Selon Idrissa Seck, président du parti Rewmi, la victoire de la coalition de Benno bokk yakaar à Dakar est une «victoire usurpée, obtenue au prix d'une grande régression démocratique». Dans une déclaration audio et écrite hier, mercredi 3 août, l’ancien Premier ministre, estimant que Macky Sall, en vue de 2019, cherche à éliminer ou à affaiblir tous ses adversaires afin de s'ouvrir un grand boulevard pour la future élection présidentielle, invite les Sénégalais à une très grande vigilance pour préserver notre pays.

Le président du parti Rewmi conteste la «victoire usurpée, obtenue au prix d'une grande régression démocratique» de la coalition Benno Bokk Yaakaar à Dakar. Idrissa Seck se prononçait hier, mercredi 3 août à Thiès, lors d’une déclaration audio et écrite sur les résultats des législatives à Dakar, rendus publics par la commission départementale de recensement des votes qui attribue à la liste de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) la victoire dans la capitale avec 114 603 voix devant la liste de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts) dirigée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, qui totalise 111 849 voix. Idrissa Seck a indiqué «qu’il est clair et établi qu'un coup de force est tenté par le camp présidentiel afin de priver les Dakarois de leur victoire».

Estimant que la confiance renouvelée à leur maire, Khalifa Ababacar Sall, est incontestable et sans équivoque, l’ancien Premier ministre par ailleurs tête de liste départementale de Mankoo Taxawu Senegaal à Thiès a notamment dénoncé les conditions d’organisation de ces législatives qui, dit-il, se sont déroulées dans une confusion totale mais aussi se prolongent à travers une volonté affichée du camp présidentiel de procéder à un holdup électoral. «Depuis l'élection chaotique de la présidentielle de 1988, aucune élection n'a été organisée de manière aussi frauduleuse que celle qui s'est produite le dimanche 30 juillet 2017», dénonce l’ancien Premier ministre qui ajoute par ailleurs que cette «posture anti-républicaine, préjudiciable à notre démocratie et les stratégies multiples du camp présidentiel ont fini par éloigner le scrutin du respect de toutes les normes de transparence et de sincérité».

Considérant que «notre fichier électoral a été́ manipulé et les cartes d’identité́ distribuées sélectivement sur des bases partisanes», Idrissa Seck soutient que ces «stratégies en question ont aussi honteusement influé sur les résultats du vote dans d'autres départements du pays, notamment à Guédiawaye avec la tête de liste de notre coalition Malick Gackou»

MACKY VEUT PLIER ET DOMESTIQUER LA DEMOCRATIE SENEGALAISE EN VUE DE 2019

Lors de cette déclaration faite devant les médias dans sa ville de Thiès où il a remporté ces élections au niveau des trois communes avant de perdre le département,  le président du conseil départemental de Thiès ne s’est pas seulement contenté de dénoncer ce qu’il qualifie de «coup de force tenté par le camp présidentiel afin de priver les Dakarois de leur victoire». En effet, laissant entendre qu’«il est clair que Macky Sall en vue de 2019, cherche à éliminer ou affaiblir tous ses adversaires afin de s'ouvrir un grand boulevard pour la future élection présidentielle», l’ancien Premier ministre a notamment invité les Sénégalais à faire bloc contre cette «volonté́ du président de la République de plier et domestiquer la démocratie sénégalaise en la ramenant à son niveau le plus bas».

«J'exhorte le président de la République à se ressaisir, à faire preuve de sagesse et de dévouement à son pays au lieu de gérer ses intérêts personnels. Sa conduite des élections a entaché l'image du Sénégal», lance le président du parti Rewmi qui exhorte également l’administration à rester équidistante des partis politiques à ne pas se laisser entraîner dans des aventures périlleuses qui affectent sérieusement la démocratie sénégalaise». Poursuivant son propos, l’ancien maire de Thiès, soulignant que le «désordre nait de l'injustice», a aussi exhorté la justice «à être juste» et les médias «à ne pas se laisser manipuler par des conférences de presse organisées à 3 heures du matin et à jouer le rôle d'information libre et objective qui est censé être le leur».

Le président du parti Rewmi a conclu en invitant le peuple sénégalais à prendre non seulement son destin en main en refusant les complots politiques d'une époque révolue, mais aussi à une très grande vigilance pour préserver notre pays et empêcher le président de la République de poursuivre son entreprise malveillante, personnelle et antidémocratique.

SudOnline

Stephen McGown, ressortissant sud-africain enlevé par le groupe al-Qaïda au Maghreb islamique en 2011, est libre. Il avait été kidnappé dans un restaurant de Tombouctou, dans le nord du Mali, en même temps qu'un Néerlandais, Sjaak Rijke, libéré en 2015, et qu'un Suédois, Johan Gustafsson, libéré cette année au mois de juin.

