A l’issue de la dernière assemblée générale d’informations, de sensibilisation, mais surtout de séduction qu’il a présidée samedi à Kaolack, le secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro, s’est dit «confiant pour l’avenir de la Cnts dans la région de Kaolack, et attend des résultats plausibles pour le compte de cette confédération».

Ce sentiment découle en effet d’un large travail de maillage poursuivi sans relâche sur le territoire national qui  d’ailleurs abouti par l’adhésion massive des militants et syndicats, aussi de la performance dont l’équipe de Kaolack a fait montre durant tout le temps des opérations.

Mody Guiro qui a pour autant félicité le syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) et son secrétaire général Souleymane Diallo pour les résultats obtenus lors des dernières joutes syndicales, a aussi fait part de son intention et celui de ses camarades de ne point baisser les bras. Il a plutôt exprimé sa décision de profiter le plus large possible du capital des 240.000 personnes légitimement reconnues pour participer aux prochaines élections générales de représentativité des centrales syndicales prévues le 30 juillet prochain.   

Le Président de la République s’est prononcé sur le pétrole qui occupe depuis quelques temps les devants de l’actualité au Sénégal. Selon Macky Sall qui présidait hier, dimanche 14 mai, le lancement de la Plateforme républicaine pour la citoyenneté et l’émergence au Sénégal de jeunes cadres, c’est «faux» de dire que le Sénégal a perdu des milliards dans les contrats pétroliers. Il a par ailleurs parlé de ses réalisations depuis 2012.

Présidant hier, dimanche 14 mai, la rentrée politique de plusieurs jeunes cadres dans son parti, l’Alliance pour la République (Apr), le Président de la République, a appelé l’opposition à cesser les «contrevérités» surtout en ce qui concerne la découverte du pétrole.

Pour Macky Sall, le «pétrole est un domaine assez spécial et assez spécialisé. Ceux qui en parlent le plus, n’en savent rien du tout. Ceux qui connaissent ne parlent pas, grâce à leur éthique et leur responsabilité car, il existe une responsabilité dans ce secteur où on ne peut pas se permettre à tout instant et à tout moment de parler dans tous les sens».

500 milliards investis à perte

Le Président de la République a également fait savoir que «plus de 500 milliards ont été investis à perte à causes des longues procédures sans qu’il y ait la moindre découverte en dehors de petits puits quelque part». C’est pourquoi, a-t-il tenu à préciser, le «Sénégal ne peut pas encore attirer de grandes compagnies et je dis que la recherche pétrolière est une activité sérieuse qui est régie par un code pétrolier, une loi qui définit tout le cadre».

En effet, c’est dans cette optique que le Chef de l’Etat dira que «rien n’est fait au hasard et personne ne peut s’amuser en cette matière sur les conventions de pétrole. Comment on peut penser qu’on peut se réveiller et donner le pétrole n’importe comment ?».

Et de poursuivre, «quand on dit que le Sénégal a perdu des milliards dans le pétrole, on ignore ce que dit la loi. Dans tous les pays du monde, l’exploration pétrolière comme c’est une activité très risquée et à la fois potentielle de capitaux, c’est une activité défiscalisée partout dans le monde. Tant qu’on est dans l’exploration, il n’y a pas la moindre taxe à payer à l’Etat. Ce n’est que lorsqu’on commence à produire qu’on commencera à payer. On paie tout ce que dit le code pétrolier. Si on dit qu’on a perdu des centaines de milliards, c’est franchement manquer de respect».

Réalisations

Selon Macky Sall, depuis son accession à la magistrature suprême, il n’a cessé de porter le pays à l’émergence. Et ceci, dit-il, à travers les Industries chimiques du Sénégal (Ics), la Sonacos, la Sénélec, la Cmu, l’éducation, l’enseignement supérieur...

«Personne ne peut venir remettre en cause les chiffres de la croissance où le Sénégal est deuxième en Afrique avec l’année 2016 même s’il y a des nihilistes malheureusement dans ce pays. J’ai prouvé qu’on peut radicalement transformer les pays africains», a déclaré le président de la République.

Ce qui lui fera dire que le «peuple comprendra que le pays est dans une dynamique de progrès. C’est incontestable et donc l’opposition est perdante en tout point de vue». Il a enfin appelé ses détracteurs à «se concentrer autour de l’essentiel».

