Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne par Gaspard Hubert- LONSI KOKO

Il est une évidence : l'histoire de l'Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l'exploration européenne du continent africain commencée par les Grecs anciens et les Romains.

Certes, l'histoire de l'Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l'obscurantisme et dans l'asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériel, économique, social, spirituel, politique...


Mais l'histoire de l'Afrique est avant tout l'œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu'emprunteraient les futures générations. Gens d'armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d'église, panafricanistes et acteurs politiques en vue des indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires..., ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l'objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société.


https://atelieregregore.selz.com/fr

Un commentaire osé
 Une vision africaine -


« Enfin, l'Histoire de l'Afrique vue sous un prisme typiquement africain ! Il était temps. Cela permettra une autre vision, surtout quand on sait que ce sont les vainqueurs d'hier qui ont donné leurs points de vue sur la colonisation, la décolonisation, l'esclavage... "Le jour où l'antilope racontera son histoire, on ne fera plus l'éloge du chasseur." Un vieux proverbe africain »
Critique
« « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne » : G.-H. Lonsi Koko à l'assaut du trucage de l'histoire des grands hommes d'Afrique


Pour que "le Berceau de l'Humanité" se réapproprie ses gloires éternelles, l'essayiste, romancier et analyste et homme politique congolais (RDC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko va à l'assaut de la falsification de l'histoire de l'Afrique à travers ses grands hommes, dans un nouvel essai de 320 pages, publié aux éditions "L'Atelier de l'Égrégore",
Pour que "le Berceau de l'Humanité" se réapproprie ses gloires éternelles, l'essayiste, romancier et analyste et homme politique congolais (RDC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko va à l'assaut de la falsification de l'histoire de l'Afrique à travers ses grands hommes, dans un nouvel essai de 320 pages, publié aux éditions "L'Atelier de l'Égrégore", dont la sortie est prévue pour le début du mois de novembre 2017 : « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne ».


En passant ici en revue, et aussi en profondeur que les données disponibles le lui permettent, Gaspard-Hubert Lonsi Koko s'inscrit dans le sillage de ses illustres prédécesseurs de la littérature africaine engagée, la démarche scientifique en prime, en déconstruisant le mythe de la non-historicité de l'Afrique proclamée urbi et orbi par des esprits raidis par le préjugé racial à dessein justificateur des atrocités coloniales puis néocoloniales.

Le ton de ce combat éditorial, mieux de la combativité de l'auteur de « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne » est donné dans le synopsis qui vous invite tout de suite à vous balader à travers la vie de ces hommes et femmes qui ont marqué d'une empreinte indélébile l'histoire du continent, avant, pendant et après la colonisation :
« Il est une évidence : l'histoire de l'Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l'exploration européenne du continent africain commencée avec les Grecs anciens et les Romains.

Certes, l'histoire de l'Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l'obscurantisme et dans l'asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériels, économique, social, spirituel, politique...

Mais l'histoire de l'Afrique est avant tout l'œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu'emprunteraient les futures générations. Gens d'armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d'église, panafricanistes et acteurs politiques en vue des indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires..., ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l'objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société. ».

Et s'il vous promène à travers "Guerriers, rebelles et conquérants" ; "Prophètes, messianistes et hommes d'église" ; "femmes courageuses et exemplaires" ; "panafricanistes et pères des indépendances" ; "révolutionnaires et nationalistes" ; "intellectuels et militants"(1), ou vous embarque dans "La salutaire métamorphose du caméléon"(2), non sans scruter le parcours et le schéma fonctionnel d'un "dirigeant légitime"(3), l'œuvre de Gaspard-Hubert Lonsi Koko n'est cependant pas dénuée de tout parti pris. Mais il s'agit visiblement d'un parti pris que l'on pourrait qualifier sinon d'objectif, du moins de "stratégique", en ce sens qu'il se veut le contrepied du regard posé par les "autres" sur l'histoire des grands Africains : « L'objectif de cet ouvrage consiste notamment à évoquer les filles et fils d'Afrique qui, malgré un contexte très défavorable, ont surtout pensé, à travers leur passage terrestre, à creuser des sillons pouvant permettre la construction de l'avenir sur des bases saines et solides. Raison pour laquelle des personnalités cyniquement fabuleuses mais humainement immorales – comme le tyran Idi Amin Dada, l'effronté maréchal Mobutu Sese Seko, l'empereur de pacotille Jean-Bedel Bokassa, le destructeur Eugène Gnassingbé Eyadéma... – ne font pas l'objet d'une étude approfondie dans cet ouvrage censé montrer ce que l'Afrique a produit de bien, ou de moins mauvais. »


