Le Comité électoral national de l’Alliance des forces du progrès (Afp), dirigé par Bouna Mohamed Seck exulte. Ce, pour avoir donné au président de la République, Macky Sall une majorité confortable lui permettant de poursuivre les «importantes réalisations au service des populations et de notre pays». Dans un communiqué parvenu à Sud quotidien, les camarades de Moustapha Niasse n’ont pas non plus manqué de brocarder l’opposition.

L’Alliance des forces de progrès (Afp) semble animée par un sentiment de «mission accomplie» après la majorité confortable accordée au chef de l’Etat, Macky Sall. Dans une déclaration reçue à la rédaction de Sud Quotidien, les camarades du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, notamment le Comité électoral national de l’Afp, à sa tête Bouna Mohamed Seck Secrétaire national du Bureau politique, chargé des élections, «a salué la victoire de la Coalition Benno Bokk Yaakaar, dont la longévité, l’efficacité et l’efficience ont déjoué tous les pronostics».

Nonobstant, le petit quota accordé aux Progressistes pour cette 13ème législature, l’Afp s’est fortement engagée aux législatives conformément aux directives du Secrétariat politique exécutif (SPE). C’est tout au plus ce qu’indique la note, qui révèle par ailleurs que ladite instance électorale de l’Afp «a positivement apprécié l’engagement de l’Afp dans le combat démocratique qu’était cet important rendez-vous électoral».

Bouna Mohamed Seck et compagnie n’ont pas manqué de féliciter le président Macky Sall pour ses réalisations qui ont facilité «la conception et le déroulé du discours de campagne électorale de Bby», et le président de la défunte Assemblée nationale, Moustapha Niasse «pour son leadership et son combat victorieux dans sa circonscription électorale, le Département de Nioro».

Ils trouvent, par ailleurs, que «la majorité confortable du Président Macky Sall à l’Assemblée nationale est un élément de stabilité, qui lui permettra de poursuivre les importantes réalisations au service des populations et de notre pays».

Décrochant des flèches en direction de l’opposition qui regrette d’être partie aux élections législatives en rang dispersé, M. Seck et compagnie soutiennent que «l’ambition d’une opposition ne peut se limiter à la gestion d’égo qui s’entrechoquent et d’épithètes qui relèvent de la pathologie». Aux ambitions supposées de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, le Comité électoral national de l’Afp pense que «notre peuple ne saurait accepter que l’on accroche l’avenir de notre pays à une obstination qui assimile un fils au nombril du Sénégal». Mieux, les progressistes ne «s’inquiètent guère» des «menaces conjuguées au futur», allusion faite aux menaces de boycott de Me Wade.

SudOnline

Les Championnats du monde 2017 d’athlétisme se sont achevés ce 13 août à Londres. Ces Mondiaux auront été riches en moments marquants, de la victoire du Britannique Mo Farah sur 10 000m à la chute du Jamaïcain Usain Bolt, en passant par la doublé manqué du Sud-Africain Wayde Van Niekerk. Rappel.

4 août : la victoire de Mo Farah sur 10 000m lance les Mondiaux

Dans un Stade olympique en ébullition, Mohamed Farah remporte la première médaille d’or des Championnats du monde 2017 d’athlétisme. Le Britannique manque de trébucher plusieurs fois, il résiste aux assauts de ses rivaux d’Afrique de l’Est. « Mo » réussit la passe de trois sur 10 000 mètres aux Mondiaux.

5 août : Usain Bolt battu par les Américains Gatlin et Coleman

Ce devait être une fête avant la retraite de la légende du sprint. Mais les Américains Christian Coleman et Justin Gatlin ne sont pas venus à Londres, pour jouer les faire-valoir. Le premier devance Usain Bolt en demi-finale avant que le Jamaïcain ne soit battu par les deux en finale du 100 mètres. Gatlin, ex-dopé, accueilli par des huées, fait taire le public. En coulisses, dans la foulée, Gatlin et Bolt multiplient les hommages mutuels, pour éviter des polémiques à l’athlétisme.

