Quand l’Ouganda étouffe les voix dissidentes grâce à une « taxe sur les rumeurs »

En Ouganda les gouvernants ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de restreindre les libertés et d’augmenter les recettes publiques. Ils ont tout simplement créé une nouvelle taxe. Une taxe sur « les rumeurs » voilà qui est croquignolesque ! Sauf que celle-ci est réellement entrée en vigueur le 1er juillet dernier. Au moins dans ce pays la peur du ridicule ne tue pas.

Une façon déguisée d’augmentée les recettes fiscales

En cause les réseaux sociaux WathsApp, Facebook, Twitter, Skype, Viber, etc. Avec comme conséquences une restriction des libertés civiles et la réaction d’Amnesty International ne s’est pas faite attendre. L’association de défense de droits de l’homme a immédiatement demandé aux autorités Ougandaises d’abolir cette taxe d’un montant de 200 shillings. Il s’agit en effet pour elle d’un moyen « d’étouffer les voix dissidentes dans le pays en même temps que de rechercher des nouveaux revenus ».

Quand le gouvernement piétine les droits de l’homme

L’Ouganda, en agissant ainsi, ouvre la voie à l’arbitraire en décidant de ce qui est, ou non, utile sur les réseaux sociaux. Ben, voyons ! Au nom de la DEMOCRATIE le gouvernement serait plus avisé de faire respecter et de favoriser la liberté d’expression, sur Internet comme ailleurs.

Effet boomerang !

Depuis le 1er juillet les utilisateurs des réseaux sociaux doivent ainsi composer un code spécifique qui soustrait automatiquement le montant de la nouvelle taxe de leur crédit Internet mobile. A ce compte-là il sera intéressant de connaître la somme que va devoir payer le chef de l’Etat Yoweri Meseveni qui ne compte pas moins de … 855 000 abonnés sur Twitter. On risque bien d’assister à un remake de « l’arroseur arrosé ». Précisons enfin, qu’en raison d’un PIB moyen par habitant de 604 dollars, seulement 22 % de la population utilise Internet et ce n’est pas cette nouvelle taxe qui va favoriser son accès. Conclusion, la fracture numérique dans le pays va encore s’accroître entre jeunes et adultes, pauvres et riches et entre les hommes et les femmes. Bravo ! Reste à espérer maintenant que les tribunaux sanctionneront une initiative qui viole aussi effrontément la Constitution Ougandaise. Affaire à suivre.

Le Directeur de la publication

Ichrono

Dans un rapport, publié ce lundi 16 juillet, intitulé « Budgets en chute, répression en hausse », l'ONG Amnesty International s'intéresse à l'impact social des mesures prises par le gouvernement tchadien, depuis 2015, pour faire face à la chute brutale des cours du pétrole. Baisse du budget de la santé, coupes budgétaires en matière d'éducation... les populations paient un lourd tribut et, lorsqu'elles manifestent pacifiquement leur lassitude, elles sont victimes de la répression par les forces de l'ordre.

Des mesures d’austérité, mais à quel prix ? Dans son dernier rapport publié ce lundi, Amnesty International montre que les réductions drastiques dans les secteurs de la santé et de l’éducation ont renforcé la précarité des populations les plus vulnérables. Cette étude s’appuie sur les témoignages de 176 personnes recueillis à Ndjamena, Massaguet, Massakory et Sarh.

L’ONG constate que le budget du gouvernement consacré à la santé a diminué de moitié entre 2013 et 2017. Les subventions allouées aux hôpitaux ont aussi baissé. Résultat : des pénuries récurrentes de médicaments et notamment de produits essentiels tels que le paracétamol et les désinfectants.

« Rien ne saurait justifier le non-respect des obligations minimales essentielles en matière de droit à la santé, même une crise économique », déplore Samira Daoud, la directrice régionale adjointe pour d’Afrique de l’Ouest et du centre d’Amnesty.

Seconde victime de ces coupes budgétaires : l’éducation. Suppression des bourses des étudiants, hausse des frais d’inscription dans les universités publiques, réduction de 50 % des primes et indemnités des fonctionnaires… tout ceci contribue à maintenir un faible taux de scolarisation, à avoir des salles de classe sous-équipées et une grogne sociale de plus en plus importante de la part des enseignants et des étudiants, constate l’ONG de défense des droits de l’homme.

