L'islam et le statut de la femme


L'Humanité


Pour Ghaleb Bencheikh, les passages du Coran « durs » contre la femme, concernant l'héritage, la polygamie ou le voile, sont obsolètes. Il n'y a, en matière de Code civil, aucune raison de se référer au Coran, affirme-t-il, dénonçant « ces façons de plier le religieux aux considérations politiques ». Le penseur considère que « le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas ». Et en appelle à d'autres relations hommes-femmes, de portée universelle.


Peut-on vouloir imposer un statut de la femme, lui fixer une place dans la société, des droits et des devoirs, en invoquant le Coran ou la charia ? La question est au coeur de la bataille ouverte en Algérie sur la révision du Code de la famille, instaurée il y a vingt ans sous la pression des islamistes. Elle est aussi présente dans bien des débats, de ce côté-ci de la Méditerranée, en particulier à propos du port du voile. Physicien, docteur ès sciences, Ghaleb Bencheikh est un spécialiste de l'islam. Vice-président de la conférence mondiale des religions pour la paix, auteur de plusieurs ouvrages (1), il anime l'émission Connaissance de l'islam, le dimanche matin, sur France 2.

Dans l'entretien qu'il a accordé à l'Humanité, avec beaucoup de pédagogie, de conviction, et dans un esprit profondément humaniste, il répond aux arguments des islamistes. Bien au-delà de la question féminine, il pourfend la tentative, au coeur de l'islamisme, de « plier le religieux pour des considérations politiques ».
Le projet de réforme du Code de la famille en Algérie a déclenché une vive confrontation politique. Alors que les partisans du projet s'en défendent, les partis islamistes attaquent en affirmant qu'il contrevient aux textes sacrés de l'islam. Mais peut-on trouver dans le Coran des prescriptions correspondant à un Code de la famille, ou un statut de la femme ?


Ghaleb Bencheikh. Les islamistes sont les partisans de l'« idéologisation » de la religion islamique. Ils veulent en faire un projet social, politique, ce qui, en soi, est une innovation, récente dans l'histoire de l'islam ; elle date en gros des années vingt, avec l'affaire des Frères musulmans. Elle est venue comme une contre-réforme par rapport à la fameuse « nahda », la nahda étant le renouveau, la renaissance, à la charnière du XIXe et du XXe siècle. Donc, voilà l'idée de l'islamisme, comme projet politique, domestication, étatisation, manipulation de la tradition islamique, pour des fins sociales et politiques. Il n'y a pas dans le Coran un code bien établi, qui soit aussi clair, explicite, que celui auquel se réfèrent ces islamistes. Parce que l'idée que nous nous faisons du progrès, de la modernité, de la civilisation, c'est qu'il appartient aux hommes de légiférer dans les affaires de la cité. Il est vrai que, pour les croyants musulmans, Dieu parle dans le Coran. Mais tout ça est très compliqué. Par définition, si Dieu est omnipotent, omniscient, s'il peut tout, fait tout, sa parole est inépuisable.

En revanche, le Coran est contingent, fini, il s'articule dans l'histoire, il est transmis dans une culture. Cela veut dire qu'il y a là une manière de laisser place à l'interprétation des hommes. Donc, les quelques passages dans le Coran, qui seraient rudes contre la femme, ne sont à prendre de nos jours que comme une jurisprudence - d'origine divine pour ceux qui croient - à un moment donné de l'histoire, pour une société particulière qui se trouve être la société tribale dans la péninsule arabique au VIIe siècle. Vouloir donner une valeur intemporelle, normative, universelle à ce qui est contingent et fini, et articulé dans l'histoire, c'est une erreur grave. Ces passages du Coran qui, pris tels quels, sont durs contre la femme, on ne peut les intégrer dans le grand oeuvre social de ce début de siècle. Simplement, il faut dire qu'ils tombent en désuétude. Leur incidence sociale est caduque. Ce à quoi ils font allusion est obsolète. De nos jours, par exemple, on ne peut pas demander sérieusement qu'en cas de témoignage (devant la justice - NDLR), il faut qu'il y ait deux femmes pour un homme. C'est une atteinte gravissime à la dignité de la femme.