Titre : Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Éditeur : L'Atelier de l'Égrégore
Genre : Essai
Collection : Démocratie & Histoire
Formats :
- Papier : ISBN : 979-10-91580-23-6 - EAN : 9791091580236 ;
- Numérique : ISBN : 979-10-91580-24-3 - EAN : 9791091580243.
Dimension : 13,97 x 1,8 x 21,5 cm
Pagination : 320 pages


Notes :
(1), (2) et (3) : « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne » de Gaspard-Hubert Lonsi Koko est constitué de huit (8) principaux chapitres : I – Guerriers, rebelles et conquérants, II – Prophètes, messianistes et hommes d'église, III – Des femmes courageuses et exemplaires, V – Les panafricanistes et les pères des indépendances, VI – La salutaire métamorphose du caméléon VII – Quelques révolutionnaires et nationalistes, VIII – Quelques intellectuels et militants


Ndam Njoya Nzoméné
http://www.cameroonvoice.com/news/article

 

Pr Jean Ramdé Université Laval/Quebec-ce Burkinabe au parcours de combattant - la bougeotte et l'envie de voyager.


« Intérêts de recherche-Attachement père-enfant, développement international, intervention interculturelle, processus d'adaptation des immigrants, validation transculturelle d'instruments de mesure »

Professeur agrégé Département des fondements et pratiques en éducation

Faculté des sciences de l'éducation
Département des fondements et pratiques en éducation
Pavillon des Sciences de l'éducation, local 754
2320, rue des Bibliothèques
Québec (Québec) G1V 0A6


« Je remercie le Centre Minkowska de Paris d'avoir permis à ce Pr Chercheur J RAMDE  à assister en tant qu'observateur à mon cours ce vendredi 22/JUIN 2018- Compétence culturelle dans les pratiques cliniques et sociales »- Représentation de « la Culture africaine » aux professionnels qui reçoivent des enfants avec des troubles du comportement, handicap; la notion décentrage, idées reçues et préjugés, la posture du professionnelle et sa position, le regard, le langage, comment associer la famille aux soins, la question interculturelle, la visite à domicile et comment la préparer, le souci d'intrusion, faciliter la relation professionnels et parents, la question du déni ; rigueur et bienveillance, etc. « pape B CISSOKO


PAR MALIKA SCHNEIDER


Burkinabé d'origine, mais né en Côte d'Ivoire, Jean Ramdé est à présent québécois, professeur à l'Université Laval. Dès son plus jeune âge, il avait déjà la bougeotte et l'envie de voyager.


VERS LE QUÉBEC


Après son enfance ivoirienne, Jean Ramdé vécut près de quatre ans au Burkina Faso et deux ans au Togo où il commença des études de psychologie et de sciences de l'éducation. Comme il souhaitait continuer sa formation dans une université d'un pays du Nord, il se mit à chercher des universités convenant à ses très faibles moyens financiers.

Il découvrit alors qu'en Allemagne, les frais de scolarité seraient gratuits pour lui. C'est donc dans ce pays qu'il partit, à l'âge de 24 ans, pour étudier afin de devenir psychologue.


La barrière de la langue fut le premier défi de taille à relever. Il dut suivre des cours de langue allemande avant de poursuivre ses études. C'est au cours de cette période qu'il entendit parler du Québec. Le Canada avait toujours été un pays qui l'attirait, mais les frais de scolarité universitaires canadiens lui étaient toujours apparus trop élevés pour sa propre situation financière : « C'est un rêve qui ne va jamais se réaliser, donc je ne peux pas me lancer là-dedans », se disait-il.


Après ses études en Allemagne, il décida d'émigrer au Québec en tant que travailleur qualifié, en tant que psychologue. Il lui fallut tout de même près de deux ans pour finaliser tous les papiers et les entrevues. C'est en se projetant avec optimisme dans l'avenir et en se rappelant que le Canada est un pays démocratique doté d'une belle nature qu'il arriva le 5 mars 2002 au Québec, à l'âge de 33 ans. Ce fut à ce moment précis que le parcours du combattant débuta.


UN PARCOURS DE COMBATTANT


Au moment de son arrivée au Québec, M. Ramdé se sentait bien. Il avait aperçu plusieurs policiers noirs à l'aéroport, ce qu'il n'avait jamais vu en Allemagne et qui le rassura pour la suite. Le Québec allait lui apporter la sécurité qu'il n'avait pas connue en Allemagne.


La désillusion apparut quelques semaines après son arrivée. L'accent local, le langage et les modes de communication se révélèrent des défis importants. Le simple achat d'une maison souleva des difficultés importantes, car il n'avait aucun historique de crédit, ni références. Il convient aujourd'hui qu'il avait la chance, à l'époque, d'être seul, car au moins il n'avait pas à se « préoccuper » des autres membres de sa famille. Cependant, une autre difficulté majeure apparut, qui traumatisa grandement Jean : l'absence de reconnaissance de son diplôme de psychologue obtenu en Allemagne.


