Méditation et pleine conscience-mindfullness


Nous recherchons tous à être bien en accord avec notre corps et notre esprit. P B CISSOKO


Vivre l'instant présent, le vivre pleinement...

Être conscient(e) de l'instant présent, et le savourer, le déguster, le transcender... et bien plus encore... « Bien souvent, nous nous rendons compte de la valeur de l'instant présent, Seulement, lorsqu'il devient un souvenir ». Les Bienfaits de la Mindfullness : La pleine conscience...

C'est une manière d'être en relation avec sa propre expérience (ce que nous percevons avec nos sens, nos sensations corporelles, nos pensées). Elle résulte du fait d'orienter volontairement l'attention sur son expérience présente et de l'explorer avec ouverture, que nous la jugions agréable ou non, tout en développant une attitude de respect et de patience envers soi. Elle permet de s'engager dans des actions en lien avec ses valeurs et objectifs. Les programmes mindfulness sont issus de la rencontre de deux univers en apparence complètement opposés : Celui de la tradition philosophique orientale et des pratiques de méditation bouddhistes en particulier, et celui de la recherche scientifique occidentale en psychologie, en particulier en neurosciences.


Les Créateurs de Possible/ Philippe Rosenblum


La pleine conscience


C'est une manière d'être en relation avec sa propre expérience (ce que nous percevons avec les 5 sens, nos sensations corporelles, nos pensées).
Elle résulte du fait d'orienter volontairement l'attention sur son expérience présente et de l'explorer avec ouverture, que nous la jugions agréable ou non, tout en développant une attitude de tolérance et de patience envers soi.
Elle permet de s'engager dans des actions en lien avec ses valeurs et objectifs
Les programmes mindfulness sont issus de la rencontre de deux univers en apparence complètement opposés: celui de la tradition philosophique orientale et des pratiques de méditation bouddhistes en particulier, celui de la recherche scientifique occidentale en psychologie, en particulier en neurosciences
La mindfulness témoigne d'une redécouverte par la science de ressources culturelles ancestrales et illustre une rencontre créative entre la tradition et la modernité. C'est en cela un événement culturel majeur et révolutionnaire: science et tradition travaillent aujourd'hui main dans la main, la science étant capable de démontrer la pertinence et l'efficience de ces pratiques découvertes empiriquement et de leur redonner le crédit dont elles avaient besoin dans nos sociétés devenues si pragmatiques
La mindfulness ou pleine conscience samma-sati en pali, samyag-smriti en sanscrit, peut se traduire par attention juste. Cela désigne la conscience vigilante par opposition à l'état de conscience en pilotage automatique, sans conscience comme lorsque nous conduisons, faisons la cuisine etc... Ce dernier est un état de conscience très développé, parfois très représenté chez certaines personnes comme celles anxieuses qui parlent pour combler le vide sans aucune conscience de ce qu'elles sont en train de dire.


La pleine conscience est un état de conscience naturel que nous pouvons apprendre à développer notamment par des exercices de méditation qui demandent de porter son attention intentionnellement au moment présent sans jugement sur l'expérience qui se déploie moment après moment (Jon Kabat-Zinn en 2003) .
Le « bien-être » est d'abord bien « être »


Cet état de conscience peut aussi être appelé mode être et peut se déployer dans toutes les activités où nous ne recherchons aucune performance mais où il s'agit simplement d'être présent à ce que nous faisons: lorsque nous chantons, dansons, tirons à l'arc, faisons l'amour ou autre, à condition que nous soyons pleinement à ce que nous sommes en train de faire sans aucune autre intention que de faire ce que nous faisons. C'est un état dans lequel nous ne cherchons pas à obtenir quelque chose mais sommes pleinement là. Le mode être que l'on pourrait appeler non-faire s'oppose au mode faire de résolutions de problème.


Le mode faire est un état de conscience tendu vers un but, celui qui permet de résoudre un problème. Il permet de se représenter les actions à mener pour atteindre un objectif. Exemple : se repérer dans l'espace, aller d'un point A à un point B. Il s'agit de comparer l'état actuel des choses à un état envisagé : prenons un terrain vague, et l'édification d'un bâtiment pour un architecte.

