Journée à haut risque à Jérusalem et dans les territoires occupés ce vendredi. En réaction à la reconnaissance américaine de la ville comme capitale d’Israël, les factions palestiniennes ont appelé à des manifestations. Le Hamas demande même une nouvelle intifada. En réaction, la police israélienne s’est déployée en nombre en ce jour de prière dans et autour de la Vieille ville de Jérusalem

Chaque semaine, ce sont des dizaines de milliers de fidèles musulmans qui viennent à l'esplanade des Mosquées pour la prière du vendredi. Et, en période de tension, cette journée est toujours la plus explosive. Ce vendredi ne devrait pas faire exception : les Palestiniens devraient se rendre en nombre à la mosquée Al-Aqsa et la police israélienne annonce avoir déployé des centaines d'officiers supplémentaires dans les rues de la ville, alors même que cette présence policière était déjà très marquée ces derniers jours, relate notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.

Mais la protestation des Palestiniens prendra-t-elle une forme violente ou restera-t-elle pacifique comme en juillet, lors des manifestations autour de l'esplanade des Mosquées ? « Seul Dieu le sait », répondait hier un commerçant palestinien de la Vieille ville, inquiet d'un possible regain de violence.

Jeudi, le premier face-à-face entre manifestants et forces de l'ordre s'est déroulé dans un calme précaire. Pendant plusieurs heures, quelques centaines de personnes ont chanté des slogans manifestant leur attachement à Jérusalem devant l'une des portes de la Vieille ville.

Heurts en Cisjordanie jeudi

En revanche, en Cisjordanie, de l'autre côté du mur de séparation, des heurts plus violents ont eu lieu, témoigne notre correspondante dans les Territoires palestiniens, Marine Vlahovic.

Des centaines de manifestants ont affronté les forces de l'ordre aux portes de Ramallah, manifestant leur hostilité à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël. « Qui est-il pour changer la capitale de la Palestine ? Nous allons résister de mille manières », affirmait une manifestante. « Le temps est venu pour l'intifada », assurait un autre.

Si on ne peut pas encore parler d’intifada, ce qui est sûr, c’est que de Ramallah à Hébron, en passant par Bethléem et sans oublier la bande de Gaza, les Palestiniens se sont mobilisés ce jeudi.

Aujourd'hui, des rassemblements sont déjà annoncés à Jérusalem-Est, Ramallah, Naplouse ou encore Bethléem, sans oublier Gaza.

Et si le Hamas a appelé à un nouveau « soulèvement », d’autres dirigeants palestiniens, eux, souhaitent voir un mouvement populaire, non violent pour résister à cette mesure, à l’image de ce qui s’est passé cet été à Jérusalem, aux abords de l’esplanade des Mosquées pour protester contre les mesures de sécurité prises par les Israéliens.

A l’époque, les Palestiniens de Jérusalem avait fait reculer Benjamin Netanyahu qui avait retiré des portiques de sécurité contestés. Mais ce n’est pas certain que ces rassemblements aient le même effet avec Donald Trump.

RFI

Depuis 12h00 TU ce jeudi, le Sénégal a donc un nouvel aéroport. L'aéroport Blaise-Diagne situé à 40 kilomètres au sud de Dakar, après dix ans de chantier, a en effet été inauguré par le président Macky Sall. Un outil moderne qui doit participer pleinement au développement du pays.

« La coupure du ruban, l’instant est historique ». Premier passager de cet aéroport flambant neuf, Macky Sall, qui s'est prêté au jeu, a donné son passeport et passé les contrôles de sécurité avant de prononcer son discours : « Le Sénégal prend assurément son envol. Ce décollage s’appuie sur une vision du Sénégal émergeant. »

« Monsieur le président, vous l'avez rendu possible ». Cette petite phrase de Youssou N'dour, invité lui aussi pour cette fête populaire, illustre le combat mené depuis dix ans pour faire sortir de terre cet aéroport qui va, espère le maire de la commune de Diass, Aliou Samba Ciss, aider au développement. « L’émergence ici est une réalité perceptible. »

Appel à un climat social apaisé

3 500 personnes vont travailler dans cet outil moderne. Les tensions se sont multipliées au niveau du personnel qui doit passer de l'ancien aéroport au nouveau.

Macky Sall a appelé à un climat social apaisé, « par le dialogue et la prise en charge des préoccupations des travailleurs, notamment pour le secteur de la navigation aérienne et la sûreté. »

A Blaise-Diagne, le décollage effectué, l'objectif est d'atteindre rapidement une bonne vitesse de croisière.

RFI

Changement d'ère au Sénégal. C'est aujourd'hui à la mi-journée que le très attendu aéroport international Blaise-Diagne doit ouvrir. Un outil moderne, situé à quarante kilomètres au sud de Dakar, très attendu après près de dix ans de travaux. Une inauguration qui s'est précipitée ces dernières semaines.