C'est perdre son identité professionnelle. Quand j'ai terminé mes études en Allemagne, tout le monde m'appelait le psychologue. Au Québec, je n'avais même pas le droit de porter ce titre-là. Ça, c'est ce qui a été le plus difficile.


TRAVAILLER ET S'ADAPTER


Il commença donc à travailler au Québec dans des entreprises comme Transcontinental, avec des horaires variables, mais toujours de nuit, et ce, au salaire minimum. Après quelques conseils judicieux de la part d'une personne africaine qui avait vécu la même expérience, il tenta de sortir de cet emploi épuisant et obtint un contrat dans une maison de jeunes, au salaire minimum malgré sa maîtrise. « Ma boss avait à peine terminé son secondaire 5 », ironise-t-il aujourd'hui.


Cette expérience lui permit tout de même de découvrir la culture et la jeunesse québécoises. Elle lui donna l'opportunité de pouvoir travailler dans au Centre jeunesse de Montréal comme éducateur. C'est à ce moment précis que Jean Ramdé décida de continuer ses études au doctorat à l'Université de Montréal, tout en travaillant en tant qu'auxiliaire de recherche et éducateur.


À la fin de sa scolarité de doctorat, il souhaita obtenir plus d'expérience en enseignement et en recherche. Il postula alors sur tous les postes ouverts à travers le Québec et le Canada. Il réussit à obtenir un poste de chargé de cours à l'Université d'Alberta. Ce fut reparti pour une aventure de près de deux ans dans cette province canadienne. Toujours dans le but de devenir professeur d'université, il continua de postuler dans d'autres établissements au Québec. Il aboutit alors à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Finalement, il postula à l'Université Laval. Depuis 2012, il y œuvre en tant que professeur de psychoéducation.


UNE ADAPTATION FAMILIALE


Selon le professeur, les relations familiales font partie « des éléments qui peuvent accentuer la détresse qu'on peut ressentir » quand on arrive dans un environnement totalement étranger. La famille qui est restée sur place a de grandes attentes concernant le partage des biens financiers. « Même si tu n'as pas forcément de revenus, la famille pense que tu as de l'argent, mais que tu ne veux pas en donner », explique Jean.
Au niveau individuel, il existe une pression personnelle qu'on appelle la piété filiale et qui consiste à vouloir absolument aider les autres. C'est une charge très lourde.


On se torture avec cette exigence qui n'est pourtant pas obligée. Je regrette seulement [ma décision de partir] quand j'essaie d'expliquer aux gens qui sont restés dans mon pays que je n'ai pas autant de ressources financières qu'ils le pensent.


Dès son arrivée au Québec, Jean Ramdé a parrainé celle qui devint plus tard son épouse et qui était restée au Burkina Faso. Quelque temps plus tard, la voici arrivée en terre québécoise. « Son adaptation a été difficile, parce que nous n'avions pas le même niveau d'acculturation. Cela faisait longtemps que j'avais quitté l'Afrique de l'Ouest par rapport à elle. Au début, c'était difficile », avoue-t-il.


Sa petite fille lui demande toujours : « Papa, je ne comprends pas pourquoi à la télévision, quand on montre l'Afrique, c'est soit les animaux ou soit les guerres. » Il lui explique donc que la vie normale n'émeut personne dans les reportages ou les médias étrangers.


CONSEILS D'UN AFRICAIN AU CANADA


Le professeur de l'Université Laval convient qu'aujourd'hui, les nouveaux arrivants africains ont plus de facilité en raison du nombre importants d'Africains qui ont immigré au Québec et au Canada depuis les dernières années.


Les Africains qui immigrent à présent vont moins vers l'adaptation. Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Quand on arrive dans un pays, le mieux c'est de s'adapter. S'adapter, ça demande de l'énergie, de la tolérance, de l'acceptation et ça demande de laisser passer certaines parties de soi pour réussir.
Personnellement, il n'a pas eu le choix, lors de son arrivée en Allemagne, de « s'obliger à s'adapter » en raison de la différence langagière. Il insiste notamment sur le fait que ça demande du courage d'expérimenter de nouvelles choses. Et souvent, il a l'impression qu'il y a en a beaucoup qui n'ont pas ce courage.


Pour ma part, j'ai dit à ma fille qu'il était important de toujours avoir des amis nés au Québec et des amis nés ailleurs aussi. Ça permet de trouver un certain équilibre pour soi-même.


