La très attendue réunion du Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (APR), a été reportée à une date ultérieure. Un report qui s’explique doublement.

D’abord, le décès de l’huissier Sow qui travaillait au palais présidentiel, ensuite le retour tardif du Chef de l’Etat de l’Afrique du Sud hier, vendredi 05 mai, informent des sources dignes de foi. 

Le Président de la République prenait part au Forum économique mondial de Durban avec pour thème : «l’Afrique dans le nouveau contexte mondial». En effet, c’est avec 16h 30mn que la Pointe Sarène a atterri sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor alors que la réunion du secrétariat exécutif national avait été programmée à 17h.

Rappelons que le président de l’APR avait convoqué d’urgence cette réunion à partir même de l’Afrique du Sud suite à des sorties, à la limite, injurieuses entre des membres de son parti.

La guéguerre qui mine actuellement le parti présidentiel, culminant avec des invectives publiques entres responsables (Moustapha Diakhaté, Yakham Mbaye, Alioune Sall) n’ont pas seulement fini par désappointer le président de l’Apr, Macky Sall lui-même, au point qu’il ait diligenté depuis l’étranger une réunion expresse du secrétariat exécutif national de son parti, finalement reportée à une date ultérieure.

Le clash entre responsables apéristes de premier rang (le président du groupe parlementaire de la majorité, le secrétaire d’Etat à la communication et le maire d’un bastion électoral comme Guédiawaye) ébouriffe au plus haut point les alliés de l’Apr au sein de la coalition présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar. Raison suffisante pour certains d’entre eux de tirer la sonnette d’alarme et de siffler la fin de la récréation. Surtout quand ils prennent compte de la dynamique unitaire de l’opposition en route vers les législatives, à travers  Mankoo Taxawu Senegaal. Une dynamique unitaire que Moustapha Fall Che de Macky 2012, Samba Sy du Pit et Cheikh Lô d’Aj/Pads  semblent cependant réduire à sa portion la plus congrue.

MOUSTAPHA FALL CHE, COORDONNATEUR DE LA COALITION MACKY 2012 : «Tout le monde doit rentrer dans les rangs…»

Le risque de voir cette tension qui mine certaines formations de la mouvance présidentielle impacter sur les prochaines législatives pour notre coalition est évidente. Mais, cette situation se comprend, c’est toujours ainsi à la veille des joutes électorales. Les ambitions se heurtent, il y a un choc de l’ambition personnelle sur l’ambition générale et la crise au sein des coalitions ne date d’aujourd’hui et ce n’est pas demain la fin. Mais, il faut tout faire pour y mettre un terme, nous devrons aller vers ces élections législatives de la plus belle manière, sereine, avec beaucoup de sérieux. Il faut aussi que les opérations de choix des candidats devant être investis sur les listes se fassent dans la plus grande démocratie et dans la plus grande transparence.  Cela dit, je pense que le président de la République qui se trouve être par ailleurs le président de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar ne va pas tarder à siffler la fin de la récréation. Tout le monde doit rentrer dans les rangs pour qu’on puisse aborder ces législatives dans l’unité et la camaraderie.

Maintenant, s’agissant de la démarche unitaire de l’opposition, je pense que c’est normal. À l’époque, quand nous étions dans l’opposition, nous avons fait pareil. Je trouve normal qu’ils se réunissent, ils se sont rendus compte que, séparément ou avec de petites coalitions, ils ne peuvent rien contre le président de la République. Mais, cela ne veut pas dire que c’est terminé, ils ont une chance de gagner. Non, l’unité toute seule ne suffit pas puisque zéro plus zéro, c’est toujours zéro. En plus de cette unité, il faut que l’opposition travaille également pour le peuple sénégalais.

