La ville de Paris a remis, hier mardi 18 juin, le titre de citoyen d'honneur au Bahreïnien Nabil Rajab. Le militant des droits de l'homme était le grand absent de cette cérémonie. Il est emprisonné depuis 2016 et a été condamné en appel le 5 juin 2018 à cinq ans de prison après avoir publié des « tweets » critiquant l'action de la coalition menée par l'Arabie Saoudite au Yémen. Plus d'une vingtaine d'activistes risquent aujourd'hui la peine de mort à Bahreïn. Le gouvernement soumet les militants à une répression de plus en plus lourde.

Maytham al-Salman est venu recevoir le titre de citoyen d'honneur au nom de son collègue Nabil Rajab. Il a atterri à Paris en provenance du Liban. Aujourd'hui comme beaucoup d'opposants et de militants des droits de l'homme il ne se sent plus en sécurité à Bahreïn.

« Il n'y a plus d'espace dans la société pour attirer l'attention sur les violations des droits de l'homme, indique-t-il. C'est pour ça que certains militants sont contraints à l'exil actuellement.  Nous avons vu des défenseurs des droits de l'homme être arrêtés à Bahreïn alors qu'ils rentraient tout juste du Conseil des droit de l'homme des Nations unies. La communauté des défenseurs des droits de l'homme autrefois très active, est aujourd'hui réduite au silence ».

« Temps pour la communauté internationale de prendre une position claire »

Face à la répression dans son pays, Maytham al-Salman regrette l'absence de réaction de la communauté internationale : « Il y a beaucoup de moyens de pression possible sur Bahreïn. Voilà des années qu'une diplomatie sans fermeté ne permet pas d'arrêter les violations des droits de l'homme. Il est temps pour la communauté internationale de prendre une position claire pour l'arrêt de ces graves violations. »

Maytham al-Salman espère notamment que le gouvernement français demandera clairement la libération des militants emprisonnés, lors de la visite prochaine d'une délégation du gouvernement bahreinien à Paris.

BahreïnDroits de l’homme Par RFI

Emmanuel Macron est attendu ce mardi matin à Berlin pour un conseil franco-allemand avec Angela Merkel. Leur rencontre devrait être dominée par la crise migratoire en Europe.

A moins de dix jours du Conseil européen, la rencontre entre Angela Merkel et Emmanuel Macron devait initialement être consacrée à l'élaboration d'une feuille de route franco-allemande sur la réforme de la zone euro. Mais l'épisode de l'Aquarius qui n'a pu accoster nien Italie ni à Malte avec ses 630 migrants à bord a changé la donne. Lors du rendez-vous de ce mardi, il devrait donc beaucoup être question de la crise migratoire qui secoue l'Europe.

Le dossier est sensible, surtout pour Angela Merkel qui se trouve affaiblie politiquement sur cette question. La chancelière allemande doit compter avec l’aile droite de son gouvernement, et en particulier avec son ministre de l’Intérieur qui exige un durcissement de la politique migratoire allemande. Horst Seehofer a prévenu : faute d’accord trouvé à Bruxelles à compter de juillet, les migrants déjà enregistrés dans un pays de l'Union seront refoulés aux frontières allemandes.

Angela Merkel est donc pressée de trouver une solution européenne au défi migratoire si elle veut éviter une crise majeure dans son pays. Comme Emmanuel Macron, elle estime que la politique migratoire ne peut être décidée et mise en œuvre efficacement qu’au niveau européen.

Mais l’UE est elle-même divisée sur la question. La réforme du système européen d’asile patine depuis deux ans. Pour soulager l’Italie et la Grèce, premiers pays d’arrivée et donc, en vertu du règlement de Dublin, pays responsables des demandes d’asile, la Commission propose une répartition automatique des demandeurs d'asile en période de crise. Insuffisant pour les pays du Sud. Hors de question pour la Hongrie ou la Pologne.

En attendant, la France comme l’Allemagne vont appeler à un renforcement de Frontex, l'agence européenne de gardes-frontières. Les discussions s'annoncent longues : le tête-à-tête entre Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui doit débuter à la mi-journée, est prévu pour durer quatre heures.

