Céline Kula Kim : valoriser la recherche sur le genre en Afrique

"En dépit du progrès de la scolarisation dans l'enseignement primaire en Afrique, le décrochage scolaire des filles en secondaire continue à creuser les inégalités femmes-hommes. Dans le secteur de la recherche universitaire, les femmes africaines diplômées demeurent encore moins représentées et occupent peu de postes de responsabilité. Leur insertion professionnelle dans les équipes de recherche et la valorisation de leurs travaux s'avèrent essentielles tant pour la recherche que pour le développement... L'approche Genre et développement demeure, de nos jours, un concept essentiel de lutte contre les inéglités."

« Partie du constat qu'il y a des choses sur le genre mais difficilement accessible parce que éparpillée. Il est question des sources, de la conservation des données et de la vulgarisation donc de l'accessibilité du savoir. A quoi bon posséder et ne pas organiser le savoir ?
On a posé cette question à l'Afrique dans plusieurs domaines mais il est vrai que sur le genre le travail est préoccupant, quand un étudiant cherche des informations des sources il doit déployer ses tentacules ou faire appel aux bigs data pour avoir une chance de collecter un maximum d'informations.

S'il est vrai que le chercheur doit piocher dans divers domaines et champs s'il savait exactement où trouver la bonne information il aurait gagné du temps.
. Voici entre autre ce qui manque allant partout il serait plus simple pour lui de savoir où piocher pour gagner du temps.
La situation de la femme instruite et formée en Afrique est problématique , pour accéder à l'école c'est un problème, quand elle réussit elle doit encore se battre pour se faire accepter. En RDC on demande ceci : elle est jolie, belle et instruite pourquoi travailler ?
Cecile fait beaucoup pour la promotion du genre et il faut saluer ce travail associatif, universitaire et humain.
Lors d'un forum le sujet était le suivant : L'avenir a-t-il un Sexe ? » Pape B CISSOKO

Céline KULA KIM

Céline Kula-Kim est originaire du Congo. Elle vit actuellement (2004) dans la région de Lyon, en France. Elle est sociologue et membre de nombreuses associations. Elle a collaboré à divers projets avec la "Société d'Etudes Féminines Africaines" (SEFA). Elle a aussi animé l'émission « Femmes et Sociétés » sur Radio Trait d'Union 89.8 à Lyon. Céline Kula Kim est titulaire d'un DEA en Migrations et Relations Inter-ethniques de l'Université Paris VII. Cela lui vaut d'être souvent sollicitée pour des conférences et des séminaires sur la femme africaine et sur l'immigration africaine en France. "Les Larmes de Maguette" propose l'histoire de Maguette, une femme d'origine guinéenne élevée au Sénégal et ayant immigé en France dans la région de Lyon. (Quatrième de couverture des ouvrages de Kula-Kim).

-En 2010, elle soutient sa thèse de Doctorat en Etudes Féminines et Etudes de Genre (Sociologie) à l'Université Paris VIII sous la direction du Professeur Jean François Laé et la coordination de Professeur Cathérine Coquéry Vidrovitch.

En savoir plus : https://cigefe.webnode.fr/portraits-femmes-etudes/celine-kula-kim/

 

Cannes 2018 : sur le visage de Cate Blanchett, un sourire de reine mère...


Pour cette 71e édition du Festival, l'actrice australienne préside un jury majoritairement féminin.
LE MONDE | Par Clarisse Fabre

Cannes 2018-La chanteuse burundaise Khadja Nin une voie engagée et Kristen Stewart

Le monde noir n'a pas à rougir et il faut continuer à se faire voir, s'exprimer, se dire, comme disait Aissa maiga la couleur de peau n'est pas un métier.P B Cissoko


Benjamine de huit enfants, Khadja Nin, 58 ans, a étudié très tôt la musique, avant de s'installer en Europe. Elle a été révélée par ses compositions, notamment « Sambolera Mayi Son », cocktails de pop occidentale et de rythmes africains et afro-cubains.


Ambassadrice de l'Observatoire sur les migrations, Khadja Nin a été distinguée par le prix de l'Action Féminine 2016, décerné par l'Union des Femmes Africaines.
Passeport artiste 27/6 /1959 Burundi Pays: Burundi Qualité: Chanteuse


Khadja Nin est née le 27 juin 1959 au Burundi. Son père est diplomate. Cadette d'une famille de huit enfants, elle pratique très tôt le chant et la musique comme la plupart d'entre eux. Elle grandit à Bujumbura où elle devient dès l'âge de sept ans une des principales voix de la chorale de son école et de la cathédrale de la ville.


