Le monde s'effondre, CHINUA ACHEBE, CHINUA ACHEBE


INTRODUCTION


Le monde s'effondre est un roman qui décrit le mode de vie de la société Ibo avant et pendant la colonisation. Chinua Achebe, auteur du présent ouvrage, grâce à une connaissance approfondie de la culture Ibo, entend apporter sa contribution dans l'éveil des consciences de jeunes
Générations sur certaines pratiques traditionnelles africaines .Avant d'étudier les principaux thèmes et leur rapport avec l'actualité, il nous revient de porter un regard rétrospectif sur la vie de l'auteur et ses œuvres, ainsi que le résumé de l'œuvre qui fait l'objet de notre exposé.


I- L'AUTEUR ET SES ŒUVRES
1) Biographie


Chinua Achébé de son vrai nom Albert Chinualumg est né le 16 novembre 1930 à Ogibi à l'est du Nigéria .Fils de Isaiah Okafo un ecclésiastique chrétien de Janet T. Achébé .Il est le 5éme de sa famille . Il obtint une bourse a l'âge de18 ans pour poursuivre ses études à l'université d'Ibadan de 1943 à 1953 au government collège il obtient son 2BAC2 l'équivalent de la maîtrise dans le système français à l'université de Londres en 1953.Achébé effectue quelque voyage en Afrique et au USA et y travail comme professeur d'anglais .Il commença à travailler à N.B.C. (Nigérian Broadcasting Corporation ) en1954 après avoir suivi une formation à la BBC .Il se maria le 10 septembre 1961 avec Christie Chinwé Okoli et eut 4 enfant :Chinelo, Ikechukwu, Cidi et Nwando .en 1962 il fonda une collection intitulé « Africain »chez un éditeur anglais. Il sera le rédacteur en chef du périodique « Obike » en 1972.Il fut adjoint d'un parti politique du Nord du Nigéria. Achébé fut professeur dans plusieurs prestigieuses universités Nigérianes, anglaises et américaines. Achébé fut récompensé plusieurs fois :


- En 2004 Chinua Achébé refuse le titre de « commander of the federal republic » un titre honorable pour protester contre la politique de son pays. Il enseigne au Bard collège à new york city actuellement.
Dans cette partie, il apparait clairement que Chimua Achebe fut lauréat de plusieurs


Prix littéraires grâce à ses ouvres de qualité. Quelles sont donc les œuvres qu'il eu à écrire ?


2) Bibliographie


Le 1er roman de Chinua Achebe « Things fall Apart » (le monde s'effondre) a été tiré à plus de 3.050.000 d'exemplaires depuis sa sortie et traduit à plus de 45 langues.


II- RESUME ET STRUCTURE DE L'OEUVRE
1) Résumé


Le monde s'effondre est un témoignage sur le mode de vie des africains avant et pendant la colonisation de l'Afrique noir par les européens. Jadis, enraciné dans la culture, le Ibo connaîtra un bouleversement socio- culturel dès les premiers jours de l'arrivé des colons.
En effet, ce peuple étant animiste, accordait une grande importance aux valeurs traditionnelles. Les traditions Ibo gardent leur importance lorsque survient un évènement malheureux ou joyeux. Okonkwo, le personnage principal de cette œuvre est un farouche guerrier et un grand cultivateur qui projette de rehausser l'image de la famille ternie par un père assisté paresseux. Chinua Achebe brosse donc le portrait d'un homme rude, complexe, ambitieux qui veut s'accomplir et devenir une figure emblématique de son clan. C'est pourquoi il fut désigné par les responsables du clan pour l'enlèvement de Ikemefuna et de la vierge fille en compensation d'une femme assassinée dans le village voisin Mbaino. Mais ce dernier fut contraint à l'exil pour avoir tuer le fils âgé de Ezeulu lors de ses funérailles.
Tandis qu'il lui restait quelques années pour prendre les plus hauts titres du clan. L'exil d'Okonkwo sera marqué par l'avènement de la colonisation à Umuofia. Après sept ans d'exil, Okonkwo regagna la terre paternelle et trouva que la société était divisée. Les partisans de la nouvelle religion furent entrés en conflit avec les détenteurs de coutume, car Enoch ôta le masque à un Egwugwu lors d'une cérémonie. En réplique, les membres du clan détruisirent l'église. Ce qui conduisit Okonkwo et cinq autres autorités en prison. A la sortie de la prison, Okonkwo lança un appel à la révolte mais n'ayant pas le soutien, il décida de se suicider.


2) Structure de l'oeuvre


L'œuvre est structuré en trois parties qui comportent 254 pages.
La première partie comprend 139 pages soit 13 chapitres. Elle décrit l'apogée de la société Ibo au Nigeria et dans laquelle évolue un grand guerrier du nom d'Okonkwo.
La seconde partie regroupe six chapitres soit 39 pages évoque l'exil d'Okonkwo dans son village maternel pour avoir commis un meurtre, ainsi que l'arrivée des missionnaires blancs et la conversion de son fils aîné à la nouvelle religion (le christianisme).
La dernière partie compte six chapitres et raconte le retour d'Okonkwo dans son village natal régi par de nouvelles lois investies par les étrangers (missionnaires), où règne un désordre indescriptible. Indigné par les pratiques de la nouvelle ère, Okonkwo mis fin à sa vie.
Dans le roman, de nombreux thèmes sont abordés mais nous étudierons les grands thèmes tout en faisant leur rapport avec l'actualité.


III- LES THEMES ET LEUR RAPPORT AVEC L'ACTUALITE


1) La culture


La culture est l'ensemble des connaissances acquises pour une personne ou une société. Dans cette œuvre, plusieurs types de culture se font sentir. L'activité principale des Ibos est l'agriculture. Ils organisaient aussi des activités physiques telle que les championnats de lutte et les danses traditionnelles qui se faisaient sous le rythme tam-tam et des fûtes , ainsi les vainqueurs étaient récompensés par des titres d'honneur et de gloire . Ce qui explique la célébrité d'Okonkwo qui avait réussit à terrasser Amalinze le chat resté invincible pendant sept ans. Les comtes également étaient reconnus dans la société Ibo comme une activité de divertissement et d'instruction. En plus cette société marquée par la polygamie donnait une place importante à la dot. En effet celui qui voulait se marier devrait s'attendre à une dot fixée par ses beaux parents : « de cette manière, le montant de la dote d'Akekue fut finalement fixé à vingt sacs de cauris. C'était le crépuscule quand les deux partis arrivèrent à cet accord. » Chapitre VIII page 90.
De nos jours, cette culture prend de plus en plus une autre forme. Dans la société actuelle les jeunes préfèrent le football à la lutte. Quant à la dot ,elle existe toujours dans d'autres groupes ethniques en plus du mariage civil. Egalement, les contes sont généralement écrits au lieu d'être oralement racontés.
La culture Ibo a une grande ressemblance avec celle de nombreuses sociétés traditionnelles africaines. Que peut-on dire de leur tradition ?


