C'est un pied de nez à Laurent Wauquiez et une nouvelle illustration de la division de la droite. A cinq jours du premier tour de l'élection à la présidence des Républicains (LR), Maël de Calan, quasi inconnu du grand public, a reçu le soutien d'Alain Juppé lors d'une conférence de presse à Bordeaux.

Lorsqu'il arrive, Alain Juppé fait mine d'être étonné par le nombre de journalistes : « Une déclaration qui déchaîne l’enthousiasme ! ». A seulement cinq jours d'une élection dont Laurent Wauquiez est le grand favori, le maire de Bordeaux apporte pourtant son soutien à Maël de Calan, chantre de la droite modérée : « Je ne fais pas campagne dans le cadre de cette élection, mais à titre personnel, mon choix est fait. Et je lui apporterai donc mon suffrage. »

« Ce que j’aime en lui, poursuit Alain Juppé, c’est d’abord l’homme qu’il est. J’aime aussi ses idées, c’est un homme de droite, d’une droite humaniste qui met la dignité de la personne humaine et le respect d’autrui au cœur de tout. » Pour enfoncer le clou, Alain Juppé motive sa décision : s'il vote Calan, c'est entre autre pour sa position face à l'extrême-droite, « il ne se contente pas de récuser toute alliance avec le Front national, cela va de soi. Il combat vigoureusement les idées du Front national. »

Une pique adressée à Laurent Wauquiez qui donne des ailes à Maël de Calan. Une heure plus tard, l'homme anime une réunion militante à quelques kilomètres de là : « Je suis très heureux d’être à Bordeaux. Je suis fier qu’Alain Juppé tout à l’heure m’ait apporté son soutien. » La grande question est désormais celle de l'impact de cette annonce d’Alain Juppé. Peut-elle permettre à Maël de Calan de faire un score dimanche lors de l’élection ? Réponse dimanche 10 décembre au soir.

RFI

Emmanuel Macron a débuté ce mercredi sa première visite en tant que président français en Algérie où il dit se rendre « en ami », refusant d'être « otage du passé » douloureux entre Paris et son ancienne colonie. Lors de cette visite consacrée à la coopération économique ou encore à la lutte antiterroriste, la question de la mémoire est inévitable. Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait marqué les esprits en Algérie en déclarant que la « colonisation était un crime contre l’humanité ».

Avec notre envoyé spécial à Alger, Anthony Lattier

Après avoir déposé une gerbe au monument des martyrs de la guerre d'Algérie, Emmanuel Macron s’est adonné à l’un de ses exercices favoris : le bain de foule. Au son des youyous et de la cohue, le président français s’est rendu à pied dans une artère commerçante en plein centre-ville.

Les habitants, réunis dans la rue et aux fenêtres, lui ont réservé un accueil chaleureux sous le soleil et le ciel bleu l’Alger. Emmanuel Macron s’est ensuite engouffré dans une librairie, avant d’aller déjeuner avec des personnalités de la société civile algérienne.

Approfondir le partenariat

L'enjeu de cette première visite du président français à Alger est d’approfondir le partenariat que l’Elysée juge spécial entre la France et l’Algérie en raison de leur histoire commune. Emmanuel Macron veut ainsi se tourner vers l’avenir et construire une nouvelle relation avec le pays.

La lutte contre le terrorisme au Sahel est aussi au menu de cette visite. Paris voudrait impliquer davantage Alger. Enfin, comme la semaine dernière au Burkina Faso, au Ghana et en Côte d’Ivoire, le président français est venu aborder la coopération économique entre les deux pays. Ce sont surtout les jeunes entrepreneurs qui accompagnent le président français. Emmanuel Macron devrait donc aborder tous ces dossiers avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, lors d’une rencontre qui aura lieu dans sa résidence privée.

Emmanuel Macron veut convaincre la nouvelle génération

Lors de cette visite à Alger, le président français entend notamment s'adresser aux jeunes de sa génération qui n'ont pas connu les périodes coloniales. L’une des préoccupations principales des Algériens, notamment des jeunes, est la question des visas. Ils souhaitent plus de facilité pour circuler, comme l’explique cette jeune cheffe d'entreprise : « J’ai fait trois demandes, j’ai eu trois refus, alors que je suis cheffe d’entreprise. Moi, j’aurais aimé avoir cette facilité-là de tout de suite pouvoir partir en France voir mes clients, voir mes partenaires, pour pouvoir assister à des événements. J’ai eu des invitations à des événements, etc. auxquels je n’ai pas pu me rendre ».

RFI

Pour son dernier match de la première phase de la Ligue des champions (groupe B), ce 5 décembre, le PSG s'est incliné en Allemagne face au Bayern Munich (3-1). Après le revers subi samedi à Strasbourg, le club parisien enchaîne une nouvelle contre-performance. Mais à la faveur de sa victoire à l'aller contre les Bavarois, Paris termine en tête de son groupe.

Il y a deux lectures possibles de ce match disputé à l'Allianz Arena ce mardi 5 décembre entre le Bayern Munich et le PSG. La première, négative, douche l'enthousiasme des supporters parisiens: leur équipe a perdu dans ce choc avec les champions d'Allemagne (3-1). La seconde, positive, retient cette information: le PSG termine premier du groupe B devant le Bayern Munich.

