Le porte-parole du gouvernement malien a détaillé vendredi après-midi l'opération menée  dans la nuit de jeudi dernière dans un quartier de Bamako contre un des auteurs présumés de l'attaque contre le bar restaurant La Terrasse. Un assaut qui a abouti à la mort du suspect et à la saisie de plusieurs armes et munitions dans sa chambre.

L’opération a été menée par l’unité spéciale des forces de sécurité entre 1h et 3h du matin dans le quartier de Magnanbougou, selon les informations données par le porte-parole du gouvernement malien, Choguel Maïga. Elle a visé un petit immeuble habité par plusieurs locataires, et en particulier par un homme qui a refusé de se rendre. Se sentant cerné, il a posé une grenade défensive avec un fil sur la porte et a même ouvert le robinet d’eau de sa chambre pour faire diversion.

Lors de l’assaut, la grenade a explosé. Quatre hommes des forces de sécurité ont été blessés, mais leur vie n’est pas en danger. Le suspect, lui, a été gravement touché par les éclats de grenade. Il est décédé de ses blessures lors de son transfert à l’hôpital Gabriel Touré. Cette opération a relevé l'alerte d'un cran.

Selon les papiers d’identité retrouvés sur lui, il s’appelait Mohamed Tamirou Cissé. C’était un homme au teint clair originaire du cercle de Bourem, dans les environs de Gao. Né en 1993, il avait à peine plus de 20 ans. S’il se confirme que c’est bien sa pièce d’identité, les enquêteurs devraient pouvoir très vite remonter jusqu’à son entourage et reconstituer peut-être le groupe auquel il appartient. Vivait-il seul ? Avait-il des complices dans le quartier ? Pour en savoir plus, les habitants de l’immeuble ont été entendus hier. Et un large périmètre a été bouclé par la police scientifique afin de collecter un maximum d’indices.

Beaucoup de munitions et des armes ont été trouvées sur les lieux où le terroriste a été appréhendé
Choguel Maïga 14/03/2015 - par Marie-Pierre Olphand
Porte-parole du gouvernement
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Des complices encore à Bamako ?

Les armes retrouvées dans sa chambre ont déjà commencé à parler. Les munitions seraient, selon les autorités, du même type que celles utilisées lors de l’attaque il y a huit jours à Bamako. Elles seraient aussi similaires à celles retrouvées quelques jours auparavant dans une cache d’armes en pleine forêt à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale.

Les autorités affirment que la chambre dans laquelle il vivait avait été louée il y a environ trois semaines. Mais depuis l’attaque de vendredi dernier, au bar-restaurant La Terrasse, le suspect décédé cette nuit n’en avait presque plus bougé.S'il se confirme que cet homme est bien l'un des assaillants de La Terrasse, celui qui était à moto en particulier, les autres auteurs de l'attaque sont peut-être encore cachés dans la capitale.

Lors d'une réunion convoquée vendredi par le Premier ministre, il a donc été décidé d'accentuer les contrôles routiers. « Les terroristes ont pris la fuite en moto et donc tous les véhicules non immatriculés seront désormais saisis systématiquement, de nuit comme de jour. Tous les engins qui sont utilisés aujourd'hui dans la circulation doivent faire et feront l'objet d'une attention particulière des forces de sécurité », a déclaré Choguel Maïga. Selon les autorités, les ratissages se poursuivent dans les alentours de la capitale. Quant aux habitants, ils sont toujours appelés à coopérer et à dénoncer tout comportement suspect.

Un immeuble bien inquiétant

Cet immeuble où le suspect de l’attentat de Bamako s’était retranché est un immeuble mal famé appartenant à un homme d’affaires malien qui vit à l’étranger. Il est divisé en appartements placés en location. Selon des voisins, les occupants défilent.

Cette jeune fille, qui habite à quelques mètres seulement, n'avait pas imaginé que l'un des auteurs présumés de l'attentat de Bamako pouvait s'y trouver : « On ne savait pas. Parce qu’il y a beaucoup de personnes qui habitent là. Les gens ont même peur de la maison ». « Il y a des étrangers : des Nigérians, des Ivoiriens, des Camerounais, des Ghanéens… Des prostituées aussi. Les enfants ne passent même pas dans la rue la nuit parce que tout le monde a peur. On ne connaît pratiquement pas les gens qui y habitent », renchérit un homme.

Les locataires de l'immeuble ne sont évidemment pas tous des terroristes. Des riverains affirment aussi connaître des gens qui y vivent ou qui y ont vécu. A présent, c'est la police scientifique qui occupe les lieux.

Rfi

En marge de la visite de l’Union africaine de radiodiffusion (Uar) hier,  Ousseynou Dieng, expert au Comité national de pilotage de la transition de l’analogie vers le numérique a assuré que le processus bouclera bel et bien le 17 juin 2015. Selon lui, le passage au numérique va bouleverser les programmes des chaînes de télévision.

