Les Albinos de HEMA Nayélé organise ce Vendredi à Compiègne : Le 4 ème Forum artistique de la différence.


L'association AHB dont l'objectif est d' informer sur l'albinisme et de récolter des vêtements et accessoires afin de créer une boutique solidaire à BANFORA pour l'intégration des personnes albinos et malvoyantes organise un forum pour faire de nos différences un atout. Des animations pour les enfants, un film de sensibilisation sur la scolarisation des enfants albinos au Sénégal, une exposition sur la grande guerre, deux défilés à 12 h et 19 h 45 et beaucoup d'autres animations sont proposées tout au long de la journée. Merci de bien vouloir transmettre l'information aux familles dans les annonces du mardi. Nous recherchons 10 bénévoles pour tenir les stands d'animations pour les enfants et des modèles pour défilé.


Pour tout renseignement appeler le 06 98 47 67 14 pour Mariam Maiga . Marguerite Robert
Nayele HEMA <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >


Nos objectifs et actions


Nous sommes l'association Les Albinos de HEMA Nayélé, notre association est basée à Compiègne et au Burkina-Faso elle a pour but la recherche permanente d'aide pour:


• Sensibiliser, soigner, soutenir et aider à l'intégration sociale des albinos.
• Regrouper les albinos de la Picardie.
• Soutenir les familles des enfants albinos dans leurs démarches administratives ou d'emploi.
• Parrainer les enfants.
• Valoriser l'art et la culture traditionnelle Africaine.
• Promouvoir l'élevage et l'agriculture.
• Développer les produits issus de l'artisanat Africain.
• Récolter tous matériels pour la mise en place
NOS ACTIONS A COMPIÈGNE
• Organisation de conférences
• Mise en place de soirées à thèmes
• Soutenir les familles des enfants albinos dans leurs démarches administratives ou d'emploi en France et au Burkina-Faso
• Vente de produits artisanaux
• Récolter tous matériels


NOS ACTIONS AU BURKINA


• A destination des personnes albinos
• Accompagnement aux soins (distribution de crèmes de protection, médicaments, casquettes, téléphone portables visites ophtalmologiques et dermatologique
• soutiens scolarités, l'insertion professionnelle
• Activités manuelles (création de produits artisanaux...)
• L'Albinisme
• L'albinisme est une particularité génétique héréditaire qui touche les mammifères, les oiseaux, les poissons, les amphibiens et les reptiles, se caractérisant par un déficit de production de mélanine pouvant aller jusqu'à l'absence totale dans l'iris et les téguments (épiderme, poils et cheveux, plumes), malgré la présence normale de cellules pigmentaires. Le plus souvent, la rétine est déficitaire en récepteurs et pigments, particulièrement au niveau de la fovéa qui n'est pas bien constituée (hypoplasie) ; le nerf optique peut également présenter une hypoplasie et la distribution des fibres nerveuses entre les deux yeux est anormale.
On distingue l'albinisme oculaire (albinisme partiel, moins fréquent) comportant trois formes, qui se manifeste principalement chez les hommes et n'affecte que les yeux, et l'albinisme oculo-cutané (albinisme total) comportant au moins quatre formes, touchant également les femmes et les hommes, qui affecte les yeux, la peau, les poils et les cheveux.


En cas d'absence totale ou presque totale de mélanine, les yeux sont rouges ou violacés et les téguments blancs – ou colorés uniquement par d'autres pigments que la mélanine chez certaines espèces animales. En cas de présence de mélanine en quantité diminuée, les iris et les téguments sont plus clairs que chez les autres individus de la même espèce. Les iris sont le plus souvent bleu voire, orange clair ou gris mauve dans les cas les plus sévères où l'œil est visiblement dépigmenté, le reflet rouge de la rétine visible à travers la pupille donnant ces teintes à l'iris.


Les albinos ont une vision déficiente et sont facilement sujets à des kératoses et cancers de la peau s'ils ne sont pas protégés du soleil. Leurs yeux sont très sensibles à la lumière, les rendant photophobes. Chez les animaux à plumes ou poils, il n'y a pas de sensibilité accrue à la lumière solaire des téguments, le pelage ou plumage blanc ayant un bon pouvoir de réflexion de la lumière.