2) La tradition


La tradition des Ibo est une tradition purement africaine car ces derniers respectent leurs coutumes et règlements. Leur mode est très étrange car ils n'acceptent pas la naissance des jumeaux qu'ils considèrent comme une abomination. Ces derniers sont jetés dans la forêt des esprits du mal qu'ils appelaient forêt maudite. Ils n'acceptaient pas les lépreux et les albinos, croyant qu'ils n'étaient pas des êtres humains. Ils n'étaient pas ainsi enterrés mais jetés. Leurs coutumes n'acceptaient pas non plus la querelle entre les membres de même clan.
Cet acte leur apparaît comme une grande humiliation. Chez les Ibo quand quelqu'un tuait un homme même involontairement, il était exilé sept ans. C'est l'exemple d'Okonkwo à la deuxième partie de l'œuvre. Et si cela se faisait de sang-froid c'était la condamnation à mort. Si ce crime est commis par un étranger le village de ce dernier donnait une vierge et un jeune garçon en compensation pour éviter la guerre entre les clans. Mais avec l'arrivée du blanc la vie traditionnelle des Ibo fut bouleversée par la civilisation blanche. Certains allèrent jusqu'à mépriser leur propre culture.
La tradition Ibo se présente donc comme une tradition rigoureuse. Ses règles sont dures. Nul n'est au-dessus de cette tradition. Mais la colonisation a bouleversé cette pratique.


3) La colonisation


La colonisation a eu un impact sur le peuple Ibo à travers la modification des structures traditionnelles de leur société. Okonkwo, banni de son village, revint quelques années plus tard et constate que tout avait changé, en effet les missionnaires sont devenus les colonisateurs. Ils ont créé des structures administratives et dictaient leurs lois. Okonkwo voulait mener la résistance mais ses confrères n'avaient pas le courage de le soutenir dans sa révolte contre le pouvoir colonial : « Il savait qu'Umuofia n'entreprendrait pas de guerre. Il le savait parce que les hommes avaient laissés les autres messagers s'échapper. Ils s'étaient laissé emporter par le tumulte au lieu d'agir. »
Eu égard de tout cela, Okonkwo préféra la mort à la soumission. Pour la société Ibo, la colonisation apparaît comme une entrave au développement socio -culturel. Avec la colonisation, on assiste de nos jours à une disparition progressive des valeurs traditionnelles africaines.


4) La religion


La religion est un thème récurrent dans le roman. A l'instar de la quasi-totalité des peuples africains, à l'époque précoloniale, le peuple Ibo était polythéiste par conséquent il adorait plusieurs dieux. Il important de noter que ce peuple croyait en l'existence d'un dieu suprême qu'il appelait Chukwu qui, selon eux, a créé la terre, les hommes, les esprits et les petits dieux qui sont ses messagers. Ces dieux étaient représentés par des pierres et des bois auxquels les Ibos faisaient les offrandes : « chaque année...avant de mettre la moindre semence dans la terre, je sacrifie un coq à Ani, le propriétaire de toute terre. C'est la loi de nos pères. Je tue également un coq à l'autel d'Ifejioku, le dieu des ignames. Ils étaient entre autre Agbala déesse des grottes et des collines, Ani déesse de la terre et Amadiora dieu du tonnerre. Ceux qui voulaient consulter les dieux, devaient ramper sur le ventre pour entrer dans une caverne où ils se trouvaient. Ils s'adressaient aux dieux par le biais des prêtres par exemple la déesse Agbala avait pour prétexte Chielo, chez les Ibo, la décision des dieux est irrévocable avec l'arrivée des colons, le christianisme a pris de l'ampleur dans nos sociétés africaines. De nos jours, la religion traditionnelle tend à disparaître au profit des religions dites révélées.
Dans cette partie, le christianisme est venu et a mis le doute dans les cœurs de certains Ibo. Cette religion nie la crédibilité de l'animisme. Cependant, comment était organisée la société Ibo avant l'avènement de cette religion ?


5- L'organisation sociale


Contrairement à certaines sociétés africaines, les Ibo n'avaient pas de roi. Dans cette société on parlait plutôt de titres hiérarchiques dont l'ardeur au travail, le courage et la bravoure étaient les critères. Ces titres étaient essentiellement conférés lors des guerres et des compétitions de lutte. Okonkwo en avait eu deux ; n'eu été son exil, il allait décrocher le troisième : « Il avait perdu des années au cours desquelles il aurait pu prendre les plus hauts titres du clan ». Chapitre XX page 207.
Chez les Ibo, les vieux occupent une place de choix. Ils sont les guides de la société. Ils veuillent au respect des règles et des coutumes sociales. Pendant la prise de décisions qui se faisait entre les hommes, le dernier mot leur revenait.
Les enfants, après les travaux champêtres, s'adonnaient aux activités de divertissement telles les luttes les contes etc.
Quant aux femmes, elles étaient destinées au foyer et elles étaient reléguées au second rang.
De nos jours avec l'avènement de la démocratie, nous assistons à la mise en place de nouvelles structures sociales bouleversant ainsi les structures anciennes marquées par les chefferies traditionnelles.
Les Ibo, même s'ils n'avaient pas de roi, il faut noter que la société était bien organisée. Dans cette société, quel était donc le comportement des hommes ?


6- La solidarité


La solidarité est la dépendance mutuelle, le sentiment qui pousse les hommes en s'entraider. Elle est un élément important dans la société Ibo. En effet, Unoka, le père d'Okonkwo qui était fainéant, ne parvenait pas à nourrir sa famille sans l'aide des autres membres du clan. Il était toujours couvert de dettes qu'il n'arrivait pas à rembourser. Malgré tout, il bénéficiait de l'assistance de ses confrères. Après sa mort, son fils était obligé de se battre pour s'auto suffire. Ainsi, avec l'aide de la société notamment celle de Nwakibié, il parvint à conjurer sa misère et à se faire une place dans la société. Egalement, lorsque l'exil d'Okonkwo survint, son ami Obierika prit le soin de vendre ses ignames et de lui apporter l'argent dans son village maternel où il fut chaleureusement accueilli : « C'est l'argent de tes ignames. » dit Obierika. « J'ai vendu les grosses lorsque tu es parti. » page171.
Cependant, même si cette vertu demeure dans certaines sociétés, force est de croire que de nos jours la solidarité est entrain de céder la place à l'individualisme. Les sociétés urbaines sont les plus touchées par ce comportement qui ne fait pas preuve d'humanisme. La solidarité est une vertu cultivée chez les Ibo. Au delà de cette solidarité, quelle était la place des femmes ?


