Nous poursuivons aujourd’hui l’entretien que nous a accordé la semaine dernière à l’ambassade du Sénégal à Paris, avenue Robert Schuman, son excellence M. Bassirou SENE.

Q - M. l’ambassadeur, sur l’important dossier de l’immigration, quelles solutions entrevoyez-vous lorsqu’on sait que 340 millions d’africains vivent avec moins d’un dollar par jour, que l’espérance de vie est de seulement cinquante-quatre ans et que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est de 140/1000 ? Comment stopper, freiner la tentation à l’exode dans de telles conditions ?

B.S – La migration est dans l’ADN de l’homme depuis notre création. Il y a même eu par le passé des flux migratoires beaucoup plus importants que ce que nous connaissons actuellement. Aujourd’hui on pointe du doigt les migrants africains mais il y a quelques années c’était en sens inverse. Dans beaucoup de régions du monde si les migrants regagnaient aujourd’hui leur pays d’origine l’économie locale s’effondrerait du fait que beaucoup de professions, de métiers sont exercés par eux. Par ailleurs en raison de la pyramide des âges, près de 60% de la population de nombreux pays occidentaux a une moyenne d’âge supérieure à cinquante ans grâce à l’espérance de vie qui est plus grande en raison des découvertes scientifiques, des progrès médicaux et d’une meilleure alimentation et hygiène de vie. Par suite de leur vieillissement ces peuples ne peuvent plus être des opérateurs économiques. Ils ont donc besoin des migrants pour faire un travail, qu’au demeurant leurs nationaux n’acceptent pas le plus souvent. Il ne faut pas se voiler la face, or c’est cette situation bien réelle, concrète que l’on veut occulter. La migration est utile dans les deux sens, d’un côté pour l’Europe qui n’a plus les capacités humaines suffisantes pour faire face à son développement et de l’autre pour l’Afrique car l’apport en argent des migrants en direction de leurs pays d’origine représente une manne financière supérieure à l’aide publique au développement en Afrique. Pour le cas spécifique du Sénégal nous faisons en sorte de pouvoir retenir nos compatriotes qui veulent rester et vivre décemment au pays. Mais vous n’empêcherez jamais de partir des individus qui veulent explorer d’autres horizons, en dehors de tout besoin économique et social, d’aller à la rencontre d’autres milieux, d’autres communautés. Grâce à Dieu le Sénégal est un pays stable, où nous avons une nation sénégalaise, où il n’y a pas de tensions religieuses entre musulmans et chrétiens et où la démocratie fonctionne. Nous ne connaissons pas les problèmes politiques, religieux, sociaux, environnementaux qu’on voit ailleurs chez certains de nos voisins qui expliquent que les populations quittent ces pays. Nous sommes pour notre part épargnés par ce fléau.

Q - Dans ces conditions, comment interprétez-vous les signaux qui sont envoyés par certains pays européens qui entendent fermer leurs frontières aux nouveaux migrants ? 

B.S - Cela s’explique par la montée des populismes qui sont en mal de programme et qui jouent sur la corde sensible, sur la peur des populations à qui on présente les migrants comme des gens dangereux, qui apportent des maladies et nuisent à leur bien-être. Ce sont là des programmes de parti, mais pas un programme politique.

Q. - Redoutez-vous qu’un jour en France un mouvement de ce type puisse exister ?

B.S – Mais cela existe déjà ! Il y a ici des partis politiques qui professent le mépris de l’autre. Cette réaction est essentiellement le fait de pays développés qui possèdent 80 % des ressources alors qu’ils représentent à peine plus de 5% de la population. Dès lors ils ont une réaction de repli sur soi, de méfiance,voire d’hostilité pour l’autre, qu’on soupçonne de vouloir prendre ce que vous possédez. Or ces autres cherchent seulement à obtenir leur dû et il ne faut pas oublier que ces « autres » en question, qu’on chasse aujourd’hui, étaient hier colonisés, esclavagisés et privés de toutes leurs ressources, leurs biens, leurs enfants. Penser que la richesse d’aujourd’hui a été travaillée par ceux qui en bénéficient est une erreur.

