Plusieurs sociétés privées sud-africaines ont mis à disposition du gouvernement nigérian des « instructeurs » qui sont sur le terrain dans le nord-est du pays. L'un d'eux a trouvé la mort dans un tir fratricide cette semaine.

Le président Goodluck Jonathan a reconnu que des techniciens étrangers accompagnaient des militaires nigérians dans le nord-est du pays, sans confirmer les noms des sociétés sud-africaines qui les employaient.

Ces techniciens travaillent pour des entreprises privées qui ont vendu du matériel militaire au Nigeria. Cela fait partie d’un ensemble de prestations, et il n’y a aucune honte à cela, explique Mike Omeri, le porte-parole du gouvernement nigérian :

« Les Etats-Unis nous ont dit qu’ils ne voulaient pas fournir du matériel militaire à l’armée nigériane, car elle est accusée d’avoir commis de graves violations des droits de l’homme. Le gouvernement sud-africain n’a pas voulu non plus nous livrer d’armes.

Mais vous le savez comme moi, n’importe quel pays peut se fournir des armes dans le monde, et le Nigeria n’est en rien une exception. Donc si les Etats-Unis et l’Afrique du Sud nous disent ‘non’, hé bien on tapera à la porte de la France ou à celle d’Israël, et s’ils disent ‘non’ aussi, alors on ira voir la Russie, et ainsi de suite… Il y aura toujours des pays pour fournir des armes au Nigeria. »

Le magazine américain Forbes a dévoilé un classement des sportifs retraités les mieux payés au monde. Sans surprise, l’ex-basketteur américain Michael Jordan est en tête. Il devance notamment deux footballeurs, David Beckham et Pelé, et d’anciens golfeurs comme Arnold Palmer et Jack Nicklaus.

Il fait bon être un ancien retraité lorsqu’on a été une gloire du basketball en NBA, une légende du football ou une icône du golf. Surtout lorsqu’on est américain. C’est tout du moins ce qui ressort d’un classement des sportifs retraités les plus riches dévoilé par le magazine américain Forbes.

Sans surprise, la revue économique place Michael Jordan en tête. L’ex-basketteur de 52 ans, qui a quitté les parquets en 2003, amasserait 100 millions de dollars à l’année. « MJ » continue de s’enrichir grâce à sa gamme de chaussures de sport, notamment.

D’autres ex-vedettes de la NBA figurent également dans ce top 12, comme Shaquille O’Neal, 42 ans. Celui qui a fait les belles heures du Magic d’Orlando et des Lakers de Los Angeles est 6e, avec 21 millions de dollars par an. Il devance notamment un autre mythe du basket-ball : « Magic » Johnson. L’ancien meneur de jeu, âgé de 55 ans, continue de gagner 20 millions de dollars par an. Ce dernier investit massivement dans le sport américain. Il a ainsi racheté les Dodgers de Los Angeles (baseball) avec un groupe d’investisseurs.

Une seule femme et un seul Africain dans le top 12

Les footballeurs ne sont pas en reste avec David Beckham, 39 ans, qui pointe à la deuxième place avec 75 millions de dollars, grâce entre autre à ses contrats de parrainage. C'est plus que l'Ivoirien Yaya Touré et moins que le Camerounais Samuel Eto'o, toujours en activité...

Le « Roi » Pelé, lui, est neuvième avec 16 millions de dollars annuels. Une belle somme pour le Brésilien de 74 ans.

Mais ce sont les ex-golfeurs qui se taillent la part du lion. Arnold Palmer, 85 ans, est 3e avec 42 millions de dollars, grâce à de multiples activités dans son sport (organisation de tournoi, gestion de golfs, etc.). Juste derrière lui, on trouve Jack Nicklaus, 75 ans et 28 millions de dollars de gain.

Un seul Africain figure dans le classement de Forbes : le golfeur sud-africain Gary Player. A noter également qu’il n’y a qu’une seule femme : la Chinoise Li Na, 33 ans. Fraiche retraitée du tennis, la Chinoise vit encore avec les revenus d’une joueuse en activité (13 millions de dollars)…
Classement    Sport    Pays    Age    Revenus*
1. Michael JORDAN    Basket-ball    Etats-Unis    52    100 millions
2. David BECKHAM    Football    Grande-Bretagne    39    75
3. Arnold PALMER    Golf    Etats-Unis    85    42
4. Jack NICKLAUS    Golf    Etats-Unis    75    28
5. Jerry RICHARDSON    Foot américain    Etats-Unis    78    23
6. Shaquille O'NEAL    Basket-ball    Etats-Unis    42    21
-   Gary PLAYER    Golf    Afrique du Sud    79    21
8. Magic JOHNSON    Basket-ball    Etats-Unis    55    20
9. PELÉ    Football    Brésil    74    16
-   Greg NORMAN    Golf    Australie    60    16
11. Michael STRAHAN    Foot américain    Etats-Unis    43    14
12. Li NA    Tennis    Chine    33    13

*en millions de dollars

L'Egypte accueille ce vendredi une conférence internationale de trois jours autour de son développement économique avec l'objectif d'attirer les investisseurs étrangers. Mais la grande rencontre qui va se dérouler dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh sur la mer Rouge sera marquée d'une empreinte politique et diplomatique.

