5 ème Récital de Coran avec les enfants franco-sénégalais de Daara khaleyi de Mame Maodo Sy de France ( tidjania).

Après la 7 ème journée Culturelle Seydi Hadj Malick SY (rta)à Paris c'est au tour des enfants de la Daara khaleyi de Mame Maodo de France de se mettre en scène le samedi 6 mai 2017 dans le 13 eme arrondissement.

52 enfants de 3 à 17 ans et une exceptionnelle élève de plus de 55 ans. Plus de 30 familles vivant en IIe de France et de nombreux invités venus assister, accompagner les enfants dans cet effort d'appropriation culturelle.


Etre loin de chez soi ne doit pas ne empêcher d'instruire d'éduquer, de transmettre certaines valeurs à nos rejetons.


C'est ainsi que SERIGNE Mansour SY Djamil a initié cette école d'apprentissage du coran.


Il revient à Mme CISSOKO née Ndeye Sow et Cheikh Akhmed SARR de gérer cette école. Pour ce faire il a fallu trouver des ouztaz des maîtres de coran et malgré les activités professionnelles prenantes l'école en a trois ; Mamadou Moustapha MBODJ et Djamil Kane originaires de Louga, sans oublier Mr NDAW.
Le principe est simple, chaque professeur a en charge en fonction du lieu d'habitation un groupe d'enfants. Le professeur se déplace et retrouve les enfants chez eux pour les initier au coran et aux valeurs islamiques, les vraies. Rien de trop, tout est mesuré pour éviter les radicalismes fruit de mauvaises interprétations du livre Saint qui enseigne le respect, la paix et le vivre ensemble.


Il faut préciser que le choix des professeurs est rigoureusement fait sous le contrôle de Mr MBODJI qui doit discuter et valider sur les compétences et la moralité du ouztaz. On ne peut pas confier des enfants à n'importe qui c'est pourquoi le responsable moral et le directoire informent le professeur sur les codes de bonnes manières à avoir pour que la mission ne soit entachée d'aucune irrégularité.

Nous voici tous dans cette belle salle du 13 ème.


Ce genre d'organisation exige la participation de tous pour espérer une réussite. Les parents ont apporté des beignets, de l'eau, etc, pour agrémenter l'après midi.
Les adultes Lamine Gueye et autres s'affairent, donnent un coup de main ici et là, Moussa Diop fait des allers-retours en voiture pour aider Ndeye Sow et ses bagages. La présidente des femmes Fanta DOUKOURE n'était pas en reste, elle a donné de son temps et de son énergie comme d'habitude.


Le repas servi, nous nous retrouvons dans la salle et chacun s'affaire. Après la prière on nous invite à prendre place, les enfants devant, les parents derrière et les femmes dans une aile.
Sur l'estrade le micro attend les enfants, les professeurs, le président de l'association des tidjanes et Ndiassé sont prêts.
Une innovation notoire, la présence de Pap Amar MBODJI pour accueillir et épauler chaque enfant.

Les enfants connaissent parfaitement leur verset du coran mais réciter devant tout le monde n'est pas facile, le stress peut les bloquer et c'est là qu'intervient Pap Amar pour souffler le mot, tapoter le dos pour rassurer et mettre en confiance. Un détail important pour tout pédagogue qui veut le succès des apprenants.
Akhmed SARR le codirigeant de la daara des enfants ouvre le récital en fixant le cadre, les orientations et l'esprit pour lequel Mansour Sy Djamil a voulu cette école en Ile de France.
La directrice Ndeye Sow avait remis à chaque enfant un voile réglementaire pour les filles et un bonnet pour les garçons.
Un à un les enfants montent sur l'estrade avec l'aide de Mr DAFF et chacun récite son verset du coran. C'est dire à quel point il faut être vigilant pour éviter toute chute.

Ce fut un beau spectacle, et chaque enfant avec sa personnalité fougueuse, timide, etc, se lance ce qui prête à des sourires. Mr NDAW un autre ouztaz prend la parole pour demander aux enfants de ne pas avoir peur en précisant que ce n'est pas un examen, c'est juste une occasion de présenter aux parents ce qu'ils ont appris dans un esprit spirituel et convivial.
Il demande aux parents et aux autres enfants d'encourager et d'applaudir les copains et copines ce qui tranche avec cette idée saugrenue qui dit qu'un musulman n'applaudit pas ce sont les femmes qui peuvent applaudir. Cette école est ouverte, avec des maîtres et un directoire moderne bien que fidele à l'esprit du Coran sans le trafiquer. Un directoire qui s'adapte au contexte dans lequel il vit pour ne pas créer de difficulté supplémentaire ou compliquer l'étude du coran.