Certaines maladies génétiques rares comprennent l'albinisme dans leur syndrome : syndrome de Hermansky-Pudlak, syndrome de Chediak-Higashi, syndrome de Griscelli par exemple.


L'albinisme ne doit pas être confondu avec le leucistisme qui touche tous les pigments et pas seulement la mélanine. Les iris sont colorés et la rétine normalement constituée.


• Source : L'Albinisme (Wikipédia)
• Cours alphabétique

 

MARX : LIMITES D'UNE OEUVRE INACHEVÉE-Conséquences historiques -Pierre Roubaud

Questions contemporaines
ECONOMIE PHILOSOPHIE SCIENCES POLITIQUES


La science est inachevée comme l'Histoire. Tout au long de notes de lectures éparses sur des textes de Marx et divers auteurs de sa postérité, Pierre Roubaud pense avoir démontré que Marx s'est contredit et trompé sur des questions théoriques importantes.
Pierre Roubaud a été enseignant-chercheur en biologie. Profitant de son expérience de responsable communiste à l'Université pendant 45 ans, il consacre sa retraite à l'étude des racines théoriques de la défaite des révolutions du XXe siècle.
Questions contemporaines

Conséquences historiques

Pierre Roubaud

La science est inachevée comme l'Histoire. Tout au long de notes de lectures éparses sur des textes de Marx et divers auteurs de sa postérité, Pierre Roubaud pense avoir démontré que Marx s'est contredit et trompé sur des questions théoriques importantes.

Démographie, éducation, espérance de vie, production matérielle et des services : le capitalisme ne fait pas « qu'épuiser les deux sources d'où jaillit toute la richesse : la terre et le travailleur» ;
• Les activités de service produisent de la valeur ;
• Le capitaliste achète le travail du salarié, non sa «force de travail» ;
• Le travail n'est pas payé à sa valeur mais en fonction d'un rapport de force économico-politique, voire militaire ;
• Le prolétariat ne se réduit pas à sa composante ouvrière ;
• De nombreux salariés pro¬ tent d'une « plus-value salariale » qui résulte d'un transfert de valeur depuis les pays dominés par la pyramide des États impérialistes et depuis le travail des travailleurs les moins productifs ;
• Les couches moyennes salariées fournissent une base sociale aux politiques de collaboration de classe ;
• L'histoire du capitalisme relève d'un déterminisme en permanence multifactoriel où les rapports économiques n'occupent pas, en permanence, la position « d'infrastructure» ;
• La postérité de Marx est aujourd'hui largement dominée par l'idéologie des couches moyennes salariées ;
• Une lecture dogmatique des œuvres de Marx a contribué à l'effondrement des états socialistes du XXe siècle.

Pierre Roubaud a été enseignant-chercheur en biologie. Profitant de son expérience de responsable communiste à l'Université pendant 45 ans, il consacre sa retraite à l'étude des racines théoriques de la défaite des révolutions du XXesiècle.

 

J'ai découvert cette philosophe hier et je me suis dit pourquoi pas ne pas soumettre ses idées à la sagacité du plus grand nombre. Elle aborde des sujets délicats, l'oubli, la dialectique , non non;    la cause des animaux, le judaÏsme, etc PROFESSEURE EMERITE DE PHILO A PARIS 1  -  A lire ou à découvrir P B CISSOKO

Elisabeth de Fontenay est une philosophe aussi rare que précieuse. une autre façon de penser : Elle n'écrit pas pour oublier...dit-elle dans l'émission "la grande bibliothèque sur France5 26/09/2018-


Sans doute le silence est-il pour Élisabeth de Fontenay le gouffre fondateur au-dessus duquel sont tendues sa vie et sa pensée. La philosophe s'en est déjà expliquée. Il y eut le secret entretenu dans sa famille catholique sur la judéité de sa mère, le refus de celle-ci d'évoquer les siens disparus à Auschwitz ; il y eut, pour elle devenue philosophe, le retour au judaïsme, la fraternité intellectuelle avec Jankélévitch, Lyotard, Adorno, Derrida, tous penseurs de l'absence et de la vie mutilée ; il y eut enfin ce « silence des bêtes » qu'elle osa avec force méditer en entendant le silence des victimes de la barbarie nazie.