Q – La Chine est de plus en plus présente économiquement sur le continent africain, le président Macky Sall a accueilli il y a peu le président chinois, cela signifie-t-il que le Sénégal entend faire de l’Empire du milieu un partenaire privilégié ?

B.S – Mon pays est ouvert à tous les partenaires potentiels, nous avons d’excellentes relations avec la Chine en effet, mais aussi avec l’Inde, le Brésil, l’Arabie Saoudite ou encore le Maroc, mais je le répète la France est notre premier partenaire en ce qui concerne notre développement et elle assure les subventions les plus importantes pour le Sénégal.

Q – J’en reviens à la Chine, pardonnez-moi, on l’accuse souvent de piller les ressources du continent africain, comme hier, vous le rappeliez à l’instant, les colonisateurs européens ont pu le faire.  C’est vrai pour les forêts, le bois, des terres mais aussi le sable dont ils ont besoin pour alimenter les cimenteries et faire face à leurs besoins énormes en matière de construction, etc.

B.S – A la différence du passé, aujourd’hui nous signons des marchés, des accords avec la Chine alors que du temps de la colonisation il n’y avait rien de cela. C’est la différence entre piller et commercialiser. En 2018 les dirigeants qui s’engagent dans ces partenariats économiques ont été démocratiquement élus par leur peuple et sont légitimes pour contracter ces marchés, dans l’intérêt de chacune des parties. 

Q – Vous ne redoutez donc pas de voir demain les chinois comme de nouveaux colonisateurs ?

B.S – L’Afrique à trop souffert de ce genre de situation dans l’histoire pour l’accepter aujourd’hui. La Chine met actuellement soixante milliards à la disposition de l’Afrique sur trois ans, vingt milliards par an, qui va refuser cela ? Nous avons des déficits d’infrastructures, il y a des pays où entre la capitale et les autres villes il n’y a pas de connexion, pas de ponts, il n’y a pas de ports, pas d’eau, pas d’électricité, comment voulez-vous que nous refusions cette main tendue.

Q – S’agissant des Etats-Unis, dont l’actuel président a eu des mots très durs, presque injurieux à l’égard des africains, quelle est votre position ?

B.S – Le président du Sénégal à réagi en son temps à cette attitude de D. Trump. Le plus important est qu’au-delà de tels propos le Sénégal entretient d’excellentes relations avec l’Amérique, d’Etat à Etat. Nous avons en commun plusieurs programmes, économiques mais aussi sur la santé, en particulier pour lutter contre le sida et ceux-ci fonctionnent bien.

Q – Dans sept mois, monsieur l’ambassadeur, des élections présidentielles vont avoir lieu au Sénégal. Aujourd’hui on est à plus de quatre-vingt candidats à la candidature (qui devront satisfaire au paiement d’une caution et à la réunion de milliers de parrainages avant d’être officiellement déclarés), face à un chiffre aussi pléthorique faut-il voir là un signe de vitalité ou plutôt caricatural de la démocratie ?

B.S – Nous pensons que c’est plutôt le signe de la pertinence, de la sagesse de notre président qui a fait du Sénégal un pays stable, où il fait bon vivre, où il y a des opportunités. D’ici 2021 nous serons peut-être le cinquième producteur de pétrole et de gaz, alors inévitablement cela nourrit quelques appétits. Quant au prochain président c’est Dieu qui en décidera, car le pouvoir sur les hommes est un prolongement du pouvoir divin. Peut-être aussi qu’en France aux prochaines élections il y aura une avalanche de candidats inconnus. Le système de parrainage que nous avons mis en place permettra cependant de filtrer les candidatures pour ne retenir que les plus représentatives.

suite et fin de notre interview de l’ambassadeur du Sénégal en France, Monsieur Bassirou SENE. 