Mr NDAW félicite les professeurs, les parents et le Président et la présidente en leur disant une chose «diriger les sénégalais est difficile parce que chacun s'improvise connaisseur et se met à juger à critiquer au lieu d'agir»


Chaque professeur donne une fois 60 mn ou 90 mn et par semaine le cours de coran. Les distances et le problème du transport compliquent les choses en ile de France.
C'est peu mais c'est déjà une bonne chose pour commencer toute étude coranique en contexte interculturel.
Le petit Ngalkou Ndiaye venu de Taverny après avoir récité son verset de coran, cet amoureux de foot, nous raconte la vie du prophète. Un moment émouvant et enclin au respect.
Quand Ngalkou nous raconte que le prophète avait 11 femmes puis le coran a limité le nombre à 4, je venais de combler encore une ignorance. Comme quoi ce récital était encore une fois l'occasion d'apprendre.

Les enfants sont plus forts que certains parents, ils connaissent des versets de coran que leurs parents ne maitrisent pas, il n'y a pas de honte c'est une chance et une fierté.

L'Oustaz Mbodji avant la remise des cadeaux aux enfants nous offre un petit laïus sur les 5 moments de la prière. Il demande aux parents d'exhorter les enfants à prier ce qui va les habituer à la pratique (en contexte interculturel avec la dernière heure de prière il sera difficile de réveiller un enfant à 23 h sachant qu'il doit se rendre à l'école le lendemain). Il dit aussi aux uns et aux autres de ne pas mentir, mentir est indigne du musulman et de la toute personne.
Voici l'heure de la remise, la salle est animée, les enfants ont bien récité, bien bu et mangé et voici qu'on les appelle pour leur remettre le cadeau sur le coran et la foi. Un cadeau bien apprécié par les enfants. Les parents aussi on reçu leur part de cadeau puisque ce sont eux qui inscrivent et font vivre l'association.


Mme Oumou DIALLO la plus âgée des élèves en réalité elle a décidé de prendre des cours pour apprendre à lire le coran. Etant allée à la Mecque elle avait vu des consœurs lire leurs livres ce qu'elle ne pouvait faire et c'est ainsi qu'elle décide de trouver un professeur en la personne de ouste Djamila. Elle a voulu donner son expérience pour inciter les mamans les grands-mères à accéder à la lecture pour mieux vivre la foi ; une foi savante.( ikra). Il est temps de rendre la salle et rentrer chez soi avec le sentiment du devoir accompli.
Les parents échangent sur l'association, sur la motivation des enfants et certains échangent même des besoins annexes. Ce fût une occasion de se rencontrer et de passer du bon temps autour du coran ce livre saint rempli de paroles saines.


L'association innove et va mettre en place une « bourse » d'excellence, chaque enfant qui aura « trop » bien réussi à l'école sera récompensé. C'est une façon aussi de dire qu'il faut chercher à être compétent partout, la quête du savoir est impérieuse et s'il le faut il faudra aller aussi loin qu'en Chine pour cela.


J'aurais souhaité aussi que les adultes à la fois talibés et informaticiens, ingénieurs, techniciens, philosophes, pédagogue, puissent prêter mains fortes aux enfants qui seront dans certaines difficultés scolaires. Quinze minutes, 30 mn peuvent débloquer une difficulté via les NTIC ( skype, téléphone, ou autres moyens de communication sans se déplacer)
Nos enfants ont quelque fois des difficultés pour trouver des stages de découvertes en 3 eme ou autres, nous en tant que parents pourront dans nos services respectifs essayer de les placer plutôt que de laisser les professeurs les orienter en fonction de leurs origines ( pizza, cuisine, restauration, coiffure, plomberie, et jamais ou rarement en informatique, médecine, ingénierie ou enseignement, etc.


C'est l'occasion ici de remercier tous ces parents, Djinda Sy, Mmes DIALLO, DAFF, Modou, Aïmirou, l'homme de la communication Daouda SECK, Mr SAMB, Demba Ndiaye, etc

On signalera ici une mention spéciale à celui qui est l'oncle de Oustaz Mamou MBODJI, j'ai nommé Ibra MBODJI un homme bon, calme et dense. Il a accueilli notre professeur en France etc ...Nous reviendrons sur cet oncle qui va quitter son commerce situé au Métro Créteil l'échat pour un autre métro.