Biographie:


Elle monte son premier vrai groupe en 1973 avant de partir étudier à Kinshasa (Zaïre) en 1975. Après un mariage en 1978, elle s'installe définitivement en Belgique en 1980 avec son fils de deux ans et son mari. Ce dernier décède peu de temps après.


Biographie suite :


Elle monte son premier vrai groupe en 1973 avant de partir étudier à Kinshasa (Zaïre) en 1975. Après un mariage en 1978, elle s'installe définitivement en Belgique en 1980 avec son fils de deux ans et son mari. Ce dernier décède peu de temps après.


Après quelques emplois de choriste et de figuration, elle rencontre son producteur, le guitariste Nicolas Fiszman en 1985. Avec lui, elle écrit une vingtaine de titres. Après avoir signé en 1991 avec BMG, un premier album voit le jour en 1992.


Entièrement en swahili (principale langue parlée en Afrique de l'est), ces douze premiers titres mêlent avec mélancolie des thèmes brésiliens, afro-cubains et africains ainsi qu'un peu de rock avec le titre "Mulofa".


Café au lait


Khadja Nin décrit elle-même sa musique comme de "la musique ni blanche ni noire, mais café au lait".


En 1994, sort son deuxième album "Ya Pili", qui justement signifie "Le second". Plus encore que le premier, il mélange pop occidentale et rythmes africains et afro-cubains. Les textes sont toujours en swahili, excepté un en anglais et un en français. Dans ce deuxième album, on trouve le titre "Sambolera Mayi Son" qui deux ans plus tard, lui ouvrira les portes du succès. Cette chanson qui évoque une mère contant le monde à son enfant, illustre bien les préoccupations de Khadja Nin face à l'état du monde, thème très présent dans ses textes.


En 1996, "Sambolera" est consacré tube de l'été par la chaîne de télévision française TF1 qui diffuse plusieurs fois par jour le clip. Les ventes explosent, et le troisième album sorti dans la foulée avec onze titres anciens et nouveaux, est double Disque d'or deux mois après le début de la campagne de promotion (200.000 albums vendus). Khadja Nin considère "comme une vraie chance pour un artiste africain ce choix de TF1".


Sur la pente ascendante, Khadja sort un nouvel album en octobre 98 intitulé "Ya..." (De vous à moi). Elle y chante en swahili mais aussi en kirundi, langue parlée dans son pays d'origine, et aborde des sujets qui lui tiennent à cœur, les enfants de la rue, les situations de guerre, la lutte contre les inégalités. Elle signe là un vibrant hommage à Mandela en même temps qu'une chanson sur la condition de mère, "Mama", sortie en simple et filmée pour le besoin d'un clip par la grande comédienne Jeanne Moreau.
Co-star
En 1999, Khadja Nin se produit en première partie de Sting lors d'une série de concerts à New York. Elle est également accompagnée de Cheb Mami également invité par la star anglaise. Le trio se produite le 10 janvier 2000 sur la scène parisienne de Bercy.


Désormais, la chanteuse vit à Monaco. Après des tentatives avortées de retourner vivre dans son pays, elle espère toujours que ce jour arrive.


L'actrice américaine Kristen Stewart


Kristen Stewart s'est fait connaître mondialement avec la saga « Twilight » (2008-2012). Elle a débuté au cinéma en 2002, à l'âge de 11 ans, en jouant la fille de Jodie Foster dans le thriller « Panic Room » de David Fincher.


Ces dernières années, Kristen Stewart, 28 ans, est venue à Cannes pour plusieurs films dont « Sur la route » de Walter Salles (2012), ainsi que « Sils Maria » (2014) et « Personal Shopper » (2016), deux films réalisés par le Français Olivier Assayas.
lacroix

Une hôtesse enlève ses talons, suivie d'une autre. Elles ne peuvent pas s'asseoir dans le Grand Théâtre Lumière et vont rester debout, près de la sortie, pendant toute la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes. Une comédienne se cale contre le mur à côté d'elles : elle s'est incrustée sans carton d'invitation en se collant derrière le cinéaste Martin Scorsese... Mardi 8 mai, vers 19 heures, la montée des marches de la 71e édition cannoise s'achève, fidèle à elle-même. Elle a paru toujours très longue malgré l'absence de selfies, désormais interdits.