Pourtant, les autorités algériennes elles-mêmes affirment haut et fort que le Code de la famille doit respecter la charia...


Ghaleb Bencheikh. En 1984, lorsque le Code de la famille a été adopté, la pusillanimité, la frilosité, la lâcheté du législateur, voulant céder aux sirènes islamisantes qui grondaient, a fait qu'on a été plus royaliste que le roi. Dans ce code, il y a des choses que même la charia - mot qui ne veut rien dire d'autre que loi d'inspiration religieuse -, dans sa forme la plus rigoriste, n'a pas prévues. Un exemple : quand une femme a divorcé, cette charia prévoyait qu'elle garde les enfants, qu'elle reste à la maison. Or le Code de la famille ne lui a pas octroyé la garde des enfants ni le logement, ce qui est inique ! Récemment, on est donc revenu sur ces cas graves, mais à mon avis on est encore très en deçà de ce qu'il faudrait dire et faire pour simplement avoir un Code civil, pour les questions matrimoniales, qui respecte la dignité humaine dans sa composante féminine, comme dans sa composante masculine.


Que répondez-vous à ceux qui prétendent s'appuyer sur les textes sacrés, la tradition islamique, pour dire que la femme n'est pas l'égale de l'homme ? Ou bien qu'elle « doit obéir à l'homme » ?


Ghaleb Bencheikh. Obéir à quoi et pour quoi ? ! Pourquoi voudrait-on qu'il y ait au sein du couple une relation de dominant à dominé, un donneur d'ordres et quelqu'un qui doive obéir ? Ça n'a pas de sens ! C'est même en contradiction avec la Constitution algérienne qui prévoit qu'une citoyenne peut postuler à la magistrature suprême. Alors, comment voudrait-on que le plus haut magistrat du pays, le chef des armées, celui qui incarne la nation et l'État, doive obéir, dans les considérations privées et familiales, à un de ses administrés ? Ce n'est pas sérieux. Quant aux textes sur lesquels on se fonde, au niveau ontologique, de l'égalité foncière, véritable, il n'y a pas de différence entre l'homme et la femme. On ne trouve pas dans le Coran que la femme est née de la côte flottante de l'homme, on ne trouve pas qu'elle est tentée, tentatrice à son tour, et on ne trouve pas une théologie qui fait de la femme la cause de tous nos péchés, tous nos maux, etc. En revanche, au niveau statutaire, il y a des passages qui affirment, hélas !, une prééminence de l'homme par rapport à la femme sur certains points : le témoignage, que j'évoquais tout à l'heure, la polygamie, l'héritage, et ces histoires de voile. Mais là aussi, il faudrait savoir les relativiser à leur contexte, expliquer pourquoi ils ont été révélés pour leur époque. Ce sont ces passages-là dont, de nos jours, les jurisconsultes machos, sexistes, phallocrates, misogynes, ont pris prétexte pour justifier cette sujétion de la femme. Mais cette façon de plier le religieux pour des considérations psychologiques, personnelles, politiques, sociales npas de fondement légitime au niveau de l'exégèse, de l'interprétation.
Prenons l'héritage. Il est vrai qu'il est dit que la femme a la moitié de ce qui revient à l'homme. Mais, et le « mais » est de taille, d'abord, elle n'héritait pas avant : le fait de lui donner une part d'héritage, c'est déjà la reconnaître comme un sujet, acteur de son destin, alors qu'avant elle faisait partie du patrimoine allégué, du bien transmissible. Certes, elle n'a que la moitié de l'héritage, mais elle n'est pas tenue, religieusement, de subvenir aux besoins de la famille ; à l'époque, c'est le mari qui en a le devoir. De nos jours, la situation a changé, l'homme et la femme subviennent ensemble aux besoins de leur foyer. Du coup, les raisons qui faisaient qu'on donnait la moitié de l'héritage à la femme ne sont plus valables. Dès lors, les conséquences ne doivent plus non plus être valables.


Vous rappelez les croyants au devoir permanent d'interprétation des textes...