« Notre compatriote Stephen McGown a été libéré le 29 juillet 2017. Nous sommes heureux qu'il soit libre », a déclaré la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, lors d'un point presse à Pretoria qui lui a souhaité « un excellent retour chez lui », sans apporter de précisions sur les circonstances de sa libération.

« Pas de rançons », assure le gouvernement

Elle a également soigneusement évité de répondre aux questions portant sur le versement d’une éventuelle rançon. « Le gouvernement sud-africain ne paie pas de rançons », a-t-elle martelé. « C’est pourquoi je veux surtout insister sur le travail que nous avons mené ces six dernières années : parler avec le gouvernement malien, entrer en contact avec les preneurs d’otages comme nous savons le faire. C’est ce que nous pouvons confirmer aujourd’hui. »

Le père de Stephen McGown s’est également exprimé. Soulagé, Malcom McGown assure que son fils est en bonne santé : « Quand je l’ai serré dans mes bras, il était aussi fort qu’auparavant. Je peux donc dire qu’il a été bien traité là-bas. Le gouvernement a travaillé depuis le début. Cela a pris du temps, mais nous y sommes. Et je suis heureux de dire que mon fils va bien, qu’il est en bonne santé, et que son esprit est aussi aiguisé que d’habitude. »

La femme de Stephen McGown, Catherine, a également pris la parole lors de ce point presse, pour raconter ses retrouvailles. « Il est arrivé, il m’a regardée et il m’a dit : "Oh ! Tes cheveux ont poussé !" Et je lui ai répondu : "En fait, tes cheveux sont encore plus longs que les miens maintenant ! », a-t-elle raconté, la voix chargée d’émotion. La mère Stephen McGown, elle, n'était pas présente. Son décès, un peu plus de deux mois avant la libération de l’otage sud-africain, avait marqué les esprits en Afrique du Sud.

Enlevé le 25 novembre 2011

Stephen McGown avait été enlevé par des hommes armés en même temps que le Néerlandais Sjaak Rijk et le Suédois Johan Gustafssone, le 25 novembre 2011, alors que les trois hommes se trouvaient sur la terrasse de leur hôtel de Tombouctou. Lors du rapt, un Allemand avait résisté et avait été abattu. L'enlèvement avait par la suite été revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le Néerlandais Sjaak Rijke avait été libéré le premier, en 2015, par les forces spéciales françaises. Le Suédois Johan Gustafsson avait pour sa part recouvré la liberté au mois de juin dernier, après plus de cinq ans de captivité. Il avait alors affirmé avoir été détenu avec Stephen McGown et indiqué que ce dernier était globalement en bonne santé.

Une vidéo du groupe de Iyad Ag Ghali

Le 31 juin, à la veille du sommet du G5 Sahel, le Sud-Africain qui vient de recouvrer la liberté faisait partie des six otages présentés dans une vidéo de la coalition terroriste dirigée par Iyad Ag Ghali, le « Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans », qui regroupe notamment Aqmi.

Assez maigre, les traits tirés, Stephen McGown paraissait alors assez affaibli et abattu psychologiquement. « Cela fait une dizaine de vidéos que je fais, je ne sais plus trop quoi dire », confiait-il, avant d'ajouter, après un moment d'hésitation : « Si quelqu'un, qui que ce soit, peut m'aider... »

Selon l'agence de presse Reuters citant les autorités sud-africaines, aucune rançon n'a été versée en échange de cette libération.

RFI

En France, c'est la fin d’une époque à l'Assemblée nationale. La loi de « moralisation de la vie publique » va mettre fin à certains privilèges comme l’indemnité représentative de frais de mandats, qui permettait à l’élu de ne pas avoir besoin de justifier ses dépenses. Mais le bureau de l’Assemblée nationale a décidé d’aller encore plus loin mercredi 2 août 2017, en supprimant notamment le régime de retraite des parlementaires.

Jusqu'à présent, les députés bénéficiaient d’un régime spécial de retraites, certes réformé en 2010, mais qui permettait tout de même aux élus de toucher une retraite de près de 1 200 euros par mois après un mandat de seulement cinq ans. Un système très avantageux, auquel le bureau de l’Assemblée a décidé de mettre un terme mercredi 2 août, en validant l’alignement sur le droit commun de ce régime de retraite. Désormais, les conditions de retraite des députés seront celles de la fonction publique, un changement qui sera immédiat, mais pas rétroactif.

Cette suppression était une promesse de campagne du candidat Macron. Mais le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas limité le changement au seul régime de retraite, il a également validé l’alignement sur le droit commun de l’allocation chômage des députés. Autre modification : les avantages sur les transports dont bénéficiaient certains anciens parlementaires et leur conjoint sont supprimés, ce qui devrait permettre, selon la présidence de l’Assemblée, d’économiser 800 000 euros par an. Ces mesures font écho à celles présentées dans la loi de moralisation de la vie publique, une loi actuellement en débat au Parlement.