Il faut avoir conscience en immigrant dans un pays que l'adaptation est un cheminement qui est long. Il est nécessaire de passer plusieurs années dans un nouveau pays et une nouvelle région avant d'être totalement intégré. Les nouveaux immigrants africains doivent aussi avoir conscience que leur niveau de vie va se retrouver modifié au Québec et au Canada durant les premières années après leur arriver.
Il insiste sur le fait qu'il faut faire énormément d'efforts pour s'adapter et enfin se sentir québécois ou canadien.

https://scienceetbiencommun.pressbooks.pub/quebecafricaine/chapter/jean-ramde/
Jean Ramdé by Malika Schneider
En savoir plus sur ce battant au cœur doux et à l'esprit rigoureux. Il veut savoir pour comprendre et proposer des schémas des stratégies. Le fait social établi ne suffit pas il faut aller loin


programme


En route vers un mode de vie plus sain


Vous êtes soucieux de votre santé et vous aimeriez revoir vos habitudes de vie de façon plus globale, le microprogramme sur les saines habitudes de vie saura certainement répondre à vos attentes.


Microprogramme de deuxième cycle en PRÉVENTION DE LA VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE

Ce microprogramme vous permettra d'acquérir des connaissances sur le lien entre l'adoption de saines habitudes de vie, la santé et le développement durable. L'objectif de cette formation est de vous outiller afin que vous puissiez prendre soin de votre santé en développant de nouvelles stratégies durables qui permettront la modification de comportement vers un mode de vie plus sain. Vous pourriez même devenir des agents de changements dans votre milieu personnel ou professionnel.
Projets de recherche actifs en date du 2018-06-22 auxquels le chercheur participe
-Bien-être et développement des enfants vulnérables et de leur famille : besoins et services.
-Centre de recherche sur l'adaptation des jeunes et des familles à risque
-CIUSSS - CN - Centre de recherche universitaire sur les jeunes et les familles (CRUJeF)
-« Soasga ziiga », plateforme d'implication des usagers dans la recherche pour l'amélioration de la santé maternelle et infantile au Burkina Faso
Enseignement
PSE 1005 Intervention psychosociale
Département des fondements et pratiques en éducation

Description
Initiation aux principes de l'intervention psychosociale. Présentation générale de la philosophie particulière de l'approche, des différences et ressemblances avec d'autres approches à l'intervention. Explication théorique des principaux concepts utilisés et exercices pratiques visant la maîtrise de ces concepts.
Jean RAMDE est un chercheur prolixe
'L'engagement paternel en contexte migratoire
Revue Alterstice
* * *
Published on Tuesday, May 27, 2014 by Rémi Boivin
SUMMARY
Malgré les bienfaits de l'engagement paternel, très peu d'études et de publications portent sur cet engagement en contexte migratoire, surtout dans l'espace francophone. Ce numéro thématique de la revue Alterstice a comme objectif de commencer à combler cette lacune, en offrant un espace de réflexion et de partage des connaissances théoriques, cliniques et empiriques autours de l'engagement paternel en contexte migratoire


Argumentaire


La plupart des études concernant la famille et l'immigration se sont intéressées aux changements provoqués dans la relation mère-enfant (Moro, 2004; Nathan 1986; Rabain-Jamin & Wornham, 1990), aux conflits intergénérationnels ou encore à la santé mentale (Beiser et al., 1998; Berry, 1990). Très peu sont les études qui font le lien entre le vécu migratoire et l'engagement paternel, c'est-à-dire à la redéfinition de l'identité paternelle suite à la migration (Battaglini et al., 2002; Dyke & Saucier, 2000; Jain & Belsky, 1997; Strier & Roer-Strier, 2005).
Lamb (1981) définit l'engagement paternel comme étant :
• le temps consacré par le père aux interactions directes avec l'enfant, de nature ludique, affective et sociale;
• la disponibilité du père à l'enfant et
• enfin la responsabilité assumée par le père dans le soin et l'éducation des enfants et dans le partage des tâches parentales.


Cet engagement paternel a des effets sur le développement cognitif et socio-affectif de l'enfant. Sur le plan cognitif, les effets de l'engagement paternel sont perceptibles dès l'âge de six mois. Par exemple, plus l'engagement paternel est important, plus le jeune enfant obtient un score élevé aux échelles du développement et de fonctionnement cognitif.

La scolarité des enfants dont le père est engagé serait plus linéaire, les garçons auraient également une meilleure carrière professionnelle car leur désir de réussite ne serait pas entravé par trop de fermeture (autoritarisme) ou par trop d'ouverture (coopératisme).
Au niveau socio-affectif, l'engagement paternel permet aux enfants d'être plus confiants dans leurs capacités, plus responsables et d'échanger plus facilement avec les adultes et les pairs dès l'âge préscolaire.