Cet état de conscience, très utile, est responsable des plus grandes créations et réalisations de la civilisation. Malheureusement, alors qu'il est le plus développé dans la culture occidentale, que c'est celui que nous employons le plus dans notre vie quotidienne et surtout dans notre travail, il est non seulement inopportun mais même nuisible quand il s'agit de résoudre des problèmes liés à la conscience de soi. Si j'ai un problème de poids par exemple et que je me compare à l'état physique dans lequel je voudrais être, il y a de fortes chances pour que le constat soit amère tant au niveau des pensées que des émotions ce qui va certainement me casser le moral et me retirer de l'énergie pour mener des actions efficaces qui soulageraient mon problème.


Notons pour l'instant que résoudre les problèmes uniquement par le mode faire peut provoquer de véritables catastrophes qui épuisent nos ressources intérieures dans un fonctionnement auto-centré, ressources qui ne sont de ce fait plus disponibles comme c'est le cas dans la dépression.


Etre en pleine conscience, porter intentionnellement son attention sur ce qui est, permet de développer au contraire une ouverture à l'ensemble de ce qui est (pas seulement ce que j'aime mais la totalité de l'expérience interne et externe) et de me désidentifier de mes ruminations mentales. Développer l'état de conscience être entretient ainsi la santé psychique. Cela transforme le rapport à son monde interne (pensées, émotions, sensations) et ouvre à une plus grande présence au monde. Mais en plus, cela transforme littéralement le cerveau de part sa neuro-plasticité ( les circuits fréquemment utilisés se consolident et se développent ; ceux qui servent peu s'étiolent et rapetissent). Les chercheurs en neuroscience ont ainsi démontré qu'apprendre à développer le mode être, objet des programmes mindfulness, permet de diminuer contre les troubles psychologiques et entretient la santé tant psychique que physique.
http://www.mindfulness-paris.fr/


Les neuf attitudes de la pleine conscience


Les 9 attitudes cultivées par la pleine Moi, je, à moi.... Ce sont des concepts très problématiques, parce que la personne que nous pensons être et la personne est très différent de la personne que nous sommes.


A travers la pratique de la pleine conscience nous développons une attitude de non vouloir, de laisser être, de lâcher prise, de confiance et de patience. Nous la cultivons avec nos parents, notre partenaire, nos enfants tout en approfondissant la pratique formelle et informelle de la méditation.


Le non jugement est le vrai discernement. Nous découvrons rapidement que nous avons des idées sur tout. Ceci est bien, ceci n'est pas bien. Nous pouvons être conscient de notre tendance à juger et de ne pas le faire.
Noir et blanc : bon ou mauvais, ce que nous voulons et ce que nous ne voyons pas, nous nous enfermons dans cette attitude
Grace à la méditation, nous cultivons cette attitude de discernement, d'observation de ce qui se passe à l'instant et acquérons ainsi un degré de clarté, de sagesse et d'interconnexion avec les choses.


Le fait de reconnaître que le jugement crée un voile devant nos yeux, le fait de ne pas voir les choses comme elles sont, mais comme nos yeux veulent les voir.
Petit à petit nous naviguons à travers notre jugement de façon à ce qu'il ne domine plus notre vie. Plus nous restons dans le discernement, plus nous pouvons vivre de façon authentique et ne pas nous faire emprisonner dans les habitudes de notre esprit.


Je suis impatient d'aller vers la prochaine chose importante dans ma vie et ne pas de rester dans le moment présent, pourtant les choses ne peuvent être précipitées. Lorsque nous sommes pressés, nous ne sommes pas là où nous devrions être. Nous sommes impatients avec les autres, au travail, de terminer telle ou telle chose. La patience est un facteur puissant de guérison. Au lieu de vouloir faire éclore le papillon avant l'heure, nous pouvons gagner en sagesse et profondeur lorsque nous habitons le moment présent.


L'attitude du débutant est une belle attitude. Tout instant devient nouveau et frais. A cause de nos multiples désirs, nous ne pouvons pas voir le moment présent comme il est. Nous avons du mal à voir les personnes où les choses autour de nous avec curiosité et notre grande expertise ou expérience ne laisse aucune place pour la nouveauté.


Il y a des possibilités infinies de voir tous les aspects de votre avec fraicheur et cette fraicheur comporte des possibilités de transformation. Si vous ne pensez plus que les gens sont comme ils étaient il y a des mois ou des années vous ouvrez des portes pour des relations plus riches, plus bénéfiques.