7-Le statut de la femme


Dans l'œuvre le monde s'effondre, Chinua Achebe fait une brève aperçue sur la vie quotidienne des femmes dans la société Ibo. Le village Ibo reflète l'image de la société africaine d'antan. Cette communauté de la forêt qui, presque totalement coupée du monde extérieur, avec ses Dieux et ses ancêtres, ses coutumes et ses interdits, la femme était reléguée au second plan. Elle n'avait pas le droit d'assister ou de prendre la parole lors des réunions sauf si elle était sollicitée : « Quand chacun eu bu deux ou trois cornes, Nwakibié envoya chercher ses femmes ». Elles obéissaient à la lettre, aux instructions de leurs maris.
Par ailleurs, la première femme avait droit au respect et à la considération de ses cadets : « Anasi était la première femme et les autres ne pouvaient boire avant elle, aussi restèrent-elles à attendre. Elle se dirigea vers son mari et accepta la corne de ses mains. ». Les femmes également devaient du respect à leur mari, s'agenouillaient devant lui à son appel : « Elle se mit alors sur un genou, bu une gorgée et rendu la corne ». Chapitre 3 pages 29. Dans la société Ibo, la femme représentait une richesse pour son mari. Pour cela, le nombre de femmes représentait une grande considération pour un homme. Les femmes aidaient leur mari dans les travaux champêtres : « Sa mère et ses sœurs travaillent dure sans doute, mais elles faisaient pousser des plantes de femme telles que les ignames-coco, les haricots et la cassave. » page 32-33 chapitre III.
De nos jours, même si cette soumission existe dans les campagnes, nous remarquons que la modernisation a fait apparaitre une autre image de la femme dans les centres urbains. Avec l'épineuse question de l'émancipation, la femme possède les mêmes droits que l'homme et pousse l'orgueil à être égale à lui.


IV- L'INTERET DE L'OEUVRE
1) Au plan social


La société Ibo telle qu'elle est décrite par Chinua Achebé apparaît comme une société bien organisée et profondément hiérarchisée. Les Ibo sont des fervents pratiquants du polythéisme et se conforment aux valeurs ancestrales contrairement aux sociétés dites modernes, la société Ibo était profondément encrée dans leur culture ou tradition.
En outre, la solidarité, la bravoure, la dignité constituent les principes fondamentaux de la société Ibo et qui pourrait contribuer au développement de nos sociétés actuelles. Mais, la colonisation a entraîné un profond bouleversement de la société Ibo. Ainsi, cette œuvre nous interpelle à une prise de conscience, une revalorisation de nos coutumes et traditions qui sont nos vertus solides.
Quant à la civilisation étrangère, elle a apporté à l'Afrique la division, la haine, l'acculturation. Donc, un retour aux sources s'impose car elles n'ont pas encore tari.


2) Au plan culturel


Ce roman privilégie les coutumes ancestrales tout en invitant les jeunes africains à un retour à la source. Ils deviennent un guide pour sauvegarder les cultures africaines. L'œuvre toute entière donne une vision panoramique sur les cultures traditionnelles au pays Ibo et en Afrique en général. Ainsi d'énormes cultures font la fierté de l'Afrique.
La lutte et la danse ne sont-elles pas des activités incontournables?
Ces activités atteintes par les effets de la colonisation occidentale ont besoin d'une revalorisation. Ce livre laisse percevoir des caractères importants de l'africain tel que le respect de la solidarité. Alors, l'africain doit prendre conscience de son identité culturelle.


CONCLUSION


En épilogue, on retiendra que ce roman est un témoignage vivant de la perte de notre culture par la violence avec l'arrivée du colon. L'analyse de ce roman nous a permis de nous imprégner des principaux thèmes qui s'y trouvent ainsi que leur rapport avec l'actualité.
Tout s'effondre nous offre son personnage principal, Okonkwo, comme centre repère autour duquel se placent chaque autre personnage, divergent de lui par une ou plusieurs facettes. Du tout début à la toute fin, que cela soit son père "efféminé" et fainéant, les missionnaires Blancs, son fils trop mou, sa fille qui n'est malheureusement pas un garçon, les habitants des villages voisins avec...
Le roman Things Fall Apart par Achebe fait une commentaire sur le colonialisme. C'est une histoire de la vie quotidienne en Afrique Ouest et comment un homme répond aux changements dans sa vie. Le style d'écriture est très simple et donc tout le monde peut comprendre les thèmes. C'est une forme très effective pour communiquer les idées du roman. L'auteur, Achebe a écrit le livre dans...
Okonkwo est un homme puissant au village ibo d'Umuofia : marié à 3 femmes et père de 8 enfants, il gère ses terres d'une main de maître. Son courage et sa force en font quelqu'un de respecté et d'écouté au sein du village.

Ce village vit suivant des traditions ancestrales, les esprits sont craints et respectés, les enfants jumeaux sont sacrifiés dès leur naissance par exemple. Des rumeurs... On (re)lira avec profit ce grand roman du XXe siècle, trop peu connu (en France en tout cas), dont la richesse se déploie comme un arc au-dessus du temps qui s'est écoulé depuis sa publication en 1958. Récit d'un engloutissement, d'une invasion implacable (mais pas pour les raisons les plus évidentes que l'on se représente si souvent quand on évoque le colonialisme), Le monde
C'est avec ces vers de W.B. Yeats que Chinua Achebe ouvre son roman. Nous y découvrons le quotidien du clan d'Umuofia, petit village du Nigéria, marqué par la personnalité d'Okonkwo. Ce dernier, parti de rien, est parvenu à construire un des foyers les plus imposants qui soient ; il possède désormais de nombreuses femmes, des terres à cultiver et, surtout, le respect de chacun. Mais,...

 

Le monde s'effondre, CHINUA ACHEBE, CHINUA ACHEBE


INTRODUCTION


Le monde s'effondre est un roman qui décrit le mode de vie de la société Ibo avant et pendant la colonisation. Chinua Achebe, auteur du présent ouvrage, grâce à une connaissance approfondie de la culture Ibo, entend apporter sa contribution dans l'éveil des consciences de jeunes
Générations sur certaines pratiques traditionnelles africaines .Avant d'étudier les principaux thèmes et leur rapport avec l'actualité, il nous revient de porter un regard rétrospectif sur la vie de l'auteur et ses œuvres, ainsi que le résumé de l'œuvre qui fait l'objet de notre exposé.