Au cœur de la vie d'Élisabeth de Fontenay se trouvait un autre « désespérant silence » qui l'a laissée pour toujours intranquille et inconsolée : celui de son frère, né quelques années après elle, handicapé mental, ne parlant qu'un « texte obscur », « exilé de la subjectivité et de la réciprocité ». Elle n'a jamais caché son existence, jamais non plus jusqu'ici raconté l'entrelacs de cette existence à la sienne. Ne voulant parler « ni à son sujet, ni à sa place ni en son nom », elle ne peut qu'écrire à la première personne « l'autobiographie de mon frère ». Elle a choisi de le nommer Gaspard, en partie à cause du Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand mis en musique par Maurice Ravel, mais peu importe. Aujourd'hui âgé de 80 ans, Gaspard est à la charge de sa sœur, il est, dit-elle, « un ailleurs inaccessible qui m'est échu », une vie dont il lui faut littéralement répondre.


Avec une dignité extrême, sans échappatoire sentimentale ni refuge dans l'érudition philosophique, en allant au bout de la nuit qu'elle peut toucher, Élisabeth de Fontenay récupère en courts chapitres les souvenirs, les sensations, le trouble de ses pensées, ne renonçant jamais à considérer son frère comme une personne. Et pourtant, révèle-t-elle, c'est bien le quasi-mutisme de Gaspard et sa « pauvreté d'esprit », qui sont à la source de son attention philosophique pour la souffrance et le mystère des animaux, tout en rejetant fermement les excès de l'animalisme : « c'est grâce à Descartes que j'ai sauvegardé l'humanité de Gaspard, et c'est grâce à Gaspard que j'ai dit absolument non à l'animal machine ».


Sauver Gaspard de la nuit : dans ce texte aussi solide que sensible se joue une rédemption, un partage du nom que l'aînée croyait avoir gardé pour elle seule. Gilbert-Jean de Fontenay est désormais inscrit « moins illisiblement dans la communauté des hommes ».


Par CATHERINE PORTEVIN
https://www.philomag.com/les-livres/notre-selection/gaspard-de-la-nuit-autobiographie-de-mon-frere-36184

Le jour où Elisabeth de Fontenay a décidé d'être juive. La lumière de son histoire familiale Par Eric Aeschimann —


La philosophe analyse son itinéraire intellectuel à la lumière de son histoire familiale


Les pensées vivantes se reconnaissent à leur entêtement : une même interrogation, ressassée, remâchée, qui irrigue jusqu'aux plus minces détails. A première vue, l'affaire qui déclenche le dernier livre d'Elisabeth de Fontenay est anecdotique : la philosophe vient de refuser la réédition de son tout premier essai, les Figures juives de Marx et son interviewer, le journaliste Stéphane Bou, semble s'en offusquer. Or, bien vite, on découvre que ce refus est le fruit d'un tourment intérieur, qui dure depuis longtemps. En tirant le fil, apparaissent la trajectoire intellectuelle d'Elisabeth de Fontenay, mais aussi les secrets de sa vie, et même une certaine lecture de la pensée française depuis les années 60, tiraillée entre la reconnaissance de la spécificité juive et l'exigence d'universalisme.


Assistante de Vladimir Jankélévitch dans les années 70, spécialiste de Diderot et de la question animale, Elisabeth de Fontenay énonce dès la troisième page l'équation instable de ses origines. Parce que son père était normand, catholique résistant et premier directeur de l'ENA, elle a été élevée dans le catholicisme et continue aujourd'hui encore d'en goûter le rituel. Mais parce que sa mère, juive, venait d'Odessa, fuyant les pogroms de 1905, elle a décidé d'être juive le jour où elle a lu les Réflexions sur la question juive de Sartre: «Ou on le dira de moi, ou bien c'est moi qui le dirai. Et j'ai décidé de le dire.» S'en suivit un travail de réaffiliation obstinée : «Etudiante, j'ai œuvré à me détacher du catholicisme [...], à travailler sur les choses juives et à me laisser travailler par elles.»


