Quand le wax devient un tissu de tous les âges au sénégal et ailleurs dans le monde ! Ismael Cabral Kambell
Responsable Relations Publiques - Jumia Travel I Afrique de l'ouest

Autrefois considéré comme un tissu réservé aux « mamans », entendez par la femme d'un certain âge, le pagne Wax est aujourd'hui adulé par la jeunesse africaine, qui s'habille désormais fièrement aux « couleurs » dites africaines.

Très populaire dans les années d'indépendances des pays africains, le pagne Wax qui autrefois était le dada des mamans d'Afrique noire, et qui symbolisait l'élégance et la beauté de la femme est aujourd'hui devenu un symbole de revendication d'une jeunesse qui prône haut et fort son identité.

Il est désormais plus que naturel de rencontrer à travers les grandes capitales africaines des jeunes vêtus de pagne wax, et cela va de toutes les tendances, tenues décontractés ou de bureaux, jusqu'aux accessoires, le wax fait briller. « Ce tissu fait aujourd'hui la fierté de la mode africaine, en qualité de styliste je suis fière de faire sa promotion à travers mes créations. », explique la jeune styliste Gabonaise Jessica Tovignon, fondatrice de la marque JAD et présidente du concours Miss Gabon diaspora Sénégal.

Pour Rosalie Ndiaye, chargée de clientèle à la plateforme Jumia Travel, « c'est une fierté en tant que femme africaine de m'habiller avec du pagne. Je trouve qu'il met bien en valeur la femme africaine. Quand des utilisateurs de nos services touristiques me demandent un endroit à visiter à Dakar, je conseille très souvent le marché à pagne de Sandaga au centre-ville de Dakar, de cette façon, je suis certaine qu'ils auront de beaux souvenirs du Sénégal et de l'Afrique. Il y a de très belles créations, surtout pour les accessoires ».

La renommée du wax a fini par s'imposer au-delà de son utilisation africaine, désormais, elle gagne la grande couture et le monde du show-biz international. Des grandes stars internationales comme Rihanna, Nicki Minaj, Beyoncé ou encore Alicia Keys, ont-elle aussi été atteintes par la montée fulgurante du wax dans la mode.

L'origine du wax serait un petit mélange des 3 continents Afrique, Europe, Asie. Dans un premier temps, une inspiration des batiks javanais en Indonésie, copié par des hollandais et arrivé un peu par hasard sur le continent africain qui appréciera les premiers motifs et qui lui apportera toute son originalité avec des motifs différents. De nos jours, sur les marchés, il est assez fréquent de dire que c'est du wax qui vient de Hollande, Grande Bretagne, de Chine, nous remarquons également l'arrivée du made in Africa (Côte d'Ivoire, Ghana...) qui gagne du terrain, comme le Woodin ivoirien.


En effet, depuis une dizaine d'années, le Woodin est devenu pour de nombreux africains et africaines des pays sahariens, le numéro un. On le retrouve dans toutes les créations, et même dans les cérémonies comme les mariages, les dîners de gala et autres.

Avec la montée de la côte actuelle du wax auprès de la jeunesse africaine, on peut dire que le pagne à encore de beaux jours devant lui sur le continent.

 

Au centre, micro en main, ben manson toussaint recevant le prix louis d'hainaut à marrakech credit photo: alain jaillet

L'université de mons (belgique) et l'agence universitaire de la francophonie (auf) ont décerné le prix louis d'hainaut de la meilleure thèse de doctorat en technologie éducative à ben manson toussaint.


C'est l'épilogue d'une longue aventure scientifique menée depuis 2011. ses efforts sont grandiosement couronnés. le 11 mai, à marrakech lors de la 17ème assemblée générale de l'auf, ben manson toussaint, docteur en intelligence artificielle et web et directeur du laboratoire sitere a reçu le quatrième prix louis d'hainaut récompensant la meilleure thèse en technologie éducative. c'est la première fois qu'un chercheur haïtien décroche cette distinction d'un aussi grand prestige.


« J'aime l'idée que ce type de récompense permet à "l'extérieur" de jeter un regard, sinon nouveau, mais différent sur ce que nous faisons, ce que nous voulons et pouvons faire en haïti, et de s'y intéresser autrement. J'aime aussi l'idée que ce type de récompense peut pousser les politiques et décideurs, à l'intérieur du pays, à jeter un regard nouveau sur la recherche scientifique ; regard auquel feraient écho des actions concrètes dans le sens de la promotion et du support des activités et des métiers de la recherche », a déclaré ben toussaint dans une interview exclusive accordée à loop haïti.


Sa thèse de doctorat qu'il a soutenue en octobre 2015 avec la mention « très honorable avec les félicitations du jury » porte sur l'intelligence artificielle et la chirurgie orthopédique percutanée. son objectif était de proposer une approche qui permet de modéliser les connaissances - complexes, multimodales - de chirurgiens spécialisés de manière à ce que les machines puissent les acquérir automatiquement. pari gagné.


