Comme une tempête de neige qui s’est abattue sur l’Alliance pour la République (APR) à Ziguinchor, la candidature annoncée du député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall à Ziguinchor.

La candidature annoncée du député-maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall dans la région sud. Certains responsables de la mouvance présidentielle qui espéraient un éventuel soutien du leader de l’UCS (Union des centristes du Sénégal) à leur mentor semblent ameutés par cette candidature d’Abdoulaye Baldé, qui perturbe ainsi tous les plans des partisans de Macky Sall à Ziguinchor.

D’abord parce que l’emprise de l’ancien ministre sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade et actuel député-maire de Ziguinchor, sur l’électorat de la région sud reste toujours aussi patente, malgré des revers essuyés aux dernières élections. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) n’arrive toujours pas à battre à plate couture le maire de Ziguinchor. Illustration parfaite lors des dernières législatives lorsque la coalition de Baldé a perdu par un score très étriqué.

Et le cumul de son score et celui de la coalition autour du PDS (Parti démocratique sénégalais) dépassait très largement les voix engrangées par Bennoo Bokk Yaakaar qui n’atteint guère les 40% de l’électorat à Ziguinchor. Toutes choses qui donnent des frissons aux partisans de Macky Sall à Ziguinchor dans la perspective de la présidentielle 2019 qui s’annonce épique entre la coalition Bennoo Bokk Yaakaar et les partisans du maire de Ziguinchor.

LES RAISONS D’UNE INQUIETUDE DANS LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE

Le poids du maire de Ziguinchor est toujours bien réel dans la partie sud du pays. Aujourd’hui, l’une des craintes soulevées par certains responsables «apéristes» locaux réside dans l’émiettement des voix que pourrait engendrer une telle candidature. Car, un responsable de l’APR qui préfère garder l’anonymat, déclare: «Baldé dans nos rang aurait facilité le travail au sein de la mouvance présidentielle car, quoi qu’on dise, l’UCS reste la principale formation de l’opposition à Ziguinchor. Et Baldé a toujours un encrage fort au sein de l’électorat à Ziguinchor. Avec lui, il n’y aurait pas match à Ziguinchor. Maintenant, la tâche sera compliquée, surtout avec notre unité de façade qui risque bien de profiter à l’opposition…», martèle ce responsable politique.

Il sera rejoint par cet autre leader qui manifeste, lui, quelques craintes aussi par rapport à cette candidature d’Abdoulaye Baldé qui semble ameuter le camp présidentiel à Ziguinchor. Même si le chargé des élections de Bennoo Bokk Yaakaar à Ziguinchor, Youssou Sidibé, par ailleurs responsable APR dans la ville minimise et lance: «c’est peut-être normal pour ceux-là qui manifestent quelques craintes par rapport à la candidature de Baldé, surtout après tout ce que le président de la République a fait pour lui, pour sa commune et pour la région. Mais, personnellement, je m’y attendais car Baldé a toujours joué au dilatoire avec le président (Macky Sall, ndlr); il nous trouvera sur le terrain », martèle-t-il.

BALDE DEJOUE LES PRONOSTIQUE, L’APR FAIT DANS LA MENACE

Avant de poursuivre: «cela ne nous ébranle guère; il a des ambitions démesurées. Quelqu’un qui ne peut même pas s’occuper de sa commune prétend diriger un pays. Il avait tout pour accompagner le président Macky Sall mais, malheureusement, il n’a pas compris. Il a échappé à la prison avec cette histoire de la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite, ndlr). Aujourd’hui, on s’attendait à ce que les fils et filles de la Casamance soutiennent le président de la République qui a beaucoup fait pour la Casamance, ce qui a poussé certains, logiquement, à penser que Baldé allait soutenir le chef de l’Etat», conclut-il, non sans lancer des flèches au maire de Ziguinchor.

Avec cette candidature annoncée, Abdoulaye Baldé délivre ainsi ses partisans à Ziguinchor, à l’image du responsable local des Jeunes de l’UCS, Mamadou Lamine Dia qui estime que cette déclaration de candidature d’Abdoulaye Balde contribue à redynamiser des troupes au sein de cette formation politique. Car, selon lui, «pendant un temps, les gens avaient semé le doute dans la tête des militants de l’UCS pour une candidature ou pas; ce qui avait beaucoup contribué à saper le moral de bons nombres de nos militants. Nous allons continuer à travailler pour faire de cette candidature une candidature sérieuse», lâche-t-il.