DR CHEIKH LO, DIRECTEUR DE CABINET POLITIQUE DE LANDING SAVANE (AJ-PADS) : «Je lance un appel à nos camarades de l’Apr pour qu’ils taisent leurs querelles…»

Je voudrais dire que notre coalition ne date pas d’aujourd’hui et nous avons traversé des situations difficiles. Aujourd’hui, ce que nous traversons concerne le parti présidentiel. C’est vrai que l’Apr est la locomotive de la coalition, mais nous constatons que c’est un problème qui est en train d’être réglé de manière interne au sein de l’Apr. Nous pensons que ce qui est important, c’est que des décisions soient prises. Nous avons réussi à maintenir une coalition depuis cinq ans, une coalition qui fait plus de 10 coalitions, ce n’est pas facile. Donc, je trouve que ce sont des problèmes que nous sommes en train de régler et bientôt vous verrez que ça va passer. Cet incident survenu entre certains membres de l’Apr est le seul dans toute la coalition. Et pourtant, nous sommes en plein dans la confection des listes au niveau des départements.

Pour ce qui est de la dynamique unitaire de l’opposition, j’attends de voir des résultats. C’est vrai que c’est effectif. Mais, mettre en place une coalition est une chose, la faire fonctionner en est une autre. Si vous faites la remarque, sur les 10 signataires de cette coalition, les 7 sont issus de notre coalition Bennoo Bokk Yaakaar. A un moment de l’histoire, ils sont partis. Ce qui me réconforte est que c’est une opposition qui se cherche depuis plus de 4 ans. Ils ont mis beaucoup de cadres d’actions, tel que le Fpdr, etc. Ça n’a jamais fonctionné. Mais, ce que je leur demande par contre, c’est de se positionner et de sortir des arguments par rapport à la politique qui est déroulée par le président et de ne pas faire de la politique politicienne. Nous sommes tous des acteurs du pays. Aujourd’hui, les Sénégalais pensent que les politiciens ne pensent qu’à eux. Ce qui est important, c’est de développer des arguments, mais de ne pas nous tympaniser avec certaines questions qui ne nous mèneront à rien. Aujourd’hui, il y a des résultats qui sont là, aussi bien sur le plan économique que social et nous demandons à l’opposition d’apporter la plus-value. 

Moi, je n’ai pas de doute. Nous sommes aujourd’hui unis. Nous sommes en train de resserrer les rangs. Nous allons maintenir la cadence pour gagner les grandes batailles de notre pays, notamment l’émergence et le renforcement démocratique. Les populations ne sont pas dupes, elles sont éveillées et elles vont prendre position le moment venu. Je pense que ce qui est important, c’est la stabilité, la paix de ce pays. Pour cela, le président Macky Sall est en train de poser des jalons pour amener le pays très loin. Maintenant, nous sommes en train de travailler dans le calme, dans la sérénité. Je lance, qu’en même, un appel à nos camarades de l’Apr pour qu’ils taisent leurs querelles pour que nous travaillons pour la réussite du président. Le président est assez clair, on n’a pas besoin de ces querelles pour aller de l’avant.

SAMBA SY, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU PARTI DE L’INDÉPENDANCE ET DU TRAVAIL (PIT) :  «Quand on a la prétention de diriger la cité, on doit se...»

L’enjeu pour les prochaines législatives est celui de la stabilité, de l’unité nationale et de la paix civile mais aussi d’une continuité dans le sens du progrès partagé. Sous ce rapport, je puis vous dire que le bilan des cinq années de Bennoo Bokk Yaakaar est largement bon. Cependant, la grosse question qu’il faut se poser, c’est avons-nous les raisons de vouloir changer le système actuel pour ramener l’ancien qu’on avait décrié et changé. Ma réponse est sans équivoque, nous devons travailler à consolider les acquis et à les amplifier pour le bien des Sénégalais en donnant au président une large majorité. Maintenant qu’il y ait ici ou là quelques hésitations à la veille d’une campagne électorale telle que celle des législatives, cette situation peut se comprendre. Mais l’essentiel, c’est que les membres de Bby conservent la même ligne d’horizon et n’entendent pas en déroger.

