Dans un spectaculaire retournement, le président américain Donald Trump a signé mercredi un décret pour éviter la séparation des familles de migrants ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique. L'administration américaine était sous le feu des critiques, tant au niveau national qu'international, alors que plus de 2 300 mineurs ont été séparés de leurs parents en cinq semaines.

Le président et son équipe répètent depuis plusieurs jours qu'ils ne font qu'appliquer la loi et que seule une modification de cette dernière par le Congrès permettrait de mettre fin aux séparations très critiquées, aux Etats-Unis mais aussi à travers le monde. Face aux images d'enfants séparés de leurs parents à la frontière qui ont bouleversé l'Amérique et le monde, Donald Trump s'est longtemps arc-bouté. Puis face au malaise politique grandissant dans son propre camp, il a soudain fait volte-face.

Le président américain a annoncé mercredi qu'il allait signer un texte pour éviter la séparation des familles de migrants ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique. « Cela me tient particulièrement à coeur [...] Nous voulons que les familles restent ensemble. C'est très important », a affirmé Donald Trump en signant le décret dans le Bureau ovale, quelques heures après avoir annoncé qu'il allait mettre fin à cette pratique qui lui a valu une avalanche de critiques, y compris au sein de son propre camp.

De leur côté, les démocrates n’entendent pas voter le projet de loi sur l’immigration qu’exige le président américain, rapporte Anne Corpet, envoyée spéciale permanente de RFI à Washington. C'est ce qu'explique Joaqim Castro, représentant démocrate du Texas : « On veut résoudre ce problème mais on ne veut pas que le président utilise ces abus comme un levier pour obtenir de notre part un mur à la frontière ou pour expulser les immigrés sans procédé légal. Donc oui, nous sommes tout à fait d’accord pour résoudre ce problème mais nous n’allons pas troquer la fin du traumatisme de ces gens contre un mur à la frontière. ».

Pour continuer à pouvoir incarcérer 100 % des migrants qui entrent clandestinement dans le pays, le décret de Donald Trump prévoit d’abroger le texte qui limite à vingt jours la détention de famille de migrants. Les associations de défense des droits de l’homme entendent porter l’affaire en justice.

De plus, ce décret ne résout pas la crise humanitaire aux frontières. Près de 2 300 enfants ont été séparés de leurs familles et il ne sera pas facile de retrouver leurs parents rapidement.

REUTERS/Jose Luis Gonzalez

Toujours pas de réouverture en vue en RDC pour la Maison Schengen, sorte de consulat européen géré par la Belgique et qui délivrait l’essentiel des visas pour l’Union européenne. Elle a fermé brutalement ses portes le 1er février dernier sur décision des autorités congolaises, dans le cadre d’une énième crise diplomatique entre Kinshasa et Bruxelles. Sur RFI dimanche 17 juin, le ministre congolais des Affaires étrangères Léonard She Okitundu a estimé que c’était à la Belgique de faire le premier pas avant d’envisager une réouverture. Où en sont les négociations ? Que réclame Kinshasa ? En attendant, des milliers de Congolais se trouvent ainsi privés de la possibilité de voyager en Europe. Par « solidarité » avec la Belgique et faute de moyens pratiques aussi, les pays de l’Union européenne ont décidé de ne pas se substituer à la Maison Schengen. Seuls les visas étudiants longs séjours, les visas diplomatiques et les visas pour urgence humanitaire continuent à être délivrés par les différents consulats comme c’était déjà le cas auparavant.

Kinshasa a d’abord tenté de convaincre plusieurs pays européens de gérer la Maison Schengen à la place des Belges. Mais l’Union européenne s’y est opposée, de peur que le cas congolais ne crée un dangereux précédent.

Depuis, la RDC a mis un nouvel élément dans la balance et tente en échange de la réouverture de la Maison Schengen d’obtenir la levée des sanctions européennes qui visent 16 officiels Congolais : gel des avoirs et interdiction de visa pour l’Europe. Kinshasa accuse les Belges d’en être les initiateurs.

Afin que le message soit bien clair, c’est d’ailleurs l’un de ces officiels sous sanction, le patron des renseignements Kalev Mutondo, que Kinshasa a tenté d’envoyer à Bruxelles pour un round de négociations prévu en avril. Faute de visa, il n’a pas eu lieu. « Les élections sont bonne voie, le contexte a changé », plaide un diplomate congolais. « Les sanctions sont liées à un contexte politique et il n’y a pas eu d’évolution notable », répond-on de l’autre côté.

Bref c’est l’impasse. Kinshasa veut croire en une évolution positive et met en avant ce coup de fil, il y a quelques semaines, entre son ministre des Affaires étrangères et la représentante de l’Union européenne Fédérica Mogherini. « Il s’agit seulement de contacts très informels, pas d’une négociation », tempère-t-on côté européen. Quant à une éventuelle rencontre à Bruxelles entre les deux diplomates, elle est envisagée. Mais aucune date n’a été fixée.

RFI

Ce mardi, le projet de loi asile-immigration était présenté au Sénat. Un texte qui doit durcir les conditions d'accueil des réfugiés en France et favoriser les reconduites aux frontières. Au même moment, ils étaient plusieurs centaines à protester devant l'entrée du bâtiment. Principale revendication : le retrait de ce projet de loi.