L’APR FACE A L’UCS ET PASTEF/LES PATRIOTES, CE QUI RISQUE DE FAIRE MAL AU CAMP DE MACKY

Avant d’accuser leurs adversaires de vouloir intoxiquer l’opinion: «nous avons toujours perturbé le sommeil des membres de l’APR qui pensaient qu’Abdoulaye Baldé allait les rejoindre. Ils avaient commencé à y croire; aujourd’hui que cette candidature se réaffirme, forcement ils vont être déçus et perturbés. Mais, nous allons travailler pour rester sur une ligne de victoire car ils doivent se mettre à l’évidence que les élections ne sont pas les mêmes…», prévient le patron des jeunesses centristes de Ziguinchor.

La candidature d’Abdoulaye Baldé est une sérieuse menace pour les partisans de Macky Sall à Ziguinchor qui feront également face aux partisans du leader du parti PASTEF/Les Patriotes d’Ousmane Sonko, un autre natif de Ziguinchor qui étend bien les tentacules de sa formation politique dans la région ainsi que d’autres leaders de l’opposition qui comptent également jouer leur partition à Ziguinchor pendant cette présidentielle.

LES DISSENSIONS AU SEIN DE L’APR A ZIGUINCHOR, UNE AUTRE MENACE

Ensuite, l’autre source de frémissement pour l’APR à Ziguinchor, ce sont les dissensions entre responsables qui ne sont toujours pas surmontées. Le dernier feuilleton de ces querelles intestines qui minent la formation de Macky Sall à Ziguinchor remonte à la semaine dernière. Les lieutenants de Benoit Sambou et ceux du recteur de l’Université Assane Seck, Kourfia Diawara, tous deux responsables politiques APR de Ziguinchor, se crêpaient les chignons par presse interposée, ressuscitant ainsi les démons de la division dans leur parti.

Une concaténation de faits qui justifient bien la crainte et l’affolement qui entourent aujourd’hui certains responsables de l’APR à Ziguinchor, suite à la candidature annoncée du député-maire de la ville. Cette décision du chef de file des centristes, Abdoulaye Baldé, de briguer les suffrages des Sénégalais à la présidentielle de 2019 tombe comme un coup de massue pour certains «apéristes» de Ziguinchor.

Ignace NDEYE

Thiès, Dakar et Saint-Louis sont-elles respectivement des régions où les enfants éprouvent-ils le plus de difficultés à s’épanouir ? En tout cas, sur un effectif de 897 enfants en conflit avec la loi, recensés au Sénégal en 2017, dont les 92% sont des garçons, Thiès en compte 151, suivi de Dakar avec 142 enfants et Saint-Louis qui totalise 102 cas. Pis, dans ces trois régions, l’effectif des enfants «hors la loi» dépasse la moyenne nationale qui est de 64 gamins. Quid de ceux en dangers, estimés à 4611 enfants dont les 46% sont des filles ? A ce niveau aussi, l’effectif de chacune de ces régions dépasse la moyenne nationale qui est de 329 mineurs, informe le rapport 2017 du ministère de la Justice.

L’effectif des enfants en conflit avec la loi se chiffre à 897 mineurs dont les 92% sont des garçons. La prise en charge de cette couche vulnérable est beaucoup soutenue dans les régions de Thies. Avec 151 enfants, soit un taux de 16,8%, elle est la région où les enfants ont plus de difficultés, renseigne le rapport 2017 du ministère de la Justice. Selon ce document, la région de Dakar, avec 142 enfants, pour un taux de 15,8%, vient en deuxième position. La région de Saint-Louis totalise 102 mineurs en difficulté avec la loi, soit un taux de 11,4%. Le document indique que dans ces régions, l’effectif des enfants en conflit avec la loi dépasse la moyenne nationale qui est de 64 enfants. Les autres régions, quant à elles, se caractérisent par des effectifs de prise en charge assez faible, signale le rapport. Une comparaison des sexes montre que sur les 897 enfants, les 71 sont des filles ; ce qui représente un taux de 8%. Et, 63% de ces dernières sont concentrées entre Dakar, Thies et Saint-Louis.

