L’accueil dans les hôpitaux, surtout au niveau des services d’urgence, laisse à désirer. Tout le monde s’en désole, mais les choses ne semblent pas s’améliorer. Raison pour laquelle le chef de l’Etat a abordé cette question mercredi au cours de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.

Selon en effet le communiqué parvenu à la Rédaction, «le chef de l’Etat a réitéré ses instructions relatives au fonctionnement adéquat des services d’urgence au niveau des établissements hospitaliers». Aussi, a-t-il indiqué la haute priorité qu’il accorde à la finalisation des travaux de rénovation, d’extension ou de modernisation de certaines structures de santé, à savoir la clinique gynécologique de l’hôpital Aristide Le Dantec, l’hôpital pour Enfants de Diamniadio, le Centre d’excellence de la mère et de l’enfant prévu dans l’enceinte de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), sur financement de la Banque mondiale, l’hôpital Dalal Jamm, l’hôpital de Fatick et l’hôpital de la Paix

Toujours à propos du fonctionnement des structures sanitaires, l’on apprend que le «président de la République a magnifié la diligence avec laquelle le gouvernement a finalisé le processus d’acquisition des ambulances qui illustre la volonté de l’Etat d’améliorer l’équipement des structures de santé, afin de faciliter l’évacuation des malades, surtout les femmes en travail».
Après le recrutement de 500 sages-femmes cette année et la décision du ministre de la Santé d’affecter des dizaines de gynécologues dans les zones les plus reculées du pays, voilà des mesures qui devraient drastiquement réduire le taux de mortalité maternelle au Sénégal.

Moins d’un mois après l’avertissement du maire de Dakar, Khalifa Sall, indiquant que la ville «pourrait ne pas payer les salaires du mois de novembre» aux agents municipaux, si on applique l’arrêté pris par le préfet portant répartition des compétences entre les différentes communes qui la composent, ça commence à râler dans certaines communes de la capitale sénégalaise. A  l’instar de la commune des Parcelles assainies dont certains employés courent encore, aujourd’hui, derrière leur salaire de ce mois.
 
Privés jusqu’ici de leurs salaires du mois de novembre, les travailleurs municipaux en service au centre de santé Abdou Aziz Sy «Dabakh» des Parcelles assainies sont dans tous leurs états. Très remontés contre les autorités étatiques, ces agents les accusent ouvertement d’amateurisme dans la mise de l’Acte III de la décentralisation. Pour autant, les dits employés fustigent notamment l’absence de mesures d’accompagnement des communes dans la gestion des nouvelles compétences transférées sous le nouveau code général des collectivités locales, telles que la gestion des ressources humaines.
 
«Depuis l’application de l’Acte III  de la décentralisation, on a constaté que l’Etat n’a pas pris de mesures d’accompagnement pour aider les communes dans leur nouvel exercice.
 
L’Etat devait mettre à la disposition des communes du personnel qualifié pour les aider dans la gestion des nouvelles compétences transférées tels que les spécialistes en gestion des ressources humaines. Mais cela n’a pas été fait et voilà que les communes sont quasiment dépassées. Et c’est nous qui en payons le prix. On est le 12 décembre (hier), et jusqu’au moment où je vous parle, nos salaires ne sont pas encore virés», fustige Aboubacar Diakhaté, assistant social en service au niveau du centre de santé Abdou Aziz Sy «Dabakh» des Parcelles assainies et non moins porte-parole du jour des salariés de cette structure.
 
En outre, l’agent municipal estime que ce sont «les 3/4 du personnel» de ce dit centre de santé qui sont concernés par ce retard des salaires. «Il y a des médecins, des assistants sociaux, des infirmiers, des sages-femmes. Tous sont des responsables et soutiens de familles. Nous avons des charges à honorer et je peux vous assurer qu’il y a certains de nos collègues qui commencent à avoir des problèmes avec leurs bailleurs. D’autres sont même menacés de déguerpissement faute de non-paiement du loyer », ajoute-t-il.
 
Interpellé sur cette grogne, le premier magistrat des Parcelles assainies n’a pas manqué de déplorer cette situation qui, selon lui, est due au problème de maitrise de la taille du personnel des nouvelles communes.
 
