Un spectaculaire incendie s'est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi dans une tour d'habitation du quartier de North Kensington, dans l'ouest de Londres, ont annoncé les pompiers et la police britannique. Les secours ont enregistré «au moins 50 blessés» et des blessés sans toutefois préciser le nombre. Le maire de Londres ajoute que de nombreuses personnes restent portées disparues. Près de deux cents pompiers étaient encore à l'oeuvre à 5h30 (heure locale) pour maîtriser le sinistre.

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Les images sont stupéfiantes. Une large colonne de fumée s'élève dans le ciel encore noir du ciel londonien, ce mercredi matin. Une tour de logements, isolée dans le quartier de North Kensington, à l'ouest de la capitale du royaume, s'est retrouvée totalement submergée par les flammes, dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon les médias britanniques, plusieurs personnes, piégées à l'intérieur de l'immeuble, ont crié à l'aide depuis les fenêtres des étages supérieurs. Certaines ont fabriqué des cordes avec leurs draps pour s'échapper par les fenêtres. Selon le Daily Mail, une personne aurait été aperçue sautant dans le vide, et une fillette a été sauvée du brasier. Les secours évoquent plusieurs morts, de nombreux disparus selon le maire de la capitale Sadiq Khan, et des dizaines de blessés.

L'incendie se serait déclaré au milieu de la nuit, les pompiers ont été appelés peu avant 1h locale. Sur les vidéos prises par les riverains, les badaux ou les médias, la Grenfell Tower, qui compte 27 étages et 120 logements, semble presque entièrement consumée, mais tient encore debout.

Les blessés sont soignées sur place, a déclaré la police sur Twitter,
L'évacuation des résidents, beaucoup encore vêtements de nuit, s'est poursuivie plusieurs heures après l'arrivée des pompiers sur place.

La cause de l'incendie reste inconnue pour le moment, ont précisé les pompiers.

RFI

C’est la fin, ce mardi, du mini-sommet Afrique de Berlin où neuf chefs d'Etat du continent sont réunis à l'invitation d'Angela Merkel, qui préside actuellement le G20. La chancelière veut promouvoir les investissements sur le continent et en parallèle s'attaquer aux causes de l'émigration vers l’Europe.

Avec notre envoyé spécial à Berlin,  Stanislas Ndayishimiye

Pas encore de conclusion générale, mais le Kenya notamment vient de signer une convention pour l’amélioration de la fiscalité. C’est l’Allemagne et l’Italie qui parrainent cette convention académique. La formation du personnel des services kényans des impôts sera assurée par des experts de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’idée, c’est que les pays africains sachent mobiliser leurs propres ressources financières.

Dans le cadre du partenariat du G20 avec l’Afrique, le ministère allemand de la Coopération et du développement a choisi lundi les trois premiers pays africains qui vont bénéficier du programme « Investir pour un avenir commun » : la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Tunisie. Des pays qualifiés de réformateurs notamment par la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD).

L’implication de ces institutions financières internationales consistera à aider les pays du continent, à prendre en charge l’assurance des risques qui inquiètent les investisseurs privés. Les participants à la conférence de Berlin reconnaissent que le défi est immense. Pour avoir une économie capable de faire reculer la pauvreté, l’Afrique a besoin de créer entre 18 et 20 millions d’emplois chaque année. Or elle n’en crée que 3 millions aujourd’hui.

L’Allemagne a annoncé 300 millions d’euros supplémentaires à son apport public au partenariat avec l’Afrique, ouvert à tous les pays. Des futurs partenariats pour les investissements dans le cadre du programme « Compact with Africa » feront l’objet de délibérations entre les pays du G20 et 10 chefs d’Etat et de gouvernement africains, selon un communiqué du ministère allemand de la Coopération et du développement.

RFI

Ce n’est plus une crise migratoire, mais une crise de l’accueil, affirment les associations. Dans le nord de Paris, le centre d’accueil des réfugiés, situé Porte-de la Chapelle, est aujourd’hui débordé. Faute de place, près de 500 migrants campent aujourd'hui dans la rue.

Des duvets sur des cartons, le ciel obstrué par le béton, des échangeurs du périphérique, des centaines de migrants dorment ici jour et nuit à l’entrée de la capitale française, à quelques dizaines de mètres seulement du centre humanitaire de la Porte de la Chapelle, le Centre de premier accueil (CPA), aujourd’hui débordé.