Voici quelques jours son excellence Bassirou Sene, ambassadeur du Sénégal en France nous recevait dans ses bureaux de l’avenue Robert Schuman à Paris et nous accordait une interview exclusive. Cet homme, affable, avec qui notre directeur d’ Ichrono a pour point commun d’avoir été auditeur à l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), n’a refusé aucune de nos questions, acceptant même de répondre à certaines malgré leur caractère légèrement provocateur. Ce dont la rédaction d’ Ichrono le remercie.

C’est le résultat de cet entretien, qui couvre aussi bien l’état des relations diplomatiques entre le Sénégal et la France, l’immigration, les accords économiques entre le Sénégal et la Chine que les prochaines élections présidentielles de février 2019, que nous publions à partir d’aujourd’hui.

Q. – Quel est, monsieur l’ambassadeur, l’état actuel des relations diplomatiques entre le Sénégal et la France ?

B.S – Comme vous le savez nos deux pays entretiennent des relations particulières compte-tenu de l’histoire qui lie le Sénégal et la France mais aussi du dynamisme des deux chefs d’Etat qui gouvernent actuellement. Il y a une communauté de vues et une orientation partagée pour le développement, les questions de paix et de démocratie, celles relatives à la façon d’endiguer les problèmes du terrorisme. Sur tous ces aspects nos chefs d’Etat sont sur la même longueur d’ondes. Comme vous le savez en 2016 et en 2018 il y a eu deux visites de chefs d’Etat, le président Macky Sall est venu ici en décembre 2016 et en février 2018 le président Macron s’est rendu au Sénégal. C’est dire l’importance de nos rapports sans parler des séminaires inter-gouvernementaux qui existent entre nos deux gouvernements et qui sont présidés de part et d’autre par les Premiers ministres. Nous en avons déjà tenu deux, un à Paris et un à Dakar avec Manuel Valls et chaque séminaire à son propre thème, son ordre du jour. Généralement il s’agit de questions d’actualité où l’enseignement est en pôle position, les questions d’éducation, de formation, de paix et de sécurité.

Q. – On se souvient par le passé des rapports, parfois agréables, parfois tumultueux, sur le mode « je t’aime moi non plus, » entre Chirac - Abdou Diouf, Sarkozy - Wade, quelle est aujourd’hui la nature des relations entre les présidents Macky Sall et Emmanuel Macron ?

B.S – Ce sont des relations solides, très suivies, amicales et fraternelles. Je les ai vus ensemble, je les ai entendus discuter de questions importantes, mais je les ai vus aussi en privé et à chaque fois c’était dans un climat fraternel et amical. 

Q. – En dépit de ce climat chaleureux entre les deux chefs d’Etat existe-t-il néanmoins des dossiers épineux, des sources de conflits entre les deux pays ?

B.S – Si je peux me permettre un trait d’humour je dirai qu’entre le Sénégal et la France la difficulté c’est qu’il n’y a pas de difficultés. Je pense en particulier à l’éducation où nous avons une vision commune par rapport à la nécessité d’apporter un maximum de savoir et de capacité professionnelle à nos populations. Cela passe par des outils nécessaires pour faire face au défi du développement du monde. En ce sens l’Agence française de développement joue un rôle essentiel dans le cadre du programme d’appui au développement de la diaspora. Et ce programme aujourd’hui joue un rôle important dans la construction de collèges à travers le Sénégal, afin de remédier à ce que nous appelons des « abris provisoires », autrement dit des classes dans une situation précaire. Nos enseignants viennent aussi en France pour renforcer leur formation, des bourses sont également accordés à nos étudiants pour augmenter leur capacité, au niveau du doctorat par exemple, avant de retourner au pays. Cette collaboration, très suivie, permet au système universitaire sénégalais d’être le plus performant possible en s’appuyant sur l’expertise française qui est avérée.

Q. – Malgré cela, 24% des diplômés sénégalais de l’enseignement supérieur quittent le Sénégal pour l’étranger. Comment pensez-vous enrayer cet exode des élites intellectuelles ?