Ghaleb Bencheikh. Le Coran dit en effet qu'il faut exercer la raison, l'intelligence. Il y a mieux que ça. Dans le Coran, un passage dit : « Et leurs affaires sont objet de consultations entre eux. » Donc, ça fait partie de nos affaires, à nous musulmans, au début du XXIe siècle. En Algérie, c'est déjà gravissime d'avoir mis dans la Constitution que l'islam est religion d'État. L'État ne doit pas avoir de religion en principe. L'État est le garant du libre exercice des cultes. Si on se veut moderne, on doit se doter d'institutions modernes, respecter toutes les traditions religieuses et laisser la gestion du culte islamique à un organisme autonome, indépendant. De nos jours, on devrait donc dire qu'il n'y a aucune raison en matière de considération matrimoniale, ou de dévolution successorale, ou de Code civil, d'aller se référer au Coran. D'autant plus que ce Coran-là a donné lieu à travers l'histoire à moult interprétations. Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui on en privilégierait une sur une autre. Et comme par hasard on privilégie la plus drastique.


L'opposition des islamistes à la réforme du Code de la famille se focalise surtout sur la suppression du tutorat sur la femme pour le mariage, qu'ils considèrent comme « une protection ». Qu'en pensez-vous ?


Ghaleb Bencheikh. C'est une ineptie. Cela part de l'idée que la femme est une mineure à vie. Considérer que c'est une protection, c'est la confiner dans un rôle infériorisant, et dans un statut qui n'est pas digne de sa condition d'être humain. Il est vrai qu'à travers lla jeune fille encore vierge avait besoin de l'avis de son père, qui était un peu son tuteur, les sociétés étant ce qu'elles étaient à l'époque. Mais ce n'est pas une obligation religieuse contraignante, une prescription coranique. La seule question qui vaille, c'est de savoir si elle est majeure ou pas. Si elle a atteint la majorité, elle n'a plus besoin d'aucune tutelle, fût-ce celle de son père, pour se marier, voyager, etc. Il faut sortir de l'archaïsme.


Les islamistes font aussi grand cas du maintien de la polygamie, au motif, là encore, qu'elle est inscrite dans le Coran...


Ghaleb Bencheikh. Le Coran n'a jamais dit aux hommes : vous avez le droit d'avoir quatre épouses. Ce n'est pas un droit, c'est une virtualité dans un contexte bien particulier. Il est dit : « Dans le cadre de la prise en charge des veuves et des orphelines, il vous est possible d'épouser parmi celles qui vous plairont une, deux, trois ou quatre femmes à condition que vous soyez équitable. Et comme vous ne pourrez être équitable, alors une seule épouse vous est meilleure ; c'est la conduite la plus proche de la justice. Dieu n'a pas placé deux coeurs dans la poitrine de l'homme. Vous ne pouvez être équitable envers vos épouses, même si tel était votre désir le plus ardent. » Voilà les textes qui parlent de cette fameuse polygamie. Trois observations. Un, c'est dans un cadre particulier, la prise en charge des veuves et des orphelines. Deux, dans une société tribale où la polygamie était anarchique, sans limite : par rapport au nombre des femmes de Salomon ou de David, les ramener à quatre, pour l'époque, c'était un progrès spectaculaire. Trois, de nos jours, c'est la stricte monogamie qui doit prévaloir ; on ne peut pas sérieusement continuer à tergiverser en se demandant s'il faudrait assujettir la polygamie au consentement de la première épouse (2). On a affaire avec des hommes machos, sexistes, phallocrates, misogynes et qui veulent assouvir leurs besoins libidineux en se fondant sur le Coran. Il n'y a rien d'autre. Une nation démocratique, moderne, qui croit au progrès, abolit ce genre de choses. Il n'y a pas à vouloir la limiter par la loi - qui doit être une loi relevant du droit positif -, à théoriser sur la polygamie.


Que pensez-vous de l'interdiction, également stipulée dans le Code de la famille, du mariage d'une femme ou d'un homme musulman avec un homme ou une femme non-musulman ?


Ghaleb Bencheikh. De tout temps, on autorisait l'homme musulman à épouser une juive ou une chrétienne, une croyante adepte des autres traditions religieuses - pas une athée. Mais l'inverse n'était pas possible : une femme n'épousait personne d'autre que le musulman.