Le PSG a tremblé à la pause

La rencontre a mal débuté pour les visiteurs. Unai Emery a eu beau aligner son équipe-type du moment, le Bayern a vite pris les devants quand Robert Lewandowski s'est retourné dans la surface pour ouvrir le score de près (8e). La défense parisienne s'est arrêtée, pensant le Polonais hors-jeu. Les images démontreront qu'il l'était bien, mais l'arbitre n'a pas bronché.

Peu inspirés dans leurs actions malgré quelques branderilles, les Parisiens ont à nouveau cédé quand Corentin Tolisso a smashé de la tête sur un centre de James Rodriguez (38e). A 2-0, Paris s'est mis à trembler; mathématiquement, sa première place dans le groupe B était alors très menacée. Et le souvenir du cauchemar barcelonais commençait à se réveiller dans les mémoires parisiennes.

Thiago Silva blessé, Tolisso assomme Paris

La pause a permis aux Rouge et Bleu de se remettre la tête à l'endroit. Sur une passe lobée parfaite d'Edinson Cavani, Kylian Mbappé a relancé les siens de la tête (50e), confirmant les meilleures intentions du PSG. Sven Ulreich, le portier du Bayern, a dû s'employer plusieurs fois pour repousser les tentatives de Neymar, Draxler et des autres Parisiens.

Un fait de jeu est néanmoins venu enrayer cette bonne phase. A la 66e, Thiago Silva s'est blessé au genou gauche. Le capitaine parisien a demandé à Presnel Kimpembe d'accélérer son échauffement, mais le remplacement n'a pu avoir lieu à temps. L'hyper rapide Kingsley Coman a submergé Daniel Alves - hors du coup ce soir - et a trouvé Corentin Tolisso dans la surface. Thiago Silva, incapable de se jeter pour tenter d'intervenir, n'a pu qu'assister au second but du Français du Bayern (69e).

Le PSG attendu au tournant en février

Sans quelques parades du gardien munichois, Paris aurait pu prétendre à un peu mieux. Mais la réalité du terrain a parlé. Ce mardi, le PSG a été bousculé par un grand d'Europe, et sa défaite ne souffre d'aucune contestation. La dynamique du club de la capitale subit un sérieux coup d'arrêt: après la toute première défaite de la saison samedi à Strasbourg en Ligue 1, en voici une seconde.

A la faveur de son succès 3-0 au match aller contre le Bayern Munich - qui vivait à l'époque une période plus trouble -, le PSG termine premier du groupe B avec 15 points, 5 victoires et 1 défaite. Une première phase nettement positive avec la qualification pour les huitièmes de finales donc. Mais la fin laisse un goût amer.

Contre un cador européen en forme, Paris n'a pas fait le poids. Le chemin vers les succès est ardu, en dépit des investissements financiers consentis durant l'été. Les prochains rendez-vous du PSG en Ligue des champions, à partir du mois de février, ne s'annoncent pas faciles.

RFI

mercredi, 06 décembre 2017 13:35

Mort de Johnny Hallyday: une avalanche d'hommages

Pour tous, c'était simplement « Johnny ». Johnny Hallyday est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 74 ans. De France, mais aussi du monde entier, les hommages affluent pour saluer l'incarnation du rock français.

Le chanteur Johnny Hallyday est mort à l'âge de 74 ans, succombant à un cancer du poumon contre lequel il luttait depuis plus d'un an, a annoncé mercredi sa femme Laeticia dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse (AFP).

« Johnny Hallyday est parti. J'écris ces mots sans y croire. Et pourtant c’est bien cela. Mon homme n'est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité », dit-elle.

« Jusqu'au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Le coeur battant si fort dans un corps de rocker qui aura vécu toute une vie sans concession pour son public, pour ceux qui l'adulent et ceux qui l'aiment  »

Dans la foulée de l'annonce, les hommages de personnalités, qu'elles l'aient cotoyé ou non, se sont multipliés à travers les réseaux sociaux ou dans les médias.

Le président Macron a été l'un des premiers à saluer l'artiste. « On a tous en nous quelque chose de Johnny Hallyday », a déclaré l'Elysée. « De Johnny Hallyday nous n'oublierons ni le nom, ni la gueule, ni la voix, ni surtout les interprétations, qui, avec ce lyrisme brut et sensible, appartiennent aujourd'hui pleinement à l'histoire de la chanson française », a déclaré Emmanuel Macron.

« Johnny Hallyday a su faire chanter, danser, pleurer notre pays tout entier. Il a su parler à toutes les générations. Il nous laisse une flamme qui brillera longtemps », a renchéri la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

« Comme toute la France, mon coeur est brisé », a déclaré de son côté à l'AFP la chanteuse Sylvie Vartan, qui fut la première épouse de Johnny Hallyday et la mère de leur fils David, né en 1966.. « J'ai perdu l'amour de ma jeunesse et rien ne pourra jamais le remplacer. »

« J'ai perdu plus qu'un ami, j'ai perdu mon frère », a réagi pour sa part le chanteur Eddy Mitchell. Amis depuis l'adolescence, les deux artistes ont commencé dans la chanson au début des années 1960 et chacun a mené une carrière aux sommets des hit-parades français. En 2014, ils ont formé avec leur ami Jacques Dutronc les « Vieilles Canailles » pour une série de concerts, avant de se reformer en juin et juillet pour ce qui furent les dernières représentation de Johnny Hallyday.

