Atterrissage brutal pour l’exécutif. La cote de confiance du président a chuté sévèrement, celle du Premier ministre aussi, Edouard Philippe, qui a bien du mal à exister et à peser.

 

Son tout premier catalogue d’annonces avait déjà été écorné quelques jours après par le président et ce n'était pas n'importe lequel : son discours de politique générale, le moment fort d'un Premier ministre.

 

A quelques semaines d'une rentrée qui s'annonce mouvementée, Edouard Philippe tente de trouver un peu d'espace et précise dans une interview au journal Le Parisien ce vendredi 4 août, le calendrier des mois à venir :10 milliards de baisse d'impôt pour le budget 2018 débattu cet automne et la présentation de la réforme du Code du travail le 31 août.

 

Un peu d’espace et d'autorité aussi : « Je ne suis pas là pour faire plaisir à tel ou tel, seule l’efficacité compte », dit le Premier ministre qui assure avoir « d'excellentes relations de travail avec le président, extrêment fluides » et même « chaleureuses ».

 

Sur les couacs au gouvernement et à l’Assemblée, le chef du gouvernement se veut détendu. C'est tout juste s'il concède « on peut toujours s'améliorer, c'est vrai pour le Parlement, pour le gouvernement et pour moi ». Edouard Philippe, à qui certains dans son camp reprochent une trop grande discrétion, quand d'autres ministres confient dialoguer directement avec l'Elysée et ignorer Matignon.

 

Le référendum constitutionnel contesté se déroule ce samedi 5 août en Mauritanie. Face au camp du «oui», qui regroupe la majorité présidentielle et les quelques partis de l'opposition dite «dialoguiste», les principaux partis d'opposition appellent au boycott du scrutin qu'ils jugent anticonstitutionnel. Un seul parti d'opposition prône le «non». Quelles questions vont être posées et comment va se dérouler le vote ?

Près de 1,4 million de Mauritaniens sont appelés à se prononcer dans les 3 118 bureaux de vote répartis sur l'ensemble du territoire. Le scrutin va se dérouler en deux temps, avec deux bulletins à déposer dans des urnes distinctes.

Pour chacune des deux questions, le votant peut choisir « oui », « non » ou « neutre ». Le premier bulletin, bleu, porte sur le changement de drapeau. Il s'agit de savoir si les Mauritaniens veulent ou non que soient ajoutées au drapeau actuel deux bandes rouges représentant le sang des martyrs versé pour la nation.

Le deuxième bulletin, jaune, porte sur la réforme des institutions, qui englobe trois points : la suppression du Sénat et le transfert de ses attributions à l'Assemblée, la création de conseils régionaux élus et la refonte du Haut conseil islamique, du médiateur de la République et du Haut conseil de la fatwa et du recours gracieux, en une seule institution également baptisée « Conseil de la fatwa et du recours gracieux ».

Un organe chargé d'émettre des fatwas, c'est-à-dire des avis juridiques religieux, mais aussi de participer aux règlements de tout contentieux qui n'est pas en cours de traitement par la justice. A noter que la suppression de la Haute cour de justice, un temps évoquée, n'a finalement pas été retenue.

RFI

Au Sénégal, la victoire de la majorité présidentielle aux législatives a été confirmée par la Commission nationale de recensement des votes. Elle a livré les résultats provisoires au niveau national, ce vendredi 4 août au soir. Le recours déposé par le camp du maire de la capitale, Khalifa Sall, en ce qui concerne les résultats dans le département de Dakar, n’a pas été étudié par la commission et doit être transmis au Conseil constitutionnel, qui doit à présent proclamer les résultats définitifs.

Les résultats ont été rendus tard dans la soirée de vendredi 4 août par la Commission nationale de recensement des votes qui a donné pendant de longues minutes le nombre de voix totalisé par chacune des 47 listes. C’est la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar qui remporte le plus grand nombre de suffrages avec environ 1 633 000 voix.

