Robert Badinter au Forum Libé de Rennes, en avril 2014. (Photo Adèle Brossard)

Après l'attentat, l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand en appelle à la justice.
Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice, réagit à l'attaque contre «Charlie Hebdo».
«Devant un tel crime, préparé et exécuté de sang-froid, c'est d'abord aux victimes que pense chacun d'entre nous. Policiers assumant le risque quotidien auquel les expose leur devoir, journalistes réunis pour accomplir leur mission d'information, sans laquelle la démocratie serait étouffée. Ces journalistes-là sont morts pour nous, pour nos libertés qu'ils ont toujours défendues. Sachons nous en souvenir. L'émotion nous saisit aussi à la pensée de leurs familles, de leurs proches, que le crime frappe au cœur par ricochet et qui vivront désormais comme des invalides, amputés de l'être humain qui était une part d'eux-mêmes.
«Au-delà du chagrin et de la pitié s'inscrit le devoir de justice. Nous sommes assurés que les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs de ces crimes. A la justice de décider de leur sort, en toute indépendance et dans le respect de l'Etat de Droit. Ce n'est pas par des lois et des juridictions d'exception qu'on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l'histoire a déjà tendu aux démocraties. Celles qui y ont cédé n'ont rien gagné en efficacité répressive, mais beaucoup perdu en termes de liberté et parfois d'honneur.
«Enfin, pensons aussi en cette heure d'épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient "allahou akbar" au moment de tuer d'autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l'idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l'indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l'égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu'ils rêvent d'ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides.»
Laure BRETTON www.liberation.fr/

 

Ils sont nombreux les intellectuels qui, aujourd'hui, situent le foyer originel du peuple et de la langue wolof en Egypte. Récusant cette thèse en s'appuyant à la fois sur l'histoire, la tradition orale et même la linguistique, l'auteur soutient que le wolof que parlait Djolof MBengue, jolfo à ses débuts, n'était que du mandingue mâtiné de pulaar. L'ouvrage informe également sur les brassages des principales ethnies du Sénégal à travers la dynamique de la langue wolof.

 

La liberté est toujours menacée dans notre vie. Chacun essaie d'user de cette liberté comme il peut et comme il veut mais tout en pensant à l'autre, ma liberté s'arrête là où commence celle des autres.
Chacun essaie de faire au mieux, chacun joue une partition pour faire avec cet orchestre qu'est notre monde, un concert du vivre ensemble dans le respect de la différence et de la ressemblance.
De quoi veut-on parler, de ce qui s'est passé aujourd'hui à Paris dans un organe de presse ou le dessin, le crayon, le feutre exprime tout, nous parle. Le dessin, la caricature est une forme d'art et de langage qui soumet tout au crible de sa mine pour dénoncer, informer, indiquer et surtout secouer le joug. L'obscurantisme nous détourne de la vérité, le fanatisme et l'intégrisme nous aveuglent et nous déroutent de la Voie celle de l'Humanité dans sa différence plurielle.
L'art, la patte, les caricatures de l'organe de presse satirique « Charlie Hebdo » touchent les pans de la société sans distinction au nom des lumières. Faut-il se moquer de tout avec qui avec quoi ?
Je ne sais pas, mais ce dont je suis certain, c'est que derrière tout acte, toute caricature, tout dessin, il y a une part de vérité qu'il faut retrouver et comprendre.
Dessiner c'est aussi enseigner, résister, contre la pensée unique, c'est une arme redoutable difficile à emprisonner et pourquoi donc assassiner le rire, pour créer une tension dans un monde déjà en difficulté.
Charlie hebdo nous apporte chaque semaine, pour les uns une joie, pour d'autres une peine, mais a-t-on le droit de bâillonner cet autre qui ne fait que son job, pourquoi lui tirer dessus pour le taire à jamais.
Trop de violence au nom des religions alors que la religion c'est le lien. Quand on lit le Prophète Mohamed, on comprend sa douceur et sa gentillesse qui est saluée aujourd'hui par beaucoup de gens. Des groupuscules au lieu de laisser tranquilles les honnêtes citoyens sèment la terreur pour taire ou clouer la bouche des citoyens qui veulent vivre et rire dans le respect de l'altérité.
L'humour, le dessin, la peinture, etc, la liberté d'expression, l'union des républicains, les musulmans, les catholiques, les juifs et toutes les confessions ont le droit de vivre ensemble sous l'éclairage du soleil et des lumières.
Ce mercredi 7 janvier 2015 sera une date douloureuse pour la liberté de la pensée et nous n'oublierons pas.
La guerre de civilisation tant souhaitée, cette haine tant vomie, cette démocratie bafouée, n'aura jamais d'issue positive dans notre monde éduquée en constante mutations.
Je préfère vivre debout que de mourir assis, et je me battrai chaque jour pour repousser l'obscurantisme d'où qu'il vienne.
Je suis charlie, nous sommes tous pour le respect mutuel, le dialogue interculturel sain et l'invention de cette civilisation de l'universel tant recherchée par le président poête Léopold Sédar Senghor.
Pape Cissoko

 

(Une fable non de La Fontaine mais de Kothie Barma)