 « Les réalisatrices restent très minoritaires dans les sélections »


Mais c'est ailleurs que l'on guette le vrai changement : huit mois après le scandale de l'affaire Weinstein, du nom du producteur américain accusé d'agressions sexuelles par de nombreuses actrices, le Festival ne peut plus tout à fait être le même. Cannes n'était-il pas le « terrain de jeu » d'Harvey Weinstein, comme l'a souligné un journaliste du Guardian, dans un article paru le 4 mai ? Edouard Baer, animateur en chef de la soirée, se contente d'une petite allusion. Evoquant les carrières au cinéma, l'acteur distingue « ceux qui ont couché, ceux qui ont refusé de coucher » ou « ceux qui ont couché avec la mauvaise personne ».
Les VIP sont prévenus : avec leur badge d'accréditation, ils reçoivent un fac-similé de billet d'entrée, orné d'un nœud papillon et de cet avertissement : « Comportement correct exigé. Ne gâchons pas la fête, stop au harcèlement. » Suit le numéro de la hotline pour « toute victime ou témoin de violences sexistes ou sexuelles ».


Une montée des marches 100 % féminine


Le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, avait déjà annoncé, le 7 mai, sur France Inter, une montée des marches 100 % féminine pour le samedi 12 mai. Et, pour la première fois, lors de la cérémonie d'ouverture, le « patron » du Festival est venu présenter lui-même le jury de la 71e édition, paritaire et divers. Cinq femmes et quatre hommes venant des cinq continents : l'acteur taïwanais Chang Chen, la chanteuse burundaise Khadja Nin, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev, etc.
Puis vint le tour de la présidente du jury, Cate Blanchett. Est-ce parce que sa réputation de féministe est faite ? Ou parce qu'elle a tout récemment dévoilé dans Variety que Weinstein l'avait harcelée, elle aussi ? « Comme la plupart des prédateurs, il s'attaquait principalement aux gens vulnérables », a-t-elle déclaré. Toujours est-il que l'actrice australienne, bientôt 49 ans et l'une des mieux payées au monde, n'a rien dit sur les femmes, même si elle a commencé son discours d'ouverture en saluant « Mesdames, mesdames, mesdames, messieurs... ». Mais quelque chose se lisait sur son visage : sur la scène du Grand Théâtre Lumière, elle avait ce sourire de reine mère veillant sur son royaume, alors qu'elle déclarait ouverte la 71e édition aux côtés de Martin Scorsese. Qu'elle dépassait d'une tête.


http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2018/05/09/comportement-correct-exige-a-l-ouverture-du-festival-de-cannes_

 

Comment l'agriculture peut-elle répondre au besoin d'emploi des jeunes au Sénégal ? par Abdoulaye Samba NDIAYE Professeur éco gestion en France


On peut le suivre dans ses revues de presse à sa façon sur FB. PBC 

La crise migratoire du début des années 2000, qui a culminé en 2006 avec le départ massif de jeunes des côtes ouest-africaines, a révélé l'acuité de la question de l'emploi des jeunes en Afrique subsaharienne et des risques de déstabilisation qui peuvent en découler.

Au Sénégal, le phénomène a connu un écho particulier du fait de la détermination des jeunes à rejoindre l'Europe (« Barça ou Barsakh »), souvent avec la bénédiction de leurs parents. Pour juguler le phénomène, le gouvernement du Sénégal, avec l'appui financier de l'Espagne et de la France, avait proposé un Plan de retour vers l'agriculture (REVA).

En réalité, la crise migratoire n'est que le révélateur d'un problème plus délicat : chaque année, environ 300 000 nouveaux actifs arrivent sur le marché du travail alors que les structures économiques peinent à créer des opportunités d'emplois pouvant absorber ces flux. La population sénégalaise (13,5 millions d'habitants en 2013) est caractérisée par sa jeunesse, la moitié de la population étant âgée de moins de 18 ans, et un taux d'accroissement annuel moyen de 2,7 %, encore élevé.

Comme dans les autres pays d'Afrique, les réponses de l'Etat ont souvent consisté à créer des agences et des fonds de promotion de l'emploi des jeunes et à soutenir l'apprentissage. Partout, les résultats de ces initiatives ont été généralement décevants, mettant en exergue le décalage entre les stratégies proposées et la réalité des structures économiques. De plus, ces initiatives ont souvent peu pris en compte les besoins des jeunes ruraux, se concentrant davantage sur la situation des jeunes diplômés plus visibles et mieux organisés.