« En fait, ce sont des camps de fortune qui s’installent parce que là, clairement ils sont à 150 mètres de la prise en charge, explique Antoine Bazin, coordinateur de l’association Utopia 56. Donc ça veut dire l’arrêt de la galère, ça veut dire l’arrêt de la rue. Sauf que les conditions font qu’aujourd’hui, c’est très compliquées de rentrer dans le centre, par manque de place. »

Sous les couvertures, les silhouettes ouvrent un œil au passage des bénévoles, armés de pelles et de balais, pour aussitôt le refermer sur leurs rêves sans étoiles. Tiphaine, 24 ans, de l’association Utopia 56 : « Là on nettoie parce qu’ils n’ont pas de sacs poubelle. Ils n’ont pas de matériel pour nettoyer eux-mêmes. Et comme vous pouvez le voir, ils viennent nous aider. C’est aussi nous qui gérons les accompagnements hôpitaux. Donc aujourd’hui, on a six bénévoles qui sont à l’hôpital avec une quinzaine de réfugiés. »

Et les problèmes sont nombreux chez les migrants : « Des vomissements. La gale. La gale, c’est le plus courant. »

« Presque pire qu'en Afghanistan »

Fin de la route migratoire pour ces primo-arrivants. Parmi les duvets réveillés, Mohammed dit venir du Soudan : « Ça fait 11 jours maintenant que je suis ici. Toujours on me dit qu’il n’y a pas de place. Il y a beaucoup de bruit, je ne peux pas bien dormir. C’est très compliqué. »

Compliqué de dormir à quelques centimètres de la circulation parisienne. « Nous tombons malades, il y a les germes, les maladies », ajoute encore Aria et ses amis venus de Kaboul, qui ont amené avec eux la musique du pays. Et d’ajouter, « c’est presque pire que chez nous en Afghanistan ».

RFI

Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis met en garde sur le risque d’un fort taux d’abstention, lors des législatives du 30 juillet prochain, à la suite à la vague généralisée de protestation qui a suivi la publication des listes des candidats. Joint au téléphone par Sud quotidien hier, lundi 12 juin, Dr Moussa Diaw assure que les contestations et la pléthore des listes en compétition constituent des conditions pour que les électeurs décident de rester chez eux ou recourent au vote-sanction, le 30 juillet prochain.

Après la vague généralisée de protestations qui a suivi la publication des listes des candidats retenues pour les élections législatives du 30 juillet prochain, Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger n’écarte pas un déluge de défections dans les rangs des coalitions concernées, le jour du vote. Interpellé hier, lundi 12 juin, sur le sujet, l’enseignant-chercheur a prédit par ailleurs un fort taux d’abstention le jour du vote. Pour cause, souligne-t-il, il est évident que toutes les conditions sont réunies pour que les électeurs décident de rester chez eux ou fassent un vote-sanction le 30 juillet prochain».

«Cette contestation est non seulement en train d’installer un climat politique très tendu dans les rangs des coalitions mais aussi de prendre le dessus sur les programmes et les offres politiques. Cette situation ne rassurera pas le citoyen sur les propositions et les offres politiques des uns et des autres. Dans ces conditions, il me semble que le jour du vote, le citoyen risque de choisir de rester chez lui plutôt que d’aller passer toute la journée à faire la queue sous la chaleur sans pouvoir autant voter», prévient l’enseignant chercheur et analyste politique.

Poursuivant son analyse, Dr Moussa Diaw a estimé que l’autre obstacle qui pèse sur les prochaines élections reste également le nombre élevé de listes en compétition. En effet, selon lui, ce nombre très élevé de listes de coalitions en compétition avec des noms qui se ressemblent parfois pourraient constituer non seulement un risque de rendre plus confus l’effet de transparence recherché dans une élection mais aussi une situation de découragement de bon nombre de citoyens. «Le nombre des listes de coalitions (47) en compétition n-est pas également pour arranger les choses. Beaucoup de citoyens pourraient aussi choisir de ne pas se rendre dans leur bureau de vote par peur d’y passer leur journée sans être sûrs qu’ils vont pouvoir accomplir leur devoir civique. Toutes ces raisons me font croire qu’on va vers des élections avec un taux d’abstention jamais enregistré au Sénégal si les acteurs ne s’accordent pas sur une solution pour faciliter le vote des citoyens ».

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