QUERELLES, INVECTIVES, INSULTES AU SEIN DE SON PARTI : Macky rappelle ses troupes à l’ordre

«Depuis quelques temps, nous avons noté, avec beaucoup de regrets, des sorties malheureuses, intempestives qui n’ont rien avoir avec ce que doit être la ligne de conduite des militants et des responsables de l’Apr. Il est vrai que les moments sont chargés. Nous allons vers des élections, il y’a les investitures mais cette situation ne doit pas nous amener à nous départir de notre comportement de tous les jours puisqu’aujourd’hui, par la grâce de Dieu, c’est nous qui gérons le pouvoir par la confiance des citoyens. Les citoyens ont choisi un leader de l’Apr pour en faire le président de la République. Tous les instants, j’essaie d’avoir dans ma conscience cette confiance des citoyens et donc c’est cette responsabilité qui m’incombe et qui incombe à tous ceux qui m’accompagnent dans ce travail. C’est le lieu d’inviter les uns et les autres à savoir raison garder et à se concentrer sur les urgences de l’heure, sur la mobilisation, sur l’unité d’actions au sein du parti et de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Et c’est dans la quiétude et le respect que notre message pourra passer. J’invite donc les uns et les autres à taire toutes querelles pour se mettre au service du parti, de la coalition et du pays».

DES JEUNES CADRES SE RANGENT DERRIERE DE MACKY :  MASSIFICATION AU SEIN DE L’APR

L’Alliance pour la République (Apr) continue son opération de massification en vue des législatives de juillet prochain. Hier, dimanche 14 mai, c’est au tour des jeunes cadres de s’engager à travailler auprès du Président de la République, Macky Sall. Ce dernier les a, par ailleurs, invité à vulgariser ses réalisations aux côtés des populations.

A deux mois des élections législatives, l’Alliance pour la République (Apr) grossit ses rangs. Plusieurs jeunes cadres composés de promoteurs économiques et membres de la société civile ont, en effet, décidé de soutenir le Président de la République, Macky Sall. Ils ont fait leur rentrée politique hier, dimanche 14 mai en lançant la Plateforme républicaine pour la citoyenneté et l’émergence au Sénégal. Selon Cheikh Adramé Babou, cette volonté d’accompagner Macky Sall est le fruit d’une longue réflexion qui leur a permis de constater les «grandes» réalisations du Chef de l’Etat.

«Vous soutenir, c’est un acte patriotique pour l‘intérêt général», a dit M. Babou. La plateforme se veut donc un cadre de réflexions et d’actions au profit du Sénégal émergent. Conscient de la vision «patriote» de Macky Sall, le juriste va plus loin en lui promettant une «majorité écrasante» à l’Assemblée nationale au soir des élections législatives de juillet prochain.

Il faut noter que cette mobilisation des jeunes cadres porte l’empreinte de l’avocat, maître Alioune Sow. C’est ce dernier qui a piloté la coordination pour que les jeunes rejoignent les rangs de l’Apr. «La majorité d’entre eux vient d’embrasser la carrière politique», a-t-il confié.

Et d’ajouter, «nous avons décidé de venir vous soutenir en toute responsabilité et en toute indépendance».

Venu présider la rencontre, le Président de la République, Macky Sall a manifesté toute sa satisfaction aux jeunes cadres qui sont venus adhérer à sa cause. «Nous accueillons des forces nouvelles, des forces conscientes et des forces jeunes», s’est-t-il contenté de dire. Au vu de ses «réalisations» dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’enseignement supérieur entre autres, le président de l’Apr invite les «nouveaux» politiciens à en faire leur cheval de bataille. «Voilà le débat que je souhaiterai que vous, cadres ayant l‘expertise, portez pour servir de relais à l’endroit de l’opinion et des populations parce que c’est ce débat qui tient», a-t-il-lancé.

La Plateforme républicaine pour la citoyenneté et l’émergence au Sénégal est représenté au niveau de tous les départements et elle compte vulgariser toutes les réalisations de Macky Sall comme le souhaite ce dernier.

En Côte d’Ivoire, les forces armées régulières se sont rapprochées de Bouaké afin de peser sur les mutins qui continuent, à coups de tirs en l’air et de terreur sur les populations, de réclamer des reliquats de primes.

Les mutins étaient très énervés à Bouaké en fin de journée, dimanche. Il faut dire que le corridor sud d’accès à la ville est embouteillé sur des kilomètres par plusieurs dizaines de camions et de bus et qu’ils essaient de remettre de l’ordre dans cette pagaille en rouvrant l’axe routier.

Sans doute aussi à cran à cause de cette force militaire montée de Yamoussoukro et d’Abidjan dimanche matin, composée de forces spéciales et de gardes républicains dont les nombreux blindés légers et les pick-up sont disposés tout le long de la route avant Bouaké.

