L’attentat à Tunis, qui a causé la mort de 21 personnes, dont 19 touristes étrangers, est largement relayé dans la presse des Amériques. Pour le New York Times, l’attaque au musée du Bardo, la plus importante depuis 1992, est un sérieux coup porté à la démocratie tunisienne et un nouveau coup à l’industrie touristique vitale pour la Tunisie. Le président tunisien a promis une guerre sans merci contre le terrorisme, souligne le Washington Post. Mais cet attentat fait aussi craindre que le gouvernement ne soit tenté de retourner à l’autoritarisme, relève le New York Times.

Pour l’éditorialiste, la Tunisie a réussi sa transition démocratique de manière pacifique, mais ses forces de sécurité doivent faire face à des attaques régulières d’islamistes extrémistes en particulier dans les montagnes, et le pays est devenu l’un des plus grands pourvoyeurs de djihadistes qui ont rejoint les rangs de l’Organisation de l’État islamique en Syrie et en Irak. La démocratie a donné la liberté de parole aussi aux groupes qui recrutent et qui « trouvent facilement des jeunes attirés par des promesses de justice et d’opportunités alors qu’ils luttent pour survivre dans un pays miné par une économie en berne après des années d’instabilité et d’abus policier, vestiges de l’ancien système autoritaire », analyse le journal.

 
Parmi les victimes de l’attentat au musée du Bardo figurent deux Colombiens
 
L’attentat de Tunis a endeuillé une famille colombienne, titre El Tiempo. Un jeune homme de 29 ans, Arturo Camelo, qui venait d’obtenir son diplôme d’une école de commerce en Espagne. Pour fêter cela, ses parents l’avaient rejoint et ils avaient embarqué pour une croisière en Méditerranée. Plusieurs des victimes étaient des passagers de cette croisière qui se trouvaient dans le bus devant le musée du Bardo, explique le journal. C’est là que les rafales l’ont fauché ainsi que sa mère. Son père, José Arturo Camelo, un général de l’armée à la retraite s’en est tiré indemne.

Pour Semana, le jihadisme a fait couler du sang colombien. Qui est derrière ces attaques, se demande El Espectador ? Tout porte à croire que la femme et le fils du général ont été victimes du terrorisme islamiste qui a frappé le monde ce mercredi, relève le site en ligne. El Tiempo rappelle que la Tunisie se bat depuis plusieurs semaines contre des groupes terroristes dans la région de Kasserin, une zone montagneuse où se retranchent des groupes de différentes régions du Sahel.
 
En Colombie, le gouvernement et les syndicats ont trouvé un accord pour mettre fin à la grève des camionneurs
 
Après quinze heures de négociations, les deux parties ont enfin réussi à mettre fin à une grève qui aura duré 23 jours, rapporte El Tiempo. Les grévistes réclamaient une baisse du prix du carburant, trop cher en Colombie, dénonçaient-ils, et la suspension de certains points de péage sur les axes routiers qui rendent leurs prix non compétitifs. Des outils de suivi de la bonne application de ces accords entre les affréteurs, les compagnies de transport et l’État ont été créés.

Mercredi 49 personnes avaient été arrêtées par la police pour dégradation de matériel, blessures et obstruction sur la voie publique, rappelle El Espectador. Les autorités avaient déployé l’armée pour sécuriser et libérer les principaux axes routiers pour permettre aux non-grévistes de délivrer leurs marchandises, car la grève commençait à provoquer des problèmes d’approvisionnement, explique El Pais, selon lequel le prix du kilo de pommes de terre a grimpé de 165 % en une semaine.
 
Au Brésil, la présidente Dilma Rousseff a annoncé un paquet de mesures pour lutter contre la corruption
 
Avec ces sept projets de loi, Dilma tente de réagir, souligne Carta Capital. Car la présidente est empêtrée dans une crise politique majeure qui a provoqué des manifestations massives contre son gouvernement et a fait dégringoler sa popularité, poursuit le journal. C’est dans ce contexte tendu que son ministre de l’éducation Cid Gomes a traité hier des députés d’opportunistes, les accusant de profiter d’un système de corruption, rapporte Folha de Sao Paolo.

Ce qui a créé un tollé en pleine session du Congrès dont le président, Eduardo Cunha, a exigé sa démission faut de quoi le PMDB, allié du parti des Travailleurs au pouvoir, quitterait la coalition du gouvernement, explique O Globo. Dilma Rousseff a donc préféré conserver son alliance avec le PMDB et a accepté la démission de son ministre de l’Éducation, un épisode qui fragilise un peu plus la présidente  qui a du mal à faire passer ses mesures d’austérité budgétaire en plein scandale de corruption du géant pétrolier Petrobras.
 
L’OEA, l’Organisation des États américains a un nouveau président
 
Il s’agit de l’Uruguayen Luis Almagro, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement de José Mujica, relève El Universal. Élu pour cinq ans avec 33 voix et une abstention lors de l’assemblée générale de l’OEA, il succède au Chilien José Miguel Insulza. Selon El Observador, Luis Almagro s’est engagé à rénover l’organisation et à œuvrer pour une médiation avec le Venezuela, et à s’impliquer pour permettre la réintégration de Cuba à l’OEA.