Pape B CISSOKO ichrono.info et parents

 

Sibeth Ndiaye (37 ans) service com de En Marche de Macron : une franco-sénégalaise 


Elle est en charge de la communication et de la presse. Titulaire d'un DESS en économie de la santé, elle est passée par la case du syndicalisme étudiant. De tendance strauss-kahnienne, elle est au PS depuis 2002 où elle a été secrétaire nationale en charge de la petite enfance. Ancienne des cabinets d'Arnaud Montebourg et d'Emmanuel Macron à Bercy, elle a aussi dirigé le service de presse de Claude Bartolone au département de Sein-Saint-Denis.

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/elections/emmanuel

Sibeth Ndiaye, la Sénégalaise en marche avec Emmanuel Macron
Par Rahabi Ka jeune afrique

Son prénom évoque les reines combattantes de la Casamance. La légende familiale veut que sa mère l'ait découvert en lisant le quotidien national le Soleil. Aujourd'hui lancée dans la bataille de l'élection présidentielle aux côtés d'Emmanuel Macron, la Franco-Sénégalaise Sibeth NDiaye gère les relations presse du candidat.


Jeune Afrique : Vous avez votre carte au Parti socialiste depuis 2002, vous avez milité à l'Unef quand vous étiez étudiante, quel a été le déclic de votre engagement politique ?


Sibeth Ndiaye : L'engagement dans le syndicalisme étudiant vient de mon envie de changer les choses de manière concrète. Quand vous êtes élue étudiante, dans le conseil d'administration de votre université, vous avez l'opportunité de mener des projets, de négocier avec l'administration des changements et des évolutions qui changent concrètement la vie des étudiants. C'est cela qui m'a passionnée. La politique, c'est venu plus tard avec l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, en 2002.


Comment avez-vous rencontré Emmanuel Macron et quelle a été votre première impression ?


Je l'ai rencontré pour la première fois à l'Elysée. Il était secrétaire général adjoint, et je travaillais pour Arnaud Montebourg. Il était d'un abord agréable, avec beaucoup d'humour. Mais je n'ai pas eu à l'époque l'occasion de travailler avec lui.


Quand Emmanuel Macron a annoncé la création de son mouvement, vous a t'-il immédiatement proposé de le rejoindre ? Avez-vous eu des réticences à rejoindre en Marche après avoir été si longtemps au PS ?


À cette période, je travaillais au sein de son cabinet et il avait souhaité séparer strictement les activités d'En Marche ! de celles du cabinet. Je n'ai su que le mouvement allait être lancé que la veille du 6 avril...


Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce mouvement ?


La volonté de transcender les clivages existants, la tentative audacieuse pour essayer autre chose, et le sentiment que ça ne pouvait plus continuer comme avant, que les appareils existants ne réfléchissaient plus sur le monde et ses évolutions.


Vous avez travaillé auprès de différents hommes politiques dont Claude Bartolone, Dominique Strauss Kahn... Qu'est ce qui fait la singularité d'Emmanuel Macron selon vous ?


La première fois qu'il a réuni son cabinet, il nous a dit une phrase qui m'a marquée : « Ne venez jamais me dire qu'on ne peut pas faire telle ou telle chose parce qu'on ne l'a jamais fait auparavant. » C'est quelqu'un de très libre et qui cherche en permanence à questionner le monde.
Nous partageons aussi un amour de la langue française et en particulier de la poésie. Je me rappelle toujours avec émotion qu'au décès de ma mère, il avait eu la délicatesse de m'offrir un livre de Roland Barthes, Journal de Deuil. Il m'a servi de livre de chevet pendant de longs mois.


On dit que vous êtes bien plus qu'une chargée des relations presse, que vous êtes une vraie conseillère et qu'il vous écoute beaucoup. Quel est votre rôle auprès de lui ?


Je travaille au sein d'une équipe. Dans cette équipe, chacun contribue par son regard, son parcours, ses idées, à le conseiller. Il apprécie de pouvoir bénéficier de points de vue différents, parfois divergents. C'est ce qui nourrit sa réflexion propre. Mais à la fin, il est celui qui tranche.


N'avez-vous jamais envisagé de vous lancer en politique ? Si Emmanuel Macron est élu Président quel serait votre rôle auprès de lui ?


Mais je suis déjà engagée politiquement ! Cette campagne occupe mes jours et mes nuits depuis plusieurs mois. Etre élu n'est pas l'alpha et l'omega de l'engagement politique... Quant à mon rôle futur auprès d'Emmanuel Macron, c'est à lui de vous le dire, pas à moi.