L'engagement paternel a aussi été associé à une satisfaction globale dans la vie chez l'enfant et à une diminution des risques de dépression, de détresse émotionnelle, d'expression d'émotions négatives comme la peur et le sentiment de culpabilité, de problèmes comportementaux et de détresse psychologique.
Pour toutes ces raisons, de plus en plus de programmes sont initiés dans le but de favoriser l'engagement paternel. C'est le cas par exemple de l'Initiative amis des pères du Centre d'études et de recherche en intervention familiale à Gatineau, et du projet de soutien à l'engagement paternel ProSPère duGroupe de recherche et d'action sur la victimisation des enfants et Alliance de recherche en développement des enfants dans leur communauté (GRAVE-ARDEC) à Montréal.


Malgré les bienfaits de l'engagement paternel décrits ci-haut, très peu d'études et de publications portent sur l'engagement paternel en contexte migratoire, surtout dans l'espace francophone. Ce numéro thématique de la revue Alterstice a comme objectif de commencer à combler cette lacune, en offrant un espace de réflexion et de partage des connaissances théoriques, cliniques et empiriques autours de l'engagement paternel en contexte migratoire.

Le peu d'études disponibles (Battaglini et al., 2002; Chuang & Moreno; Dyke & Saucier, 2000; Jain & Belsky, 1997; Mirandé, 2010; Pleck, 2010; Strier & Roer-Strier, 2005, Strier & Roer-Strier, 2010) tentent de répondre aux questions suivantes : qu'est-ce qui motive les pères en contexte migratoire à s'engager auprès de leurs enfants?

L'engagement paternel est-il lié au profil d'acculturation ?

L'emploi occupé par le père influence-t-il son engagement auprès de ses enfants?

Quelles activités préfèrent les pères, quand ils sont en interaction avec leurs enfants ?

Quelles conditions facilitent l'engagement paternel ?

.... La revue invite donc chercheurs et praticiens à partager leurs expériences autour de quatre axes principaux :
• les facteurs qui influencent l'engagement paternel en contexte migratoire ou transnational;
• les types d'engagement paternel;
• trajectoire migratoire, acculturation et engagement paternel;
• conséquences de l'engagement paternel des migrants.


En accord avec les orientations de la revue qui a comme objectif principal de diffuser largement les résultats de recherches et les réflexions qui prennent la « culture au sérieux » dans la compréhension des phénomènes humains, l'appel s'adresse aux chercheurs et praticiens toutes disciplines confondues. La revue encourage la soumission d'article employant des méthodes de recherche innovantes ou originales, aussi bien qualitatives, quantitatives que mixtes.

 

La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault alerte sur l'augmentation des faits de "proxénétisme des cités", touchant de jeunes femmes, parfois mineures, et appelle à la "vigilance" notamment des parents, dans une tribune publiée dimanche dans Le Parisien.

La procureure générale de Paris alerte sur «la prostitution des cités» Par Le Figaro.fr


« Faire l'amour comme des canards (trop vite) et les grossesses non désirées. L'amour est une chose sérieuse et le multimédia ne donne pas une vraie image de la réalité ( porno, hard sexe, déviance, brutalité,  soyons vigilants et chacun sa méthode pour parler à sa progéniture; etc )
Dans nos cités nous avons des parents qui autorisent les sorties aux garçons et interdisent aux filles de sortir au nom de la chasteté ou de la préservation. Ces jeunes filles qui une fois sortie veulent profiter de l'instant présent et font un rapide tour dans la cave ou local isolé pour assouvir un désir sexuel afin de se sentir exister. Et il faut ajouter sans protection ; conséquences MST, sida et autres maladies. On voit souvent des triples peines ; jeune âge, MST-SIDA+ grossesse...L'éducation sexuelle est nécessaire sinon c'est à travers les smartphones que nos enfants vont découvrir des images faussées et augmentés de la réalité. P B CISSOKO »


• Par Le Figaro.fr avec AFP


La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault alerte sur l'augmentation des faits de "proxénétisme des cités", touchant de jeunes femmes, parfois mineures, et appelle à la "vigilance" notamment des parents, dans une tribune publiée dimanche dans Le Parisien.


Banalisation à l'extrême de l'acte sexuel


"Depuis quelques années, aux côtés des réseaux criminels étrangers de traite d'êtres humains, les affaires portant sur des faits de proxénétisme des cités se multiplient", écrit Catherine Champrenault.
"L'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) a noté de très fortes augmentations de la prostitution des mineurs depuis 2014", poursuit la procureure générale. "Elle procède à la fois d'une avidité pour l'argent et d'une banalisation à l'extrême de l'acte sexuel exacerbée par l'explosion de la pornographie", analyse-t-elle.
Début avril, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné plusieurs hommes à des peines allant de deux à six ans d'emprisonnement pour avoir prostitué des jeunes filles rencontrées dans leur quartier et qu'ils présentaient comme leurs "copines".


Ces jeunes filles, droguées à la cocaïne, enchaînaient à leur profit jusqu'à 300 passes par mois dans des hôtels d'Ile-de-France. L'une des jeunes victimes a déclaré rapporter jusqu'à 48.000 euros par mois.