I- L'AUTEUR ET SES ŒUVRES
1) Biographie


Chinua Achébé de son vrai nom Albert Chinualumg est né le 16 novembre 1930 à Ogibi à l'est du Nigéria .Fils de Isaiah Okafo un ecclésiastique chrétien de Janet T. Achébé .Il est le 5éme de sa famille . Il obtint une bourse a l'âge de18 ans pour poursuivre ses études à l'université d'Ibadan de 1943 à 1953 au government collège il obtient son 2BAC2 l'équivalent de la maîtrise dans le système français à l'université de Londres en 1953.Achébé effectue quelque voyage en Afrique et au USA et y travail comme professeur d'anglais .Il commença à travailler à N.B.C. (Nigérian Broadcasting Corporation ) en1954 après avoir suivi une formation à la BBC .Il se maria le 10 septembre 1961 avec Christie Chinwé Okoli et eut 4 enfant :Chinelo, Ikechukwu, Cidi et Nwando .en 1962 il fonda une collection intitulé « Africain »chez un éditeur anglais. Il sera le rédacteur en chef du périodique « Obike » en 1972.Il fut adjoint d'un parti politique du Nord du Nigéria. Achébé fut professeur dans plusieurs prestigieuses universités Nigérianes, anglaises et américaines. Achébé fut récompensé plusieurs fois :


- En 2004 Chinua Achébé refuse le titre de « commander of the federal republic » un titre honorable pour protester contre la politique de son pays. Il enseigne au Bard collège à new york city actuellement.
Dans cette partie, il apparait clairement que Chimua Achebe fut lauréat de plusieurs


Prix littéraires grâce à ses ouvres de qualité. Quelles sont donc les œuvres qu'il eu à écrire ?


2) Bibliographie


Le 1er roman de Chinua Achebe « Things fall Apart » (le monde s'effondre) a été tiré à plus de 3.050.000 d'exemplaires depuis sa sortie et traduit à plus de 45 langues.


II- RESUME ET STRUCTURE DE L'OEUVRE
1) Résumé


Le monde s'effondre est un témoignage sur le mode de vie des africains avant et pendant la colonisation de l'Afrique noir par les européens. Jadis, enraciné dans la culture, le Ibo connaîtra un bouleversement socio- culturel dès les premiers jours de l'arrivé des colons.
En effet, ce peuple étant animiste, accordait une grande importance aux valeurs traditionnelles. Les traditions Ibo gardent leur importance lorsque survient un évènement malheureux ou joyeux. Okonkwo, le personnage principal de cette œuvre est un farouche guerrier et un grand cultivateur qui projette de rehausser l'image de la famille ternie par un père assisté paresseux. Chinua Achebe brosse donc le portrait d'un homme rude, complexe, ambitieux qui veut s'accomplir et devenir une figure emblématique de son clan. C'est pourquoi il fut désigné par les responsables du clan pour l'enlèvement de Ikemefuna et de la vierge fille en compensation d'une femme assassinée dans le village voisin Mbaino. Mais ce dernier fut contraint à l'exil pour avoir tuer le fils âgé de Ezeulu lors de ses funérailles.
Tandis qu'il lui restait quelques années pour prendre les plus hauts titres du clan. L'exil d'Okonkwo sera marqué par l'avènement de la colonisation à Umuofia. Après sept ans d'exil, Okonkwo regagna la terre paternelle et trouva que la société était divisée. Les partisans de la nouvelle religion furent entrés en conflit avec les détenteurs de coutume, car Enoch ôta le masque à un Egwugwu lors d'une cérémonie. En réplique, les membres du clan détruisirent l'église. Ce qui conduisit Okonkwo et cinq autres autorités en prison. A la sortie de la prison, Okonkwo lança un appel à la révolte mais n'ayant pas le soutien, il décida de se suicider.


2) Structure de l'oeuvre


L'œuvre est structuré en trois parties qui comportent 254 pages.
La première partie comprend 139 pages soit 13 chapitres. Elle décrit l'apogée de la société Ibo au Nigeria et dans laquelle évolue un grand guerrier du nom d'Okonkwo.
La seconde partie regroupe six chapitres soit 39 pages évoque l'exil d'Okonkwo dans son village maternel pour avoir commis un meurtre, ainsi que l'arrivée des missionnaires blancs et la conversion de son fils aîné à la nouvelle religion (le christianisme).
La dernière partie compte six chapitres et raconte le retour d'Okonkwo dans son village natal régi par de nouvelles lois investies par les étrangers (missionnaires), où règne un désordre indescriptible. Indigné par les pratiques de la nouvelle ère, Okonkwo mis fin à sa vie.
Dans le roman, de nombreux thèmes sont abordés mais nous étudierons les grands thèmes tout en faisant leur rapport avec l'actualité.


III- LES THEMES ET LEUR RAPPORT AVEC L'ACTUALITE


1) La culture


La culture est l'ensemble des connaissances acquises pour une personne ou une société. Dans cette œuvre, plusieurs types de culture se font sentir. L'activité principale des Ibos est l'agriculture. Ils organisaient aussi des activités physiques telle que les championnats de lutte et les danses traditionnelles qui se faisaient sous le rythme tam-tam et des fûtes , ainsi les vainqueurs étaient récompensés par des titres d'honneur et de gloire . Ce qui explique la célébrité d'Okonkwo qui avait réussit à terrasser Amalinze le chat resté invincible pendant sept ans. Les comtes également étaient reconnus dans la société Ibo comme une activité de divertissement et d'instruction. En plus cette société marquée par la polygamie donnait une place importante à la dot. En effet celui qui voulait se marier devrait s'attendre à une dot fixée par ses beaux parents : « de cette manière, le montant de la dote d'Akekue fut finalement fixé à vingt sacs de cauris. C'était le crépuscule quand les deux partis arrivèrent à cet accord. » Chapitre VIII page 90.
De nos jours, cette culture prend de plus en plus une autre forme. Dans la société actuelle les jeunes préfèrent le football à la lutte. Quant à la dot ,elle existe toujours dans d'autres groupes ethniques en plus du mariage civil. Egalement, les contes sont généralement écrits au lieu d'être oralement racontés.
La culture Ibo a une grande ressemblance avec celle de nombreuses sociétés traditionnelles africaines. Que peut-on dire de leur tradition ?