Actuellement, Dakar accueille les pays africains membres de l’Union africaine de radiodiffusion (Uar), qui regroupe 48 pays du Continent dont le Sénégal. Ce, pour s’enquérir de l’état d’avancement de la transition de l’analogie vers le numérique qui devrait être bouclé au plus tard le 17 juin prochain. Ce jeudi, la délégation de l’Uar a visité le centre principal de multiplexage et de supervision du réseau de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Un projet que l’E­tat a confié au groupe Excaf Té­lécom. «Ce centre présente toutes les aptitudes pour pouvoir servir de cœur de réseau à la Tnt. En dehors de Dakar qui est aujourd’hui actuellement arrosé en matière de Tnt, les tests se poursuivent. A Thiès, Excaf Télécom vient d’installer le premier réseau secondaire qui doit couvrir la Cité du rail et environs. Cela va se poursuivre et s’accélérer au fur et à mesure, parce que nous n’avons plus le temps», renseigne Ousseynou Dieng, expert au Comité national de pilotage de la transition de l’analogie vers le numérique (Contan).

En dehors de l’Afrique du Nord, le Rwanda est le seul pays à avoir achevé son processus de mise en place du numérique et six autres pays sont en phase de parachèvement. Une donnée qui met à nu le retard du Continent africain sur cette question. Afin d’échapper à cela, les autorités sénégalaises se sont engagées à respecter le délai de juin 2015. «On y travaille jour et nuit et notre partenaire technique et financier, Excaf, n’a ménagé aucun effort pour arriver à mettre en place ces infrastructures», rassure M. Dieng. «Aujour­d’hui Excaf, en rapport avec le Contan, a redéfini le plan de redéploiement pour aller dans toutes les villes du Sénégal. Et plus que jamais, Excaf est engagé a respecter les délais du 17 juin», ajoute l’expert.

Faire de la télé un outil de développement
Il faut rappeler que le passage de l’analogique au numérique offre une autre configuration de la chaîne des acteurs du secteur audiovisuelle. «Le Sénégal envisage d’avoir non seulement une télévision numérique mais aussi une autre interactive qui permet aux cito-yens d’avoir une panoplie de services. La Tnt offrira aux Séné­galais où ils se trouvent particulièrement à ceux qui ont de l’énergie électrique, d’avoir accès à toutes les chaînes de télévision. Ce qui n’était assuré que par la Rts», indique Ousseynou Dieng qui signale que les programmes des té­lé­visions ne seront plus dominés par la musique, la lutte et la danse. A l’en croire, les contenus audiovisuels seront orientés vers l’éducation, la santé et d’autres thématiques, «parce que nous estimons qu’aujourd’hui, la télé est un outil de développement».

lequotiden.sn

La crise profonde qui secoue l’Afp, depuis la décision de Moustapha Niasse de ne pas candidater à la présidentielle de 2017 et de soutenir Macky Sall, a connu un développement majeur avec l’exclusion du parti de Malick Gackou, le numéro 2 des Progressistes. Ultime conséquence d’un bras de fer qui risque d’imploser pour de bon la formation de Moustapha Niasse qui s’est débarrassé dans le même mouvement, de tous les frondeurs qui contestaient son leadership au sein du parti. Une douzaine de membres de l’Afp sont ainsi exclus du parti de Niasse dont Malick Guèye, le patron des jeunesses progressistes, ainsi que Mamadou Goumbala, chef de file du courant Afp/Force du changement.
 
Le couperet de Moustapha Niasse est lourdement tombé sur la tête des frondeurs de l’Afp, dont en premier Malick Gackou, le présumé numéro 2 du parti. Dans un communiqué en date d’hier, vendredi, transmis à la presse par le porte-parole de l’Afp, le Dr Malick Diop, Moustapha Niasse a tout simplement exclu, de son parti, son ancien dauphin et l’ensemble des frondeurs qui contestaient ouvertement sa décision de ne pas présenter de candidat à la présidentielle de 2017 et de soutenir l’actuel chef de l’Etat Macky Sall.  
 
Une douzaine de membres de l’Afp se retrouvent de fait exclus du parti de Niasse, dans la foulée des mesures disciplinaires prises à leur encontre par les instances de l’Afp.
 
 En plus de Malick Gackou, ont été débarqués de la barque de l’Afp Malick Guèye, le patron des jeunesses progressistes (Mnjp), ainsi que Mamadou Goumbala, initiateur du courant Afp/Force du changement …. Il en est de même pour Bérouba Guissé, Séga Sy, Mady Kanté, Pape Massar Diop, Babacar Fall, Mame Diarra Cissé, Babacar Ndaw, Saliou Sonar Diouf et Landing Goudiaby. Tous ces responsables avaient été indexés à l’issue des vives altercations et des huées anti-Niasse qui avaient émaillé d’incidents la rencontre  des cadres de l’Afp du jeudi 22 janvier 2015. Rencontre au cours de laquelle l’Ancp diligentait une cérémonie de présentation de vœux au secrétaire général de l’Afp, Moustapha Niasse qui avait convié à l’occasion, de hauts responsables de la mouvance présidentielle.
 