Pour autant, cela ne veut pas dire que les problèmes actuels ne sont pas complexes. Sous ce rapport, nous déplorons le comportement de certains responsables qui ne renforcent pas la cohésion et l’esprit d’équipe dans Bennoo Bokk Yaakaar. Il y a un effort que nous devons faire sur nous-mêmes et je parle de tous les acteurs politiques de quelque bord qu’ils soient. Quand on a la prétention de diriger la cité, on doit se sentir en mission et cela commande une certaine aptitude éthique et un mode d’être.

S’agissant de la déclaration d’intention de l’opposition de mettre en place la coalition Mankoo Taxawu Sénégal, je pense qu’il faut regarder cette démarche de tout près. Après l’intention, il y a le passage à l’acte. Est-ce que toutes ces personnes dont certaines, à mon avis, méritent égards et considérations vont se retrouver avec ceux que nous avions défaits, il y a peu, à cause de ce qu’ils ont fait, pour aller ensemble à ces élections. 

SudOnline

L'ancien président mauritanien Ely Ould Mohamed Vall est décédé vendredi 5 mai. Il serait mort subitement d'une crise cardiaque alors qu'il se trouvait dans la région de Zouérate au nord du pays. Son corps a été rapatrié par avion militaire et la Mauritanie a décrété un deuil de trois jours à compter de ce vendredi. Ancien patron de la sureté de l'Etat Ely Ould Mohamed Vall a présidé la transition de 2005 à 2007 après le renversement de Maaouya Ould Taya.

Une silhouette élancée, une épaisse moustache poivre et sel et de fines lunettes. Ely Ould Mohamed Vall était un homme imposant par sa taille mais d'un naturel réservé et discret en société, un colonel qui aimait lire et se retirer dans le désert à l'écart de l'agitation de la capitale.

Militaire de carrière, il se fait connaître lorsqu'il devient directeur général de la sureté de l'Etat à la fin des années 80. Il restera vingt ans à ce poste de l'ombre. Jusqu'à ce fameux mois d'août 2005 où il se retourne contre le président Maouya Ould Taya qu'il servait jusque-là. Dans ses habits kaki de militaire il prend alors la tête du CMJD, la junte qui conduira la transition démocratique de 2005 à 2007.

C'est lui qui fera en sorte que le nombre de mandats présidentiels soit limité à deux dans la Constitution. Ely, comme l'appellent les Mauritaniens, avait promis de ne pas être candidat à sa propre succession, il tient parole et quitte le pouvoir en 2007 avec les félicitations de la communauté internationale.

Un an plus tard il s'oppose catégoriquement au coup d'Etat mené par son ancien compagnon de route et cousin Mohamed Ould Abdelaziz. C'est l'année de la rupture. Sans adhérer à aucun parti, et sans jamais faire de vague faute de véritable assise populaire, Ely Ould Mohamed Vall est depuis resté un des plus virulents détracteurs du pouvoir. Il y a quelques semaines encore il s'était élevé contre le projet de référendum constitutionnel prévu le 15 juillet. Un projet qu'il avait l'intention de faire échouer.

RFI

Monaco est proche du titre de champion de France, 17 ans après son dernier sacre, mais doit éviter la décompression post-Ligue des champions face à Nancy samedi (20h00), pour le compte d'une 36e journée où le PSG peut enfoncer la lanterne rouge bastiaise.

. Monaco, gérer l'après Juve

Le club de la Principauté a pris un coup sur la tête mercredi à domicile en demi-finale aller de Ligue des champions. La jeune équipe de Leonardo Jardim a été dépassée par une "Vieille dame" italienne beaucoup plus expérimentée à ce niveau, la Juventus Turin, victorieuse 2-0. Il faut maintenant vite revenir à la Ligue 1, où Monaco a toutes les cartes en main.