Cadances de plus en plus «pressantes»


"L'activité, considérée comme lucrative et peu complexe, attire des jeunes qui entretiennent des situations d'ambiguïtés amoureuses laissant aux jeunes filles l'illusion de croire qu'elles ne sont pas des prostituées et aux garçons, qu'ils ne sont pas leurs proxénètes", rapporte Mme Champrenault.


"Les cadences se font plus pressantes et l'entreprise, initialement consensuelle, se transforme en un rapport d'asservissement pervers", décrit la procureure générale, qui évoque une "descente aux enfers".
Pourtant, "les bancs des parties civiles sont clairsemés", les plaintes des victimes étant rares. "Le parquet endosse la responsabilité de poursuivre les délinquants sans que la plainte de la victime ne soit indispensable, même si elle est préférable", explique la procureure générale.


Elle insiste sur l'importance de "l'accompagnement personnalisé des victimes" et appelle à "la vigilance de tous, et notamment des parents". Un des défis est de "déconstruire auprès des jeunes filles l'image d'une prostitution anodine".


À Paris, "où plusieurs dossiers de proxénétisme de cité ont déjà prospéré, une information judiciaire vient d'être ouverte contre un site de petites annonces", souligne la procureure générale.
Le parquet a ouvert une information judiciaire contre X pour "proxénétisme aggravé" après une enquête préliminaire sur des soupçons de prostitution déguisée dans les petites annonces du site internet Vivastreet.

 

Multi partenariat sexuel : Une vie sentimentale mouvementée sous le voile du plaisir intense --Félicienne HOUESSOU (Coll.) & Sandric DIKPE (Stag


Beaucoup vivent aujourd'hui la sexualité de façon dispersée. Malgré les actions de sensibilisation sur les impacts négatifs de ce phénomène, il persiste, notamment au sein de la couche juvénile.

Les relations intimes autrefois étaient respectées, sacrées et protégées. Le constat actuel est le caractère banal qu'on attribue à la chose. La plupart des jeunes ne respectent plus les relations intimes qu'ils tiennent entre eux. Les expressions telles que : mon amour, ma chérie, je t'aime,... n'ont plus leur sens aujourd'hui. La vie intime est beaucoup plus basée sur du fantasme. A chacun ses raisons, l'important, c'est d'arriver au bout des intentions que sont dans la plupart des cas, le sexe, l'argent, le plaisir... le manque de considération à l'égard des relations intimes amène la couche juvénile à se lancer dans plusieurs relations à la fois, sans aucun remords. Pour Achille, apprenti tailleur, le sexe a été créé pour le plaisir et en tant que jeune, il faut en profiter. « C'est pour cela que Dieu a crée la femme pour l'homme. L'affaire de dignité est un faux problèmes », a-t-il affirmé. Pour Gaël, étudiant à l'Eneam « Les jeunes vont vers le multi partenariat sexuel, car en premier lieu, il constitue un plaisir pour eux. Aussi, il y a l'envie d'avoir plusieurs partenaires pour se jauger et acquérir de l'expérience avec les femmes », a-t-il déclaré.


A chacun ses raisons


Etant donné que le sexe est une libido et une pulsion, la sexualité est une force, un besoin de l'individu à un certain âge. Ainsi, la puberté peut constituer un phénomène qui conduit au multi partenariat sexuel. Le garçon, pour s'affirmer peut chercher à avoir plusieurs petites amies à la fois. Stéphane, un jeune de 19 ans vit dans un jeu de concurrence de fille avec ses camarades. « J'ai des amis qui ont plus de 5 copines, chaque semaine, il faut tout faire pour avoir une nouvelle copine, et si tu rates, les autres se moquent de toi et te traitent de gamin », a-t-il dit en ajoutant que l'autre défi, c'est de coucher avec cette nouvelle le plus tôt que possible. Le psychologue et psychothérapeute Ildevert Egué confirme : « chez certains garçons adolescents, c'est en collectant des filles qu'ils se sentent fiers et courageux. De cette même façon, il y a des filles qui multiplient les partenaires, juste parce qu'elles se sentent fières du fait qu'elles sont belles et plusieurs hommes les courtisent et les désirent ». Selon le père André Quenum, l'environnement a des répercussions sur certains jeunes. « C'est la loi de : ''c'est ce que tout le monde fait'' à travers les mauvaises compagnies, les feuilletons qui ne sont, en réalité, que des fictions », a-t-il décrié. Aussi, continue-t-il, lorsqu'on parle de relation amoureuse, pour le jeune, c'est directement le sexe, les mensonges et les trahisons. « Alors qu'il s'agit d'une union des âmes et il faut beaucoup plus de bonheur et de confiance », a-t-il dit.