Pourquoi ? L'argument avancé était : dans une société patrilinéaire, c'est-à-dire où les valeurs métaphysiques ont toujours été transmises par le père, et virolocale, c'est-à-dire où c'est la femme qui vient dans le foyer du mari, les musulmans reconnaissaient l'enseignement de Moïse, de Jésus, mais pas l'inverse. Donc, on raisonnait en disant : la femme va être brimée dans sa religion, dès lors que le juif et le chrétien ne reconnaissent pas la prophétie mahométienne ; cela sous-entendait qu'ils allaient lui interdire le libre exercice de son culte. Et comme il y a la patrilinéarité, les enfants qui vont naître vont être perdus, par rapport à la oumma, la communauté musulmane. De nos jours, ces arguments tombent en désuétude. Un État laïque moderne fera en sorte que le juif, le chrétien, l'athée ou le musulman n'a plus aucune raison d'avoir l'avantage sur la conscience de son épouse. C'est l'État qui doit lui garantir le libre exercice de son culte.

Quel que soit son époux, son islamité et sa foi sont garanties. Et on ne peut même pas dire que son islamité est atteinte du fait qu'elle a épousé un non-musulman, puisque celui-ci n'aura pas à interférer dans sa manière de vivre sa spiritualité. Et puis, il faudrait sortir de cette idée comptable de la oumma, on perd quelques-uns par ci, on gagne quelques-uns par là. Non, les questions de salut, de religion, de spiritualité engagent avant tout la conscience humaine dans l'intimité de chacun, ce n'est pas une question de nombre. Enfin, une femme vivant avec un mari non musulman dans l'harmonie, le respect, l'amour, c'est beaucoup plus porteur et gratifiant pour elle, que si elle épousait un musulman qui va la battre, l'opprimer.


À entendre les attaques contre la réforme du code, on a le sentiment d'une peur profonde vis-à-vis de la femme...


Ghaleb Bencheikh. Sans flagornerie aucune, je suis de ceux qui pensent que le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas. Je suis de ceux qui croient que si on avait conféré aux femmes la gestion des affaires du monde, il y aurait eu moins de violences, moins de guerres. Je suis de ceux qui déplorent que la civilisation a toujours été masculine ; la femme, depuis qu'elle est sortie du gynécée grec, elle fut tour à tour ménade, bacchanale, odalisque, geisha, égérie, meuf, tout ce qu'on veut, jamais définie intrinsèquement. Les relations hommes-femmes doivent être fondées sur l'harmonie, l'attrait physique, l'amour, la miséricorde, la complicité, le fait de vivre ensemble, simultanément, une belle aventure. Pas sur la peur, la négation d'autrui, la sujétion ou l'asservissement de l'autre. Il y a à essayer de vivre ensemble en harmonie, et en parfaite égalité ontologique, de droit, de respect, avec pour seul critérium déterminant la dignité humaine, que ce soit chez l'homme ou chez la femme.


La question du voile est aussi symptomatique de cette peur. Pour les islamistes, en Algérie comme en France, ce serait encore une protection de la femme. Que répondez-vous sur ce sujet ?


Ghaleb Bencheikh. Là aussi, il s'agit de fadaises. La femme n'a pas besoin d'un tissu pour être protégée. Ce qui la protège avant tout, ce sont son instruction, son éducation, sa culture, son acquisition du savoir, son sens de l'honneur, sa vertu, sa pudeur. Si le Coran a mentionné le voile, ce n'est pas une nouveauté. La femme juive se rase le crâne et met une perruque : on considère que les cheveux sont un attribut érotique. L'épître de saint Paul aux Corinthiens dit : « Si une femme n'était pas voilée, c'est comme si elle était tondue, et comme il n'est pas préférable d'être tondue, il est préférable d'être voilée. » Ça pouvait s'expliquer pour l'époque. On oublie aussi que le calife Omar, tout puissant, tout pieux, auquel les islamistes se réfèrent toujours, a battu une femme musulmane dite de basse extraction lorsqu'elle a voulu se voiler. On ne va pas se battre à coups de versets coraniques, mais il y en a un, le verset 60 de la sourate 24, la sourate de la lumière, qui dit en substance : « Et celles qui n'escomptent plus aucun mariage ne seront point blâmées si elles n'étaient pas voilées. » Ça règle d'emblée le problème de nos mères et de nos grands-mères, même si derrière ce passage il y a une idée machiste. Quant aux jeunes filles à peine nubiles qu'on emmitoufle dans un tissu bigarré qui les enlaidit, c'est une catastrophe, un non-sens, et les séquelles psychologiques que cela va laisser sont gravissimes. Pourquoi ? Lors d'un débat contre Tariq Ramadan, à l'UNESCO, j'avais dit : « Si vous nous dites qu'il faudrait préserver la femme, cacher ses cheveux pour que les garçons ne fantasment pas là-dessus, il faudrait plutôt éduquer les garçons qui fantasment sur ça que culpabiliser la jeune fille dès son jeune âge. » Nous sommes dans cette situation simplement parce que nous n'avons pas connu le « moment Freud » chez nous.

