en dix ans qu’un parti politique qui a été rejeté, comme le Ps l’a été, va retrouver le pouvoir. En 2012, ce sera Macky Sall ou personne d’autre. Il est le métis culturel dont le Sénégal a besoin pour faire l’alternance de l’alternance» avait renchéri Mbaye Ndiaye.

 

L’ACTE III DE LA DECENTRALISATION QUI COMPLIQUE L’ELECTION DU MAIRE DE DAKAR

 

En 2013, cette rivalité entre les deux formations politiques prend une nouvelle tournure avec le lancement de l’Acte III de la Décentralisation qui a quasiment dépouillé la Ville de Dakar de sa substance et rendant l’élection d’un maire à Dakar plus compliqué, par la suppression de la liste de Dakar et l’introduction d’un nouveau mode d’élection du maire de la capitale par les élus venant des différentes communes d’arrondissements érigées en communes de plein exercice. Ceci dans le but de déloger, sans doute, Khalifa Sall, Secrétaire à la vie politique du Ps, au poste de maire de la Ville depuis 2009. A la suite de la réélection du responsable socialiste à la tête de la municipalité de la capitale, grâce à sa coalition Taxawu Dakar, la tension entre Apr et Ps n’a de cesse continué de grimper en perspective de la prochaine présidentielle.

 

L’APPAT DU HCCT POUR FAIRE RENTRER LE PS DEFINITIVEMENT DANS LES RANGS

 

Ainsi, de 2014 à la veille du référendum du 20 mars, il ne s’est pas passé un jour sans que l’on note des attaques par presse interposée entre responsables socialistes et aperistes. Mais, depuis la décision du chef de l’Etat de ne pas se conformer  à son engagement de réduire la durée de son mandat présidentiel de 7 à 5 ans, suite à un avis défavorable du Conseil constitutionnel qu’il a avait consulté au préalable sur la faisabilité, et d’organiser un referendum sur ses nouvelles réformes constitutionnelles prévoyant la création d’un Haut conseil des collectivités territoriales, la «tension» s’est calmée un peu entre responsables des deux formations. Ou du moins entre les responsables de l’Apr et les militants socialistes proches du Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng. Dans la mesure où ce sont les partisans de Khalifa Sall qui prendront la relève dans la bataille de positionnement au sujet de la candidature du Ps en 2019.

 

VERS UN AVENIR INCERTAIN POUR LE PS

 

Il faut souligner que cette décision augure également des lendemains incertains pour le Ps, après un règne sans partage à la tête du Sénégal pendant quarante ans. En effet, avec la boulimie affichée par les responsables du parti du président de la République, Macky Sall, qui ne cachent plus leur intention de prendre le contrôle de toutes les collectivités territoriales, y compris celles sous l’emprise de leurs alliés, dont la formation d’Ousmane Tanor Dieng sortie fragilisée des locales de 2014, le Ps risque gros lors des échéances électorales qui vont suivre, notamment les prochaines élections municipales et départementales.

 

Sudonline

Soixante-six départements français ont été placés en vigilance orange canicule par Météo France pour la journée du vendredi 3 août. Le thermomètre affichera par endroits 38 à 40 degrés. Une situation exceptionnelle.

De 34 ce jeudi, ce sont 66 départements qui sont placés en vigilance canicule par Météo-France pour la journée de vendredi. Seule la partie nord-ouest de l'Hexagone reste exclue de cette alerte. Ailleurs, les températures s'élèveront de 17 à 22 degrés le matin et jusqu'à 39 à 40 dans le Sud-Est.

« La particularité de cet épisode caniculaire est sa durée. On s'attend à ce qu'il dure une dizaine de jours, voire plus dans le Sud-Est du pays », indique Olivier Proust, prévisionniste à Météo-France. La France n'avait pas connu un tel épisode caniculaire depuis 2006. A l'époque, plus d'un millier de personnes étaient décédées en raison des fortes chaleurs.

 

Les très fortes chaleurs remontent progressivement vers le nord d'ici demain. Ce week-end : léger fléchissement des températures au nord avant une nouvelle hausse lundi. Pas de réel rafraîchissement avant le milieu de semaine prochaine. 

Les hôpitaux sont en état d'alerte. Selon Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France, les services hospitaliers, déjà saturés, ne seraient pas en mesure de faire face si la canicule se prolongeait comme en 2003, où elle avait été particulièrement meurtrière, soit près de 15 000 morts en trois semaines. « On est déjà à flux tendu », s'est alarmé Patrick Pelloux, alors qu'il était interrogé sur RMC/BFMTV.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn se veut quant à elle rassurante. Un plan canicule doit être déclenché dans « tous les départements touchés » par cette vague de chaleur, évoquant « 70 départements ». Certaines municipalités ont déjà pris des mesures. C'est le cas à Paris, où certains parcs restent ouverts pendant la nuit et des salles rafraîchies sont accessibles dans des établissements publics.

D'après Météo-France, cet épisode caniculaire devrait continuer jusqu'en milieu de semaine prochaine dans le sud du pays. Dans le nord, les températures resteront élevées, avec une remontée en milieu de semaine prochaine, avant un changement plus radical de temps.