Péché antisémite. En 1967, avec la guerre des Six jours, elle se découvre «un attachement viscéral à l'existence d'Israël». En bonne philosophe, Elisabeth de Fontenay ne croit pas aux identités naturelles. Mais elle n'en parle pas moins du «sang» qui est le sien, du «camp» auquel elle appartient et qu'elle ne voudrait pas donner l'impression de trahir. Par exemple en laissant rééditerFigures juives de Marx paru en 1973. L'ouvrage, explique-t-elle, pourrait être utilisé par «des adversaires». Comprendre : ceux qui critiquent Israël au point de remettre en cause son droit à l'existence.

C'est que, dans Figures juives, la philosophe prend position dans une querelle qui n'a cessé de diviser la gauche depuis quarante ans : y a-t-il, au cœur du projet communiste, un péché originel antisémite ? Oui, affirment ceux qui établissent des généalogies antisémites de Kant à Marx, de Voltaire à Wagner, des premiers chrétiens aux nazis... Non, répond Elisabeth de Fontenay, pour qui l'antijudaisme de Marx dans la Question juive ne fut qu'un péché véniel, une «maladie infantile», remplacé, dès 1845, par «le concept de capital». Avec le recul, elle maintient fermement son point de vue. Simplement, elle ne voudrait pas qu'il vienne nourrir l'argumentaire de l'extrême gauche actuelle dans ses controverses avec les défenseurs d'Israël.
«Comment ne pas traiter les grands auteurs de façon inquisitoriale et comment ne pas laisser des énormités ?» :tel est le genre de balancements qui structure tout l'entretien, menant la philosophe à une formidable investigation d'elle-même.

Cherchant à comprendre ses hésitations, elle raconte comment sa mère a vu partir à Auschwitz sa sœur, son beau-frère, leurs enfants, ainsi que sa propre mère, sans jamais rien en dire à sa fille, ni sur le coup, ni plus tard. «Je vivais dans un no man's land de la mémoire, je pensais même parfois que je fabulais, qu'ils étaient partis au Canada ou en Australie, que nous étions brouillés avec eux. [...] Il y avait quelque chose qui n'allait pas dans la tête de la plupart des parents juifs de l'époque, dans cette volonté qu'ils ont eue, rescapés ou parents de naufragés, d'épargner les enfants et de s'emmurer dans le silence.» «J'avais peur en la questionnant de la faire mourir, alors que les nazis n'avaient pas réussi à l'assassiner.» Un jour, une amie de la fille propose à la mère de l'aider à en parler enfin. La mère accepte, fixe un rendez-vous à l'amie et meurt quelques heures avant le rendez-vous.


Croisement. Est-ce de là que découle une pensée qui n'accepte jamais la résolution des conflits, qui récuse le «dépassement» dialectique ? «Je dis quelque chose et il faut immédiatement que j'ajoute : mais en même temps.» Cela lui donne une liberté sans pareil. Au croisement de son judaïsme et des travaux sur la condition animale, elle peut s'avancer sur le terrain apparemment scabreux de la comparaison entre «les animaux conduits à l'abattoir» et «les hommes exterminés industriellement». Le rapprochement, dit-elle, est à la fois aberrant et juste, parce qu'il permet d'imaginer «ce que cela a pu effectivement signifier que des hommes n'aient été tenus pour rien d'autre que des seulement vivants. [...] »


Faut-il affirmer l'unicité d'Auschwitz ou son exemplarité ? Peut-on être fidèle à son peuple sans penser qu'il est élu ? Etre juif et embrasser l'universel ? Elisabeth de Fontenay assume ses contradictions et, ce faisant, finit par couvrir un terrain immense. Son érudition est enthousiasmante, mais sa quête ne se relâche jamais. A un moment, elle lance un appel à la passivité : «Je parle toujours de moi-même en tant que processus [...] J'accepte qu'on me définisse par un calcul de forces, au sens physicien du terme.» C'est d'un corps traversé de forces que jaillit la pensée ; c'est dans l'intime que se fait l'histoire. En ce sens, l'entêtement d'Elisabeth de Fontenay n'est qu'un autre nom de la vie qui l'habite.


Eric Aeschimann Elisabeth de Fontenay Actes de naissance Entretiens avec Stéphane Bou, Seuil, 199 pp., 19 €.