Un chant - « Etrangers, réfugiés, bienvenue dans nos contrées » - pour souhaiter la bienvenue aux migrants résonne devant le Sénat. A l'intérieur, au même moment, il est plutôt question de renforcer les frontières.

Mathilde Mas de l'assocation Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), explique l'une des nombreuses conséquences que ce projet de loi pourrait avoir, comme par exemple la fin du regroupement familial pour les frères et sœurs d'un réfugié mineur : « Cela veut dire qu’aujourd’hui les parents d’un réfugié mineur, isolé, qui arrivent en France, qui est reconnu réfugié, les parents sont obligés de choisir entre rester au pays avec leurs autres enfants ou rejoindre leur enfant qui est en France. Et les sénateurs ont souhaité maintenir ça pour le moment, c’est très inquiétant. »

A quelques pas, Claude Bernard a les mains recouvertes de peinture rouge. Tout un symbole : « Dans peu de temps, les sénateurs et les députés, s’ils votent cette loi, ils auront du sang sur les mains. »

Justement, comme une lueur d'espoir, Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste, sort avec un mégaphone à la main. Il assure qu'il défendra leur point de vue devant le Sénat : « Ces associations ont beaucoup de mérite et je leur ai dit que je parlerai tout à l’heure en pensant à elles. »

La preuve pour ces manifestants que leur mobilisation sert à quelque chose.  Leur voix sera entendue pendant toute la durée des débats.

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Mbaye Niang est devenu le premier buteur sénégalais en Coupe du monde, depuis 2002. L’attaquant a ainsi contribué à la victoire 2-1 face à la Pologne, ce 19 juin 2018 à Moscou. Parfois contesté par la presse locale, l’ex-grand espoir du football français a sans doute fait taire ses détracteurs au Sénégal.

De notre envoyé spécial à Moscou,

Buteur décisif et attaquant inlassable face à la Pologne, Mbaye Niang quitte le Stade du Spartak Moscou, sans grande effusion, avec le trophée d’homme du match sous un bras. Comme s’il était normal que l’avant-centre de 23 ans, né en France, ait été le principal artisan du retour victorieux des « Lions de la Téranga » en Coupe du monde, après 16 années d’absence.

« C’est une satisfaction, commente sobrement le pensionnaire du Torino (Italie), après un succès 2-1 ce 19 juin, dans le groupe H. Ce prix-là sera pour toute l’équipe parce que ça a été un grand match. On avait à cœur de rentrer dans cette Coupe du monde, avec une victoire. Je suis très heureux ce soir ».

« C’est un grand attaquant »

Et Mbaye Niang n'est sans doute pas mécontent d’avoir fait taire tous ceux qui avaient critiqué ses hésitations à défendre les couleurs du Sénégal. La presse locale a en effet rappelé à plusieurs reprises à quel point l’ex-grand espoir du football français n’avait pas toujours tenu un discours clair sur ses intentions, que ce soit à la Fédération sénégalaise de football ou aux prédécesseurs du sélectionneur Aliou Cissé.

« Peut-être qu’il a été critiqué pour vous, mais nous nous savons que Mbaye est un super joueur, rétorque le défenseur central Kalidou Koulibaly, lui aussi binational. S’il s’intègre à 100% au plan de jeu, dans l’équipe, on voit le joueur qu’il est. Il a fait un super match. Je suis très content pour lui parce qu’il le mérite. C’est quelqu’un qui est amené à jouer au haut niveau. Il l’a montré aujourd’hui face à la Pologne. Et j’espère qu’il va continuer à le faire tout au long de la compétition ».

Mame Biram Diouf, le compère d’attaque de Mbaye Niang, sourit. « Je ne suis pas surpris, parce qu’on connaît Mbaye, lâche le joueur de Stoke City (Angleterre). On sait bien qu’il est un grand attaquant. Quand il a l’envie de jouer, il est là. Il s’est montré présent ».

« Mbaye est fait pour jouer dans un grand club européen »

Déjà, avant la Coupe du monde, Aliou Cissé espérait que le débat autour de son protégé avait pris fin. « On est heureux de l’avoir avec nous, racontait le coach, qui a réussi à convaincre Mbaye Niang de franchir le cap, en septembre 2017. Pour moi, Mbaye est LE footballeur, c’est la classe, le charisme et un caractère. C’est un garçon qui peut faire énormément de choses. Je pense qu’il fait partie des joueurs les plus talentueux de cette équipe-là ».

Du talent, Mbaye Niang en a toujours eu beaucoup, à en croire ceux qui l’ont couvé ou côtoyé. Pourtant, il ne l’a pas vraiment exploité, au fil d’erreurs et de mauvais choix de carrière. Le fait d'avoir été trop ambitieux en passant directement de son club formateur, Caen (France), au grand AC Milan (Italie) en 2012, a notamment plombé son parcours. Son expérience milanaise a ainsi été entrecoupée de prêts dans plusieurs clubs de second rang comme Montpellier (France), le Genoa (Italie), Watford (Angleterre) et enfin le Torino. « J’espère vraiment que cette Coupe du monde-là lui servira de tremplin pour rattraper les six années qu’il a perdu. C’est vraiment un gâchis. Mbaye est fait pour jouer dans un grand club européen », conclut Aliou Cissé.

Reuters/GRIGORY DUKOR

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