Rfi

Les combattants de Boko Haram ont repris pied dans la localité de Gambaru, ville frontalière avec celle de Fotokol au Cameroun. D'après l'AFP, les jihadistes ont tué onze personnes entre mercredi et jeudi. Gambaru était la première ville libérée par l'armée tchadienne en janvier dernier lors de sa percée au Nigeria. Mais depuis le 12 mars, les Tchadiens ont quitté la zone à la demande du Nigeria et la commune s'est retrouvée sans protection. A Damasak, au contraire, ville reprise à Boko Haram, soldats tchadiens et nigériens fraternisent.

Depuis deux jours, les forces camerounaises stationnées à Fotokol avaient noté le retour d'éléments de Boko Haram à Gambaru. Les deux villes ne sont séparées que par un pont et les Camerounais suivent de près l'évolution de la situation dans la ville nigériane. L'état major camerounais confirmait même jeudi des tirs d'artillerie en direction de Gambaru contre des positions de Boko Haram.

Depuis que le corps expéditionnaire tchadien est rentré en territoire camerounais à la demande du Nigeria le 12 mars dernier, chacun s'attendait à ce que Boko Haram revienne à Gambaru. En effet, l'armée nigériane n'a pas réinvesti cette ville, la laissant à la merci des jihadistes.

Dans le même temps, plus au nord, à la frontière avec le Niger, soldats tchadiens et nigériens affirment avoir pris la ville nigériane de Damasak le 14 mars et faire route vers Malam Fatori.

Fraternisation des soldats tchadiens et nigériens

Notre correspondant au Tchad a pu se rendre à Damasak où une fraternité d’arme naît entre les forces armée du Tchad et du Niger qui ne se connaissaient pas. Le 8 mars dernier, les forces tchadiennes, stationnées depuis un mois à Bosso, ont fait mouvement pour rejoindre leurs collègues nigériens venant de Difa, avant d’enjamber le pont sur la rivière Koumadougou Yobé qui sert de frontière entre le Niger et le Nigeria.

C’est ensemble que les deux troupes ont attaqué le village de Doutchi et avancé pas à pas pendant plusieurs jours jusqu’à la prise de Damasak. Depuis, les deux contingents, qui sécurisent la ville et tentent de rassurer les populations de revenir chez elles, ont aussi le temps de faire connaissance.

« On ne se connaissait pas le 8 [mars] en traversant le pont mais aujourd’hui nous avons partagé un peu de notre repas. Je pense que c’est une fraternité qui est en train de naître » raconte le colonel Toumba Mohamed, commandant des forces nigériennes à Damasak.

Une fraternité qui sera nécessaire pour avancer car les deux armées ont annoncé que leur prochain objectif est la ville de Malam Fatori, place forte de Boko Haram, où se sont repliés les islamistes après la perte de Damasak.

Rfi

Le groupe Etat islamique a revendiqué ce jeudi 19 mars dans un message audio l'attentat perpétré mercredi contre le musée du Bardo à Tunis, qui a coûté la vie à 20 touristes étrangers et à un Tunisien. C'est la première fois que l'organisation terroriste revendique une attaque en Tunisie.

Le groupe jihadiste, qui sévit en Syrie, en Irak et en Libye, a menacé la Tunisie dans son message d'autres attaques, affirmant qu'il ne s'agissait que « du début ».

Qualifiant l'attentat contre le musée d'« attaque bénie contre l'un des foyers des infidèles en Tunisie musulmane », la voix lisant le communiqué audio affirme que l'opération sanglante a été menée par « deux chevaliers du califat, Abou Zakaria al-Tounsi et Abou Anas al-Tounsi ».

Ils étaient « munis d'armes automatiques et de bombes » et sont « parvenus à assiéger un groupe de ressortissants des pays croisés semant la terreur dans le coeur des infidèles ». « (...) Ce que vous avez vu, ce n'est que le début. Vous n'allez jouir ni de sécurité ni de paix », poursuit l'enregistrement.

Selon le dernier bilan officiel, 20 étrangers de nationalités différentes -française, espagnole, japonaise, colombienne, belge, britannique, polonaise, etc...- ont été tués, outre le Tunisien. Une bonne partie des victimes étaient des croisiéristes descendus de leur paquebot en escale pour découvrir la capitale tunisienne. La présidence tunisienne a annoncé que deux assaillants avaient été tués après l'attaque et neuf suspects arrêtés.

La Tunisie reste sous le choc au lendemain de l’attentat qui a frappé le cœur de la capitale, Tunis. C’est le musée du Bardo qui a été la cible d’un attentat particulièrement meurtrier, un musée situé à proximité du Parlement. Le bilan est très lourd avec plus d’une vingtaine de morts, essentiellement des touristes. L’enquête a été ouverte et neuf suspects ont été interpellés, ce jeudi, selon la présidence. Des personnes qui auraient été en contact avec les deux assaillants.