Qui est cette auteure
Nationalité : France Né(e) : 1934 Biographie :

Élisabeth de Fontenay est une philosophe et essayiste française.

Professeure émérite de philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle s'intéresse d'abord à Marx auquel elle consacre un ouvrage intitulé Les Figures juives de Marx. Marx dans l'idéologie allemande (1973). En 1984, elle fait paraître un livre qui a fait date sur le matérialisme de Diderot (Diderot ou le Matérialisme enchanté).

Comme ses ouvrages ultérieurs, cette contribution s'interroge sur les rapports entre les hommes et les animaux dans l'histoire. Cette réflexion culmine avec la parution de son magnum opus Le Silence des bêtes paru chez Fayard en 1998, un ouvrage qui repose la question de ce qu'est le « propre de l'homme >> et remet en cause l'idée d'une différence arrêtée entre l'homme et l'anima]. Privilégiant la longue durée, cet ouvrage interroge les conceptions de l'animal de Platon jusqu'à nos jours en passant par Descartes et sa célèbre hypothèse de l'animal-machine.

Cette réflexion peut être rapprochée du courant actuel de la pensée posthumaniste représenté notamment par Peter Sloterdijk ou Donna Haraway. Parmi les auteurs qui ont influencé ses travaux, on peut mentionner notamment Vladimir Jankelevitch, Michel Foucault et Jacques Derrida

Juive par sa mère dont une grande partie de la famille a été exterminée à Auschwitz [3], Élisabeth de Fontenay est restée très attachée à cette culture. Elle est actuellement présidente de la « Commission Enseignement de la Shoah » de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et membre du comité de parrainage de l'association La paix maintenant pour la promotion du mouvement israélien Shalom Archav.

Parallèlement, elle fait partie du Comité d'éthique ERMES aux côtés notamment d'Henri Atlan. Préoccuppée par les questions éthiques concernant le traitement de animaux, elle a publié en collaboration avec Donald M. Broom Le Bien-être animal (Éditions du Conseil de l'Europe, « Regard éthique », 2006) qui expose les problèmes d'éthique soulevées par ce sujet en exposant les points de vue religieux et les positions des différents pays.

Depuis septembre 2010, Élisabeth de Fontenay présente, avec Fabienne Chauvière, l'émission de radio Vivre avec les bêtes consacrée aux animaux sur France Inter. À compter de septembre 2011, c'est avec Allain Bougrain-Dubourg qu'elle fait équipe pour animer l'émission, qui est arrêtée en juin 2014.
https://www.babelio.com/auteur/lisabeth-de-Fontenay/169507--Source : wikipedia
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Les Cigognes sont immortelles -Alain Mabanckou ed du Seuil


À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge.
Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.


Alain Mabanckou est né en 1966 à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Ses œuvres sont traduites dans le monde entier. Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).


Livre : Alain Mabanckou, une histoire intime du Congo


Entre récit d'apprentissage et drame familial, « Les cigognes sont immortelles » revient sur l'assassinat de Marien Ngouabi, président de 1968 à 1977.
Critique


Entre récit d'apprentissage et drame familial, « Les cigognes sont immortelles » revient sur l'assassinat de Marien Ngouabi, président de 1968 à 1977.
Par Séverine Kodjo-Grandvaux (contributrice Le Monde Afrique)

Comment pleurer quand vous n'y arrivez pas ? Deux possibilités. « Utiliser du piment comme les veuves de Pointe-Noire pour avoir des larmes », explique Michel du haut de ses 11 ans. Ou, si vous avez été élève à Pointe-Noire dans les années 1970, vous rappeler vos cours d'instruction civique pendant lesquels, chaque semaine, « après avoir dit du bien du camarade président Marien Ngouabi », vous entonniez le chant soviétique Quand passent les cigognes :
« Il me semble parfois que les soldats / Qui ont laissé leur vie sur les champs de bataille inondés de sang / Ne gisent pas au sein de notre terre / Mais transformés en cigognes blanches / Et jusqu'alors, depuis cette époque si lointaine / Ils volent au-dessus de nos têtes et poussent des gémissements / Est-ce pour cela que l'on se tait, plein de tristesse / En regardant le ciel ?