Ma plume sert rarement à des fins politiques. Cependant, lorsque des décisions de notre pays démocratique sont discutées, voire contestées, le courage intellectuel commande, de faire exception. Car à mon sens, tout pays démocratique devrait être la base arrière de n'importe quel comploteur, dont le but est de déboulonner un dictateur sanguinaire, qui terrorise son peuple et fait exécuter tout opposant, sur un simple claquement de doigts. On ne peut parler de respect de droit international, et de pays souverain, si celui-ci est dirigé par un homme arrivé au pouvoir par un coup d'Etat, et se maintient sans élections depuis 20 ans. Autrement il fallait appliquer cette logique absurde à Dadis Camara et à Sanogo, deux autres guignols qui faisaient la honte de l'Afrique, comme par le passé les Bokassa, et autres Amin Dada. L'Europe a compris depuis longtemps. Pour ne pas offenser Hitler, certains pays comme la France, avaient remis au dictateur nazi, tous les opposants allemands ou juifs réfugiés chez eux. On sait qu'ils ont tous été gazés. Et jusqu'à nos jours, ces pays n'ont pas fini de payer cette honteuse lâcheté criminelle. Pourtant, plus 70 ans après, nous assistons à une répétition de l'histoire, avec le manque de courage des dirigeants africains (UA), qui se taisent ou décident d'expulser des opposants d'un dictateur sanguinaire. Reconnaître une quelconque légitimité à ce pitre de Yaya Djamé, est tout simplement un non sens. Voilà pourquoi nos dirigeants font rire à l'étranger, lorsqu'ils contestent la CPI. On verra le jour où ce criminel sera démis et en fuite, si les Africains crieront aussi au scandale, quand la CPI voudra lui demander des comptes... Pour autant, il faut dire et reconnaître, que les choses sont complexes. Avant la chute du mur de Berlin, sous la guerre froide, la logique à l'ouest était de soutenir tout pouvoir, pourvu qu'il soit anticommuniste. Les Mobutu, Savimbi et autres "paravents anticommunistes", et même l'Afrique du Sud de l'apartheid, en ont bénéficié. La CIA et les services secrets occidentaux renversaient des pouvoirs démocratiquement élus, comme celui de Salvatore Allende, Modibo Keita, ou les isoler comme Cuba, s'ils étaient de connivence avec le bloc de l'Est, ou voulaient contester le dictât du camp occidental "Foccardien". Mais depuis l'incroyable décomposition de l'ex Union Soviétique comme l'avait prévu Hélène Carrère - D'encauste (L'empire éclaté), quel que soit Alpha, la logique démocratique, est que maintenant, on ne reconnait plus des pouvoirs illégitimes. La communauté internationale a rejeté tout de suite la Guinée, le Mali et Madagascar, après les coups de force que nous connaissons. Mais étrangement, il arrive qu'on ferme volontairement les yeux sur d'autres « combines » plus sales. Par exemple, au nom de la françafrique, des assassins comme Campaoré ont pu gagner leurs lettres de noblesse en éliminant sur ordre, des "gêneurs" comme Sankara. On ne les codamne après que les peuples les ont chassés, pas vrai Mr Hollande ? Pour ce qui est du 'guérisseur du Sida", il est vrai que son petit pays pauvre, sans pétrole ni autres matières premières stratégiques (La Gambie), n'intéresse personne. Mais lorsque ce genre de pouvoir est à nos portes, nous devons réagir sans ambiguïté. Senghor a accueilli sans complexe, tous les opposants à Sékou Touré. Il n'en avait expulsé aucun, quelle classe!!! Le monde entier savait que ce monstre tuait à bout de bras dans son sinistre camp Boirot. Voilà le courage... Et quant au courage dont nous devons nous armer aujourd'hui, c'est de dire, que l'existence même de la Gambie est une insulte historique à la face du Sénégal. C'est en 1723, que la Compagnie Britannique d'Afrique, a acheté de la terre dans ce coin intégralement sénégalais. Mais acheté à qui ? Puis à partir du XVIII ème siècle, les Britanniques ont occupé officiellement ce "petit territoire" entièrement enclavé dans notre pays. Les Français, puissance de tutelle de l'époque, n'arriveront pas à les en déloger. En vérité ils s'en foutaient puisque ce n'était pas en Alsace ou en Lorraine. Par la suite, c'est en 1894 que ce "coin" est devenu un protectorat britannique. En clair la Gambie n'est pas historiquement, ethniquement un pays distinct du Sénégal, c'est une plaisanterie coloniale. La même configuration géostratégique, fut aussi faite ailleurs, comme en Chine (Hong Kong). Un jour, la Chine a demandé gentiment à la Grande Bretagne, d'y mettre fin, ce qui fut fait, avec délais certes. Mais depuis nos indépendances, il ne s'est pas trouvé un seul dirigeant sénégalais courageux, pour poser le problème et agir ainsi. Il y' eut certes de timides tentatives de « Sénégambie » fantoche, mais sans résultats. Nous sommes restés d'autant dans l'absurde, que ce guignol de Yaya Djamé, non seulement entretient la guérilla casamançaise, mais rêve sans doute d'indépendance de cet autre « coin » du Sénégal, pour agrandir son fantoche de pays. Sans parler du droit qu'il s'octroie, à empêcher nos compatriotes de pouvoir circuler d'un coin du Sénégal à un autre. C'est pour ce genre de situation (Couloir de Dantzig), que l'Allemagne avait attaqué la Pologne en septembre 1939. Le courage consisterait à lancer un ultimatum légitimement historique, à la Gambie, et à la communauté internationale, pour corriger cette plaisanterie coloniale (comme l'a fait la Chine). Et au terme de celui-ci, attaquer et occuper notre bout de territoire volé par les Britanniques (Le Sénégal possède les officiers et les Djambars qu'il faut). Dès lors, il n'y aura plus de problème Yaya Djamé, ni de rébellion en Casamance. Voilà le vrai courage que tout sénégalais devrait attendre de ses dirigeants... Ce n'est pas Tidiane N'Diaye qui dit : "En cas d'épreuve de ce genre, Na niou war Malao Tacke Ganaye", c'est le vieux sage Kothie Barma Fall, par ma voix et dans un rêve...

Tidiane N'Diaye
Anthropologue - Ecrivain

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