Lorsque nous cultivons de l'intimité avec nous même, nous développons aussi de la confiance en nous même et en notre corps, confiance dans la sagesse naturelle de notre corps. En général nous ne prêtons pas attention à notre corps jusqu'à ce qu'il arrive quelque chose. Nous pouvons faire confiance à la respiration, à nos yeux, aux organes qui s'occupent de notre métabolisme. Si de si belles choses se passent dans notre organisme, pourquoi cela serait différent dans notre esprit ou dans nos relations. A travers la méditation, nous pouvons apprendre à nous faire confiance.


Lorsque nous cultivons de l'attention méditative, nous adoptons une posture inhabituelle, nous laissons les choses être sans vouloir aller ou arriver quelque part.
Nous sommes avec la vie qui se déploie sans agenda. Cette attitude nous restaure, nous guérit de notre attitude à vouloir échapper ou retourner dans le passé ou arriver le plus vite possible dans le futur. Il y a tant de choses sur notre liste des choses à faire. Pratiquer le non faire, car ce qui est là est déjà assez, même si ce n'est pas à votre goût. Lorsque le faire émerge de l'être il est en général plus approprié à la situation.


Laisser aller ou laisser être est l'attitude opposée de celle qui veut s'accrocher, se cramponner, même si c'est juste à une idée. Laisser être nous rappelle qu'il est possible de ne pas être obligé de repousser ou de s'accrocher outre mesure quel que soit notre désir de changer les choses.
Dans certains pays d'Asie on attrape les singes avec un piège de noix de coco. Le singe ne veut pas lâcher ce qu'il y a dans la noix de coco et se fait attraper, alors qu'il lui suffit de libérer la chose et la main peut sortir du piège.


Lâcher prise et le pas vers la liberté. A chaque fois que vous remarquez que vous vous accrochez, vous pouvez vous souvenir que vous pouvez aussi lâcher prise. La respiration peut nous apprendre cela également, vous ne pouvez pas faire que des inspirations, car il n'y aura pas d'espace.
Amener de la gratitude dans l'instant présent, de dire par exemple que le corps est en vie, nous sommes en vie. Nous prenons tant de choses pour acquises, mais nous pouvons aussi remercier cette respiration, ce corps, cette vie pour ce qu'elle nous apporte.


La générosité est également un puissant transformateur. Lorsque vous vous donnez du temps et de l'attention aux autres, vous leur apportez de la joie. Toutes les attitudes sont en quelque sorte des attitudes qui viennent du cœur.
Lorsque vous pratiquez le non agir, vous pratiquez également les autres attitudes et ces attitudes expriment la gentillesse, la bienveillance.


Extrait d'une conférence de Jon Kabat Zinn

LA DÉSINVOLTURE ÉTHIQUE OU L'ART DE BANALISER L'IMPORTANT PAR RENÉ VILLEMURE/ETHICIEN /CANADA RPAR RENE VILLEMURE/CANADA ETHICIEN RENÉ VIILLEMURE

Regarder un selfie, c'est regarder dans un écran quelqu'un qui se regarde dans un écran.
- Lu sur Twitter
« Jeter ce sac, quelle sottise » dit Lebret. « Mais, quel geste! » répond Cyrano.

Depuis longtemps déjà, la désinvolture a bonne réputation, Rostand l'attestait en en faisant un attribut clef de la personnalité de Cyrano mais force est de constater que, de nos jours, les politiciens, tant au niveau fédéral que provincial ou municipal font un usage excessif de la désinvolture. Certains le font en haussant le menton, d'autres en lançant un regard à l'assistance, façon Marlon Brando, d'autres encore, en faisant semblant de ne pas avoir compris ou, et c'est pire encore, en tentant de répéter ad nauseam une réponse sans fondement qui ne persuadera personne.

Alors, oui, la désinvolture est toujours actuelle et semble être devenue une attitude indispensable à un politicien lorsqu'il a décidé d'éviter de répondre aux questions qui lui sont posées.

Mais, osons la question, outre une certaine forme de morgue et bien que le terme soit connu, qu'est-ce que la désinvolture?

La désinvolture est une attitude dont l'origine linguistique est espagnole. Le désinvolte, le desembuelto, était une personne très dégagée dans ses manières, dans ses mouvements et allait même jusqu'à exercer une liberté inconvenante. En quelques mots, le désinvolte donne l'impression de tout prendre à la légère.