En deuxième position, la coalition Wattu Sénégal de l’ex-président Abdoulaye Wade engrange 549 000 voix, puis vient la coalition Mankoo Taxawu Sénégal du maire de Dakar, Khalifa Sall, en troisième place.

Une victoire dont se félicite la majorité présidentielle qui renforce ainsi la position de Macky Sall. « Lorsque nous nous engagions dans cette campagne, c’était dans la perspective de donner à Macky Sall une majorité forte à l’Assemblée nationale pour l’appuyer et l’accompagner dans l’accomplissement d’une mission que le Sénégal lui a confié depuis 2012. C’est donc un sentiment de satisfaction, nous avons gagné, et largement gagné, et j’espère que ces résultats seront confirmé par le Conseil constitutionnel », a affirmé au micro de RFI Moustapha Diakhaté, le président du groupe Benno Bokk Yakaar à l'Assemblée nationale.

Avec 16% des suffrages, la coalition de l'opposition conduite par l'ex président Abdoulaye Wade décroche quant à elle 19 sièges mais la défaite reste amère. « Notre réaction ne change pas, elle correspond à de la colère devant l’ampleur des dysfonctionnements, de la désorganisation, de la confusion a un niveau tel que ce n’est plus de l’incompétence mais du sabotage délibéré, a expliqué Amadou Sall, membre de la coalition Wattu Sénégal. Ce qui s’est passé, c’est un hold-up, nous avons pris le voleur la main dans le sac et jamais la justice n’a annulé quoique ce soit ».

Un peu plus de 6 millions d’électeurs s’étaient inscrits sur le nouveau fichier électoral et ils ont été 3 328 325 à voter dimanche dernier. La majorité présidentielle a donc remporté environ 49% des voix, soit 125 sièges de députés. Elle avait déjà revendiqué la victoire aux législatives dans 42 des 45 départements du pays.

Les résultats définitifs doivent à présent être publiés par le Conseil constitutionnel. En attendant, les coalitions peuvent déposer des recours.

Rfi

2,5 millions de personnes sont victimes de traite chaque année. Les chiffres sont de la représentante régionale adjointe de l’Office des nations unies de lutte contre la drogue et le crime (Onudc), Chantal Lacroix. Elle s’exprimait hier, jeudi 3 août, lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre la traite.

Chaque année, 2,5 millions de personnes sont victimes de traite. L’estimation est de la représentante régionale adjointe de l’Office des nations unies de lutte contre la drogue et le crime (Onudc), Chantal Lacroix. Elle a pris part hier, jeudi 3 août, à la conférence de presse commémorative de la journée mondiale de lutte contre la traite des personnes. Parmi les victimes, 71% sont des enfants. Les victimes de la traite sont contraintes à diverses formes de sévices dont la prostitution, le travail forcé, l’esclavage et la mendicité. Selon Chantal Lacroix, la plupart des victimes dans la sous-région ouest-africaine ne quittent pas la zone. Seuls 13% des personnes soumises à la traite vivent en dehors de la région.  La représentante régionale adjointe de l’Onudc précise en effet que des filles issues du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger sont victimes de la traite par le travail domestique, et l’exploitation sexuelle dans des pays comme le Gabon, la Guinée Equatoriale et ceux du Maghreb.           

Le Sénégal sert également de pays de transit des passeurs, ajoute-t-elle. La mendicité forcée des enfants, l’exploitation sexuelle des filles dans les sites d’orpaillage de la région de Kédougou et le trafic des filles domestiques dans les pays arabes sont les formes les plus visibles au Sénégal. Cependant, l'absence de statistiques est l'une des entraves à la lutte contre le phénomène. Déplorant l’absence de dénonciation qui est également un blocage à l’identification des trafiquants, le secrétaire permanent de la cellule de lutte contre la traite des personnes, Mody Ndiaye, annonce que des réseaux de trafic ont été démantelés. La traite des personnes est la troisième activité illégale la plus profitable, après le trafic de drogue et le commerce des armes.

SudOnine

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La chronique de Pape
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A nos sœurs et frères-Ne
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