Me El Hadji Diouf, un des avocats de l’Etat, a jugé ''très modéré" le verdict prononcé par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), qui a condamné Karim Wade à 6 ans de prison ferme avec une amende de 138 milliards de francs.

"Le président de la CREI, Henry Grégoire Diop a pendant deux heures d'horloge fourni des preuves irréfutables qui justifie la peine infligée à Karim Wade, Bibo Bourgi et Pape Mamadou Pouye", a-t-il dit à la presse au sortir du procès.

"Le juge a mis de côté certaines données notamment concernant le compte de Singapour et les bijoux de sa défunte femme", El Hadji Diouf a assuré.

Il a par ailleurs déploré l'attitude des avocats de la défense depuis le début du procès de Karim Wade et ses complices.

''Les avocats de Karim Wade et de Bibo Bourgi ont depuis le début fait dans la manipulation et dire qu'il y a pas de preuves ou parlé de malade imaginaire pour retarder le procès, a-t-il déclaré, soulignant que "l'Etat ne peut pas accepter l'intimidation".

APS

En France, la campagne pour le second tour des départementales a débuté lundi. L'UMP et ses alliés sont arrivés en tête du premier tour. Deux ténors de l'UMP étaient en meeting lundi soir à Pessac en Gironde : Alain Juppé et François Fillon. Les deux hommes ont appelé à la mobilisation pour le second tour, mais les deux candidats déclarés à la primaire de 2016 ont surtout évoqué l'avenir de la France, signe que la campagne de 2017 a déjà commencée.

Avec notre envoyé spécial à Pessac, Pierre Firtion

« Aujourd’hui, le débat, il est tranché. La bonne stratégie, c’est le rassemblement et c’est l’union », a déclaré Alain Juppé, hier soir à Pessac. Pas de doute pour lui, le rassemblement a permis à la droite et au centre d'arriver en tête dimanche, une stratégie que le maire de Bordeaux défend depuis longtemps, notamment en vue de 2017.

L'élection présidentielle était d'ailleurs ce lundi dans toutes les têtes car Alain Juppé a surtout profité de ce meeting pour détailler les grands axes de son projet et pour tacler son principal rival, Nicolas Sarkozy, au sujet des menus de substitution dans les cantines scolaires, des menus que l'ancien président veut supprimer : « Moi je sers depuis très longtemps des repas où l’on peut choisir entre viande ou poisson, entre viande ou pas viande. Ça n’emmerde personne. C’est très bien comme ça. Alors ne faisons pas preuve non plus de maximalisme. »Alain Juppé a en revanche été beaucoup plus tendre avec son hôte François Fillon, candidat déclaré à la primaire, à qui il a lancé un appel du pied : « Je sais que tu travailles. Je fais de même. Et je ne doute pas que nos efforts convergeront un jour. » Ce à quoi François Fillon a répondu : « On a la même idée tous les deux : on veut le renouveau de la nation française dans une Europe qui défende sa civilisation. Et ceci nous amènera à mener tous les combats ensemble. »

François Fillon et Alain Juppé, main dans la main, se tournent tous les deux vers la primaire de 2016 ; les deux hommes, qui ont bien pris soin hier soir de ne jamais prononcer le nom de Nicolas Sarkozy.

Rfi

Au Yémen, après leur appel à la mobilisation générale pour prendre le sud du pays, les rebelles houthis ont dépêché plusieurs milliers d’hommes et des dizaines de blindés près de Taëz, ville du centre dont ils contrôlent déjà l’aéroport. Ils visent également le port d’Aden, où se trouve le président Mansour Hadi. Lundi, le ministre yéménite des Affaires étrangères a lancé un appel à l’aide aux pays du Golfe.

« Nous appelons le Conseil de coopération du Golfe à intervenir militairement pour stopper l’avance des Houthis soutenus par l’Iran », a déclaré le ministre yéménite des Affaires étrangères lundi. Il rappelle que les rebelles gagnent du terrain (voir encadré), occupent des aéroports et des villes, mènent des raids aériens à Aden et arrêtent qui bon leur semble. Cet appel montre l’inquiétude grandissante du gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi.

Mais une intervention du Bouclier de la péninsule, l’outil militaire du Conseil de coopération du Golfe, nécessiterait l’unanimité des six pays membres. Or aucune réponse n’a été donnée pour l’instant.

Le ministre des Affaires étrangères saoudien Saoud al-Fayçal a toutefois déclaré que les pays du Golfe prendraient les mesures nécessaires pour protéger la région contre l’agression des milices chiites houthis si une solution politique s'avérait introuvable, sans plus de précisions.

S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue britannique, Saoud al-Fayçal a rappelé la nécessité de réunir rapidement les parties au conflit autour d'une conférence de réconciliation à Riyad, conférence convoquée par le roi d'Arabie saoudite à la demande du président yéménite. Aucun de nous ne souhaite une action militaire, a renchéri Philipp Hamond. Mais les Houthis ont rejeté l'offre de dialogue.