2) La tradition


La tradition des Ibo est une tradition purement africaine car ces derniers respectent leurs coutumes et règlements. Leur mode est très étrange car ils n'acceptent pas la naissance des jumeaux qu'ils considèrent comme une abomination. Ces derniers sont jetés dans la forêt des esprits du mal qu'ils appelaient forêt maudite. Ils n'acceptaient pas les lépreux et les albinos, croyant qu'ils n'étaient pas des êtres humains. Ils n'étaient pas ainsi enterrés mais jetés. Leurs coutumes n'acceptaient pas non plus la querelle entre les membres de même clan.
Cet acte leur apparaît comme une grande humiliation. Chez les Ibo quand quelqu'un tuait un homme même involontairement, il était exilé sept ans. C'est l'exemple d'Okonkwo à la deuxième partie de l'œuvre. Et si cela se faisait de sang-froid c'était la condamnation à mort. Si ce crime est commis par un étranger le village de ce dernier donnait une vierge et un jeune garçon en compensation pour éviter la guerre entre les clans. Mais avec l'arrivée du blanc la vie traditionnelle des Ibo fut bouleversée par la civilisation blanche. Certains allèrent jusqu'à mépriser leur propre culture.
La tradition Ibo se présente donc comme une tradition rigoureuse. Ses règles sont dures. Nul n'est au-dessus de cette tradition. Mais la colonisation a bouleversé cette pratique.


3) La colonisation


La colonisation a eu un impact sur le peuple Ibo à travers la modification des structures traditionnelles de leur société. Okonkwo, banni de son village, revint quelques années plus tard et constate que tout avait changé, en effet les missionnaires sont devenus les colonisateurs. Ils ont créé des structures administratives et dictaient leurs lois. Okonkwo voulait mener la résistance mais ses confrères n'avaient pas le courage de le soutenir dans sa révolte contre le pouvoir colonial : « Il savait qu'Umuofia n'entreprendrait pas de guerre. Il le savait parce que les hommes avaient laissés les autres messagers s'échapper. Ils s'étaient laissé emporter par le tumulte au lieu d'agir. »
Eu égard de tout cela, Okonkwo préféra la mort à la soumission. Pour la société Ibo, la colonisation apparaît comme une entrave au développement socio -culturel. Avec la colonisation, on assiste de nos jours à une disparition progressive des valeurs traditionnelles africaines.


4) La religion


La religion est un thème récurrent dans le roman. A l'instar de la quasi-totalité des peuples africains, à l'époque précoloniale, le peuple Ibo était polythéiste par conséquent il adorait plusieurs dieux. Il important de noter que ce peuple croyait en l'existence d'un dieu suprême qu'il appelait Chukwu qui, selon eux, a créé la terre, les hommes, les esprits et les petits dieux qui sont ses messagers. Ces dieux étaient représentés par des pierres et des bois auxquels les Ibos faisaient les offrandes : « chaque année...avant de mettre la moindre semence dans la terre, je sacrifie un coq à Ani, le propriétaire de toute terre. C'est la loi de nos pères. Je tue également un coq à l'autel d'Ifejioku, le dieu des ignames. Ils étaient entre autre Agbala déesse des grottes et des collines, Ani déesse de la terre et Amadiora dieu du tonnerre. Ceux qui voulaient consulter les dieux, devaient ramper sur le ventre pour entrer dans une caverne où ils se trouvaient. Ils s'adressaient aux dieux par le biais des prêtres par exemple la déesse Agbala avait pour prétexte Chielo, chez les Ibo, la décision des dieux est irrévocable avec l'arrivée des colons, le christianisme a pris de l'ampleur dans nos sociétés africaines. De nos jours, la religion traditionnelle tend à disparaître au profit des religions dites révélées.
Dans cette partie, le christianisme est venu et a mis le doute dans les cœurs de certains Ibo. Cette religion nie la crédibilité de l'animisme. Cependant, comment était organisée la société Ibo avant l'avènement de cette religion ?


5- L'organisation sociale


Contrairement à certaines sociétés africaines, les Ibo n'avaient pas de roi. Dans cette société on parlait plutôt de titres hiérarchiques dont l'ardeur au travail, le courage et la bravoure étaient les critères. Ces titres étaient essentiellement conférés lors des guerres et des compétitions de lutte. Okonkwo en avait eu deux ; n'eu été son exil, il allait décrocher le troisième : « Il avait perdu des années au cours desquelles il aurait pu prendre les plus hauts titres du clan ». Chapitre XX page 207.
Chez les Ibo, les vieux occupent une place de choix. Ils sont les guides de la société. Ils veuillent au respect des règles et des coutumes sociales. Pendant la prise de décisions qui se faisait entre les hommes, le dernier mot leur revenait.
Les enfants, après les travaux champêtres, s'adonnaient aux activités de divertissement telles les luttes les contes etc.
Quant aux femmes, elles étaient destinées au foyer et elles étaient reléguées au second rang.
De nos jours avec l'avènement de la démocratie, nous assistons à la mise en place de nouvelles structures sociales bouleversant ainsi les structures anciennes marquées par les chefferies traditionnelles.
Les Ibo, même s'ils n'avaient pas de roi, il faut noter que la société était bien organisée. Dans cette société, quel était donc le comportement des hommes ?


6- La solidarité


La solidarité est la dépendance mutuelle, le sentiment qui pousse les hommes en s'entraider. Elle est un élément important dans la société Ibo. En effet, Unoka, le père d'Okonkwo qui était fainéant, ne parvenait pas à nourrir sa famille sans l'aide des autres membres du clan. Il était toujours couvert de dettes qu'il n'arrivait pas à rembourser. Malgré tout, il bénéficiait de l'assistance de ses confrères. Après sa mort, son fils était obligé de se battre pour s'auto suffire. Ainsi, avec l'aide de la société notamment celle de Nwakibié, il parvint à conjurer sa misère et à se faire une place dans la société. Egalement, lorsque l'exil d'Okonkwo survint, son ami Obierika prit le soin de vendre ses ignames et de lui apporter l'argent dans son village maternel où il fut chaleureusement accueilli : « C'est l'argent de tes ignames. » dit Obierika. « J'ai vendu les grosses lorsque tu es parti. » page171.
Cependant, même si cette vertu demeure dans certaines sociétés, force est de croire que de nos jours la solidarité est entrain de céder la place à l'individualisme. Les sociétés urbaines sont les plus touchées par ce comportement qui ne fait pas preuve d'humanisme. La solidarité est une vertu cultivée chez les Ibo. Au delà de cette solidarité, quelle était la place des femmes ?