B.S – La liberté de mouvement est un élément du développement. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faudrait le restreindre, les déplacements des uns et des autres sont un facteur d’enrichissement, de consolidation des acquits en bénéficiant de l’apport des autres. A propos des diplômés auxquels vous faites allusion je ne suis pas certain que ce soit une mauvaise chose pour le Sénégal. Par ailleurs le Président prend toutes les dispositions pour permettre aux étudiants diplômés sénégalais de pouvoir s’épanouir au pays grâces à des mécanismes qui sont mis en place. Si vous n’êtes pas salarié, vous pouvez créer votre propre entreprise avec un soutien de l’Etat avec différents d’aide. Nous avons des secteurs porteurs, l’agriculture, trois mille heures de soleil pour l’énergie, nous avons besoin de quinze mille logements par an et nous avons donc besoin d’expertise dans ces différents domaines.

Q. - Aujourd’hui la France est-elle pour le Sénégal le partenaire européen privilégié au sein de l’Union européenne, ou un partenaire comme les autres ? 

B.S – La France est notre premier partenaire, notre premier bailleur financier, sa place est indiscutable, du fait de l’histoire mais aussi de la réalité économique de nos pays.

Q. - Quelle idée vous faites-vous du rôle d’ambassadeur aujourd’hui, à un moment ou les bureaux économiques, commerciaux jouent un rôle de plus en plus important dans les relations internationales. Est-ce que cela ne bouleverse pas un peu le rôle traditionnel du diplomate que vous êtes ?

B.S – La diplomatie du développement n’est pas nouvelle. Elle a été professée du temps de Boutros Boutros Ghali *. Nous pensons que la vocation des diplomates n’est pas d’être en nœud papillon pour fréquenter les salons. Nous sommes des acteurs du développement et devons apporter notre contribution pour un maximum d’investissements dans notre pays, le rendre le plus intéressant pour les industriels et attractif pour les touristes. C’est la vocation première d’une mission diplomatique. Le Quai d’Orsay lui-même s’occupe désormais du commerce et du tourisme. Ici, à l’ambassade j’ai un bureau économique avec un staff important qui a vocation à négocier et à assumer cette dimension et quant il le faut je suis là pour porter la parole, ouvrir le débat, et montrer fortement notre présence dans les grandes manifestations, les salons, etc.

Q. - Ce n’est donc pas une mutation de la fonction d’ambassadeur à laquelle nous assisterions aujourd’hui ?

B.S – En tant que diplomate de carrière je ne le pense pas. Je vous rappelle qu’au cours de la formation à l’ENA nous avons des cours d’économie politique, de stratégie, de négociation, etc. ce qui fait de nous des fonctionnaires pluridisciplinaires, si j’ose dire multi sectoriels. Nous sommes formés au droit, à la politique et à l’économie.

Deuxième partie

Troisème partie

Entretien réalisé par Jean-Yves Duval, directeur de publication

 

*   Universitaire, juriste, politologue, né en Egypte, il fut diplomate, le sixième secrétaire général de l’ONU et le premier secrétaire général de la Francophonie. Il est décédé le 16 février 2016 à l’âge de 93 ans.

 

 

vendredi, 07 septembre 2018 21:08

Les voleurs de démocratie

Dans Ichrono voici quelques jours nous évoquions la recrudescence des arnaques, petites et grandes, au point de faire dire à certains qu’elles pourrissent le Sénégal. Comme tout ce qui est exagéré cette affirmation est doit être nuancée.

Cela reviendrait à dire que les actes d’incivilité commis par quelques sauvageons créeraient un climat de guerre civile. Il faut savoir raison garder.

Il est vrai qu’un mécanicien qui invente une panne imaginaire pour arrondir sa facture au franc CFA supérieur n’est pas un voleur. C’est un minable petit escroc.

Comme l’est aussi ce vendeur de voiture qui cache un vice (par définition caché) de son véhicule à son acheteur.

Ainsi qu’assurément cet entrepreneur de maçonnerie qui après avoir encaissé l’acompte met la clé sous le paillasson et laisse le client livré à lui-même, désemparé.