Nous n'avions pas eu tout le débat sur les relations hommes-femmes, pudeur-impudeur, etc. Ce qu'on oublie, c'est que, à Samarkand, à Tachkent, à Boukhara, ou, mieux encore, à Cordoue, à Séville, la licence était perçue du côté des musulmanes : les juives et les chrétiennes voyaient les musulmanes comme étant des filles plutôt dissolues, alors que la pudibonderie, les bondieuseries étaient plutôt du côté, pour cette époque-là, des juives et des chrétiennes, qui avaient une relation au corps, au rapport charnel, exclusivement restreinte à la procréation. Ce qui n'était pas le cas, ce qui n'est en principe toujours pas le cas, dans la vision islamique. De nos jours, ça s'est inversé, malheureusement. Simplement parce qu'on a accusé un énorme retard dans tous les domaines, y compris celui des rapports hommes-femmes. L'équivalent, de nos jours, du verset coranique qui demande aux femmes de ramener sur elles leur voile, de ne pas piaffer afin de ne pas attirer le regard des hommes, c'est de recommander aux croyantes de s'habiller de manière pudique, et ce, de part et d'autre.
Entretien réalisé par Karima Goulmamine


(1) Notamment : Alors, c'est quoi l'islam ? Éditions Presses de la Renaissance, écrit et publié à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York ;
l'Islam et le Judaïsme en dialogue, Éditions de l'Atelier, 2002.
(2) Le projet de réforme du Code algérien prévoit de soumettre la polygamie à l'accord de la première épouse et au juge.
http://www.humanite.fr/


Les hommages au père Hamel se poursuivent toute la journée de ce mercredi 26 juillet à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). France 3 s'est rendue sur place.

France 3France Télévisions


Le père Jacques Hamel a été assassiné il y a un an, le 26 juillet 2016, par deux terroristes. Un hommage lui est rendu ce mercredi 26 juillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Une cérémonie émouvante, puisque musulmans et catholiques se sont retrouvés ensemble. "Nous avons pu assister à des échanges entre des catholiques et des musulmans. Les premiers se disant soulagés de leur présence, soulagés de savoir qu'ils partagent leur douleur. Et les seconds les invitant à boire le thé à la mosquée", témoigne la journaliste Charlotte Gillard. Des mots et des gestes symboliques qui ont participé à rendre cet hommage au père Jacques Hamel, très émouvant.
Une messe prévue à 18h


Les cérémonies se poursuivent tout au long de la journée, puisqu'une messe est prévue à 18h en la basilique Notre-Dame-de-Bonsecours, dans une commune voisine de Saint-Étienne-du-Rouvray. "Tous ceux qui le souhaitent pourront ensuite se rendre sur la tombe du père Jacques Hamel pour un dernier hommage en présence du culte musulman et du culte catholique", précise la journaliste.