Les enfants en dangers, quant à eux, sont estimés à 4611 gamins dont les 46% sont des filles. Les régions de Dakar (59,2%), Thiès (7,6%) et Saint-Louis (9,1%) se distinguent par des taux relativement élevés de mineurs en danger et pris en charge. Le rapport du ministère de la Justice indique que l’effectif de chacune de ces régions dépasse la moyenne nationale qui est de 329 enfants. Face à toutes ces difficultés, des mineurs sont pris en charge dans des activités de réinsertion. Entre autres, 358 enfants ont été accueillis dans les sections d’enseignement techniques et professionnels des Centres polyvalents et Centres de sauvegarde dans les filières de couture, coiffure et restauration. 414 mineurs sont accueillis dans les sections d’apprentissage et de formation des centres dans les filières comme la menuiserie métallique et la sérigraphie.

Pour la prise en charge, il est noté l’inégale répartition des centres. La plupart de ces infrastructures d’accueil et de réinsertion sont implantés dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Ziguinchor et Kaolack. Ils sont moins présents dans les autres régions qui n’abritent, la plupart du temps, qu’un seul centre.

 

Le Front républicain, qui regroupe 18 candidats à la présidentielle ou leurs représentants, ne démord pas : le scrutin présidentiel du premier tour est « un coup d'Etat électoral ». Ils étaient regroupés mardi 7 août à Bamako avec quelques milliers de leurs partisans.

Dans la principale salle du palais de la Culture de Bamako, toutes les 3 000 places sont occupées. Les 18 candidats ou leurs représentants galvanisent le public. « Je pense et je suis convaincu aujourd’hui que le changement est possible avec ce que je vois », estime Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, vice-président du parti La Convergence pour le développement du Mali (Codem), qui a présenté un candidat à la présidentielle

Originaire du nord du Mali, et par ailleurs président d’un groupe armée, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun révèle ce qu’il considère comme un cas de fraude avérée dans une localité de la région de Tombouctou lors du scrutin du premier tour de la présidentielle. « Les urnes ont été bourrées à Goundam. Et je défis n’importe quel juge constitutionnel de m’apporter la preuve qu’il y a eu une élection », lance-t-il.

« Une dictature de la fraude »

« La rencontre d’aujourd’hui, c’est à la demande du peuple malien. Ces élections, les résultats proclamés ne représentent pas la voix du peuple. Le peuple veut qu’on lui restitue son résultat. Là où il y a eu du bourrage d’urnes, il y a eu de la manipulation des résultats. Des bourrages d’urnes, des achats de conscience à ciel ouvert. Ce sont des pratiques qui peuvent amener notre démocratie à régresser. Donc nous nous levons aujourd’hui comme un seul homme pour dire que nous aimons notre pays. Ce que nous avons en commun, c’est la patrie, c’est le Mali. Et le Mali aujourd’hui connait la démocratie depuis 1991. Ce sont des Maliens qui ont donné leur vie pour que nous puissions connaître la démocratie. On ne saurait permettre à un régime de venir mettre en péril cette avancée démocratique. C’est l’objet de la rencontre du jour. Aussi alerter la communauté internationale pour dire que les élections qui se sont passées au Mali le 29 juillet ne se sont pas passées dans les conditions de transparence requise », estime Abdramane Diarra, président de la jeunesse de l'Union pour la République et la démocratie (URD), membre de la coalition.

Dans son discours, Soumaïla Cissé, arrivé second au premier tour de la présidentielle, a dénoncé « une dictature de la fraude » lors du scrutin. L'opposition demande en outre le départ du ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, chargé d'organiser ces élections, ainsi que la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote, pour pouvoir vérifier les chiffres. Plusieurs recours ont été déposés devant la Cour constitutionnelle.

La majorité se défend d'avoir commis des fraudes

Mais pour Mahamadou Camara, porte-parole du candidat Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ces accusations de fraude ne sont pas justifiées.