De nos jours, la personne désinvolte interviendra dans une discussion ou lors d'une mêlée de presse en démontrant le moins d'effort possible tout en visant à désenvelopper l'argument de la personne qui l'interroge. Le désinvolte démontre un sang-froid destiné à le placer, croit-il, au-dessus de la mêlée. De fait, le désinvolte fait étalage de sa puissance, qui est le fondement de sa légitimité dans les circonstances. Pas de désinvolture sans puissance ni de désinvolture sans légitimité. C'est ainsi cette puissance, alliée à sa légitimité, qui permettent au désinvolte d'apparaître dégagé dans ses manières et d'accomplir des gestes anodins qui parlent fort sans pour autant ouvrir la bouche ni répondre de manière construite.

Par exemple :

« Des vacances chez l'Aga Khan? Ce n'est pas ce que vous croyez ».

« Non, je n'ai pas placé mes avoirs dans une fiducie sans droit de regard tel que prescrit, mais ce n'est pas ce que vous croyez ».

« On exempte de taxe une entreprise étrangère tout en taxant les entreprises canadiennes, mais ce n'est pas ce que vous croyez ».

« Les hauts dirigeants du ministère ont rencontré les lobbyistes d'une entreprise étrangère à plus de 50 occasions, mais ce n'est pas ce que vous croyez ».

Même hors de l'enceinte du Parlement, lorsqu'interrogés sur les affaires de l'État, il semble que nos élus n'hésitent pas à faire les désinvoltes et évitent de répondre aux questions des citoyens ou de se commettre, préférant sourire à la ronde et offrir de poser pour des selfies.

Pourtant ce que les citoyens exigent de leurs élus n'est pas une pose destinée à faire la page Facebook de tous et chacun, c'est une réponse construite et crédible, tout simplement... ce qui s'oppose directement à la manière de voir du désinvolte pour qui seuls le silence ou l'image sont efficaces.

Malheureusement, la désinvolture et ses silences ne sont pas sans effet : ils contribuent directement au renforcement du cynisme et de la piètre estime qu'ont les citoyens envers les membres de la classe politique. Il est à prévoir que cette estime ne saurait augmenter tant que le niveau de désinvolture ne diminuera pas et que les politiciens continueront à n'offrir que des pirouettes destinées à éviter de répondre plutôt que des réponses aux questions qui leur sont légitimement posées.

En faisant les désinvoltes, les politiciens se considèrent peut- être cool mais, ce faisant, ils déconsidèrent directement les citoyens en les rabaissant au niveau de simples spectateurs ou d'accessoires photos. Cette attitude est indigne de la part de membres du gouvernement et ne saurait être exercée à long terme sans endommager de manière irrémédiable la confiance des citoyens envers leurs gouvernants

En cultivant la désinvolture, les politiciens choisissent eux-mêmes de perdre la partie en dévalorisant leurs propres actions. Préférer le silence ou une photo n'est pas sans conséquences car, plutôt que la confiance, c'est la méfiance qui s'installe.

 

10e édition de la commémoration de la disparition de Sembène Ousmane (2007-2017) -L'ŒUVRE DE SEMBÈNE OUSMANE AU CŒUR DE L'ACTUALITÉ par alpha SY
Colloque international
Littérature, cinéma, et presse :
Lectures du legs pluriel de Sembène Ousmane
Dakar, Maison de la Culture Douta SECK, 23-25 novembre 2017

Monsieur le Ministre du Travail,
Monsieur le Secrétaire général du Ministre de la Culture,
Monsieur le Représentant de l'Ambassadeur du Burkina Faso au Sénégal,
Madame la Présidente du Comité scientifique,
Madame la Directrice de la Maison de la Culture Douta SECK,
Chères femmes et hommes de culture,
Eminents invités.

Comme Aimé Césaire, Léon Gontran Damas, Léopold Sédar Senghor, Birago Diop, Wole Soyinka, entre autres, l'homme, dont nous commémorons, en ce jour et en ce lieu, le 10éme de sa disparition, appartenait à la Société Africaine de la Culture.


Cette association, fondée en 1956 par Alioune Diop, Directeur de ces immenses pans de notre patrimoine commun, que sont la Revue Présence Africaine et la maison d'édition du même nom, s'était assignée comme objectif la valorisation, l'illustration et la promotion de la culture des Noirs.