Très vexé par les huées contre sa personne par certains de ses partisans qui contestaient sa décision de ne pas présenter de candidat en 2017 et de voter Macky Sall, Moustapha Niasse avait pété les plombs contre ses contestataires. «Aucun imbécile, aucun salopard ne peut rompre ce qui nous lie, Macky Sall et moi», avait dit le président de l’Assemblée nationale. De fil en aiguille, les sanctions disciplinaires étaient tombées contre les incriminés et la dernière en date est l’exclusion pure et simple de l’Afp de Malick Gackou.
 
Lequel avait déclaré, lors de cette tumultueuse rencontre de l’Ancp, que « l’Afp n’est pas un parti qu’on hypothèque». D’ailleurs, la semaine dernière, l’enfant de Guédiawaye avait franchi un autre pas dans sa fronde contre Moustapha Niasse en se faisant recevoir par l’ennemi numéro 1 du pouvoir en place, en l’occurrence Abdoulaye Wade. La messe est désormais dite, dans le compagnonnage quasiment familial qui liait le leader de l’Afp à son ancien dauphin. Reste à savoir si l’Afp en sortira indemne !  

Sudonline

L’ancien maire de Bambey ne partage pas la démarche d’urgence empruntée par son leader, Me Abdoulaye Wade, pour choisir le candidat de son parti pour 2017. Dans sa manière de rejeter cet agenda, Aïda Mbodj ne s’est pas souciée de la courtoisie et ce, à quelques heures d’une audience avec son mentor.

Sponsorisée et supervisée par le Libéral en chef, l’opération en cours devrait aboutir ce 20 mars à la désignation du candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) à l’élection présidentielle de 2017. Un éventuel choix porté sur Karim Wade, dont les juges de la Crei devront statuer sur le sort 72h après ces «Primaires», alimente les suspicions. La responsable libérale Aïda Mbodj a emprunté hier les armes d’une conférence de presse pour tirer sur cet agenda de Me Abdoulaye Wade par ailleurs entériné par le Comité directeur du Pds lors de sa réunion du 5 mars passé.

La présidente du Conseil départemental de Bambey dit avoir écrit à son secrétaire général, le 11 mars dernier, pour lui signifier sa désapprobation par rapport à la démarche de désignation du prochain candidat du parti, car, estime-t-elle, celle-ci souffre de «plusieurs handicaps». L’un des plus invalidants à ses yeux reste que le choix intervient «dans un contexte particulièrement difficile pour le Pds avec plusieurs de nos responsables injustement maintenus en prison pendant que d’autres sont sous la menace de poursuites», constate Mme Mbodj.
Toutefois, le destinataire de la correspondance n’a pas été indifférent à sa demande. «Le Président Abdou­laye Wade m’a appelé hier (jeudi 12 mars). Je devais le rencontrer hier après-midi, mais je lui ai demandé de le (le rendez-vous) reporter compte tenu des obligations que j’ai à l’Assemblée nationale. D’ailleurs à la fin de cette conférence de presse (Ndlr : hier matin), j’irai chez lui…», a-t-elle avoué.
On peut se demander ainsi les raisons qui ont poussé l’ancien ministre de la Femme à partager avec l’opinion sa position sur la désignation du cheval libéral, sachant qu’elle doit avoir la suite réservée à la demande adressée à son secrétaire général aussitôt après la rencontre avec les journalistes.

«Je ne répondrai pas à cet appel à candidatures»
En attendant les conclusions de cette audience, Aïda Mbodj est convaincue que «la décision prise» par le Comité directeur pendant qu’elle était «en tournée dans le Sud du pays pour élargir les bases de son parti», est «inopportune et insidieuse». La député dit renoncer à célébrer l’an 1 de son propre mouvement politique pour se consacrer au rassemblement prévu le 23 mars, après le verdict de la Crei. En outre, insiste-t-elle, «si, souverainement, je mar­que mon opposition à ce processus de désignation du candidat du Pds, c’est parce qu’il n’a pas fait l’objet de larges discussions au sein du parti de manière à garantir les conditions d’une dévolution libre et sereine des responsabilités. Tout a été au contraire décidé dans une urgence qui a fini d’amplifier la suspicion».
La patronne du Pds à Bambey dénonce aussi le mode de désignation des membres de la commission chargée de recueillir les dossiers de candidature. Elle craint de vivre «une exacerbation des frustrations» au sein de sa formation politique. D’où la nécessité pour elle, de voir son secrétaire général «renvoyer cette élection jusqu’à des lendemains meilleurs». En tout état de cause, celle qui se dit présidentiable assure avoir fait part à son leader de sa «décision de ne pas répondre à l’appel à candidatures» lancé par sa formation politique. «Toutefois, je ne soutiendrai personne. Je ne vais pas non plus quitter le Pds parce que je ne suis pas d’accord, mais je garde la liberté de mes pensées dans le parti», a-t-elle souligné. Des idées qu’elle va devoir défendre devant son mentor.

lequotidien.sn

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