«Il n’appartient pas à l’opposition de designer les hommes qui doivent être nommés dans un Gouvernement». Dixit, le directeur de Cabinet du président de la République. Invité de l’émission Grand jury de la radio Rfm (privée) hier, dimanche 13 aout, Me Oumar Youm a précisé par ailleurs que le chef de l’Etat éprouve du «mépris» sur les sujets relatifs aux attaques dont-il est victime sur les réseaux sociaux et autres sites internet.

Le directeur de Cabinet du président de la République est formel. «Il n’appartient pas à l’opposition de designer les hommes qui doivent être nommés dans un Gouvernement». Se prononçant ainsi sur les sorties des membres de l’opposition réclamant le remplacement du ministre de l’intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo tant qu’organisateur des élections, Me Oumar Youm s’est voulu clair avec les responsables de l’opposition.

Selon lui, «le ministre de l’Intérieur a bien organisé les élections qui se sont déroulées dans la transparence» et contrairement à ce qui est dit, celui-ci «n’est pas un obstacle à la réalité des urnes». «Si Abdoulaye Daouda Diallo devrait être un obstacle, on aurait gagné Dakar de manière brillante, on aurait gagné Touba de manière inconstatable et toutes les autres localités où on a perdu» a soutenu Me Youm qui précise par ailleurs, entre le pouvoir et l’opposition, «on n’est dans les relations où on fait de la revendication qui par ailleurs ne sont pas fondées sur des arguments de texte ni sur la constitution ni sur la loi».

Réagissant par rapport aux injures prononcées par certaines personnes sur les réseaux sociaux et autres sites internet contre le chef de l’Etat, Me El Hadji Omar Youm tout soulignant que le chef de l’Etat «éprouve du mépris» aux sujets de ces attaques dit toutefois «avoir peur pour le Sénégal» face à cette «montée réelle de l’indiscipline». «J’ai quelque peur pour le Sénégal. Il y a une montée réelle de l’indiscipline, de l’insouciance. L’exercice favori, c’est l’injure. Personne n’est respecté. Je suis très inquiet et souvent amer. Il appartient aux autorités qui sont investies du pouvoir de sanction de faire ce qu’elles doivent faire par rapport à ces irresponsables. On dépasse les bornes de la liberté, nous devons nous ressaisir !» a martelé le ministre directeur de cabinet du président de la République avant de préciser : «Le président est un homme très tolérant, il n’aime même pas qu’on lui parle de ces choses-là, il est souvent très positif, il n’est pas en colère contre ces attaques mais éprouve du mépris».

SudOnline

Il n’y a pas si longtemps, la « Rudimania » s'était emparée de la ville aux sept collines  : Rome. Dans la cité magnifiée par Federico Fellini dans le film La dolce vita, Rudi Garcia a vécu un conte de fée. Aujourd’hui, l’entraîneur compte ranimer la flamme marseillaise.

Depuis 1994 et ses premiers pas comme entraîneur à l’AS Corbeil-Essonnes en région parisienne, le quinquagénaire a fait du chemin. Un doublé Coupe de France-Ligue 1 avec Lille, une histoire d’amour avec la Roma, avant un divorce. « Je suis trop reconnu dans la rue. Mais on peut aussi imaginer que lorsque les choses iront moins bien, il y aura l’excès inverse », nous racontait-il à l’époque la tête sur les épaules.

La reconstruction d’un club devenu moribond

Celui qui a été démis de ses fonctions le 13 janvier 2016 et qui a été remplacé par Luciano Spalletti a déjà un curriculum vitae bien fourni grâce à un parcours deself-made-man, comme il l’écrit dans son autobiographie. « Je n’ai pas bénéficié d’un quelconque réseau d’entraide ou profité d’un lobby spécifique pour construire pas à pas ma carrière, notamment celle d’entraîneur », avance l’ancien milieu offensif qui a permis à Gervinho ou Eden Hazard de se révéler.

En octobre 2016, Rudi Garcia est arrivé du côté de Marseille avec comme mission la reconstruction d’un club devenu moribond, mais qui a été racheté par Frank McCourt. Pour son premier match, il affronte le Paris Saint-Germain et met fin, grâce à un nul, à une série de dix défaites consécutives face au rival historique.