L'amour du gain facile, les ambitions démesurées et la pauvreté sont également autant de stimulants pour la multiplication des partenaires chez les jeunes, surtout les filles. « Mes parents sont jusqu'à Dassa. Moi-même je sais qu'ils n'ont pas les moyens et ils fondent leurs espoirs sur moi pour survivre. Je dois en plus de tout, acheter des documents, faire des photocopies, sans oublier le manger », avoue Brigitte, étudiante en 3ème année de gestion qui difficilement a confié : « J'ai quatre partenaires sexuels.

Et, puisque j'ai eu la chance de rencontrer des hommes qui peuvent m'aider, je ne peux pas refuser et rentrer au village. On ne mange pas la dignité », a-t-elle déclaré. En effet, les conditions économiques difficiles amènent des femmes à multiplier le nombre de leurs partenaires en espérant recevoir des avantages de toute nature. Pour Alice, apprentie couturière, la jeune fille doit se servir de sa jeunesse pour profiter des hommes. « Lorsque je vais me marier, l'homme va commencer par me dire qu'avant c'était une compétition ; or, la jeunesse n'arrive qu'une seule fois dans la vie d'une femme », a-t-elle avancé. Elle continue en affirmant que la femme est synonyme d'argent parce qu'elle doit prendre soin de son corps. Pour la deuxième déléguée du Ceg Houéyiho, Samaké Yasminatou, « quand on envie sa copine qui s'habille mieux et qui a de l'argent, ça pousse à aller demander aux hommes de l'argent mais en retour, ces derniers demandent le sexe. Et comme on a besoin de l'argent, on cède ».


Le niveau d'instruction amplifie aussi le multi partenariat sexuel car, au fur et à mesure que le jeune évolue dans ses études, ce comportement devient plus récurrent. Dans la tranche d'âge de 20 à 24 ans, les jeunes hommes deviennent plus intéressés par le phénomène du multi partenariat sexuel. mais, chez certaines filles, lorsque l'âge augmente surtout dans la tranche de 20 à 24 ans, elles deviennent de plus en plus sérieuses. Car, il y a la hantise de devenir de vieilles demoiselles et de se retrouver au nombre de celles qui n'ont pas eu le bonheur de goûter aux délices du mariage qui les amène à prendre conscience du retard qu'elles accusent et du coup, mettre un terme au multi partenariat sexuel.


Evidentes répercussions


Selon les explications du docteur en fonction à la direction de la santé de la mère et de l'enfant, Mabou Ahokpossi, en adoptant le comportement de multi partenariat sexuel, l'intéressé s'expose aux risques de perdre le contrôle de sa sexualité, aux grossesses précoces et non désirées, à l'avortement et à la mortalité maternelle sans oublier les maladies sexuellement transmissibles telles que : la blennorragie, la gonococcie, le condylome, la syphilis, les hépatites, le Sida... Samuel, un jeune homme, après avoir fait son expérience dans le multi partenariat sexuel s'exprime : « Depuis le cours secondaire, moi j'ai toujours vécu dans un désordre sexuel. Je changeais de filles chaque semaine. Pendant les vacances après la classe de Tle, j'ai même enceinté deux filles. Aujourd'hui, poursuit-il, je souffre de la syphilis et je n'ai même pas les moyens de me traiter correctement ». « Les jeunes hommes qui se livrent à cette pratique se détruisent car, c'est de l'énergie qu'ils déploient. Dans certains cas, ils sont victimes de troubles mentaux », a expliqué le psychothérapeute Ildevert Egué.

Il continue en affirmant que le multi partenariat est l'un des facteurs qui poussent certains hommes à se laisser corrompre et à détourner. Ceci, puisqu'ils seront appelés de par leur comportement sexuel, à prendre en charge plusieurs femmes. Pour le père André Quenum, l'excès de sexe chez un jeune gêne la croissance normale de sa vie affective et crée des risques de dépréciation de soi. « Il est presque impossible pour le jeune qui s'est adonné à cela, qu'il soit homme ou femme de désapprendre et de rester dans un foyer avec fidélité », a-t-il affirmé. Selon ses dires, « une société a aussi besoin d'être psychologiquement saine et quelqu'un qui n'a pas appris à mettre de l'ordre dans sa vie ne peut pas avoir des projets porteurs pour son pays ».
Ildevert Egué Psychologue et psychothérapeute : je ne juge pas ces gens, même si j'ai mes appréhensions sur le phénomène


Il existe deux sortes de multi partenariat sexuel : la polygamie et la polyandrie (femme avec plusieurs hommes). La polyandrie existait dans l'ancien temps mais aujourd'hui, ce n'est plus accepté par la société. La sexualité, c'est aussi un besoin comme la faim et la soif. Le garçon adolescent, voulant s'affirmer pour montrer qu'il est audacieux et courageux cherche à avoir plusieurs filles à la fois. C'est la loi des 3T (Tout Trou est Trou), peu importe la qualité, il suffit juste qu'elle soit une femme. La névrose peut aussi conduire à un tel comportement ; Très souvent, les garçons sont à la recherche de leur mère à travers les filles et les filles à la recherche de leur père à travers les hommes. On dit souvent que l'enfant est à l'image de ses parents. Parce qu'il a vécu avec un père qui change régulièrement de femmes, le garçon peut vouloir l'imiter.