C'est de son flanc que sortira, en 2004 la Communauté Africaine de Culture dont la section sénégalaise sera portée sur les fronts baptismaux, en 2007, par nos compatriotes que sont, entre autres, : Pr Amadou Moctar Mbow, Cheikh Hamidou Kane, Amady Aly Dieng, Pr Alassane Ndao, Pr Assane Seck
Confortée par cette légitimité historique, la CACSEN, dix ans après la disparition de notre illustre compatriote, dans une exceptionnelle synergie, avec Daaray SEMBENE, Maison de la Pédagogie de l'Image (MPI) - Gallé CEDDO Projects - West African Research Center (WARC) - Association Sénégalaise de la Critique Cinématographique (ASCC) et le ministre de la Culture, à travers ses Directions, que sont celles de la Cinématographie (DCI) et du Livre et de la Lecture (DLL), a organisé initié des séries de manifestations commémoratives.


Nos Assises de ces trois jours constituent l'acte final de ce programme, débuté depuis le 26 avril au Centre culturel Blaise Senghor.
Cette initiative repose sur cette bien simple conviction : si l'unique critère de distinction des hommes qui naissent égaux est le mérite, alors Sembene Ousmane doit être honoré au niveau le plus élevé.


Idéologiquement assis et politiquement formé, il s'est évertué à inscrire sa production artistique dans un Projet social fortement imprégné de l'Idéal de justice, de liberté et de fraternité. Très vite édifié sur les dures réalités africaines et extrêmement sensible aux moindres soubresauts qui agitent l'Afrique-mère, il a été suffisamment inspiré en usant de la plume et de la caméra pour contribuer à inciter les Africains à prendre en main leur propre destin.


Ainsi, celui qui aimait s'appeler « l'Ainé des anciens » nous a laissé une œuvre d'une densité esthétique qui rivalise avec son message d'une pertinence telle que, aujourd'hui encore elle nous interpelle, nous invite à un examen de conscience et nous met en demeure d'assumer nos responsabilités historiques.
Par l'art, il a jeté le regard oblique du soupçon sur nos pratiques, nos actes et nos gestes. Cette mise à profit de l'arme de la critique, et non pas de la critique par les armes, participe, pour ainsi dire, d'une thérapie qui se propose d'extirper en nous toutes ces gangrènes qui menacent de faire avorter l'Humain.


Dix ans après sa disparition : que nous reste- t-il du « père du cinéma africain » ? Qu'avons-nous su retenir de Sembène ? Avons-nous réussi conserver, puis transmettre et enrichir son immense œuvre ?


C'est pour répondre à ces questions et, sans doute, à bien d'autres, que notre Comité scientifique, présidé par Pr Marie Andrée Diagne-Bonané, a invité les compétences, les plus avérées et les disponibles en ce moment.


C'est précisément le moment de dire grand merci à tous nos participants, malgré nos limites tant objectives que subjectives qui n'ont pas manqué d'impacter négativement sur l'organisation de ce colloque, n'ont ménagé aucun effort pour étre avec nous et parmi nous.
Notre profonde reconnaissance aussi à l'Etat du Sénégal. La décision, prise lors du Conseil des Ministres du 14 juin 2017, d'intégrer l'œuvre de l'illustre disparu dans le patrimoine national, a été unanimement saluée par nos compatriotes. Qui plus est, en accordant l'attention méritée à l'organisation de ce colloque international, placé sous son égide, Son excellence le Président de la République, Monsieur Macky Sall, Protecteur des Arts et des Lettres, s' est inscrit dans cette logique de reconnaissance que nous encourageons.


Enfin, le Ministre de la Culture, Monsieur Abdou Latif Coulibaly, en plus de la contribution financière de son département, a fortement encouragé notre partenariat, d'une qualité remarquable avec la Direction du Livre et de la Lecture et la Direction de la cinématographie. Monsieur le ministre, par ma voix, la CACSEN vous dit merci et vous exprime sa profonde gratitude envers vos différents directeurs de service et vos proches collaborateurs.
Au demeurant, pour être fort conscients des efforts fournis par l'Etat du Sénégal, nous n'en pensons pas moins que Sembène Ousmane mérite beaucoup plus. Notre ambition, qui emprunte densément à l'utopie dont nous revendiquons la positivité, est de faire, au-delà du « père du cinéma africain », de tous ceux qui méritent de leur Nation des prophètes dans leur propre pays ! Sans doute, au terme de nos assises, serions-nous davantage éclairés sur les choix à faire et sur les actes à poser pour continuer à exprimer la reconnaissance de la Nation envers Sembène.