Avec ses engagements de jeune père de famille, entre « des journées difficiles et des nuits blanches », la préparation de ce doctorat n'a pas été un long fleuve tranquille. il devait partager son temps dans le montage du laboratoire de recherche sitere avec la direction de l'ecole infotronique d'haiti (esih) et l'organisation des journées scientifiques annuelles du laboratoire en haïti. mais ben manson dit garder « le souvenir d'une expérience intense et riche qui dépasse tout le reste. j'aime comparer cette expérience à une course de fond ponctuée de nombreux sprints : les rédactions d'articles, la préparation des cours à donner, les cours à suivre soi-même, la participation à des activités scientifiques, la préparation des expérimentations, etc. »


Il a croisé des personnes « extraordinaires » sur son parcours. ben manson ne se méprend pas. trentenaire, au seuil de sa carrière, le chercheur sait faire preuve de modestie dans les appréciations personnelles de ses compétences.ce qu'il a principalement appris de l'ensemble de ses années de doctorat à l'université joseph fourier (grenoble i) en france,« c'est d'avoir conscience de l'immensité de ce qu'on ne sait pas et qu'on ne saura jamais, mais de comprendre que c'est ce qui pousse à avancer et à ne jamais se satisfaire de ce que l'on croit savoir ou de ce l'on croit connaître. »


Aujourd'hui, ben manson maintient un rapport « très étroit » avec le pays. « ça l'a toujours été », revendique-t-il.il voyage souvent pour des missions de recherche mais principalement dans le cadre de projets menés au laboratoire sitere en partenariat avec des laboratoires et universités étrangers, notamment le laboratoire d'informatique de grenoble et le laboratoire de l'université paris . Son objectif est de « faire du laboratoire sitere une référence de la région dans son sphère d'activité. restent à mettre en place les moyens nécessaires à l'agrandissement de l'équipe. ils espèrent propulser cette année quatre doctorants au total qui réaliseront leur thèse en cotutelle entre l'esih et des universités partenaires en france.


« La recherche peut être une voie difficile, d'autant plus en haïti où elle cherche encore sa place, reconnait ben manson toussaint. mais c'est la voie que j'ai choisie et c'est le pays où j'ai choisi de la suivre. ce prix appartient plus à cette cause qu'à moi-même. »


Le prix louis d'hainaut a été établi à la mémoire du professeur louis d'hainaut qui a consacré sa carrière à diffuser dans le monde francophone les concepts et les méthodologies de la recherche en technologie éducative. Il a pour objectif de stimuler la recherche en technologie de l'éducation dans les pays du sud. chaque année, il récompense la meilleure thèse en technologie éducative.



Assa Traoré, la sœur du jeune homme mort lors de son interpellation en juillet dernier, publie « Lettre à Adama », témoignage du combat de sa famille pour la vérité.
 

C'est l'histoire d'une famille qui a basculé dans le deuil puis la colère lorsqu'un de ses enfants, Adama Traoré, 24 ans, est mort lors de son interpellation par les gendarmes. C'est l'histoire d'une sœur, elle-même mère de trois enfants et éducatrice dans un quartier populaire de la banlieue parisienne, devenue à plein-temps la porte-parole médiatique de tout un clan se battant pour la vérité.


« Je sais comment tu as vécu, Adama. Nous voulons savoir comment tu es mort », écrit-elle dans « Lettre à Adama », un témoignage publié jeudi 16 mai et écrit avec la journaliste de « L'Obs », Elsa Vigoureux.


Une mort suspecte


Le 19 juillet 2016, le jour de l'anniversaire d'Adama Traoré, les gendarmes cherchent à interpeller son frère, Bagui. Quand ils l'aperçoivent, dans le quartier de Boyenval à Beaumont-sur-Oise, les deux discutent ensemble. Bagui se laisse arrêter, mais son frère, qui n'a pas sa carte d'identité sur lui, s'enfuit.

Un peu plus tard, il est finalement interpellé par trois gendarmes. Il mourra quelques heures plus tard, le décès étant constaté par les pompiers et le Samu en début de soirée. Voilà pour les faits.
Pour le reste, les versions divergent : quand précisément ce jeune homme en bonne santé est-il mort et pourquoi ?

Les gendarmes ont-ils fait un usage « proportionné » de la force pour l'interpeller ? Ont-ils utilisé des techniques légales et adaptées ? C'est ce que l'enquête devra établir.


Une famille malmenée


Sous la forme d'un journal de bord presque quotidien, Assa Traoré donne sa vision des faits et son vécu du drame : la famille, qui apprend la nouvelle par la rumeur du quartier puis interroge un gendarme qui répond que le fils va bien – alors qu'il est mort deux heures plus tôt ; l'annonce abrupte du décès, le défunt que la gendarmerie ne veut pas leur montrer, l'explosion des violences dans le quartier.