Le scénario de la prise d’otages et la fusillade de mercredi à Tunis est de plus en plus clair. De sources sécuritaires tunisiennes, on sait désormais que deux jeunes âgés d’une vingtaine d’années sont entrés dans l’enceinte du musée du Bardo et ont ouvert le feu immédiatement sur sept bus de touristes qui se trouvaient là. Certains touristes, selon ce qu’ont raconté des témoins oculaires ce jeudi matin à RFI, ont été achevés à bout portant.

Ensuite, ces deux jeunes Tunisiens, l’un originaire de Kasserine, l’autre originaire d’un quartier de Tunis, non loin du Bardo, sont entrés à l’intérieur du musée avec des otages et c’est là qu’ils ont finalement été tués par les forces de sécurité tunisienne. On ne sait pas pour le moment si ces jeunes appartenaient à la branche tunisienne d’Aqmi, la fameuse brigade Okba Ibn Nafaâ qui est active depuis décembre 2012 le long de la frontière algérienne, ou alors au groupe Etat islamique surtout actif en Syrie, en Irak ou en Libye.

La présidence a annoncé ce jeudi que neuf suspects avaient été interpellés en rapport avec l’attaque qui a visé le musée du Bardo. Ces personnes auraient eu des contacts avec les deux assaillants. Selon le communiqué de la présidence, « quatre éléments en relation directe avec l'opération (terroriste) et cinq autres soupçonnés d'être en relation avec cette cellule » ont été arrêtés.

Une attaque prévisible

Une pareille attaque en Tunisie était prévisible, car le pays est le plus important exportateur au monde de jihadistes à l’étranger. Près de 3 000 Tunisiens, selon les chiffres officiels, combattent actuellement en Syrie et en Irak. Au moins 500 sont rentrés, toujours selon les chiffres officiels, sur le territoire tunisien. Et puis, il y a aussi plusieurs centaines de Tunisiens qui combattent actuellement en Libye au sein de la branche libyenne de l’Etat islamique. Régulièrement, pour ne pas dire toutes les semaines, des vidéos émergent de ces jihadistes tunisiens sur Internet qui menacent d’attentats la Tunisie. Et puis il y a aussi cette situation sécuritaire très relative puisque chaque mois, des accrochages ont lieu entre des jihadistes et les forces armées tunisiennes, qui subissent de lourdes pertes depuis 2012.

Témoignages: le choc dans les rues de Tunis 19/03/2015 - par Camille Lafrance écouter

Ce drame aura en tous les cas des conséquences politiques dans le pays. Ce jeudi en fin de matinée, lors d’une conférence de presse dans l’enceinte du musée Bardo, plusieurs représentants de la société civile et des ministres ont notamment mis en garde sur un discours politique qui viserait à revenir à des tentations d’autrefois, de l’ancien régime, des tentations liberticides. « Après cet attentat, l’heure est au recueillement », disait un représentant de la société civile, ancien opposant au président Ben Ali déchu. Dans l’après-midi à 16h, un grand rassemblement à l’appel du syndicat UGTT et de plusieurs entités de la société civile, aura lieu dans le quartier même où s’est déroulé la fusillade.

Des centaines voire des milliers de personnes sont attendues sur les lieux. Les gens viennent avec un message, le même que lors des attentats en France : « Nous n’avons pas peur ». Ils envoient aussi un appel aux touristes pour qu’ils reviennent dans le pays. Il faut dire que c’est un secteur clé de l’économie tunisienne avec plus de 400 000 emplois concernés.

Des hôpitaux débordés

La plupart des blessés de l'attentat sont soignés à l'hôpital de la Rabta où les autorités sanitaires tentent de faire face, même si la situation est difficile. « On n’a pas vu un tel afflux de blessés depuis la révolution », selon un médecin de cet hôpital. Ce médecin raconte les nombreux blessés par balles et les opérations d’urgence qui se sont succédées ces dernières 24 heures. Plusieurs touristes, victimes de l’attaque, sont actuellement encore en réanimation et il est difficile de se prononcer sur leur pronostic vital.

D'autres victimes sont sous le choc. Pour celles qui s’en sont sorties avec des blessures légères, une cellule de crise a été mise en place à l’hôpital avec des psychiatres extérieurs qui interdisent désormais l’accès des journalistes à ces victimes. Mais des médecins expliquent que beaucoup des survivants de l’attaque avaient besoin de parler, de raconter leur traumatisme.

Certains ont été rejoints par leur famille venue en avion pour être à leur chevet. En tout, il y a encore une quarantaine de blessés dont au moins six graves. Les familles des victimes arrivent également au compte-gouttes dans les hôtels de la capitale. Très émus, déboussolés, ils ont les larmes aux yeux et sont directement pris en charge par l’Office national du tourisme.

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