Au Sénégal, des consultations nationales ont eu lieu pour parler des conditions d'incarcération et faire des propositions concernant l'éducation des détenus. Organisées par l'Unesco et l'ONU, ces discussions ont également réuni l'administration pénitentiaire, la gendarmerie, la police et les organisations de défense des droits de l'homme. L’idée est de proposer des solutions au surpeuplement et au manque de réinsertion, mais surtout de réfléchir au problème de la radicalisation en prison.

Principal objectif de ces consultations : réfléchir à l'encadrement des détenus suspectés par le Sénégal d'appartenir à des réseaux jihadistes. Les autorités pénitentiaires travaillent ainsi avec un réseau d'imams dans l'optique de parvenir à une déradicalisation de ces personnes.

« Il y a une confrontation sur la perception qu’ils ont de leur religion. Ce sont des personnes qui ont été sélectionnées par l’administration pénitentiaire dont la rigueur, au niveau de la pratique religieuse, ne pose pas de problème. Et il y a un échange entre ces deux groupes », précise Oumar Ndongo, le directeur du comité scientifique de l'Unesco pour l'éducation dans les prisons.

Plus de prévention

Les autorités pénitentiaires sénégalaises affirment chercher des solutions pour améliorer les conditions de vie de tous les détenus. Il s’agit notamment d’éviter des radicalisations en prison en proposant de nouvelles perspectives professionnelles, ainsi qu'un apprentissage de la religion encadrée.

Une nécessité pour Mamadou Ndiaye Dia du ministère de l'Education nationale sénégalais : « La lutte contre l’extrême violence doit se faire par la prévention. C’est par l’éducation qu’il faut y arriver. Il s’agit simplement de leur trouver les meilleurs moyens de vulgariser un certain type de comportement, leur inculquer un certain nombre de valeurs tirées à partir de la religion. Mais la bonne religion. La religion telle que nous la vivons ».

Ces derniers mois, plusieurs ONG et des détenus ont dénoncé les conditions de vie dans les prisons sénégalaises. Pour un certain nombre d'acteurs de la société civile, les progrès à réaliser sont encore très nombreux.

Le riz auquel nous nous intéressons aujourd'hui est un riz un peu particulier, un riz qui jusqu’à preuve du contraire n’existe pas. Son nom : le riz plastique. La rumeur sur l’existence supposée de ce « faux riz » s’est répandue comme un feu de brousse ces dernières semaines, obligeant les autorités, notamment au Sénégal, à prendre les devants.

La première vidéo dure 3 minutes. Des grains qui ressemblent à du riz sont posés sur le brûleur d’une gazinière. Les grains s’enflamment, fondent. Un homme dit « vous voyez, vous voyez, est-ce que c’est du riz ça ? » Dans une seconde vidéo, une femme fait une boule avec du riz, la jette au sol, la boule ne se casse pas, preuve pour cette dame que c’est du « riz plastique ».

Impossible de savoir d’où viennent ces courts films de mauvaise facture qui ont été repris, diffusés sur l’ensemble des réseaux sociaux en Afrique de l’Ouest, et notamment sénégalais il y a une quinzaine de jours avec ce titre « le riz plastique est arrivé à Dakar ». Polémiques, rumeurs, les consommateurs ont en tout cas pris peur. Pourtant, aucune trace sur les marchés de la capitale de ce « riz plastique » qui serait importé d’Asie.

« Le riz plastique n’existe pas », disent les scientifiques

Malgré une première déclaration des services de contrôle, le buzz ne s’est pas arrêté. Alors les autorités ont à nouveau réagi : les neuf sociétés qui importent du riz au Sénégal ont toutes été contrôlées, des échantillons testés dans les laboratoires de l’État, des télévisions invitées à filmer et à interviewer les scientifiques qui ont tous, face à la caméra, cette conclusion : « le riz plastique n’existe pas ». Des scientifiques, qui, comme dans la vidéo avec la femme, jettent eux aussi des boules de riz par terre et indique « c’est du riz gluant, naturel, d’excellente qualité et oui les boules ne se cassent pas ».

Mais malgré cette communication étatique, la rumeur a poursuivi sa route… et c’est donc le ministre du Commerce qui a dû faire une déclaration. Alioune Sarr a ainsi expliqué « le riz plastique n’existe pas. Cette une rumeur qui ne repose sur aucune forme de réalité. Je lance un appel à la raison : créer une psychose ne sert à rien. Nous devons tous être responsables ». Vu l’ampleur du phénomène, à voir si cet appel très officiel sera entendu par les consommateurs.