RFI

Au Sénégal, à la demande du président Macky Sall, la loi qui modifie le code électoral a été débattue et votée ce lundi 18 juin. Cette procédure d'urgence est voulue par le chef de l'Etat alors que ce texte qui instaure de nouvelles règles pour être candidat à toutes élections, notamment présidentielle, a été très critiqué par l'opposition, notamment l'instauration des parrainages pour valider les candidatures.

A l'extérieur, une assemblée en Etat de siège, à l'intérieur, une ambiance électrique entre la majorité et l'opposition. Pour Madicke Niang, député PDS et président du groupe de l'opposition, cette loi est illégale. « On a voulu faire participer les députés, mon groupe a refusé, explique-t-il. C’est une violation flagrante des procédures législatives et pour cette raison, ce texte doit être retiré ».

Avec ces propos Madicke Niang provoque la colère de la majorité qui au final, après six heures de débat vote cette loi controversée. Désormais, pour être candidat à la présidentielle, il faudra être sénégalais et uniquement sénégalais, et surtout, récolter dans au moins sept régions du Sénégal, les signatures de 0,8% des inscrits du fichier électoral.

Pour la majorité, cette loi est une réelle avancée et explique le ministre de l'Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, c'est l'opposition qui a refusé le dialogue. « Nous avons voulu des concertations les plus larges possibles mais nous avons malheureusement une partie de l’opposition qui n’est pas venue à ces concertations », affirme-t-il.

Consolidation de la démocratie en réduisant le nombre de candidats à la présidentielle pour la majorité, passage en force pour l'opposition qui considère au contraire que cette loi et le nouveau code électoral n'a qu'un objectif : éliminer le maximum de candidat pour permettre à Macky Sall d'être réélu dès le premier tour du scrutin présidentiel en février 2019.

RFI

Aux Etats-Unis, le Congrès doit se pencher cette semaine sur deux textes de loi concernant la politique migratoire. Depuis l’élection de Donald Trump, le pays applique une politique beaucoup plus sévère envers ceux qui passent la frontière clandestinement. La police de l’immigration est encore plus stricte depuis qu’une « tolérance zéro » a été décrétée le mois dernier. Mais les images d’enfants séparés de leur famille pour être placés dans des centres d’accueils, et les chiffres éloquents confirmant le phénomène choquent une partie de l’opinion. Ce dimanche 17 juin, même la première dame, Melania Trump est entrée dans le débat en disant elle aussi « détester » cette situation.

Avec notre correspondant à New York,Grégoire Pourtier

L’intrusion de Melania Trump dans le débat public sur l’immigration a surpris car la première dame ne s’était encore jamais positionnée ainsi, et surtout pas pour dénoncer, même a minima, une politique vantée par le président. Est-ce une prise de distance morale avec son mari, avec qui elle ne partagerait déjà plus beaucoup de temps ?

Cela pourrait tout aussi bien être une opération de communication pour convaincre que, comme elle le souhaite, la Maison Blanche gouverne finalement « avec cœur », et que c’est plutôt le Congrès qui est à blâmer. Melania Trump espère ainsi que les « élus des deux camps pourront enfin tomber d’accord pour faire aboutir une réforme réussie de l’immigration ».

C’est aussi ce que dit Kelyanne Conway. Montée au front ce dimanche, la fidèle conseillère du président a une nouvelle fois manié l’ambiguïté qui, là encore pourrait traduire une forme de malaise à la Maison Blanche autant qu’une stratégie élaborée. « En tant que mère, en tant que catholique, en tant que personne qui a une conscience, je peux vous dire que personne n’aime cette politique. Vous avez vu le président à la télévision, il veut y mettre fin, a-t-elle déclaré. Mais il existe une loi depuis longtemps, qui dit que c’est un crime d’entrer illégalement dans ce pays. Alors s’ils n’aiment pas cette loi, il faut la changer. »

Ne serait-ce pas là le cœur de la stratégie de la Maison Blanche ? Rendre la situation insupportable pour forcer les républicains modérés sur la question à voter dès cette semaine un texte dur sur l’immigration. En échange de la fin des séparations forcées et systématiques entre les jeunes migrants et leurs proches, certains pourraient en effet se résoudre à limiter les conditions du regroupement familial ou à financer la construction d’un mur à la frontière.

REUTERS/Carlos Barria

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