Pour cette nouvelle saison, Rudi Garcia a l’ambition de ramener l’OM sur le devant de la scène nationale, de ranimer la flamme. Il avance dans les colonnes deL’Equipe : « L’enthousiasme est là, la passion aussi. Mais il ne faut pas vendre n’importe quoi à nos supporters. On vend du travail, de la sueur, du beau jeu et des buts marqués parce qu’on a envie de voir ça. »

Rudi Garcia souhaite attirer « un attaquant de surface »

Pour l’heure, Rudi Garcia dit compter sur les talents de Valère Germain, l’ancien Monégasque, qu’il considère « sous-coté ». Il se dit aussi heureux d’avoir à nouveau Adil Rami à ses côtés, un défenseur qui peut « rivaliser avec n’importe quel attaquant ». « La présence de Rudi Garcia ? C’est vrai que pour moi, ça a été important. J’ai fait des choix en fonction des clubs qui sont en Ligue des champions, et aussi en fonction des entraîneurs », répond l’intéressé.

L'Olympique de Marseille a bouclé jeudi 10 août sa cinquième recrue de l'été avec Jordan Amavi. Le latéral gauche de 23 ans est arrivé en provenance d'Aston Villa en prêt. Mais Rudi Garcia souhaite aussi attirer « un attaquant de surface, un buteur, bon de la tête, puissant athlétiquement. » De quoi compléter la recrue phare de l’été : Luiz Gustavo, ancien du Bayern Munich.

Lors de la première journée du Championnat de France, l’OM a reçu et battu Dijon 3-0. Samedi 12 août, les hommes de Rudi Garcia se déplacent à Nantes. Le technicien de la cité phocéenne ne veut rien promettre pour ne pas décevoir, car comme le dit le proverbe : « Rome ne s’est pas faite en un jour ».

RFI

Après la victoire du «Oui» au référendum constitutionnel en Mauritanie du dimanche 6 août, l’opposition – qui avait pour une large part appelé au boycott du scrutin - a dénoncé une « farce électorale ». La Commission électorale nationale indépendante répond aux accusations de fraude et invite l’opposition à saisir le Conseil constitutionnel.

Le « Oui » au référendum constitutionnel l'a emporté avec 85% des suffrages exprimés, selon des résultats proclamés dimanche 6 août dans la soirée, qui font état d’un taux de participation de près de 54%.

Cette victoire du « Oui » entérine les réformes proposées dans ce texte, dont la modification du drapeau national de la République islamique de Mauritanie, qui se voit adjoindre deux bandes rouges, pour « valoriser les sacrifice des martyrs » de la lutte anticoloniale des années 1960. Mais c’est une autre réforme proposée qui a cristallisé l’opposition : la suppression du Sénat, qui doit être remplacé par des conseils régionaux.

Plusieurs sénateurs de l’opposition – dont une large part avait appelé au boycott du scrutin, ont d’ailleurs affirmé ne pas vouloir se conformer à cette disparition annoncée, arguant qu’il ne quitteraient leur poste qu’à la fin de leur mandat électif. Cheikh Ould Hanena, l'un de ces sénateurs, a expliqué lundi 7 août à RFI, au lendemain du vote, que cette consultation était pour lui un « non évènement », la jugeant « illégale » et « illégitime ».

La Céni se défend

Pour ce référendum, la Commission électorale nationale indépendante a travaillé sur la base d’un fichier biométrique qui « donne une liste électorale comprenant toutes les indications relatives à l’électeur » et « ne permet pas, par exemple, les votes multiples »,  rétorque Abdoulaye Diarra, directeur de la Communication et de l’Éducation citoyenne à la Céni.

Il insiste également sur le fait que le dépouillement « s’est fait en présence des différents acteurs impliqués dans le processus ». A l’issue de celui-ci, les résultats ont été affichés dans les bureaux de vote, offrant ainsi « la possibilité pour les acteurs du processus de comparer les résultats, les extraits, avec les résultats tels qu’ils sont proclamés sur le plan national », affirme Abdoulaye Diarra.

Recours possible devant le Conseil constitutionnel

Ce porte-parole de la Céni tient également à souligner que « les différents acteurs impliqués » ont la possibilité d’un recours devant le Conseil constitutionnel. « Cette possibilité leur est ouverte pour apporter toutes les preuves éventuellement si il y a eu des manquements », avance Abdoulaye Diarra. Un tel recours est possible jusqu’au 20 août.

Hier jeudi, Mahfoudh ould Bettah, le leader de la Convergence démocratique nationale -qui est le seul parti d’opposition à n’avoir pas appelé à boycotter le scrutin et à avoir appelé à voter pour le « Non »- a déjà dit son refus d’en passer par un recours devant la haute instance.

Au micro de RFI, l’ancien ministre mauritanien de la Justice a remis en cause la crédibilité des résultats, mais ne saisira pas le Conseil constitutionnel car il « ne veut pas donner une légitimité légale à ce scrutin, parce qu’il a été une opération de fraude de bout en bout ». Mahfoudh ould Bettah insiste : « On n’offrira pas cette occasion au pouvoir en place d’instrumentaliser le Conseil constitutionnel ».