Mais, chers panélistes, avant les conclusions de vos assises tant attendues, nous tenons déjà, en notre pays frère, pays invité de ce colloque, le Burkina Faso, un cas d'école en la matière. Ceux qui suivront avec attention vos travaux ne manqueront pas de comprendre pourquoi notre compatriote était si attaché à ce pays, qui, au demeurant, le lui a bien rendu.


Son Excellence, Madame Aline KOALA, Ambassadeur du Burkina Faso au Sénégal, pour avoir assuré tout le suivi de notre invitation, et pour nous avoir témoigné de son entière disponibilité, nous a réconfortés dans notre choix. Son représentant en ce lieu et en ce moment, et la participation de trois de ces compatriotes de l'Université de Ouagadougou à nos assises, témoignent assurément du même esprit. Nous lui en exprimons toute notre gratitude et notre reconnaissance.

Dans ce chapitre des remerciements, nous intégrons : Mag Magatte Diop, Mme Gassama, la Directrice de la Maison de la Culture Douta SECK, l'Institut français de Dakar, WARC, son Directeur et toute l'équipe, la presse dans ses différentes composantes.


Je remercie, du fond du cœur, tous les membres des différentes commissions du Comité qui organise ces assises. Toute ma gratitude à nos frères et amis si discrets mais oh combien performants : Pr Ibrahima Wane, Pr Buuba Diop, Pr Ousmane Séne, Tafsir Ndicke Dièye, Pr Magueye Kassé, Pr Saliou Mbaye, Dr Rapahel Ndiaye, mon Maître Professeur Abdoulaye Elimane Kane, Pr Cyr Descamps, le Directeur de la Bibliothèque de l'Université Gaston Berger, Dr Malamine Diouf et Bouna Sémou Ndiaye.
Mais je me dois d'insister très particulièrement sur nos Amazones.

Au niveau de notre Association, la question de la parité est derrière nous. Annie Coly, l'Infatigable, Marie- Aida, Hadja Maïmouna Niang, Marthe NDIAYE, Madeleine Devès, Fatou Kiné Séne et Fatou Yelly Wardini Faye, y jouent des rôles de premier plan, pas en vertu d'un critère numérique mais en tant qu'intellectuelles d'une détermination, d'une ténacité et d'un sens de l'initiative qui ne sont pas sans forcer respect et admiration. Et parmi ses Amazones, se dresse, avec toute sa grâce, son altruisme, son attachement à l'Afrique-mère et aux valeurs cardinales de « l'humanitude », la figure de celle j'ai l'honneur d'appeler mon épouse et ma sœur, je veux nommer la Présidente du Comité scientifique de ce colloque, Pr Marie Andrée-Bonané ! Je vous dis, Pr, simplement mais avec toute la puissance de ma conviction et toute la charge symbolique que charrie ce mot : Merci.


Monsieur le Ministre, Mesdames, messieurs
Merci de votre aimable attention et pleins succès à nos travaux !

Alpha Amadou SY Philosophe et président de la Cacsen
Président de la CACSEN

 

Construction bancale des êtres? (ou les femmes seraient-elles plus intelligentes que les hommes ?) Docteur FOLAMOUR/ MAUGIS

Il y a quelques années, à l'occasion de la rentrée scolaire, le sociologue François de SINGLY affirmait : « Les 10-13 ans vont très bien ». Ce à quoi une association a très justement répondu : « C'est après que ça se gâte ».

Si l'on excepte cette caractéristique peu intellectuelle qu'est la force physique, la femme est, semble-t-il, supérieure à l'homme. L'intelligence de la femme, donc sa faculté d'adaptation, est probablement une donnée biologique.

Comment, en effet, perpétuer l'espèce sans une génitrice bien armée pour déjouer tous les pièges de la nature et de la vie ? L'homme parade et s'exerce à des jeux dangereux mais souvent inutiles. Pour lui, l'intelligence est moins nécessaire. Dans la transmission de la vie, son rôle, après tout, est moins important que celui de la femme qui porte et nourrit ses enfants.