5 août : Almaz Ayana écrase le 10 000m féminin

Le sacre de Gatlin a éclipsé la victoire ahurissante d’Almaz Ayana sur 10.000 mètres. L’Ethiopienne a littéralement ventilé ses rivales. Sa compatriote Tirunesh Dibaba, deuxième, est reléguée à plus de 46 secondes. Du jamais vu sur cette distance. Beaucoup de grimaces et d’interrogations à l’arrivée. Comment une athlète qui n’a quasiment disputé aucune course en 2017 et qui a passé plusieurs mois recluses en Ethiopie peut-elle dominer son sujet à ce point ?

8 août : Wayde Van Niekerke remporte facilement le 400m

Le sacre de Wayde Van Niekerke est nettement moins contesté. Le Sud-Africain s’impose aisément en finale. Celui qui a été bombardé nouvelle icône de l’athlétisme a eu le droit à un calendrier des Mondiaux aménagé spécialement pour lui permettre d’égaler la performance de l’Américain Michael Johnson : remporter l’or sur le 200 et le 400 mètres.

9 août : Isaac Makwala défie les éléments et les organisateurs

Scène rare et presque étrange : Isaac Makwala dispute seul, sous une pluie battante, une série de repêchage sur 200 mètres. Le Botswanais, mis en quarantaine 48h à cause d’une épidémie de gastroentérite dans un hôtel, effectue quelques pompes à l’arrivée, sur la piste, comme une démonstration de force. La veille, il s’était présenté à l’entrée du Stade pour disputer le 400m mais avait été refoulé par les organisateurs pour des questions sanitaires. Fou de rage, « Badman » est bien décidé à se venger sur le 200 mètres, pour le plus grand plaisir d'un public ému par ses mésaventures.

10 août : Ramil Guliyev gâche la fête de Van Niekerk

Ni Makwala, ni Van Niekerk sur la plus haute marche du podium du 200 mètres. Le Sud-Africain, fatigué par l’enchaînement des courses, échoue à 2 centièmes de Ramil Guliyev. Le Turc offre une médaille rare à son pays, en sprint, aux Mondiaux.

12 août : Mo Farah coincé par les Ethiopiens

Pas de doublé pour Mo Farah non plus, un grand dam du public londonien. Sur 5 000 mètres, le Britannique est cette fois victime du piège tendu par les Ethiopiens. Le tenant du titre est coincé et Muktar Edris en profite pour s’imposer. A l’arrivée, ce fondeur de 23 ans encore peu connu effectue le « Mobot », la geste de la victoire inventé par Farah…

12 août : Allyson Felix bat le record de médailles aux Mondiaux

Allyson Felix rentre dans l’histoire. Avec la victoire des Américaines en relais 4x100 mètres, elle décroche la quinzième breloque de sa carrière en Championnats du monde, dont dix en or. La sprinteuse de 31 ans devient ainsi l’athlète la plus médaillée des Mondiaux, devant le Jamaïcain Usain Bolt et sa compatriote Merlene Ottey. Elle en gagnera une seizième le lendemain, avec le relais 4x400m.

12 août : La Russe Lasitskene parée d’or sous la bannière de l’IAAF

Maria Lasitskene est sur la plus haute marche du podium en saut en hauteur mais c’est l’hymne de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) qui retentit. La tenante du titre fait partie de la vingtaine d’athlètes russes autorisés à concourir sous une bannière neutre, la Russie étant suspendue par l’IAAF à cause de ses pratiques en matière de dopage.

12 août : Usain Bolt s’effondre en plein relais

Les remises de médaille s’enchaînent, le speaker du Stade rend un hommage appuyé à Farah. Pendant ce temps-là, les relayeurs du 4 x 100 mètres se réchauffent comme ils peuvent. La finale commence avec une douzaine de minutes de retard et s’achève dans la sidération. Les Britanniques finissent en tête, mais les yeux sont rivés sur un homme à terre : Usain Bolt. Le Jamaïcain, pour la toute dernière course de sa carrière, a été victime d’une crampe. Un couac énorme pour lui et pour l’IAAF qui organise une cérémonie d'adieu, le lendemain.

13 août : Caster Semenya reste la patronne du 800m

En bronze sur 1 500 mètres, Caster Semenya ajoute l'or à son palmarès avec le 800 mètres, sa grande spécialité. Celle dont l'hyperandrogénie - une production excessive d'hormone mâle - est dans le viseur de l'IAAF répond sur la piste : « Je suis là pour divertir les gens, pas pour entretenir des absurdités. » La Sud-Africaine promet maintenant de s'attaquer au record du monde du double tour de piste.