Les Monégasques ont en effet trois points d'avance sur le PSG, alors qu'ils comptent un match en retard et disposent d'une différence de buts largement supérieure. Il ne leur manque plus que six points pour assurer le titre. En quatre rencontres, à Nancy, contre Lille, Saint-Etienne et Rennes, cela semble largement à leur portée.

Mais Jardim a parfaitement compris qu'il pouvait y avoir un coup de mou après la déception face à la Juve. En conférence de presse, l'heure était donc à la mobilisation générale avant ce déplacement à Nancy. "Une victoire là-bas pourrait nous donner une grande possibilité de gagner le championnat. Mon message avec mes joueurs, c'est qu'il faut gagner le prochain match. Ce n'est pas vrai que le PSG et Nice sont dehors", a martelé l'entraîneur.

. Derniers assauts parisiens

Le PSG sait qu'il a sans doute laissé échapper le titre le week-end dernier en chutant sèchement à Nice (3-1). Il faut tout de même essayer d'entretenir un semblant d'espoir et surtout viser une nouvelle couronne en Coupe de France, le 27 mai contre Angers, pour terminer sur une note positive cette saison en deça des attentes.

Samedi à 17h00, les Parisiens reçoivent Bastia au Parc des Princes. Unai Emery est privé de plusieurs cadres, dont le milieu offensif Angel Di Maria et la sentinelle Thiago Motta, suspendus après leurs cartons rouges à Nice. En défense, Kimpembe est également suspendu après une série de cartons jaunes. Et il faudra trouver un joueur pour le couloir gauche, pour pallier le probable forfait de Maxwell (cheville), alors que Kurzawa est déjà blessé (genou).

Pour le club corse, lanterne rouge de L1, ce déplacement à Paris ne simplifie pas une mission maintien déjà compliquée. Au moins les Bastiais pourront-ils se dire qu'ils ont évité un retrait de points jeudi soir devant la commission de discipline de la LFP, qui statuait sur les violents incidents du 16 avril et le match interrompu contre Lyon. Ils ont finalement perdu la rencontre sur tapis vert, et écopé d'une série de sanctions dont leurs deux prochains matches à domicile à huis clos et délocalisés sur terrain neutre. Mais ils ont toujours 31 unités au compteur - contre 33 pour Dijon et Caen, et 32 pour Nancy - et un mince espoir de se sauver à trois journées de la fin.

. Pour qui la 5e place ?

En clôture du week-end, Marseille n'aura pas la tâche facile en accueillant Nice. Les Marseillais sont toujours à la lutte pour la 5e place, occupée par Bordeaux. Elle leur garantirait une qualification en Europa League, l'objectif que s'est fixé Rudi Garcia cette saison. Mais les Niçois sont en forme. Leur dernière défaite remonte au 4 février et l'Italien Mario Balotelli a inscrit quatre buts lors de ses quatre derniers matches.

Programme de la 36e journée de Ligue 1:

Vendredi:

Saint-Etienne - Bordeaux 2 - 2

Samedi:

(17h00) Paris SG - Bastia

(20h00) Guingamp - Dijon

Lille - Metz

Lorient - Angers

Nancy - Monaco

Toulouse - Caen

Dimanche:

(15h00) Rennes - Montepellier

(17h00) Lyon - Nantes

(21h00) Marseille - Nice

NB: Le classement a été modifié après la défaite sur tapis vert de Bastia contre Lyon, décidée par la commission de discipline de la LFP à la suite des incidents du 16 avril.

NDLR: Les 2 premiers sont qualifiés directement pour la Ligue des champions (C1).

Le 3e est qualifié pour le 3e tour préliminaire de qualification de la C1.

. Les 2 derniers sont relégués en Ligue 2.

Le 18e disputera sa place en L1 lors d'un barrage en matches aller/retour avec le 3e de Ligue 2.

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A nos sœurs et frères-Ne
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