Vers une solution ?

Argument de poids que les lieutenants-colonels Cherif Ousmame, Kone Issiaka et Wattao ont certainement dû faire valoir lors de deux heures de négociations sur la route, quelques kilomètres avant Bouaké, avec une délégation de mutins. Ces derniers et les forces loyalistes ont longuement échangé avant de se séparer finalement paisiblement, chacun retournant à Bouaké ou à Yamoussoukro.

A Bouaké, la tension est remontée quelques instants plus tard en fin d'après-midi, les mutins semblant toujours déterminés à obtenir les primes réclamées. Le calme est tout de même revenu dans la ville en fin de soirée. Les derniers tirs de kalachnikov et d’armes lourdes se sont tus vers 20h et les mutins sont rentrés dans leur caserne.

A noter que les démobilisés qui, contrairement aux mutins, n'ont pas été intégrés à l'armée réclament eux aussi des primes. Cependant, ces anciens rebelles se désolidarisent du mouvement des mutins et refusent la violence pour se faire entendre, explique leur secrétaire général à Bouaké.

RFI

L’AS Monaco, qui a battu Lille dimanche (4-0), n’est pas encore championne de France officiellement, mais c’est quasiment fait puisqu’il faudrait un miracle pour que le club du Rocher ne prenne pas la succession du PSG dès mercredi en match en retard face à Saint-Etienne. En attendant, retour sur une folle saison en rouge et blanc.

Fort de leur différence de buts (+73 contre +56 aux Parisiens), les Monégasques ne pourront plus logiquement être repris et sont donc virtuellement champions. C’est historique, car l’ASM va mettre fin à deux séries, celle des quatre titres consécutifs de l'ogre parisien et 17 ans sans couronne en Principauté, et elle a atteint des seuils records dans bien des domaines.

Sur ses 61 matches, Monaco n'en a perdu que 10, dont deux avec une équipe bis voire ter, le dernier match de poules de C1 à Leverkusen (3-0) et la demi-finale de la Coupe de France au PSG (5-0), où Leonardo Jardim ménageait ses titulaires pour l'Europe et le championnat.

Mbappé, la pépite

L'entraîneur portugais est un des grands artisans de ce triomphe annoncé, bien sûr. Jugé coach ennuyeux il y a deux saisons, il a proposé en 2016-2017 un jeu d'attaque parfois étourdissant, 7-0 à Metz ou contre Rennes, 6-0 contre Nancy. Monaco se retrouve sur le podium des équipes les plus prolifiques de France, derrière le RC Paris (118 buts) et Reims (109 buts), tous deux en 1959-1960, et devant le PSG de l'an dernier (102 buts). Lille avait aussi marqué 102 fois en 1948-1949 dans un championnat à 18 clubs, soit très exactement 3 buts par match.

La trajectoire météorique de l'adolescent Mbappé, qui en six mois d'exposition s'est retrouvé sur les radars des plus grands clubs, comme le Real Madrid, illustre l'appétit offensif de cette équipe. Mais il n'est pas le seul. Falcao qui avait disparu lui de ces radars après deux années blanches, a ressuscité comme Lazare pour guider ce jeune groupe jusqu'au titre promis et au dernier carré de la C1. Tout là-haut, la Juventus Turin était trop forte (2-0/2-1), et a laissé une petite amertume à l'ASM, comme la finale de Coupe de la Ligue ratée face au PSG (4-1).

Troisième club le plus titré…

Mais ce titre de champion de France quasi assuré est un triomphe, qui valide le changement de nature du projet monégasque. Après avoir attiré des monstres, Falcao, James Rodriguez ou Moutinho, le milliardaire Dmitri Rybolovlev, propriétaire depuis décembre 2011, a réduit la voilure financière et misé sur des jeunes prometteurs, revendus ensuite avec plus-value.

Les Bernardo Silva, Fabinho, Lemar, Jemerson ou Benjamin Mendy vont donc lui apporter le titre. Les deux premiers devraient avoir un bon de sortie cet été, et Monaco pourrait également céder sur Mbappé, formé lui au club, en cas d'offre centenaire en millions d'euros. Boschilia ou Jorge sont déjà prêts pour la saison prochaine, et la seule recrue « hors-modèle », Kamil Glik, a réussi une saison de feu et stabilisé la défense.

Ces joueurs ont écrit leur chapitre de la glorieuse histoire du club du Rocher, qui avec ce 8e titre en vue va rejoindre Nantes sur le podium national, derrière Saint-Etienne (10) et Marseille (9).

(Avec AFP)

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