Vous êtes née à Dakar, quel est votre lien avec le Sénégal ? Avez-vous la nationalité française et depuis quand ?


Je suis française depuis le mois de juin 2016. J'ai mis beaucoup de temps à me décider (rires). Une grande partie de ma famille réside au Sénégal, en particulier l'aînée de mes 3 sœurs. Les autres vivent dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, au Togo, dont est originaire ma mère, et au Nigéria. Nous sommes plutôt des globe-trotteurs !


Vous pourriez être un modèle pour les jeunes femmes d'origine africaine qui hésitent à se lancer dans le milieu politique, que souhaitez-vous leur dire ?


Je ne me vis pas du tout comme un modèle. Ma carrière professionnelle s'est surtout construite autour de belles rencontres, avec des gens qui ont su me faire confiance, et j'ai toujours essayé d'être digne de cette confiance. Cela me pousse à penser qu'il suffit de tomber sur la ou les bonnes personnes, celles qui ne voient pas votre couleur de peau, votre origine sociale ou votre seul parcours scolaire, pour que tout change.


Si j'avais un seul souhait, c'est que mon parcours démontre à tous ceux qui sont susceptibles d'embaucher ou de mettre le pied à l'étrier d'un jeune homme ou d'une jeune femme, que ce qui compte c'est d'abord la personnalité et l'envie de faire.

*Sibeth Ndiaye a répondu à nos questions par email

I'm not your négro –Je ne suis pas votre nègre--Emission spéciale avec Raoul Peck, ½- La Grande table par Olivia Gesbert–arte

'Amérique de James Baldwin à Raoul Peck. A l'occasion de la diffusion de son documentaire, le cinéaste haïtien Raoul Peck revisite les luttes sociales et politiques des Afroaméricains au cours de ces dernières décennies, à travers les propos et les écrits de l'écrivain noir américain James Baldwin


Un réalisateur politiquement incorrect, traversé par l'exil, les luttes, la mémoire. Documentariste haïtien, ancien ministre de la culture à Port-au-Prince, président de la femis à Paris... Raoul Peck signe aujourd'hui I am not your Negro : un retour aux fondamentaux, diffusé en avant-première ce soir sur Arte, et au cinéma le 10 mai, après un carton dans les salles américaines.


Ce documentaire – déjà multiprimé, ce week-end à Los Angeles après les festivals de Berlin, Toronto, et nominé pour l'Oscar du meilleur film en février dernier – revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains à travers les mots et la figure de l'écrivain James Baldwin. Sans être une histoire de la question noire mais une histoire de l'Amérique.


Né en 24, mort en 87, James Baldwin est un écrivain profondément américain, chroniqueur de son pays natal, qui raconte dans ses textes, romans, essais, poésies, l'Amérique sous toutes ses formes, les tensions sociales, raciales, qui agitent son Siècle.


"Le manuscrit de Baldwin m'a ouvert une porte d'entrée, pour raconter l'histoire que j'attendais."


"Je cherchais une voix atypique, de rébellion, inattendue. Mon choix s'est arrêté sur Samuel Jackson. En ce qui concerne la version française, j'avais l'impression d'avoir moins de choix... Joey Starr s'est imposé."


"Au-delà de l'exemple des Noirs aux Etats-Unis, James Baldwin dénonce la civilisation occidentale dans son ensemble et son traitement de l'autre"
"Baldwin est dans la position du passeur, du sage, de celui qui interprète et transmet les grandes voix qui l'ont précédé."
"Lire Baldwin m'a permis d'ordonner et de structurer les contradictions auxquelles j'ai toujours été confronté."


In France inter on lira ceci


Raoul Peck : "Il y a une réalité du racisme dans la vie de tous les jours à laquelle vous ne pouvez échapper" par Patrick Cohen France inter
Son documentaire "I am not your negro" a été nommé aux Oscars cette année, et salué par la critique aux Etats-Unis: le cinéaste haïtien Raoul Peck est l'invité de Patrick Cohen.