RFI

Ces dernières semaines, plusieurs médias avaient annoncé le départ imminent du Brésilien Neymar vers le PSG, propriété d'un fonds souverain qatari, prêt à payer les 222 millions d'euros de la clause libératoire de son contrat avec le Barça. Cette fois, le contrat mirobolant est en passe d'être signé. Neymar serait attendu vendredi 4 août à Paris.

Après plusieurs semaines de tractations et de rumeurs en tout genre, la star brésilienne Neymar va intégrer l'effectif du Paris Saint-Germain. L'attaquant de la Seleção, aura été le grand protagoniste du feuilleton des transferts de l'été, depuis que différents médias avaient annoncé que le PSG, propriété d'un fonds souverain qatari, était prêt à payer les 222 millions d'euros de la clause libératoire de son contrat avec le Barça. Une somme record après les 105 millions d'euros, hors bonus, dépensés à l'été 2016 pour le transfert de Paul Pogba de la Juventus Turin à Manchester United.

« Que veut-il ? Plus d'argent ou plus de titres ? »

Mercredi 2 août, après un passage en Chine pour sa promotion et une escale à Dubaï, le joueur de 25 ans avait quitté l’entraînement au Barça et avait dit au revoir à ses anciens coéquipiers.

Durant ce feuilleton, Neymar est toujours resté muet sur son avenir, quand d’autres prenaient la parole à sa place. Le défenseur du Barça Gerard Piqué, avait lâché sur ESPN: « Tout le monde le veut, mais il faut qu'il se décide en fonction de ses priorités. Que veut-il ? Plus d'argent ou plus de titres ? » Pour son dernier match sous le célèbre maillot « blaugrana », Neymar a remporté le premier classico de la saison face au Real Madrid (3-2).

« On attend, pour moi, c'est un joueur du Barça », avait martelé son entraîneur Ernesto Valverde. En réalité, le club catalan tremblait en coulisses alors que les rumeurs du départ de Neymar pour le PSG ne dégonflaient pas et qu'un certain fatalisme commençait même à poindre chez ses coéquipiers et dirigeants. La cote du Brésilien chez les supporters du Barça a largement dégringolé. Certains se sentent « trahis ».

La presse espagnole n’a pas été tendre avec lui. « Neymar part comme il est venu, d'embrouille en embrouille, et les poches pleines », estime El Pais, évoquant son transfert au Barça en 2011 qui a valu des poursuites en justice au joueur brésilien comme au club catalan.

Neymar « s'en va pour l'argent. Seulement pour l'argent », constate, amer, Sport, journal qui se consacre au Barça, dont la Une est barrée d'un énorme « Hasta nunca ! » (A jamais !).

Le FC Barcelone a même bloqué le paiement d’une prime de 26 millions d’euros à Neymar, dans l’attente de savoir si désormais le joueur le plus cher de l’histoire rejoignait le Paris SG. Dans le club de la capitale, Neymar devrait toucher 30 millions d’euros net par an de salaire (le double du Barça), sans compter la prime à la signature, l’argent des droits à l’image et les sponsors privés.

L'UEFA pourrait éplucher ce transfert record

Le président de la Ligue espagnole de football, Javier Tebas, avait annoncé dimanche 30 juillet à une radio qu'il allait saisir l'UEFA d'une plainte visant le Paris SG pour non-respect des règles de fair-play financier imposées aux clubs, dans le cadre d'un éventuel transfert de Neymar. L'organisation ne devrait pas agir avant le transfert officiel. « Le PSG ne peut avoir des comptes où les droits commerciaux du club dépassent ceux du Real Madrid ou du Barça... c'est impossible », avait déclaré Javier Tebas.

« Cela veut donc dire que le Qatar (propriétaire du club) injecte des fonds, en violant les règles de fair-play financier de l'UEFA et les règles en terme de concurrence de l'Union européenne et ça, on va le dénoncer », avait-t-il ajouté. « Il y a deux mois j'ai reçu à La Liga le président du PSG et je lui ai dit ce que nous allions faire et pour quelles raisons. Il s'est fâché et m'a dit qu'il ne comprenait pas pourquoi. La Liga doit défendre nos clubs dans ces situations », a-t-il aussi déclaré au journal Mundo deportivo.

Selon le site internet de l'ESPN, le Barça souhaitait également que l'ICFC, l'instance disciplinaire qui doit faire respecter le fair-play financier et a déjà sanctionné le PSG en 2014, se penche sur le montage financier de ce nouveau transfert. L’UEFA avait déjà imposé au PSG une sanction de 60 millions d'euros et des restrictions en termes d'inscription de nouveaux joueurs même si cette deuxième sanction avait été levée un an plus tard.

Avec le Barça, Neymar a remporté entre autres deux titres de champions d’Espagne, trois Coupes du Roi et une Ligue des champions. Un titre européen que Paris rêve de gagner avec lui.

RFI

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La chronique de Pape
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