Ces combats puérils d'hommes que, dans les guerres, le sport ou les affaires, l'on monte aujourd'hui en épingle, ont pour seul but de confirmer, auprès de la gent féminine, le bon état de santé du prétendant qui, accessoirement, peut aussi devenir un excellent bouclier lorsque, en de rares occasions, l'intelligence de la femme ne suffit pas à la protéger. Le jeune ado sent tout cela. Et, bien qu'il ne l'avoue jamais, la femme lui fait peur. Le machisme, le viol et la violence ne seraient en fin de compte qu'une sorte d'expédition punitive de la gent masculine contre la femme, ennemi trop dangereux pour être affronté sur son terrain : celui de la raison et du dialogue.

Si les hommes avaient moins peur des femmes, ils s'entendraient mieux avec elles. Seuls les hommes qui aiment les hommes tirent leur épingle du jeu, on peut se demander pourquoi. Il y a semble-t-il deux raisons :

La première c'est que l'homo ne représente plus pour la femme ce futur procréateur qu'il faut sélectionner, donc on ne sélectionne pas. La deuxième, plus intéressante, serait liée à un vieux souvenir, celui d'une sorte de paradis où l'évolution et la construction du jeune homme se faisait de façon plus libre, plus harmonieuse, plus progressive (voir le très beau livre du professeur Flacelière sur l'amour dans la Grèce antique). Après la découverte de son propre corps, et, à la puberté, de sa propre sexualité, l'adolescent était prêt à découvrir l'autre. De nombreux souvenirs historiques en témoignent, la découverte de l'autre commençait par l'homme, cet autre soi-même, et non la femme, cet être trop mystérieux.

Il était bon, avant d'essayer de comprendre le monde des femmes, de comprendre celui des hommes, jusque et y compris dans le domaine de la sexualité. Dans la Grèce antique, il était très mal vu pour un adolescent de ne pas avoir un ami, un protecteur, un initiateur. Les relations sociales et sexuelles avec l'autre soi-même rendaient l'homme plus équilibré, plus mature et le préparaient à des rapports plus intelligents avec les femmes. Dans 90% des cas, s'entendant bien avec les femmes, il n'éprouvait plus jamais le besoin de partager le lit d'un homme. Dans certains pays d'Orient, les jeunes hommes se tiennent encore par la main. Mais cela, semble-t-il, s'arrête là.

La religion, le puritanisme et l'hypocrisie sont passés par là. Pour comprendre le malaise d'aujourd'hui, il faut se mettre dans la peau de ces pauvres adolescents qui, pendant plus de 6 ans de leur vie (12 à 18 ans en moyenne) ont subi dans le doute et l'ignorance la pression insupportable des fantastiques pulsions sexuelles liées à cet âge. Personne ne résiste à ces 6 années de frustrations qui sont aujourd'hui devenues institutionnelles et, comme le service militaire d'autrefois, quasi obligatoires. Se retrouver face au vide alors que la pression de la vie est la plus forte, détériore l'équilibre, détruit l'harmonie du corps et de l'esprit, incite fortement à la transgression.

Parce qu'ils ont beaucoup souffert de cette dichotomie entre la pulsion vitale naturelle et les interdits culturels qui entourent la sexualité en général et celle des jeunes en particulier, presque tous les jeunes garçons deviennent des déviants : machos dans le meilleur des cas, mais aussi dépressifs, homosexuels, pervers, violents. La société moderne a de plus en plus de mal à accepter cette prolifération de frustrés de tous âges. Pour réduire cette invasion de déviants, il faudrait, paradoxalement revenir sans tabous à ces mœurs initiatiques d'un autre temps.

Mais notre société n'est-elle pas déjà trop malade du sexe pour aborder sereinement cette délicate question ? Se pencher sur les troubles des adultes est évidement indispensable mais ne résout rien tant que la source des frustrations n'est pas tarie. Si c'est entre 12 et 18 ans que naissent ces frustrations, c'est à cet âge qu'il faut intervenir. Comme la médecine moderne, la psychologie et la psychiatrie s'intéressent plus aux effets qu'aux causes réelles. C'est financièrement beaucoup plus rentable. Que deviendraient ces professions si la maladie venait à disparaître ?

Ce phénomène « du mal entretenu » touche bien d'autres aspects de la vie : On préfère absorber des coupe-faim plutôt que changer son mode de vie ou d'alimentation. On préfère entretenir des millions de chômeurs plutôt que partager le travail, on préfère faire la guerre aux pauvres plutôt que partager la paix et la prospérité avec eux.
Quand sortirons-nous de cet enfer ?

Docteur FOLAMOUR.

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Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
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