Chaque fois qu'il y a eu des mesures d’austérité qui ont été prises, cela a entraîné des manifestations des populations, de la société civile, des étudiants, des élèves, mais aussi des grèves de fonctionnaires. De janvier à mars, nous avons documenté au moins 12 manifestations. Dans tous ces cas-là, il n’y a eu qu’une seule manifestation pendant laquelle les forces de sécurité n’ont pas eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Que les gens aient fait ou non usage de la force, les forces de sécurité ont frappé des manifestants. Il y a eu plusieurs blessés et 150 personnes, au moins, ont été arrêtées, dont de nombreux élèves et étudiants. Nous, ce que nous constatons c’est que la répression continue au Tchad. Les mêmes restrictions qui existaient avant continuent et sont encore plus renforcées. Par conséquent, le ton a durci encore plus et la situation est, pour nous, très inquiétante d’autant plus que nous avons eu à faire, auparavant, des recommandations et nous constatons que ces recommandations ne sont pas mises en œuvre.

RFI

Le président du Conseil européen Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sont à Pékin ce lundi 16 juillet pour constituer un bloc destiné à s'opposer au protectionnisme américain, mené par Donald Trump au nom de « l'Amérique d'abord ». Les deux dirigeants européens se rendront ensuite à Tokyo, pour lancer également un vaste accord de libre-échange avec le pays du Soleil-Levant.

Le 20e sommet Union européenne-Chine qui se tient ce lundi 16 juillet à Pékin tombe à point nommé pour démontrer la volonté des deux partenaires de poursuivre et même renforcer leurs relations commerciales. Cela dans un climat de guerre protectionniste lancée par les États-Unis.

La Chine, deuxième puissance économique mondiale et l'Union européenne (UE), le plus grand marché unique du monde, sont favorables à une modernisation de l'organisation mondiale du commerce, soit tout le contraire de Donald Trump.

Unies pour lutter contre les droits de douane imposés par les États-Unis aux importations d'acier et d'aluminium, l’UE et la Chine sont cependant en désaccord sur certaines pratiques commerciales chinoises qualifiées de dumping par les Européens. Cela aussi devra être abordé, car la Commission européenne insiste sur la nécessité de respecter les règles du commerce international.

Les deux dirigeants européens se rendront ensuite à Tokyo pour signer un accord de libre-échange avec le Japon, autre signal fort contre le protectionnisme. Cet accord de libre-échange devrait couvrir près d'un tiers du Produit intérieur brut (PIB) mondial.

EMMANUEL DUNAND / AFP

A Dakar, l'opposition appelait à une grande marche ce vendredi après-midi. Une manifestation, autorisée par le préfet de la capitale, pour dénoncer, critiquer l'autorité et son chef, Macky Sall. Un président accusé de tout faire pour éliminer ses opposants. Notamment Khalifa Sall, le maire de Dakar qui est en prison depuis près de 500 jours, et Karim Wade, le fils de l'ancien président, qui vit en exil au Qatar. La marche s'est transformée en meeting à sa gloire.
C'est au son strident des trompettes spéciale Coupe du monde, recyclée pour l'occasion, que les militants de Karim Wade se sont retrouvés...
13-07-2018 - Par Guillaume Thibault
Le t-shirt à l'effigie de Karim Wade était la tenue imposée pour ce rassemblement. Tenues mais aussi affiches, slogans, banderoles : tout était à la gloire du fils de l'ex-président parti au Qatar il y a maintenant plus de deux ans, mais qui reste pour ses sympathisants le futur président. « Etre karimiste, c'est d'abord défendre l'intégrité. Nous défendons la justice, la justice, la bonne gouvernance bien sûr », dit une manifestante.

Pour les karimistes, le président Macky Sall n'a donc qu'un objectif : stopper les ambitions politiques de leur champion. « Le président Macky Sall essaie d'éliminer des candidats, comme Khalifa Sall, Karim Wade qu'il a fait exiler », estime cet homme.

Un discours rôdé, très politique mais qui va aussi parfois sur le terrain social et les galères du quotidien, difficultés qui seront sans aucun doute au coeur de la campagne de 2019. « Je suis très fâché : les gens ne travaillent plus, quand tu es malade, si tu n'as pas d'argent tu meurs », s'énerve un autre manifestant.

En organisant cette marche pour Karim Wade, le Parti démocratique sénégalais a donc tenté de montrer sa force. Mais en mobilisant moins que pour un match de foot, le débat sur l'absence prolongée de Karim Wade sera sans aucun doute au coeur des prochaines réunions du parti.

Rfi

Page 1 sur 537

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Video galleries

logotwitterFacebook