Quatre-vingts pays et une vingtaine d'organisations internationales sont attendus, selon les autorités égyptiennes. Mais le déplacement, annoncé à la dernière minute, du secrétaire d'Etat américain John Kerry sera suivi à la loupe. La présence également du chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond.

Avec le forum de Charm el-Cheikh, le président égyptien souligne sa volonté de relancer une économie qui s'est effondrée depuis la révolution de 2011. Et pourtant, aucun contrat d'envergure ne devrait être signé. Certains diplomates estiment qu’Abdel Fattah al-Sissi cherche surtout à asseoir sa légitimité sur la scène internationale et à démontrer qu'il est indispensable dans la lutte contre le terrorisme.

Alors que Washington et d'autres capitales occidentales dénoncent la répression qui vise les opposants, particulièrement les Frères musulmans, le numéro un égyptien et le secrétaire d'Etat américain vont discuter de la situation en Libye et des efforts de la coalition internationale engagée contre le groupe Etat islamique. Abdel Fattah al-Sissi a déjà appelé à la formation d'une « force arabe commune » pour faire face à la menace du groupe terroriste. Une initiative qui sera d'ailleurs examinée par le sommet de la Ligue arabe prévu le 28 mars à Charm el-Cheikh également.

Plus de 220 000 morts, des dizaines de milliers de disparus et 4 millions de réfugiés : tel est le bilan de quatre années de guerre en Syrie. Un bilan qui ne cesse de s’alourdir et dans certains territoires qui résistent au régime, dans le nord, dans le sud et à l’est de Damas dans la Ghouta, les populations doivent s’organiser pour survivre.

C'était il y a quatre ans. Ce 15 mars 2011, plusieurs centaines de  presonnes se retrouvent dans les rues de Damas pour défiler contre le régime de Bachar el-Assad. C'est la première fois depuis le mois de février qu'un appel à manifester relayé par les réseaux sociaux est réellement suivi dans la rue. Depuis plusieurs semaines, le « Printemps arabe », qui a entraîné la chute de Ben Ali en Tunisie et celle de Moubarak en Egypte, incite les opposants syriens à vouloir défier le régime.

A partir de ce jour, les manifestations vont se multiplier et drainer de plus en plus de monde à Damas, mais surtout à Deraa, cette ville du Sud où l'incarcération d'un groupe d'adolescentes au début du mois a suscité l'indignation d'une grande partie de la population.

Le 18 mars, la foule est visée par des tirs à balles réelles, qui font plusieurs morts, les premières victimes de la révolte anti-Assad. Un mois plus tard, l'armée syrienne se déploie dans la ville. Face à la brutalité de la répression, les opposants commencent à s'armer, un processus qui aboutira à la formation, le 29 juillet 2011, de l'Armée syrienne libre (ASL). D'un mouvement pacifique de contestation du pouvoir en place, la révolte anti-Assad a définitivement basculé dans la guerre civile.

Nombre croissant de belligérants

Le conflit syrien oppose un nombre croissant de belligérants. Thomas Pierret, maître de conférences à l'Université d'Edimbourg, en Ecosse, explique qu’en quatre ans, la cartographie du conflit s’est considérablement complexifiée. Aujourd’hui, le territoire syrien est fragmenté entre un couloir central et la côte qui reste assez largement sous la domination du régime de Bachar el-Assad. Deux tiers de la population syrienne y vit actuellement. Le couloir central est partagé entre le régime et les forces rebelles qui occupent certaines parties de cette Syrie centrale.

Le reste du pays – la partie est et le nord – est pour l’essentiel aux mains de l’organisation Etat islamique, tandis qu'une partie de la zone frontalière avec l’Irak est contrôlée par des groupes nationalistes kurdes qui tentent d’y établir une administration autonome. Les territoires ne sont pas forcément bien définis, ajoute Thomas Pierret, parce que les lignes de front bougent encore considérablement et sont fortementcontestées entre ces différents acteurs.

Que peut encore la diplomatie ?

Quatre ans après le début du conflit, que peut encore la diplomatie ? Difficile de faire taire les armes avec des mots, du moins jusqu'à présent. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. A deux reprises déjà à Genève, les belligérants ont tenté de trouver un compromis. Peine perdue. Les uns accusant le président syrien de refuser de quitter son poste. La France, par exemple, estime que le président syrien fait partie du problème et non de la solution, les autres accusant l'opposition de faire le jeu des ennemis de la Syrie.

De guerre lasse, Lakhdar Brahimi, l'émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie, avait jeté l'éponge. Et son successeur Staffan de Mistura, brillant diplomate lui aussi, trébuche sur les mêmes difficultés. Son idée consiste à d'abord éteindre le feu là où c'est urgent et possible, pour ensuite faire asseoir à la même table les frères ennemis. Steffan de Mistura a tenté ainsi de conclure des cessez-le-feu locaux, notamment à Alep. Mais l'opposition refuse. Ce serait faire la part belle à l'armée de Bachar, estime-t-elle.

Cette opposition est, sur le plan militaire, complètement désorganisée. Des milliers d'opposants pour diverses raisons ont rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) avec armes et bagages. Une opposition également divisée sur le plan politique au point qu'on se demande qui la représenterait réellement en cas de discussions.

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