RFI

Manchester United s’est imposé ce mercredi 24 mai en finale de la Ligue Europa contre l’Ajax Amsterdam (2-0). Grâce à des buts de Paul Pogba et Henrikh Mkhitaryan, les Mancuniens sauvent leur saison avec ce titre européen et honorent la mémoire des victimes de l’attentat qui a ensanglanté leur ville le 22 mai.

Difficile de ne penser qu’au football à Solna, près de Stockholm, ce 24 mai. Bien sûr, près de 50 000 spectateurs s’étaient donnés rendez-vous à la Friends Arena pour assister à la finale de la Ligue Europa entre l’Ajax Amsterdam et Manchester United. Mais le traumatisme de l’attentat survenu au Royaume-Uni il y a moins de 48 heures était dans tous les esprits.

Une minute de silence et une minute d’applaudissements ont été respectées avant le coup d’envoi, à la mémoire des 22 morts et de la soixantaine de blessés (dernier bilan), victimes de l’attentat-suicide à la bombe perpétré à Manchester et revendiqué par le groupe Etat islamique. L’UEFA, elle, a autorisé les joueurs d’United à porter un brassard noir durant ce match très particulier.

Pogba, le « sac d’argent » répond brillamment

L’Ajax, fidèle à sa réputation de club formateur, alignait un onze de départ historique : il s’agissait du plus jeune de l’histoire dans les finales de coupes d’Europe, avec une moyenne d’âge de 22 ans et 9 mois. Matthijs de Ligt, 17 ans et 285 jours, était lui le plus jeune titulaire de l’histoire des coupes d’Europe. Mais la pépite néerlandaise n’a pas été très en verve. Le défenseur a eu droit à un « effet boomerang ».

La semaine dernière, De Ligt lançait une pique à Paul Pogba, en déclarant dans la presse qu’il n’avait « jamais vu un sac d’argent marquer un but ». Une manière de tancer le Français et le coût record de son transfert de l’été dernier en provenance de la Juventus (105 millions d’euros hors bonus). Le Mancunien a répondu de la meilleure manière en ouvrant le score, avec un peu de chance, sur une frappe déviée (18e). Pogba, au moment de célébrer son but, a tenu à rendre hommage à son père, récemment disparu, et aux victimes de l’attentat de la Manchester Arena.

L’Ajax courageux mais impuissant

A la pause, Manchester United menait au score sans avoir proposé un spectacle très attrayant. L’Ajax était mené malgré quelques offensives sans réussite. Mais dès le début du deuxième acte, les hommes de José Mourinho ont mis leurs adversaires groggys : l’Arménien Henrikh Mkhitaryan, tout en souplesse, a signé le but du break (48e) et rapproché son club du Graal.

L’Ajax n’a jamais abdiqué. Les Néerlandais ont eu largement plus le cuir que les Anglais (67% de possession de balle), et ils ont beaucoup tenté leur chance. Leurs frappes lointaines manquaient toutefois de puissance et surtout de précision (17 tirs, seulement 3 cadrés) pour inquiéter Sergio Romero et l’arrière-garde des Red Devils. Sans deux retours désespérés de Davinson Sanchez sur Paul Pogba (76e) et Jesse Lingaard (87e), MU aurait même pu éteindre tout suspense.

Manchester United entre dans l’histoire

Rien n’a pu empêcher Manchester United d’atteindre son objectif. Pour les dernières minutes, José Mourinho a offert quelques instants de bonheur à Wayne Rooney, l’attaquant historique des Red Devils, entré en jeu (90e) pour peut-être son dernier match sous le maillot mancunien. Puis, l'arbitre M. Damir Skomina a libéré les fans et les joueurs. En battant l’Ajax (2-0), Manchester United est entré dans un cercle fermé : il est le 5e club à compter toutes les compétitions européennes dans son armoire à trophées (Ligue des champions, Ligue Europa et la Coupe des Coupes, disparue en 1999).