RFI

Des millions d'œufs en provenance des Pays-Bas ont été contaminés par le Fipronil, un insecticide pourtant interdit dans le traitement d'animaux destinés à l'alimentation. Le scandale, dénoncé par la Belgique fin juillet 2017, prend de l’ampleur et divise les Européens. Des tonnes d'œufs ont été saisis dans plusieurs pays de l'UE, tandis que des arrestations et des perquisitions ont eu lieu ce jeudi au Pays-Bas et en Belgique. Douze pays sont actuellement touchés.

L'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination de millions d'œufs en Europe par le Fripronil, un insecticide du géant allemand de l’industrie chimique Basf, se précise.

Les parquets de la Belgique et des Pays-Bas ont publié un communiqué jeudi. On y apprend que les services belges et néerlandais ont formé une équipe d'investigation conjointe et qu'une opération simultanée a eu lieu hier jeudi dans les deux pays : plusieurs perquisitions (dont onze en Belgique) ont été menées dans des entreprises de désinfection d'élevages avicoles et des échantillons ont été prélevés sur des machines.

Elles ont abouti à l'arrestation de deux dirigeants de ChickFriend, entreprise néerlandaise chargée de la désinfection dans les élevages. Dès le mois de juillet, 6000 litres de Fibronil auraient été saisis chez Poultry-Vision- le pendant belge de ChickFriend - à l'origine du scandale. Son dirigeant a été entendu mais laissé en liberté « sous strictes conditions » selon le parquet belge.

La Roumanie atteinte à son tour

Plusieurs autres pays ont reconnu avoir trouvé des traces de contamination. Ainsi jeudi soir, le Danemark annonçait que vingt tonnes d'œufs contaminés ont été vendus dans le pays ; la Roumanie déclarait à son tour avoir découvert dans un entrepôt de l'ouest du pays une tonne de jaunes d'œufs contaminés au Fipronil, en provenance d'Allemagne. Le Luxembourg a fait savoir que des oeufs contaminés avaient été vendus dans ses supermarchés et dans la soirée, la Slovaquie a annoncé être à son tour atteinte.

Le Royaume-Uni, qui avait jusque-là affirmé n'être que marginalement touché, a lui aussi annoncé ce jeudi que 700 000 œufs contaminés avaient été importés pour être utilisés dans la fabrication de produits alimentaires, notamment la garniture de sandwichs et autres produits réfrigérés. Onze de ces mets ont désormais été retirés des rayons de certains supermarchés britanniques tels que Sainsbury's, Morrisons, Waitrose ou encore Asda.

L'autorité britannique de sécurité alimentaire se veut néanmoins rassurante et déclare que ce chiffre de 700 000 œufs ne représente que 0,007 % de ceux mangés au Royaume-Uni chaque année. Il est donc « très peu probable que ces œufs posent un risque pour la santé publique puisque de nombreux œufs contaminés ont été mélangés avec d'autres ne provenant pas d'élevages affectés, de sorte que les résidus de fipronil sont fortement dilués ».

La présence d'œufs contaminés est attestée jusqu'à présent dans douze pays européens: Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, France, Suède, Suisse, Luxembourg, Danemark, Autriche, Slovaquie, Roumanie.

Les Pays-Bas accusés

La Belgique accuse les autorités sanitaires néerlandaises d’avoir eu connaissance du scandale dès novembre 2016 et d’avoir omis d’en informer les pays voisins. Des accusations réfutées par les Pays-Bas. Quoiqu'il en soit, depuis que les Belges ont dénoncé le scandale, des dizaines de millions d’œufs ont été retirés de la vente en Belgique, en Allemagne - le pays le plus affecté - et dans une moindre mesure en France et dans d’autres pays européens.

Certains commencent à mesurer les pertes économiques induites par la fermeture de sites d'élevage avicole ou de transformation des oeufs: l'organisation agricole néerlandaise les estime à « au moins 150 millions d'euros » et en Belgique, où 50 exploitations sont toujours fermées, le gouvernement a promis des mesures de soutien, rapporte notre correspondante à Bruxelles, Laxmi Lota.

Le Fipronil, considéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « modérément toxique » pour l'homme, est dangereux pour les reins, le foie et la thyroïde s'il est absorbé en grande quantité. Les faibles concentrations mesurées dans les oeufs contaminés rendent toutefois le risque d'empoisonnement très faible. Son utilisation est interdite sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire dans l'Union européenne, mais reste courante dans de nombreux produits antiparasitaires pour animaux de compagnie.

RFI

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
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