7-Le statut de la femme


Dans l'œuvre le monde s'effondre, Chinua Achebe fait une brève aperçue sur la vie quotidienne des femmes dans la société Ibo. Le village Ibo reflète l'image de la société africaine d'antan. Cette communauté de la forêt qui, presque totalement coupée du monde extérieur, avec ses Dieux et ses ancêtres, ses coutumes et ses interdits, la femme était reléguée au second plan. Elle n'avait pas le droit d'assister ou de prendre la parole lors des réunions sauf si elle était sollicitée : « Quand chacun eu bu deux ou trois cornes, Nwakibié envoya chercher ses femmes ». Elles obéissaient à la lettre, aux instructions de leurs maris.
Par ailleurs, la première femme avait droit au respect et à la considération de ses cadets : « Anasi était la première femme et les autres ne pouvaient boire avant elle, aussi restèrent-elles à attendre. Elle se dirigea vers son mari et accepta la corne de ses mains. ». Les femmes également devaient du respect à leur mari, s'agenouillaient devant lui à son appel : « Elle se mit alors sur un genou, bu une gorgée et rendu la corne ». Chapitre 3 pages 29. Dans la société Ibo, la femme représentait une richesse pour son mari. Pour cela, le nombre de femmes représentait une grande considération pour un homme. Les femmes aidaient leur mari dans les travaux champêtres : « Sa mère et ses sœurs travaillent dure sans doute, mais elles faisaient pousser des plantes de femme telles que les ignames-coco, les haricots et la cassave. » page 32-33 chapitre III.
De nos jours, même si cette soumission existe dans les campagnes, nous remarquons que la modernisation a fait apparaitre une autre image de la femme dans les centres urbains. Avec l'épineuse question de l'émancipation, la femme possède les mêmes droits que l'homme et pousse l'orgueil à être égale à lui.


IV- L'INTERET DE L'OEUVRE
1) Au plan social


La société Ibo telle qu'elle est décrite par Chinua Achebé apparaît comme une société bien organisée et profondément hiérarchisée. Les Ibo sont des fervents pratiquants du polythéisme et se conforment aux valeurs ancestrales contrairement aux sociétés dites modernes, la société Ibo était profondément encrée dans leur culture ou tradition.
En outre, la solidarité, la bravoure, la dignité constituent les principes fondamentaux de la société Ibo et qui pourrait contribuer au développement de nos sociétés actuelles. Mais, la colonisation a entraîné un profond bouleversement de la société Ibo. Ainsi, cette œuvre nous interpelle à une prise de conscience, une revalorisation de nos coutumes et traditions qui sont nos vertus solides.
Quant à la civilisation étrangère, elle a apporté à l'Afrique la division, la haine, l'acculturation. Donc, un retour aux sources s'impose car elles n'ont pas encore tari.


2) Au plan culturel


Ce roman privilégie les coutumes ancestrales tout en invitant les jeunes africains à un retour à la source. Ils deviennent un guide pour sauvegarder les cultures africaines. L'œuvre toute entière donne une vision panoramique sur les cultures traditionnelles au pays Ibo et en Afrique en général. Ainsi d'énormes cultures font la fierté de l'Afrique.
La lutte et la danse ne sont-elles pas des activités incontournables?
Ces activités atteintes par les effets de la colonisation occidentale ont besoin d'une revalorisation. Ce livre laisse percevoir des caractères importants de l'africain tel que le respect de la solidarité. Alors, l'africain doit prendre conscience de son identité culturelle.


CONCLUSION


En épilogue, on retiendra que ce roman est un témoignage vivant de la perte de notre culture par la violence avec l'arrivée du colon. L'analyse de ce roman nous a permis de nous imprégner des principaux thèmes qui s'y trouvent ainsi que leur rapport avec l'actualité.
Tout s'effondre nous offre son personnage principal, Okonkwo, comme centre repère autour duquel se placent chaque autre personnage, divergent de lui par une ou plusieurs facettes. Du tout début à la toute fin, que cela soit son père "efféminé" et fainéant, les missionnaires Blancs, son fils trop mou, sa fille qui n'est malheureusement pas un garçon, les habitants des villages voisins avec...
Le roman Things Fall Apart par Achebe fait une commentaire sur le colonialisme. C'est une histoire de la vie quotidienne en Afrique Ouest et comment un homme répond aux changements dans sa vie. Le style d'écriture est très simple et donc tout le monde peut comprendre les thèmes. C'est une forme très effective pour communiquer les idées du roman. L'auteur, Achebe a écrit le livre dans...
Okonkwo est un homme puissant au village ibo d'Umuofia : marié à 3 femmes et père de 8 enfants, il gère ses terres d'une main de maître. Son courage et sa force en font quelqu'un de respecté et d'écouté au sein du village.

Ce village vit suivant des traditions ancestrales, les esprits sont craints et respectés, les enfants jumeaux sont sacrifiés dès leur naissance par exemple. Des rumeurs... On (re)lira avec profit ce grand roman du XXe siècle, trop peu connu (en France en tout cas), dont la richesse se déploie comme un arc au-dessus du temps qui s'est écoulé depuis sa publication en 1958. Récit d'un engloutissement, d'une invasion implacable (mais pas pour les raisons les plus évidentes que l'on se représente si souvent quand on évoque le colonialisme), Le monde
C'est avec ces vers de W.B. Yeats que Chinua Achebe ouvre son roman. Nous y découvrons le quotidien du clan d'Umuofia, petit village du Nigéria, marqué par la personnalité d'Okonkwo. Ce dernier, parti de rien, est parvenu à construire un des foyers les plus imposants qui soient ; il possède désormais de nombreuses femmes, des terres à cultiver et, surtout, le respect de chacun. Mais,...

 

Le festin des pilleurs de la République : l'exemple de la Caisse des dépôts et consignations par Seybani SOUGOU cadre Franco-Sénégalais


Nos compatriotes sont pointus dans leurs domaines, il est temps de les écouter, de les solliciter pour le bien de notre pays. Nos pays africains ont peur des concitoyens de la diaspora et ce n'est pas juste. Il n'y a pas de concurrence entre locaux et diaspora, il y a complémentarité et mutualisation des compétences. Pape CISSOKO
Le rapport public de la Cour des comptes au titre de l'année 2014 est accablant pour la Caisse des dépôts et consignations. Le chapitre IV consacré à la Caisse des dépôts et consignations, portant sur les exercices 2008 à 2013 révèle un système mafieux de pillage des deniers publics, un laxisme déconcertant, des pratiques aux antipodes d'une gouvernance sobre et vertueuse, et un établissement public à la dérive qui a complètement failli à sa mission d'agir au service de l'intérêt général.


