Pays de tourisme et de découvertes, le Sénégal a très tôt compris le rôle que jouent l'art artisanal et de la culture dans le développement de la destination. Entre modernité et tradition, l'art artisanal est une véritable mine d'or qui gagnerait à être mis en valeur.
Pour comprendre la place importante qu'occupe l'art artisanal au Sénégal, il faut remonter dans les premières heures de l'indépendance du pays. Le premiers Président du Sénégal Léopold Sédar Senghor avait fait du patrimoine culturel une priorité en créant un environnement favorable pour soutenir les artistes créateurs et faire la promotion de tous les métiers de la culture. Ce contexte particulier a permis, dans les années 70, aux artisans sénégalais de se faire un nom dans les grands festivals dédié à l'art. Symbol d'une identité africaine revendiqué par les adeptes de la Négritude.


S'agissant de l'art artisanal sénégalais elle-même, elle nous plonge dans un univers poétique ou le doigté et la finesse des artisans nous racontent l'histoire du pays et réduisent les frontières entre le mythe et la réalité. Cette richesse artistique dévoile une multitude d'œuvres originaux inspirés du quotidien et de l'histoire du pays de la teranga. Le travail réalisé par les artisans est le signe évident que l'art artisanal sénégalais entend participer de toutes ses forces à l'avènement de l'émergence du pays, dans lequel l'Art, part essentielle de la culture, crée pour tous les hommes, l'esthétique idéale de la joie et du Bonheur. D'après une étude menée par le site de réservation en ligne jovago.com, 3 touristes sur 5 repartent avec un objet d'art en souvenir du Sénégal. L'imagination des créateurs de tous poils est sans limite, une grosse partie de cet artisanat est aujourd'hui à destination des touristes qui en apprécient l'originalité. Sculptures sur bois divers ou ivoire, bijoux en or, argent, bronze (très réputés), objets de vannerie, poteries traditionnelles, maroquinerie (sac, ceinture, portefeuille etc.), cotonnades imprimées tissus de pagnes, boubous brodés, les artisans sénégalais proposent des articles raffinés dont les secrets de fabrications se lèguent de génération en génération.
Un art nostalgique du passé
Si dans les années 60-70 la promotion de l'art artisanal sénégalais était au centre des politiques de développement, elle est devenu aujourd'hui délaissé. Le travail artistique des artisans est très peu, sinon pas du tout mis en avant. Les grands rendez-vous où les sénégalais peuvent découvrir les merveilles de cet art sont quasiment inexistant, en dehors de quelques événements multidisciplinaires où les artisans viennent se greffer. Pour découvrir les sculptures et autres créations artisanales, il faut aller dans un petit coin d'un marché sénégalais, souvent pas adapté pour la vente de ce genre d'objet. On constate, sans rien dire à la mort de ce secteur d'activité qui pourtant pourrait constituer un moteur pour le tourisme sénégalais. Mais au délai du tourisme, c'est l'ensemble populations qui devrait avoir un regard tourné vers un secteur au passé glorieux. On a presque envie de dire l'art n'est pas seulement réservé aux touristes.
Ismael Cabral Kambell de jovago Afrique

 

"Feu le Pr Etienne Bebbe-Njoh s'est battu en vain pour la promotion de l'éducation scientifique dans les milieux scoalires en Afrique. Son centre éducatif à Ekodou au Cameroun a produit les meilleurs mathématiciens de ce pays et de l'Afrique. Le PR Souleymanne Béchir Diagne est un grand mathématicien qui a bifurqué dans la philosophie sa passion, c'est lui qui m'avait initié à la logique et aux combinatoires au département de philosophie à Dakar. Bref, tous les domaines de la pensée sont importants mais les mathématiques offrent une rigueur conceptuelle qu'on peut traduire partout". pape cissoko

 