RFI

Le Burkina Faso est en deuil national jusqu'au mercredi 16 août suite à l’attaque terroriste qui a fait 18 victimes, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 août. Les deux assaillants qui ont été abattus n’ont pas été identifiés pour l’instant, mais l’enquête a permis de préciser leur profil.

C’est par trois jours de deuil national que la vie à Ouagadougou et dans le reste du pays reprend péniblement ce mardi. Le deuil a été décrété à la mémoire des 18 victimes qui étaient, comme on le dit ici, « au mauvais endroit, le mauvais jour », et qui sont tombées sous les balles terroristes de deux hommes qui n’ont toujours pas identifiés.

Leur apparence, l’armement utilisé et le mode opératoire rappellent cependant fortement l’attentat du 15 janvier 2016 qui avait fait 30 morts au café Cappuccino et à l’hôtel Splendid. C’est ce qu’a expliqué lundi devant la presse la procureure de la République, Maïza Sérémé. Les deux hommes étaient « des assaillants très jeunes » qui se sont « rendus au combat pour mourir ».

Les terroristes sont arrivés en moto à proximité du restaurant Aziz Istanbul, sur l’avenue Kwame Nkrumah, chacun avec « un fusil d’assaut AK-47 » et énormément de munitions. Ils ont alors tiré tous azimuts sur la clientèle du restaurant, dont une partie était venue pour célébrer un anniversaire.

Appel à témoin

Les deux hommes ont été « neutralisés » aux alentours de 22h15 par les forces de sécurité burkinabè qui ont également libéré quarante personnes qui étaient retenues en otage. La procureure a également précisé que les policiers continuent de ratisser le quartier et mènent une enquête pour trouver d’éventuelles complicités.

A ce titre, les autorités burkinabè ont lancé un appel à témoin auprès de toute personne susceptible de leur apporter des renseignements sur les ramifications de cet attentat.

Selon le bilan délivré par les autorités burkinabè, l'attentat a fait 18 morts, dont huit Burkinabè et sept étrangers - un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et deux Koweïtiennes . Les corps de trois victimes n'ont, pour l'instant, pas été identifiés. La plus jeunes des victimes était âgée de 15 ans.

L'attaque a également fait 22 blessés, parmi lesquels plusieurs enfants et cinq agents des forces de sécurité.

L'attentat de dimanche soir a eu lieu à quelques mètres à peine des établissements visés il y a un an et demi, comme une provocation à l’encontre des autorités burkinabè, qui avaient pourtant nettement augmenté leur dispositif de sécurité.

RFI

 

 

Ils sont méprisés, injuriés. Certains les rejettent du fait de la «puanteur» inhérente à leur métier. Pourtant ils jouent un rôle important dans la lutte contre des maladies et autres vecteurs nuisibles à la santé. Il, ce sont ces nombreux garçons et filles, hommes et femmes qui exercent le métier d’éboueur. Ils sont indispensables dans le secteur du ramassage des ordures ménagères, pour maintenir nos maisons, quartiers, communes, villes, et, au-delà, le pays propre et salubre. Dans la commune de Diamaguene Sicap-Mbao, plus particulièrement à Thiaroye Azur, en banlieue dakaroise, ces éboueurs sont visibles au niveau des routes principales, des artères et des ruelles des quartiers. Malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent, ces infatigables rendent, chaque jour, la ville propre. Ils bravent le chaud soleil, la pluie et le vent, au service des populations, leur mission étant d’assurer la propreté de la ville.

«Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens». Cette assertion peut s’appliquer aux éboueurs. A 8 heures déjà commence leur travail. Le chef de poste vérifie si tout le personnel est en place. Le chauffeur du camion de ramassage des ordures, quant à lui, vérifie son matériel roulant pour s’assurer qu’il n’y a pas de panne avant de prendre départ. Chaque camionneur ayant un circuit à couvrir.