Bayeux. L'artiste musulman offre un tableau en hommage au père Hamel, victime du terrorisme


Reçu à l'évêché de Bayeux, Abdelkhader Djabali, artiste musulman non pratiquant, originaire d'Arganchy, a offert un tableau au diocèse de Rouen, jeudi 22 juin 2017.
Abdelkhader Djabali, artiste d'Arganchy, a remis à Mgr Dominique Lebrun une œuvre pour le diocèse de Rouen. Sa mosaïque rend hommage au père Hamel et dénonce le terrorisme. (©Arthur Pereira/La Renaissance le Bessin)


Espoir, paix et solidarité. C'est le message relayé à travers le tableau d'Abdelkhader Djabali, artiste musulman non pratiquant, originaire d'Arganchy, qui a offert cette œuvre en hommage au prêtre assassiné en 2016.


« Faire face à la barbarie »


Jeudi 22 juin, en début d'après-midi, Mgr Boulanger a accueilli Abdelkhader Djabali, artiste musulman non pratiquant originaire d'Arganchy. Ce dernier a offert à Mgr Dominique Lebrun, archevêque du diocèse de Rouen, un tableau en hommage au père Hamel, victime d'un acte terroriste. « J'ai pris mes armes pour faire face à la barbarie », souligne l'artiste peintre, sculpteur et mosaïste. Cette œuvre apparaît comme une de réponse à la barbarie qui a frappé le père Hamel le 26 juillet 2016, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime. « Le père Hamel était un homme de paix. On ne touche pas à quelque chose de sacré », affirme Abdelkhader Djabali. « Je suis très touché par ce tableau, un geste original qui me fait extrêmement plaisir », confiait Mgr Lebrun. Un sentiment partagé par Mgr Boulanger :
Ce tableau témoigne des liens qui nous unissent dans la foi


Un message de paix, d'espoir et de solidarité


La mosaïque rend hommage à la fois au père Hamel, assassiné il y a un an par deux jeunes islamistes radicaux dans son église, mais aussi à toutes les victimes des attentats. L'artiste oppose ainsi le noir représentant la barbarie et la période sombre que traverse le monde, au bleu symbolisant l'espoir et la paix possible. « Cette mosaïque est une manière de faire face à ces gens qui nous prennent en otage », explique l'artiste d'Arganchy.


La liberté, une valeur essentielle


Le terrorisme menace toute forme de liberté et cherche à diviser les peuples. Abdelkhader Djabali l'a bien compris et sa démarche se veut solidaire. « Ces gens veulent dresser deux religions l'une contre l'autre. La liberté est une valeur essentielle. Le peuple de confession musulmane condamne le terrorisme ». Pour l'archevêque de Rouen : « La bonne manière de relever ce défi, c'est ensemble ».


Arthur Pereira


https://actu.fr/normandie/bayeux-lartiste-musulman-offre-tableau-hommage-pere-hamel-

 

Le Conseil Constitutionnel du Sénégal doit annuler le scrutin du 30 juillet 2017 « A POSTERIORI », SI....par  SOUGOU Seybani / Paris

Notre compatriote est un cadre franco-sénégalais avec une qualité d'analyse fine, rigoureuse et objective. C'est une ressource qu'aucun esprit partisan ne gyuide, il veut alerter et éclairer, çà chacun de faire son choix. On peurt être dans la diaspora et bien connaître le pays d'origine, les cartes sont rétrécies grace aux NTICS, les frontieres n'existent presque plus alors on peut s'informer et bien maîtriser les enjeux du pays même quand on ne vit pas dans le pays.P B CISSOKO


A moins d'un mois du scrutin du 30 juillet 2017, les conditions ne sont pas guère réunies pour la tenue d'élections libres, sincères, transparentes et démocratiques au Sénégal. Incontestablement, il s'agit d'une énorme régression démocratique, dont le régime de Macky Sall porte l'entière responsabilité.


Alors que le débat est focalisé volontairement (tentative de diversion) par les tenants du pouvoir sur la CENA, les 47 listes en présence, et le choix obligatoire de 5 bulletins par l'électeur ; paradoxalement le préalable élémentaire à la tenue de toute élection n'est pas tranché.