Les fondements peuvent être endogènes comme exogènes. Ainsi, ne trouvant pas ce réconfort, le jeune peut se livrer à l'hypersexualité, la toxicomanie, l'ambition... Moi je ne juge pas ces gens, même si j'ai mes appréhensions sur le phénomène. Au lieu de juger, mieux vaut chercher à connaître les motivations qui ont poussé la personne à avoir ce comportement. Lorsqu'un individu se lance dans le multi partenariat sexuel, il faut comprendre que c'est un message qu'il transmet à la société afin de dire : « j'ai des difficultés dans la vie, venez à mon aide ». Mais quand ça devient excessif, on parle de la nymphomanie. Certains sont à la recherche d'une satisfaction et lorsque l'objectif est atteint, leur comportement peut changer. Mais lorsque l'individu atteint l'étape de dépendance, il faut solliciter l'aide d'un spécialiste. Il y a des anti-dépressions pour limiter la réaction. D'où la nécessité des séances de psychothérapie pour permettre à l'individu de verbaliser ses problèmes. Si vous demandez à quelqu'un qui a des rapports sexuels tous les jours d'arrêter, il y aura un vide que le spécialiste ne pourrait combler.

Il faut trouver par quel comportement peut-on le remplacer.
Père André Quenum : ce n'est pas parce que j'ai des désirs sexuels que je dois l'assouvir n'importe comment et avec n'importe qui


Outre la polygamie, le multi partenariat sexuel est un désordre, une dérive qui blesse non seulement l'intéressé mais aussi sa victime. C'est un phénomène qu'il faut décrier. Certes, la vie affective est un don de Dieu, un désir positif. Mais ce n'est pas parce que j'ai des désirs sexuels que je dois l'assouvir n'importe comment et avec n'importe qui. Je dois vivre ma vie sexuelle pour mon bien et pour celui de ma partenaire. Comme Saint Paul l'a dit : « tout m'est permis mais tout ne m'est pas profitable ». Ce n'est pas parce que vous avez l'impression que tout le monde le fait que vous allez aussi le faire. J'ai besoin d'éduquer mon corps et de maîtriser ma sexualité. Sinon, je vais me nuire. Il faut aussi que les jeunes aillent vers leurs parents pour discuter de ces choses au lieu de se confier à des gens de leur âge car ces derniers ne leur diront que ce qu'ils veulent entendre. Le grand problème qu'il y a, c'est la question de la confiance en soi. On a l'impression que c'est en faisant cela qu'on est quelqu'un alors que ça peut détruire toute votre vie. Le jeune homme ou la jeune femme doit avoir des ambitions beaucoup plus grandes.


Docteur Mabou Ahokpossi : ..0nous avons des rapports sexuels tarifés


Le multi partenariat sexuel est le fait d'avoir connu au bout d'une année plus d'un ami intime. Depuis plusieurs années, ce mal prend de l'ampleur, surtout chez les jeunes. Il faut aussi dire que la pauvreté favorise cet état de choses. C'est pour cela qu'aujourd'hui, nous avons des rapports sexuels tarifés, c'est-à-dire basés sur des intérêts financiers. C'est un problème multisectoriel. Le ministère de la santé n'est pas le seul concerné car si la population est malade, c'est clair qu'on ne puisse pas parler de développement. Au ministère de la santé, beaucoup de choses se font dans ce sens. Il y a un programme national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles. Nous aidons les jeunes à prendre conscience de leurs potentialités et à mieux les gérer. L'approche consiste à aider les jeunes qui sont sexuellement actifs à éviter les maladies. Et aussi les jeunes qui n'ont pas encore connu le sexe à repousser le désir.

Il faut noter que nous accompagnons aussi tout ce qui se fait par nos partenaires, c'est-à-dire des campagnes de dépistage gratuit et de conseils, la campagne « Plus tard plus sûr », qui consiste à amener les jeunes à repousser leur date d'entre en activité sexuelle, les centres « amis pour jeunes » qui permettent aux jeunes d'avoir toutes les informations et les services cliniques. Les conditions de vie aujourd'hui font que le désir est de plus en plus grand, mais il vous est toujours possible de faire un choix et le bon choix, c'est « avoir une bonne santé de reproduction ».
Félicienne HOUESSOU (Coll.) & Sandric DIKPE (Stag)

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