Identifiables par leurs tenues de couleur verte ou orange, dans les rues de Diamaguene Sicap-Mbao, avec leurs gants, ils se trouvent souvent au niveau des points de collecte, suivent des camions qu’ils chargent, respirent l’odeur nauséabonde des déchets sans aucun masque de protection (au nez).

En quittant le point de départ, l’esplanade de Sicap-Mbao, les camions sillonnent les quartiers alentours que sont Diamaguene, Diacksao, Sips, puis repassent par le point de départ pour enfin terminer leur course à Thiaroye Azur et les cités qui le composent. De loin, on entend les klaxons. Ils sont uniques. Oups ! Hommes, femmes et enfants accourent leurs poubelles, seaux, sachets et autres sacs en main, pour y déverser leurs contenus. C’est la ruée vers le camion. De la bousculade, il y en a parfois, pour se débarrasser des déchets.

«PERSONNE N’AIME CE METIER, MAIS…»

C’est dans une telle ambiance que ces ramasseurs d’ordures font leur travail, renversant les poubelles dont les contenus se retrouvent dans le camion sans problème. Des fois même des contenants passent tout simplement pour des ordures dont il faut se débarrasser. N’en déplaise au propriétaire du sac, sachet ou seau puant. Malgré toutes ces contraintes, ce métier est choisi par certains. Babacar Mbaye, un jeune éboueur qui a préféré abandonner son travail (il ne dit pas quel travail) pour s’aventurer dans le ramassage d’ordures est de ceux-là.  Bien dans sa tenue verte, il ne se plaint pas comme travailleur journalier. «Alhamdoulillah, je parvient à subvenir à mes besoins grâce à ce métier car ma mère et mes sœurs comptent sur moi. Et je prie pour être embouché», espère-t-il. Le quotidien de Babacar est presque identique à celui d’Oumar Diao qui n’éprouve aucune honte ni complexe de ce qu’il fait. Embouché depuis plus de 20 ans, expérimenté dans son domaine, Diao  âgé de 45 ans n’a pas choisi ce métier, même s’il ne sait rien faire d’autres que ramasser des ordures. Mais comme, on le dit souvent, personne ne peut échapper à son destin. «Personne n’aime ce métier, mais c’est Dieu qui en a décidé ainsi, donc je me contente de ça».

LE BUSINESS DANS LES DECHETS

Il ne suffit pas seulement de ramasser des ordures, mais de les triés pour espérer y gagner quelque chose. C’est ainsi que des éléments récupérés se retrouvent dans… les ménages, pardon le marché. C’est une sorte de business entretenu dans le ramassage d’«or dure». En effet, des bouteilles, des canettes, des sacs (vides) de riz sont mis à part dans un gros sac accroché derrière les camions. Ces éléments récupérés sont revendus aux ferrailleurs et au Baol-Baol (appellation des habitants de la région de Diourbel/Sénégal) à Thiaroye-Gare.

Dans ce marché, le kilogramme des canettes (vides) varie entre 200 et 250 F Cfa. Les sacs et les bouteilles se vendent 20 à 25 F Cfa l’unité. Collectionneurs qu’ils sont, ils font ces marchés pour gagner plus d’argent. Pour ne laisser aucune chance aux recycleurs (ou boudjoumanes) qui se trouvent, en général, à la décharge de Mbebeuss, dépotoir des ordures qui se situe  à Malika (banlieue dakaroise). «On récupère des déchets métalliques et sacs pour les revendre et avoir quelques choses en retour. Les gens les recyclent», explique Oumar Diao.

UN QUOTIDIEN FAIT DE MANQUE DE RESPECT

Le respect est réciproque ! Tel n’est pas le cas de chez les ramasseurs d’ordures. Souvent, sur le terrain, ils sont victimes d’injures. En effet, ils conseillent aux femmes de bien organiser les ordures dans différents sachets, procéder au tri en amont pour atténuer l’odeur nauséabonde. Mais ces dernières ne respectent pas ces consignes car elles entassent les déchets comme elles veulent, ce qui donne un mélange indescriptible. «Des femmes sont souvent impolies. Quand tu parles avec elles, elles te dépassent, raison pour laquelle maintenant je me tais», déclare Mamadou Barry.