Ou encore ce vendeur de « café Touba » qui mélange le café avec du mil et du riz grillé. De même que ces commerçants qui vendent des produits de contrefaçon en les faisant passer pour authentiques.

Oui, ce genre de pratique « pourrit » la vie quotidienne des honnêtes gens. Mais non le Sénégal. 

En revanche ceux qui pourrissent le pays, ce sont ces fonctionnaires corrompus qui moyennant espèces sonnantes et trébuchantes accordent des faveurs, contournent la loi, ces enseignants qui sèchent les cours dans l’école publique pour se faire de l’argent dans le secteur privé. Et pire encore ces hommes politiques qui font des promesses qu’ils savent être fantaisistes, simplement pour assurer leur élection ou réélection et qui trompent ainsi délibérément le peuple.

Ceux-là ne sont pas des escrocs minables qui commettent des petites arnaques, mais des voleurs de démocratie, des personnes qui trahissent leur devoir et leur patrie. Ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui mais où sont les sanctions ?

Le directeur de publication d’Ichrono

samedi, 01 septembre 2018 12:53

Voyage en Absurdie

Vous vous demandez sans doute quel est ce nouveau pays, à ce jour inconnu sur le globe terrestre. Vous connaissez l’Italie, l’Arabie, la Somalie, le Mali, la Turquie, etc. mais vous ne voyez pas l’Absurdie, même en cherchant attentivement. C’est normal car il s’agit d’un royaume imaginaire.

Un pays, où à sept mois des élections, 85 candidats se sont déjà déclarés et aspirent à devenir chef de l’Etat. Oui, vous avez bien lu. Un chiffre pléthorique ! Et sans doute un peu plus encore depuis que j’ai commencé à rédiger ce billet d’humeur. Avant, vraisemblablement, d’être proche d’une centaine à l’heure de la clôture des candidatures … Quelle absurdité lorsqu’on sait que la population du pays est à peine de seize millions d’habitants !

Certes, il faudra à ces candidats, pour s’aligner sur la ligne de départ, réunir quelques 52 000 signatures de parrainages, réparties dans les 14 régions du pays, à raison d’au moins deux mille par région. Gageons qu’à la suite de cette récente réforme constitutionnelle voulue par le pouvoir en place, les rangs vont rapidement s’éclaircir, de façon drastique. 

Quant à ceux qui auront franchi ce premier écueil ils devront en surmonter un second, à savoir le versement d’une caution de trente millions CFA (environ 45 000 euros). Ce qui est loin d’être dérisoire.

Résultat, les rescapés de cette course d’obstacles seront vraisemblablement moins d’une dizaine en février prochain pouvant espérer succéder à Macky Sall.

Car ce pays dont nous parlons, c’est bien sûr le Sénégal, qui, à travers, cette mascarade électorale ne donne pas la meilleure image internationale de lui-même. Alors, me direz-vous, pourquoi cette absurdité si l’on sait d’avance que la plupart des personnes déclarées aujourd’hui ne seront pas présentes demain ? Il y a d’abord celles pour qui il s’agit là d’une opération de com’, une façon de faire parler d’elles, d’être invitées à la radio et à la télévision, de prendre date pour l’avenir. En clair de faire un tour de piste, comme au cirque, et puis de s’en aller.

Et il y a les autres, celles qui monnaieront leurs parrainages de façon « sonnante et trébuchante » ou par quelques gratifications obtenues auprès du candidat victorieux après lui avoir apporté leur soutien, même tardif, ici un poste dans l’administration, là une autorisation ou un passe-droit quelconque, ailleurs une exonération fiscale, etc.

Finalement, au royaume de l’Absurdie, des petits malins vont s’en mettre plein les poches, « business is business », et tant pis si cela a pour conséquences de brouiller le scrutin électoral et de tourner en dérision une élection capitale pour l’avenir du pays.

Au final, c’est la démocratie qui en sortira plus affaiblie. Ainsi va la vie au royaume de l’Absurdie.

Le Directeur de publication 

d’Ichrono

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