Tout le monde de la chanson française est ainsi en deuil. A l'image de Céline Dion, ou encore de Patrick Bruel.

  • Des artistes internationaux, tels Lenny Kravitz, ont aussi voulu témoigner de leur admiration pour le rockeur disparu : « Adieu cher Johnny Hallyday. Ton amitié, ta douceur et ton soutien sont gravés dans mon coeur. C'est un honneur de t'avoir connu et d'avoir passé du temps avec toi et ta famille. Ton âme est du pur rock'n roll. Repose en paix. »

Mort de Johnny Hallyday: une avalanche d'hommages

Par RFI Publié le 06-12-2017 Modifié le 06-12-2017 à 13:26

Johnny Hallyday en 1987 sur la scène du Palais Omnisports de Paris-Bercy.AFP/Patrick Kovarik

Pour tous, c'était simplement « Johnny ». Johnny Hallyday est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 74 ans. De France, mais aussi du monde entier, les hommages affluent pour saluer l'incarnation du rock français.

Le chanteur Johnny Hallyday est mort à l'âge de 74 ans, succombant à un cancer du poumon contre lequel il luttait depuis plus d'un an, a annoncé mercredi sa femme Laeticia dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse (AFP).

« Johnny Hallyday est parti. J'écris ces mots sans y croire. Et pourtant c’est bien cela. Mon homme n'est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité », dit-elle.

« Jusqu'au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Le coeur battant si fort dans un corps de rocker qui aura vécu toute une vie sans concession pour son public, pour ceux qui l'adulent et ceux qui l'aiment  »

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_large_600_338/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/johnny_telethon_0.jpg" border="0" height="340" width="602">Johnny Hallyday au Téléthon de 2014.RFI/Edmond Sadaka

Dans la foulée de l'annonce, les hommages de personnalités, qu'elles l'aient cotoyé ou non, se sont multipliés à travers les réseaux sociaux ou dans les médias.

Le président Macron a été l'un des premiers à saluer l'artiste. « On a tous en nous quelque chose de Johnny Hallyday », a déclaré l'Elysée. « De Johnny Hallyday nous n'oublierons ni le nom, ni la gueule, ni la voix, ni surtout les interprétations, qui, avec ce lyrisme brut et sensible, appartiennent aujourd'hui pleinement à l'histoire de la chanson française », a déclaré Emmanuel Macron.

« Johnny Hallyday a su faire chanter, danser, pleurer notre pays tout entier. Il a su parler à toutes les générations. Il nous laisse une flamme qui brillera longtemps », a renchéri la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

« Comme toute la France, mon coeur est brisé », a déclaré de son côté à l'AFP la chanteuse Sylvie Vartan, qui fut la première épouse de Johnny Hallyday et la mère de leur fils David, né en 1966.. « J'ai perdu l'amour de ma jeunesse et rien ne pourra jamais le remplacer. »

« J'ai perdu plus qu'un ami, j'ai perdu mon frère », a réagi pour sa part le chanteur Eddy Mitchell. Amis depuis l'adolescence, les deux artistes ont commencé dans la chanson au début des années 1960 et chacun a mené une carrière aux sommets des hit-parades français. En 2014, ils ont formé avec leur ami Jacques Dutronc les « Vieilles Canailles » pour une série de concerts, avant de se reformer en juin et juillet pour ce qui furent les dernières représentation de Johnny Hallyday.

Tout le monde de la chanson française est ainsi en deuil. A l'image de Céline Dion, ou encore de Patrick Bruel.

Des artistes internationaux, tels Lenny Kravitz, ont aussi voulu témoigner de leur admiration pour le rockeur disparu : « Adieu cher Johnny Hallyday. Ton amitié, ta douceur et ton soutien sont gravés dans mon coeur. C'est un honneur de t'avoir connu et d'avoir passé du temps avec toi et ta famille. Ton âme est du pur rock'n roll. Repose en paix. »

« C'est une perte immense et c'est le patrimoine national qui s'en va mais c'est surtout l'ami, l'ami avec qui j'ai vécu de tellement bons moments », a confié sur RTL le producteur historique du chanteur Jean-Claude Camus, pour qui « ça serait bien » d'organiser des obsèques nationales.

Sur les réseaux sociaux, des dizaines de milliers d'anonymes ont aussi exprimé leur tristesse et partagé leurs souvenirs.

A Marnes-la-Coquette, un important dispositif de sécurité a été déployé, pour protéger l'accès à la résidence du chanteur, près de laquelle des dizaines de journalistes se sont rendus et où les fans commençaient à affluer mercredi, en début de matinée.

(Avec AFP)

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