Les mathématiques sont nécessaires dans tous les domaines : il faut développer l'esprit scientifique
Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil CMI, les mathématiques apportent 285 milliards d'euros de valeur ajoutée à l'économie française, soit 15% du Produit intérieur brut (PIB).
Quelle est la valeur de x, x étant les mathématiques dans l'économie française? 285 milliards d'euros de valeur ajoutée, soit 15% du Produit intérieur brut (PIB), répond le cabinet de conseil CMI, qui présente une étude ce mercredi au ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement et de la Recherche. Selon cette enquête commandée par l'Amies (Agence pour les mathématiques en interaction avec l'entreprise et la société) et deux fondations de mathématiques (FSMP et FMJH), la discipline a un «impact direct» sur 9% des emplois, soit environ 2,4 millions d'emplois.
Pour obtenir ce chiffre, le cabinet de conseil a comptabilisé les emplois occupés par des personnes ayant une formation en maths, ou utilisant les maths ou des outils mathématiques. «Ce rapport confirme, après d'autres effectués dans d'autres pays, que les sciences mathématiques occupent une place considérable dans l'économie d'un pays -- bien plus importante qu'on ne le pense spontanément», déclare à l'AFP Cédric Villani, lauréat en 2010 de la médaille Fields, considérée comme le «prix Nobel» de cette discipline.
«Nous ne formons pas assez de mathématiciens»
«L'impact socio-économique des maths n'avait jamais été mesuré dans notre pays. La France obtient des résultats similaires à ceux de la Grande-Bretagne (16% du PIB, 10% des emplois) et des Pays-Bas (13% du PIB, 11% des emplois)», souligne Stéphane Cordier, directeur de l'Amies. «Notre but est de sensibiliser les entreprises et les responsables politiques à l'importance» de cette discipline, explique Stéphane Cordier, professeur de mathématiques à l'Université d'Orléans.
L'objectif de l'Amies est aussi de changer la perception des maths par le grand public et les entreprises. «L'image des maths comme une discipline austère, vieillotte n'est plus d'actualité», estime Stéphane Cordier. «Comme la plupart des pays développés, nous ne formons pas assez de mathématiciens pour couvrir les besoins, en particulier émanant du monde de l'industrie», constate Cédric Villani. De quoi motiver ceux qui révisent actuellement leur bac S.
Lefigaro.fr

 

Quelles sont les motivations des étudiants guinéens à poursuivre leurs études au Canada ? Quelles raisons ont poussé certains diplômés à prendre le chemin du retour après leur formation au Canada et d'autres à demeurer dans le pays d'accueil ? Après avoir répondu à ces questions, l'auteur s'est intéressé à l'insertion ou réinsertion sociale, familiale et professionnelle des diplômés retournés en Guinée ou installés au Canada.


Quelles sont les motivations des étudiants guinéens à poursuivre leurs études au Canada ? Quelles sont les raisons qui ont poussé certains diplômés à prendre le chemin du retour après leur formation au Canada ? Pourquoi un certain nombre de diplômés guinéens en revanche ne repartent pas et choisissent de demeurer dans le pays d'accueil ? En cherchant à répondre à ces questions, l'auteur s'est attaché, dans un premier temps, à faire ressortir les motivations des étudiants à «retourner au pays» à la fin de leurs études au Canada ou "à l'inverse, à demeurer dans le pays d'accueil. Dans une seconde phase, il s'est intéressé au devenir des enquêtés après leurs études et en particulier à l'insertion ou réinsertion sociale, familiale et professionnelle des diplômes retournés en Guinée ou installés au Canada. Enfin l'auteur examine les perspectives d'avenir de l'ensemble des répondants : leurs satisfactions et frustrations après le retour en Guinée ou l'installation au Canada.
,le bilan qu'ils tirent de leur expérience de migration pour études, mais aussi les perspectives de retour éventuelles et leurs liens que ceux qui sont restés entretiennent avec leur pays d'origine.


Mamadou Gando BARRY est guinéen. Titulaire d'un Ph.D. en sociologie de l'Université de Montréal, il est actuellement chercheur et enseignant à l'Université Général Lansana Conté de Sonfonia Conakry

«Il est important de travailler et d'échanger avec les pays émergeants de la sous-région. Le Maroc a une expérience internationale de haut rang et peut apporter à l'Afrique toute entière ». Pape CISSOKO