De fait, les conclusions de la Cour des comptes pointent la gestion erratique de la CDC, et assimilent le fonctionnement de cette institution à celui d'un Casino :
• Recours à une joint-venture en 2011, une démarche contraire à la vocation de la CDC,


• Prises de participation sans aucune certitude de rentabilité, et dont l'unique objet est de renflouer de manière détournée des sociétés « ciblées »,
• Immixtion de la CDC dans des programmes immobiliers au montage douteux, et opérations de rachats de créances frappées d'illégalité manifeste, en violation de la règlementation fiscale,
• Attribution illégale de plusieurs marchés publics en 2010 (dont les montants sont faramineux) au Cabinet A2M exerçant à la fois la double mission de conseil et de titulaire de marchés de la CDC ; une collusion avérée, totalement proscrite par le code des marchés publics,
• Absence d'une structure autonome interne de contrôle de l'action de la CDC,
• Explosion de la masse salariale qui est passée de 534 936 911 F CFA en 2008 à 712 494 307 F CFA en 2013,
• Abus de la pratique de sursalaire, lié au pouvoir discrétionnaire accordé au Directeur Général qui use et abuse de ce procédé, sans aucun contrôle, compromettant gravement l'équilibre financier de la CDC,

• Augmentation vertigineuse et disproportionnée de 160 % des primes entre 2012 et 2013, et octroi sans aucune base d'une prime de performance et de motivation, chaque trimestre, (équivalent à un 13ème mois par trimestre), cumulée avec un 13ème mois,
• Dépenses irrégulières, abus des frais de missions, et subventions injustifiées portant sur des dizaines de millions de F CFA, allouées sans aucune contrepartie (ex missions d'intérêt général),


A vrai dire, la liste des manquements est impressionnante et dénote d'une gestion nébuleuse de la CDC sous les magistères d'Abdoulaye Wade et de Macky Sall. Le rapport 2014 de la Cour des comptes est sans équivoque : « la détérioration des principaux indicateurs de la santé financière de la CDC est consécutive à l'augmentation insoutenable des charges ordinaires (+271%) ». Ledit rapport conclut que « la situation de la CDC marquée par une stabilité relative avec un fonds de roulement qui couvre les besoins de financement, connaît un équilibre financier précaire, avec une baisse constante à partir de 2011 ».


Ainsi donc, et contrairement au discours officiel « rassurant » des tenants du pouvoir, dont les chiffres sont à prendre avec pincettes, on constate que la situation financière de la CDC s'est fortement dégradée sous le magistère de Macky Sall. A ce jour, le rapport 2014 de la Cour des comptes est le seul document officiel de référence qui fait foi pour apprécier la situation réelle de la CDC. D'une part parce que ce rapport émane d'un organe de contrôle indépendant et compétent en la matière ; et d'autre part parce que les magistrats de la Cour des comptes sont chevronnés et habilités à mener toutes les investigations nécessaires, avant de formuler leurs recommandations étayées par des arguments administratifs, techniques et juridiques incontestables, car empreints du sceau de l'impartialité.


Pour mesurer la gabegie à la CDC, il convient de se référer au « Plan de passation des marchés N° P_CDC_2016 ».

Sur 39 consultations prévues au Plan 2016, 36 concernent des procédures DRP (Demandes de renseignements de prix) ; les appels d'offres ne représentant qu'une part marginale (3 procédures). Plus grave, l'analyse approfondie des marchés de la CDC traduit des incongruités, une inconscience quant à la vocation de l'institution, et un incroyable laxisme dans l'usage des deniers publics. De nombreux marchés passés font l'objet d'un saucissonnage et sont en réalité, des doublons, en violation totale des dispositions du code des marchés publics (art 53.2). A titre d'exemple, les 2 marchés intitulés C_DESF_ 039 B « Etudes sur la doctrine d'investissement » et C_DESF_031 «Etudes et conseils sur les projets d'investissement » portent sur le même objet (services homogènes).


Dans le même registre, certains marchés ont été volontairement légèrement maintenus sous la barre des 50 000 000 F CFA (49 500 000 F CFA) pour contourner la procédure d'appel d'offre ouvert. Plus surprenant, dans la liste des marchés de la CDC en 2016, la part belle revient aux achats de prestige au profit de l'institution. Des achats extravagants qui frisent l'insolence : aménagement décoratif du siège de la CDC (24 millions de F CFA), acquisition de pots de fleurs et de vases (12 millions de F CFA), de totems et enseignes (10 millions de F CFA), acquisition de signalétiques pour le siège de la CDC (8 millions de F CFA), acquisition d'équipements pour le restaurant de la CDC (40 millions de F CFA). Alors que de nombreux sénégalais peinent à assurer les 3 repas quotidiens, la CDC s'adonne à une bamboula festive, avec un train de vie démesuré, en complet décalage avec la sobriété qui sied à une telle institution (il faut savoir également que l'assurance du parc automobile du siège de la CDC et l'assurance maladie au profit du personnel auront couté au contribuable, la bagatelle de 70 millions de F CFA).


La nomination d'Aliou Sall comme Directeur Général de la CDC, par son frère, Macky Sall, Président de la République, n'augure rien de bon en termes de gestion. En effet, outre le fait que cette nomination constitue un acte de népotisme et traduit un mélange des genres au sommet de l'Etat ; elle aura surtout fini de confondre la CDC en une « entreprise familiale au service de la dynastie Faye-Sall ». En réalité, la nomination d'Aliou Sall, à la tête de la CDC, loin d'être fortuite est le fruit d'une stratégie parfaitement planifiée par son frère Macky Sall, suivant un calendrier qui s'est déroulé en 4 phases :


Acte 1 : Le Président Macky Sall réunit le Conseil des Ministres, le 06 juin 2017, au Palais de la République, avec entres autres, comme point abordé, le Projet de loi modifiant la loi n° 2006-03 du 04 janvier 2006 portant création d'un établissement public à statut spécial dénommé « CDC »,
Acte 2 : Les députés réunis en séance plénière le 30 juin 2017 votent le Projet de loi n°17/2017 fixant les nouvelles règles d'organisation et de fonctionnement de la ''Caisse des dépôts et consignations'',


Acte 3 : La loi n°2017-32, adoptée le 30 juin 2017 est promulguée le 15 juillet 2017.
Après avoir été l'inspirateur direct du projet de loi, et s'être assuré que la situation est balisée pour Aliou Sall, en s'entourant de garanties juridiques (la CDC bénéficie d'une immunité d'exécution), le Président Macky Sall a finalisé le processus (Acte 4) par la nomination de son frère le 11 septembre 2017. Concernant la nomination d'Aliou Sall, un fait signalé par Birahim Seck du Forum Civil attire l'attention : la loi N° 2006-03 portant création de la CDC (sous-section 1) est libellée comme suit « La CDC est dirigée par un Directeur général nommé par décret pour un mandat de 6 ans. Il peut être mis fin à ses fonctions après avis de la commission de surveillance ou sur demande motivée de cette commission ». M. Thierno Seydou Niane étant nommé à la tête de la CDC en 2012, son mandat expire en 2018. On peut s'interroger sur les motivations de l'exécutif à démettre M.Niane (financement de la présidentielle 2019 ?). Il serait utile de publier l'avis de la Commission de surveillance (sans cet avis, la nomination d'Aliou Sall serait illégale).