Récemment, de nouvelles orientations ont émergé, considérant l'agriculture comme la solution idéale. Au Sénégal, d'importants moyens financiers ont été déployés dans le cadre des projets de l'Agence nationale d'insertion et de développement agricole (ANIDA, ex Plan REVA) et du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). Il reste à évaluer rigoureusement ces expériences, en particulier leur efficience et leur efficacité. En plus de comparer le niveau d'engagement financier avec le nombre d'emplois créés, il faudrait aussi interroger la viabilité et la durabilité de ces modèles. Le coût approximatif du PRODAC est de 100 milliards FCFA sur cinq ans.

Entre 2008 et 2010, l'Agence nationale du Plan de retour vers l'agriculture (AN-REVA), devenue l'ANIDA en 2012, a mobilisé 10,199 milliards FCFA, dont 7,156 milliards provenant des partenaires techniques et financiers et 3,043 milliards du budget de l'Etat. Le fonctionnement représente 15 % de ce financement. Le budget cumulé de 2011 et 2012 s'élève à 8,423 milliards. Au début de l'année 2016, le directeur général de l'ANIDA a indiqué que sa structure a réalisé, entre 2008 et 2015, 79 fermes villageoises et familiales dans lesquelles travaillent 10 000 jeunes agriculteurs sénégalais, pour un budget d'environ 17 milliards FCFA.

Conditions requises pour que l'agriculture absorbe une bonne partie des nouveaux actifs


La transformation structurelle de l'agriculture est une condition préalable pour accroître la productivité du travail et le niveau des revenus. Elle suppose des investissements conséquents dans la recherche, le conseil agricole, la mécanisation, la disponibilité d'intrants de qualité (semences et engrais), le bon fonctionnement des marchés d'intrants et de produits avec des incitations appropriées et un crédit adapté. Elle doit s'insérer dans une stratégie globale de développement des entreprises et des services le long des chaînes de valeur.

En développant un tissu de petites entreprises adossées à des chaînes de valeur porteuses, celles-ci vont constituer un réservoir d'emplois pour des jeunes formés. L'exemple de la filière du riz irrigué au Sénégal est assez illustratif. Dans la vallée du fleuve Sénégal, il existe 458 décortiqueuses privées qui transforment près de 77 % du riz paddy (c'est-à-dire un riz non décortiqué, qui a conservé sa balle) produit dans la vallée. En même temps, 28 rizeries ou mini-rizeries fonctionnelles proposent un riz de qualité, apprécié des consommateurs urbains. Une politique agricole et industrielle qui se préoccupe de création d'emplois devrait proposer des stratégies spécifiques d'appui à ces petites entreprises afin de les faire évoluer vers des standards de qualité et accompagner celles qui sont capables de grandir. Malheureusement, les options politiques sont souvent plus favorables à l'investissement privé étranger à grande échelle et ne sont pas forcément créatrices d'emplois.

Par ailleurs, le développement de la chaîne de valeur du riz irrigué, avec les investissements publics et privés dans les aménagements et la mécanisation, ouvre la voie à l'émergence de petites et moyennes entreprises de prestations de services et des métiers qui en découlent : services d'entretien et de maintenance, gestion, logistique, conduite d'engins... Une politique réfléchie de formation professionnelle ciblant les jeunes et intégrée à la politique agro-industrielle de développement de la chaîne de valeur permettra de réaliser un saut qualitatif durable.

On le voit, l'enjeu fondamental est de repérer les filières porteuses, d'y investir de façon massive et ciblée, en privilégiant la connexion des agricultures familiales au marché par le biais du développement de petites entreprises, en amont comme en aval de la production. Il est donc nécessaire de repenser la politique agricole, notamment son volet création d'emplois, en valorisant des initiatives qui connectent les systèmes de production et l'organisation sociale et qui puissent trouver leur rythme de croisière et se développer comme de véritables entrepreneurs agricoles.

Enfin, la politique foncière est un aspect fondamental à prendre en compte, dans la mesure où les jeunes rencontrent souvent de fortes contraintes d'accès à la ressource. Une étude récente de l'IPAR a montré que la croissance démographique et l'émiettement du patrimoine foncier dû à l'héritage freinent beaucoup de jeunes dans leur désir d'engager des activités agricoles lucratives. Pourtant, dans le delta du fleuve Sénégal, la mobilité relative du foncier par la location ou la vente de terres (transactions illicites au regard de la loi) facilite l'accès des jeunes au foncier, se traduisant ainsi par leur plus grande implication dans la production agricole. La Loi sur le domaine national interdit toute vente ou location de terres. En fait, sur les terres agricoles sous juridiction du domaine national, les producteurs n'ont qu'un droit d'usage et ne peuvent donc aliéner ces terres. Seul le conseil rural a la prérogative d'affecter ou de désaffecter les terres du domaine national. Cependant, dans la pratique, il existe de nombreuses transactions sur le foncier, surtout dans les zones où il y a une forte pression sur la terre.