Selon Moussa Sy, les communes n’ont pas l’expérience dans la gestion de la nouvelle masse salariale qui dépasse de loin ce qu’elles avaient l’habitude de gérer. Il a aussi déploré le manque d’accompagnement par l’Etat central. Toutefois, Moussa Sy promet que des mesures ont été prises pour permettre au personnel municipal de rentrer dans son dû, au début de la semaine suivant le Magal de Touba. «Nous invitons le personnel à la patience. Ce retard ne dépend pas de notre volonté. Les communes ne sont pas préparées à la gestion de cette masse salariale. On n’a pas le soutien qu’il faut et on ne peut que compter sur les moyens du bord. Nous avons déjà pris des mesures et si tout va bien, ils seront payés en début de semaine prochaine», assure le maire Moussa Sy. 

Le Premier ministre a rompu le silence. Les accusations portées sur le gouvernement concernant l’affaire Arcelor Mittal et Petro-Tim l’ont fait sortir de ses gonds. En conférence de presse samedi, Mahammad Boun Abdallah Dionne a qualifié ces accusations de Abdoulaye Wade de «graves» et «fausses». Selon le chef du gouvernement, les 200 millions avancés par Me Wade n’existent pas mais plutôt 150 millions de dollars soit 75 milliards de F Cfa. Tout comme, précise-t-il, Pétro-Tim Sénégal est actionnaire à 100% de Pétro-Tim limited, démentant ainsi le prédécesseur de Macky Sall qui affirme que Aliou Sall détient les 30% de cette société.

«Les propos de Wade ne sont pas vrais»
L’ancien Président Abdoulaye Wade avait exigé des explications à Macky Sall et son gouvernement dans les affaires Arcelor Mittal et Petro-Tim. C’est le Premier ministre qui est monté au créneau, samedi, pour, dit-il, non pas répondre à qui que ce soit, mais pour «rétablir la vérité». En conférence de presse à laquelle il a convié les membres du gouvernement et des représentants diplomatiques, Mahammad Boun Abdallah Dionne a tenu à lever toute équivoque concernant cette affaire. Dès l’entame de son propos, le chef du gouvernement s’est livré à une séance de rappel : «M. le Président Abdoulaye Wade, dans une récente déclaration, a dit que l’accord avec Arcelor Mittal porte sur 200 millions de dollars dont les 50 sont allés dans les poches des avocats de Macky Sall et 75 milliards au Trésor public, alors que l’Etat aurait dû en obtenir davantage. Il poursuit en disant que la loi de finances rectificative ne mentionne que 40 milliards, le gouvernement a donc caché une partie de la somme aux députés.» Dionne trouve que «ces propos ne sont pas vrais» et entend «le démontrer».

«Ces 200 millions de dollars n’existent que dans la tête de ceux qui veulent semer la confusion»
D’après lui, ces 200 millions de dollars n’existent que dans la tête de ceux qui veulent semer «la confusion et l’amalgame dans la tête des Sénégalais», car la somme en question s’élève à «150 millions de dollars, soit 75 milliards de FCfa». «Il s’agit de 150 millions de dollars décomposés en deux parties, une partie de 140 millions de dollars soit 70 milliards de F Cfa qui ont été comptabilisés à travers la loi de finances initiale de 2015 à hauteur de 25 milliards et dans la première loi rectificative 45 milliards. Arcelor Mittal, c’est deux montants différents 140 millions de dollars et 10 millions de dollars (…) Ces 10 millions sont inscrits dans la deuxième loi rectificative qui a été adoptée par le Conseil des ministres et qui va être soumise à l’Assemblée nationale avant la fin de l’année», a-t-il expliqué. Le Premier ministre, sûr de ses «preuves», soutient que les 75 milliards qui ont été comptabilisés sont traçables dans les comptes de l’Etat avec 45 milliards dans la première loi rectificative, 5 milliards dans la deuxième loi rectificative et 25 milliards dans la loi de finances 2015. Mieux, ajoute-t-il, ces documents sont disponibles sur le site internet de la Primature. Pour mettre à nu ces accusations de l’ancien Président qu’il juge «graves», M. Dionne a donné des détails sur les investissements auxquels cet argent est destiné. «Cet argent va servir à financer les projets structurants de la Nation en vue de placer le Sénégal sur la voie de l’émergence. Les premiers 45 milliards sont traçables ; 20 vont à la deuxième université, Sine Saloum, 9 milliards pour le projet d’infrastructures routières. L’argent de Mittal, c’est pour le développement du Sénégal, il n’y a pas un montant de 200 millions de dollars», a-t-il précisé.