L'essence d'un régime démocratique réside dans le fait que les citoyens puissent exercer leur droit de vote, choisir librement leurs représentants et élire leurs gouvernants. Le droit de vote est un droit Fondamental, Inaliénable, et Constitutionnel, adossé à l'exercice de la Citoyenneté. L'article 3 de la Charte suprême est on ne peut plus clair : « La souveraineté nationale appartient au peuple sénégalais. Tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs ». C'est clair, net et précis. Or, à ce jour (samedi 01 juillet 2017), des millions de citoyens sénégalais inscrits régulièrement sur les listes électorales, et titulaires de récépissés en bonne et due forme ne disposent pas de la nouvelle carte d'identité biométrique (couplée à la carte d'électeur) leur permettant d'exercer leur droit de vote.

Une telle défaillance, pour un pays supposé « émergent » est d'une extrême gravité. Gouverner, c'est prévoir. Lorsqu'un Etat n'est pas techniquement (ou financièrement) en mesure d'assurer la production de titres d'identité biométriques dans les délais impartis, il ne doit pas s'engager dans une voie sans issue, faite d'errements et d'approximations. La décision de créer un nouveau fichier électoral stabilisé avec les cartes d'identité biométriques est le signe d'un amateurisme consternant. Il prouve surtout le manque de sérieux de nos gouvernants qui n'accordent aucun respect à leurs concitoyens qui leur ont accordés leurs suffrages, et dont les droits élémentaires sont constamment violés (droit à l'eau « produit de luxe aujourd'hui au Sénégal », droit à l'électricité, droit à un titre d'identité, droit aux services de base, etc...).

De deux choses, l'une :

1. Soit, le Ministère de l'Intérieur se trouve dans l'incapacité de délivrer les cartes d'identité biométriques aux millions de sénégalais inscrits, et dans ce cas, la caducité du nouveau fichier est constatée de fait (ce fichier sera inutilisable).
2. Soit, le Ministère de l'Intérieur fait le choix de recourir à l'ancien fichier, avec une énième prorogation des cartes nationales d'identité expirées depuis belle lurette (une telle mesure exclurait de fait des centaines de milliers de citoyens nouvellement inscrits). Rappelons que le Ministre de l'Intérieur avait publiquement soutenu (pour justifier la refonte partielle du fichier électoral) que l'ancien fichier ne pourrait plus être utilisé pour les prochaines échéances électorales.

En réalité, la refonte partielle du fichier électoral ayant permis d'atteindre plus de 5 millions d'électeurs selon les estimations officielles, le régime se voit désormais contraint de délivrer aux millions de sénégalais inscrits et jouissant de leurs droits civils et politiques, leurs cartes nationales d'identité biométriques. Il est absurde et totalement inacceptable de priver des millions de sénégalais de leur droit de vote (la responsabilité de l'Etat sénégalais est clairement établie). Il appartient donc à l'Etat de prendre toutes les dispositions idoines pour permettre à tous les sénégalais inscrits de disposer de leurs cartes d'électeurs, avant le scrutin du 30 juillet 2017 (ouverture des mairies, commissariats, ou centres sportifs 7 jours sur 7, et 24H sur 24, si besoin, jusqu'à la mise à disposition de toutes les cartes d'électeurs).

Priver des millions de sénégalais du droit de vote du fait d'une défaillance des services de l'Etat revêt un caractère illégal et inconstitutionnel, car est de nature à entacher considérablement la sincérité du scrutin. L'atteinte au droit de vote est un motif suffisant pour que le Conseil Constitutionnel, dans le cadre d'une saisine à postériori, procède à l'annulation du scrutin du 30 juillet 2017. Cette annulation est d'autant plus justifiée que le régime de Macky Sall a été élu en 2012, et qu'il a obtenu l'agrément de l'ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics) pour la passation de tous les marchés de gré à gré (pourtant non justifiés d'un point de vue juridique) liés à la confection des cartes nationales biométriques. Nous ne sommes pas dans un régime d'exception : le Sénégal n'est pas en guerre. Aujourd'hui, rien ne justifie que les cartes d'identité biométriques ne soient pas délivrées, en temps et en heure à nos concitoyens.

Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Réfugiés : Europol s'inquiète de la disparition d'enfants-Certains restaurants chinois serviraient de la viande humaine

Telerama.fr

Il nous faut être très prudent mais le monde devient fou. Les enfants, les femmes sont les victimes en général. En, Italie, en lybie, en Irack, etc , les plus malheureux sont les victimes.