Lancé sous Abdoulaye Wade, terminé sous Macky Sall, voilà donc le nouvel aéroport de Dakar, qui est inauguré officiellement ce 7 décembre à la mi-journée. D'un coût de 400 milliards de francs CFA, plus de 600 millions d'euros, bien au-delà des prévisions, l'aéroport Blaise-Diagne porte le nom du premier député africain noir qui a siégé à la Chambre des députés en France en 1914.

C'est un aéroport « green field », sorti de terre, et opérationnel malgré un calendrier chargé explique le directeur de l'exploitation de l'Agence des aéroports du Sénégal, Xavier Mary : « Il y aura peut-être un petit peu de peinture à faire derrière le carreau de la salle de bain. Tout ne sera pas parfait. Mais rien n’empêchera l’ouverture. »

Encore des polémiques

Il faut dire que certains, diplomates comme compagnies internationales, ne pensaient pas l'ouverture possible ce 7 décembre. Dernière polémique en date, les réserves de kérosène pas terminées. Faux, indique la ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck : « Il n’y aucun problème, ni de dimensionnement, ni de conception. Nous n’aurons aucune difficulté pour approvisionner les aéronefs en carburant. »

L'aéroport a donc été certifié il y a deux mois. Maguèye Marame Ndao est directeur de l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim) : « D’un point de vue infrastructures, l’aéroport présente un service nettement meilleur que celui de l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor. »

RFI

Accusée d’avoir organisé un dopage d'Etat, la Russie ne pourra pas participer aux prochains Jeux olympiques d'hiver, en Corée du Sud. La sanction était attendue. Elle a été annoncée ce mardi 5 décembre par le Comité international olympique. Le CIO propose néanmoins aux sportifs russes « propres » non dopés de participer sous drapeau olympique et non sous drapeau russe.

Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

Cette décision est un véritable coup de massue pour la Russie, un pays qui accorde beaucoup d’importance aux Jeux olympiques d’hiver, sans doute beaucoup plus d’importance qu’à d’autres évènements sportifs.

C’est donc un coup de massue, même si la Russie s’y attendait. Tous les signes avant-coureurs étaient en effet défavorables avec notamment la cascade de disqualifications touchant les athlètes russes médaillés à Sotchi. La Russie en quelques semaines a perdu le tiers des médailles remportées il y a quatre ans.

Quelle sera la réponse des autorités russes ? Laisseront-elles les athlètes russes décider eux-mêmes s’ils iront en Corée du Sud sous drapeau neutre, ou y aura-t-il une décision collective ?

C’est trop tôt pour l’affirmer. La Russie aura le choix de jouer la carte de la conciliation pour réintégrer rapidement les instances olympiques ou bien jouer la confrontation et boycotter les Jeux. Ce qui plongerait sans doute l’olympisme dans une crise majeure étant donné le poids de la Russie dans les sports d’hiver.

Les Moscovites sidérés

Le président russe Vladimir Poutine avait parlé au préalable d’une décision considérée comme une humiliation pour la Russie et à Moscou, les habitants de la capitale se disent sidérés par cette annonce du CIO.

Les athlètes obligés de renoncer à leur drapeau et à leur hymne national ? Pour Julia, c’est une condition inacceptable qui a est posée par le CIO. Cette jeune juriste estime d’ailleurs que les sportifs de son pays devraient refuser collectivement de se rendre en Corée du Sud : « C’est injuste qu’ils ne puissent pas participer à la compétition sous leur drapeau. L’objectif d’un sportif, c’est quand même d’apporter la victoire à son pays. Sinon, à quoi bon ? »

Pour les habitants de Moscou, très attachés à ces Jeux olympiques d’hiver, la décision du CIO est un choc. Mais pas question d’incriminer les instances sportives de Russie, et encore moins les autorités politiques.

Pour Axana, la Russie est victime d’un complot ourdi par les Etats-Unis. « Je pense que le CIO a tort et qu’il a pris une décision politique. C’est une discrimination à l’encontre des sportifs russes et de la Russie. Chez les Américains il y autant de dopage, mais ce sont eux qui nous dictent leurs conditions », dit-elle.

■ Réaction d’Alexandre Joukov, président du Comité olympique russe

« Pour parler du côté positif, le CIO a autorisé la participation de tous les athlètes propres, dans les sports d’équipe et dans les sports individuels, a affirmé Alexander Joukov à la télévision. En outre, cette équipe portera le nom "équipe des sportifs russes". Pour parler des côtés négatifs de cette décision, ce qu’on propose aux sportifs russes, c’est de participer sous drapeau neutre. En outre, il n’y aura pas d’hymne russe. Je pense que toute la communauté sportive, et pas seulement sportive, doit discuter de cette décision. Nous pensons qu’elle sera discutée lors d’une réunion du Comité olympique russe avec la participation des sportifs russes, des présidents des fédérations, des entraîneurs. Notre décision finale sera prise à ce moment-là. »

rfi

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