Bab el-Mandeb, un détroit stratégique menacé par les rebelles

La prise de Taëz permettrait aux milices houtis de menacer le détroit hautement stratégique de Bab el-Mandeb. Large d’une trentaine de kilomètres seulement, il sépare le Yémen de Djibouti, la péninsule arabique du continent africain. Ce détroit de Bab el-Mandeb est considéré comme l'une des zones les plus importantes au monde en termes de trafic maritimes. Tout navire souhaitant passer le canal de Suez est obligé de l'emprunter.

En s'approchant du sud-ouest du pays, et donc de ce détroit de Bab el-Mandeb, les miliciens houttis venus du Nord pourrait donc menacer un secteur considéré comme hautement stratégique par un très grand nombre de pays : l'Arabie saoudite, qui en a besoin pour exporter son pétrole ; les Etats-Unis et la France, qui disposent d'une base militaire à Djibouti ; Israël enfin, dont le port d'Eliat est situé sur la mer Rouge.

Pour tous ces pays, voir les miliciens houtis contrôler l'une des rives de ce détroit serait d'autant plus préoccupant que ces miliciens chiites sont considérés comme des alliés de Téhéran. L'Iran, qui est déjà en mesure de perturber le trafic dans le détroit d'Ormuz, à l'autre extrémité de la péninsule arabique, disposerait ainsi d'un moyen de pression supplémentaire sur la scène internationale.

Rfi

On l'appelle le barrage Grande renaissance. C'est un immense chantier dont l'accord de principe vient d'être signé à Khartoum. L'Egypte et le Soudan ont donné leur feu vert à la construction par l'Ethiopie d'un immense barrage sur le Nil bleu. Un projet pharaonique

Une déclaration de principe concernant l'édification du barrage Grande renaissance, en Ethiopie, a été signé ce lundi par le président soudanais Omar el-Béchir, le pays hôte, son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, qui doit lancer cet ouvrage sur les rives du Nil bleu.

L'Egypte, qui était opposée à ce projet, a eu des garanties que le barrage ne modifierait pas sa part des eaux du Nil, soit 55 milliards de mètres cubes, et que l'eau ne servirait pas à l'irrigation de terres agricoles et serait informée de toutes les conclusions du bureau d'études.

Quant au Soudan, il a toujours soutenu le projet, l'Ethiopie s'était engagée à lui fournir l'énergie électrique à des prix préférentiels. Le barrage Grande renaissance une fois achevé, aura une retenue de 74 milliards de mètres cubes.

De l’électricité pour toute la région

Le barrage Grande renaissance sera en 2017 le plus imposant de tous les barrages hydroélectriques d'Afrique. Avec une puissance de 6 000 mégawatts d'électricité, soit trois fois la puissance du barrage d'Assouan, ou encore huit fois la production totale d'électricité du Sénégal, sept fois celle de la Guinée.

Le barrage Grande renaissance, encore appelé Barrage du millénaire, va permettre à l'Ethiopie d'exporter de l'électricité chez ses voisins. Les deux Soudan, Djibouti, le Kenya, le Yémen, tous sont intéressés par cette électricité à bas coût et dont l'exportation rapportera à l'Ethiopie 700 millions d'euros par an. Le barrage coûtera au total 4,5 milliards d'euros. Une somme financée à la fois par l'Etat et les Ethiopiens via un emprunt obligataire lancé par le gouvernement.

Outre l'électricité, le barrage va permettre à l'agriculture irriguée de faire un bond en avant. Aujourd'hui, seuls 3 % des terres agricoles sont irriguées. Dans deux ans, les agriculteurs auront à disposition une partie des 63 milliards de mètres cubes d'eau retenues par le barrage.

Le Caire et Addis-Abeba réconciliés

L’accord de Khartoum scelle ainsi la réconciliation entre l’Egypte et l’Ethiopie, comme l'explique notre correspondant au Caire,Alexandre Buccianti. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a en effet déclaré à Khartoum que « grâce au dialogue nous sommes parvenus à conclure un accord préservant les intérêts de toutes les parties ». Le Nil bleu venant d’Ethiopie fournit 85 % des 56 milliards de mètres cubes d’eau dont dispose annuellement l’Egypte.

Une Egypte qui aura dépassé les 100 millions d’habitants avant 2020. Depuis l’arrivée du président Sissi au pouvoir en juin 2014, les relations entre l’Egypte et l’Ethiopie ont enregistré des progrès spectaculaires. L’ex-maréchal et chef des services des renseignements militaires s’est avéré beaucoup plus diplomate que le président Frère musulman Mohamed Morsi qu’il a destitué en 2013.

Nul n’a oublié, en Egypte et en Ethiopie, cette réunion à la présidence égyptienne où toutes sortes de menaces, y compris la guerre, avaient été tenues. Une réunion qui avait été diffusée « par erreur » et en direct sur les écrans de la télévision étatique égyptienne.

Rfi

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