L'état de nos démocraties face au racisme, aux populismes, à la radicalisation, à travers le regard de l'artiste engagé Raoul Peck, qui met à nu les fractures de la société contemporaine.
Suite de notre émission grand témoin, avec le cinéaste et réalisateur haïtien Raoul Peck, à l'occasion de la diffusion de I am not your Negro, ce soir sur Arte, le 10 mai au cinéma.
I am not your Negro : tout est dans le titre, ne pas laisser l'autre vous définir, décider de ce qui constitue une identité... Les questions sont posées d'emblée : à quel point dans nos sociétés, l'identité est une question politique, instrumentalisée, exacerbée, au cœur des rapports de domination et des inégalités économiques ?
"Il est temps de nous mettre face à face et de commencer à parler, de cesser d'occulter des parts d'une histoire commune."
"Chair de l'accumulation du capital sur le sol américain, l'esclavage illustre cette relation entre pouvoir et profit."
"Les armes démocratiques sont aujourd'hui insuffisantes pour combattre les problèmes auxquels ns faisons face : il reste les êtres"
"Mon identité est mienne, toujours en mouvement, définissable uniquement par moi. Je refuse les amalgames réducteurs."
Raoul Peck, La Grande Table
Il y adapte les écrits et les propos de l'écrivain noir américain James Baldwin, autour des luttes pour l'émancipation des Afro-Américains depuis plusieurs décennies.
Pour Raoul Peck, "c'est une histoire qui est totalement urgente aujourd'hui", dans une période où le racisme est encore très présent dans les sociétés occidentales. Il a constitué son film à partir du propos de Baldwin, bien sûr, mais aussi d'images et de documents d'archives. Des documents inédits mais aussi des documents connus, qu'il a présentés autrement, "des documents auxquels les gens se sont habitués. Ils ont oublié comment les voir. Baldwin parle des images, du poids des images, de ce que les images portent comme idéologie".
Raoul Peck y dénonce le racisme latent dans la société. "Quand on prend les critères de logement, d'éducation, de santé, il n'y a pas eu de changements fondamentaux. Ce qui est dur, ce n'est pas le racisme violent qu'on voit à la télévision. C'est que ça ne s'arrête jamais. Même dans un milieu privilégié, il y a une réalité de la vie de tous les jours à laquelle vous ne pouvez échapper."
L'élection d'Obama a-t-elle amélioré les choses ? "Baldwin disait : la vraie question c'est pas d'avoir un président noir, c'est de quel pays il sera le président. Il avait raison : aujourd'hui on voit que c'est ce même pays qui a élu Donald Trump. Les problèmes sont des problèmes de société qui ne peuvent pas être résolus par une femme ou un homme." Pour lui, les vraies questions sont des questions de société profonde, sur son fonctionnement : "Le blanc, c'est une métaphore du pouvoir", résume-t-il. "Si les richesses étaient mieux réparties, le débat serait totalement différent." Tout en rappelant que "les États-Unis ont une histoire particulière de violence, c'est un pays qui s'est construit sur deux génocides : celui des Indiens puis l'esclavage."

MALCOLM X-Sans lutte il n'y a pas de progrès-Jonathan Demay
Préface de Médine
HISTOIRE BIOGRAPHIE AMÉRIQUE DU NORDAMÉRIQUES USA

Plus de 50 ans après sa mort, il convient de mettre fin à la légende négative fabriquée par les détracteurs de Malcolm X, celle d'un homme raciste et violent, soit l'opposé du pacifiste Martin Luther King. Né dans une Amérique profondément ségrégationniste, Malcolm Little s'est construit dans un environnement hostile qui le conduisit à la criminalité, la drogue et la prison. La découverte de l'islam puis son entrée dans la Nation of Islam vont bouleverser sa vie et le transformer en Malcolm X, un des leaders les plus charismatiques du 20e siècle.

Plus de 50 ans après sa mort, il convient de mettre fin à la légende négative fabriquée par les détracteurs de Malcolm X, celle d'un homme raciste et violent, soit l'opposé du pacifiste Martin Luther King. Malcolm Little est né dans une Amérique profondément ségrégationniste qui a tué son père et épuisé sa mère. Il s'est donc construit dans un environnement hostile avant de tomber dans la criminalité, la drogue et de finir en prison. La découverte de l'islam puis son entrée dans la Nation of Islam vont bouleverser sa vie et le transformer en Malcolm X, un des leaders les plus charismatiques du 20e siècle.

Enfin, lors de la dernière année de sa vie, il deviendra Malik El-Shabazz, le combattant des droits humains. Leader politique, internationaliste, ambassadeur de l'islam aux États-Unis, Malcolm X a toujours été du côté des opprimés. Sa vie est un exemple d'apprentissage, de combat et de fraternité.

Jonathan Demay est journaliste diplômé de l'ESJ Pro de Montpellier. Il travaille sur le site Basket USA, référence française sur la NBA.

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A nos sœurs et frères-Ne
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