Au Sénégal, le roi vient de conclure une quinzaine d'accords faisant suite aux plans d'actions adoptés lors de sa visite en mars 2013. Plus qu'un opportunisme économique, s'agit-il pour le Maroc de se décentrer de ses partenaires européens et arabes traditionnels pour assumer, enfin, le rôle qui lui échoit en Afrique ?
Le Maroc a pris conscience du risque, autrefois latent, de trop se lier à un continent vieillissant et crispé par sa propre diversité, l'Europe. Les échanges économiques avec l'Union européenne ne cessent certes de croître, passant de 21 milliards d'euros en 2010 à plus de 29 milliards en 2014.
Ces échanges impliquent en 2014 plus de 7 milliards d'euros de déficit commercial que le Maroc doit combler, d'autant que ce déficit est amené à se creuser. Cependant, l'atonie qui frappe le Vieux Continent contraint le Maroc à réaffirmer avec force ses racines almoravides et saadiennes, qui se prolongeaient autrefois aux portes de Gao et Tombouctou.
En 2001, le roi Mohammed VI inaugure des tournées en Afrique de l'Ouest qui le mèneront entre 2001 et 2011 dans plus de 15 pays. En 2014, il conclut des partenariats économiques avec le Sénégal, la Guinée, la Côte d'Ivoire et le Gabon, consacrant ainsi le retour du Maroc sur la scène africaine et sa volonté de contourner l'Union africaine en affirmant la prééminence de relations bilatérales d'exception.


Les investissements intra-africains sont passés de 8 % du total des investissements directs en Afrique en 2007, à 22 % en 2014, consacrant une réelle compétition intra-africaine. Le royaume répond et consacre désormais 60 % de ses investissements directs à l'étranger à l'Afrique subsaharienne en se positionnant notamment sur la dorsale ouest-africaine, de la Mauritanie au Gabon.
Malgré son activisme, il reste toutefois loin de l'Afrique du Sud, du Kenya et du Nigeria qui, combinés, représentent près de 68 % des investissements directs intra-africains.
Les entreprises comme fer de lance
Pour combler ce retard, le royaume n'hésite pas à s'appuyer sur un tissu d'entreprises chevronnées capables de se déployer sur le continent et de faire face à la concurrence internationale. 71 sociétés marocaines figurent dans le classement des 500 plus grandes entreprises africaines.
Présentes dans tous les secteurs de l'économie, elles participent aux périples royaux africains et se présentent comme des relais de la politique étrangère et du recentrage du Maroc en Afrique. Attijariwafa Bank, qui est monté à 75 % du capital de la Société ivoirienne de banque en mars dernier, lorgne déjà sur la banque égyptienne Piraeus et se définit comme une multinationale panafricaine.
Le déploiement marocain ne saurait pourtant se limiter aux échanges économiques qui doivent s'appuyer sur de véritables plans de co-développement et de solidarité panafricaine. L'Office chérifien des phosphates annonçait le 6 mai – en marge de la Clinton Global Initiative qui se déroulait à Marrakech – qu'il allait consacrer 5 millions de dollars pour soutenir 100 000 agriculteurs à travers six pays d'Afrique de l'Ouest et de l'Est. Le royaume propose donc son savoir-faire, et la diversité de ses outils d'influence. L'aura que lui confère la présence des centres spirituels de Tariqa Tijjanyia, la confrérie la plus répandue en Afrique de l'Ouest, l'a amené à proposer en 2013 des formations aux Imams africains dans le centre religieux de Rabat.
L'endiguement algérien
L'Afrique, qui connaît un décollage économique lié à la mise en valeur de ses ressources naturelles, la densification et la pacification de ses territoires et l'avènement substantiel – bien que fragile – de la démocratie, constitue bien un réservoir de croissance pour le Maroc. Elle constitue aussi un relai d'influence qui permet au Maroc de regagner une position de choix en Afrique et de faire face in fine à l'endiguement algérien. En 2014, le Ghana et l'Angola ont décidé de reconnaître la marocanité du Sahara occidental.
L'Afrique du Nord tantôt abasourdie par un printemps qui n'a jamais éclos, tantôt sclérosée par des régimes militaires, ne présente plus de perspectives pour un royaume qui a souvent démontré ses capacités d'anticipation. La libéralisation a minima de l'avortement prouve les avancées d'un pays qui continue à frayer son chemin malgré le vacarme environnant.

L'approche pragmatique déployée par le royaume lui permet dès lors de prétendre à nouveau au rôle de puissance régionale, là où les pôles traditionnels d'influences – algérien, égyptien, nigérian et sud-africain – s'essoufflent ou s'embourbent dans les problèmes de politique intérieure, notamment sécuritaires et identitaires.
Hamza Rkha Chaham, étudiant à HEC Paris, président HEC Monde Arabe
http://www.lemonde.fr/afrique

Page 516 sur 595

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...

Video galleries

logotwitterFacebook