VALERY HACHE / AFP

On attend les résultats provisoires du premier tour de l'élection présidentielle malienne du 29 juillet 2018. Et en attendant d'être fixés, les candidats se positionnent en cas de second tour. Les tractations ont commencé autour de certains candidats. A Bamako, les indiscrétions battent leur plein.

Alors que le décompte continue, les états-majors des partis politiques maliens lancent leurs tendances. Elles sont reprises sur les réseaux sociaux, mais restent pour le moment de l'ordre de la rumeur. Car seul le ministère de l'Administration du territoire est habilité à donner les résultats officiels.

Pour Amadou Bah, président de la Commission électorale, les partis politiques devraient d'ailleurs attendre les résultats officiels avant de se lancer dans des pronostics : « Dans les états-majors des partis, nous sommes habitués à ce que tout le monde se dise le premier. Mais officiellement, je ne pense pas qu’on puisse dessiner une tendance. Nous savons qu’au niveau du ministère de l'Administration territoriale, le siège, la Commission nationale de centralisation, on n’est pas à 40% des résultats reçus à ce niveau. Il faut attendre généralement les 70% pour, de façon sérieuse, commencer à se prononcer ». Comme j’ai dit, tout le monde est dans son rôle mais il ne faut pas préparer l’opinion à telle ou telle chose. C'est ça qui est dangereux. »

Qu'à cela ne tienne : en attendant d'être fixés, les candidats se positionnent en cas de second tour. Il y a plusieurs cas de figure, mais s’il s’agit du match retour de 2013, c’est-à-dire un nouveau duel Ibrahim Boubacar Keïta-Soumaïla Cissé, alors, parmi les faiseurs de rois, il y a notamment Aliou Diallo et Cheikh Modibo Diarra.

Le premier est ce qu’on peut appeler un « OVNI politique », c’est-à-dire un objet volant non identifié sur la scène politique malienne. Parce qu'Aliou Diallo est un homme d’affaires prospère. Il y a cinq ans, lors de la précédente présidentielle, il avait soutenu la candidature de l’actuel chef de l'Etat. Mais cette fois-ci, il s’est lancé lui-même dans la course, d’abord contre le même IBK. Et il a fait fort, parce que selon les tendances, il pourrait faire partie du quarté gagnant voire du tiercé - en tout cas le peloton de tête. Son thème de campagne a été l’alternance, rien que l’alternance, une éducation pour ces choix futurs.

Cheikh Modibo Diarra est lui un ancien Premier ministre. S’il fait partie des faiseurs de rois, il ne pourra rien décider au second tour sans son allié, détaille un autre ancien Premier ministre, Moussa Mara. Toujours en cas de second tour, sur le schéma du président sortant retrouvant son adversaire de 2013, il va falloir compter avec d’autres candidats comme Oumar Mariko, l’ancien ministre Amion Guindo ou encore un autre ancien Premier ministre, Modibo Sidibé.

 

RFI

Il n’est pas fréquent de voir un homme politique déclarer sa candidature depuis la geôle d’un pénitencier. C’est pourtant ce qui vient de se passer au Sénégal, où Khalifa Sall, depuis la prison de Reubess, à Dakar, a annoncé officiellement son intention de briguer l’investiture présidentielle en février prochain. Cette décision n’a étonné personne, seul le lieu, une cellule, depuis lequel elle a été prise, a créé la surprise.

Loin des caméras de télévision et des micros

Pour ce type d’annonce on est en effet plus habitué à un plateau de télévision, une conférence de presse, un communiqué dans un journal, lors d’un débat public, etc.  Formulée depuis un mitard la chose est singulière et fera date dans les annales de la vie politique sénégalaise. De là, à créer une jurisprudence …

Procès politique ? 

Rappelons que l’ancien maire de la capitale est incarcéré depuis le mois de mars 2017 pour détournement de deniers publics et qu’il a interjeté appel devant la Cour. Les mauvaises langues diront qu’il a pu mettre à profit tout ce temps derrière les barreaux pour établir un programme alors qu’il clame toujours son innocence et crie au procès politique « avec une procédure à charge uniquement et un empressement pour hâter le procès et son issue ».

Snober la cour ?

Là, où les choses se compliquent c’est que l’intéressé refuse désormais de comparaître devant la Cour d’appel au motif qu’il s’estime condamné d’avance. Boycotter le procès n’est peut-être pas la meilleure stratégie car les juges n’apprécient guère la politique de la chaise vide, au motif notamment qu’ils ont mauvaise conscience à rendre un jugement en l’absence du justiciable. Les procès par contumace ne sont pas leur tasse de thé.

Le compte à rebours est lancé … à 7 mois des présidentielles

Si la condamnation de Khalifa Sall en première instance devait par la suite être confirmée par la Cour de cassation alors sa candidature serait juridiquement irrecevable. A sept mois de l’échéance électorale le temps lui est désormais compté, d’autant qu’on a rarement vu un candidat conduire une campagne depuis son cachot. Et de ce point de vue les cours de récréation d’une maison d’arrêt n’offrent pas la meilleure tribune pour influencer les électeurs à la veille d’un scrutin. 

1erround : Khalifa !

Pour l’heure, avec cette annonce théâtrale, Khalifa Sall a cependant remporté un round médiatique sur le ring judiciaire. Mais la bataille promet d’être encore longue et le risque d’un KO n’est pas exclu.

Le Directeur de la publication

Ichrono  

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