Des opportunités à capter et à soutenir


Aujourd'hui le monde rural représente 55% de la population sénégalaise, mais la société s'urbanise progressivement. Cette tendance et les évolutions inéluctables qu'elle engendre (changement de modes de consommation, hausse du niveau de vie) constituent des opportunités intéressantes si cette demande économique est connectée à une offre agroalimentaire nationale et locale. Ainsi, une politique de décentralisation intelligente, qui appuierait le développement des villes secondaires, offrirait de nouveaux débouchés à une agriculture familiale de type commerciale, renforçant ainsi son rôle de pourvoyeur d'emplois viables et rémunérateurs pour les jeunes. Si l'Etat prenait la résolution de développer de nouveaux pôles régionaux, en dehors de Dakar, en les dotant d'infrastructures et de ressources et en leur permettant une gestion décentralisée de ces ressources, ces pôles secondaires constitueraient un débouché naturel pour une agriculture en transformation connectée au marché local. Outre les maillons aval des chaînes de valeur agricoles, les activités non agricoles peuvent constituer une source d'emplois non négligeable pour les jeunes. Dans la situation actuelle, la plupart des villes secondaires sont dépourvues de tout et ne peuvent offrir aucune alternative aux jeunes, obligés de partir à Dakar ou en Europe.

Qu'en pensez -vous? Selon vous, que pouvons-nous faire pour réduire le chômage? Quel est le rôle de l'agriculture? Laissez vos commentaires.
Abdoulaye Samba NDIAYE Professeur éco-gestion en France


Aïssa Maïga et Sonia Rolland, comédiennes, sont les invitées d'Ali Baddou franceinter.fr/
Aïssa Maïga et Sonia Rolland © Maxppp / Michel THOMAS / Jean-François OTTONELLO


Les deux actrices publient, avec 14 autres actrices noires, un livre, "Noire n'est pas mon métier" (Ed. du Seuil.) pour raconter leur expérience dans l'univers du cinéma hexagonal : "On est pas dans une accusation stérile, on ne balance aucun nom, on est là plutôt pour dénoncer un système qui perdure depuis trop longtemps".
"Pour une noire, vous auriez mérité d'être blanche" :

.@AissaMaiga et .@SoniaRolland racontent les perles entendues sur les plateaux de #cinéma#Noiren'estpasmonmétier @EditionsduSeuilpic.twitter.com/pceOOHMvpP
Sonia Rolland explique :
Le constat est quand même terrible : aujourd'hui, on ne peut pas monter un financement de film sur une actrice noire. Un noir, oui : Omar Sy, et c'est le seul
Sonia Rolland : "On nous dit : "quand il y a trop de protagonistes noires, ça ne marche pas en terme de recettes ...voir 'Black Panthers'! Et les films qui ne marchent pas : est ce que c'est la faute des blancs?!".


"On a écrit le livre avec beaucoup d'humour parce qu'on essaie de décomplexer les gens sur la question : le mot "noir" n'est pas un problème pour nous!".
.@SoniaRolland : "C'est Quincy Jones qui m'a poussé à m'organiser pour aller plus loin, pour avancer des projets" #Noiren'estpasmonmétier #cinéCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /lGzlnRsdhc
— France Inter (@franceinter) May 4, 2018

 

Aïssa Maïga: "Je revendique de pouvoir jouer n'importe quelle femme"telerama
• Juliette Bénabent


• . Etre femme, noire et cantonnée à des rôles caricaturaux : une fatalité dans le cinéma français ? Non, selon la comédienne Aïssa Maïga qui se bat depuis vingt ans pour que les choses changent. Elle est à l'initiative d'un livre collectif sur le sujet, "Noire n'est pas mon métier", qui sort le 3 mai.