Au vu de tout ce qui précède, on peut affirmer que la CDC n'est pas un modèle de transparence. L'existence d'un manuel de passation des marchés et la nomination d'Aliou Sall ne changeront pas grand-chose au fonctionnement d'une institution budgétivore, dont l'équilibre financier est tangent.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   depuis Paris 

 

QUE DU BONHEUR, par Pap NDOY de St louis du Sénégal, Penseur libre et indépendant


Oh bonheur! quand tu nous éblouis de tes rayons écarlates de douceur!


Oh splendeur diffuse qui embaume tout notre corps d'un parfum de sérénité et de bien être!


Nous vivrions alors dans un monde où il n'y aurait ni offenses, ni pardon, où l'homme ne s'activerait que dans la quête d'un plaisir réciproque et partagé.
Le bonheur de l'autre y serait donc ressenti comme cette sensation de bonne humeur qui nous enivre l'esprit, envahit notre Être, et nous empoigne, sans que l'on ne sache en délimiter l'étendue sur notre corps.


Comme un fourmillement dans notre frêle carcasse, le sentiment de bonheur nous donne l'impression de ne plus tenir sur nos pieds, tellement nous semblons baignés dans un océan de réjouissances confuses.


Et nous voudrions planer dans les cieux comme ces oiseaux voltigeurs pour exprimer au monde entier, notre déchaînement.
Nous voulions ainsi, tout simplement exercer notre liberté, confisquée, de vivre Heureux, sans plus jamais retomber dans les affres du désarroi.
Hé oui l'enfermement de nos âmes dans des corps contrôlés par un système social corrompu par le mal Être, nous prive du droit de nous libérer du surplus d'énergie qui nous suffoque, nous plombe.


C'est ainsi que ce Bonheur arrive, nous envoûte, et nous transforme en un bonhomme dépourvu de Colère et de Tristesse.
Il se dresse alors en rempart, contre toute agression psychosociale qui nous ronge de l'intérieur, pour nous donner l'apparence d'un simple anonyme vivant parmi tant d'autres.


Hé oui, le Mal Heureux, ou du moins, le mal Être, détruit psychologiquement l'individu comme le cancer tue un corps bien portant.
Et la forme la plus avancée de ce cancer se présente comme une maladie psychosomatique que seule la bonne Humeur peut guérir.
Défrichons alors l'espace sociétale, enlevons en toutes espèces nuisibles, pour n'y cultiver que de la belle Humeur avec de bonnes graines de bonté et de beauté.


Le premièr espace de culture sera bien sûr nos cœurs à attendrir, d'abord.


Toutefois, le bonheur qui est donc bien réel, nous laisse croire que son emplacement prend racine à partir de l'organe cœur.
Nous savons aussi que, la fonction essentielle de cet organe, c'est la régulation du sang dans notre corps.
Il a donc, nécessairement besoin d'être inervé, pour que nous soyons capacités de sentiments à cet endroit.
D'où le rôle prépondérant de notre cerveau sur la motricité de notre Être physique dans le quel flotte cet autre Être psychique appelé Âme, le tout exprimé par un État d'esprit ponctuel.


Quelle fantastique création divine que d'avoir pu réussir cette œuvre magnifique, qu'est la Créature Humaine.
Quand le cœur arrête de battre, c'est la mort immédiate, alors que l'on peut continuer à vivre avec l'arrêt des fonctions cérébrales.
C'est pourquoi nous disons que l'âme, l'être psychique ne meurt jamais, Elle reste là, ambiante en compagnie de son Créateur, Allah!


Dieu est bien Toute PUISSANCE!


Si d'une simple goutte de sperme combiné à un ovule, IL a su créer l'humanité dans un univers tournant; fabriquer à l'origine, un individu par espèces vivantes reproductibles ne pouvait pas l'inquiéter.
La perception complexe que nous avons sur notre propre personnalité, nous empêche de bien circonscrire ce sentiment d'épanouissement qui nous allège la tête pour nous gonfler le cœur de joie.


De ce cœur, il ôte momentanément la tristesse et l'amertume qui ne peuvent cohabiter avec la bonne humeur.
Et subitement, voilà que nous tombons dans une béatitude indescriptible ressentie au plus profond de notre âme.
Un ressenti qui nous plonge dans un état psychique où l'on est presque incapable de retenir ce brusque trop plein d'énergie qui nous étreint le cœur dans lequel une vive émotion festive s'installe.


Un contentement cérébral à la limite de l'extase sensuelle qui nous expose à la beauté sublime de notre environnement.
Dès lors le maléfique aura cédé place à la bonté divine, et nous nous retrouvons tout recouvert de grâce innommable, tel l'émerveillement d'un Ressuscité.
Et voilà que nous nous voyons ouvrir par le Tout Puissant un Paradis terrestre à l'image du Vrai.


Dieu est réjouissances et beautés!


Hé oui, toute la beauté de l'au delà, qui nous est promise contre l'accomplissement de bonnes actions, nous est dévoilée par ALLAH, dans notre vie quotidienne.
Une des manifestations, en est cette bonne humeur qui envahit notre âme en nous transportant dans le royaume des Anges.
Un royaume de sérénité intérieure difficile à contenir par nos âmes imparfaitement achevée dans leur construction en bonté.
Eh oui! En voilà un état mental qui, s'il pouvait être maintenu en constance dans notre corps, nous transformerait en de bons vivants apaisés.
Ainsi nous nous verrions élever au rang de dignitaires dans l'ordre de la sublimité prophétique.
Mais voilà que, sitôt gagnés et terrassés par la réjouissance à partir de nos besoins matériels, nous retombons dans la disgrâce divine pour nous retrouver réduits en d'éternels esclaves sensoriels d'un système social.


Le bonheur de vivre dans la bonne Humeur se construit dans l'abstraction totale de toute satisfaction à partir de la matérialité de la Vie.
Dieu est immatérielle et règne sur toutes ses CRÉATURES matérielles comme immatérielles, mais IL communique avec nous dans une immatérialité parfaite.
Cependant, le physique dont nous sommes constitués nous fait souvent oublier que notre autre substance qui s'appelle Âme, est là, et bien présente.
Cette âme est assurément magnifiée par cette sensation non physique qui nous envahit de bonheur ou de tristesse.
Mais La Sagesse ne nous a t'elle pas déjà recommandé de ne puiser notre bonheur qu'à l'intérieur de nous ?!
Et d'avoir la Générosité de donner tout ce que l'on a pour le bonheur de l'autre!


Pour enfin ne rechercher, à priori, que la satisfaction DIVINE, dans nos actions quotidiennes!

Saint Louis le, 21/05/2017

Pap Ndoy

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