Lire aussi : Alain Mabanckou : « Les dictateurs croient avoir le temps, mais la montre est au peuple »


Pour son nouveau roman, Les cigognes sont immortelles, paru jeudi 16 août, Alain Mabanckou a fait grandir son double, le petit Michel, personnage récurrent dans son œuvre depuis Demain j'aurai vingt ans. Une manière subtile de narrer la grande et la petite histoires, celle du jeune Congo indépendant et celle des gens de peu qui vivent de débrouillardise et de résilience, notamment dans le quartier ponténégrin de Voungou, où Michel et ses parents occupent une maison « en attendant » faite de bois et de taule.


Purge « tribaliste »


Tête en l'air et doux rêveur qui perd toujours sa monnaie quand il va faire ses courses à l'épicerie Au cas par cas de Mâ Moubobi, le fils de Maman Pauline est un esprit vif. Il aime écouter la radio, la très officielle Voix congolaise ou la subversive Voix de l'Amérique, aux côtés de Papa Roger, à l'ombre du manguier. « Cet arbre est un peu mon autre école », confie Michel, qui décortique la société congolaise, les contradictions des adultes, leur bassesse et leur grandeur. Il raconte l'école socialiste, la compétition entre les élèves, les premières amours à peine sorti de l'enfance...

À son habitude, Alain Mabanckou, Prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic, croque des personnages au caractère bien trempé et éloigne le pathos à coup d'humour et de jeu de mots.


Récit d'apprentissage, Les cigognes sont immortelles se double d'une dimension historique et revient sur l'assassinat, le 18 mars 1977 à 14 h 30, de Marien Ngouabi, président qui a pris le pouvoir en 1968 et a instauré un régime marxiste-léniniste. Les jours suivants se met en place une dictature militaire qui, prédit Tonton René, « éliminera systématiquement ceux qui sont susceptibles de parler parce qu'ils savent quelque chose de cet assassinat dont beaucoup disent qu'il ne faut pas aller chercher très loin puisque les comploteurs et les assassins sont parmi ces onze membres du Comité militaire du parti »... parmi lesquels figure un certain Denis Sassou-Nguesso.


Lire aussi : Mabanckou, autobiobibliographie


Première victime d'une purge « tribaliste » au détriment des « Sudistes » : le capitaine Luc Kimbouala-Nkaya, saint-cyrien, cofondateur du Parti congolais du travail et frère de Pauline Kengué, la mère de Michel... et d'Alain Mabanckou. Le récit historique se mue en drame familial où l'amour filial offre à la narration une chaleureuse poésie. Perle alors une tendresse nostalgique pour ceux qui, à l'instar du capitaine, se sont depuis envolés vers d'autres cieux – Pauline Kengué, Roger Kimangou, René Mabanckou – et sont devenus des cigognes immortelles.


Interview. Alain Mabanckou va bientôt "rentrer au pays"http://www.adiac-congo.com/content/interview-alain-mabanckou-va-bientot-rentrer-au-pays-89436
Mardi 25 Septembre 2018 - 19:16

L'écrivain très prolixe en ce moment sur les ondes de France Télévision répondait hier aux questions de Patrick Simonin dans l'émission L'Invité. Extrait*.
Alain Mabanckou. Je voudrais - puisque je l'ai lu dans la presse -, je voudrais remercier - puisqu'il faut quand même être dans les remerciements - ce ministre de la Justice du Congo qui semble-t-il a dit que je n'avais aucun mandat d'arrêt, je n'avais aucune interdiction de retour au pays, que mes livres n'étaient pas interdits. Ça tombe bien, ça va me permettre de rentrer bientôt au Congo Brazzaville.


Patrick Simonin. Vous allez rentrer quand, au Congo Brazzaville ?


AM. Dès que je le sentirai. Il faut que je me prépare ; je viens d'apprendre que je ne suis pas interdit. Ça fait plaisir.


PS. C'est votre souhait Alain Mabanckou ?