Les Néerlandais, 22 ans jour pour jour après leur victoire en Ligue des champions, repartent têtes basses. Pour sa première saison, José Mourinho n’a pas brillé en Premier League, mais il a réussi son coup au niveau européen. Le Portugais en est à quatre victoires européennes (deux Ligue des champions, deux Ligues Europa). Manchester United a fêté son sacre autour de son capitaine Wayne Rooney et du vétéran Zlatan Ibrahimovic, blessé mais présent pour les célébrations. Avec le contexte actuel, toutes les festivités prévues à Manchester ont été annulées. Les effusions de joie resteront donc en Suède. Mais ce soir, à quelque 1 400 kilomètres de distance, United a offert une parenthèse heureuse à une ville et des habitants meurtris. « La victoire est pour eux », a déclaré Paul Pogba, l’un des héros de la soirée.

RFI

Suite aux nombreux incidents notés lors des assemblées d’investitures organisées par la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (Bby), le chef de l’Etat, Macky Sall est sorti de sa réserve pour encore siffler la fin de la récréation. Dans une circulaire en date d’hier, mardi 23 mai, le patron de la mouvance présidentielle a ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues, non sans inviter ses camarades à rester à l’écoute de la Conférence des leaders.

Assez ! Le président de la République, Macky Sall, a été obligé, pour la énième fois, depuis son accession à la magistrature suprême, de taper du point sur la table pour calmer les ardeurs et la boulimie de ses camarades de parti et de coalition Benno, qui n’arrêtent plus de se crêper le chignon.

Après les échanges au dessous de la ceinture entre Yakham Mbaye et Moustapha Diakhaté ; la sortie au vitriol de ce dernier contre Aliou Sall ; les interviews incendiaires de Mame Mbaye Niang et autres attaques des secrétaires d’état contre leurs ministres de tutelle, c’est au niveau des investitures pour les prochaines législatives du 30 juillet que les Apéristes étalent encore leur divergence.

Alors que le feu couve de partout, Macky Sall d’Arabie Saoudite où il se trouve a été obligé de monter au créneau pour rappeler ses camarades à l’ordre.

Cette fois, c’est à travers une circulaire reçue hier, mardi 23 mai, à la rédaction de Sud Quotidien, que le Secrétaire général de l’Alliance pour la République (Apr), dans le but lit-on dans l’édit de «préserver la dynamique de victoire», a «ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues».

En termes clairs, le président de la République, demande à ses camarades de Bby d’arrêter ces investitures, qui ne finissent pas de créer des problèmes dans la presque totalité des localités du pays. Ne s’en limitant pas là, Macky Sall a notamment invité la mouvance présidentielle «à rester à l’écoute de la conférence des leaders, qui mènera, dans les meilleurs délais, les concertations nécessaires». Ce qui semble être une réponse aux nombreuses critiques portées à son encontre, notamment «son manque d’autorité» face à ce qui pourrait être comparé à une «armée mexicaine», où tous les coups sont permis. En définitive, le format des investitures, les quotas des partis, ainsi que les têtes de liste départementales comme celle nationale seront décidés au très haut sommet de Benno.

Les incidences et autres bagarres notées ça et là, dans le camp présidentiel le weekend dernier, semblent motiver cette décision «draconienne» du chef de l’Etat. En effet, le patron de Bby déplore, renseigne toujours la note, «quelques incidents regrettables notés lors des assemblées générales d’investiture tenues récemment». Il en a déduit que «certains camardes semblent ignorer totalement notre appel pressant et légitime, et adoptent un comportement très préjudiciable à la dynamique unitaire de la coalition».

Pour rappel, Benno s’est donné en spectacle dans diverses localités à l’occasion d’assemblées d’investiture, notamment à Kaolack, Mbour, ainsi qu’à Diourbel, etc.

A Matam, après l’investiture à la tête de liste départementale du questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia le weekend dernier, une autre assemblée d’investiture était attendue par le camp du ministre, Mamadou Tall, supposé être proche de Farba Ngom, demain jeudi.  

Toutefois, dans la circulaire visée en référence, le président Macky Sall n’a pas manqué d’engager l’ensemble des leaders, responsables et autres militants de la coalition Bby à faire prévaloir «la concertation, le consensus et l’équité, comme principes en vue des investitures pour les législatives, et à bannir la violence sous toutes ses formes, verbales, physiques, morales, dans le processus de notre engagement politique, citoyen et républicain». Mieux, et dans le but de garder intacts les chances de Benno de sortir victorieux aux élections législatives du 30 juillet prochain, Macky Sall a exhorté ses camarades «à rester mobilisés, unis, à faire preuve de dépassement et de solidarité, pour garantir à notre coalition».

Reste à savoir si cet énième sifflet pour arrêter la récréation sera cette fois entendu.

Sudonline

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