« Nous avons assisté à l'une des élections les plus transparentes de toute l’histoire démocratique du Mali. Nous avons une nouvelle loi électorale qui est une coproduction de l’opposition et de la majorité. Nous avons un fichier qui a été audité par un organisme indépendant qui a été accepté par tous, donc un fichier consensuel. Nous avons de nouvelles cartes d’électeur qui ont été produites et mises à disposition des citoyens sur la base de ce même fichier. Nous avons accepté la présence d’observateurs internationaux au moment de la centralisation. Et je rappelle que dans chaque bureau de vote, l’opposition est représentée par des assesseurs et des délégués qui ont signé des PV de dépouillement. J’ajouterai pour finir sur ce point que la Céni est présidée par un membre de l’opposition et a des membres en son sein. Par conséquent, je ne vois pas où est la fraude. Il s’agit de manœuvres dilatoires. Les gens sont de mauvaise foi. Ils essaient de déstabiliser le pays. Et cela, je pense que les Maliens ne l’accepteront pas et sauront le leur dire clairement lors du vote le 12 », estime le porte-parole.

Quoi qu'il en soit, les organisateurs du meeting ne le cachent pas, ils ont aussi le regard tourné vers la Cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle. Ce qui fait que dans le public, certains pensent déjà aux batailles futures : « Les batailles, c’est qu’il faut que la loi soit respectée, il faut

que les votes s’organisent normalement », déclare l'un d'eux. « On souhaiterait qu’il y ait des bonnes élections bien entendu le 12. Il y a des pratiques qu’il ne faut jamais reprendre », estime un autre. Le meeting s’est déroulé sans incident, avec un service de maintien d’ordre très professionnel.

RFI

Face à un épisode de pollution à l'ozone lié à la vague de canicule qui touche l'Hexagone, plusieurs villes et régions ont décidé, lundi 6 août, de prendre des mesures pour réduire la circulation.

En France, sur de nombreux axes routiers, la vitesse maximale de circulation a été réduite de 20 km/h. La circulation différenciée a été mise en place à Paris, ainsi que la gratuité du stationnement résidentiel. Les véhicules Crit'air 4 et 5 et de ceux non détenteurs d'une vignette n'ont pas le droit de rouler, mais les agents « feront preuve de discernement », notamment s'il s'agit d'un départ en vacances, précise la mairie. En Île-de-France, le covoiturage est gratuit lundi (huit plateformes agréées), et un ticket de transports en commun pour la journée à seulement 3,80 euros est disponible.

Dans l'agglomération de Strasbourg ainsi que dans le bassin lyonnais et l'ensemble du département de l'Isère, les véhicules les plus polluants ne peuvent pas rouler lundi. Pour favoriser le report des automobilistes sur les transports en commun dans l'agglomération lyonnaise, l'opérateur TCL déploie lundi un titre de transport à 3 euros, « Tick'Air » qui pourrait être reconduit en cas de maintien du niveau d'alerte 2.

Auvergne-Rhône-Alpes en alerte rouge

La ville d'Annecy a également instauré la circulation différenciée en raison des concentrations élevées d'ozone, une pollution observée dans une large partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en alerte rouge. Seuls les véhicules dotés d'une vignette Crit'Air 0, 1, 2 ou 3 peuvent rouler et stationner dans les parkings municipaux de la zone de circulation restreinte d'Annecy, a précisé la mairie de ce haut-lieu du tourisme en Haute-Savoie. Un « pass air pur » de 1 euro est mis en place toute la journée sur le réseau de transports urbains de l'agglomération.

En Savoie, pour le Grand Chambéry et la ville de Chambéry où le seuil d'alerte est de niveau 1, un tarif qualité de l'air est également mis en place sur le réseau de transports en commun et la réduction de vitesse de moins de 20km/h en ville est obligatoire. La chaleur aggrave la pollution à l'ozone dans de nombreuses régions. Ce polluant favorise l'asthme et peut aggraver des troubles cardio-vasculaires ou respiratoires.

On respirera mieux à partir de mardi

D'après Météo-France, « le pic de canicule devrait se situer lundi sur les régions du sud-ouest, mardi sur celles du nord-est, du centre-est et du bassin parisien ». Seules les régions du nord-ouest sont épargnées. On attend ainsi lundi 36°C à Toulouse et 37°C à Bordeaux, mardi 36°C à Paris ou à Lyon. Le pays devrait mieux respirer à compter de mardi en fin d'après-midi, avec l'arrivée d'une masse d'air venue de l'Atlantique.

(avec AFP)

Page 6 sur 555

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Video galleries

logotwitterFacebook