« Quand on te regarde, ça sent le monoï. » « Vous ne pouvez pas être le personnage, c'est une avocate, elle s'appelle Sandrine... » « Il n'y a pas de Noirs au Conservatoire, laisse tomber ! »... Ces remarques, et bien d'autres, seize actrices françaises les racontent dans Noire n'est pas mon métier. Graves, elles posent sur la couverture, yeux plantés dans le regard du lecteur, qui est aussi spectateur et a remarqué, peut-être, combien la diversité de la société française est peu représentée sur les écrans ou au théâtre. De Firmine Richard à Karidja Touré et Assa Sylla (Bande de filles), d'Eye Haïdara (Le Sens de la fête) à l'humoriste et comédienne Shirley Souagnon, elles ont répondu à l'appel d'Aïssa Maïga. A 42 ans, la plus connue des actrices noires françaises, qui a tourné avec Abderrahmane Sissako, Cédric Klapisch, Michael Haneke ou Claude Berri, dénonce dans le prologue un « racisme nébuleux », « une myriade de mots méprisants et d'observations condescendantes », un « regard à la fois sexiste et raciste posé sur (nos) corps ». Les témoignages qu'elle a rassemblés sont percutants, ahurissants, anecdotiques ou analytiques, intimes ou universels, souvent drôles. Ils parlent de racisme ordinaire, de petites et grandes discriminations, de frustration. De personnages à la « démarche de panthère »...

Arièle Bonte


C'est Le rendez-vous du cinéma international. Comme chaque année, le Festival de Cannes surprend par sa sélection ou l'identité des membres du jury dévoilés quelques semaines avant son lancement.

Pierre Lescure, président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, son délégué général, n'ont en revanche pas fait défaut à l'éternelle problématique de Cannes : le manque de représentation des femmes derrière la caméra. Si le cinéma ne vous dit rien, si vous en avez marre d'y voir toujours sélectionnés les mêmes réalisateurs, rappelez-vous que le monde ne tourne pas autour de la Croisette durant ces quinze jours de festivités.
Pour preuve, d'autres festivals sont organisés durant cette même période. Tour d'horizon de ces événements culturels et engagés où les femmes sont loin d'être sous-représentées.
Mrs Roots : une dose d'afroféminisme dans la littérature française


1. Fraîches Women Festival


Quand ? Le 6 mai 2018, de 13 heures à minuit.
Où ? À la Marbrerie, à Montreuil-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis (93).
On y trouve quoi ? Une journée entière de discussions, d'ateliers et une soirée de concerts, le tout organisé par et pour toutes les femmes, voilà en quelques mots ce qui vous attend au Fraîches Women Festival, événement organisé par Dolores Bakela et Adiaratou Diarrassouba, les co-fondatrices de L'Afro, un média qui raconte "l'expérience afrodescendante en France".
Pourquoi on y va ? Parce que le Fraîches Women Festival se revendique "inclusif, féminin et familial". On y croisera l'artiste et activiste Estelle Prudent, la photographe Noëlla. L., ou encore la créatrice de la newsletter Les Glorieuses, Rebecca Amsellem.

2. Le festival des Journalopes


Quand ? Le 6 mai 2018, de 16 heures à minuit.


Où ? À La Station - Gare des Mines, dans le XVIIIème arrondissement de Paris.
On y trouve quoi ? Des conférences consacrées au journalisme indépendant et féministe, organisées par le collectif Les Journalopes, soit six journalistes qui écrivent sur l'égalité, les violences conjugales, le sexe, les droits reproductifs ou encore l'amour.
Dimanche 6 mai, on te donne rendez-vous à La Station (@collectifMU) pour notre premier festival du journalisme indépendant et féministe

https://t.co/aouWCLpdmX pic.twitter.com/SgL8LP8mcn
— Les Journalopes (@LesJournalopes) 16 avril 2018
Pourquoi on y va ? Pour comprendre comment le journalisme a évolué depuis l'affaire Weinstein avec une conférence donnée par Victoire Tuaillon ou pour découvrir le témoignage d'Audrey Lebel, correspondante en Ukraine et assister à l'avant-première du documentaire l'Amour au temps d'Erdogan, réalisé par Cerise Sudry-Le Dû et Ségolène Davin.
Prix : entrée libre.


3. "Les héritières", le festival de l'association Lallab


Quand ? Le 5 mai 2018, de 13h30 à 21h30.


Où ? À l'Institut du Monde Arabe, dans le Vème arrondissement de Paris.
On y trouve quoi ? Une célébration des "héritières", c'est-à-dire "ces générations de femmes" qui appartiennent au passé comme au présent et à l'avenir et qui "poursuivent le combat" contre les discriminations et le racisme. Au programme : des tables rondes et rencontres organisées par l'association féministe et anti-raciste Lallab.

Page 13 sur 513

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Video galleries

logotwitterFacebook