AM. Qui ne peut pas avoir le souhait de rentrer chez lui et de voir ses frères, ses sœurs, le peuple congolais ? C'est important de le faire. Je suis un fils du Congo. Quand on me voit, la première chose qu'on voit c'est le Congo Brazzaville, j'allais dire l'Afrique puis le Congo Brazzaville. Donc nul n'a le monopole de dire que le pays lui appartient. Le pays nous appartient tous. Qu'on le veuille ou non, nous devons composer ensemble pour aller de l'avant.
Les histoires de familles s'invitent dans le nouveau numéro de La Grande Librairie. Alain Mabanckou, Éric Fottorino, Sophie Daull et Olivia de Lamberterie discutent littérature avec François Busnel.


« Cassons les codes, dépassons les clichés, oublions les idées reçues », tel est le programme que propose François Busnel aux téléspectateurs de La Grande Librairie. En roman ou sous forme de témoignage, la famille et ses secrets sont passés au crible par les invités de ce soir. En prime, une entrevue exceptionnelle avec l'auteur américain, Dan Chaon dont le roman, Une Douce Lueur de malveillance, vient d'être traduit chez Albin Michel.
Sur son plateau, il reçoit Alain Mabanckou, un habitué de l'émission. L'écrivain franco-congolais vient parler de Les cigognes sont immortelles (Ed. Seuil), un roman familial empreint de réalisme situé à Pointe-Noire, lieu de naissance d'Alain Mabanckou. S'il s'agit d'une fiction, l'assassinat du président Marien Ngouabi en mars 1977 est un fait réel.


La Grande Librairie, mercredi 26 septembre à 20h50 sur France 5
France 3France Télévisions


Michel, le héros du 12e ouvrage d'Alain Mabanckou, Les Cigognes sont immortelles, vit à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, où est né l'écrivain en 1966. "C'est peut-être mon alter ego. C'est un enfant que j'ai toujours vu comme si c'était mon ombre, mais c'est peut-être aussi mon double. Je lui ai donné tout ce que j'ai. Il a 11-12ans. Il a vu, entendu, reçu des présidents, des dictateurs" comme moi petit, explique l'auteur dans le Soir 3 mardi 4 septembre.
Nostalgique


Il y a aussi beaucoup de souvenirs d'enfance et de nostalgie de cette époque dans ce livre écrit par celui qui enseigne la littérature francophone aux États-Unis.
"La francophonie doit être un échange de cultures et non pas une composition de couleurs politiques qui viendrait s'asseoir sur les populations", estime Alain Mabanckou, membre du Collège de France. Et de lancer : "Je ne suis pas contre la langue française, mais je suis contre la francophonie institutionnelle qui continue à soudoyer les dictatures africaines".


-Conter l'histoire en inventant des histoires : telle est l'une des composantes de l'imaginaire littéraire de ces deux auteurs qui parviennent à allier dans un style travaillé, la puissance de leur humour à une fine lecture de la colonisation et de la décolonisation.


-Il y a un rite chez nous dans lequel en devenant adulte, on lave la figure de l'enfant pour qu'il cesse de voir le monde aussi innocemment, aussi purement, pour qu'il cesse de voir les esprits en fait. C'est même pas une relecture, c'est une lecture nouvelle, une lecture qui n'a pas encore été faite du monde à l'entour. Gauz
-Ça me permettait d'inventer une langue idéale pour parler d'idéaux. C'est pour ça que j'ai pris la peau de l'enfant, comme ça on ne peut pas me taxer de vouloir tordre un peu les choses alors que je pense vraiment ce que l'enfant dit. Qu'il sorte de la bouche comme ça d'un enfant me donne un petit air innocent. Gauz


-On écrit pour interpréter le monde mais on écrit aussi pour le transformer.

C'est que l'on est en train de faire, je pense. Alain Mabanckou


-Gamins on était appelé les pionniers de la révolution socialiste congolaise. Ce qui fondait notre action c'était un article qui s'appelait "L'article 1 du mouvement national des pionniers" et ça disait : "Le pionnier est un militant conscient et efficace de la jeunesse. Dans tous ses actes il obéit aux ordres du parti". Donc on était déjà dans une attitude moutonnière. Nous étions des moutons de Panurge avec le président de la République de l'époque qui était censé vraiment nous emmener vers la révolution. Alain Mabanckou


https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/mabanckougauz-camarades-de-lettres
La Grande Librairie, mercredi 26 septembre à 20h50 sur France 5

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Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

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