Enfin, arrive le compte rendu parcellaire du procureur de Pontoise, qui insiste sur une supposée infection et des problèmes cardiaques du jeune homme pourtant en bonne santé selon tous ses proches et omet de mentionner devant les journalistes le « syndrome asphyxique » relevé dès la première autopsie.


Combat judiciaire


Dès lors, le parcours du combattant commence. La famille se trouve un avocat combatif (Yassine Bouzrou), demande une contre autopsie puis le dépaysement de l'affaire. Car Assa Traoré en est convaincu : son frère est mort étouffé sous le poids des trois gendarmes qui se sont mis sur son dos pour l'interpeller et le procureur ne veut pas l'admettre. La contre-autopsie va en tout cas dans ce sens.


D'autres zones d'ombre sont aussi troublantes, comme le fait que les pompiers assurent avoir trouvé le jeune homme face contre sol et non en position latérale de sécurité, comme l'assurent les gendarmes. L'affaire sera finalement dépaysée à Paris, en octobre.


Dans streetpress on lira ceci


Notre force c'est le groupe »


« Ça a toujours été une deuxième maman pour nous, Assa. Elle nous a toujours protégés », sourit Ysouffe. Son ami d'enfance, Mohammed, ajoute à sa gauche : « C'est une combattante depuis toujours. J'étais avec elle en 5e ou en 6e, je ne sais plus. Elle a toujours été comme ça. » Du côté de Boyenval, le quartier de Beaumont d'où viennent les Traoré, Lotfi, Adel et Rédouane rigolent quand on leur parle du tempérament Assa :


« C'est une Black Panthers ! Une guerrière ! C'est la force du groupe. » Adel et Rédouan posés à Boyenval.


« Quand Assa a proposé de faire ce livre, on l'a évidemment tous suivis », raconte Lotfi, qui explique que la grande sœur ne prendrait pas d'initiative sans en discuter avec le reste du comité, Vérité et Justice pour Adama. « On prend les décisions ensemble. Elle est devant et nous sommes tous les petites mains derrière. Quand il y a besoin, elle nous appelle. On sera là ! »


« Ce n'est pas moi, ou la famille Traoré, qui porte ce combat. C'est Beaumont et les quartiers limitrophes », explique Assa, en attrapant ses clés. Il est l'heure de filer. Dans l'ascenseur, elle confie :


« Nous sommes vraiment bien entourés. Notre force c'est le groupe. C'est pour ça qu'on continue à avancer. On se soutient, on se pousse mutuellement. Et quand on voit que notre combat s'internationalise, ça ne peut nous faire que du bien. »


"On est ensemble, il n'y a pas d'individuel", Lotfi /


Le combat continue


Il y a quelques jours, le groupe était reçu à Milan, en Italie, pour un festival sur les Droits de l'Homme. Les médias européens et internationaux suivent les avancées des différents procès. Et le livre devrait être traduit dans plusieurs langues. Assa :


« Ce livre, c'est une façon de donner notre vérité et d'extérioriser. Mais c'est également des fonds pour continuer de se battre. »


Les frais de justice liés au procès autour d'Adama, mais également de Yssoufe, Bagui, Yacouba, et d'autres amis visés par les mêmes chefs d'accusation que les frères Traoré, sont importants selon la famille. Tous les bénéfices du livre seront donc reversés au comité. « Cet argent est nécessaire pour continuer le combat. » Assa conclut, avant de partir définitivement pour le tribunal :


« Notre état d'esprit est intact, comme au premier jour. Nous sommes déterminés. Ensemble, nous sommes fort. »

 

Les enfants du tourment par Nadjia OMANI

Ô enfants d'Éthiopie, du Népal, du Darfour et de tous lieux d'indigence.
Ô filles du Pakistan, d'Afghanistan, du Yémen et de tous lieux de transgression à la dignité féminine.
Je vois, et je ressens votre souffrance.


Mais qui suis-je ? Et que puis-je faire ?
Des dons ? Certes !


Mais qui a-t-il de changé ?
Vos ventres sont toujours vides !
Vos droits sont toujours bafoués !
Vos cœurs sont toujours affligés !


Et jamais un sourire n'illumine vos visages.
Les larmes et la souffrance sont votre pain quotidien.


Quand cela cessera t'il ?


Mais il est à craindre que cela ne cesse qu'au jour où chaque âme devra répondre à l'appelle.
Et enfin, nous pourrons découvrir et admirer la splendeur de vos sourires, car ce jour là vous serez les rois, dominant ceux qui vous ont dominé, face à vos bourreaux vous pourrez enfin vous exprimer.


Alors ne cessez d'espérer, car l'Humilié triomphe toujours...


Nadjia Omani / France Fresnes 

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A nos sœurs et frères-Ne
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