Esclaves en Lybie ou ailleurs par le fait des passeurs, vente de viande humaine pour faire plus de profit, violence gratuite filmée, et le monde se tait. Pourquoi autant dde dérive. Restez ches vous ou soyez prudent, signalez tout dysfonctionnement qui peut porter atteinte aux humains,  aux anuimaux etc. Les réfugiés sont des proies faciles. P B C

 


Alors que l'agence policière redoute le déploiement d'une infrastructure criminelle paneuropéenne qui cible les enfants migrants, l'artiste chinois Ai Weiwei a posé pour une photo-choc rappelant celle du petit Aylan.


Le chiffre fait froid dans le dos. Selon l'agence policière Europol, qui s'appuie sur des informations fournies par les pays européens ou accessibles publiquement, près de 10 000 enfants migrants non accompagnés ont disparu en Europe entre les 18 et 24 derniers mois. Il s'agit plus exactement d'enfants dont « toute trace a été perdue après leur enregistrement auprès des autorités européennes », a précisé un responsable de l'agence. Sur ces 10 000 enfants, la moitié aurait disparu en Italie, quelque 1 000 autres en Suède. D'autres encore (mais le nombre reste incalculable) ont probablement retrouvé des membres de leur famille. Sur plus d'un million de migrants arrivés en Europe en 2015, environ 27 % d'entre eux sont des enfant, estime Europol.
L'agence redoute surtout que ces « enfants manquants» soient exploités à des fins sordides. En effet, elle souligne qu'une « infrastructure criminelle » paneuropéenne sophistiquée pourrait s'être développée dans le but d'exploiter les migrants illégaux, par l'esclavage ou des activités liées au commerce du sexe. En Allemagne et en Hongrie, notamment, un grand nombre de criminels ont été interpellés alors qu'ils exploitaient des migrants.
Au même moment, l'artiste Ai Weiwei, ultra-présent et hyperactif aux côtés des réfugiés qui arrivent chaque jour sur l'île grecque de Lesbos, refait parler de lui. Pour le compte d'un journal indien, India Today, un photographe a pris une photo de lui une photo de lui, allongé face contre terre sur une plage de galets de l'île, dans une posture qui rappelle celle d'Aylan Kurdi, l'enfant syrien de trois ans retrouvé sans vie le 2 septembre 2015 sur une plage de Bodrum (Turquie).
Paris : des migrants retrouvés congelés dans un restaurant chinois
JeanDavid Dreyfus


Un restaurant chinois a été fermé et ses salariés arrêtés par la police très tôt ce matin, selon les informations rapportées par une source locale. Le gérant serait toujours en fuite.
La police nationale enquêtait depuis un certain moment suite à des disparitions de migrants dans le XIIème arrondissement.

Les pistes conduisaient à ce restaurant chinois, qui malgré un taux de clients extrêmement bas depuis 2006, continuait d'ouvrir ses portes.
Très mal noté sur tripadvisor, on retrouve aujourd'hui des commentaires qui font froid dans le dos, indiquant par exemple que la viande de porc était trop grasse, ou que le nem au poulet a un goût de renfermé...


La police ayant donc suivi ses pistes, une perquisition sur ordre sur tribunal de grande instance vers 6h00, amena ceux-ci à faire une découverte sordide: des hommes adultes entreposés dans le sous-sol frigorifié du restaurant.
Les circonstances de la mort de ces migrants n'a pas été déterminé. Il semblerait s'agir, en tout état de cause, de personnes d'origine soudanaise, érythréenne et afghane.
"Pour des raisons financières, certains sont prêt à tout", nous a confié une association locale d'aide aux migrants. "Apparemment, leur viande servait à constituer les nems au poulet, le porc au caramel, le sauté de porc et la brochette de boulette de boeuf au fromage. C'est très écoeurant [...] mais cela doit nous rappeler que nous avons à faire à des personnes vulnérables".


Des sources proches du dossier nous ont confirmé en fin de matinée que le gérant serait à l'heure actuelle en Chine. L'enquête se poursuit.
Jean-David Dreyfus, pour Nordpresse.

 

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