Même chose que déplore cette dame, pelle et balai à la main, vêtu d’une blouse verte. Recrutée par une entreprise de la place, Rokhaya Faye, la quarantaine, fait partie de ces femmes et hommes qui se lèvent très tôt le matin pour servir les citoyens. Mère de famille, elle passe toute la journée à ramasser des ordures au rond-point de Sicap-Mbao. S’activant aux alentours de l’hôpital de la commune tout en sueur, elle affirme qu’elle est fière d’exercer ce métier qu’elle considère comme tout autre (métier). Cependant, elle déplore le comportement de certains citoyens à leur égard. «Les gens ne nous respectent pas. Malgré, les efforts consentis. Il suffit qu’on tourne le dos pour qu’ils salissent la surface qui est déjà propre», déclare-t-elle. En plus de cette indiscipline, elle dit être victime d’injures de la part de certains passants. «Nous ne demandons que du respect. Parce que nous exerçons un métier comme tout autre», plaide-t-elle. Même si toutes les conditions d’hygiène ne sont  pas réunies. Car ils ne bénéficient même pas de détergents ou produits antiseptiques pour se protéger des microbes. C’est dans ces conditions qu’ils travaillent tous les jours pour la propreté de la commune et des quartiers environnants.

PRISE EN CHARGE EN CAS DE MALADIE

Selon Oumar Diao, l’entreprise dans laquelle il travaille dispose d’une mutuelle de santé. S’il est malade ou un membre de sa famille, il le conduit à l’hôpital pour consultation. C’est ainsi que l’entreprise prend à moitié les frais du malade. Mais tel n’est pas le cas chez tous les travailleurs du nettoiement. En effet, certains déplorent les salaires de misère par rapport au travail fourni. Ces éboueurs veulent plus de considération et plus de respect au sein de la société. Ainsi que des équipements complets pour plus d’assurance. Rappelons que leur journée de travail débute à 8 heures et continue jusque vers 15 heures pour certains et d’autres travaillent le soir.

THIAROYE AZUR - RUES ETROITES ET INACCESSIBLE POUR LES CAMIONS : La cité Sepco développe un autre système de ramassage d’ordures

Des tas de déchets qui sont généralement enveloppés dans des sacs de riz et autres sacs plastiques sont généralement déposé à deux ou trois coins à la sortie de la cité pour permettre aux ramasseurs d’ordures qui sont derrières les camions de faire leur travail. D’où proviennent ces tas de déchets et comment repèrent-on ces coins de la cité ? Ils viennent généralement de Sepco, une cité qui se trouve à Thiaroye Azur. Ses rues sont un peu étroites pour qu’un grand camion accède à ce quartier. C’est  la raison pour la quelle le GIE AAR de la cité a fait appel à ces personnes  pour le retrait des ordures des domiciles pour les déposer au niveau de ces coins de la cité aménagés à cet effet.

Ce système de ramassage d’ordures initié à la Sepco règle le problème des habitants de la cité. Toutefois, selon cet éboueur, dans les maisons, le travail n’est pas facile, même ce n’est pas tous les jours. «On vient sortir les déchets chaque deux jours chez certains habitants de la cité», explique ce ramasseur vêtu en jeans et tee-shirt avec un masque de protection à la main, sous couvert de l’anonymat. C’est un travail qui n’est pas facile, renseigne-t-il, lui qui s’active dans ce domaine depuis un bout de temps.

C’est un groupe de personnes qui vient tous les deux jours, à 8 heures du matin, frapper à la porte des maisons pour liquider les déchets. Mais ils sont victimes d’injures et de manques de respect par certains habitants de cette cité. «On fait notre travail le matin. Mais, à chaque fois qu’on frappe à la porte d’une maison, on nous dit: «vous dérangez, il fait tôt», dit-il. Même s’ils reconnaissent qu’ils sont un peu matinal, mais c’est le travail qui le demande et il faut venir un peu tôt avant que le camion de ramassage ne passe sans pour autant sortir les déchets. Avec tout ce travail fourni, ces éboueurs de la cité gagnent. «On nous paie 1500 F Cfa par mois pour chaque maison. Ce n’est pas beaucoup, mais, heureusement, on n’a pas que cette cité» à gérer, déclare-t-il.

Seynabou BOP (Stagiaire) & I.D.

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La chronique de Pape
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