«Des contre-vérités érigées en vérités»
Lors de cette rencontre avec la presse, le Premier ministre s’est également prononcé sur l’affaire Petro-Tim dans laquelle le nom du frère du chef de l’Etat, Aliou Sall, est cité. Avec des images à l’appui il est revenu sur les «17 pistes d’explorations et les permis qui ont été attribués aux différentes corporations». Dionne, très remonté contre ces accusations de Wade qui a qualifié, lors du meeting de l’opposition, Aliou Sall de «voleur» et d’être «actionnaire à 30%» de Petro-Tim, avertit qu’il n’est pas question d’accepter que des «contre-vérités soient érigées en vérités». «Cairn Energie détient 6 pistes d’exploration et le contrat date du 15 juillet 2004, c’est cette même société (en jaune dans l’image qui a été projetée) qui vient de découvrir des indices de pétrole au Sénégal. Cette société ne s’appelle pas Petro-Tim ou Petro Canada. Voilà la confusion qu’on veut installer au Sénégal (…) Le gouvernement ne l’acceptera pas et il faut arrêter la rigolade», a-t-il asséné.

«Petro-Tim Sénégal est une filiale qui appartient à 100% à Petro-Tim limited»
Dans la foulée, Mahammad Boun Abdallah Dionne a rappelé les différentes procédures qui ont conduit à ces accords qui datent de 2011 et qui ont précédé l’arrivée du nouveau régime. «(…) le contrat a été signé entre Petrosen et la société en question, les contrats de Saint Louis offshore et Kayar offshore ont été signés par le Président de l’époque (Abdoulaye Wade) et par le ministre de l’Energie Karim Wade. Les deux contrats ont fait l’objet de décrets signés et non datés», a-t-il tenu à rappeler. Poursuivant ses explications, M. Dionne soutient que le régime de Macky Sall, au nom de la continuité de l’Etat, a confirmé ces contrats qui sont attribués à Petro-Tim limited qui est une société internationale. «Les contrats, conformément aux codes pétroliers, prévoient l’ouverture, dans les 3 mois qui suivent, un bureau Sénégal et de le maintenir durant la durée du contrat. C’est comme cela que Petro-Tim Sénégal a été créé et un responsable nommé pour la conduite des opérations et auquel sera remis toutes les notifications. Petro-Tim Sénégal est une filiale qui appartient à 100% à Petro-Tim limited. Personne, à part Petro-Tim limited, n’a des actions dedans. Il faut que ça soit très clair», a-t-il assuré.

lequotidien.sn

La campagne d'entre deux tours s’annonce tendue en Tunisie avant le vote pour la présidentielle du 21 décembre prochain. L'instance chargée d'organiser l'élection présidentielle en Tunisie (ISIE) a annoncé avoir envoyé un avertissement au président Moncef Marzouki pour avoir « mis en doute l'intégrité des élections ». Depuis le premier tour, le camp Marzouki multiplie les accusations contre son rival Beji Caïd Essebsi et accuse les médias tunisiens de la favoriser.

Dès le soir du premier tour, l'entourage de Moncef Marzouki faisait part de ses craintes d'irrégularités. Avant la publication des résultats officiels, les cadres du CPR, le parti du président sortant, et ceux de Nida Tounes disputaient les premières estimations.

Finalement, Moncef Marzouki est deuxième, six points derrière son rival. Un rival avec lequel les tensions se multiplient pendant la campagne d'entre deux tours. Beji Caïd Essebsi accusant son concurrent d'avoir été soutenu par les islamistes, les salafistes et même les jihadistes. Moncef Marzouki de son côté a dénoncé qu’Essebsi n'est que le reflet du retour de l'ancien régime de Ben Ali. Ces derniers jours, le camp de Marzouki s'en est pris aux médias, qui selon lui diffuseraient des mensonges sur son compte et soutiendraient son adversaire qui monopoliserait l'espace médiatique.

Vendredi 12 décembre, le porte-parole de Moncef Marzouki est allé jusqu'à accuser Beji Caïd Essebsi de favoriser la consommation de drogue. Mais c'est pour avoir mis en garde contre des fraudes que le camp Marzouki s'est vu envoyer la veille un avertissement de l'ISIE, instance supérieure des élections. « Sans fraude, ils ne gagneront pas », avait déclaré le président sortant sur une radio tunisienne. Pourtant, tous les observateurs tunisiens ou internationaux ont salué le bon déroulement du scrutin lors du premier tour.

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